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 La concertation, clé de voûte de la responsabilité publique
Loi 66-12 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction : La position des ingénieurs-topographes

A. CHANNAJE

Les ingénieurs géomètres-topographes viennent de communiquer sa position quant à la loi 66-12relative au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction.
« Le ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a adopté, sans concertation préalable avec l’ensemble des professions concernées, une loi 66-12 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction. Cette loi, qui prévoit de lourdes sanctions, a suscité une grande polémique qui est toujours d’actualité », souligne l’Ordre National des Ingénieurs Géomètres-Topographes (ONIGT) dans un communiqué parvenu à L’opinion.
A cet égard, poursuit la même source, l’ONIGT tient à rappeler la nécessité de sauvegarder la dynamique de concertation qui a toujours caractérisé ses relations avec les pouvoirs publics.
En effet, depuis sa création, l’ONIGT a veillé à ce que le dialogue et le partenariat constructif soient le ciment qui lie la profession d’Ingénieur Géomètre-Topographe aux différentes autorités publiques et autres institutions nationales partenaires. L’adoption de la loi 66-12, en dehors du circuit habituel de concertation et de proposition, a donné lieu à une divergence de lecture et de perception de la philosophie ainsi que du contenu de cette nouvelle réglementation. A cet égard, et tout en étant solidaire des autres professionnels agissant dans le domaine de l’urbanisme, du bâtiment et des travaux publics, l’Ordre National des Ingénieurs Géomètres-Topographes a entrepris diverses démarches auprès du ministère chargé de


l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, l’objectif étant de renouer avec la dynamique de concertation mutuelle et, surtout, de sensibiliser aux principes, obligations et force de proposition de l’Ordre National des Ingénieurs Géomètres-Topographes.
Conscient, en effet, de son rôle de gardien des droits et obligations professionnels des Ingénieurs Géomètres-Topographes et, comme le souligne Khalid Yousfi, Président de l’ONIGT, «mû par une réelle volonté d’agir dans le cadre de sa mission d’intérêt général, l’Ordre National des Ingénieurs Géomètres-Topographes a procédé à la lecture avertie de l’ensemble des dispositions de la loi 66-12.
A cet égard, tout en attirant l’attention sur les lacunes de ladite loi et les différents points de divergence qu’elle a suscités, notamment l’absence de référence à la loi 30-93 portant création de l’ONIGT et organisation de la profession d’Ingénieur géomètre-Topographe, en tant que norme fondamentale instituant le champ de mission et de responsabilité de l’Ingénieur Géomètre-Topographe»,l’Ordre considère que cette nouvelle réglementation contient des dispositions positives, en particulier les articles afférents à :
- La définition des infractions et de la mission de contrôle, en les déléguant à l’autorité de Police judiciaire et aux contrôleurs de l’Urbanisme des préfectures
- La possibilité de délivrance de l’autorisation de régularisation, faisant objet de permis d’habiter également, des constructions non réglementaires après accord de l’Agence Urbaine
