Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Dossier
 Cinquième Semaine Forestière Méditerranéenne
Améliorer la résilience au bénéfice des populations et de l’environnement
 
La 5ème Semaine forestière méditerranéenne 2017 se déroulera au Maroc dans la ville d'Agadir du 20 au 24 mars 2017. Elle sera consacrée à la restauration des forêts et paysages dans le bassin méditerranéen.
Selon ses initiateurs et organisateurs, la Semaine Forestière Méditerranéenne (SFM) rassemble une grande diversité d’acteurs qui prennent part à l’un des plus importants forums sur les forêts méditerranéennes d’aujourd’hui. Cet évènement bisannuel facilite la coopération entre la communauté scientifique, les décideurs politiques et d’autres acteurs en proposant une plateforme de dialogue régional commune. Il souligne également l’importance des forêts méditerranéenne au niveau global et met l’accent sur les défis auxquels ces forêts font face. Des gestionnaires forestiers, des membres de la communauté scientifique et académique, le secteur privé, les bailleurs de fonds, des membres de la société civile, des représentants des agences environnementales et des organisations non-gouvernementales y participeront.
Cet évènement promouvra la reforestation et la restauration des paysages en mettant l’accent sur le rôle crucial des forêts dans le cadre des initiatives actuelles liées aux Conventions de Rio, et en lançant un appel pour l’élaboration d’un agenda d’actions ambitieux sur le terrain qui mobilise les partenaires techniques et financiers du bassin méditerranéen.
Selon notre même source d’information, la 5ème SFM proposera une nouvelle approche au thème de la restauration des forêts qui favorise la coopération intersectorielle en impliquant les acteurs locaux pour développer des paysages productifs et multifonctionnels qui accroissent les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux. Cette approche met en avant les synergies entre les trois conventions de Rio sur le changement climatique, la biodiversité et la désertification, et contribue ainsi à atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Accord de Paris

1. Les Parties devraient prendre des mesures pour conserver et, le cas échéant, renforcer les puits et réservoirs de gaz à effet de serre comme le prévoit l’alinéa d) du paragraphe 1 de l’article 4 de la Convention, notamment les forêts.
2. Les Parties sont invitées à prendre des mesures pour appliquer et étayer, notamment par des versements liés aux résultats, le cadre existant défini dans les directives et les décisions pertinentes déjà adoptées en vertu de la Convention pour : les démarches générales et les mesures d’incitation positive concernant les activités liées à la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts, et le rôle de la conservation, de la gestion durable des forêts et de l’accroissement des stocks de carbone forestiers dans les pays en développement; et d’autres démarches générales, notamment des démarches conjointes en matière d’atténuation et d’adaptation pour la gestion intégrale et durable des forêts, tout en réaffirmant qu’il importe de promouvoir, selon qu’il convient, les avantages non liés au carbone associés à de telles démarches.


Objectifs

• Renforcer les échanges et les synergies entre les différents acteurs impliqués dans la restauration des forêts et des paysages méditerranéens.
• Contribuer à atteindre l’ODD n°15 (Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité), et notamment la cible 15.3 portant sur la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) en soutenant les efforts sur la restauration de territoires dégradés en Méditerranée.
• Contribuer à atteindre la cible d’Aichi n°15 - invitant à ce que d'ici à 2020, la résilience des écosystèmes et la contribution de la diversité biologique aux stocks de carbone sont améliorées, grâce aux mesures de conservation et restauration, y compris la restauration d’au moins 15 % des écosystèmes dégradés, contribuant ainsi à l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci, ainsi qu’à la lutte contre la désertification - de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en favorisant le maintien et la restauration de la biodiversité dans les écosystèmes forestiers méditerranéens.
• Faciliter l’atténuation et l’adaptation des forêts et des paysages méditerranéens au changement climatique, ainsi que l’obtention de bénéfices non-carbone afin de soutenir la mise en place des contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN) faisant partie de l’article 5 de l’accord de Paris (+).
• Contribuer à atteindre l’objectif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (CNULCD) sur la neutralité en termes de dégradation des terres en stimulant activement la restauration des forêts.



