Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Premier pays africain à adhérer au plus grand projet infrastructurel de ce début du XXIème siècle
Le Maroc se connecte à l’initiative chinoise «La Ceinture et la Route»

Le Maroc et la Chine ont signé, jeudi à Pékin, un mémorandum d'entente sur l'initiative chinoise "La Ceinture et la Route" visant à relancer l'ancienne Route de la Soie, terrestre et maritime, à travers la création d'un réseau commercial et d'infrastructures reliant l'Asie à l'Europe et l'Afrique.
Le mémorandum a été signé, du côté chinois, par le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, et du côté marocain, par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, en visite de travail de deux jours en Chine.
Ledit mémorandum porte sur l'adhésion du Maroc à l'initiative chinoise en vue de permettre au Royaume d'établir des partenariats multipartites dans des secteurs prometteurs et ayant une valeur ajoutée, tels que les infrastructures, les industries avancées et la technologie, outre le renforcement du rôle du Maroc dans la réalisation de la croissance en Afrique, eu égard à son positionnement géographique et à l'importance des infrastructures dont il dispose (aéroports, routes, ports), lesquels habilitent le Maroc à jouer un rôle important en matière d'ouverture sur l'Afrique.
Le Royaume est le premier pays africain à adhérer à l'initiative "La Ceinture et la Route", lancée en 2013 par le Président chinois, Xi Jinping, prévoyant d'allouer des budgets colossaux à des investissements dans le domaine des infrastructures tout au long de l'ancienne Route de la Soie.
Ladite initiative englobe également une stratégie de développement axée autour de la communication et la coopération entre la Chine et les pays de l'Asie de l'Ouest et ceux du bassin méditerranéen et de l'Europe, à travers la mise en place de la "Ceinture économique de la route de la soie" et la "voie maritime de la soie".
Dans un discours adressé au Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine, tenu en décembre 2015, SM le Roi Mohammed VI avait salué le lancement par le président chinois de l'initiative "La Ceinture et la Route" qui constitue une "véritable vision stratégique dans les relations bilatérales et multilatérales et vise à connecter plus étroitement les pays asiatiques, européens et africains".
Du fait de sa position stratégique, le Royaume pourrait jouer un rôle "constructif" dans le prolongement de la "Route de la soie maritime", non seulement vers l'Europe atlantique, mais également et surtout vers les pays de l'Afrique de l'Ouest, avec lesquels le Maroc entretient des liens multidimensionnels, avait souligné le Souverain.
Selon un document du ministère des Affaires étrangères chinois, l'initiative "La Ceinture et la Route" vise à tirer profit des relations commerciales avec les pays membres de cette initiative, à travers la mise en place des infrastructures et des réseaux de transport nécessaires, ce qui aura des effets bénéfiques sur le développement de l’intra-commerce et les investissements conjoints entre les pays situés dans l'espace de la "Ceinture économique de la route de la soie".

20/11/2017
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 Cérémonie commémorative à la mémoire de Feu Abdelkrim Ghallab
L’homme aux multiples dimensions

Mohammed BEROUAL

Une cérémonie commémorative à la mémoire de Feu Abdelkrim Ghallab a été organisée le samedi 18 novembre 2017, à la bibliothèque nationale, par le Parti de l’Istiqlal et la famille Ghallab.
Coïncidant avec la célébration du 62ème anniversaire de la Fête de l’indépendance, ses enseignements et sa symbolique, cette cérémonie a vu la participation de diverses sensibilités du monde de la politique, universitaire, de la recherche, des médias et représentants de la société civile,… venues exprimer de vive voix leur reconnaissance au combat que le défunt a mené à la faveur des causes justes, à son militantisme et aux énormes contributions en ses qualités de théoricien, d’intellectuel et d’écrivain de par les diverses publications qu’il a laissé et dont le fond documentaire national et arabe s’enorgueillis aujourd’hui, à juste titre.
Personnalité multidimensionnelle, intellectuel engagé et homme de principes, Abdelkrim Ghallab fait partie de la première génération des écrivains marocains et arabes. L’homme de par sa stature, ses rôles avant-gardistes au sein de l'école du mouvement national, son militantisme politique et ses œuvres remarquables, a marqué de son empreinte le champ de la pensée, de la réflexion et également le champ politique et ce de par ses recherches, ses études, ses analyses et critiques constructives.
Les témoignages exprimés à cette occasion d’abord par le Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka et par tous ceux qui se sont succédés au pupitre à savoir : M. Abdeljalil Lahjomri, Secrétaire Perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, M. Chiba Maelainaine qui a donné lecture à un message au nom de M. M’Hammed Douiri, M. M’Hammed El Khalifa, deux grandes figures du PI, M. Mustapha El Ktiri, Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération, Dr Abdelouhad El Fassi intervenant au nom de la Fondation Allal El Fassi au sein de laquelle le défunt était en charge de la Commission culturelle ; M. Abdellah El Bakkali, au nom du Syndicat national de la presse marocaine, M. Moubarak Rabie de l’Union des écrivains du Maroc et enfin M. Mohammed Zaâbi au nom du Directeur général de l’ISESCO.
Tous ont loué les énormes qualités du défunt et souligné de façon unanime, que M. Ghallab était l’exemple type du politicien engagé, un grand patriote et fervent défenseur des causes nationales.
Une occasion qu’ils ont tous saisi pour mettre en exergue les talents et compétences aussi multiples que reconnus et sa présence active parmi les plus marquantes sur la scène arabe et au sein d'institutions internationales, nationales et régionales.
Et d'ajouter que cet auteur distingué dont l'influence est d'autant plus grande sur les générations des journalistes, d'écrivains et de romanciers, mérite plus d'un hommage de reconnaissance. L’homme qui professait que la culture et la pensée ne sont pas loin du journalisme, que le journalisme est un combat continu à la faveur de la défense des causes nationales, défendre la situation des pauvres et pour l’amélioration des conditions de vie et d’existence des citoyens, est une personnalité exceptionnelle aux dimensions multiples qui a joué un rôle important dans la formation d'une élite politique et la modernisation de l'action politique au Maroc.
Son fils, Marouane Ghallab qui a fait une intervention remarquée, a tenu à remercier vivement les participants pour leur présence et pour leur témoignage envers le défunt en reconnaissance à son aura et à ses qualités.
Mohammed BEROUAL

20/11/2017
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 Noureddine Modiane, lors de la discussion du PLF 2018 à la Chambre des Représentants :
Un projet maigre quant à ses choix et orientations et qui plonge les secteurs sociaux dans l’expectative

