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 Nizar Baraka préside la rencontre régionale du groupe parlementaire istiqlalien à Bouârfa
L’essor socioéconomique de la bande frontalière, priorité du nouveau modèle de développement
 *Le développement global tributaire de la résorption des disparités grandissantes *La force du nouveau modèle de développement : Répondre aux besoins des habitants dans les différentes régions
M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, a affirmé d’emblée que le nouveau modèle de développement doit se fixer comme priorité le développement économique et social des provinces de la bande frontalière et s’atteler à endiguer les disparités sans cesse grandissantes entre régions frontalière et côtière, entre mondes rural et urbain et entre hommes et femmes et que sa réussite reviendrait à concrétiser son corollaire qui n’est autre que la consécration de la justice, l’équité et la dignité en faveur de toutes les régions du Royaume et de dignité pour l’ensemble de leurs habitants.
Présidant, vendredi dernier à Bouârfa (dans l’Oriental), la rencontre régionale du groupe parlementaire istiqlalien « Pour l’Unité et l’Egalitarisme » qui s’est tenu sous le thème : « Des politiques publiques alternatives pour promouvoir l’activité économique et sociale dans les zones frontalières », M. Baraka a relevé que le modèle de développement en vigueur a épuisé tous ses moyens et ressorts et ne peut donc perdurer car il ne répond plus aux attentes et besoins de la population, ni n’aide à apporter des solutions à des problèmes qui vont s’aggravant, principalement en ce qui concerne les disparités sociales et spatiales croissantes, ainsi qu’entre mondes rural et urbain et entre hommes et femmes.
Il a indiqué, à ce sujet, que les provinces de l’Oriental illustrent de manière poignante cette situation caractérisée par la fermeture des frontières, la faiblesse des équipements de base, le problème de l’accès aux prestations sociales élémentaires en matière d’enseignement, de santé et d’eau potable, et l’absence d’activités économiques pourvoyeuses d’emplois et de revenus réguliers, ce que confirment, ajoute M. Baraka, les indicateurs relatifs à la précarité chronique qui handicapent ces provinces dont ceux ayant trait au taux moyen de pauvreté qui reste élevé (20 % à Bouârfa contre 4,6 % au niveau national) ou celui de l’analphabétisme (50 % dans les provinces de l’Oriental pour 32 % à l’échelle nationale) ou encore celui du chômage ( 33 % contre 17 %).
Le S/G du PI estime que l’ampleur des carences et déficits ainsi accumulés exige un soutien particulier de la part de l’Etat en faveur de ces régions, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée mettant à contribution leurs ressources et potentialités humaines et naturelles et faisant prévaloir leurs points forts sur leurs faiblesses, tout en soulignant que la force du nouveau modèle de développement tient au fait qu’il permet de résoudre tous les problèmes et dysfonctionnements et de répondre aux besoins des habitants dans les différentes régions et qu’il est appelé à rétablir l’équilibre entre zones frontalière et côtière.
Il a affirmé, à ce sujet, que l’année 2018 doit être réellement celle de la rupture avec les atermoiements, l’attentisme et l’improvisation et la prescription de sédatifs en passant à la vitesse supérieure qui est celle de proposer des politiques publiques fondées sur un diagnostic sans complaisance, de fixer des objectifs nationaux ambitieux tendant à assurer le bien-être et la prospérité de tous… Il a, par conséquent, engagé le gouvernement à élaborer et à mettre en œuvre un plan national de développement des provinces de la bande frontalière en y injectant les moyens humains et financiers nécessaires et en y encourageant l’investissement à travers, notamment, l’aménagement du foncier indispensable et des mesures fiscales attractives, sans omettre les défis liés aux changements climatiques en veillant à préserver les ressources en eau principalement.
5/3/2018
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