Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
    RDC : Dialogue national : Après la signature, les tractations continuent...  
   
 
        Nationale
 
Stratégie de la DGSN en 2016: Lutte contre la criminalité, renforcement du sentiment de sécurité et modernisation des infrastructures

La lutte contre la criminalité, le renforcement du sentiment de sécurité et la modernisation des infrastructures ont été au coeur de la stratégie de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) en 2016, au côté de l’application des principes de la gouvernance dans la gestion administrative et financière et de la consécration des mécanismes de moralisation.
Dans le domaine de la lutte contre le crime et du renforcement de sentiment de sécurité, l’année 2016 a été marquée par l’adoption d’un plan d’action intégré, portant sur l’arrestation des personnes recherchées, la répression des affaires de trafic de drogues et des comprimés psychotropes, la lutte contre la possession d’armes blanches sans motif légitime et leur utilisation pour porter atteinte aux personnes et aux biens d’autrui, le démantèlement de réseaux criminels actifs dans de nombreux domaines de criminalité, et enfin la prévention contre les crimes violents qui nuisent au sentiment de sécurité.
Les opérations sécuritaires menées à cet égard ont conduit à l’arrestation de 466.997 suspects, dont 150.992 individus recherchés, soit une hausse d’environ 23 % par rapport à 2015.
De même, 89.910 personnes ont été interpellées dans le cadre d’affaires de drogues et de stupéfiants, contre 80.057 l’année dernière, soit une hausse de 12,31%.
Les opérations de saisie de différents types de drogues ont atteint des niveaux record, avec 106 tonnes et 870 kg de hachich, ce qui représente une hausse de plus de 55 tonnes par rapport à 2015.
Par ailleurs, 1 tonne et 582 kg de cocaïne ont été saisis (+ 355 %), 15 kg et 826 grammes d’héroïne (+ 469,9 %), ainsi que 1.285.194 de comprimés “ecstasy” et de comprimés psychotropes, soit une hausse record de 1.049.546 comprimés.
En matière de coopération internationale de lutte contre le crime organisé transfrontalier, 141 mandats d’arrêts internationaux ont été diffusés, contre 75 seulement en 2015, alors que 120 individus recherchés au niveau international ont été arrêtés, contre 59 l’année précédente. Au total, 77 commissions rogatoires internationales ont été exécutées au Maroc, outre la participation à l’exécution de 27 commissions rogatoires internationales à l’étranger.
Les éléments de la brigade mixte chargée du ratissage du périmètre des établissements scolaires ont sécurisé 4.513 établissements scolaires au titre de l’année académique 2015-2016 et procédé à l’arrestation de 4.904 suspects, contre 4.569 l’année écoulée (soit une augmentation de 335 arrestations).
S’agissant de la sécurité routière, 1.683.483 véhicules de différentes catégories ont fait l’objet de procès-verbaux pour infraction, avec une hausse de 14.575 véhicules par rapport à 2015, tandis que 1.018.799 amendes à l’amiable ont été recouvrées.
De même, 230.663 véhicules ont été mis en fourrière municipale, contre 222.000 véhicules un an auparavant (+3,9%).
Les services de la sûreté nationale ont également constaté 53.955 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain dans l’ensemble des villes marocaines.

- S’agissant de la gestion administrative, de la formation policière et de la consécration des mécanismes de moralisation, la DGSN a bénéficié, en 2016, de dotations financières pour le recrutement de 4500 fonctionnaires à travers des examens externes et de 600 postes dans le cadre d’examens internes.
Pour ce faire, la DGSN a adopté un « nouveau régime des examens fonctionnels » qui, basé sur le mérite et l’égalité des chances, est précédé d’annonces télévisuelles et médiatiques qui informent de la date des examens. Ce régime, appuyé sur le système des questions à choix multiples (QCM), se distingue par la réduction des délais des corrections supervisées par des instances académiques, dès lors que leur durée n’a pas dépassé cette année 43 jours, en dépit du fait que le nombre des candidats aux examens externes ait atteint 164.339 personnes, contre 21.485 pour les examens internes.
Il a été aussi procédé à l’adoption d’une nouvelle procédure de nomination dans les postes de responsabilité basée sur la candidature, l’examen et la compétence, ayant concerné 37 postes à divers niveaux, outre l’élaboration d’un référentiel des emplois et des compétences (REC) pour la qualification des fonctionnaires aux plans central et décentralisé, et le changement structurel du système de formation policière au sein de l’Institut Royal de Police et des différentes écoles d’entrainement.
A cet effet, une nouvelle Charte de formation a été adoptée, avec en vue la construction des compétences dans les différentes sciences de sécurité, l’ouverture sur les techniques et les nouvelles technologies, le renforcement des mécanismes de la coopération sécuritaire internationale dans les domaines des stages, outre la prise en compte des principes de discipline, de moralisation et du respect de la culture des droits de l’Homme.
Au total, 6729 fonctionnaires ont bénéficié de programmes de formation élémentaire, 3124 de stages spécialisés, 1211 de sessions de formation continue et 1721 de sessions de stage initiés en coordination avec des pays étrangers. L’Institut Royal de Police a abrité 137 activités dans le cadre de la coopération sécuritaire internationale, dont 17 ont profité à des éléments de police de plusieurs pays africains, notamment de Tanzanie, Soudan, Gambie, Burkina Faso, Centrafrique, Sénégal et de Madagascar. 
Concernant les mesures incitatives en faveur des fonctionnaires, l’année 2016 a été marquée par l’annonce de la promotion interne relative aux années 2014 et 2015 au profit de 14.187 fonctionnaires de divers grades, soit 22 PC de l’effectif global de la sûreté nationale (près de 1/4), et l’examen et l’élaboration des listes de promotion au titre de l’année 2016 en vue d’en annoncer les résultats début 2017.
Réponse a été également donnée aux demandes de mutation à quelques 1663 fonctionnaires pour des considérations personnelles et sociales, soit une moyenne de 41 PC de l’ensemble de la mobilité des fonctionnaires en 2016, sachant que les services de la sécurité médicale ont dispensé 89.489 consultations et interventions s’inscrivant dans le domaine de la santé physique, psychologique et des services paramédicaux au profit des fonctionnaires de la sûreté nationale, en plus de l’octroi de 84 primes à des fonctionnaires pour avoir accompli des actions exceptionnelles ou consenti des sacrifices en matière de préservation de la sécurité et de la sûreté des citoyens.
En outre, la DGSN, en coordination avec la Fondation Mohammed VI pour les œuvres sociales des fonctionnaires de la Sûreté nationale, a accordé des subventions sociales à la famille de la sûreté nationale, sous forme de réduction des frais des colonies de vacances au profit des enfants et orphelins de la sûreté nationale d’environ 50 % par rapport aux années précédentes, tout en veillant au choix de campings et centres d’estivage qualifiés à recevoir les bénéficiaires.
Elle a également doublé le nombre des bénéficiaires de l’opération de pèlerinage, porté à 80 personnes, au lieu de 40 les années précédentes, avec prise en charge complète des frais du hajj qui était partielle auparavant, comme elle a octroyé des aides à 973 policiers pour l’acquisition de logements et facilité l’accès d’autres, à Meknès, Agadir, Tanger, Ouarzazate et à Fès, à la propriété de logements et de lots de terrains avec des prix préférentiels.
Dans le domaine de la moralisation, l’Inspection général de la sûreté nationale a mené 442 enquêtes administratives, contre 242 en 2015, soit une hausse de 83 %, réalisé 73 opérations de contrôle et d’inspection, dont 42 ont été secrètes et impromptues, portant sur l’audit de l’action des services de police et le contrôle des comportements des fonctionnaires, ayant abouti à 2007 sanctions disciplinaires, dont 1104 avertissements, 517 blâmes, 259 recyclages, 84 révocations et 31 suspensions temporaires, 3 mises à la retraite d’office, 4 décharges et 5 rétrogradations.
En outre, quelque 1899 lettres de mise en garde ont été adressées aux fonctionnaires contrevenants, alors que des décisions d’exclusion ont été prises à l’encontre de 176 176 fonctionnaires, dont 58 pour des affaires de corruption financière.
-En matière de communication et de sensibilisation, la DGSN a adopté, en 2016, une approche de communication avec l’opinion publique, en consécration de sa politique d’ouverture et de transparence, à travers l’organisation de 1230 activités de relation-presse, dont 891 activités d’information (communiqués, dossiers de presse), 174 mises au point, 165 autorisations de reportages au profit des différentes tribunes médiatiques, ainsi que la publication de 9 numéros de la revue de Police, en arabe et en français.
De même, les services de la sûreté ont tenu 51.811 réunions de coordination avec des associations et des organisations de la société civile, contre 43.986 en 2015, en hausse de 18 pc, et poursuivi la mise en œuvre du programme de campagnes de sensibilisation en milieu scolaire qui a bénéficié, au titre de l’année scolaire 2015-2016, à 1.028.866 élèves de 8079 établissements scolaires.
Outre ces réalisations, la DGSN veille actuellement à mettre en œuvre une série de grands projets fixés au titre de l’année 2017, dont la construction de son nouveau siège à Rabat, qui abritera toutes les directions et services centraux et répondra aux normes architecturales et sécuritaires requises dans les établissements sensibles. 
De même, l’édification des nouveaux sièges du Laboratoire national de la police scientifique et de la Brigade nationale de la police judiciaire est en cours de préparation, outre la construction d’une nouvelle école de formation des policiers au niveau de la rocade de Rabat, et précisément à El Arjat.
Parmi les projets prioritaires, figure également le chantier de la révision du statut des fonctionnaires de la sûreté nationale, afin de permettre la mise en œuvre précise et l’exécution complète des Hautes instructions royales visant la promotion des conditions sociales et professionnelles des fonctionnaires de la sûreté nationale, afin de leur permettre de remplir pleinement la mission de maintien de la sécurité des citoyens et la préservation de leurs biens.