- La définition détaillée des différents volets ayant trait au contenu du permis de construire ou lotir : avant l’ouverture du chantier le long de la durée des travaux et à la fin du chantier
- L’obligation de disposer d’un Cahier de Chantier dans le chantier
Depuis l’adoption de la loi 66-12, comme l’affirme le Président de l’ONIGT, « l’ONIGT a engagé un processus de concertation avec ses différents partenaires, afin de préciser sa position à l’égard de cette nouvelle réglementation. C’est ainsi que, de sa place de gardien des intérêts des Ingénieurs Géomètres-Topographes et d’institution nationale partenaire de l’Etat, il a tenu, le 29 décembre 2016, une réunion de travail avec le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, l’objectif ayant été de mieux préciser la position de l’Ordre à l’égard de ladite loi et, surtout, de faire des propositions aptes à permettre la consolidation de la mission des professionnels, tout en veillant aux intérêts mutuels des uns et des autres acteurs» en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de Construction. Cette réunion a été suivie, le 13 janvier 2017, d’une rencontre entre les responsables de l’ONIGT et le département de l’Urbanisme a été tenue afin d’étudier les modalités du ‘’Cahier de chantier’’ prévu par la loi 66-12.
Lors de ces différentes rencontres liées à la mise en place de la loi 66-12, l’ONIGT a tenu à mettre en relief la nécessaire concertation avec cette institution nationale lors de la mise en place de ses décrets d’application et, surtout, de tenir-compte du rôle et de la place de l’Ingénieur Géomètre-Topographe dans tout processus normatif lié à l’organisation et à la gestion de l’espace (urbanisme, bâtiment, travaux publics, …).
Partenaire positif de l’Etat, et afin de sensibiliser ses membres aux responsabilités qui leur incombe en vertu de cette nouvelle loi, le Conseil National de l’ONIGT a mis en place en interne un groupe de travail chargé de l’élaboration des outils de travail et d’accompagnement suivants : guide de l'IGT en matière d'urbanisme et de construction, propositions de l'ONIGT relatives aux décrets d'application de la loi 66-12, propositions de l'ONIGT relatives au modèle du cahier de chantier prévu par la loi 66-12, révision du modèle du contrat de l'IGT, programme de sessions de formation continue au profit des IGTs en vertu de la loi 66-12 et propositions de l'ONIGT relatives à l'amendement de la loi 66-12.
Il est à noter, enfin, que l’Ordre National des Ingénieurs Géomètres-Topographes a tenu plusieurs réunions dédiées totalement à l’étude de la loi 66-12, notamment l’organisation, le 7 janvier 2017, d’une journée nationale de communication et de sensibilisation dédiée à cette nouvelle réglementation. L’ONIGT est une institution créée par la loi 30-93 et dotée de la personnalité morale. Cette loi confère à l’ONIGT les pouvoirs de réglementer et de gérer l’exercice de la profession d’Ingénieur Géomètre Topographe (IGT) au Maroc. A cet égard, l’ONIGT est chargé de défendre les intérêts moraux et matériels de ses membres, tout en veillant à leur mise à niveau en organisant des sessions de formation continue, des manifestations scientifiques et professionnelles. L’ONIGT veille au respect des règles déontologiques de la profession et mène des actions sociales.
L’ONIGT est structuré en un Conseil National et des Conseils Régionaux. Les membres de ces conseils sont élus pour un mandat de quatre ans.