M. Noureddine Modiane, président du groupe istiqlalien, est intervenu au cours de la semaine écoulée au nom de ce dernier, lors de la discussion du projet de loi des finances (PLF) 2018 à la Chambre des Représentants pour souligner, en premier lieu, le contexte politique, économique et social particulier où se tient se débat, contexte marqué notamment par l’évolution de la question de l’intégrité territoriale du Maroc à la lumière de la désignation d’un nouvel émissaire du Secrétaire Général de l’ONU et de la procédure de réintégration de l’Union Africaine (UA), l’affaiblissement des partis politiques et la dépréciation de leur rôle, la recrudescence et l’exacerbation des tensions et des mouvements de contestation en l’absence de dialogue social serein et positif, etc.
L’orateur s’est interrogé, ensuite, sur la réalité et l’efficience des mesures complémentaires que le projet prévoit pour faire face à cette situation et aux exigences de l’étape, si vraiment il est de nature à aider à mettre en œuvre le programme du gouvernement, à conforter l’option démocratique du pays, à stopper l’hémorragie du tissu économique national qui voit pas moins de 6.000 entreprises en moyenne mettre la clé sous la porte annuellement, à faire prévaloir les vertus d’honnêteté, de loyauté et de citoyenneté dans la gestion de la chose publique et des rapports Administration/citoyens, à encourager l’industrialisation et l’investissement ou, encore, à promouvoir les secteurs sociaux clés (enseignement, santé et habitat principalement) et à aider à réduire les énormes inégalités et disparités sociales et territoriales…
Après avoir donc longuement égrené, chiffres et indicateurs les plus éloquents et explicites à l’appui, les questions et interrogations concernant la capacité du PLF à satisfaire les nombreuses attentes des citoyens et à résoudre les multiples et complexes problèmes économiques et sociaux (enseignement et formation, santé, logement, chômage, corruption et prévarication, bureaucratie, pression fiscale sur les revenus faibles et moyens contre exonérations et amnisties pour les nantis, …) ou à réduire les déficits accumulés dans les divers domaines et les graves et endémiques disparités et inégalités sociales et territoriales, etc., le chef du groupe istiqlalien a relevé que ce projet est très maigre quant à ses choix et orientations et ne fait que plonger les secteurs sociaux dans l’expectative, faute de vision claire à brève et moyenne échéances et que le modèle de développement adopté jusqu’ici et qui a échoué à générer une répartition des richesses de manière juste et équitable ne saurait aider à aller de l’avant tant que les politiques publiques ne tiendront pas compte des attentes légitimes des citoyens et des besoins réels et spécificités de chaque région.
Il s’est, d’autre part, élevé contre l’entêtement du gouvernement à opter pour les solutions de facilité à travers l’imposition des citoyens et souligné que les mouvements de contestation à Al Hoceima, Zagora et dans plusieurs autres villes et régions du Maroc ne sont motivés que par la quête de justice sociale et de dignité et par le refus de l’exclusion et la marginalisation, tout en soulignant que les Marocains se demandent où vont les ressources halieutiques de leur pays et que la politique de la main de fer adoptée par les pouvoirs publics face à ces mouvements ne résout pas les problèmes, ni ne contient la contestation et les revendications sociales… Il a émis, à ce sujet, l’espoir de voir le « séisme politique » provoque par SM le Roi contribuer à débusquer les dysfonctionnements dans d’autres projets et à mettre à nu tous les cas de prévarication et de mauvaise gestion financière afin d’être au niveau des attentes des citoyens…

20/11/2017
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 Sahara marocain
Sainte Lucie réitère son soutien au plan d’autonomie

La ministre des Affaires étrangères de Sainte-Lucie, Sarah Flood-Beaubrun, a réitéré le soutien de son pays au plan d’autonomie présenté par le Maroc pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain, un plan dont le sérieux et la crédibilité ont été salués par la communauté internationale. 
La ministre a souligné, en marge de la conférence “World Congress of Families”, qui se tient dans la capitale Castries, que son pays soutien l’initiative marocaine qui vise à parvenir à résoudre le conflit du Sahara sur la base d’une solution politique négociée et mutuellement acceptable, et dans le cadre de la souveraineté marocaine sur ses Provinces du sud. 
“Nous soutenons toujours les pays qui cherchent des solutions pacifiques aux problèmes”, a-t-elle dit, ajoutant: “pour cette raison, Sainte-Lucie est attachée à ces principes et idéaux, et nous soutenons clairement cette initiative présentée par le Maroc pour parachever son intégrité territoriale”. 
Mme Flood-Beaubrun s’est arrêtée, à cet égard, sur le développement que le Maroc a pu mettre en oeuvre avec succès dans ses Provinces du sud, soulignant que lors de sa participation au Forum Crans Montana, tenu à Dakhla, elle a pu constater de visu ce développement à tous les niveaux, ainsi que l’émergence du Maroc en tant que leader dans le continent africain. 
Par ailleurs, la ministre lucienne s’est félicitée du niveau de coopération entre le Maroc et Sainte Lucie, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’enseignement supérieur, et exprimé le souhait de son pays de consolider davantage ce partenariat fécond, et de l’élargir vers de nouveaux secteurs afin de bénéficier de l’expérience et du leadership du Royaume.

Sainte-Lucie aspire à consolider davantage son partenariat avec le Maroc dans tous les domaines

Mme Flood-Beaubrun a exprimé le souhait de son pays de consolider davantage son partenariat fécond avec le Maroc, et de l’élargir vers de nouveaux secteurs afin de bénéficier de l’expérience et du leadership du Royaume. 
“La coopération avec le Maroc s’est avérée très bénéfique pour Sainte Lucie, notamment dans le domaine de l’agriculture, qui revêt une importance particulière pour la sécurité alimentaire de notre pays”, a déclaré Mme Flood-Beaubrun. 
“Nous souhaitons actuellement élargir et approfondir cette coopération afin d’y intégrer le secteur de la santé, et bénéficier de l’expertise du Maroc dans ce domaine”, a souligné la ministre des Affaires étrangères. 
Mme Flood-Beaubrun a rappelé la coopération avec le Royaume dans le domaine de l’éducation, notant que plusieurs étudiants de Sainte Lucie poursuivent leurs études supérieures au Maroc à la charge du gouvernement marocain. 
La responsable lucienne s’est également arrêtée sur les liens diplomatiques avec le Maroc, se réjouissant du fait que l’ambassade du Royaume dans la région caribéenne est basée à Castries, capitale de Sainte Lucie. 
Elle a, en outre, rappelé la récente visite au Maroc du Premier ministre de son pays, Allen Chastanet, visite qui s’est penchée notamment sur les perspectives d’ouverture dans le Royaume d’une représentation diplomatique de l ’ Organisation des États de la Caraïbe orientale ( OECO) , dont la présidence tournante est assurée par M. Chastanet. 
À rappeler que la conférence «World Congress of Families», initiée par le Centre Caribéen de la Famille et des Droits de l’Homme (CARIFAM), que préside Mme Flood-Beaubrun, a été l’occasion de présenter l’expérience marocaine en matière de lutte contre le cancer. 
La participation marocaine à ce rendez-vous international, tenu sous le thème: “Une famille solide pour une nation prospère”, a enrichi le débat entre les participants, a assuré Mme Flood-Beaubrun, ajoutant que cette participation a particulièrement mis en exergue l’importance des soins de santé aux femmes et aux familles afin que ce noyau de la société puisse jouer pleinement son rôle pour la prospérité de l’ensemble du pays.

20/11/2017
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 Miss Arab world 2018
Hymne à la beauté à Ouarzazate

La Ville de  Ouarzazate  abrite  le 21 et 22 Novembre 2017 La sélection finale de Miss Arab world Maroc 2018 qui représentera le pays  lors de la 11eme  édition de L’élection de Miss Arab World 2018 qui se tiendra le 16 décembre 2017 au Caire en Egypte avec la participation de 22 candidates représentantes les pays arabes. 
L’événement organisé par Le Centenaire  évent en partenariat avec La commune de Ouarzazate  connaitra la participation de 18 candidates en provenance des villes de  Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Ouarzazate, Oujda, Kenitra, Tétouan, Béni Mellal, Khenifra, Tafroaut et Nador en plus de 3 candidates MRE  vivantes en Belgique, la France et l’Espagne. 
Les 18 finalistes ont été sélectionnées suite à un casting qui a démarré depuis plus de deux mois et a concerné 350 candidates, la société organisatrice de l’événement avait  sillonné les grandes villes marocaines et quelques pays européens pour  sélectionner  ces 18 finalistes sur la base de critères très sévères incluant la beauté, le niveau culturel, la maitrise des langues étrangères, les aptitudes de communication et le savoir faire et savoir vivre.
Présidée par un jury maroco- égyptien composé d’académiciens, des personnalités du Monde de L’art, de la musique et de L’esthétique, cette édition connaitra la participation de Chaimaie Alarabi , élue Miss Arab World Maroc 2017 et classée deuxième en phase finale de  sélection de Miss Arab world 2017 remportée par la Tunisienne Souhair Elghaddab. 
Le choix de la ville d’Ouarzazate pour la sélection Finale de Miss Arab World Maroc 2018 a été motivé par la beauté de cette ville, par son rayonnement international ainsi que par l’engagement  des autorités et des élus de la ville, La société organisatrice compte présenter la candidature du Maroc pour abriter à Ouarzazate la treizième édition de Miss Arab World 2019. 