11/1/2017
Lu 64 fois
| |
 
Préservation du patrimoine historique de l’ancienne médina de Marrakech et renforcement de sa vocation touristique : SM le Roi lance d’importants projets

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, lundi à Marrakech, au lancement d’importants projets destinés à la préservation du patrimoine historique de l’ancienne médina de la Cité ocre et au renforcement de sa vocation touristique et internationale.
Le Souverain a, ainsi, lancé le programme de restauration et de mise en valeur des circuits touristiques et spirituels de l’ancienne médina de Marrakech, ainsi que les projets de construction du Centre de santé urbain de niveau 1 «Merstan», de reconstruction du Centre de premiers soins du «Croissant Rouge Marocain» à Jamaâ El Fna et de réaménagement de celui du quartier El Mellah, et de la restauration de la Medersa «Ben Youssef». 
S’inscrivant en droite ligne des objectifs du Plan de développement «Marrakech, Cité du renouveau permanent», ces projets traduisent l’intérêt particulier qu’accorde le Souverain à la préservation et à la valorisation du patrimoine historique de plusieurs villes du Royaume, et Sa ferme détermination à sauvegarder les différentes strates de la mémoire nationale.
Ils témoignent également de la volonté de SM le Roi, Amir Al Mouminine, de mettre en valeur le capital immatériel, cultuel, culturel et architectural, de la ville de Marrakech, de consolider la place de cette Cité-Musée en tant que destination touristique phare du Maroc, et de promouvoir les conditions de vie de ses habitants.
Ainsi, le programme de restauration et de mise en valeur des circuits touristiques et spirituels de l’ancienne médina de Marrakech prévoit la restauration et la mise en valeur du circuit touristique allant de «Dar El Bacha» à la Place «Ben Youssef », à travers notamment le ravalement et l’embellissement des façades des bâtiments que jalonne ce circuit.
Dotée d’une enveloppe budgétaire de 100 millions de dirhams (MDH), la restauration de cette séquence (1.500 m) porte également sur la réalisation de toitures en bois pour les souks, et le traitement et la restauration de neuf foundouks (Tadlaoui, El Omri, El Mizane, Kherbouch, Sersar I et II, El Bacha, El Haj Tahar, Boukhabiya), de deux mosquées (Sidi Abdelaziz, El Mokhteriyine) et du Mausolée «Sidi Abdelaziz».
Le programme de restauration et de mise en valeur des circuits touristiques et spirituels de l’ancienne médina de Marrakech concerne aussi le circuit spirituel des sept Saints (Sidi Youssef Ben Ali, Cadi Ayyad Ben Moussa, Sidi Abdelaziz Tebbaâ, Abderrahmane Ben Abdallah Assouhaili, Abou El Abbas Assabti, Sidi Ben Slimane Al Jazouli, et Abdallah El Ghazouani)
La réhabilitation de cette séquence mobilise, elle aussi, des investissements de l’ordre de 100 millions DH, et consiste en la restauration de 10 places publiques, la rénovation de six fontaines, la rénovation de 60 portes, de six mausolées (Sidi Ben Slimane Al Jazouli, Sidi Youssef Ben Ali, Cadi Ayyad Ben Moussa, Sidi Abdelaziz Tebbaâ, Abderrahmane Ben Abdallah Assouhaili, et Abdallah El Ghazouani), et le ravalement des façades donnant sur ce circuit.
Outre ce programme de restauration et de mise en valeur des circuits touristiques et spirituels, l’ancienne médina de Marrakech connaîtra la réalisation de plusieurs projets destinés à l’amélioration des conditions d’accès des populations aux services de base, et à la préservation du patrimoine historique de l’ancienne médina de Marrakech.
En effet, il sera procédé à la restauration de la medersa «Ben Youssef», un joyau architectural édifié au cœur de l’ancienne médina, à proximité de la Mosquée «Ben Youssef». Ce projet, qui sera réalisé par le ministère des Habous et des Affaires islamiques pour une enveloppe budgétaire de 61 millions de dirhams, témoigne de la volonté de SM le Roi, Amir Al Mouminine, de préserver le patrimoine culturel et civilisationnel des anciennes villes du Maroc.
Il traduit, à l’instar des projets de restauration des Medersas historiques de l’ancienne médina de Fès, la ferme détermination du Souverain de redonner aux medersas leurs lettres de noblesse, dans la diffusion des valeurs de l'Islam du juste milieu, de la modération, de la tolérance et de l'ouverture sur l'autre.
Autre projets lancés, en ce jour, par SM le Roi sont ceux relatifs à la construction du Centre de santé urbain de niveau 1 «Merstan» à Sidi Ishaq (3 MDH, dont 1 million comme contribution de l’Initiative nationale pour le développement humain), de reconstruction du Centre de premiers soins du «Croissant Rouge Marocain» à Jamaâ El Fna et de réaménagement de celui du quartier El Mellah (4,95 MDH).
SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé, à cette occasion, la cérémonie de signature de la convention relative au financement, à la restauration et à la mise en valeur des circuits touristiques et spirituels de l’ancienne Médina de Marrakech.
Cette convention a été signée par MM. Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances, Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville, Ahmed Akhchichen, président du conseil régional de Marrakech-Safi, Mohamed Larbi Belcaid, président du conseil communal de Marrakech, et Badr Kanouni, président du Holding Al-Omrane.
SM le Roi a, par la même occasion, visité le chantier de rénovation et de reconversion de l’ancienne «Dar El Bacha» en un «Musée des Confluences». Ce projet (12 MDH), porté par la Fondation nationale des Musées, disposera d’un espace d’exposition dédié à l’art de l’Islam où seront exposés des écritoires, des tablettes et différents objets relatifs à la science et aux savoirs islamiques.
Il comportera également un espace réservé à la collection universelle de Patty Cadby Birch, représentant les quatre continents (Amérique, Afrique, Europe, Asie), un espace d’exposition permanent qui recèlerait des données historiques et archéologiques démontrant les différentes facettes de la culture marocaine, et un espace dédié aux expositions temporaires. 
Ces différents projets viennent s’ajouter aux multiples actions et initiatives entreprises par le Souverain pour la protection et la promotion de l’ancienne médina de Marrakech, notamment le programme de requalification urbaine de Hay El Mellah, le projet de requalification du circuit touristique de la Place «Ben Youssef» vers la Place «Jamaâ El Fna» en passant par la Place «Ben Saleh», et de celui de réhabilitation des Foundouks «Selhem», «Ziyat», et «Sidi Abdelaziz».
Un grand nombre d'habitants, de commerçants et d'artisans de l’ancienne médina de Marrakech se sont rassemblés tout au long de l'itinéraire emprunté par SM le Roi, exprimant leurs marques de fidélité et de loyalisme au Souverain et leur profonde gratitude à l’Auguste personne de SM le Roi pour cette visite bénie.