27/1/2017
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Le retour du Maroc : L’UA a rendez-vous avec l’Histoire

Le retour attendu du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) devra être, de l’avis des experts, l’événement phare de ce 28è sommet de l’organisation continentale, que la capitale éthiopienne Addis-Abeba accueillera les 30 et 31 janvier.
Nombreux sont les analystes présents à Addis-Abeba qui voient en ce retour le résultat logique et naturel de l’évolution d’un Maroc qui a su renforcer son rôle sur l’échiquier continental à la faveur d’une diplomatie agissante et concrète.
Le retour du Maroc au sein de l’UA jouit d’un large soutien, estime Liesl Low-Vaudran, spécialiste des questions africaines au sein de l’Institut des études sécuritaires (ISS, basé à Pretoria/Afrique du Sud).
Il s’agit d’un retour tout à fait normal d’un pays qui ne cesse de renforcer son leadership politique et économique en Afrique, indique l’analyste, soulignant qu’on s’attend à ce que le sommet d’Addis-Abeba scelle ce retour, qui viendra donner une nouvelle dimension à l’organisation africaine.
La solide visibilité économique du Maroc et son poids politique dans la géostratégie multilatérale seront d’un grand apport pour l’UA, appelée à gérer des défis d’une grande complexité dans un environnement international en perpétuel changement, relève, pour sa part, Raeesah Cachalia, une autre analyste sud-africaine.
En effet, le Maroc a réussi à s’imposer aux yeux des pays africains comme un partenaire fiable à la faveur d’une diplomatie agissante conduite avec sagesse et persévérance par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Avec une présence économique très visible sur le continent, où il est devenu le deuxième investisseur, le Maroc a conclu des centaines d’accords et de conventions de partenariat avec de nombreux pays africains, couvrant plusieurs secteurs à forte valeur ajoutée avec un impact immédiat sur le vécu des populations, rappelle Mme Cachalia.
En effet, lors de Ses multiples périples dans le continent, Sa Majesté le Roi a toujours placé l’amélioration de la vie quotidienne de la femme et de l’homme africains au cœur de Ses préoccupations, partant de la ferme conviction que l’élément humain doit occuper une place centrale dans tout effort de développement en Afrique.
Fort de sa solide base économique et politique interne, le Maroc est désormais perçu comme un partenaire fiable, capable de donner à la voix de l’Afrique la force qu’elle mérite dans le concert des Nations, indique Mme Cachalia.
Cette conviction est partagée par les dirigeants de la majorité des pays africains. Depuis le 27è sommet, qui s’est tenu en juillet 2016 à Kigali (Rwanda), les déclarations de soutien au retour du Maroc parmi sa famille africain se sont multipliées, traduisant les attentes que les Africains placent sur ce retour du Royaume pour contribuer pleinement à la défense des causes africaines.
Le message adressé par le Souverain au sommet de Kigali a clairement défini la voie choisie par le Maroc pour affirmer sa présence sur la scène continentale et, partant, rendre son retour au sein de l’UA un résultat naturel qui s’impose par la force de l’histoire.
«L’Afrique n’a été autant au cœur de la politique étrangère et de l’action internationale du Maroc», a dit Sa Majesté le Roi dans ce message, soulignant que le Royaume a ainsi développé un modèle unique, authentique et tangible de coopération Sud-Sud, qui a permis, non seulement de consolider les domaines traditionnels de la formation et de l’assistance technique, mais également d’investir de nouveaux secteurs stratégiques comme la sécurité alimentaire et le développement des infrastructures.
Ce message Royal a été fortement salué par les analystes politiques, qui y ont vu un discours à la fois audacieux et sage.
Le rôle important que joue le Maroc en particulier sur les plans sécuritaire, économique, politique, culturel et cultuel explique cette décision du Maroc de regagner son siège parmi sa famille africaine, indique Marc Gbaffou, président du Forum de la Diaspora africaine (ADF, basé à Johannesburg), soulignant qu’il s’agit du retour d’un acteur fort qui donnera plus de vitalité et de visibilité à l’UA, appelée à gérer des dossiers aussi importants que le renforcement de l’intégration économique et la lutte contre les réseaux et les groupes terroristes.
Force est de constater que le soutien au retour du Maroc au sein de l’UA s’est renforcé suite aux récentes visites de Sa Majesté le Roi dans plusieurs pays africains.
En Afrique du sud, des voix s’élèvent pour soutenir le retour du Maroc.
Avec le retour du Maroc au sein de l’UA, c’est tout le continent africain qui sortira gagnant, indique Ladislas Agbesi, président du forum panafricain des affaires.
Par ailleurs, le New Age, un des grands tirages sud-africains, a récemment rapporté que des membres de l’African National Congress (ANC, au pouvoir), conscients du rôle de plus en plus du Maroc en Afrique, souhaitent voir le Royaume réintégrer l’organisation panafricaine.
«Nous voulons que le Maroc regagne sa famille africaine, car ce retour sera bénéfique pour le continent», a dit un haut responsable de l’ANC, cité par le quotidien pro-gouvernemental.
«Le Maroc s’est affirmé comme une grande puissance économique», a dit ce haut responsable du parti au pouvoir en Afrique du sud.

27/1/2017
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Entretien avec l’auteur Radouane Bnou Nouçair : Les musulmans au Québec, entre stigmatisation et intégration

Mouna ACHIRI - Montréal

Peut-on être musulman, aujourd’hui, en Occident et particulièrement au Québec Une question qui résume l’ouvrage de Radouane Bnou Nouçair, ingénieur de formation, écrivain et journaliste vivant au Québec. Un thème assez vivace qui donne une idée claire et globale de la position des musulmans dans le pays du grand froid et tous les clichés qui rendent leur intégration, voire leur acceptation, aux yeux des autres, problématique.
L’auteur condense plus de 2 ans de recherches sur la thématique, l’analyse de nombreux articles, livres et vidéos et une profonde réflexion sur le sujet. Il nous en rapproche et nous trace les grandes lignes d’une étude qui lève le voile sur la situation des musulmans dans la seule province canadienne francophone : « L’idée du livre, nous livre-t-il, est née principalement à partir de plusieurs constats.

