Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Traite d’êtres humains
400 réseaux démantelés au Maroc depuis 2012
Le Maroc a réussi, depuis 2012, à démanteler environ 400 réseaux de trafic d'êtres humains, a souligné, samedi à Tétouan, le représentant du ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration, Faisal Bouzekri.

Intervenant lors d'une conférence sous le thème "les migrants et la traite d'êtres humains: défis et approches institutionnelles", organisée par l'association Mains solidaires, le responsable a précisé que l'année 2004 a été marquée par le démantèlement de 425 réseaux de trafic humain, alors que 19 réseaux ont été démantelé à fin mai 2016, notant que la stratégie nationale d'immigration, dont la deuxième phase a été lancée fin 2016, se veut un prélude essentiel pour protéger les migrants des réseaux spécialisés dans la traite d'êtres humains.
Et d'assurer que l'opération exceptionnelle initiée par le Maroc a permis de régulariser la situation de plus de 43.000 migrants, dans la mesure où plus de 80% de demandes déposées ont été acceptées, notant que la stratégie nationale d'immigration et d'asile est fondée sur une philosophie humaine basée sur le respect des droits de l'Homme et la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes et le trafic humain, notamment avec la progression du nombre de migrants subsahariens, eu égard à la position stratégique du Maroc en tant que point de passage vers l'Europe.
Pour sa part, Noureddine Fellak de l'association des jeunes avocats de Tétouan, a tenu à expliquer les dispositions législatives de la loi 27-14 relative à la lutte contre la traite des êtres humains adoptée par le Maroc conformément aux dispositions de la Constitution et aux conventions internationales relatives à la lutte contre la migration clandestine et les crimes liés à la traite humaine, en particulier les franges les plus vulnérables comme les enfants et les femmes, notant que ce fléau constitue une forme d'esclavage à l'époque contemporaine.
Dans ce cadre, il a assuré que la nouvelle loi a instauré des peines sévères allant de 5 à 30 ans de prison, dans certains cas, notant que ces lois offrent à la victime la possibilité de rester sur le territoire national durant la période du procès et de bénéficier de la couverture sanitaire nécessaire.
De son côté, la représentante de l'organisation internationale de les migrations, Fatima Ezzahra Otaibi, a souligné que le monde enregistre chaque année plus de 2,5 millions de cas de trafic d'êtres humains, dont un quart d'enfants, notant que cette proportion atteint plus de 63% dans certains pays de l'Afrique subsaharienne, d'Asie, d'Amérique du Sud et de Caraibe.
L"'organisation a enregistré 6 cas de trafic humain au Maroc, dont la majorité des migrants", a fait savoir Mme.Otaibi.
Quant au représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Bjart Vandavida, il a souligné que cette institution offre aux réfugiés et migrants des cartes leur permettant de gérer leur vie quotidienne et d'être protégés contre les réseaux de trafic d'êtres humains, soulignant la nécessité de fédérer les efforts de tous les intervenants, dont les gouvernements, les organisations internationales et la société civile en vue de mettre un terme à ces crimes transfrontaliers et de soutenir les victimes
Cette rencontre a été également une occasion pour débattre des mesures pratiques initiées par les associations et les organisations internationales opérantes au Maroc en matière de lutte contre le trafic d'êtres humains et les solutions proposées aux victimes.
Cette manifestation, qui s'inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre le racisme, fait partie intégrante du projet "les droits des migrants en action", réalisé en partenariat avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et financé par l'Union européenne.

20/3/2017
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 Le Maroc veut positionner son label en Afrique de l’Est
Quid des atouts compétitifs 
Les missions de prospection en Afrique de l’Est et australe effectuées par les entreprises marocaines est le cheval de bataille de ces dernières. Ce qui suggère d’offrir des prestations de haute qualité dans cette région du continent.

