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La chronique du jour d’après : Une «Valls» a mis le temps

Hafid FASSI FIHRI

Après le dernier renoncement de François Hollande, le Parti socialiste français doit choisir  ce dimanche 29  janvier son candidat pour la présidentielle de Mai prochain, avec un deuxième tour de la primaire de la gauche qui doit mettre aux prises Manuel Valls et Benoît Hamon.
Pour le premier tour de cette primaire, dimanche dernier,  il y avait sept prétendants et un renoncement, voire même un enterrement. Sept prétendants pour quelles prétentions puisqu'il se murmure que le candidat qui sortira de la primaire du PS n'a que très peu ou prou de chances d'accéder au second tour de l'élection présidentielle de Mai 2017.
 Les sept prétendants avaient des idées tellement différentes et des divergences aussi flagrantes qu'on se demande ce qu'ils font dans un même parti même si  d'autre part, il est certainement rassurant qu'il n'y ait pas de pensée unique au PS !
Certes, il n'y a plus de possible réconciliation idéologique au sein du PS avec un Hamon utopique qui parle dans son projet d'un revenu universel alors qu'il ne s'agit que


d'un miroir aux alouettes  et un Valls régalien qui va traîner l'héritage de François Hollande comme un lourd fardeau,  voire un handicap certain même si lui en parle comme d'un atout mais sans préciser comment il compte effacer l'ardoise si jamais il est mandaté et choisi par le PS.
Chez beaucoup de socialistes, on ne se cache pas que le produit de substitution ou médicament générique de François Hollande c'est bien Emmanuel Macron. .qui lui, a choisi de se présenter sans passer par la primaire du PS. .en mettant en avant son mouvement " En marche"!
Tout comme Jean -Luc Melenchon qui portera l'étendard de la "France insoumise" lors de cette présidentielle. Mais,  tout cela fait trop de divisions au sein de la gauche française car tant que cette dernière n'est pas unie et mobilisée autour d'un homme fort , cela ne pourra que donner plus de chances à la droite et surtout à l'extrême droite et donc le front national.  On assiste généralement et  avant tout à une guerre d'ego entre président en exercice et premier ministre voire même ceux qui ont des projets pour la présidentielle et le problème est qu'il n'est absolument plus question de choix idéologiques ou de programme politique et d'orientations économiques et sociales.
Les tensions et rivalités entre président et premier ministre sont une affaire courante dans l'histoire de la cinquième république.
En mai 68, c'est Georges Pompidou alors premier ministre qui se retrouve au devant de la scène car son président préfère rester à l'étranger, et il trouvera naturellement son chemin vers l'Elysée.
Dans les années soixante-dix, Jacques Chirac se dit bridé par le président Valery Giscard d'Estaing et finit par démissionner  avant de devenir président quelques années plus tard.
Puis, dans les années quatre-vingt c'est au tour de Michel Rocard et de François Mitterand de confronter leurs ambitions alors que tous deux étaient rivaux pour l'investiture socialiste.
L'histoire est un éternel recommencement et François Fillon premier ministre sous Sarkozy  a tracé son chemin ou plutôt son sillon vers l'Elysée alors que l'ex- président était presque jeté vulgairement lors de la récente primaire de la droite et du centre.Aujourd'hui encore, les ambitions de François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls risquaient de se croiser sauf que le président français  a décidé d'éviter le piège d'une primaire socialiste.  François Hollande, très impopulaire, avait annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2017, lors d'une solennelle allocution télévisée.
"Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche comme la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a annoncé, la voix blanche, François Hollande lors d'une allocution prononcée   à l'Elysée. Elu en 2012 face à Nicolas Sarkozy, François Hollande, 62 ans, devient le premier président français à renoncer à briguer à sa succession depuis 1958, exception faite de Georges Pompidou, décédé en fonction en 1974.
Les sondages étaient très défavorables à François Hollande, tombé à moins de 10% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Et l'incertitude autour de sa décision de se représenter ou pas avait suscité plusieurs candidatures alternatives à gauche.
Le président socialiste avait rencontré ces derniers mois de fortes oppositions dans son propre camp, en particulier début 2016 autour d'un projet de réforme du Code du travail, qui a jeté des milliers de manifestants dans les rues.
Son mandat, marqué par plusieurs opérations militaires extérieures (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie), a aussi été celui des pires attentats commis en France depuis la Libération (238 morts): Charlie Hebdo, 13 novembre 2015, à Paris et à Saint-Denis et Nice, le 14 juillet dernier.
Dans la classe politique de France aujourd'hui,  il y a les nationalistes qui se croient plus patriotes que les autres comme Marine Le Pen,  les Européens et la mondialisation.
Dans une France en crise et en quête de repères et de certitudes, dans une Europe en proie aux vieux démons de l'extrémisme , au spectre de la récession et à la hantise des crises migratoires ,  dans un monde déchiré par les guerres et les bouleversements majeurs, un parti comme le PS est condamné à réussir son aggiornamento dans un contexte très compliqué avec l'ardoise de François Hollande qu'il faudra absolument effacer et le passif d'Emanuel Macron ancien ministre socialiste de l'économie qui est également candidat aux primaires hors PS.
Mais dans un pays où les  hommes politiques sont très doués pour mettre les français les uns contre les autres,  la gauche française- très impopulaire durant le règne de Hollande et celui de Valls- doit pouvoir se remettre en question,  en ordre de marche afin de montrer aux français et se prouver elle même qu'elle n'est pas dépassée par les événements et qu'elle est capable surtout de gouverner et trouver des solutions aux  délocalisations, au chômage qui ne cesse de grimper, aux inégalités grandissantes dans une société qui produit des dizaines de milliers de jeunes désorientés et sans repères qui se tournent vers les sirènes de l'extrémisme.
Mais, comme le dit si bien la chanson de Jacques Brel: " Une valse a mis le temps. Une valse à mille temps. "