D’abord, les Québécois ne reçoivent que deux types de messages concernant les musulmans : celui des médias qui focalisent sur des sujets polémiques (voile, Charia, laïcité) ou celui des extrémistes qui est amplifié par ces mêmes médias pour culpabiliser les citoyens musulmans.
Deuxièmement, le musulman-lambda n’a pas de tribune où s’exprimer.
Ensuite, au Québec, les associations musulmanes et les centres islamiques communiquent très peu entre eux.
Finalement, la stigmatisation des musulmans et les fixations identitaires sont devenues des moyens électoraux pour gagner des voix. »
Autant d’éléments qui ont poussé l’auteur à consigner ses longues recherches : « dans un livre qui propose une réflexion sur les rapports des musulmans avec la démocratie québécoise, d’après ses aveux, un témoignage sur la situation des musulmans au Québec, des solutions pour un « Mieux-vivre ensemble » ainsi que des éclairages sur des notions fondamentales en islam qui sont source d’amalgames à savoir le jihad, la Charia ou la laïcité. Ces notions, ajoute-t-il, sont parfois délibérément mal interprétées afin de stigmatiser les musulmans. Dans mon livre, je détaille largement ces notions afin d’essayer de contrecarrer les interprétations erronées; volontaires ou involontaires. »
La conséquence funeste à ce terrible chaos reste la montée de l’islamophobie dans le monde et particulièrement au Québec : « Ce phénomène est pratiquement né juste après les attentats du 11 septembre 2001, ajoute l’auteur, puis il a évolué au Québec sous l’effet d’un ensemble d’événements que je détaille dans le livre : La crise des accommodements raisonnables, les campagnes de presse sur le voile puis sur l’abattage Halal, la multiplication des attentats en Occident (Londres, Madrid, Paris, Sydney, Bruxelles, Ottawa, etc.), le projet du Parti Québécois sur la charte de la laïcité et l’amplification et l’exagération du phénomène de radicalisation encore marginal au Québec.
Le projet de Charte de la laïcité, un coup dur pour les musulmans
Initié par le Parti Québécois en 2013 alors qu’il était au pouvoir, la Charte de la laïcité est au cœur de l’analyse de l’ouvrage : « Ce projet a divisé la société québécoise, explique l’auteur, en faisant l’inévitable victime : les musulmans. Ce projet, à mon avis, encore plus que les attentats du 11 septembre, a contribué au développement de la stigmatisation des musulmans au Québec. Il a ouvert une cicatrice qui n’est pas prête de se colmater. »
A cela s’ajoute le rôle diffamatoire des médias sur l’islam : « Cette désinformation entretenue par les médias de masse omniprésents dans les sociétés occidentales, en général, et au Québec en particulier, est entretenue en fournissant des informations incomplètes ou dans un seul sens, par des analyses ignorant délibérément les enjeux géopolitiques, en infantilisant le public, en multipliant les amalgames et en amplifiant le phénomène qui est relativement peu développé au Québec comparativement à l’Europe.
On trouve en deuxième lieu, ajoute l’auteur, la multiplication des mesures sécuritaires (C51, 59, 62, centre de déradicalisation, etc.) qui sont surdimensionnées relativement aux cas constatés ou aux risques potentiels.
En troisième lieu, il y a l’ignorance ou la minimisation des autres sources importantes du phénomène comme l’intégration, la discrimination et les inégalités sociales.
La Charia, au cœur de la polémique
Peut-on incomber la panique qu’elle suscite à la mauvaise interprétation qu’en font certains fidèles  : « Les deux termes : Charia et jihad, explique l’auteur, sont devenus les principales sources de diabolisation de l’islam. La stigmatisation des musulmans et la diabolisation de l’islam ont tellement été efficaces que, pour beaucoup d’Occidentaux, la Charia signifie « couper la main au voleur » ou encore la « flagellation et les coups de fouets ».
Cette situation révèle également le déficit en communication au sein du monde musulman qui n’arrive plus ni à expliciter ces notions fondamentales ni à véhiculer une image positive de l’islam. J’ai personnellement effectué beaucoup de recherches pour essayer d’expliciter cette notion fondamentale en islam. Et mon premier constat c’est que ce n’est pas une « loi islamique » comme cela est véhiculé mais plutôt un code civil (d’ailleurs, il faut savoir que Bonaparte s’est inspiré de la Charia pour concevoir son code Napoléon, l’ancêtre du code civil français).
En plus, des pays musulmans modérés comme le Maroc appliquent la Charia, sans aucun problème ni excès pour les mariages, divorces, héritages, pour les modalités du culte, etc.

27/1/2017
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Tourisme d’affaires : Le Maroc séduit les visiteurs étrangers

Mohamed RAKIB

La 2ème édition des ‘’Meetings Morocco’’, organisée à la mi-janvier à Marrakech, a permis aux responsables du tourisme national de faire valoir l’offre MICE marocaine. Celle-ci demeure encore en deçà des attentes.
En témoigne l’organisation de la COP22, dont la ville de Marrakech était, incontestablement, la capitale marocaine du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), mais elle a dû recourir à des chapiteaux édifiés sur la place Bab Ighli pour pouvoir abriter les travaux de ce rendez-vous planétaire. Cette démarche n’est malheureusement pas isolée. Elle est, en effet, courante dans les autres villes du Royaume où l’infrastructure MICE est insuffisante.
Dans ce contexte, on compte au total 631 des équipements MICE sur tout le territoire national, au nombre de 287 salles de réunions d’hôtels, 239 salles de conférences, 54 amphithéâtres, 25 complexes culturels, 12 salles de réunions indépendantes, 4 palais de congrès et 5 autres types d’équipements. Dont trois centres de congrès à Marrakech, en l’occurrence le palais des congrès Mansour Eddahbi qui offre 1.145 places, le centre de conférences du groupe Palmeraie, avec 2.000 places, et le palais des congrès du groupe Mogador, avec 1.800 places.
Une offre qui ne fait pas le poids face à ses concurrents comme Istanbul, Barcelone ou encore Dubaï. Pour comprendre le retard accusé par le Maroc en matière d’infrastructures MICE, il suffit de voir le cas de la ville turque d’Istanbul où le seul palais des congrès Lütfü Kırdar accueille jusqu'à 7.000 congressistes, soit près d’une fois et demi l’offre cumulée des trois centres de congrès de Marrakech, le fleuron MICE du Royaume.
Par ailleurs, les décideurs du secteur touristique, notamment le ministère du Tourisme et la Confédération nationale du tourisme, ont pris conscience des carences et du potentiel de cette niche. Pour lui permettre d’aller au-delà des 10% actuels de contribution à la valeur ajoutée du secteur touristique, le ministère a donc décidé de muscler l’offre MICE à travers l’édification d’importantes infrastructures d’accueil d’événements d’envergure internationale. Ces projets, lancés dans le cadre de la Vision 2020, ciblent quatre destinations phares, telles que Marrakech, Agadir, Casablanca et Tanger.
Pour rappel, seule la ville ocre présente le plus fort potentiel sur le segment MICE, un World Exposition Park y sera édifié. À Casablanca, le poumon économique du Maroc, un palais des congrès sera construit au niveau de la Marina. A Tanger, où quelques infrastructures d’accueil de congrès et de voyages incentives sont déjà présentes, il y aura un parc d’exposition. A Agadir, les équipements existants sont jugés pour le moment suffisants pour séduire les professionnels du monde entier.
Au fait, il convient d’intégrer l’offre MICE dans la promotion de la destination et communiquer fortement dessus. Lorsque ces infrastructures seront achevées, à l’horizon 2020, le Maroc pourra accueillir plus de touristes d’affaires qui dépensent, par nuitée, plus que la moyenne des autres touristes étrangers. En effet, selon une analyse de la demande touristique effectuée par l’Observatoire du tourisme, un touriste d'affaires dépense en moyenne 1.400 DH par nuitée, contre uniquement 950 DH pour les touristes ordinaires. La même analyse indique que les principales nationalités visitant le Maroc pour un voyage d’affaires proviennent de France (37%), d'Espagne (11%), du Benelux (9%), du Royaume-Uni (5%), d’Amérique du Nord (5%), d’Allemagne (3%) et d’Italie (3%).
Nonobstant, les voyageurs d’affaires passent en moyenne 5,4 jours au Maroc. Les Anglais sont ceux qui restent le plus longtemps durant leur séjour professionnel avec une moyenne de 6 jours, suivis des Espagnols (5,4 j), des Français (5,3 j), des Italiens (5 j) et des Allemands (4,4 j). Une assez bonne manne pour le tourisme national.

