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Sahara… haut les cœurs

Mohammed SEDRATI

Le goulot d’étranglement, dans lequel la question du différend artificiel autour du Sahara marocain ne cessait de s’embourber, est en train de s’évaser à vue d’œil. D’une part, le voisin de l’Est semble lâcher du lest devant des slogans populaires dont le soubassement privilégie des relations harmonieuses où les Etats voisins ciblent un avenir commun meilleur. D’autre part, la diplomatie marocaine, sous la houlette exécutive de M. Bourita, est assez offensive qu’elle amène à la reconsidération de leur position en faveur de la thèse marocaine certains Etats influents, membres du groupe des amis du Sahara. D’autre part encore, et surtout, il y a le climat délétère qui sévit chaque fois de plus belle dans les camps de Tindouf, d’où la donne vire vers l’auto-démantèlement.
Le contexte géopolitique, du moins régional, ne s’est jamais au paravant prêté à une perspective autant optimiste d’une solution définitive où tout le monde trouve son compte. Et quelle que soit l’issue de la situation de gestation de l’après-Boutefika, une prise de conscience se dégage qui laisse augurer d’un lendemain où le pragmatisme rationnel se conjugue aux rapports gagnant-gagnant dans la quête d’une prospérité. Le rideau de fer est tenace, mais il finira par céder complètement.
Il y a fort à parier, en définitive, que la ténacité du Maroc dans son investissement pour le parachèvement de son intégrité territoriale est payante.
Haut les cœurs…
Mohammed SEDRATI

29/4/2019
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 Nota Bene
Ciel, mon patrimoine !

Jamal HAJJAM

300maisons risquent de subir l’assaut des bulldozers dans la médina de Rabat. La commune urbaine et la Société Rabat Région Aménagements (maître d’ouvrage et maître d’ouvrage délégué) ont lancé un appel d’offres relatif aux études, suivi, contrôle et pilotage des travaux de démolition ou de confortement de ces bâtisses.
300 maisons menaçant ruine qui risquent d’être rasées, c’est énorme et c’est tout un pan du patrimoine de la médina que les r’batis jaloux de leur cité vont devoir pleurer, impuissants.
Certes, l’appel d’offres parle de démolition ou de confortement, mais à se référer aux propos de la Société Rabat Région Aménagements rapportés dernièrement par la presse, ces constructions « n’obéissent pas aux dispositions classiques réglementaires et ne sont pas régies par une normalisation spécifique ». Elles ne se prêtent donc pas au « diagnostic instrumental usuel, prévu pour le béton armé, la maçonnerie, et autres structures normalisées telles que les auscultations et les carottages ». Vu sous cet angle et si on prêche par excès de pessimisme, on peut considérer que la messe est dite. En tout cas, la sauvegarde de ces constructions échappe à toute approche conventionnelle « surtout qu’il n’existe pas de référentiel pour l’appréciation de leur stabilité structurelle ».
Ceci me rappelle le cas de la bâtisse principale et historique de L’ex-hôpital Marie Feuillet (Ksar Labhar) dont on avait annoncé la sauvegarde dans le cadre de la transformation du site en un hôtel de luxe (les travaux sont en cours), mais qui a été purement et simplement réduite en gravats. Il est donc fort probable que les 300 maisons en question subissent le même sort et rejoignent le royaume des souvenirs nostalgiques.
Il n’est évidemment pas question de s’élever contre l’éventualité de la démolition. Une bâtisse qui menace ruine et qui ne peut être récupérée est un danger public à neutraliser d’une façon ou d’une autre. Mais il est impératif de tirer, une fois pour toutes, les enseignements nécessaires pour ne plus devoir recourir dans l’avenir aux opérations chirurgicales de ce type. Un suivi systématique et régulier des bâtisses des cités inscrites au patrimoine doit impérativement être instauré ainsi que la mise en place d’un mécanisme permanent d’intervention et de restauration des ouvrages qui présenteraient au fil du temps des fragilités. C’est le seul moyen d’éviter leur perte à jamais. On parle ici de patrimoine commun, voire universel.
L’effort considérable actuellement en cours dans la médina de Rabat et dans toutes les médinas historiques du Royaume est à saluer hautement.
Mais l’idéal est de voir cet intérêt dépasser l’exceptionnel pour s’inscrire dans le permanent. C’est précisément le rôle de la Commune de passer de la logique du dernier recours et des solutions radicales, à l’action dûment planifiée, inscrite dans le temps et fondée sur des structures dédiées, permanentes et pérennes, de préservation. Osons espérer.
Jamal HAJJAM

25/4/2019
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