Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
    Arrestation de deux ressortissants étrangers soupçonnés de liens avec un réseau du crime organisé transnational ...      Coaching pour les femmes des montagnes de l’Atlas : Empowering Women in the Atlas lance des sessions pour 100 femmes entrepreneuses...  
   
 
        Cinéma

Par Ahmed  ARAIB

 
Ciné Script : Retour en force d'Ahmed Bouanani
 
  Il s'est largement distingué par rapport à ses camarades de l'I.D.H.E.C. (Institut Des Hautes Etudes Cinématographiques) tout en intégrant docilement le système de fonctionnement du C.C.M.
Il s'érigea en conteur d'un autre temps, en écrivain original, en scénariste méticuleux, en poète solitaire, en monteur adroit, en commentateur professionnel, en réalisateur créatif. Le cinéma marocain, à part le pluridisciplinaire Ahmed Belhachmi, mort dans l'anonymat en Suisse, n'a pas compté plus que deux cas de la facture d'Ahmed Bouanani.
Cette distinction nationale vient de prendre une aura internationale au cœur même du cinéma. L'occasion n'est autre que le festival de Berlin, un lieu cinématographique de prestige, connu pour sa défense d'un cinéma de qualité, qui a tenu à rendre hommage au cinéaste marocain. C'est tout à l'honneur du cinéma marocain qu'un cinéaste national soit plébiscité à titre posthume même si cette reconnaissance concerne une personnalité plutôt qu'un film, sachant que les films marocains font régulièrement défaut au palmarès. Ce n'est qu'une question de temps, rétorquent les plus optimistes. A l'époque de Bouanani, du temps de "Wechma" et "Assarab", le taux de production était misérablement situé aux alentours de 1,5 film par an. Ce chiffre donne aujourd'hui de quoi rire sachant qu'il a été considérablement multiplié.
Mais, ce que nous avons gagné en quantité, nous l'avons perdu en qualité. C'est une simple règle de transformation hélas, si chère à Lavoisier et ses compères et qui s'applique à notre production nationale.
Néanmoins, les sacrifices déployés par l'ancienne génération, celle de Bouanani, de garder l'espoir sur l'avenir, prometteur certes d'un cinéma distingué, sincère et efficace, n'ont été que peu fructueux. Lui-même n'a constitué qu'un faux modèle pour certains cinéastes qui se revendiquent de la lignée de Bouanani.
Et pourtant leur style s'écarte bien distinctement de celui du cinéaste-poète. Car on peut peut-être s'improviser cinéaste mais pas un cinéaste-poète.  
13/2/2017
Lu 11166 fois
| imprimer |
 
 
 
   Autre
   
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
   
   
  Chronique
   
  Télégramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 L’Union Africaine en question : La réforme en cinq points
 Afin d’accompagner les initiatives royales en Afrique : Plaidoyer pour la promotion de la diplomatie parallèle
 En hommage à l’âge d’or du cinéma égyptien : «Hollywood sur Nil» à Casablanca
 Forum Afrisanté 2017 à Marrakech: L’établissement de soin au cœur de la réforme des systèmes de santé africains
 Comité de soutien à la scolarisation des filles rurales : Programme « Une bourse pour réussir »
 Réorganisation du Conseil de sécurité nationale américain : Un «signal très positif» pour la stratégie africaine du Maroc
 Accidents domestiques dus aux dosettes de lessive : Attention aux brûlures des yeux !
 Pour le traitement de l’hépatite B / Un médicament de dernière génération 100% marocain
 Spoliation des biens immobiliers d’autrui : Mesures et propositions législatives et organiques
 Prévention et diagnostic précoce des cancers du sein: A partir de cinquante ans, un contrôle biannuel de l’état des seins par mammographie


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems