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A. CHANNAJE

 
Rétrospective 2016 : L’accord mondial sur le changement climatique entré en vigueur
 
« Bouleversements politiques, économiques et sociaux, conflits et violences dans le monde et flots de réfugiés et de déplacés : les raisons ne manquent pas de se sentir morose au terme de cette année 2016 ». C’est ce qu’affirme, en tout cas, la Banque mondiale dans un rapport, ajoutant que ses données sont là qui illustrent certains des grands défis auxquels les pays sont confrontés.
Ainsi, le premier constat soulevé est la hausse du nombre de réfugiés dans le monde. En effet, au début de 2016, le nombre de personnes déplacées est passé de 60 millions à 65 millions en un an. Plus de 21 millions sont des réfugiés. À l’exception de l’Afrique subsaharienne, les réfugiés vivent pour la plupart dans des villes où ils espèrent pouvoir vivre en sécurité, avoir un meilleur accès aux services essentiels et trouver des débouchés professionnels. Une publication intitulée « Forcibly Displaced »  fournit un éclairage inédit sur le rôle du développement dans la réponse à la crise mondiale des réfugiés et sur les possibilités de collaboration avec des partenaires humanitaires. Parmi les initiatives qui vont dans ce sens figure notamment la décision d’apporter une nouvelle forme d’assistance financière à des pays qui, comme le Liban et la Jordanie, accueillent un grand nombre de réfugiés.
La Banque mondiale fait savoir, ensuite, que l’accord négocié à Paris en 2015 a été ratifié par 117 des 194 pays signataires, conduisant ainsi à une
intensification des engagements en faveur de la lutte contre le changement climatique. L’un des principaux objectifs de l’accord porte sur la transition énergétique. Dans les pays en développement, la baisse du coût des énergies renouvelables s’accompagne d’une forte hausse de la demande.
Ralentissement des échanges internationaux, généralisation de la téléphonie mobile
Autre fait marquant de l’année 2016 est le ralentissement des échanges internationaux. Chiffres à l’appui, la croissance du commerce mondial a enregistré en 2016 ses plus mauvaises performances depuis la crise financière mondiale. Le volume des échanges commerciaux n’a pas progressé sur une grande partie de l’année, sous l’effet notamment de l’atonie des investissements dans le monde, les biens d’équipement représentant environ un tiers des échanges internationaux de biens. Or, le commerce extérieur a été jusqu’ici un important moteur de la croissance économique mondiale, qui a contribué à réduire de moitié la pauvreté depuis 1990. Le ralentissement des échanges commerciaux internationaux risquent donc d’avoir des répercussions sur la croissance, le développement et la lutte contre la pauvreté.
Le quatrième constat soulevé par la Banque mondiale est que la téléphonie mobile est plus généralisée que l’accès à l’électricité ou à l’eau. Si les pays à revenu faible ou intermédiaire connaissent une forte progression de l’accès à la téléphonie mobile, poursuit la même source, les autres bienfaits escomptés de la révolution numérique ne sont pas au rendez-vous : gains de productivité, meilleures perspectives économiques pour les pauvres et la classe moyenne, ou encore plus grande transparence et responsabilisation de la part des gouvernements et des entreprises. Face à ce constat, la banque estime qu’il faut consentir des efforts supplémentaires pour connecter un plus grand nombre d’habitants à l’internet et installer un environnement qui permette à tous de tirer profit des technologies numériques.
600 millions d’emplois à créer au cours des dix prochaines années
Côté démographie, la Banque note que dans une quarantaine de pays d’Afrique, plus de la moitié de la population a moins de 20 ans. En revanche, dans les 30 pays les plus riches du monde, les moins de 20 ans représentent moins de 20 % de la population. Et la même source d’ajouter que le monde est au seuil d’une transition démographique majeure qui affectera diversement les pays selon leur stade de développement.
Dans le même ordre d’idées, la Banque mondiale souligne que les deux tiers de la population mondiale vivront en ville en 2030. Chacune des 12 agglomérations urbaines les plus grandes du monde abrite plus de 15 millions d’habitants. Au cours des 25 dernières années, la population de Delhi, Shanghai et Beijing a triplé. Plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement en milieu urbain, et les villes contribuent à hauteur de plus de 80 % au PIB mondial. Les mêmes facteurs de densité démographique, d’emplois et d’actifs qui déterminent si largement le succès des villes contribuent également à les rendre vulnérables aux chocs naturels et anthropiques qui les affectent de plus en plus aujourd’hui.
Autre point important évoqué : un tiers des 1,8 milliard de jeunes dans le monde n’a actuellement pas d’emploi et ne suit ni études ni formation. Sur le milliard de jeunes supplémentaires qui vont arriver sur le marché du travail au cours des dix prochaines années, seuls 40 % devraient pouvoir trouver un emploi qui existe aujourd’hui. Le monde du travail est en pleine mutation, et l’économie mondiale devra créer 600 millions d’emplois au cours des dix prochaines années rien que pour garder le rythme prévu des taux d’emploi des jeunes.
La Banque fait observer, par ailleurs, que l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud concentrent la majeure partie des personnes vivant dans l’extrême pauvreté. « Alors que plus de 10 % de la population mondiale vivait dans l’extrême pauvreté en 2013, cette proportion était de 40 % en Afrique subsaharienne, ce qui représente 389 millions d’individus, soit plus que toutes les autres régions réunies.
Même si les chiffres de l’extrême pauvreté continuent d’atteindre des niveaux inacceptables, l’extrême pauvreté est en recul à l’échelle mondiale.
Citant l’édition 2017 du rapport Doing Busines 2017, L’institution de Bretton Woods ajoute, en outre, que 137 économies à travers le monde ont adopté globalement 283 réformes réglementaires dans le champ de l’entreprise au cours de l’année écoulée. Ce chiffre marque une progression de plus de 20 % par rapport à l’année précédente. Ces réformes portent sur la création d’entreprise, le paiement des taxes et impôts, l’accès au crédit et le transfert de propriété. Parmi les faits marquants : la Nouvelle-Zélande arrive en tête du classement Doing Business (sur 190 pays), tandis que 54 pays parmi les États les plus pauvres du monde ont mis en œuvre 113 réformes.
Force est de soulever enfin que dans certains pays, à revenu faible ou intermédiaire pour la majorité, le tabagisme a progressé entre 2000 et 2015. En Indonésie, par exemple, la proportion de fumeurs a bondi de presque 30 %, pour atteindre aujourd’hui plus de 70 millions de personnes. Chaque année, le tabagisme fait 6 millions de victimes, soit une personne toutes les six secondes. Si l’on ne fait rien pour y remédier, ce chiffre pourrait, toujours selon la Banque mondiale, grimper à 8 millions en 2030.
31/12/2016
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