Mohamed RAKIB

Comme le démontrent les multiples visites effectuées par S.M. le Roi Mohammed VI dans ces pays majoritairement anglophones, des missions d’affaires se préparent pour connecter les hommes d’affaires marocains à ceux de ces régions. A l’image de BMCE Bank of Africa qui, en partenariat avec Maroc Export, annonce une caravane de prospection dans trois pays d’Afrique de l’Est et australe : Rwanda, Tanzanie et Madagascar. La caravane en question est prévue du 2 au 8 avril 2017, avec la participation d’une centaine d’entreprises, opérant dans plusieurs secteurs, notamment l’électricité, les BTP, le textile ou encore dans l’industrie pharmaceutique. Objectif : prospecter ces marchés, et essayer de saisir les opportunités d’affaires dans ces pays.
Il faut rappeler qu’en en Afrique anglophone, le dynamisme économique est plus réel, la donne sera peut-être assez différente de ce qui s’est passé dans les autres contrées africaines. En effet, ces pays anglophones exigent un niveau de services plus élevé,
avec des standards de travail plus ambitieux. Et pour cause, la proximité avec le sous-continent indien et du Moyen-Orient, notamment des pôles économiques comme Dubaï, qui leur offre plus de choix pour s’approvisionner sur les marchés internationaux. C’est pourquoi les entrepreneurs marocains auront beaucoup à faire au niveau de la compétitivité pour espérer mieux se positionner en Afrique de l’Est.
Compétitivité et logistique
Pour espérer conquérir les marchés de l’Afrique de l’Est, les opérateurs marocains doivent avant tout s’attaquer aux différents problèmes de logistique qui ont été à l’origine d’importants retards et d’obstacles dans les échanges entre le Maroc et ses voisins proches d’Afrique de l’Ouest, la mauvaise connectivité logistique pourrait condamner toute ambition marocaine de conquérir les marchés de ces régions. Pour ce faire, il convient d’ouvrir les liaisons aériennes entre Casablanca et les principales capitales économiques de ces nouveaux pays-partenaires, notamment au niveau du fret aérien. Comme ce fut le cas pour l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) qui dispose déjà d’une convention avec RAM, offrant à ses membres des réductions pouvant atteindre 40% du tarif normal.
Présent, ce 15 mars à Casablanca, pour participer à la deuxième édition du Forum économique Maroc-Madagascar, le ministre malgache de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani, a déclaré qu’il est temps pour le Maroc et Madagascar d’engager un partenariat économique win-win dans tous les domaines. Et d’ajouter que son pays fait tout pour faciliter et accompagner les démarches d’investissement des opérateurs marocains. Il en est de même pour Benjamin Gasamagera, Président de la Fédération du secteur privé rwandais, qui a affirmé que les opérateurs marocains sont les bienvenus au Rwanda et peuvent saisir toutes les opportunités d’investissement qui s’y présentent, que ce soit au niveau des secteurs du tourisme, du textile, de l’agriculture ou de la finance.
Tous ces propos ont été confirmés par le PDG d’Afrique Challenge, Alioune Gueye, qui a précisé que les pays anglophones sont dotés d’une économie beaucoup plus diversifiée. Et où la gouvernance y est meilleure par rapport à l’Afrique francophone, car la dimension politique est moins marquée. Ces économies disposent également d’un vrai secteur privé. Des entreprises marocaines de plusieurs secteurs peuvent y trouver une place, notamment dans les banques, l’industrie pharmaceutique et l’immobilier.
Ainsi, grâce à la politique et à la stratégie socioéconomique royales, les entrepreneurs nationaux peuvent saisir plusieurs opportunités d’investissement et de développement, à condition de faire preuve de beaucoup d’imagination et d’innovation, que ce soit sur le plan de la compétitivité ou de la logistique.

20/3/2017
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 2017, année de l’Afrique ou
Le new deal marocain pour le continent africain

Dr Farouk Dadi

Si l’on en croit les « oracles » de Jamâa Lefna, la célèbre place de Marrakech, que les touristes du monde entier ou presque connaissent bien pour l’avoir visitée au moins une fois dans leur vie, il était peut-être écrit quelque part que l’année 2017 serait l’année de l’Afrique, du moins en ce qui concerne le Royaume chérifien, c’est-à-dire le Maroc (il ne faut pas oublier que, nous autres Africains, sommes généralement des gens on ne peut plus superstitieux, qui croyons aux oracles, même s’ils sont parfois le pur fruit de notre imagination « débordante»).
Et pour cause ! Ce fut d’abord, en janvier dernier, l’annonce fracassante de la réintégration du Maroc au sein de cette organisation prestigieuse qu’est l’Unité Africaine-anciennement dénommée OUA (O pour organisation) -, et ce, à l’issue d’une absence de plus de trois décennies, plus exactement depuis 1984, date à laquelle le Maroc, sur instructions de feu S.M. Hassan II, s’était retiré de cette organisation continentale pour protester contre l’admission en son sein de la fantomatique RASD-république arabe sahraouie démocratique,- créée de toutes pièces par notre voisine l’Algérie, via sa mascotte le Polisario.
En somme, ce « retour au bercail » du Maroc, même s’il n’a pas été vu d’un bon œil par tout le monde, puisque seuls 39 pays africains, soit tout de même la majorité d’entre eux, se sont prononcés en faveur de cette réintégration, ce retour au bercail donc fut cependant une excellente nouvelle aussi bien pour nous autres Marocains que pour les amis du Maroc.
Car le Maroc, il est vrai, n’a pas, hélas, que des amis. Loin s’en faut.
Ce furent, ensuite, les nombreux déplacements de S.M. le Roi Mohamed VI à travers le continent, à commencer par l’Ethiopie, où Sa Majesté, ayant donc pris son bâton de pèlerin, a tenu à assister en personne à Addis Abéba, la capitale, à la réunion annuelle de l’organisation, en janvier donc, et où il a prononcé un important discours « d’intronisation  », aux accents d’intense émotion : « Qu’il est beau le jour ou l’on rentre chez soi après une trop longue absence !...Vous m’avez tous manqué, mes chers Frères… Il est l’heure de rentrer à la maison… Nous avons choisi de retrouver la famille, une famille que nous n’avions pas véritablement quittée… En effet, malgré toutes ces années d’absence, nos liens, jamais rompus, sont restés puissants et les pays africains frères ont toujours pu compter sur nous». Il est à rappeler, pour mémoire, que le Souverain a effectué depuis 1999, date de son intronisation sur le trône de ses ancêtres, pas moins d’une cinquantaine de visites d’Etat à plus de 25 pays africains et que le Maroc a conclu près d’un millier d’accords de coopération avec ces mêmes pays.
A présent que le Maroc a retrouvé, enfin, son siège dans l’enceinte de cette importante organisation, et bien évidemment, est-il besoin de le souligner, tout le mérite en revient à la politique clairvoyante et à la diplomatie agissante de S.M. le Roi Mohamed VI, il faut dire que notre relation avec le Sud du continent, que l’on désigne «  cavalièrement » du qualificatif d’Afrique subsaharienne,-comment la nommerait-on s’il n’y avait pas le Sahara !-, notre relation donc ne date pas d’aujourd’hui, ni même d’hier.
Le Maroc n’est-il pas, lui-même, ne fût-ce que par la géographie, d’abord et avant tout un pays africain, puisqu’il fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler l’Afrique du Nord, même si, il est vrai, certains de nos compatriotes, pas tous heureusement, ne se considèrent pas, pour je ne sais quelle mystérieuse raison, comme des Africains. Il ne faut pas chercher à comprendre… Seraient-ils, contre toute attente, indisposés par la notion de « négritude » si chère à feu le Sénégalais Léopold Sedar Senghor  Il est permis d’en douter : les Marocains ne sont pas des racistes, voyons !
Ajoutez à cela qu’une telle relation n’est pas seulement historique, ancestrale, mais elle est également affective puisque, bien avant Ibn Batouta, notre célèbre globe-trotter, certains de nos compatriotes qui s’étaient rendus, autrefois, probablement à dos de chameau ou de mulet, dans ces contrées lointaines du Sud de l’Afrique, avaient «  gaillardement » ramené dans leurs bagages des femmes de race noire, (des esclaves peut-être ) qu’ils avaient néanmoins épousées et avec lesquelles ils avaient eu, on imagine, une nombreuse progéniture comme il se doit. Il faut dire qu’à l’époque le planning familial n’était pas encore à l’ordre du jour…
Il n’en demeure pas moins que, dans le subconscient collectif, ce qu’on appelle généralement, d’une façon abusive et plus ou moins péjorative, « l’Afrique Noire », a toujours été considéré comme le continent des « esclaves ». Bien entendu, ces conceptions d’une époque révolue, totalement obsolètes, ne sont pas sans nous rappeler que, fort heureusement, l’esclavage en tant que tel a été officiellement aboli depuis belle lurette, même et y compris dans des pays comme les Etats Unis d’Amérique, qui étaient pourtant connus, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, pour leur comportement raciste envers les populations de race noire, encore que l’on y assiste paradoxalement de nos jours à quelques regrettables bavures policières à l’encontre des Noirs, ce qui n’est pas de nature à calmer les esprits, loin de là…
Or, aujourd’hui, non seulement les individus, hommes ou femmes de race noire, ne sont plus considérés comme des esclaves, mais ces derniers sont, au grand dam de certains quidams honteusement racistes de race blanche et comme par une sorte de revanche tout-à-fait involontaire, du reste, en train de devenir, sans vouloir exagérer, les maîtres du monde. De quoi rendre fou de joie notamment un certain Donald Trump, lequel, cela va de soi, est tout sauf un raciste. C’est la vérité tout ce qu’il y a de plus vrai, parole d’Africain ! Il n’y a qu’à voir, d’ailleurs, les formidables progrès accomplis par les pays africains ces toutes dernières décennies pour s’en convaincre… et qui sont attestés, du reste, par les chiffres enviables de croissance annuelle de la plupart de ces pays, et ce, malgré un environnement défavorable : la famine qui sévit un peu partout-Somalie, Sud Soudan entre autres-, les maladies- Ebola notamment, sans parler du palu, de la tuberculose, du choléra, du sida, du cancer, des affections périnatales et du post-partum (hypertension artérielle, diabète, éclampsie, iso immunisation rhésus), des maladies neuropsychiatriques, (épilepsie, schizophrénie) ou encore de la malnutrition (kwashiorkor), les catastrophes naturelles comme la sécheresse endémique, les intempéries, les inondations, les tsunamis (comme en Asie) et j’en passe… mais aussi les guerres, les conflits, en particulier ethniques ou religieux-cas de la Centrafrique notamment-. A titre d’exemple, le Ghana, selon le FMI –Fonds Monétaire International-, tablerait en 2017 sur une croissance de 7,7%, loin devant le Maroc (4%), ce qui n’est déjà pas mal comparé aux chiffres européens (entre 2 et 3%).
Face donc à cette réalité, le Maroc ne pouvait pas se permettre de rester les bras croisés. Il fallait donc agir, prendre le train en marche.
Non que le Maroc eût eu besoin des pays africains pour mieux se développer : jusqu’à ce jour, en effet, et à l’instar de ces pays, il s’est très bien débrouillé tout seul, au point de figurer aujourd’hui parmi les pays africains les plus performants, les plus évolués ou encore les plus modernes, sans parler des avancées réalisées dans de nombreux domaines : Etat de Droit, démocratie, droits de l’Homme, y compris de la femme et de l’enfant, émancipation de la femme, instruction, éducation, liberté d’expression, liberté de la presse, droit de grève, lutte contre la corruption et les discriminations, santé, code de la famille (moudawana), etc.…..Et ce, il faut bien le dire, contre vents et marées, malgré donc les innombrables difficultés, embûches et obstacles auxquels il devait faire face depuis l’avènement de son Indépendance, au début des années cinquante, et tout particulièrement malgré l’attitude belliqueuse des adversaires de son intégrité territoriale, dont, encore une fois, l’Algérie, pour ne pas la nommer. Souhaitons, tout de même, un prompt rétablissement au président Bouteflika, d’autant que, malgré tout, nous ne saurions être rancuniers vis-à-vis de ce grand frère algérien, surtout en la circonstance.
Nonobstant, il faut vraiment croire que les gens ont la mémoire courte, et tout particulièrement en ce qui concerne certains de nos amis africains, ceux-là mêmes qui s’étaient crânement opposés dans les instances internationales à la volonté légitime du Maroc de recouvrer ses provinces sahariennes, tant ils ont eu tendance à oublier toute l’aide et l’assistance que ce dernier leur avait apportées dans leur lutte contre le joug colonialiste. Qui plus est, ce fut grâce à l’exemple du Maroc et à sa lutte acharnée contre l’occupant, que la plupart des pays africains colonisés à l’époque ont pu, à leur tour, se libérer du carcan colonialiste et accéder à leur indépendance, l’Algérie y comprise. 
Cela dit, l’ingratitude faisant partie intégrante de la nature humaine et S.M. Mohammed VI ayant sagement préféré passer outre cette infamie, il a donc estimé, à juste titre, qu’il était nécessaire et urgent de mettre un terme à cet isolement du Maroc lequel, de fait, ne profite qu’à ses adversaires, d’autant plus qu’il n’est plus de mise de nos jours, surtout à l’heure de la mondialisation, et s’est donc empressé de faire part de son intention de réintégrer l’Union Africaine, faisant ainsi d’une pierre deux coups, en ayant « coupé l’herbe » sous les pieds de ses détracteurs.
Contrairement à ce que certains esprits chagrins ont pu penser, cette réintégration du Maroc au sein de l’UA n’était motivée par aucune arrière-pensée «  malsaine », bassement opportuniste ou matérialiste, mais, bien au contraire, de façon tout-à-fait désintéressée, ayant pour seule et unique ambition de contribuer à l’effort général de paix et de prospérité à l’intérieur du continent et, par conséquent, de conforter davantage le leadership africain.
En outre, il eût été erroné de prétendre ou de croire que, ce faisant, le Maroc se targuât d’être ou de faire figure de « sauveur » de l’Afrique. Car le continent africain est parfaitement capable de se prendre en charge lui-même, le statut « d’assisté » n’ayant plus lieu d’être de nos jours. Et d’ailleurs, pourquoi faire  Après tout, celui-ci recèle suffisamment de potentialités humaines qui sont, faut-il le préciser, sa véritable richesse ainsi que d’innombrables ressources naturelles et non des moindres (minerais, gisements miniers, pétrole, hydrocarbures, gaz naturel-gazoduc Nigéria-Maroc en chantier-, charbon, uranium même, ressources halieutiques, forêts, liège, etc.…) pour n’avoir besoin de personne pour lui venir en aide ! Surtout, le continent, malgré son histoire millénaire, peut se prévaloir d’avoir une jeunesse dynamique, patriotique, qui ne demande qu’à s’épanouir et à faire profiter l’ensemble de ses congénères de son ingéniosité, de sa technicité et de son expérience.
Le Maroc, pour sa part, n’a pas manqué lui aussi d’apporter une contribution non négligeable de par son expertise et son savoir- faire, afin de relever les défis auxquels est confronté le vieux continent.
C’est ainsi qu’il a pu, dans le cadre de la coopération Sud-Sud et de la solidarité mutuelle, conclure d’autres accords de partenariat stratégique, en plus de ceux déjà scellés, par le passé, avec les autres pays africains qui œuvrent au sein de l’U.A. Et ce, dans des domaines aussi variés que l’industrie, le commerce, l’agriculture, la pêche, l’aéronautique, le tourisme, la finance, l’assurance, y compris l’assurance maladie obligatoire, la couverture sociale, les énergies renouvelables, y compris le solaire, les technologies de l’information et de la communication, l’éducation, l’enseignement, la formation professionnelle, l’emploi des Jeunes, la santé, la religion même, les flux migratoires, l’environnement, l’urbanisme, l’assainissement de l’eau impropre à la consommation et donc l’accès à l’eau potable, à l’électricité, le climat (la pollution atmosphérique) sans oublier, bien entendu, la sécurité, c-à-dire, la lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes.
C’est, du reste, l’objet des différentes visites d’état effectuées par S.M. le Roi Mohammed VI dans un certain nombre d’états africains, tout récemment, notamment en Zambie, au Ghana, en Guinée Conakry ou encore en Cote d’Ivoire.
Ce long périple nous a permis de constater que SM le Roi Mohamed VI jouit incontestablement d’une très grande popularité auprès des populations africaines et pas seulement au Maroc. Ce qui, en soi, n’a rien de surprenant, puisque le Souverain jouit également d’une réputation élogieuse qui dépasse les frontières du Maroc et qui demeure un Roi très attaché et très proche de son peuple, qui s’auréole d’une forte personnalité et qui est, en outre, est-il besoin de le préciser, un Roi éminemment humaniste et dont nous pouvons, cela va de soi, être fiers.
Last but not least, un mois à peine après sa réadmission au sein de l’U.A, le Maroc, par la voix de son Roi, a exprimé son souhait d’adhérer à la CEDEAO, autrement dit à la Communauté Economique des pays d’Afrique de l’Ouest, laquelle compte pas moins de 15 pays. Il est à noter que le Maroc compte également élargir sa coopération aux pays de l’Afrique australe.
Dans l’ensemble donc un bilan très positif, et qui augure d’une ère nouvelle, très prometteuse pour l’ensemble du continent africain, Maroc y compris, bien entendu.
Il reste à souhaiter que les dirigeants africains sauront être à la hauteur des responsabilités qui leur incombent et répondre aux attentes de leurs populations, tant celles-ci sont nombreuses (lutte contre la précarité, la pauvreté, la maladie, l’ignorance, l’insécurité, le chômage, les changements climatiques, (1.700.000 enfants périssent chaque année du fait de la pollution soit atmosphérique -tabagisme passif, atteintes respiratoires telles que l’asthme ou les bronchites-, soit aquatique - eau insalubre d’où les diarrhées, gastro-entérites, déshydratation, etc…-) les injustices de toutes sortes, le fanatisme, l’obscurantisme ,bref toutes «  ces calamités » qui ne sont pas d’ailleurs, il est vrai, l’apanage exclusif de l’Afrique. Maigre consolation s’il en est !) et mériter la confiance que ces mêmes populations placent en eux afin de les débarrasser, autant que faire se peut, une fois pour toutes, faut-il l’espérer, de tous ces avatars qui donnent à leur vie quotidienne un goût plutôt amer, insipide, et qui, en tout état de cause, ne nous donnent pas l’impression d’être au 21ème siècle mais plutôt à peine encore au Moyen-âge, au point que l’avenir et de l’Afrique et par la même occasion de l’humanité tout entière nous apparaît, sans être tout-à-fait pessimistes, -car on vit d’espoir, n’est-ce pas  - plus que jamais sombre, si l’on ne se dépêche pas d’y remédier… Car il y a urgence… !
Bref, pour terminer, on a envie de s’exclamer, en guise de conclusion, mais seulement sur le ton de la plaisanterie (en Afrique on aime bien « rigoler » n’est-ce pas  ) et en dehors de toute fanfaronnade insolente ou de provocation :
« Plus Africain que moi, tu meurs ! », au risque de passer pour un esprit quelque peu farfelu, ce qui est très probablement plus ou moins vrai d’ailleurs, toute « fausse » modestie mise à part, bien entendu. C’est que, dans la vie, il ne faut pas trop se prendre au sérieux, du moins selon certains oracles bien documentés et jusqu’à preuve du contraire…

20/3/2017
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 Intégration à la CEDEAO
Le chef de la diplomatie remet un message de SM le Roi au président du Niger

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Salaheddine Mezouar a été reçu, lundi à Niamey, par le président de la République du Niger, M. Mahamadou Issoufou, auquel il a remis un message de SM le Roi Mohammed VI relatif à la demande d'intégration du Maroc au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 
Le président Issoufou appuie favorablement la demande de SM le Roi, a indiqué à la MAP M. Mezouar, soulignant que le chef de l’Etat nigérien considère que la CEDEAO est "un espace naturel pour le Maroc, compte tenu des liens historiques et d’amitié entretenus par le Royaume avec les pays de la région, mais aussi eu égard aux initiatives et actions entreprises par SM le Roi et par le Maroc au profit de cet espace".
L’intégration du Maroc au sein de la famille de la CEDEAO aura une importante valeur ajoutée sur l’intégration économique et le renforcement de la sécurité et de la stabilité, ainsi que sur le développement humain de la région, a-t-il ajouté, notant que cette intégration permettra, également, d’accompagner les projets et programmes de développement et contribuera à lever les multiples défis de développement dans la région.
Le président nigérien qui a réitéré son entier soutien à SM le Roi, a tenu à cette occasion, à saluer l’action et l’engagement actif du Souverain au profit du développement et de la stabilité de l’Afrique en général et de la région en particulier.
Au cours de cette entrevue, le ministre des affaires étrangères et de la coopération a également abordé avec le président nigérien la mission qui a été confiée au chef de l’Etat nigérien par ses pairs, lors du Sommet africain de l’action présidé par SM. Le Roi Mohammed VI, et relative au développement durable et à la lutte contre les changements climatiques dans le Sahel. 
"Nous avons évoqué avec le président Issoufou l’état d’avancement des travaux de cette commission et nous avons convenus de passer, en juin prochain, à la phase de finalisation après validation", a indiqué M. Mezouar.
Des questions se rapportant au Lac du Tchad et au Niger, ont été également au menu de l’entrevue qui a abordé les programmes de développement économique et les projets de nature notamment à faire reculer la désertification, et permettre le développement d’activités génératrices de revenus pour les populations locales, ainsi que le développement des énergies propres et le renforcement des échanges entre les différents pays de la région, a souligné M. Mezouar.
L'entrevue qui s’est déroulée en présence du ministre nigérien des affaires étrangères et de l’ambassadeur du Maroc à Niamey, M. Allal Elachab, intervient, rappelle-t-on, dans le cadre d’une tournée du ministre qui s’est déjà rendu au Sénégal et en guinée Bissau.

20/3/2017
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 24ème conférence de l’Union Parlementaire Arabe à Rabat
Sous le signe de la consolidation de l’action arabe commune
La 24ème Conférence de l'Union parlementaire arabe (UPA) a ouvert ses travaux, lundi à Rabat, sous le signe de la consolidation de l'action arabe commune.

Cette session de deux jours sera marquée par l'élection d’un nouveau président de l'UPA et l’élaboration du plan d'action de l'Union pour l’année en cours.
Les conférenciers débattront, lors de la session plénière de la situation actuelle dans le monde arabe, des différents défis auxquels font face les pays arabes et des actions communes pour y remédier.
En marge de cette conférence, les commissions permanentes relevant de l’Union tiendront leurs réunions. Il s’agit de la commission des affaires politiques et des relations parlementaires, la commission des affaires financières et économiques et la commission chargée des affaires de la femme et de l’enfance.
Fondée en 1974, l'UPA, qui regroupe les chambres parlementaires arabes, s'assigne pour objectifs le renforcement du dialogue et de la concertation entre les parlements arabes, la consolidation de l’action commune et la coordination des efforts parlementaires dans différents domaines.

20/3/2017
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 Journée internationale de la Francophonie
4ème édition du Prix annuel de la lecture juridique francophone

L’Institut Juridique Marocain (IJM), que préside le professeur Farid El Bacha, organise, aujourd’hui mardi 21 mars 2017 au siège de la présidence de l’Université Mohammed V Rabat, la cérémonie de remise des Prix de la quatrième édition du Prix annuel national de la lecture juridique francophone. L’événement est inscrit au programme officiel de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, organisée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc, le Groupement des ambassades francophones et le Bureau Maghreb de l’Agence universitaire de la Francophonie.
Cette édition, comme les précédentes, verra la participation de brillants étudiantes et étudiants de niveau licence et Master. Le thème proposé aux candidats porte cette année sur la responsabilité sociale de l‘entreprise.

20/3/2017
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 Réunion du Bureau COP22/CMP12/CMA1
Vers le modèle de développement durable à bas carbone

Mohammed DRIHEM

Le président de la COP22 et ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Maroc, Salaheddine Mezouar, a présidé le 17 mars à Rabat une réunion du Bureau COP22 / CMP12 / CMA1, avec la participation des membres internationaux du Bureau.
En effet, une délégation de haut niveau de la Convention-cadre des Nations Unies pour les changements climatiques (CCNUCC), présidée par sa Secrétaire Exécutive, Patricia Espinosa, a pris part à cette réunion ainsi que les présidents des deux organes subsidiaires permanents de la convention, et qui sont l'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA) et l'Organe Subsidiaire pour la mise en application (SBI), en plus de l'Ambassadeur Deo Saran, représentant la Présidence montante de la COP23.
Cette réunion a permis de revenir sur les résultats de la COP22 et les initiatives de la présidence marocaine et de préparer les quarante-sixièmes sessions du SBSTA et du SBI et la troisième partie de la première session du Groupe de travail ad hoc sur l'Accord de Paris (APA) qui se tiendront du 8 au 18 mai prochains à Bonn, en Allemagne, siège du secrétariat de la CCNUCC.
La réunion sera également été l'occasion d'échanger à Bonn sur les attentes de la COP23 qui sera organisée par les îles Fidji du 6 au 17 novembre 2017.
Lors de cette rencontre, le Président a souligné l'engagement continu des gouvernements envers l'Accord de Paris, qui a été ratifié par 134 parties. Il a également souligné que la COP22 a renforcé le rôle du secteur privé et de la société civile et que leur engagement en faveur de l'action climatique est essentiel pour avancer vers un avenir bas carbone.
«Les travaux se poursuivent après Marrakech et nous continuons à progresser sur notre feuille de route établie et à nous concentrer sur la finance climat. La COP22 s’est tenue sur le sol africain et a dépassé les attentes. Le succès de Marrakech a été le résultat de l’engagement de toutes les parties prenantes, de la consolidation autour de la mise en œuvre de l'Accord de Paris, et du rôle clé que jouent les acteurs non étatiques dans l'action climatique», a déclaré Salaheddine Mezouar.
Aussi, Salaheddine Mezouar a présenté lors de cette réunion l’état d’avancement de la feuille de route des finances ainsi que certaines initiatives concrètes soutenues par la présidence marocaine, y compris la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le projet régional ambitieux des comités ad hoc sur le développement du Sahel, et le soutien aux Etats insulaires.
Lors de la COP22 à Marrakech, les gouvernements ont confirmé leur engagement à progresser rapidement vers la mise en œuvre intégrale de l'Accord de Paris sur les changements climatiques, premier accord universel visant à prévenir le réchauffement climatique au-delà de la capacité de gestion des impacts. Cette nouvelle ère de mise en œuvre et d'action pour le climat et le développement durable a été reprise dans la Proclamation de Marrakech pour l’Action en faveur de notre climat et le Développement Durable.
«Les deux prochaines années doivent faire l'objet d'importants progrès vers le modèle de développement durable à bas carbone qui offre le seul chemin réaliste pour la sécurité et le bien-être de tous. Marrakech a montré que les gouvernements, les entreprises et la société civile agissent ensemble pour atteindre cet agenda", a déclaré Patricia Espinosa, Secrétaire Exécutive de la CCNUCC.
Les sessions de mai à Bonn seront l'occasion de faire avancer les travaux sur le “Rulebook” de l'Accord de Paris et le “Facilitatrice Dialogue” qui devraient être terminés d'ici 2018.

20/3/2017
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SM le Roi charge M. Saâd Eddine El Othmani de former un nouveau gouvernement

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a reçu vendredi au palais Royal à Casablanca, M. Saad Eddine El Othmani, du parti de la Justice et du Développement (PJD), que le Souverain a nommé chef du gouvernement et a chargé de former le nouveau gouvernement, annonce un communiqué du ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, dont voici la traduction:
''Le ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu vendredi 18 Joumada II 1438 de l’Hégire, correspondant au 17 mars 2017 au palais Royal à Casablanca, M. Saad Eddine El Othmani, du Parti de la Justice et du Développement (PJD), que le Souverain a nommé Chef du gouvernement, conformément à la Constitution et l’a chargé de former le nouveau gouvernement''.

19/3/2017
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 La Charte de l’Environnement, un maillon fort de la coopération Sud-Sud
Promouvoir les expérimentations réussies pour contribuer à la sécurité alimentaire

Par Mostafa BOUHAIDOUS

La lecture du dernier rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sous le titre : «Le développement du monde rural : défis et perspectives » est édifiante et le constat est clair : « L’impact des programmes et projets de développement en milieu rural demeure en deçà des attentes et des besoins des populations ».
Des progrès sont enregistrés et revendiqués par la mise en œuvre du Plan Maroc Vert (PMV) ou par des actions sur le terrain sous l’égide de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Si les résultats obtenus par le Plan Maroc Vert peuvent être soulignés, il convient d’admettre que leur pérennisation et, a fortiori, leur développement, sont compromis par la hausse des températures conjuguée à la baisse de la pluviométrie résultant des effets du changement climatique.
Quant à la contribution de l’INDH, issue de la volonté de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, elle a vocation à accompagner et soutenir les projets destinés à lutter contre la pauvreté et l’exclusion dans les quartiers pauvres des zones urbaines et périurbaines, et des communes du milieu rural qui souffriraient de l’absence de services sociaux susceptibles de prendre en charge la santé, l’éducation, l’eau, l’électricité, les infrastructures culturelles, etc. 
Le discours royal du 18 mai 2005 engageait notamment « les politiques publiques à réduire le déficit social et à promouvoir les activités génératrices de revenus stables (…) dans un projet global auquel toutes les composantes de la société doivent adhérer ». Ainsi, indiscutablement, des avancées sont constatées et si l’on peut s’en féliciter, il ne faudrait pas minorer le chemin qu’il reste à parcourir pour aboutir à la société harmonieuse que chacun appelle de ses vœux.
Si des investissements humains et financiers continuent d’être impérieusement nécessaires au plan national, la démarche de progrès entreprise par notre pays a vocation à irradier en direction des pays frères de l’Union Africaine dans le cadre du concept de la « Coopération Sud-Sud » pour porter des solutions qui, après expérimentations réussies, pourront contribuer à soutenir la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, dans toutes les contrées, en particulier celles qui se trouvent affectées par les conséquence du réchauffement climatique.
La démarche de progrès résulte d’abord de la mobilisation générale et repose sur une organisation territoriale et un dispositif juridique fort. En ces occurrences, le Conseil Economique, Social et Environnemental souligne l’intérêt de la régionalisation qui favorisera le développement du monde rural en permettant l’application de programmes Etat-Région. Ce modèle a montré son efficacité, en particulier pour soutenir les activités non agricoles, telles l’éco-tourisme, l’artisanat, les petites industries ou la pèche.
Simultanément, le CESE propose également des recommandations pour le développement de l’agriculture vivrière et « bio », l’ensemble de ces activités agricoles ou non agricoles s’inscrivant dans une démarche de préservation de l’environnement, d’une part, et insiste sur la nécessité d’améliorer les autres aspects des conditions de la vie rurale : éducation, santé, accès à l’eau, d’autre part. Enfin, il suggère également à mener des actions de sensibilisation et de concertation au bénéfice des populations dans l’esprit de la démocratie participative.
Contribution citoyenne à l’application des principes de la Charte de l’environnement et du développement durable
Le 6 mars 2014, l’arsenal législatif du Maroc s’enrichissait de la Loi-cadre n° 99-12 portant « Charte nationale de l’environnement et du développement durable » qui fixe les objectifs fondamentaux de l’action de l’État puis, des droits et des devoirs de chacun. Le texte proclame que les ressources naturelles, les écosystèmes et le patrimoine historique et culturel sont un bien commun de la nation et que toute personne a le droit :
• de vivre et d’évoluer dans un environnement sain et de qualité qui favorise la préservation de la santé, l’épanouissement culturel et l’utilisation durable du patrimoine et des ressources qui y sont disponibles;
• d’accéder à l’information environnementale fiable et pertinente ;
• de participer au processus de prise des décisions susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement.
La régionalisation mesure d’organisation administrative qui montre son efficacité est, en matière de développement rural durable, avantageusement accompagnée par un texte fort : La Charte de protection de l’environnement et du Développement durable » qui, dans les termes de la Loi 99-12 en son article 5, prescrit que toute personne, physique ou morale, publique ou privée doit, au titre du Principe de participation précité, contribuer aux efforts individuels et collectifs menés en vue de la protection de l'environnement, de la promotion et de la diffusion de la culture du développement durable. Le Groupement associatif FP4S est positivement engagé dans cette démarche de progrès à laquelle il intègre les principes généraux de prévention, la lutte contre la pauvreté et la justice sociale, en soutenant une technique d’irrigation localisée souterraine par « diffuseur enterré » destinée à optimiser la gouvernance de l’eau d’irrigation tant urbaine qu’agricole et qui dispose d’un fort potentiel permettant l’accès et la protection des périmètres de captage de l’eau potable.
Ainsi, cette posture de FP4S est-elle en parfaite harmonie avec les mesures préconisées par le CESE et la Charte de l’environnement et du développement durable. Les ressources naturelles, les écosystèmes et le patrimoine immatériel font en effet, l’objet d’une protection et d’une mise en valeur fondées sur une gestion intégrée et durable, à travers l’adoption de mesures législatives institutionnelles, économiques et financières, ou autres. A ce propos, la technique d’irrigation soutenue par FP4S a l’avantage d’être parfaitement efficace, économique tant en coût d’installation que de maintenance ou par économies d’échelle (intrants, main-d’œuvre, etc.) et surtout pérenne qui valide la notion d’agriculteur-investisseur.
En matière d’agriculture, et précisément dans le cadre du Plan Maroc Vert, il conviendrait effectivement pour rendre cette technique accessible au plus grand nombre (agriculture solidaire – 2ème pilier) d’engager une réflexion portant sur une relecture de l’arrêté qui autorise l’aide financière de l’Etat pour les investissements hydro-agricoles en l’adaptant à cette nouvelle technologie et concomitamment soumettre la possibilité d’un soutien de l’INDH pour des projets d’irrigation au bénéfice de l’agriculture dite solidaire.
Le Maroc : un « hub » vers l’Afrique
En Afrique, l’agriculture constitue le principal support de l’économie pour la majorité des Etats et le secteur emploie plus de 50% de la population tandis qu’il ne contribue au Produit Intérieur Brut (PIB) qu’à hauteur de 20 % environ.
L’agriculture est fragilisée dans plusieurs pays en raison de l’implantation de cultures dites « de rente » dont la production est destinée à l’exportation et par conséquent dépendante des cours mondiaux, tels le cacao, le coton, du thé ou encore de l’arachide dont la monoculture a participé significativement à l’appauvrissement des sols et affaibli durablement l’écosystème.
L’alternative est matérialisée par l’extension de l’agriculture vivrière qui, par définition, est orientée vers l’autoconsommation et l’économie de subsistance, pour les paysans sur un plan uniquement local. Pour le « Tiers-monde » également désignés « Pays du Sud » elle occupe une place prépondérante car elle garantit l’autosuffisance alimentaire des populations.
Le continent subit tous les inconvénients du changement climatique, en même temps que les variations des cours imposés par les « Pays du Nord » qui fixent ces mêmes cours et maintiennent les Etats africains dans une quasi-dépendance qui constitue un frein au développement. %
Indiscutablement, la solution d’irrigation localisée souterraine portée par FP4S qui permet une économie de 50% de l’eau, garantit l’efficience énergétique et réduit les intrants chimiques tout en assurant la résilience de la production constitue l’outil idéal pour ouvrir la voie du développement rural durable au Maroc où se déroulent plusieurs expérimentations réussies et pour l’ensemble du continent africain.
*Président du groupement associatif FP4S