11/1/2017
Lu 83 fois
| |
 
Lutte contre l’analphabétisme: Les pays arabes dans une situation aux retombées fâcheuses sur la stabilité et le bien être des populations

Mohammed BEROUAL

Le monde arabe a célébré le 8 janvier courant la Journée arabe d’alphabétisation. Une occasion pour mettre en exergue les efforts déployés à travers les stratégies mises en place pour venir à bout de ce fléau aux retombées fort prononcées sur les économies et sur le développement social.
Occasion pour s’arrêter également, sur les nombreuses entraves auxquels nombre de pays arabes se trouvent confrontés aujourd’hui, à travers les conflits armés et les difficultés de tous genres aux retombées fâcheuses sur la stabilité et le bien être des populations.
Certes personne ne conteste de nos jours que le fléau de l’analphabétisme est un problème mondial. A ce niveau d’ailleurs, ce sont près de 800 millions d’adultes, des femmes pour la plupart, de par le monde qui savent à peine lire, écrire ou compter, selon des données des instances onusiennes. Que ce sont quelques 75 millions d’enfants qui ne sont même pas scolarisés.
Et qu’niveau du monde arabe, la géographie de l’analphabétisme fait que ce sont environ 60 millions de personnes qui ne savent ni lire ni écrire et que dans la plupart des pays, les millions d’analphabètes appartiennent aux populations les plus désavantagées et les plus marginalisées.
Aujourd’hui, et alors que l’échéance fixée par les Nations Unies pour concrétiser des Objectifs du Développement du Millénaire (ODM), est arrivée à terme après quinze années de travail, le constat est on ne peut plus inquiétant : «L’alphabétisation est de loin le plus délaissé des objectifs du programme d’Education pour tous », reconnait l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO).
C’est dire que la situation dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui, est largement compromettante aussi bien pour l’économie que pour la société.
Y remédier, qu’on se rappelle d’ailleurs l’approche faite par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans un message aux participants au Congrès national de la ligue marocaine de l’enseignement fondamental et de la lutte contre l’analphabétisme, organisé à Rabat en mars 2000.
Analysant cette problématique, le Souverain a souligné avec force argument que l’analphabétisme dans sa nouvelle acception, à l’aube du troisième millénaire, signifie l’incapacité d’intégration dans la société de la communication et de l’information. Car, tant que la globalisation déferle sur notre monde, la menace de l’analphabétisme du vingt-et-unième siècle, qui signifie l’incapacité de comprendre et d’utiliser les éléments de l’essor de la technologie et de la connaissance, va constamment peser sur notre société ». Une mise en garde d’une portée profonde et une vive interpellation à l’ensemble des acteurs et des décideurs à coordonner leurs efforts afin de relever le défi et de vaincre l’illettrisme et l’analphabétisme et d’être, donc, en phase avec les évolutions de l’époque.
Cette vision pertinente va d’ailleurs guider toute la stratégie d’action de notre pays qui a, sans conteste, affiché une volonté inébranlable pour lutter contre ce fléau.
Ainsi, dans cette phase de célébration de la journée arabe d’alphabétisation, le bilan affiché par notre pays est bien meilleur comparativement à celui des autres pays arabes. Résultat des efforts déployés par notre pays dans le cadre des projets de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et de bien d’autres programmes spécifiques portant sur le programme de lutte contre l’analphabétisme à travers la Télévision et l’Internet, programme d’alphabétisation dans les mosquées, renforcement des infrastructures scolaires dans le cadre de la politique de proximité, etc.
Sur tous ces chapitres comme sur celui de l’initiative « un million de cartables » distribués chaque année pour encourager les enfants issus de familles démunies à rejoindre les rangs de l’école, l’engagement de notre pays est ferme et ce afin de mettre en valeur les énergies humaines et de les intégrer dans le contexte général du développement intégré et durable.
Une stratégie qui donne la preuve de la pertinence des choix opérés et qui fait que notre pays, sous la conduite éclairée de Sa Majesté, est, de nos jours, en mesure de multiplier les ressorts et leviers de développement, en mesure également de mobiliser les acquis qu’il a accumulés sous forme de potentialités productives, d’instruments institutionnels, de compétences techniques et humaines, d’aptitude au partenariat et au travail en synergies,… qui lui permettent de relever le défi du changement que nous vivons en ce troisième millénaire.

11/1/2017
Lu 2402 fois
| |
 
La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme sur les stocks de sécurité : A peine 24,1 jours de consommation pour le gasoil, 5 jours pour le fuel et 27,5 jours pour le butane

Régi par la loi n° 09-71 du 12 octobre 1971 et les législations et réglementations spécifiques aux différentes catégories de produits, le système de stockage de sécurité en vigueur au Maroc reste incomplet et n’apporte pas les définitions et les spécifications nécessaires pour une gestion efficace des stocks de sécurité.
Certains textes réglementaires prévus accusent un grand retard dans leur publication. Ce cadre est également marqué par un manque de dynamisme. Depuis leur établissement, l’essentiel des textes n’a pas connu de mise à jour pour apporter les précisions qui s’imposent et tenir compte des évolutions que connaissent les secteurs concernés.
Dans son dernier rapport sur les stocks de sécurité, la Cour des comptes estime que ce cadre n’apporte pas de définition précise du "stock de sécurité" qui se trouve confondu avec les stocks outils des opérateurs, destinés à répondre à leurs propres besoins commerciaux et non au souci national de sécurité de l’approvisionnement dans les circonstances normales et exceptionnelles.
Pour certaines catégories de produits comme les médicaments, ce cadre parait inadapté dans la mesure où ils sont traités comme des produits standards comme il n’est pas tenu compte de leur grande diversité et leur niveau de criticité.
De même, les sanctions prévues dans ce cadre contre les manquements aux dispositions de stockage ne sont pas adaptées au contexte des secteurs et des opérateurs. En conséquence, elles ne sont jamais appliquées pour des opérateurs qui se trouvent structurellement en défaut par rapport aux obligations de stockage prévues notamment pour les produits pétroliers.
Par ailleurs, les modalités de contrôle et de suivi prévues montrent de réelles insuffisances.
Pour le contrôle, les dispositions prévues ne sont pas appliquées et les contrôles réalisés pour certains produits, notamment les produits pétroliers, servent à une simple constatation du niveau des stocks sur la base de situations mensuelles sans aboutir à l’application des sanctions prévues.
Pour le blé tendre, le contrôle se fait à l’occasion d’un programme périodique de contrôle dans la cadre d’une procédure globale de gestion des risques, ne visant pas spécialement les stocks de sécurité.
Ces contrôles sont effectués par des agents qui ne sont pas toujours habilités dans les formes prévues par la législation et n’établissent pas leurs constats selon la procédure réglementaire prévue à cet effet. Pour le reste des produits, le contrôle sur place n’est pas effectué.
Concernant le suivi, le cadre juridique en vigueur prévoit son exercice sur la base de déclarations périodiques des opérateurs. En pratique, le respect de ces obligations de déclaration diffère d’une catégorie de produits à l’autre.
De manière générale, il est constaté l’absence d’un cadre intégrant les différents intervenants dans le contrôle et le suivi des stocks de sécurité pour les inscrire dans un système global, intégré et cohérent tout en considérant les spécificités de certains produits.

