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 Noureddine Modiane, lors de la discussion du PLF 2018 à la Chambre des Représentants :
Un projet maigre quant à ses choix et orientations et qui plonge les secteurs sociaux dans l’expectative
 
M. Noureddine Modiane, président du groupe istiqlalien, est intervenu au cours de la semaine écoulée au nom de ce dernier, lors de la discussion du projet de loi des finances (PLF) 2018 à la Chambre des Représentants pour souligner, en premier lieu, le contexte politique, économique et social particulier où se tient se débat, contexte marqué notamment par l’évolution de la question de l’intégrité territoriale du Maroc à la lumière de la désignation d’un nouvel émissaire du Secrétaire Général de l’ONU et de la procédure de réintégration de l’Union Africaine (UA), l’affaiblissement des partis politiques et la dépréciation de leur rôle, la recrudescence et l’exacerbation des tensions et des mouvements de contestation en l’absence de dialogue social serein et positif, etc.
L’orateur s’est interrogé, ensuite, sur la réalité et l’efficience des mesures complémentaires que le projet prévoit pour faire face à cette situation et aux exigences de l’étape, si vraiment il est de nature à aider à mettre en œuvre le programme du gouvernement, à conforter l’option démocratique du pays, à stopper l’hémorragie du tissu économique national qui voit pas moins de 6.000 entreprises en moyenne mettre la clé sous la porte annuellement, à faire prévaloir les vertus d’honnêteté, de loyauté et de citoyenneté dans la gestion de la chose publique et des rapports Administration/citoyens, à encourager l’industrialisation et l’investissement ou, encore, à promouvoir les secteurs sociaux clés (enseignement, santé et habitat principalement) et à aider à réduire les énormes inégalités et disparités sociales et territoriales…
Après avoir donc longuement égrené, chiffres et indicateurs les plus éloquents et explicites à l’appui, les questions et interrogations concernant la capacité du PLF à satisfaire les nombreuses attentes des citoyens et à résoudre les multiples et complexes problèmes économiques et sociaux (enseignement et formation, santé, logement, chômage, corruption et prévarication, bureaucratie, pression fiscale sur les revenus faibles et moyens contre exonérations et amnisties pour les nantis, …) ou à réduire les déficits accumulés dans les divers domaines et les graves et endémiques disparités et inégalités sociales et territoriales, etc., le chef du groupe istiqlalien a relevé que ce projet est très maigre quant à ses choix et orientations et ne fait que plonger les secteurs sociaux dans l’expectative, faute de vision claire à brève et moyenne échéances et que le modèle de développement adopté jusqu’ici et qui a échoué à générer une répartition des richesses de manière juste et équitable ne saurait aider à aller de l’avant tant que les politiques publiques ne tiendront pas compte des attentes légitimes des citoyens et des besoins réels et spécificités de chaque région.
Il s’est, d’autre part, élevé contre l’entêtement du gouvernement à opter pour les solutions de facilité à travers l’imposition des citoyens et souligné que les mouvements de contestation à Al Hoceima, Zagora et dans plusieurs autres villes et régions du Maroc ne sont motivés que par la quête de justice sociale et de dignité et par le refus de l’exclusion et la marginalisation, tout en soulignant que les Marocains se demandent où vont les ressources halieutiques de leur pays et que la politique de la main de fer adoptée par les pouvoirs publics face à ces mouvements ne résout pas les problèmes, ni ne contient la contestation et les revendications sociales… Il a émis, à ce sujet, l’espoir de voir le « séisme politique » provoque par SM le Roi contribuer à débusquer les dysfonctionnements dans d’autres projets et à mettre à nu tous les cas de prévarication et de mauvaise gestion financière afin d’être au niveau des attentes des citoyens…
20/11/2017
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