Sortie médiatique dans les forêts de la région du Nord-Est

Reconstitution des écosystèmes à chêne-liège

Le mardi 14 mars, la Direction Régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte Contre la Désertification du Nord-Ouest a organisé une caravane d’information au profit des organes de presse et ce, à la veille de la tenue de la 5ème édition de la semaine forestière méditerranéenne.
Faisant partie du plan d’information et de communication du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD), cette journée s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale des forêts commémorée le 21 mars de chaque année.
Cette visite spécialement dédiée à la presse est placée sous le thème «Reconstitution des écosystèmes à chêne-liège », en phase avec la thématique de la 5ème édition de la semaine forestière méditerranéenne « Restauration des forêts et paysages méditerranéens ».
A noter que la subéraie de la Maâmora connaît, en effet, des contraintes qui entravent la bonne installation de la régénération naturelle, en raison de fortes pressions humaines, des conditions climatiques défavorables et des attaques parasitaires, notamment durant les périodes de sécheresse prolongées et répétitives. C’est ainsi que, compte tenu de la résilience reconnue aux espèces naturelles autochtones, la reconstitution de ladite subéraie par la régénération artificielle constitue l’une des principales actions de restauration conduites par la DREFLCD NO.
Le programme régulier de la campagne de reboisement 2016-2017 qui prend en compte la multifonctionnalité des écosystèmes forestiers, du volet socioéconomique rural dont le mode de vie est fortement dépendant des espaces forestiers, porte sur 1335 ha au niveau de la DREFLCD-NO, englobant le chêne-liège, l’eucalyptus, l’acacia et les pins.
Au titre du programme décennal écoulé (2005-2014) les travaux de reboisement ont concerné une superficie de12.465 ha, dont 6300 ha de régénération du chêne liège. Quant au décennal (2015-2024), les prévisions en matière de reboisement portent sur 12.110 ha dont 7850 ha sont réservés à la reconstitution de la subéraie, et dont le budget alloué s’élève à 88.430.000 Dhs.
Par ailleurs, des actions sylvicoles sont régulièrement conduites au niveau des peuplements à chêne-liège. La sylviculture du chêne-liège présente deux objectifs principaux :
i) L'amélioration de la production du liège par la réalisation des coupes d'éclaircies dans les peuplements les plus denses et
ii) La protection de ces peuplements contre les maladies par l'intermédiaire des coupes sanitaires.
Rappelons que le reboisement est l’une des missions centrales du HCEFLCD. Il est planifié dans le cadre du Programme décennal 2015-2024 qui a fixé l’objectif de reboiser 600.000 ha, à l’horizon 2025, et est réalisé dans le cadre de projets participatifs, qui tiennent compte des besoins des populations locales et des impératifs de la préservation et de la reconstitution des forêts.
Comme la forêt de la Maâmora est sujette à une forte pression humaine, notamment pastorale, le HCEFLCD procède à la compensation des droits d’usage en organisant les usagers en associations sylvo-pastorales, coopératives et groupements qui, en contrepartie des mises en défens des périmètres plantés, bénéficient d’une subvention annuelle de 250 dh/ha durant toute la période de mise en défens.
En 2016, à l’échelle régionale, la compensation a concerné 8 associations sur une superficie mise en défens de 8.050,96 ha avec un budget de 2.012.740,00 Dh.
Toujours dans le registre d’appui à l’économie locale, les coopératives forestières au niveau de la DREFLCD-NO contribuent significativement au développement économique et à la lutte contre la pauvreté, la création d'emplois et le développement humain. La DREF-NO a franchi des étapes importantes en matière d’appui à l'action associative et coopérative pour la concrétisation des objectifs fixés en matière de promotion d’une économie sociale et solidaire tout en assurant une résilience économique, sociale et environnementale.
Il est à noter que le processus de partenariat avec les coopératives forestières, qui date de l’année 1991, a nettement évolué, en passant de 3 à 20 coopératives regroupant 628 adhérents, opérant dans différentes filières liées à la valorisation des produits forestiers ligneux et non ligneux.
Durant les dix dernières années, 13 contrats de partenariats ont été conclus avec les coopératives forestières fédérées au tour de 4 groupements d’intérêt économique (GIE) d’une valeur globale de 24.5 millions de Dh.