20/11/2017
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Nos meilleurs vœux

A l’occasion de la Fête de l’Indépendance, le quotidien « L’Opinion » présente ses vœux déférents à S.M. le Roi Mohammed VI, à la glorieuse Famille Royale et à l’ensemble du peuple marocain et implore Dieu d’accorder longue vie à S.M. le Roi et de le guider dans Ses nobles actions pour davantage de progrès et de prospérité du pays, engagé aujourd’hui dans l’édification de la démocratie et de l’Etat des institutions fortes et crédibles.

19/11/2017
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 13ème Rencontre de Haut Niveau Maroc-France
Déclaration finale et 19 accords de coopération bilatérale

Le Maroc et la France ont signé, jeudi à Rabat, plusieurs accords touchant à divers domaines de la coopération bilatérale, qui ne manqueront pas de donner davantage d'élan au partenariat qui lient les deux pays.

Signés lors d’une cérémonie présidée par le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Otmani et le Premier ministre français, Édouard Philippe, dans le cadre de la 13ème Rencontre de Haut Niveau Maroc-France, ces accords concernent plusieurs domaines, dont la réforme de l’administration, l’infrastructure portuaire, l’emploi, l’éducation, la jeunesse et l’art et la culture.
Il s’agit en effet d’une déclaration d'Intention relative à la coopération dans le domaine du numérique, signée par Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du Commerce et de l’Economie numérique et Benjamin Griveaux, Secrétaire d'Etat français auprès du ministre de l’Economie et des Finances.
Deux autres déclarations d’intention, relatives au volet institutionnel de la coopération dans le domaine portuaire et maritime et au volet industriel de la coopération en matière des infrastructures portuaires et industrie navale, ont été signées par Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau et Elisabeth Borne, ministre française chargée des Transports.
Il a été également question de la signature d’une déclaration d’intention dans le domaine du sport, signée par Laura Flessel, ministre française des Sports et Rachid Talbi El Alami, ministre de la Jeunesse et des sports, qui a par ailleurs paraphé un arrangement de coopération en matière de jeunesse avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale.
Aussi, Khalid Samadi, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et M. Blanquer ont signé un Accord-cadre relatif aux priorités bilatérales en matière de coopération éducative, ainsi qu’une déclaration d’intention sur l’enseignement de la langue arabe et l’histoire géo dans les établissements français au Maroc.
M. Samadi a également signé, avec la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, un accord-cadre relatif au développement de la plateforme Maroc université numérique MOOCS.
Mme Loiseau a, en outre, paraphé trois accords avec Mohamed Sajid, ministre du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, Noureddine Boutayeb, ministre délégué auprès du ministre d’Intérieur et Mounia Boucetta, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Il s’agit respectivement d’une feuille de route dans le domaine du tourisme pour les années 2017-2020, une déclaration d’intention entre les ministères de l’Intérieur du Maroc et de l’Europe et des Affaires étrangères de la France en matière de coopération décentralisée et une lettre d’intention sur la promotion à l’étranger des co-localisations universitaires franco-marocaines.
Dans le domaine culturel, deux conventions ont été signées. La première, par Mme Boucetta et Françoise Nyssen, ministre française de la Culture, consiste en une déclaration d’intention sur la coopération cinématographique entre le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et le Centre cinématographique marocain (CCM) qui ouvre la voie à la création d’un fond de co-production cinématographique.
La deuxième, paraphée par Mme Nyssen et Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées, concerne une lettre d’intention entre la Fondation et le Centre George Pampidou à l’exposition en 2018 au Musée Mohammed VI de Rabat des chefs d’œuvres des collections de Beaubourg sur la Méditerranée.
D’autre part, le ministre délégué chargé de la Réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohammed Benabdelkader et le ministre français de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin ont signé une déclaration d’intention relative à la coopération dans le domaine de la réforme de l’administration et de la fonction publique.
La cérémonie a été également marqué par la signature d’une lettre d’entente relative à l’appui de l’Agence française de développement (AFD) à la politique nationale de l’emploi au Maroc, paraphée par le ministre du Travail et de l’insertion professionnelle, Mohammed Yatim et le DG de l’AFD, Rémy Rioux.
M. Rioux a signé trois autres accords avec des responsables marocains : un protocole d’accord entre MASEN (Moroccan Agency for sustainable Energy) et l’AFD, signé côté marocain par le DG de MASEN, Moustapha Bakkoury, un protocole d’accord entre la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) et l’AFD, signé par le PDG de la CDG, Abdellatif Zaghnoun et portant sur le renforcement de leur partenariat stratégique en soutien des transitions énergétiques et écologiques, de la transition territoriale, de la régionalisation avancée, de l’inclusion sociale et de l’attractivité des territoires.
Quant au troisième accord, il concerne une lettre d’entente relative à l’appui de l’AFD à la promotion de l’accès à l’Eau potable des populations du Nord du Royaume, signé par Abderrahim El Hafidi, DG de l’Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) par intérim.
Il a été également procédé à la signature d’un accord sur la création de campus Arts et Métiers au Maroc, signé par M. Zaghnoun et le DG de l’Ecole nationale supérieure des Arts et métiers en France, Laurent Champaney. 

19/11/2017
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 Fête de l’indépendance
L’œuvre de modernisation continue…