19/3/2017
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 Distinction à l’international de l’Aéroport Marrakech-Ménara
Classé 4ème au top 11 des plus beaux aéroports au monde

Le nouvel aéroport Ménara, à Marrakech, a été classé 4ème au top 11 des plus beaux aéroports au monde du célèbre site d’information italien TGCOM24, classement où il figure par ailleurs comme le seul aéroport d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Selon le site détenu par le milliardaire italien et ancien Premier ministre, Silvio Berlusconi, l’aéroport de la ville ocre est un mélange d’«architecture islamique et moderne et d’ingénierie moderne». Ledit établissement devance ainsi l’aéroport de Colorado Airport et John F. Kennedy Airport classés 5ème et 6ème, suivis par l’aéroport d’Osaka au Japon et Kuala Lumpur en Malaisie, qui arrivent en 7ème et 8ème positions. L’aéroport Ménara talonne celui de Sondika à Bilbao, en Espagne qui est lui-même devancé par celui de Barajas à Madrid qui occupe la 2ème place et  Charles De Gaulle dans la capitale française, qui se positionne en tête du classement.

19/3/2017
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 40ème jour du décès de Me M’hamed Boucetta
Meeting populaire le vendredi 31 mars à Rabat

A l’occasion du quarantième jour de la disparition du combattant feu M’hamed Boucetta, le Parti de l’Istiqlal et la famille du regretté disparu organisent un meeting populaire, le vendredi 31 mars 2017 au Théâtre Mohammed V à Rabat.

16/3/2017
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