En célébration de la Journée internationale des forêts le 21 mars

Caravane de la presse dans la région de l’Oriental

A l’occasion de la Journée Internationale des Forêts célébrée le 21 Mars de chaque année, la Direction Régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte Contre la Désertification de l’Oriental a organisé, le mercredi 15 mars, une caravane de la presse au profit des journalistes de la région de l’oriental.
Cette caravane s'inscrit dans le cadre d'un plan de communication et d'information que le Haut-Commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification adopte au profit des journalistes afin de les sensibiliser à la gestion durable et la multifonctionnalité des forêts ainsi qu’aux efforts entrepris pour la valorisation du patrimoine forestier et son développement.
Les forêts de l’Oriental jouent un rôle essentiellement de protection et de récréation, avec une richesse floristique, faunistique et diversité biologique, soumise à une pression due principalement à l’action de l’homme, des effets des changements climatiques et les impératifs du développement de la région.
Compte tenu de ses spécificités et de la problématique qu’elle engendre, la région de l’Oriental se trouve confrontée à un risque inéluctable de désertification dû à l’agressivité multiforme que connaît l’environnement en général et aux menaces qui pèsent sur les forêts en particulier. Ce risque exige une attention particulière, pour que la couverture végétale du domaine forestier qui s’étale sur une superficie de l’ordre de 2,5 millions d’hectares soit mieux préservée là où elle existe encore et étendue là où les conditions du milieu le permettent.
Dans le cadre de son programme décennal du développement forestier et de lutte contre la désertification 2015-2024, qui rejoint les objectifs nationaux déclinés par la stratégie du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, à savoir la régulation du régime des eaux et de l’érosion dans les principaux bassins versants et la protection des barrages et des infrastructures publiques, la contribution à l’équilibre sylvo-pastoral au bénéfice des populations locales, la consolidation et le développement du potentiel de production forestière, la promotion des espaces boisés dans les projets de développement urbain et la contribution à l’amélioration des conditions de vie de la population locale, ainsi que son implication active et sa contribution dans la réalisation de projets intégrés de développement avec les partenaires institutionnels et locaux de la région.
A cet effet, la Direction régionale de l’Oriental intervient selon 5 axes stratégiques:
- Equipement et sécurisation du domaine forestier: à la date d’aujourd’hui plus de 95% du domaine forestier de la région sont sécurisés, il est programmé l’ouverture et entretien des pistes, aménagement de points d’eau, et Construction de postes vigie et équipement de lutte contre les incendies de forêts… ;
- Réhabilitation des écosystèmes et lutte contre la désertification : la Direction régionale de l’Oriental a programmé la réalisation de travaux de reboisement sur une superficie de l’ordre de 82.500 ha toutes actions confondues, reboisement, Régénération, Améliorations sylvo-pastorales, Entretien de plantations et Lutte contre l'ensablement ;
- Conservation de la biodiversité : 200.000 ha concernée par cette action dans les 11 Sites d’Intérêts Biologique et Ecologique de la région;
- Valorisation des ressources forestières, participation de la population usagère à la gestion forestière et contribution aux conditions de vie des populations.
- Aménagement des forêts urbaines et périurbaines : il s’agit d’aménager et d’équiper en infrastructure et équipement d’accueil du public dans l’objectif de consolider la ceinture verte forestière autour des villes, promouvoir et valoriser les fonctions récréatives des périmètres urbains, et l’intégration paysagère des périmètres forestiers aux espaces verts des villes en plus de la sensibilisation du grand public aux principes de conservation et de protection des forêts comme composante principale de l’environnement.
Sur le plan social, en plus des 900.000 journées de travail offertes par cette activité en milieu rural, la population usagère organisée en associations ou coopératives pastorales bénéficie de la compensation de mise en défens octroyée par le Haut-commissariat aux 18 associations existantes pour une superficie globale de 9640 ha. Au titre de la campagne 2016-2017, le montant de la compensassions s’élève à 2.400.000 dhs, ces montants sont pour la plupart des cas investis par ces groupements bénéficières dans la réalisation d’actions de développement locales et génératrices de revenus.
Lors de cette sortie de terrain encadrée par le personnel forestier de la Direction régionale, la caravane de la presse composée de journalistes a effectué la visite de projets de développement forestier et de lutte contre la désertification sur l’axe "Oujda, Jerada, Aïn Béni Mathar et Bouarfa" autour des thématiques liées à :
- Réhabilitation de terres dégradées : pour sensibiliser les journalistes du rôle joué par les haut plateaux de l’oriental sur les plans environnemental, économique et social et la nécessité de leur préservation et protection et les efforts de lutte contre la désertification avec la visite des:
- Périmètres de reboisement constituant une ceinture verte le long de la route menant d’Aïn Beni Mathar à Bouarfa et qui constituent en même temps une barrière contre la désertification et l’avancée des sables,
- Périmètres d’amélioration sylvo-pastorale dans les Hauts Plateaux qui jouent un rôle important dans la réhabilitation des écosystèmes pastoraux dégradés et constituant des réserves supplémentaires pour alléger la pression sur les parcours naturels,
- Réserves semencières qui constituent un stock de semences indispensables pour la régénération, le renouvellement des terrains de parcours et la diversification des espèces pastorales autochtones ainsi que la préservation de la biodiversité.
- Partenariat et valorisation des ressources naturelles : visite des coopératives (plantes aromatiques et médicinales, féminines et pastorales) ayant des contrats de partenariat avec le Haut-Commissariat, pour mettre en exergue la relation étroite entre la participation de la population à la gestion durable des ressources forestière et à l’amélioration de leur conditions de vie à travers la création d’activités génératrices de revenus.
Au niveau de la région, on note actuellement la présence de 11 coopératives d’exploitation et de valorisation de romarin qui participent à la création d’emplois à plus de 500 membres adhérents et plus de 4500 usagers au niveau des provinces de Figuig, Jérada et Taourirt. En plus de coopératives féminines de Tendrara pour la valorisation de l’alfa et de la laine, et les coopératives pastorales.
19/3/2017
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