Le peuple marocain célèbre, ce samedi 18 novembre, la Fête de l'Indépendance. Cette commémoration intervient alors que notre peuple se trouve engagé, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, dans la mise en œuvre du processus de modernisation du pays, s'appuyant en cela sur les différentes réformes engagées aux plans politique, institutionnel, économique et social.
Ainsi, le Maroc indépendant se trouve aujourd’hui bel et bien engagé dans la voie de la régionalisation pour doter les différentes régions de larges compétences afin de parvenir à atténuer les disparités qui existaient entre différentes régions.
Dresser un bilan exhaustif et objectif de ces 62 années d'indépendance nécessite des études et des analyses approfondies, car l'accession à l'indépendance signifiait l'engagement d'une bataille rude et sur tous les plans.
C'est le Grand Jihad. Un combat qui a été souvent couronné de succès, mais a enregistré aussi des échecs.
En tous cas, le Maroc d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui de 1955. De l'étape de la libération engagée par feu Mohammed V en parfaite symbiose avec le peuple, le Maroc a connu celle de l'édification sous le règne de feu S.M. Hassan II et aujourd'hui c'est un Maroc nouveau qui est en train d'être bâti par S.M. Mohammed VI : le Maroc de la liberté, de la démocratie, des Droits de l'Homme, de la justice sociale et de la citoyenneté.
Les 62 années d'indépendance étaient celles du combat pour relever les grands défis auxquels le Maroc devait faire face depuis 1955 : parachever l'intégrité territoriale, établir la démocratie politique, économique et sociale, assurer le développement et le progrès du pays et l'émancipation des citoyens.
La commémoration du 62ème anniversaire de l'Indépendance intervient au moment où notre pays vit une ère nouvelle sous le règne de S.M. le Roi Mohammed VI. Elle intervient aussi au moment où la question de la réalisation du changement et du redressement constitue l'une des aspirations fondamentales du peuple qui désire voir le gouvernement apporter les solutions qui s'imposent aux problèmes dont souffre notre pays.
L'indépendance a été acquise au terme d'une longue et âpre lutte, au cours de laquelle des martyrs sont tombés sur le champ d'honneur et de lourds sacrifices ont été consentis par toutes les couches populaires. 62 années après notre accession à l'indépendance, il est de notre devoir de nous demander si les buts visés par la lutte pour l'indépendance ont été réalisés.
En effet, l'indépendance en elle-même n'était pas une fin, mais avant tout un moyen pour assurer le progrès économique et social du pays et pour donner au peuple l'occasion de s'épanouir et de fixer ses choix politiques, économiques et sociaux, à travers des institutions représentatives élues de façon démocratique et jouissant de la crédibilité et de la confiance populaire.
D'ailleurs, la lutte pour l'indépendance, qui était intimement liée à celle pour la démocratie et l'intégrité territoriale, ne pouvait se concevoir sans ces deux fondements.
Pour le peuple marocain, la journée du 18 novembre est une occasion de se remémorer les luttes passées et de planifier l'action à venir, sans toutefois oublier le présent.
Pour le Maroc, la lutte pour l'indépendance a revêtu un caractère populaire, enthousiaste et global et a mobilisé l'ensemble des Marocains, riches et pauvres, jeunes et moins jeunes.
Le combat des Marocains, Roi et Peuple, ne se limitait pas à réclamer l'abrogation du traité du Protectorat et le départ du colonisateur, mais visait, outre le recouvrement de l'indépendance politique, l'unification totale du pays que les puissances coloniales avaient dépecé et divisé en une mosaïque de zones d'influence, ainsi que l'instauration de la démocratie conformément aux aspirations de notre peuple, et ce, dans le cadre de la Monarchie constitutionnelle.
Aussi, le combat ne prit-il pas fin avec le retour triomphal d'exil de feu Mohammed V et de la Famille Royale le 16 novembre 1955 et la proclamation solennelle de l'indépendance deux jours plus tard, mais il s'est poursuivi – et il se poursuivra encore – pour la récupération des autres parties du territoire national encore sous domination étrangère et pour la consolidation des fondements de la démocratie politique et économique, seule à même de garantir la liberté, la dignité et le bien-être des Marocains et de maintenir toujours vivaces cet élan et cet enthousiasme dont le peuple marocain a toujours su faire montre, que ce soit à Zelaka, à Oued El Makhazine, à Anoual ou lors de la Marche Verte et dont il détient, seul, le secret.
Cette attitude à rester constamment mobilisé, cet élan et cet enthousiasme pour défendre farouchement, et quel qu'en soit le prix, ses valeurs, ses institutions sacrées et sa liberté, cette générosité d'âme et ce courage légendaire et maintes fois prouvé, cette cohésion et cette faculté à s'unir et à répondre à l'appel du devoir national chaque fois que les circonstances l'exigent, ont fait que le Maroc a toujours pu surmonter les plus grandes difficultés et triompher de ses ennemis les plus farouches, les plus puissants et les plus obstinés.
Ces mêmes vertus constituent aujourd'hui et constitueront pour toujours les meilleurs atouts du Maroc dans les étapes futures de son combat pour le parachèvement de son intégrité territoriale, la préservation de son indépendance et de sa souveraineté et l'édification d'un avenir prospère.
En accédant à l'indépendance en 1955, le Maroc se trouvait dans une situation dramatique : son territoire démembré et usurpé, son économie ruinée et mise presque exclusivement au service des puissances coloniales, sa culture dénaturée et aliénée. Bref, le Maroc, nouvellement indépendant, devait presque tout recommencer à zéro et entamer la grande bataille, la plus dure. Et c'est ainsi que dès l'accession à l'indépendance en 1955 – considérée d'ailleurs comme imparfaite – le peuple marocain a entrepris un combat acharné pour récupérer ses provinces spoliées. Ce fut d'abord la zone Nord sous occupation espagnole, ensuite Tanger qui avait un statut international, puis Tarfaya en 1958 et Sidi Ifni en 1969.
L'Armée de Libération était parvenue à libérer une grande partie du Sahara marocain, mais l'opération Ecouvillon l'a empêchée d'atteindre son objectif. Toutefois, le Maroc n'a pas pour autant renoncé à la revendication de ses territoires occupés.
Lorsque notre pays a récupéré ses provinces sahariennes qui étaient sous domination espagnole, après la glorieuse Marche Verte et en conformité avec les règles du droit international, l'Algérie s'est dressée contre les droits du Maroc, et lui a livré une guerre par mercenaires interposés.
Dans cette guerre, le Maroc a remporté une victoire éclatante. En effet, les FAR ont pu neutraliser les agresseurs et aujourd'hui les populations du Sahara vivent en paix et participent en toute quiétude à l'œuvre de développement de ces provinces.
D'ailleurs, pour parvenir à une solution négociée, juste et durable du dossier du Sahara, le Maroc a proposé un plan d'autonomie interne pour les provinces du Sud. Il appartient à l'Algérie de saisir cette opportunité pour prouver sa bonne foi.
Donc, sur le plan du parachèvement de notre intégrité territoriale, le processus engagé depuis 1956 suit son chemin et atteindra les objectifs escomptés grâce à la détermination et à l'esprit de sacrifice dont fait preuve le peuple marocain.
Le combat se poursuivra pour libérer les territoires qui restent encore sous domination étrangère.
Sur le plan économique, ces années d'indépendance ont été marquées par un effort non négligeable pour sortir du sous-développement et pour réaliser le progrès et l'épanouissement des citoyens. Ce combat n'est pas du tout facile, car le Maroc souffre de problèmes structurels.
Notre pays éprouve aujourd'hui un besoin pressant d'introduire des réformes politiques, économiques et sociales dans les domaines de l'enseignement, de la justice, de l'agriculture, de la santé, de l'habitat, de l'industrie, de la formation des cadres, des finances, de l'administration, etc. Il doit lutter contre le chômage, notamment parmi les lauréats des universités, et combattre les différents fléaux qui rongent la société marocaine.
La richesse principale de notre peuple réside dans ses hommes et ses femmes qui sont capables de réaliser des miracles et dans l'unanimité du peuple autour de son Roi qui a entrepris de grandes réformes et œuvre pour la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit.
La démocratie est le rempart naturel devant le déviationnisme et le roc sur lequel se brisent tous les complots tramés contre le pays. Aussi, en approfondissant la pratique de la démocratie, on donne à l'indépendance son sens profond et sa signification réelle.
C'est la meilleure garantie pour construire l'avenir et relever les défis de la mondialisation et ceux du 21ème siècle.
C'est aussi le cadre dans lequel doit être édifié le Maroc nouveau et moderne, le Maroc des grands chantiers de développement.