Produits pétroliers : insuffisance structurelle
Les stocks de sécurité des produits pétroliers sont marqués par une insuffisance structurelle par rapport au niveau prévu par la réglementation qui est de 60 jours de consommation pour les produits raffinés chez les distributeurs. Les écarts sont plus significatifs pour certains produits de grande consommation comme le gasoil et le butane. Pour le gasoil, les stocks disponibles à fin 2015 ne permettaient de couvrir, en moyenne, que 24,1 jours de consommation. Pour le butane, et pour la même année, ces stocks ne couvraient que 27,5 jours de consommation. Quant au supercarburant, les stocks disponibles ne couvraient que 34,8 jours de consommation. Les stocks de fuel chez les distributeurs présentent la situation la plus critique avec des niveaux ne dépassant pas cinq jours de couverture en 2015. Sachant que ce produit est utilisé essentiellement dans la production de l’énergie électrique et dans certaines industries. Un écart également significatif est enregistré pour les stocks de carburéacteur (carburant des avions) qui ne présentaient que 19 jours de consommation à la fin de la même année.
A noter que dans plusieurs cas, à l’intérieur de la même année, les stocks atteignent des niveaux critiques ne dépassant pas 10 jours de consommation pour certains mois.
Concernant le pétrole brut, l’obligation réglementaire de détenir 30 jours de ventes par le raffineur n’est respectée qu’à moitié avec des stocks ne couvrant que 15,7 jours de ventes à juillet 2015. A signaler que depuis cette date, le raffineur local est en arrêt d’activité ce qui porte un risque supplémentaire sur la sécurité de l’approvisionnement du marché en produits pétroliers.
L’insuffisance des stocks de sécurité est corrélée à une insuffisance des capacités de stockage. Ainsi, à fin 2015, mis à part le supercarburant qui dispose de capacités de stockage équivalentes à 79 jours de consommation, les autres produits accusent un déficit en capacités de stockage malgré les efforts d’investissement dans de nouvelles capacités, déployés au cours des dernières années. C’est le cas du butane et du carburéacteur qui affichent des capacités respectives ne pouvant contenir que l’équivalent de 46 et 42 jours de consommation. Le fuel ne dispose que de l’équivalent de 26 jours de capacités chez les distributeurs, tandis que le gasoil dispose de capacités équivalentes à 56 jours de consommation.
Pour inciter les opérateurs à investir dans l’installation de nouvelles capacités de stockage et dans la constitution des stocks prévus par la réglementation, plusieurs mécanismes de financement ont été testés depuis l’institution des obligations de stockage. Toutefois, l’état des lieux des capacités et des stocks montre que ces mécanismes n’ont pas produit les résultats attendus. En effet, ni le système de ristourne ni celui de la marge spéciale de constitution des stocks, n’ont réussi à résorber les déficits en stocks et en capacités de stockage. Face à ces déficits, il est urgent de rechercher d’autres alternatives aux mécanismes expérimentés pour pallier la problématique de stockage.
En conséquence de cette situation, les dispositions relatives à l’utilisation des stocks de sécurité qui est subordonnée à l’autorisation du département de tutelle ainsi que les contrôles et les sanctions prévues contre le défaut de constitution de ces stocks se trouvent inappliquées.
Il est à noter que la situation des stocks de sécurité des produits pétroliers qui était déjà problématique avec un marché approvisionné à parts relativement égales par les importations de produits raffinés et de ceux produits par le raffineur local, se trouve plus risquée après l’arrêt d’activité de ce dernier. En effet, depuis l’été 2015, le marché national est approvisionné entièrement par l’importation de produits raffinés, ce qui accroit son exposition aux aléas du marché international et fait que les capacités de stockage se trouvent diminuées de celles disponibles, jusqu’à cette date, chez le raffineur local.
Blé tendre : fluctuations significatives
Durant les dernières années, les stocks de blé tendre ont globalement présenté des niveaux permettant l’approvisionnement normal du marché national. En 2015, le stock moyen a été de 14,9 MQx pour un écrasement moyen mensuel (représentant la consommation en ce produit), de près de 4 MQx, ce qui offre une couverture de plus de 3,5 mois d’écrasement.
Cependant, des fluctuations significatives sont régulièrement enregistrées entre les mois de la même année. Ainsi, les stocks de blé tendre sont, généralement, marqués par des périodes de grand stockage coïncidant avec la période des récoltes et des périodes de chute des stocks durant les mois précédant la production nationale. A titre d’exemple, le mois de décembre 2015 a enregistré un stock de 7,6 MQx couvrant moins de deux mois d’écrasement.
Le stockage des céréales est, en général, marqué par un nombre élevé d’opérateurs (280 organismes stockeurs, 30 importateurs et 164 minoteries industrielles) avec des modes traditionnels et d’autres modernes. Cette situation rend le suivi et le contrôle des stocks chez ces opérateurs plus difficiles et moins précis.
Il est à noter que l’arrêté, prévu depuis 1996 par le décret d’application de la loi relative à l’ONICL, devant fixer la consistance et le mode de constitution et de financement des stocks de sécurité, n’est pas encore établi.
Concernant les capacités de stockage des céréales, la situation à fin 2015 présente une capacité globale de plus de 50 MQx, ce qui permet de contenir des niveaux de stocks relativement suffisants. Toutefois, ces installations sont éparpillées entre un grand nombre d’opérateurs et sont encore dominées par le stockage en magasins avec 65 % des capacités globales par rapport au stockage en silos. Ce dernier étant plus moderne et offre un stockage de meilleure qualité et permet un suivi plus facile et précis.
En dépit de leur importance, ces capacités se caractérisent par une concentration dans trois régions du centre-nord qui comptent environ 62 % des capacités globales.
La même situation de concentration est relevée au niveau des importations qui s’effectuent essentiellement à travers le port de Casablanca par lequel ont transité près de 53 % des importations de blé tendre sur la période 2011-2014.

Recommandations : Constituer un stock de sécurité de 30 jours de consommation produits pétroliers
En vue d’instaurer un cadrage global du système de stockage de sécurité, il est proposé d’instituer une instance qui réunirait les différents intervenants dans ce système. Son rôle serait de concevoir et d’assurer l’adaptation continue d’un cadre global, intégré et cohérent relatif à la prise en charge la plus optimale de la problématique du stockage de sécurité dans ses différents aspects et pour toutes les catégories de produits.
Il s’agit particulièrement de réfléchir sur le cadre juridique adéquat, les produits concernés, le mode de stockage entre les secteurs privé et public, du financement des stocks et des capacités de stockage, la définition des niveaux de stocks, la relation de ce système avec les autres instances de prévention et de gestion des risques, etc.
- S’inscrire dans une stratégie visant de constituer, à moyen terme, chez les opérateurs, un niveau de stock de sécurité équivalent à 30 jours de consommation, en dehors de leur stock outil. A terme, l’objectif de cette stratégie est d’atteindre les niveaux requis par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), soit 90 jours de consommation. La prise en charge d’une partie du stockage de sécurité peut se concevoir dans le cadre d’un partenariat à instituer entre l’Etat et les opérateurs pétroliers sous forme de société d’économie mixte. La somme de 3 MMDH cumulée chez ces opérateurs à travers la prime spéciale de constitution des stocks pourrait contribuer au financement de ce projet.
- Prévoir l’institution d’un organisme constitué de représentants de l’Etat et des professionnels du secteur pour piloter le système de stockage de sécurité.
 Prévoir la réalisation d’infrastructures portuaires importantes pouvant accueillir des navires de grande capacité et les investissements connexes pour améliorer les capacités de réception et leur répartition sur le territoire national.

Concernant le blé tendre : recourir à des achats massifs
Mieux sécuriser les approvisionnements en recourant à des achats massifs, en période de détente sur les cours internationaux de blé tendre, parallèlement aux mesures à prendre en matière de développement des infrastructures de réception des importations des céréales dans les ports et d'amélioration des conditions de collecte de la récolte nationale en blé.
Prendre des mesures pour encourager les opérateurs à investir davantage dans le développement et la modernisation des infrastructures de stockage tout en veillant à assurer une meilleure répartition sur le territoire national.

