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Pas très beau le tableau

Jamal HAJJAM

Pas réjouissant du tout et encore moins rassurant. L’indice de confiance des ménages continue allégrement sa tendance baissière. C’est la déprime, aggravée par l’absence de perspectives au vu de la stérilité politique régnante.
L’enquête de conjoncture auprès des ménages menée par le HCP qui vient d’en dévoiler les résultats, est à percevoir comme un véritable signal d’alarme. Non pas uniquement en raison de la chute de la confiance, mais au regard aussi des raisons qui la sous-tendent.
Etabli à 79,1 points au lieu de 87,3 points une année auparavant (plus de 8 points en moins en une année), l'indice de confiance a dégringolé en raison de la perception négative par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière. Tous les ingrédients, en fait, d’une paupérisation insidieuse et de plus en plus envahissante.
Les ménages ne font là que rendre leur ressenti selon leur vécu et leurs incertitudes pour l’avenir. Un ressenti en soi-même preuve de l’échec gouvernemental en matière sociale.
Dans leurs mouvements de protestations comme par le biais des syndicats, ou encore à travers les réseaux sociaux, les citoyens n’ont eu de cesse d’exprimer, vainement, leurs frustrations conséquentes à l’effondrement graduel des indicateurs sociaux.
A la base, il y a l’absence d’une vision sociale gouvernementale intégrée qui soit à même d’endiguer les malaises par la proposition de solutions en amont. Une absence aggravée ensuite par une pléthore de mesures antisociales : fiscalité galopante, libéralisation des prix débridée, suppression mal préparée socialement de la Caisse de Compensation… Et, fait gravissime, l’abandon d’engagements antérieurs et l’ajournement d’autres à des fins électoralistes. Le tout sur fond de gel du dialogue social !
Vraiment pas très beau le tableau.
Jamal HAJJAM

10/4/2019
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Esprits tordus

Jamal HAJJAM

La visite du Pape François 1er au Maroc, placée sous le signe de la promotion du dialogue interreligieux, de la tolérance et de la coexistence, applaudie de par le monde, a fait quelques mécontents auxquels l’évènement a donné des coliques.
C’est le cas de l’Union internationale des oulémas musulmans (UIOM) que préside le Marocain Ahmed Raissouni, membre du MUR (bras idéologique du PJD), qui a succédé à la tête de l’Union au fameux Al Qaradaoui, ténor et figure de proue du mouvement des Frères Musulmans, réfugié au Qatar. Dans un communiqué, l’UIOM s’est érigée en désapprobatrice de l’évènement. Pourquoi  Parce que lors de la présentation de chants religieux de tradition musulmane, chrétienne et hébraïque à l’Institut Mohammed VI de la formation des Imams Mourchidines et Mourchidates, il y a eu « mélange » entre ce que l’UIOM a assimilé à « Al Adhan » et les autres chants religieux. Se déclarant « choquée », l’Union internationale des oulémas a fustigé un« mélange des genres » entre les « grands rites islamiques et les chants ecclésiastiques ».
Révélatrice démonstration d’intolérance à l’occasion d’un événement qui célébrait justement
la tolérance. Et peu importe la contradiction avec une affirmation contenue dans le même communiqué qui souligne que «les principes de tolérance, de coexistence et de dialogue sont des principes fondamentaux en Islam ». Une vérité recyclée langue de bois chez les « frères », en vue de faire écran à la culture du rejet de l’autre qui estampille le comportement de cette organisation.
Sinon comment expliquer que l’UIOM se soit focalisée sur un simple détail qui relève somme toute de l’artistique et ignorer l’essence de la rencontre entre deux hautes autorités religieuses représentatives des deux plus grandes religions monothéistes
L’UIOM a sciemment ignoré l’impulsion à la construction d’un monde plus solidaire, imbu d’écoute et de respect mutuel, que peut apporter une telle initiative qui a déjà donné la meilleure des réponses à la propagation des pensées fascistes et aux instrumentalisations prônant la haine et la violence.
L’UIOM a également balayé les puissants messages politiques de l’Appel d’Al-Qods signé par les deux souverains et qui vise la restitution des droits spoliés à leurs ayants droit.
Même les efforts du Maroc pour la promotion en Afrique et ailleurs d’un Islam modéré et de juste milieu, mis en exergue lors de cette visite, n’ont pas trouvé grâce aux yeux d’Ahmed Raissouni et ses camarades.
En lieu et place, l’UIOM a fondé sa diatribe sur une confusion volontaire. Les savantissimes membres de l’Union internationale des oulémas ont - comble de la bêtise – fait l’amalgame entre les paroles de la seule Profession de Foi (Chahada) et Al Adhan, surtout que psalmodiée, l’air musical de la Chahada rappelait celui couramment utilisé (au Machreq surtout) pour l’appel à la prière, donc Al Adhan. Voilà qui a en plus été désigné dans le communiqué par « grands rites islamiques ».
Pourtant, il est bien établi dans la jurisprudence islamique (le fiqh) que «ma bouniya ‘ala batel fahouwa batel » (ce qui est fondé sur du fallacieux est frappé de nullité). Et ce n’est surtout pas Ahmed Raissouni, spécialiste en la science des « oussoul al fiqh » (les principes de jurisprudence) qui dira le contraire.  
Jamal HAJJAM

4/4/2019
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