27/1/2017
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Déploiement d’un hôpital de campagne marocain à Juba : Le premier vice-président du Soudan du Sud salue hautement l’approche solidaire de SM le Roi envers l’Afrique

Le premier vice-président de la République du Soudan du Sud, Taban Deng Gai, a souligné que son pays "salue hautement la visite prévue de SM le Roi Mohammed VI.
"Le gouvernement de la République du Soudan du Sud salue hautement les actions de SM le Roi au profit de notre pays, notamment les aides humanitaires aux personnes nécessiteuses et le déploiement d’un hôpital de campagne multidisciplinaire sur le site de John Garang, le libérateur du pays, un site symbolique qui nous est cher", a-t-il dit.
"Ce grand Roi a placé l’Afrique et ses questions de développement humain à la tête de ses priorités, ce qui dénote de Sa clairvoyance et de Sa solidarité envers les questions nobles", a affirmé le premier vice-président du Soudan du Sud.
Il a, dans ce sens, souligné que l’initiative du Souverain portant sur l’installation d’un hôpital de campagne à Juba "illustre la sollicitude noble, l’engagement personnel de SM le Roi envers les questions universelles et la poursuite de Ses efforts pour donner un contenu concret aux valeurs de solidarité, d’entraide et de coopération pour panser les blessures du peuple de la République du Soudan du Sud". "Cette initiative louable et noble du Souverain reflète Sa solidarité avec le peuple du Soudan du Sud, à travers les aides nécessaires et humanitaires et le rapprochement des prestations de santé, partant de la conviction de SM le Roi quant à l’importance de cette action humanitaire constructive", a-t-il dit.

27/1/2017
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Questions de l’émigration et des MRE : Appel à rompre avec la gestion et le traitement saisonniers
Un colloque organisé par la Chambre des conseillers en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine de l’étranger (CCME) et dont les recommandations ont été présentées, mercredi à Rabat, a appelé à rompre avec la gestion et le traitement saisonniers des questions relatives à l’émigration et à la situation des Marocains résidents à l’étranger (MRE).