11/1/2017
Lu 67 fois
| |
 
Entretien à bâtons rompus avec Dr Soly Bensabat, auteur du livre : « Devenez votre premier médecin »Comment devenir le premier gardien de votre santé

Mohamed JHIOUI

Dr Soly Bensabat est très connu pour se passer de présentations. Auteur de plusieurs ouvrages de médecine, compte tenu d’un long parcours professionnel ponctué par la direction du Centre François 1er des check-up puis de celui de Paris Preventions, il s’adonna à des études approfondies sur le stress dans toutes ses formes. Et pour cause. C’est qu’il était l’élève du professeur canadien Hans Silye, l’inventeur de la notion moderne du stress, ce qui a fait de lui aujourd’hui une référence en la matière.
De passage à Marrakech, il a bien voulu nous entretenir de son dernier ouvrage « Devenez votre premier médecin » édition Michel Lafont où il appelle expressément les gens à se conformer à des règles strictes d’hygiène et de discipline alimentaire qui sont à leur porté, lesquelles règles peuvent prévenir du mauvais stress, principal facteur de dégradation de la santé.
Aussi, fait-il distinguer dans son livre entre le bon, et le mauvais stress, soulignant que le premier est un stimulateur à même de générer une qualité de réponse positive et bienfaitrice pendant que le second fait exploser les nerfs et l’adrénaline.
Interrogé sur les moyens susceptibles de protéger aussi bien le mental que l’organisme, ce spécialiste du stress et de l’anti-âge nous a défini tout un programme à suivre, un guide pour ainsi dire, où il précise les aliments qui permettent aux cellules de fonctionner de façon optimale et de fabriquer du bon « matériel génétique » et ceux au contraire qui favorisent le processus d’oxydation et de dégradation de l’organisme, soulignant que des cellules moins performantes et un ADN altéré conduisent irrémédiablement à des mutations génétiques et partant à la diminution de l’immunité.
Hippocrate disait « Que ton aliment soit ton seul médicament » se plait-il à répéter tout en insistant sur les méfaits dévastateurs de la malbouffe et des résidus chimiques perturbateurs hormonaux que contiennent certains aliments à très forte consommation.
A la question de savoir le secret d’une bonne santé et du bien-être il répondit : « C’est très simple,  manger moins et mieux  en privilégiant les bons sucres et les aliments moins pollués tout en consacrant un temps au quotidien à la marche »
A dire vrai, son ouvrage est un véritable livre de chevet en raison du programme diététique qu’il présente outre les judicieux conseils qu’il prodigue pour se protéger contre les aléas qui exposent l’organisme à une insidieuse et non moins inéluctable dégénérescence.
A écouter ce pionnier du traitement de stress, on se rend compte qu’on peut très bien, sinon se passer des médecins du moins réduire le nombre des différentes visites médicales, rien qu’en étant le premier gardien de notre santé.

11/1/2017
Lu 42 fois
| |
 
Forum Global Times – Chine: Le Maroc reçoit le prix «Best Potential Destination 2016»

Le Maroc, représenté par l'Office national marocain du tourisme (ONMT), a reçu, dimanche à Pékin, le prix "Best Potential Destination 2016", à l’occasion de la 6è édition du Forum Global Times, devançant ainsi des destinations mondiales telles que la France, l’Allemagne et la Thaïlande.
Ce prix est octroyé chaque année à la meilleure destination selon 3 critères, à savoir la procédure d'obtention de visa, le taux d'augmentation des flux touristiques et le taux de satisfaction des touristes chinois, indique l’ONMT dans un communiqué.
Considéré actuellement comme un organe influent en Chine comparable à l’agence officielle chinoise d’information "Xinhua News", Global Times a construit sa propre marque en s’articulant sur différents thèmes tels que l’économie, la science, la politique, la technologie, la protection de l'environnement, la santé, la culture et le tourisme, avec un tirage quotidien de 2,4 millions d’exemplaires, fait savoir le communiqué.
Par ailleurs, l’ONMT a pour ambition d’attirer 100.000 touristes chinois d’ici 2018, après les récentes mesures prises concernant la suppression du visa pour les ressortissants chinois se rendant au Royaume du Maroc.

11/1/2017
Lu 49 fois
| |
 
73ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance: Le Manifeste du 11 janvier: Le prélude à l’édification du Maroc moderne et démocratique
Nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire du 11 janvier 1944, un événement qui a constitué un tournant dans l’action populaire pour l’indépendance, l’établissement de la démocratie, la garantie des droits et de la dignité des citoyens et le parachèvement de l’intégrité territoriale du pays dans le cadre de la Monarchie Constitutionnelle.
C’est une journée historique pour le peuple marocain.

La commémoration de la journée du 11 janvier cristallise la volonté de tous les patriotes sin- cères et dévoués à la cause du peuple de mener ensemble la lutte pour ouvrir de nouveaux horizons, forger une nouvelle mentalité et donner au Maroc démocratique et souverain la place qui lui échoit dans le concert des nations.

La commémoration de la journée
du 11 janvier cristallise la
volonté de tous les patriotes sincères
et dévoués à la cause du peuple
de mener ensemble la lutte pour ouvrir
de nouveaux horizons, forger une
nouvelle mentalité et donner au Maroc
démocratique et souverain la place qui
lui échoit dans le concert des nations.
Cette édification de l’avenir du Maroc,
jouissant de son indépendance politique,
économique et culturelle et où
tous les citoyens profitent de façon
égale des fruits de cette indépendance,
exige la conjugaison des efforts de tous
et la mobilisation de toutes les potentialités
pour relever les défis et consolider
les fondements d’un édifice solide
et hermétique capable de faire face à
tous les défis.
Le 11 janvier a marqué le début d’une
étape déterminante dans la marche du
peuple marocain pour établir la démocratie
afin de surmonter les obstacles
et disposer de tous les moyens de défense
et d’immunité.
La présentation de ce Manifeste le 11
janvier 1944 à feu SM Mohammed
V, au Résident général français, aux
consuls de Grande-Bretagne et des
Etats-Unis au Maroc et à l’ambassadeur
de l’Union Soviétique, a constitué
un tournant décisif dans la lutte du
peuple marocain pour l’indépendance.
Après avoir pris connaissance de cet
important événement, le peuple marocain
a organisé des manifestations populaires
dans plusieurs villes. Les autorités
coloniales ont, pour leur part,
procédé à l’arrestation de plusieurs
leaders du Mouvement national, à la
suite de quoi des grèves et des manifestations
ont éclaté, particulièrement
dans les villes de Rabat, Salé et Fès.
Le 11 janvier 1944 concrétise le fait
que le peuple marocain avait dépassé
le stade de revendication des simples
réformes économiques, administratives
et sociales pour revendiquer l’indépendance
du pays. Aujourd’hui, 72
ans après la présentation du Manifeste
du 11 janvier 1944 et 52 ans après la
présentation du Manifeste de l’Egalitarisme
Economique Social le 11 janvier
1963, le Maroc a franchi des pas importants
sur la voie de la consolidation
de l’indépendance nationale, du parachèvement
de l’intégrité territoriale et
poursuit son action pour atteindre les
objectifs fixés dans les Manifestes de
44 et de 63.
Ces deux Manifestes sont d’ailleurs
complémentaires, car l’indépendance
ne peut être que globale et doit toucher
tous les domaines aussi bien politique
qu’économique, social et culturel.
L’indépendance ne peut être effective
sans l’exercice plein et entier de la souveraineté
sur l’intégralité du territoriale
national.
Aussi, dès le départ, le Parti de l’Istiqlal,
dans son Manifeste historique de
1944, a lié l’indépendance au retour à
la Mère Patrie de tous les territoires
occupés.
En effet, notre sol national a été démembré
par les différentes puissances
coloniales qui l’ont occupé et il était
tout à fait naturel que l’une des revendications
fondamentales qui figurent
au premier plan de la lutte du Parti de
l’Istiqlal et du peuple marocain, soit
celle de la libération des territoires
occupés et le parachèvement de l’intégrité
territoriale.
Le Maroc, qui a libéré son Sahara, demeure
mobilisé pour défendre sa marocanité
et ne peut faire de concessions
à ce propos ou renoncer à un pouce de
son territoire. Il poursuivra la lutte
pour décoloniser ses villes spoliées au
Nord - Sebta et Mellilia - qu’occupe
l’Espagne et qui doivent réintégrer la
Mère Patrie.
Parallèlement à ce combat pour la préservation
des acquis nationaux et le
parachèvement de l’intégrité territoriale,
le peuple marocain oeuvre pour
donner à la démocratie un contenu
concret et pour bâtir notre système démocratique
sur des fondements solides
et sains.
Cette démocratie est le cadre nécessaire
pour que le peuple puisse jouir de
ses droits politiques, économiques et
sociaux dans les domaines de l’enseignement,
de l’emploi, de la santé, du
logement, de la culture et des différentes
prestations sociales.
La démocratie est indispensable pour
parvenir à une répartition équitable
des richesses et à un meilleur équilibre
au sein de la société, et pour éviter les
disparités entre les différentes couches
sociales et les régions.
La démocratie est vitale pour permettre
au peuple d’appliquer un programme
dynamique qui répond à
ses attentes, résout ses problèmes et
donne la priorité à la jeunesse. L’indépendance,
pour laquelle a combattue
le peuple et pour laquelle sont tombés
nos martyrs, ne peut être imparfaite
ou dévier des objectifs tracés lors de la
lutte nationale de libération. C’est une
indépendance totale qui consacre les
droits du peuple et lui assure progrès
et prospérité dans le cadre de la démocratie,
de l’Islam, de la Monarchie
constitutionnelle et de l’intégrité territoriale.
Il importe donc de mobiliser
toutes les potentialités matérielles et
humaines pour bâtir un Maroc fort,
émancipé et développé, garantissant
à tous les citoyens leurs droits politiques,
économiques et sociaux.
La célébration de cet anniversaire est
aussi une occasion pour rendre hommage
aux héros de la lutte de libération
nationale, à ceux qui ont souffert pour
que leur patrie retrouve son indépendance,
sa souveraineté et sa dignité.
Dans toutes les provinces du Royaume,
des héros se sont distingués par leur
sens élevé du sacrifice, leur ténacité
face aux épreuves les plus rudes, leur
foi ardente et leur détermination inébranlable.
Ces héros ont supporté avec
courage et persévérance les affres de
l’exil, les atrocités des geôles coloniales,
les sévices de tous genres, les humiliations,
les privations, la déportation et
la torture. Ils savaient que le combat
nécessitait d’énormes sacrifices et ils
étaient prêts à les consentir, sachant
pertinemment qu’il sera couronné par
une victoire éclatante, que la légitimité
sera restaurée et que l’indépendance
sera proclamée.
Pour ces héros, le Maroc devait relever
le défi, conserver son identité nationale,
ses spécificités culturelles et civilisationnelles
et s’engager résolument
sur la voie du progrès, de l’émancipation
et de la démocratie dans le cadre
de la Monarchie constitutionnelle.
Ce qui comptait pour ces héros, c’est
que les citoyens vivent librement dans
une patrie libre, territorialement unifiée,
prospère et forte.
Ils étaient entièrement engagés au service
de la patrie, n’ayant pour but que
son indépendance et sa libération.
Aujourd’hui, en célébrant cet anniversaire,
le Maroc vit une ère nouvelle
sous le règne de SM le Roi Mohammed
VI, celle du développement humain,
de l’édification de l’Etat de droit et de
la démocratie authentique. Comme
par le passé, le Roi et le peuple mènent
ensemble le combat pour construire
l’avenir et pour assurer le développement
intégral et durable et la prospérité
à laquelle aspirent les générations
montantes.