27/1/2017
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Chasser les mauvais esprits qui hantent encore le continent Le retour du Maroc à l’Union Africaine annonce un temps nouveau

Ahmed NAJI

Une quarantaine de pays africains soutiennent le retour du Maroc au sein de l’Organisation panafricaine dans une dynamique politique qui dépasse la simple adhésion institutionnelle. Une profonde mutation géopolitique annoncée qui donne des cauchemars aux tenants de l’ordre continental statique actuel, où les postures idéologiques inefficientes et d’un autre âge priment sur les intérêts concrets et urgents des peuples africains. Dans cinq jours, à Addis-Abeba, l’Afrique post-indépendance, engluée dans ses interminables conflits internes et ses contradictions, devrait commencer à laisser place à une Afrique plus décomplexée envers son passé de soumission coloniale et les problèmes qu’elle en a hérité et résolument tournée vers un avenir qui s’annonce radieux grâce à l’énorme potentiel de développement de ses nations.
Le prétexte polisarien invoqué par les adversaires géopolitiques du Maroc pour contrer sa demande d’adhésion à l’Union Africaine peine à masquer la réalité : la plupart des pays africains ne reconnaissent pas la république fantoche, même s’ils siègent à ses côtés au sein de l’Organisation panafricaine, et il n’est jamais venu à l’idée de personne de leur en faire le reproche ou de les accuser de menacer, de la sorte, l’unité des rangs. La véritable inquiétude des opposants du Maroc serait que la réalité de l’exercice du Royaume de sa pleine souveraineté sur ses régions du Sud ne vienne anéantir l’illusion d’une entité étatique polisarienne totalement fictive et rappeler qu’elle ne compte pas parmi les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies.
Il est intéressant de noter qu’à l’exception de l’Algérie, pays d’Afrique du Nord dont les dirigeants ont maintes fois prouvé leur manque de vision géopolitique prospective, les quatre autres pays africains à se montrer franchement hostiles au Maroc sont l’Afrique du Sud, la Namibie, le Mozambique et l’Angola. Tous ces pays sont situés dans la partie australe du continent. Il est tout aussi important de souligner que la Namibie a été sous occupation de l’Afrique du Sud du régime de l’apartheid pendant plus d’un demi-siècle et que cette dernière est également militairement intervenue en Angola et a soutenu une guérilla au Mozambique, dans les années 70 et 80 du siècle passé. A la lourdeur de cette histoire régionale de champ de bataille sanglant parmi ceux de la guerre froide, s’ajoute celle, idéologique, héritée des mouvements progressistes qui s’épanouissaient dans la région. La politique de développement socioéconomique appliquée par le Maroc depuis l’intronisation de SM le Roi se distingue, de manière évidente, de celle en cours jusqu’à présent dans les pays de l’axe Prétoria-Alger, où les tenants des régimes politiques exploitent jusqu’à l’usure la légitimité découlant de la résistance à l’oppression coloniale, pendant que corruption et népotisme gangrènent leurs sociétés et privent leurs populations de toute perspective de développement. Maintenant que le Maroc s’affirme comme modèle pour les autres pays du continent et leur propose un partenariat Sud-Sud gagnant-gagnant, son adhésion à l’Union Africaine pose aux pays de l’axe Prétoria-Alger un grave problème de leadership, puisque le Royaume en a modifié les principes mêmes à l’échelle du continent. C’est le duel entre une conception de l’Afrique mue par le pragmatisme, axée sur le développement socioéconomique et tournée vers le futur et une approche qui consiste à garder le regard fixé sur le rétroviseur tout en palabrant à l’infini sur une prétendue lutte anti-impérialiste, dont la « grandeur » n’arrive toutefois pas à subvenir aux besoins des populations et répondre à leurs attentes de bien-être.
L’Afrique est un continent jeune et sa jeunesse ne peut se rassasier ni ne veut se contenter d’un populisme qui n’enrichit que ceux qui en font leur fonds de commerce. Ses résultats en termes de progrès économique et social sont aussi fictifs que l’entité pseudo-étatique polisarienne qui siège comme un spectre à l’UA. Il est plus que temps de chasser les mauvais esprits qui hantent l’Afrique, dilapident ses richesses naturelles et étouffent son potentiel de développement, outre les menaces qu’ils font peser sur sa sécurité. Et le Maroc compte bien apporter une nouvelle dynamique à une Organisation panafricaine qui a, jusqu’à présent, surtout brillé par son incapacité à apporter la moindre solution concertée aux maux qui affaiblissent l’Afrique et entravent son envol dans le monde multipolaire en devenir. A l’aube d’une nouvelle ère où la Chine étend progressivement mais hardiment sa nouvelle Route de la soie jusqu’à atteindre la Méditerranée et où la Russie affiche ses ambitions eurasiatiques, le Maroc se veut jouer le rôle de plaque tournante entre une Afrique jeune et riche en opportunités, mais pauvre en moyens de les fructifier, et une Europe vieillissante et à bout de souffle économique, mais néanmoins dotée de capacités industrielles et technologiques dont le continent africain a rudement besoin.
Plus qu’une simple adhésion à l’Union Africaine, le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle continentale marque un tournant géopolitique majeur qui annonce le début du temps de l’Afrique sur la scène mondiale.

25/1/2017
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Le Hooliganisme dans tous ses états : Les effets des différentes révolutions industrielles

Dossier réalisé par Y. Nasser
 
   
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