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«Wa ana Moâallim Najeh»

Majd El Atouabi

C’est une publicité que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Son refrain à jamais gravé dans les mémoires des natifs des années 1960, 1970 et 1980, disait «Daftar Najeh, daftar faleh, daftar Somapa!». Des petits minots aux looks très eighties se relayaient alors pour chanter les louanges de quelques métiers considérés parmi les plus nobles à l’époque : Pilote d’avion, médecin, ingénieur…. Grimé en prof miniature, l’un d’eux, l’air sérieux, affublé de grosse lunettes et d’une moustache, une règle à la main et blouse blanche sur les dos, se présentait ainsi «Wa ana Moâallim Najeh».
Avant-hier, en suivant en direct la conférence de presse organisée au siège du Ministère de l’Education nationale concernant la crise des enseignants contractuels, c’est à ce petit enfant que j’ai pensé. Une telle publicité tournée aujourd’hui inclurait-elle son personnage d’instituteur 
Vu le ton martial et péremptoire adopté par le Ministre de l’Education nationale dans sa conférence lors de laquelle il a promis la radiation pure et simple aux impénitents grévistes, de telles publicités où le métier d’instituteur était glorifié, font certainement partie du passé. Cela fait en effet longtemps que les instituteurs ont été déchus du panthéon des métiers nobles. Du moins depuis que des morveux se permettent de les tabasser en pleine classe au vu et au su des autres élèves. Et tout récemment encore lorsqu’ils ont commencé à subir les bastonnades des forces de l’ordre.
Sans vouloir donner raison à l’une ou l’autre partie, car sans doute l’avenir nous dira qu’elles avaient toutes les deux tort, la raison voudrait qu’un tel dossier soit traité avec un minimum de respect de part et d’autre. Au lieu de cela, c’est le chantage qui prime. En parallèle, les écoles, collèges et lycées publics continuent à fermer les uns après les autres.
De moins en moins attractives pour des élèves et des parents d’élèves en quête d’excellence et d’enseignement privé, ces institutions qui consacraient la souveraineté de l’Etat dans ce secteur stratégique, le sont sans doute moins pour des instituteurs en mal de reconnaissance et surtout de stabilité professionnelle. Où va-t-on
Majd El Atouabi

29/3/2019
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2021 bis

Mohammed SEDRATI

Dans le traitement journalistique il apparait clairement que la course vers les élections revêt un caractère péjoratif. Certes elle a été entamée très tôt par certaines composantes de la majorité au pouvoir. Mais, selon toute vraisemblance, certains confrères tombent facilement dans l’amalgame. Ainsi pour ce surtitre « La course vers les élections », un quotidien arabophone titre « Baraka attaque le gouvernement depuis Larache ». Or, au risque de nous répéter, l’Istiqlal fait l’opposition, et son S/G fustige la « débandade de la coalition ». En la substance, il impute l’impuissance de la majorité aux commandes à fournir sa vision du modèle de développement au Souverain aux différends qui mettent dos à dos ses composantes.
On relève cela dans l’article du quotidien arabophone qui cite également la position de l’Istiqlal, déclinée par Nizar Baraka, vis-à-vis des questions des contractuels, des langues de l’enseignement, du gel du dialogue social, des prix du carburant, de la cherté de la vie… Jusqu’à preuve du contraire c’est cela faire de l’opposition. Où est-ce que l’on voit une course pour les élections
Pour l’Istiqlal chaque chose en son temps, rien ne sert de courir, il faut partir à point..

Mohammed SEDRATI

29/3/2019
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 Nota Bene
Souriez, le gouvernement vous protège !

Jamal HAJJAM

Le gouvernement veut venir à bout de l'hémorragie routière. Excellente nouvelle. Quelque 280 radars "intelligents" de détection de vitesse, nouvellement et chèrement acquis, ont été remis à la police et à la gendarmerie pour scruter les routes du pays. Lorsqu'il s'agit de préserver des vies, notre gouvernement ne lésine ni sur les stratégies, ni sur les moyens. Heureux qui comme nous sont si tendrement gouvernés.
Que les mauvaises langues se retiennent ! L'Exécutif ne cherche nullement à renflouer les caisses du Trésor en puisant dans les poches des automobilistes distraits. Pas de procès d'intention SVP et surtout pas de calomnies ! L'intention est autrement plus noble et rien ne sert de chercher à manquer de reconnaissance à un gouvernement aux petits soins.
Il est inutile par exemple de se demander pourquoi l'état de nos routes nationales et secondaires est particulièrement meurtrier sans que cela n'ébranle la fibre humanitaire de nos gouvernants. Pas la peine non plus de chercher à savoir pourquoi nous faisons figure de cancre s'agissant de l'équipement des hôpitaux et autres dispensaires et centres de santé en matériel médical opérationnel et en personnel suffisant. Il serait également de mauvaise foi que de se demander pourquoi dans les hôpitaux publics, les malades doivent-ils attendre des mois, voire des années, avant de pouvoir se faire opérer ou prétendre à une radio, au risque de passer de vie à trépas entre-temps. De la même façon, rien ne sert de se lamenter devant les catastrophiques déficits et classement de notre pays en matière de santé publique. Ni d'ailleurs s'étonner de voir notre système de santé patauger dans la boue au moindre couac (H1N1 en exemple). Ou encore s'apitoyer sur le sort des populations des zones reculées et enclavées, privées des structures médicales les plus basiques...
Si vous pensez que les vies humaines à préserver se trouvent aussi ailleurs que sur les routes, vous vous trompez. Si vous croyez qu'on les retrouve surtout, et en grand nombre, là où elles vont, souvent dans la détresse, à la recherche d'un service public quasiment introuvable, vous faites fausse route. Ne vous hasardez surtout pas à soutenir que les vies visées par les radars rapportent et que les autres relèveraient du "peu importe". N'allez pas chercher midi à 14 heures et croire qu'il y a de la promptitude seulement là où il y a de l'argent à ramasser. Non, nous n'en sommes pas là et le gouvernement traite les contextes et les citoyens sur un pied d'égalité. La preuve !
Certes, personne n'est contre la prévention et personne ne nie que les tares citées plus haut sont structurelles dans notre pays, mais c'est l'absence de cohérence dans l'action publique et la démagogie qui enveloppe souvent les moralités mises en avant qui dérangent et provoquent l'ire des citoyens.

Jamal HAJJAM

22/3/2019
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Bouteina BENNANI
 
   
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Mohammed SEDRATI

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Jamal HAJJAM
 
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