11/1/2017
Lu 50 fois
| |
 
Texte du Manifeste de l’Indépendance présenté par le Parti de l’Istiqlal le 11 Janvier 1944
Le parti de l’Istiqlal (Parti de l’Indépendance) qui englobe les membres de l’ex-Parti National et des personnalités indépendantes :

1- Considérant que le Maroc a tou-jours constitué un Etat libre et souve-rain, et qu’il a conservé son indépen-dance pendant treize siècles jusqu’au moment où, dans les circonstances particulières, un régime de protectorat lui a été imposé ;2- Considérant que ce régime avait pour fin et pour raison d’être de doter le Maroc d’un ensemble de réformes administratives, financières et mili-taires, sans toucher à la souveraineté traditionnelle du peuple marocain sous l’égide de son Roi ;3- Considérant qu’à ce régime, les autorités du Protectorat ont substitué un régime d’administration directe et d’arbitre au profit de la colonie fran-çaise, dont un fonctionnariat plétho-rique et en grande partie superflu, et qu’elles n’ont pas tenté de concilier les divers intérêts en présence ;4- Considérant que c’est grâce à ce système que la colonie française a pu accaparer tous les pouvoirs et se rendre maîtresse des ressources vives du pays au détriment des autochtones ;5- Considérant que le régime ainsi établi a tenté de briser, par les moyens divers, l’unité du peuple marocain, a empêché les Marocains de participer de façon effective au gouvernement de leur pays et les a privés de toutes les libertés publiques individuelles ;6- Considérant que le monde traverse actuellement des circonstances autres que celles dans lesquelles le protecto-rat a été institué ;7- Considérant que le Maroc a par-ticipé de façon effective aux guerres mondiales aux côtés des alliés, que ses troupes viennent d’accomplir des ex-ploits qui ont suscité l’admiration de tous, aussi bien en France, qu’en Tuni-sie, en Corse, en Sicile et en Italie, et qu’on attend d’elles une participation plus étendue sur d’autres champs de bataille ;8- Considérant que les alliés qui versent leur sang pour la cause de la liberté, ont reconnu dans la Charte de l’Atlantique le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et qu’ils ont récemment, à la Conférence de Téhé-ran, proclamé leur réprobation de la doctrine qui prétend que le fort doit dominer le faible ;9- Considérant que les alliés ont mani-festé à différentes reprises leur sympa-thie à l’égard des peuples musulmans et qu’ils ont accordé l’indépendance à des peuples dont le patrimoine histo-rique est moins riche que le nôtre, et dont le degré de civilisation est d’un niveau inférieur à celui du Maroc ;10- Considérant enfin que le Maroc constitue une unité homogène, qui, sous la Haute direction de son Souve-rain, prend conscience de ses droits et de ses devoirs, tant dans le domaine interne que dans le domaine inter-national et sait apprécier les bienfaits des libertés démocratiques qui sont conformes aux principes de notre reli-gion, et qui ont servi de fondement à la Constitution de tous les pays musul-mans.Décide :A- En ce qui concerne la politique générale :1- De demander l’indépendance du Maroc dans son intégrité territoriale sous l’égide de Sa Majesté Sidi Mo-hammed Ben Youssef, que Dieu le glorifie ;2- De solliciter de Sa Majesté d’entre-prendre avec les nations intéressées des négociations ayant pour objet la reconnaissance et la garantie de cette indépendance, ainsi que la détermina-tion dans le cadre de la souveraineté nationale des intérêts légitimes des étrangers au Maroc.3- De demander l’adhésion du Maroc à la Charte de l’Atlantique et sa partici-pation à la Conférence de la paix.B- En ce qui concerne la politique intérieure :- De solliciter de Sa Majesté de prendre sous Sa Haute direction le Mouvement de réformes qui s’impose pour assurer la bonne marche du pays, de laisser à Sa Majesté le soin d’établir un régime démocratique comparable au régime de gouvernement adopté par les pays musulmans d’Orient, garantissant les droits de tous les éléments et de toutes les classes de la société marocaine et définissant les devoirs de chacun.

11/1/2017
Lu 1361 fois
| |
 
Les signataires du Manifeste de l’Indépendance du 11 Janvier 1944

- Ahmed Ben Taher Mékouar- Mohamed Ben Larbi Alami- Hassan Benjelloun - Mohamed Ben Abderrahmane Saâdani - Abdeslam Mestari- Mohamed El Bouâmrani- Malika El Fassi- Tahar Zniber- Ahmed Cherkaoui- Ahmed El Manjra - Jilali Bennani- Haj Hassan Bouayad- Ahmed Hamyani- Mohamed Ghazi- Mohamed Ben Jilali Bennani;- Abdellah Ibrahim;- Kacem Ben Abdeljlil- Ahmed El Yazidi- Abdelkrim Benjelloun- Saddik Benlarbi- Mohamed Riffai- El Hafiane Cherkaoui- Hachmi Filali- Mohamed Bensouda (Soudi)- Abdelkebir El Fassi- Abdelhadi Sekkali- Mohamed Bel Khadir- Driss M’hammedi- Omar Ben Abdejlil- Abdeljlil El Kabbaj- Kacem Zhiri- Abdellah Benaâmr Rahmani- Abdelkader Hassan- M’hamed Zghari- Ahmed Bendella- Mohamed Issaoui Mestassi- Ahmed Bahnini- Mohamed Laghzaoui- Omar Benchemssi- Messaoud Echiguer- Abdelouahab El Fassi- Mohamed El Bakkalli- Mohamed El Fatmi El Fassi- El Houssein Ben Abdellah El Ouarzazi- Abdelhamid Ben Moulay - Ahmed Zemmouri- Ahmed Ben Bouchta- Ahmed Benchekroun- Nasser Ben Hadj Larbi- Mohamed El Yazidi- Mohamed Diouri- Abdellah Er-Regragui- Aboubakr Sbihi- Mohamed El Jazouli- Amr Ou Bennaceur Zemmouri- Mohamed Ben Azzou- Ahmed Balafrel; - Abdekaziz Ben Driss Lamraoui- Bouchta Jamaï- Mohamed Hamdaoui- Haj Othmane Jario- Boubker El Kadiri- Abderrahim Bouabid- Mehdi Benbarka- Abdelkbir El Fassi El Fihri- M’Barek Ben Ahmed El Gharras- Mohamed El Fassi