19/11/2017
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 Etat d’avancement de la campagne agricole
Le retard des pluies compromet le bon démarrage

N. BATIJE

Le manque de précipitations pluviométriques jusqu’ici observé conjugué au maintien, en pareille période, de températures relativement élevées, pèse de tout son poids sur l’état d’esprit des petits fellahs et risquent de freiner l’élan, généralement observé en cette période de l’année, pour ce qui est du travail du sol notamment en zone bour défavorable.
En ce début de campagne, les temps sont difficiles et , à défaut précipitations,   le bon déroulement la campagnes serait compromis et, en termes de sécurité alimentaire,  l’agriculture qui, bon an mal an, couvre en moyenne, 65% des besoins en céréales,
96% des besoins en lait, 98% des besoins en viandes rouges,
100% des besoins volaille, 48% des besoins en sucre et 9% des besoins en huile risque d’en pâtir.
Déjà, le centre météorologique ne prévoit pas de pluies pour les 15 jours à venir. Et entretemps  les réserves en eau s’amenuisent.
Faute  de pluies,  le niveau des nappes phréatiques est au plus bas et celui  des barrages se situe, à mi-novembre, à seulement 35 ,3% contre 43,8% une année auparavant.
Au total, la retenue des principaux grands barrages du Royaume se situe à environ 5364 Mm3.
Le monde rural est-il en train de revivre le scénario ayant prévalu lors la campagne  2015-2016, une campagne des plus sèches D’autant plus que les petits agriculteurs en subissent toujours les séquelles au point que le  Crédit Agricole du Maroc décide de se lancer dans une vaste opération de report des redevances au titre de cette campagne à même de permettre aux agriculteurs sinistrés  de bénéficier de nouveaux prêts pour financer les éventuels  investissements de la campagne 2017-2018.
Peut être qu’il est encore tôt de  voir les choses tout en noir, mais n’empêche que  plus la pluie tarde à arriver, plus la campagne prend du retard et plus le spectre de changement climatique pointe à l’horizon.
Et c’est d’ailleurs ce que  soutient l'Organisation météorologique mondiale  qui dans sa    déclaration provisoire   sur l'état du climat mondial signifie que   « la température moyenne à la surface du globe pour les neuf premiers mois de l'année dépassait de quelque 1,1 °C celle de l'époque préindustrielle ». Et que « sous l'effet d'un puissant Niño, 2016 devrait conserver son statut d'année la plus chaude, 2015 et 2017 se disputant la deuxième et la troisième places. Et les années 2013 à 2017 sont bien parties pour constituer la période de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée ».
N. BATIJE

19/11/2017
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 SAR la Princesse Lalla Hasnaa co-préside une session de haut niveau de la Journée Éducation de la COP 23
Etendre l’action d’éducation au développement durable à l’échelle de l’Afrique

La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement a présenté, jeudi dans le cadre de la conférence des Nations unies sur le climat (COP23) à Bonn, ses expériences novatrices en matière d'éducation au changement climatique.
Ses expériences ont été présentées lors d’un side Event sur les "approches novatrices de l'éducation au changement climatique et l'autonomisation des jeunes pour l'action climatique", co-orgnaisé par la Fondation, en marge de la Journée de l’Education de la COP23.
Lors de ce side Event, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement a donné un aperçu sur ses outils pédagogiques en ligne en lien avec les changements climatiques, son programme Eco-Ecoles au travers d’un témoignage du coordinateur de l’Eco-école rurale Hjar Nhal près de Tanger. Cet établissement, particulièrement engagé parmi les 1636 éco-écoles inscrites au programme au Maroc, est un modèle de laboratoire de développement durable et un exemple de démarche pédagogique suivi par de nombreuses écoles du Royaume. 
La Fondation a également exposé la dynamique de son programme de Compensation Volontaire Carbone, qui a permis d’électrifier 412 écoles rurales et planter plus de 12 000 jeunes palmiers à Marrakech.
Elle a mis en avant ses programmes de développement durables en relations avec la lutte contre les effets du changement climatique, a indiqué Mme Kenza Khallafi, en charge des programmes Eco-écoles et jeunes reporters pour l’environnement à la Fondation, projets phares de ces initiatives.
La mise en place de ces programmes réaffirme le rôle central de l’éducation dans les efforts de lutte contre les effets du réchauffement climatique, a-t-elle expliqué. 
Ainsi, le programmes Eco-écoles, initié en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, vise à permettre aux écoliers de 4 à 12 ans de travailler sur les questions liées au changement climatique et de comprendre ses impacts.
De son côté, le programme Jeune Reporters pour l’environnement, également mené en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, sensibilise les jeunes en les encourageant à écrire des reportages traitant des problématiques environnementales locales en quête de solutions.
Les autres intervenants dont les représentants de Earth Day Network et de la Banque mondiale ont salué l’engagement du Maroc en général et de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement en particulier en matière de lutte contre le changement climatique, mettant notamment en avant les projets lancés dans le domaine de l’éducation. 
Ce side Event qui a reçu le label "Official climate partner", était organisé conjointement par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement, Earth Day Network (EDN) qui organise la journée mondiale de la terre depuis 1970, la Banque Mondiale qui aide les pays à respecter leurs engagements de lutte contre le changement climatique, l'Association internationale pour l'avancement des approches novatrices aux défis mondiaux (IAAI - Autriche), qui explore de nouveaux moyens de mobiliser la société civile, le YOUNGO, groupe des jeunes aux COP soutenu par la CCNUCC, et Actions Vitales pour le Développement Durable (Cameroun), une organisation pour sensibiliser petits et grands au développement durable et changer leurs comportements.
Ces organisations ont partagé leurs approches et outils pédagogiques, les innovations technologiques développées, leurs meilleures pratiques pour sensibiliser les populations au développement durable, modifier profondément leurs comportements et lutter contre le réchauffement climatique.

19/11/2017
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 Photos et souvenirs
Les nationalistes de Rabat assurent l’ordre public lors du retour de Feu Mohammed V d’exil

A l’occasion de la Fête de l’indépendance, nous reproduisons ces clichés qui rappellent le retour de Feu Mohammed V d’exil, le 16 novembre 1955, où sitôt arrivé au Méchouar, près du palais royal, il est monté à la tribune entouré de LLAARR les princes Moulay Hassan et Moulay Abdallah et prononcé un discours dans lequel il rendit grâce à Allah pour « nous avoir débarrassés de nos peines et de notre tristesse ».
On voit, au pied de la tribune, les membres du service d’ordre du Parti de l’Istiqlal qui était chargé d’assurer la sécurité et la discipline publique dans la ville de Rabat lors de la visite du regretté Roi, mission supervisée, quelques jours plus tôt, par les membres du Comité exécutif, Mehdi Ben Barka et Mohamed El Yazidi dans la perspective du retour triomphal de Feu Mohammed V, tandis que la police coloniale s’était complètement retirée dans l’attente de voir se produire quelques trouble ou désordre. Ce qui n’a pas eu lieu, les nationalistes de la capitale s’étant portés volontaires pour organiser au mieux ces retrouvailles dont les défunts Ben Aïssa Ben Kaddour et Mohammed Alioua que l’on voit à droite de Feu Mohammed V et Mustapha Attouch dit El Médkouri.

19/11/2017
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 Nizar Baraka, invité de l’émission « Dayf Al Oula »
Un échange fécond autour de questions majeures