Tenu les 27 et 28 juillet 2016 sous thème "les Marocains du monde et la régionalisation avancée", le colloque souligne dans ses recommandations l'importance de créer des instances d’accueil, d’orientation, de suivi et d'analyse de la situation des MRE et de leurs familles installées dans les différentes régions du Royaume, outre l’organisation de campagnes de communication au profit des émigrés ayant décidé de rentrer définitivement au Royaume, notamment les personnes âgées, les veuves et les enfants, pour les informer de leurs droits. 
Ces recommandations, présentées par le secrétaire général de la Chambre des conseillers, Abdelwahed Khoja, ont mis en avant l’importance de la coordination entre les régions, les bureaux régionaux d’investissement et les consulats et la création d’un espace consacré aux émigrés en vue de mettre en évidence leur potentiel en matière d’investissement et profiter des facilités et de l’aide mises à leur disposition par l’État. 
Le colloque recommande en outre la nécessité de tirer profit des expériences réussies en matière d’émigration et du développement local et de sensibiliser les autorités à l'importance de ces expériences soit au niveau local ou bien régional, outre le partage d’expériences et d’expertises entre les deux rives. 
Il appelle aussi à la mise en place d’un service dédié à l’émigration et aux affaires des émigrés au niveau des régions, en s’appuyant sur des cadres formés et qualifiés dans ce domaine, et de tirer avantage des recherches scientifiques, des expériences et des études élaborées par les universités marocaines en la matière. 
Cette rencontre a été une occasion d'insister sur la nécessité d’encourager la recherche scientifique pour mieux s’informer de la situation des émigrés et de conclure des partenariats entre les institutions scientifiques, les organisations civiles et les instances politiques. 
S’exprimant à cette occasion, le président de la Chambre des Conseillers, Abdelhakim Benchamach, a indiqué que la communauté marocaine à l'étranger compte près de 5 millions dans plus de 100 pays, soulignant la nécessité de bénéficier de cette "richesse" pour réussir le processus de la régionalisation avancée. 
La Chambre des conseillers vise à asseoir un partenariat institutionnel avec le CCME et à élaborer un plan d'action, a-t-il relevé, notant que les deux parties ont organisé un atelier important portant sur les questions relatives à l'émigration et la régionalisation. 
L'objectif de ce colloque est de formuler des propositions et des recommandations permettant au Maroc de rénover ses institutions et de réussir les projets de réforme initiés, a-t-il expliqué, ajoutant que cette rencontre sera le point de départ d’une coopération institutionnelle entre la Chambre des conseillers et le CCME. Le CCME est la première institution nationale à avoir réagi de manière spontanée aux recommandations du Forum parlementaire organisé par la Chambre des conseillers sur les moyens et les mécanismes favorisant la mise en œuvre de la régionalisation avancée. 
De son côté, le secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine de l'étranger, Abdellah Boussouf, a affirmé qu’une grande partie de la communauté marocaine réside dans des pays ayant accompli de grands progrès en matière de régionalisation, soulignant que les expériences professionnelle, sociale et politique des MRE représentent inévitablement une valeur ajoutée permettant de réussir le processus de la régionalisation avancée au Maroc et de créer une dynamique dans leurs régions d’origine. 
M. Boussouf a, ainsi, mis l'accent sur l'impératif d’actualiser le code de la famille en vue de l’adapter aux aspirations de la femme marocaine établie à l’étranger et de diminuer les tarifs relatifs au transfert d’argent vers le Maroc, du fait que ces transferts dépassent largement les recettes du tourisme et du phosphate.

27/1/2017
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Affaire Gdim Izik: Rejet des demandes de liberté provisoire, le procès reporté au 13 mars

La Chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel de Salé a rejeté, mercredi, les demandes de mise en liberté provisoire soumises par la défense des accusés dans le cadre de l’affaire des événements de Gdim Izik et décidé de reporter le procès au 13 mars prochain.
Après avoir délibéré au sujet des requêtes de forme présentées par la défense, la Cour a rejeté la requête ayant trait à la compétence de la juridiction, et décidé de soumettre les accusés en détention à une expertise médicale auprès de trois spécialistes, a indiqué mercredi à la presse le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat, Hassan Daki, à l’issue de la 4ème séance du procès.
La Cour a également décidé de convoquer les témoins dont la liste a été soumise par la défense ainsi que les rédacteurs des procès-verbaux de la Gendarmerie royale. Elle a en revanche refusé de convoquer le reste des témoins, a précisé M. Daki, faisant savoir que le tribunal a décidé de reporter l’examen des autres requêtes jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond de l’affaire. Le Procureur général du Roi a rappelé les requêtes préliminaires présentées par la défense, notamment la non notification de l’huissier de justice pour le cas de certains accusés fonctionnaires, la violation des procédures de garde à vue, l’absence de flagrance, l’extorsion des aveux sous la torture et la contrainte, l’incompétence de la Cour d’appel de Rabat outre l’abandon de la détention des accusés et la réalisation d’une expertise médicale.
Le parquet général, dans sa réponse à ces requêtes, se référant aux textes juridiques et à la jurisprudence, a affirmé que ces procédures se sont toutes déroulées selon la loi et dans un respect total de ses dispositions, a-t-il souligné.
Par ailleurs, M. Daki a évoqué les réactions suscitées suite au plaidoyer d’une avocate étrangère, ayant porté atteinte à l’intégrité territoriale, indiquant que le parquet et la défense des requérants du droit civil ont exprimé leur opposition à ce plaidoyer, tandis qu’un avocat marocain représentant les accusés a décidé de se retirer de la défense pour exprimer son rejet de toute atteinte aux constantes du Royaume du Maroc.
Le parquet, a-t-il noté, a averti l’avocate en question de la nécessité de respecter les dispositions de la loi et la Constitution marocaines.

27/1/2017
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