11/1/2017
Lu 6873 fois
| |
 
Croix de Grand Officier de l’ordre du Mérite civil du Royaume d’Espagne : Mme Miriem Bensalah-Chaqroun décorée

La présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Mme Miriem Bensalah-Chaqroun, a été décorée, lundi soir à Rabat, de la Croix de Grand Officier de l’ordre du Mérite civil du Royaume d’Espagne en reconnaissance à son action en faveur de la promotion des relations économiques entre le Maroc et l’Espagne.
L’ambassadeur d’Espagne au Maroc, M. Ricardo Diez-Hochleitner, a remis, au nom du Roi d’Espagne Felipe VI, cette distinction à Mme Bensalah-Chaqroun lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du monde de la politique, des affaires, de la diplomatie, de l’art et des médias.
Dans une allocution de circonstance, M. Diez-Hochleitner a souligné que cette décoration "amplement méritée" constitue un hommage aux efforts et au dévouement de la présidente de la CGEM pour développer davantage les liens commerciaux entre les deux pays.
"Mme Bensalah-Chaqroun est l’exemple de la place et de l’importance de la femme marocaine dans le développement du Royaume sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI", a dit le diplomate espagnol, faisant part des remerciements et de la gratitude de son pays à la présidente de la CGEM pour son "travail et sa contribution efficace à l’institutionnalisation de la coopération entre les patronats des deux pays".
Après avoir mis l’accent sur la "profondeur et l’excellence" des relations économiques et commerciales entre Rabat et Madrid, M. Diez-Hochleitnera indiqué que cette distinction constitue également un hommage au tissu entrepreneurial au Maroc qui se développe de manière permanente et contribue positivement à la consolidation des liens de partenariat entre les deux pays.
De son côté, le président de la Confédération espagnole des organisations entrepreneuriales (CEOE), Juan Rosell, a tenu à féliciter la présidente de la CGEM pour cette décoration, une récompense méritée pour son action en faveur de la promotion des rapports économiques entre le Maroc et l’Espagne, a-t-il affirmé.
"Mme Bensalah-Chaqroun fait preuve d’un dévouement considérable pour favoriser une meilleure entente et consolider les relations bilatérales", a dit M. Rosell dans une allocution lue en son nom, se félicitant du niveau élevé de la coopération unissant son organisation et la CGEM.
S’exprimant à cette occasion, Mme Bensalah-Chaqroun a exprimé sa "profonde gratitude" à l’Espagne et au Souverain espagnol pour cette prestigieuse distinction, assurant que cette "décoration vient récompenser le travail accompli par les opérateurs économiques des deux pays afin de créer des valeurs ajoutées".
"Il s’agit d’une reconnaissance pour tous ceux qui oeuvrent pour la promotion et le renforcement des liens économiques entre le Maroc et l’Espagne" grâce à l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, a-t-elle affirmé, ajoutant que les secteurs privés marocain et espagnol ont franchi, ces dernières années, des pas importants vers la consolidation du partenariat bilatéral notamment à travers la mise en place du Conseil économique maroco-espagnol en 2013.
Les deux pays s’ouvrent sur de nouveaux horizons de coopération et sont appelés à travailler davantage pour fédérer leurs synergies et aller de l’avant dans leur coopération économique, a conclu Mme Bensalah-Chaqroun.

11/1/2017
Lu 53 fois
| |
 
Suite au décès de l’ancien président Mario Soares : Message de Condoléances de SM le Roi au Président portugais

SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion au Président portugais M. Marcelo Rebelo de Soussa, suite au décès de l'ancien président, Mario Soares.
Dans ce message, le Souverain indique avoir appris avec profonde émotion la triste nouvelle du décès de M. Soares et présente au Président Rebelo de Sousa, et à travers lui aux membres de la famille du défunt et au peuple portugais ami, Ses sincères condoléances et Sa profonde compassion en cette douloureuse circonstance.
SM le Roi tient également à rendre hommage à la mémoire du regretté disparu qui "fut l'une des figures emblématiques de la vie politique portugaise et un homme d'Etat visionnaire dont l'action a profondément marqué l'histoire contemporaine de son pays".
"Le Maroc gardera de lui le souvenir d'un ami fidèle qui a toujours voué au peuple marocain des sentiments de grande estime et contribué activement à la consolidation des relations d'amitié, de considération et de bon voisinage entre nos deux pays", relève le Souverain dans ce message.

11/1/2017
Lu 34 fois
| |
 
Conseil du gouvernement : Examen du projet de loi relatif à l’acte constitutif de l’Union Africaine

Le Conseil du gouvernement, réuni lundi à Rabat sous la présidence du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, a examiné le projet de loi relatif à l’acte constitutif de l'Union africaine (UA).
Le Conseil a examiné et pris connaissance du projet de loi 01-07 relatif à l'acte constitutif de l'UA, signé le 11 juillet 2000 à Lomé, capitale du Togo, et du protocole additionnel, adopté le 03 février 2003 à Addis Abeba (Éthiopie) et le 11 juillet 2003 à Maputo (Mozambique), a indiqué un communiqué du département du Chef du gouvernement.

11/1/2017
Lu 76 fois
| |
 
Surpris en flagrant délit de tentative d’agression contre une femme: Un repris de justice appréhendé par la police à M’Rirt

Les éléments de la police du Commissariat de M’Rirt ont arrêté, dimanche matin, un repris de justice qui a été surpris en flagrant délit de tentative d’agression contre une femme sous la menace de l’arme blanche.
Selon les données préliminaires de l’enquête, deux policiers de la brigade de circulation ont été obligés de brandir, sans l’utiliser, leur arme de service pour empêcher le suspect d’agresser une femme sur la voie publique, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
L’agresseur (36 ans), qui était en état avancé d’ébriété, a été arrêté avec en sa possession un morceau de hachich, précise la même source.
Le mis en cause a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent, ajoute le communiqué.

11/1/2017
Lu 3758 fois
| |
 
Préparatifs du 17ème Congrès national de l’Istiqlal: Election des bureaux des sous-commissions thématiques issues de la commission préparatoire

Le Président de la commission préparatoire du 17ème Congrès national du Parti de l’Istiqlal, M. Abdallah Bakkali, annonce dans un communiqué qu’il sera procédé à l’élection des bureaux des sous-commissions thématiques selon le calendrier ci-après :

Jeudi 12 janvier à 16h00
• Axe : droits, libertés et justice sociale :
• - sous-commission de la justice, des droits de l’Homme et de la société civile ;
• - sous-commission de la femme, de l’enfance, de la jeunesse et de la parité ;
• - sous-commission des personnes à besoins spécifiques ;
• Axe : référentiel, doctrine, culture, presse, humanisme marocain et diversité culturelle :

• - sous-commission du référentiel et des valeurs du parti ;
• - sous-commission de la presse et la communication ;
• - sous-commission de la culture, l’identité, humanisme marocain et diversité culturelle ;

Samedi 14 janvier à 10h00
C- Axe : politique, intégrité territoriale, démocratie et gouvernance :
• - sous-commission de l’intégrité territoriale et la diplomatie parallèle ;
• - sous-commission de l’émigration et des MRE ;
• - sous-commission de la démocratie et gouvernance politique ;
•-sous-commission de la décentralisation, la déconcentration et la régionalisation avancée ;
•Axe économique, social et développement durable :
• - sous-commission de l’évaluation des politiques publiques ;
• - sous-commission des stratégies économiques et sectorielles et de l’investissement ;
• - sous-commission de l’éducation, la formation, la recherche scientifique, l’éducation informelle et de la lutte contre l’analphabétisme ;
• - sous-commission de l’environnement, l’urbanisme, l’aménagement du territoire et du développement horizontal ;
• - sous-commission de l’économie sociale, l’économie informelle, du développement rural et de la lutte contre la pauvreté et la précarité ;
• - sous-commission de l’habitat et la santé ;
Axe : évaluation du rendement des organes et organisations du parti et statuts et règlements : sous-commission des statuts et règlements ;
- sous-commission de l’action des organes et organisations du parti et statuts et règlements.