Mohammed BEROUAL

Ce fut vraiment passionnant de suivre l’émission «Dayf Al Aoula »  présentée avant-hier soir, mardi 14 novembre 2017, par Mohamed Tijjini qui a invité au plateau Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal.
Une émission qui répond parfaitement à une logique médiatique d’immédiateté dont le mérite est qu’elle intervient à chaud, après exactement un mois et demi de la tenue du 17ème Congrès du Parti de l’Istiqlal et l’élection au poste de Secrétaire Général de M. Nizar Baraka.
L’occasion a ainsi permis de suivre un débat d'actualité se focalisant autour de la stratégie du PI, sa perception des grandes questions de l’heure que ce soit d’ordre politique, social et économique, son positionnement et l’approche qu’il préconise quant à la gestion de la chose publique et pour mieux servir les citoyens.
Pertinent dans ses questions face à un Nizar Baraka, fin politicien, homme de dossiers et poids lourd de la politique de par la richesse de son parcours et les compétences dont il a fait montre à travers les diverses responsabilités qu’il s’est vu confier, le journaliste Mohamed Tijjini a fait en sorte que l’émission qu’il anime, pour qu’elle soit efficace, doit s’enraciner dans le réel.
Un pari gagné, car tous ceux qui ont suivi cette émission partagent, sans aucun doute, un sentiment de satisfaction en hommage à la hauteur de vue qui a prévalu lors du débat, la clarté de la vision et des choix de M. Baraka, sa profonde connaissance des rouages de l’Etat et de la manière dont il faut s’en servir pour mieux fédérer les synergies autour du projet sociétal pour la concrétisation duquel notre pays est pleinement engagé conformément à la vision perspicace de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
De l’appréciation des questions d’actualité allant de la visite de Sa Majesté dans des pays du Golfe, à la victoire des Lions de l’Atlas et leur qualification au Mondial 2018, à l’acquisition par notre pays et le lancement dans l’espace du premier satellite marocain d'observation, baptisé Mohammed VI-A ; les échanges se sont focalisés sur la place et le rôle de l’école publique, la violence à l’école, et sur la nécessité d’opérer des réformes de fond en termes de stabilisation des programmes des réformes, de mise en place des outils de travail et de valorisation de l’élément humain, à commencer par le corps enseignant, pour parer aux dangers des désagrégations que connait le système aujourd’hui. Une approche qui ne trouve pas les réponses attendues dans le projet de loi de finances qui reste, relève M. Nizar Baraka, en déphasage avec la philosophie et avec la pédagogie que requiert le nouveau modèle de développement auquel Sa Majesté a vivement appelé.
L’autre grand chapitre de l’émission a porté sur l’élection de M. Baraka nouveau Secrétaire Général du PI. Une occasion saisie pour rappeler le contexte tumultueux que le PI a traversé tout au long du mandat écoulé et les erreurs tactiques qui ont impacté négativement les choix pris et pour lesquels le Parti a payé un lourd tribut. Sur ce même chapitre, le Secrétaire Général du PI a tenu à réitérer les logiques qu’il défend pour opérer une refondation transparente et constructive afin de réhabiliter le PI dans son rôle d’acteur avant-gardiste, actif et compétitif au niveau du champ politique national.
Dans ce cadre, il a défendu ardemment la logique de respect des fondamentaux du Parti, ses référentiels et sa philosophie, celle de la consolidation de la démocratie interne, de consolidation des règles d’éthique, de transparence, de bonne gouvernance et de reddition des comptes. Egalement, il a défendu la logique d’encadrement des citoyens et de relèvement de leur niveau à travers une meilleure formation. La logique d’engagement, d’implication, de réactivité et d’anticipation et celle d’ouverture sur la société civile et sur l’ensemble des acteurs politiques dans le respect des choix de tout un chacun à la faveur de l’intérêt suprême de la Nation.
En analyste aguerri, M. Nizar Baraka a livré une radioscopie exhaustive de la situation sociale, économique et politique que notre pays vit aujourd’hui. Dans son approche, il est ainsi allé au fond des problématiques qui entravent le processus de développement, à savoir le phénomène de pauvreté, des disparités sociales et entre les régions, le problème du chômage, de l’éducation et de la santé,…appelant vivement à une réorientation des politiques publiques, fédérer et mobiliser autour de l’action pour actualiser complètement les réponses et propositions pour qu'elles soient en prise directe sur la société et les attentes d'aujourd'hui et de demain. Aussi, a-t-il dit sa profonde conviction quant à la nécessité de placer l’engagement, la mobilisation et l’objectif du résultat au cœur de la démarche et de l'action pour mieux servir le projet sociétal sur les bases des règles d’implication, d’engagement, de travail en partenariat, de transparence, de bonne gouvernance et de reddition des comptes.
Avec franc parler et sans langue de bois, le Secrétaire Général du PI n’a pas épargné de la critique constructive la manière dont les grands dossiers sont gérés actuellement. C’est le cas notamment du processus de mise en place de la régionalisation avancée, de la protection de la classe moyenne, de la sauvegarde du pouvoir d’achat des citoyens et, de façon particulière, de la politique de partenariat, d’encadrement, de dialogue, d’écoute et de proximité avec les acteurs et avec les citoyens.
Des questions décisives que le Parti de l’Istiqlal place aujourd’hui au rang d’orientations majeures aussi bien dans sa stratégie que dans son action, donnant ainsi la preuve qu'il a les capacités de mobiliser au mieux les réserves d'intelligence collective et d'engagement, preuve qu’il se positionne réellement en force de proposition constructive et qu’il milite activement à l’effet de relever le niveau du débat politique et gagner la confiance des citoyens.
Cette émission, faut-il le souligner, a été suivie sur le plateau par un imposant parterre de militantes et de militants istiqlaliens, venus réitérer leur mobilisation, leur engagement à tirer vers le haut leur Parti, et ce, en reconnaissance des efforts qu'il ne cesse de déployer et qui le créditent, à coup sûr, de la notoriété de grand parti ouvert, démocratique, activement présent sur le terrain, animé de l'action concrète et responsable. 

Mohammed BEROUAL

16/11/2017
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 Lutte contre le trafic d’êtres humains en 2017
80 réseaux démantelés, 50.000 tentatives d’immigration clandestine avortées

Le Maroc adopte une approche globale en matière migratoire qui comprend, outre la dimension humaine, une approche sécuritaire ayant permis le démantèlement de 80 cellules de trafic d'êtres humains et l’avortement de 50.000 tentatives d’immigration clandestine en 2017, a indiqué, mardi à Rabat, le directeur de la Migration et de la surveillance des frontières au ministère de l'Intérieur, Khalid Zarouali.
Cette approche sécuritaire vise à resserrer l'étau sur les réseaux criminels qui s’activent dans le trafic d'êtres humains, a souligné M. Zarouali qui s'exprimait lors des travaux du 35ème Forum des présidents des parlements d'Amérique centrale et des Caraïbe (FOPREL), notant que plus de 3.000 réseaux actifs dans ce domaine ont été démantelés depuis 2004.
La région du Sahel et du Sahara est devenue un terrain de chasse favori des réseaux criminels dont les activités se croisent avec celles des réseaux terroristes dans la région, a mis en garde le responsable marocain.
Outre leur participation à la contrebande de cigarettes et de cocaïne et à la prise d’otages, les organisations terroristes sont devenues également actives dans le trafic d’êtres humains, qui constitue une source importante de financement avec 175 millions de dollars générés chaque année, a-t-il précisé.
Le Maroc est déterminé à faire face à ces réseaux criminels actifs en matière de trafic d’êtres humains, en renforçant le contrôle de ses frontières terrestres et maritimes et en mettant à la disposition des centres de surveillance les compétences et équipements nécessaires, a-t-il souligné.
À cet égard, M. Zerouali a noté que le Maroc est le seul pays de la région à avoir sécurisé ses frontières, faisant savoir que le Sahara marocain est la seule région du Sahel et du Sahara qui n'a enregistré aucune activité terroriste. Il a, à cette occasion, souligné l'importance de la coopération internationale pour faire face aux défis sécuritaires liés au trafic d'êtres humains, ajoutant que le Royaume coopère avec ses partenaires régionaux pour adopter une stratégie unifiée de contrôle des frontières, basée sur la coopération Nord-Sud.
Les mesures de sécurité concernant le phénomène de trafic d'immigrants ne prédominent pas l'approche globale adoptée par le Maroc depuis son lancement d'une nouvelle politique d'immigration et d'asile, a-t-il affirmé, faisant savoir que les autorités compétentes ont accepté plus de 23.000 demandes sur 24.000 au total dans le cadre de la deuxième phase de régularisation de la situation des immigrés qui se trouvent au Maroc. Le Maroc encourage le retour volontaire des migrants dans un cadre qui garantit leurs droits et veille à faciliter leur intégration dans leurs pays d’origine, a-t-il dit, relevant, dans ce sens, que le Royaume a supervisé le retour volontaire de plus de 22.000 migrants.
Le 35ème FOPREL prévoit plusieurs sujets portant sur la présentation d'exposés autour de l'expérience marocaine en matière de l'immigration, le respect des droits de l’Homme, la gestion des flux migratoires du point de vue sécuritaire, la situation de la migration intra-régionale en Amérique centrale, le Mexique et les Caraïbes, et l’adoption de la déclaration parlementaire conjointe sur "le rôle des parlements devant la migration intra-régionale", ainsi que les résolutions émanant de la 35ème session du Forum.
Créé en 1994, le FOPREL vise à renforcer la mise en place et l'harmonisation des législations des pays membres, et à élaborer des mécanismes de consultations entre les présidents des institutions législatives des pays membres pour faire face aux défis auxquels la région fait face.
Le FOPREL, que le Maroc a rejoint en 2014 en qualité d'observateur, connaît la participation des présidents des parlements des 10 pays membres d'Amérique centrale et des Caraïbes, à savoir le Guatemala, le Belize, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica, la République dominicaine, le Mexique, le Chili et Porto Rico.

16/11/2017
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 Prétendue photographie du Souverain au Qatar
Grotesque montage

Le Conseiller de SM le Roi, M. Yassir Znagui, a démenti formellement que le Souverain s'est laissé photographier au Qatar avec une écharpe portant un message politique, qualifiant de "grotesque montage" une prétendue photographie très largement diffusée sur les réseaux sociaux. Le directeur du bureau de communication gouvernemental au Qatar, Cheikh Saif Ben Ahmad Ben Saif Al Thani, a, pour sa part, déploré ce photomontage, soulignant qu’une enquête sera ouverte pour en connaître l’auteur.

"J’ai été présent à côté de Sa Majesté pendant tous ses déplacements lors de ce voyage, et à aucun moment, il n’a tenu ou ne s’est photographié avec une écharpe", a affirmé M. Znagui, cité par le site d’information "Le360.ma".
Selon le même site, une photographie, très largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre le Souverain brandissant une écharpe blanche avec cette inscription : "vous avez le monde et nous avons Tamim". "L’inscription est supposée s’adresser aux pays qui établissent le blocus autour du Qatar".
"On est étonné par cette image, car il s’agit d’une image et non pas d’une photographie. C'est un grotesque montage! J’ai été présent à côté de Sa Majesté pendant tous ses déplacements lors de ce voyage, et à aucun moment, il n’a tenu ou ne s’est photographié avec une écharpe", a confié M. Znagui au "Le360.ma".

Enquête au Qatar
Dans un communiqué, publié mardi, le directeur du bureau de communication gouvernemental a affirmé que l’auteur de cet acte "inacceptable", qui est une tentative pour faire échouer la visite du Souverain au Qatar, n’atteindra pas son objectif, promettant qu’une "enquête sera ouverte pour découvrir l’identité de celui qui cherche à provoquer l’opinion publique ou porter atteinte aux symboles des États".
Il a déploré par la même occasion que, récemment, les trucages médiatiques dans certaines agences et sur les réseaux sociaux aient pris de l’ampleur.
Le responsable qatari a fait observer que la visite de Sa Majesté le Roi à l’Etat du Qatar a été un succès à tous les niveaux et a contribué à l’approfondissement et au développement des relations fraternelles entre les deux pays.

16/11/2017
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 Sahara
Eviter les erreurs de Christopher Ross

Jamal HAJJAM

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a adressé des messages indirects au nouvel envoyé personnel du SG des Nations Unies, Horst Köhler, au sujet de la partie qui assume la responsabilité première dans le conflit du Sahara.
M. Bourita, qui s’exprimait jeudi devant la commission des Affaires étrangères à la Chambre des Représentants à l’occasion de la présentation du budget sectoriel de son département, a en effet averti M. Köhler, assez subtilement, à ne pas tomber dans les mêmes erreurs commises par son prédécesseur Christopher Ross. Une façon de dire à l’envoyé personnel du SG de l’ONU de ne pas se tromper d’interlocuteur dans la recherche d’une solution viable à ce conflit artificiel qui s’est enlisé en raison des prestidigitations algériennes. Le ministre des Affaires étrangères a clairement souligné que si l’Algérie ne venait pas à assumer sa pleine responsabilité dans le conflit, il n’y aura aucune voie de règlement.
Cet avertissement est particulièrement révélateur et de la fermeté du Maroc et de son souci de voir l’instance onusienne désigner enfin les vraies parties au conflit pour cesser de tourner en rond et pouvoir avancer réellement.
Il ne faut pas perdre de vue qu’en refusant d’admettre que l’Algérie est partie directe au conflit, Christopher Ross avait largement joué le jeu d’Alger, fait perdre du temps et de l’argent à l’ONU et contribué à la complication de la situation, allant jusqu’à faire exposer l’ensemble de la région à l’instabilité. Pourtant, via sa courageuse et néanmoins sérieuse et crédible proposition de large autonomie, le Maroc avait bien ouvert la voie devant un règlement politique effectif et définitif du conflit, conformément aux recommandations du Conseil de Sécurité.
Le droit et la morale voudraient, en effet, que l’Algérie assume ses responsabilités au regard de son implication directe dans la naissance du conflit et dans l’entretien de la tension. Si le Maroc a accepté le dialogue, ce n’est pas pour négocier la marocanité du Sahara, mais pour asseoir une solution politique à un conflit régional dans lequel la responsabilité de l’Algérie est pleinement engagée. Partant de là, par sa démarche et par l’action de sa diplomatie, le Maroc ne fait que contrer l’activisme hostile à son intégrité territoriale par une Algérie qui se sert du Polisario comme cheval de Troie, ni plus ni moins.

Jamal HAJJAM

13/11/2017
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 Anniversaire de la Marche Verte / Discours royal
« Le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps »

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé lundi soir, un discours à la Nation à l’occasion du 42eme anniversaire de la Glorieuse Marche Verte, dont voici le texte intégral :
"Louange à Dieu,Paix et Salut sur le
Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple, 
Aujourd’hui, nous commémorons avec une immense fierté le quarante-deuxième anniversaire de la Marche Verte. Dans quelques semaines, nous célébrerons le soixantième anniversaire du Discours que Notre Auguste Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, que Dieu ait son âme, avait prononcé à M’hamid El-Ghizlane. 
Pourquoi Nous a-t-il paru judicieux aujourd’hui d’évoquer en même temps le souvenir de ces deux événements historiques Quel est le lien qui les rattache véritablement  
En fait, chacun de ces deux moments fondateurs symbolise le pacte indéfectible d’unité nationale, scellé entre le Trône et le Peuple, pacte dont la clé de voûte est le Sahara marocain. 
De fait, le discours historique de M’hamid El-Ghizlane est lourd de sens, en ce qu’il marque une étape saillante dans le processus de parachèvement de l’intégrité territoriale de notre pays, et qu’il souligne une seule vérité que nul ne peut contester : la Marocanité du Sahara et l’attachement du peuple marocain à sa terre. En effet,
- Dès que le Maroc a eu son indépendance - Bien avant que la question du Sahara ne soit consignée aux Nations Unies en 1963 ; 
- Alors qu’aucune revendication ne portait sur la libération du Sahara, à l’exception des demandes légitimes formulées alors par le Maroc ;
- Mieux encore, bien avant que l’Algérie ne devienne indépendante ; 
Antérieurement à tous ces faits, s’adressant aux chioukhs et aux représentants des tribus sahraouies venus lui faire allégeance -la Beia-, Notre Grand-Père avait souligné les droits historiques et légitimes du Maroc sur son Sahara.
Il déclara en substance : « Nous proclamons solennellement que nous poursuivrons notre action pour le retour de notre Sahara, dans le cadre du respect de nos droits historiques et conformément à la volonté de ses habitants… ».
Fin de la parole de Notre Grand-Père, que Dieu le bénisse. 
Replacée dans le contexte de l’époque, cette déclaration est sans ambiguïté, et nul ne peut remettre en cause son bien-fondé. Plus qu’un engagement, elle est l’expression d’une alliance pérenne entre le Trône et le Peuple.
En outre, cette proclamation atteste la permanence de la Marocanité du Sahara, et ce, bien avant la mise en scène artificielle d’un conflit indûment suscité autour de cette vérité historique. Aussi, le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps, et les sacrifices qu’il sera nécessaire de consentir pour qu’il en soit toujours ainsi importent peu.
Par fidélité à ce pacte sacré et se prévalant de cette légitimité historique et politique, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde, a conçu, avec sagacité, l’idée de la Marche Verte pour le recouvrement de nos provinces du Sud. 
Marchant sur les traces de Notre Grand-Père et de Notre Père, Nous avons à cœur, maintenant que la terre est libérée, d’œuvrer, avec le même sens de l’engagement, pour assurer à la population de ces provinces les conditions d’une vie digne et pour favoriser son développement. Nous sommes aussi déterminé à libérer nos fils retenus dans les camps et à arrimer ces zones à la Mère-Patrie, de manière pleine et entière. 

Cher peuple, 
Dès Mon Accession au Trône, J’ai fait serment devant Dieu et devant toi, de tout mettre en œuvre, pour défendre notre intégrité territoriale et garantir aux habitants du Sahara les conditions d’une vie libre et digne. 
Pour y parvenir, Nous avons constamment veillé à ce que l’action extérieure dédiée à la défense de nos droits légitimes soit menée en totale cohérence avec les efforts de développement interne, sous-tendus par un esprit de solidarité et d’unanimité nationale.
Sur le plan international, le Maroc maintient l’engagement qu’il a fait d’adhérer à la dynamique actuelle voulue par Son Excellence Monsieur Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et à coopérer avec son Envoyé Personnel. Il en sera ainsi tant que seront respectés les principes et les fondamentaux de la position marocaine. En voici quelques-uns :
- Premièrement : aucun règlement de l’affaire du Sahara n’est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l’Initiative d’autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité. 
- Deuxièmement : les expériences passées devraient permettre de méditer sur une évidence: le problème n’est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d’arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir ; 
Il appartient, donc, aux parties à l’origine de ce conflit monté de toutes pièces, d’assumer pleinement leur responsabilité dans la recherche d’un règlement définitif
- Troisièmement : le plein respect des principes et fondamentaux retenus par le Conseil de Sécurité pour le traitement de ce conflit régional artificiel; l’organe onusien étant, de fait, la seule instance internationale chargée de superviser le processus de règlement ; et
- Quatrièmement : le refus catégorique de tout dépassement, de toute tentative de porter atteinte aux droits légitimes du Maroc et à ses intérêts supérieurs, de toute proposition obsolète visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus, de l’insertion abusive d’autres sujets, lesquels sont traités par des institutions compétentes.
Sur le plan interne, comme Je l’ai plusieurs fois souligné, nous n’allons pas rester les bras croisés à attendre que soit trouvée la solution souhaitée. Nous poursuivrons plutôt l’action engagée pour stimuler le développement de nos provinces du Sud et assurer à leur population les conditions d’une vie libre et digne. 
Dans ce cadre, nous irons de l’avant dans la réalisation du modèle de développement propre à ces provinces, en parallèle avec la mise en œuvre de la régionalisation avancée, ce qui devrait permettre aux habitants de la région d’assurer la gestion démocratique de leurs affaires et de contribuer au développement de leur région. 
En effet, les projets que Nous avons lancés et ceux que nous allons mettre en chantier, vont permettre au Sahara marocain de se positionner comme un pôle économique intégré. Appelé à servir de trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine, il s’affirmera comme une plaque-tournante pour les relations entre les pays de la région.

Cher peuple,
Comme Nous l’avons souligné précédemment, ce modèle ne doit pas être ramené à sa seule dimension économique. Il s’agit bien en fait d’un projet de société cohérent qui a pour ambition de favoriser l’épanouissement de l’individu marocain, de préserver sa dignité et de le placer au cœur du processus de développement. 
De ce fait, ce projet accorde une place particulière à la sauvegarde du patrimoine culturel et civilisationnel sahraoui, dont Nous mesurons la grande valeur affective pour les populations de la région. 
Voilà pourquoi Nous veillons à prendre soin de la culture hassanie, en favorisant sa promotion grâce à des structures et des services culturels mis en place à cet effet, en encourageant les initiatives et les manifestations artistiques qui contribuent à son rayonnement, et en rendant hommage aux artistes, aux intellectuels et aux créateurs qui en sont les vecteurs. 
Nous faisons de même pour toutes les composantes de l’identité marocaine unifiée. Car, Nous n’établissons aucune différence entre les patrimoines et les spécificités culturelles et linguistiques des régions du Maroc, qu’il s’agisse du Sahara, du Souss, du Rif, de l’Atlas ou de l’Oriental. 
Par ailleurs, la volonté de prendre soin du patrimoine culturel local n’est en aucune manière une façon d’instiller le fanatisme ou de favoriser le repli sur soi. Ce n’est nullement une incitation à l’extrémisme ou au séparatisme. C’est, bien plutôt, une manière d’exprimer notre fierté d’une identité nationale plurielle, diverse qui se déploie pleinement dans le cadre du Maroc uni des régions. 
Il est, donc, de notre responsabilité à tous, de sauvegarder ce patrimoine culturel et civilisationnel national, en protégeant ses ressources et en favorisant l’interaction féconde de ses différentes composantes. Corrélativement, il convient également de rester ouvert aux valeurs et aux civilisations universelles, d’embrasser le monde du savoir et de la communication. 

Cher peuple, 
La commémoration de l’anniversaire de la Marche Verte et le rappel du Discours de M’hamid El-Ghizlane constituent une occasion privilégiée d’exalter le patriotisme sincère, l’attachement loyal aux constantes de la nation, le sens du sacrifice pour la patrie. 
C’est grâce à ces valeurs et à la mobilisation nationale collective que le Maroc a récupéré ses provinces du sud. C’est aussi grâce à cet idéal patriotique qu’aujourd’hui, il va de l’avant dans sa marche vers plus de développement et de réalisations. 
Désormais, nous avons grand besoin de ces valeurs: il convient de les véhiculer à l’école, au sein de la famille, dans tous les secteurs de la vie sociale. Elles constituent un préalable pour qu’ensemble, nous soyons en mesure de relever les défis internes et externes qui se posent à notre pays. 
A cette occasion, Nous tenons à exprimer la fierté que nous inspirent nos Forces Armées Royales et les forces de sécurité, toutes catégories confondues. Nous leur manifestons Notre considération pour leurs efforts, leurs sacrifices, et leur mobilisation constante à défendre, sous Notre commandement, l’intégrité territoriale du pays et à préserver sa sécurité et sa stabilité. 
C’est, pour Nous, l’opportunité de renouveler notre engagement, de renforcer l’esprit de mobilisation collective, et, in fine, de stimuler la dynamique de développement global, à l’œuvre dans toutes les régions du Maroc, notamment nos provinces du sud. Cette entreprise est menée dans le cadre d’un Maroc uni, garantissant à tous ses enfants la liberté, la dignité et la justice sociale. 
C’est le meilleur gage de fidélité à la mémoire immaculée des héros de la libération et de l’indépendance, avec, en première ligne, Notre Auguste Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, que Dieu ait son âme. C’est aussi un exemple de fidélité au serment de la Marche Verte et à l’artisan de cette épopée, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde, et à tous les valeureux martyrs de la Nation. 

Wassalamou alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh".

9/11/2017
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 Un projet maigre quant à ses choix et orientations et qui plonge les secteurs sociaux dans l’expectative


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