11/1/2017
Lu 1883 fois
| |
 
Chantiers et réformes retardés

Ahmed NAJI

Trois mois pour constituer un gouvernement et aboutir à un constat d’échec, il y a là de quoi mettre les nerfs des citoyens à bout. « Alors, ce gouvernement   » s’interrogent, non sans ironie, les Marocains depuis plusieurs semaines, ayant fait de la question un sujet de plaisanterie, comme pour exulter leur déception. Pas la peine de se plaindre du désintérêt croissant d’une large frange de la population pour la chose politique quand quatre formations partisanes s’évertuent à décrédibiliser l’action politique auprès de l’opinion publique, au grand dam des plus sérieuses et soucieuses de l’intérêt du pays qui ont été jusqu’à consentir le sacrifice de renoncer à toute prétention de participer au gouvernement afin de débloquer la situation.
Toutes ces négociations pour la constitution d’une majorité gouvernementale qui traînent des semaines durant pour finir en queue de poisson, toutes ces conditions posées et imposées pour définir les composants d’une formation gouvernementale, censée constituer une équipe homogène apte à mener le pays de l’avant, donnent la fâcheuse impression aux citoyens que leurs prises de position envers les programmes politiques qui leur ont été proposés, qu’ils ont démocratiquement exprimés lors du scrutin législatif du 7 octobre de l’année écoulée, ne comptent pas pour grand-chose, sinon à légitimer des marchandages de tapis qui suscitent leur dégoût.



Pendant que l’on s’étripe pour savoir qui va faire partie de ce gouvernement ou pas, les grands chantiers de réformes destinés à dynamiser l’administration publique et booster l’investissement, créer les conditions favorables pour la création de richesses et d’emplois et renforcer la position du Maroc sur la scène internationale, bref tout ce qui intéresse véritablement les citoyens, est relégué à un rang secondaire par des politiciens qui conçoivent leur mandat électoral plus comme un moyen de défendre leurs propres intérêts que ceux de leurs électeurs.
Les défis que le Maroc se doit d’affronter en cette nouvelle année 2017 sont aussi nombreux que compliqués, allant du retour du Maroc au sein de l’organisation communautaire africaine, que les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume combattent avec acharnement, à la continuation de la mise en œuvre des plans de développement sectoriels, à travers la mise en œuvre desquels les Marocains escomptent l’émergence de leur pays en tant que puissance régionale et continentale. Et ce en passant par la modernisation de l’administration et l’amélioration des services publics, en réponse aux attentes expectatives des citoyens.
Ce n’est sûrement pas en jouant entre formations partisanes, prétendantes à l’équipe gouvernementale, à qui va se montrer le plus intransigeant et qui cédera le premier que l’on pourra voir émerger une structure de gouvernement cohérente qui puisse relever solennellement ces défis.
Privilégier l’intérêt de la nation en consentant quelques sacrifices est le propre des formations politiques motivées par le patriotisme. Une qualité qui n’est, malheureusement pas, largement partagée. Le peuple marocain en est maintenant témoin.

10/1/2017
Lu 16130 fois
| |
 
Une convention de partenariat entre le CCME et le FORIM concourt aux actions de la diaspora marocaine: Mise en synergie des capacités et actions en faveur des migrants

Mohammed Drihem

Le Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations (FORIM) basé en France et le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) basé au Maroc ont décidé de mettre en synergie leurs capacités et actions en faveur de la valorisation des parcours et profils des migrants(es) et/ou personnes issues de l’immigration afin de concourir à leurs actions destinées à contribuer au développement économique, social et culturel de leurs pays d’origine, de transit et d’accueil.
Conclu pour une durée de trois ans (2017–2019), le partenariat entre le CCME et le FORIM témoigne de la volonté de mettre en avant et de renforcer les nombreuses contributions des Marocains de l’étranger à la réduction de la pauvreté et au développement du Maroc à travers les projets de développement local, mais aussi à travers leurs savoir-faire, compétences et talents.
Alors que les diasporas revêtent une importance considérable dans le dialogue sur les migrations et développement et sont de plus en plus reconnues comme des acteurs majeurs dans la vie politique, sociale et culturelle de leurs pays d’origine et d’accueil, le CCME et le FORIM réaffirment avec force, à travers ce partenariat, leur engagement en faveur d’un plus grand renforcement des liens entre la diaspora Marocaine résidant en France et leurs pays d’origine.
Pour ce faire, selon un communiqué qui nous est parvenu de FORIM, les deux organismes mèneront des actions de structuration et de renforcement des capacités du tissu associatif issu de l’immigration marocaine. Elles appuieront l’échange d’expériences et le transfert des savoir-faire en matière de Co-développement entre les associations de migrants(es) et les acteurs/trices d’origine marocaine en France. Les partenaires travailleront également pour identifier les bonnes pratiques en termes de prise en compte du rôle des diasporas dans les stratégies nationales de développent afin de les répliquer dans le cadre des partenariats Sud-Sud.
De plus nous rapporte-t-on, le FORIM et le CCME soutiendront les associations de migrants(es) marocaines dans leurs projets d’appui et de contribution au développement du Maroc dans le cadre du Programme d’appui aux projets des OSIM(PRA/OSIM), dispositif mis en place et géré par le FORIM. En effet, les associations de migrants(es) marocaines pourront bénéficier d’un accompagnement dans la mise en place des projets de développement local au Maroc et d’un renforcement de leurs capacités d’intervention et de structuration interne. En outre, le CCME cofinancera les projets des associations de migrants(es) marocaines à hauteur de 30% supplémentaire du montant octroyé dans le cadre du dispositif PRA/OSIM.
Ainsi donc précise-t-on, le partenariat entre le CCME et le FORIM représente un cadre important permettant de mobiliser les diasporas marocaines, de leur donner les moyens nécessaires et de leur créer des conditions favorables en vue de développement économique, social et culturel de deux espaces – le Maroc et la France.

9/1/2017
Lu 25899 fois
| |
 
 
 
   Autre
 


« Free roaming » dans l’espace CEDEAO : Rendez-vous dans trois mois
RDC : Dialogue national : Après la signature, les tractations continuent
Une convention de partenariat entre le CCME et le FORIM concourt aux actions de la diaspora marocaine: Mise en synergie des capacités et actions en faveur des migrants
Tennis : Ce mercredi en championnat du Maroc par équipes (2016/2017) : Le sprint final
Les signataires du Manifeste de l’Indépendance du 11 Janvier 1944
Surpris en flagrant délit de tentative d’agression contre une femme: Un repris de justice appréhendé par la police à M’Rirt

  
 
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
   
   
  Chronique
   
  Télégramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 Ciné Zoom : Projets de films admis à l’avance sur recettes
 Ciné Script : Le cinéma à la télévision
 RDC : Dialogue national : Après la signature, les tractations continuent
 Une convention de partenariat entre le CCME et le FORIM concourt aux actions de la diaspora marocaine: Mise en synergie des capacités et actions en faveur des migrants
 État de l’économie marocaine à fin 2016, selon le CMC : Consolider les acquis pour mieux négocier l’avenir
 Décès de deux Casques-bleus marocains en Centrafrique : L’UE exprime ses sincères condoléances au Royaume
 Appui budgétaire européen à la Côte d’Ivoire : Une première tranche de 17 millions d’euros débloquée
 « Free roaming » dans l’espace CEDEAO : Rendez-vous dans trois mois
 De moins en moins d’entreprises privilégient la transmission familiale
 1er Salon de l’enfant et de la famille, du 1er au 5 mars à Casablanca : Une démarche pédagogique faisant la part belle au ludique


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems