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Dématérialisation : Un domaine encore embryonnaire au Maroc

Dossier réalisé par Abdelilah CHANNAJE

Il est unanimement admis aujourd’hui que la dématérialisation n’est plus optionnelle ; elle est devenue, bel et bien, une réalité. En l’adoptant, aussi bien les entreprises que les administrations publiques auront la possibilité de proposer des services de bonne qualité, à un niveau de sécurité de conformité et surtout à une vitesse inégalée, permettant ainsi de créer de la valeur et d’accéder au marché mondial. Ce qui permettra au Maroc d’améliorer son positionnement au niveau des meilleurs standards internationaux.
Selon le dernier barème de la dématérialisation des Nations Unies, publié en 2016, le Maroc est classé 82ème sur 191 pays. Le Royaume a ainsi progressé de 38 positions sur l’indice global en deux ans. E-gov Index est basé sur trois critères: les infrastructures IT, le capital humain et les services en ligne. Sur les deux premiers, le Maroc est classé 93ème sur l’indice des infrastructures et 153ème sur celui du capital humain.
En revanche, il a gagné 26 rangs sur celui des services en ligne. Il s’agit des portails qui sont régulièrement lancés comme celui du Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) pour la consultation des projets de lois et de décrets, celui des marchés publics, le tout récent site de géo localisation des services publics.
Le retard pris au niveau des infrastructures s’explique par les faibles investissements réalisés dans la mise en place de data centers et la bande passante. Ce qui constitue un obstacle pour attirer les investisseurs qui désirent des capacités plus importantes.
Le deuxième critère sur lequel le Royaume est mal noté concerne la faiblesse des ressources humaines qualifiées. Les entreprises peinent à recruter des cadres intermédiaires et des techniciens spécialisés dans la dématérialisation.

La définition qu’on donne souvent à la dématérialisation est la suivante : ce processus est la transformation des supports et processus physiques en supports et processus numériques. Elle dote l’entreprise d’infrastructures technologiques et en change l’organisation, dans le sens d’une plus grande vélocité: plus rapide, plus efficace, plus fluide, avec une trajectoire et des processus mieux définis.
Dans un récent rapport de la CGEM sur l’information financière au Maroc, plusieurs opérateurs marocains, que soient privés ou publics, ont livré leurs réflexions sur ce domaine qui fait l’actualité ces derniers jours au Maroc.
Mamoune Bouhdoud : La dématérialisation, un véritable défi pour les marchés financiers
Ainsi, selon Mamoune Bouhdoud, ex-ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, chargé des Petites entreprises et de l’Intégration du secteur informel, « La dématérialisation constitue aujourd’hui un véritable défi pour les marchés financiers et les institutions bancaires, et l’ensemble de la chaine de valeur sera impactée. En amont, cela permettra l’amélioration des marchés et leur efficacité, mais aussi de renforcer cette confiance perdue après les dérives de 2008. A l’aval, cela permettra d’ouvrir de nouvelles opportunités aux nouvelles technologies et éviter la caducité de leur modèle économique. Par ailleurs, l’une des plus grandes révolutions de l’histoire des marchés financiers est en train de se produire, avec l’arrivée des fameux blockchains. Il est temps au Maroc de parler de ce sujet, pour la simple raison qu’il ne faut pas rater ce train. L’arrivée des blockchains va provoquer une révolution violente : il faut l’anticiper ou la subir. Avec cette nouvelle technologie de blockchains, on parle de plus en plus de la disparition totale du middle-office et du back-office. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, deux acteurs sur le marché financier peuvent faire une transaction et échanger une blockchain qui leur permettra la sécurisation, la transparence et éviter le risque d’avoir l’information centralisée quelque part. Le réseau leur permet de changer les choses. A l’horizon 2020, les experts estiment que le champ global des marchés financiers pourrait être profondément changé par la généralisation des blockhains ».
M. Bouhdoud ajoute que la dématérialisation peut être néanmoins une opportunité pour le Maroc qui a lancé, sous la présidence de SM le Roi, le 4 juillet 2016, le plan numérique «MAROC DIGITAL 2020». Lequel s’est fixé plusieurs objectifs, dont notamment offrir les meilleurs services publics dématérialisés aux citoyens, notamment par l’amélioration de l’accès aux services sociaux. Deuxième objectif, faire du numérique un levier de croissance inclusive et le vecteur de la grande transparence de la gestion publique. Troisième objectif, c’est d’ouvrir le Royaume sur l’économie globalisée en drainant les IDE vers l’économie numérique. En gros, en faire un levier comme à l’instar de l’automobile, l’aéronautique et d’autres secteurs pour drainer aussi les IDE.
Pour réussir ce tour de force, M. Bouhdoud estime que le Maroc a mis en place une stratégie axée sur trois piliers d’intervention. D’abord, une transformation numérique accélérée de l’économie nationale, avec par exemple 50% des démarches administratives dématérialisées à horizon de 2020. Le deuxième pilier est le positionnement du Maroc en tant que hub régional, notamment pour ce qui est du métier du l’offshoring. « Il y a certes des métiers à faible valeur ajoutée (comme les call-centers), mais le Royaume souhaite promouvoir des métiers comme les KPO, les BPO de l’offshoring, mais de plus haute valeur ajoutée. Le troisième axe est de booster les infrastructures et d’essayer d’anticiper les besoins en ressources humaines. Car on ne peut pas penser le numérique si l’on ne connaît pas les besoins dont le Maroc aura besoin d’ici 2020 », ajoute-t-il.
Karim Hajji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca, fait observer, pour sa part, que la dématérialisation sur le secteur financier est en croissance. Une évolution, selon lui, qui n’est pas due uniquement à la forte augmentation des actifs et des opérations financières, mais aussi à une profonde mutation technologique grâce à Internet et aux réseaux sociaux qui influencent de plus en plus le monde financier. Il semble donc opportun de proposer à l’ensemble des opérateurs une stratégie technologique pour l’accompagnement, dans le cadre d’une coopération régionale cohérente et efficace.
Kenza Berrada: La dématérialisation, une étape vers la digitalisation
Kenza Berrada, Fondatrice et Associée B-Part Consulting, estime, quant à elle, que les nouvelles technologies, et notamment la dématérialisation, à travers la numérisation des supports papier, voix, images et vidéo, a permis aux entreprises de commencer leur processus de transformation digitale. Elle leur a permis de se doter d’infrastructures modernes (informatique, scanners, écrans, etc.), de revoir et de fluidifier leur processus et d’assainir leur organisation avec pour résultat la réduction des coûts de traitement et des gains conséquents de productivité.
Bernard Ferran: La dématérialisation apporte de nouveaux services auprès des dépositaires centraux
Pour Bernard Ferran, Directeur Général à Euroclear Bank pour l’Europe du Sud, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique latine et la CEI, « La dématérialisation apporte énormément de possibilités et de nouveaux services auprès des dépositaires centraux. Aujourd’hui, un dépositaire central doit se focaliser principalement sur la vélocité, c’est-à- dire qu’il s’inscrit dans une direction claire de dématérialisation. Car, le fait de dématérialiser entraîne une réduction des coûts de traitement et aussi des risques. La rapidité des paiements est par ailleurs inévitable, parce qu’à partir du moment où il y a un détachement de dividendes et un détachement de coupons à la date du paiement, les détenteurs sont automatiquement payés en bonne et due forme et à temps ».
Samer Mahfouz: La dématérialisation est la réduction de la quantité de matériaux utilisés dans une société
De son côté, Samer Mahfouz, Spécialiste en ventes de Softwares d’entreprises et Solutions de données à Thomson Reuters, note que la dématérialisation est la réduction de la quantité de matériaux utilisés dans une société. Pour la mettre en application, trois étapes sont nécessaires : utiliser moins de matériel pour produire, utiliser des matières légères au lieu des matières lourdes, et recyclage ou multifonction.
De son avis, les effets de la dématérialisation sur les marchés ont engendré trois observations. Primo, le cycle de transaction diminue, les clearings settlement sont devenus plus rapides, la mauvaise livraison est réduite et le transfert de propriété devient immédiat. Secundo, la réduction des coûts des transactions. Tertio, la croissance du marché et la compétitivité, avec notamment une augmentation du volume des transactions, une meilleure liquidité, des changements de priorité...
Cependant, les marchés se trouvent confrontés à trois défis que sont la sécurité, le risque et la résilience. Deux recommandations s’imposent : surveillance des risques qui doit être gérée en temps réel et nécessité de la signature électronique.
Autre point soulevé par l’expert : La dématérialisation a changé la certification papier par une certification électronique, mais ce changement impose de rendre l’information confidentielle.
« On entend par confidentialité, supprimer le nom de la personne et le remplacer par un code lors d’une transaction. Et ce, en gardant bien évidemment l’information principale sur la personne en question. Il s’agit de créer un Open Data Warehouse qui peut être utilisé pour des recherches comme les big data », explique-t-il.
Hassan Boulaknadal: La dématérialisation, un sujet managérial
Hassan Boulaknadal, Directeur général de l’Office des changes, indique, de son côté, que « La dématérialisation n’est pas seulement un sujet technique ou informatique, c’est aussi un sujet de bonne gouvernance et surtout un sujet managérial. La dématérialisation, telle qu’elle a été vécue à l’Office des changes, représente une chaîne de valeurs, gérée comme un projet et dont chaque maillon est porteur de valeur ajoutée. Le premier pilier de ce projet a consisté en la refonte du corpus règlementaire. Parce qu’en 2016, le commerce international, la taille des entreprises marocaines et l’acte d’investissement n’ont cessé d’évoluer, il a fallu que cette réglementation des changes, qui conditionne les transactions transfrontalières, puisse se mettre à jour par rapport à cette révolution. Il y a donc eu un effort de rassemblement de ce corpus réglementaire en un seul texte, plus lisible, plus accessible et plus fluide. Ce travail a permis également de simplifier davantage nos textes règlementaires ».
Il note enfin que « la dématérialisation nécessite des ressources humaines qualifiées et des investissements conséquents au niveau de l’informatique et de la connexion. Il ne suffit pas d’avoir un ordinateur, mais il faut aussi une connexion et les ressources adéquates pour réussir un tel projet ».
Néanmoins, pour de nombreux experts, il reste encore du chemin à faire pour le développement de la dématérialisation au Maroc. On estime que c’est un domaine qui demeure encore embryonnaire dans le Royaume. Pire, elle bute encore sur des résistances de changement car de nombreuses administrations restent encore attachées à la culture du support papier avec un cachet comme document officiel. Le gouvernement est appelé alors à déployer des efforts soutenus pour sensibiliser les fonctionnaires sur l’intérêt de passer au support électronique qui a une valeur juridique aussi importante que le document papier.

20/4/2017
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Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) Intégration inclusive de la chaîne de valeurs agro-alimentaires

DENES à Meknès, Noureddine BATIJE

Organisé du 18 au 23 avril, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) a ouvert ses portes, mardi, à Sahrij Souani à Meknès.
La cérémonie d’ouverture officielle de cette douzième édition s’est déroulée en présence du Président de la République de Guinée, président en exercice de l’Union Africaine (UA), M. Alpha Condé, et du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et forêts, M. Aziz Akhannouch, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et d’ambassadeurs accrédités au Maroc.

MM. Alpha Condé et Akhannouch, ainsi que les membres des délégations prenant part au Salon, ont visité les différents stands et espaces du Salon et suivi des explications sur les produits exposés au «Pôle régions», ainsi qu’aux pôles «Sponsors et institutionnels» et «International».
Des explications leur ont été également fournies sur les pôles «Machinisme», «Produits du terroir» et «Elevage». Ils ont également visité les pôles «Produits», «Agro-fourniture» et «Nature et Vie».
Cet événement, qui se veut aussi un lieu de rencontre et de réflexion prospective, a retenu cette année une thématique fort intéressante qui aurait à traiter de l’»Agrobusiness et chaînes de valeur agricole durables».
Une thématique qui, pour beaucoup d’opérateurs en agro-industrie, constitue le nouveau challenge de l’agriculture du XXIème siècle. D’autant plus que, d’une part, le défi consisterait à concilier économie, sécurité alimentaire et durabilité des systèmes agricoles. Et, d’autre part, comme le précise d’ailleurs le département de l’Agriculture, le modèle de développement basé sur l’agriculture familiale est en train d’évoluer au profit de la promotion de l’agrobusiness et de l’intégration de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeurs agroalimentaire, selon une démarche inclusive permettant l’accès aux marchés des petits exploitants.

Au Maroc, un premier pas est franchi en ce sens

En marge de la 9ème édition des Assises nationales de l’Agriculture, tenue lundi dernier à Meknès, un contrat-programme afférent au développement des industries agroalimentaires au Maroc a été validé.
Désormais, les opérateurs du secteur peuvent mieux prétendre à une intégration entre l’amont productif et l’aval de la transformation et, partant de là, à une meilleure valorisation de la production agricole et une nette amélioration des revenus des agriculteurs.
Sans oublier, bien entendu, la chaîne de valeur agricole et industrielle qui, de l’avis de nombreux spécialistes, n’est autre que la série de procédés et de flux depuis les intrants à la production, la transformation, la commercialisation jusqu’à la consommation.
Une chaîne de valeur censée être vertueuse et bénéfique pour tous et qui aurait aussi à procurer un avantage concurrentiel collectif à même de protéger les petits producteurs et préserver la qualité des terres agricoles, la biodiversité et les ressources naturelles.
C’est dire le grand défi que pose la conjugaison de l’agrobusiness et les chaînes de valeur agricole durables.

20/4/2017
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Aperçu sur l’agriculture bio en l’Italie, invité d’honneur au SIAM

Pour cette année, le SIAM a choisi l’Italie comme invité d’honneur. Troisième pays agricole de l’Union Européenne (UE) et champion mondial de l’agriculture biologique, l’Italie s’est depuis longtemps investie dans l’agriculture durable et est, aujourd’hui, un pays des leaders mondiaux de l’agriculture bio avec le plus fort taux d’exploitations agricoles biologiques en Europe.
A en juger par l’Association italienne pour l’agriculture biologique, une exploitation biologique sur trois en Europe est italienne.
A l’international, les informations disponibles indiquent que l’Italie se classe 6ème en termes de superficie totale cultivée en bio derrière des acteurs tels que l’Australie, l’Argentine, les USA, la Chine et l’Espagne.

20/4/2017
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Les professionnels à l'assaut des opportunités d'affaires

Les professionnels commencent à envahir, mercredi, les principaux stands du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM 2017) à la recherche d’opportunités d’affaires, répondant à leurs attentes et à leurs carnets de commandes.
Les professionnels avec une ambition des plus affichées tenteront, deux jours durant (19 et 20 avril), à gagner la confiance des exposants pour tisser des partenariats d’affaires, renforcer leur portefeuille clients et prospecter de nouveaux marchés, sachant que 66 pays sont présents à ce grand rendez-vous qui s’affirme d’année en année comme le plus important forum d’Afrique et du monde arabe dans le domaine agricole.
Le pôle "machinisme" promet comme à l’accoutumée de réaliser la plus grande part des transactions, de chiffre d’affaires et de commande, suivi des pôles "élevage" et "produits de terroir".
Pour ce dernier, les données recueillies auprès du commissariat du SIAM révèlent que 75 pc du chiffre d’affaires annuel des coopératives agricoles et associations sont réalisés au niveau du Siam, ce qui confirme le poids de ce conclave pour l’économie de ces groupements.
Durant les deux premiers jours du Salon, réservés aux professionnels, les ventes de matériels agricoles devraient enregistrer un chiffre d’affaires des plus importants pour les sociétés présentes, qui offrent une gamme variée d'équipements, pour répondre au mieux aux besoins des fellahs qui attendent cette occasion pour l'acquisition de matériels agricoles à des prix promotionnels.
La gamme de tracteurs et de matériels d'accompagnement offerts aux agriculteurs a été élargie et adaptée à leurs besoins, afin d'augmenter le rendement de leurs cultures et d'améliorer la rentabilité de leurs exploitations agricoles.
Les volumes de ventes demeurent toutefois insuffisants par rapport aux besoins du marché, étant donné que le taux de mécanisation des exploitations agricoles reste en deçà de celui des exploitations des pays voisins et des recommandations internationales, souligne-t-on auprès des professionnels
En fonction de leurs puissances, les prix des tracteurs agricoles oscillent entre 140.000 DH et 330.000 DH. Une subvention accordée par le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime de 30 pc, plafonnée à 72.000 DH (régime universel) est à déduire, alors que les prix du matériel d'accompagnement varient entre 10.000 DH et 60.000 DH (hors subventions à déduire).
Le Maroc importe la totalité des tracteurs d'Europe, d'Asie et d'Amérique.
Plusieurs fournisseurs remarquent, quant à eux, un afflux particulier pour les faucheuses lieuses, en raison des subventions accordées par le ministère de l'Agriculture.
Chaque année, ils sont nombreux à être séduits par les atouts de ce salon. Comme avancé par les organisateurs, l'édition 2017 bat un nouveau record avec 1.230 exposants en provenance de 66 pays. Un plébiscite qui fait de cet événement un carrefour d’affaires international, positionnant le Maroc comme l’une des destinations phare de l’agriculture et de l’agroalimentaire continental et international.
Pendant 6 jours, le salon offre un accès unique à la ruralité et aux produits du terroir du Maroc et des 66 pays présents sur place dont il valorise les produits et les traditions, à travers des espaces de dégustation. Les concours d’animaux de la ferme organisés chaque année suscitent également une forte affluence du public et en particulier de la jeunesse.
Pour cette année, le SIAM a choisi l’Italie comme invité d’honneur. Troisième pays agricole de l’Union Européenne (UE) et champion mondial de l’agriculture biologique, l’Italie est aujourd’hui un des pays leaders mondiaux de l’agriculture bio avec le plus fort taux d’exploitations agricoles biologiques en Europe.
Cette manifestation d’envergure, qui se veut une plateforme d’échanges économiques et un espace de réflexion prospective, a choisi cette année la thématique "Agrobusiness et chaînes de valeur agricole durables", pour souligner la nécessité des synergies entre les différents acteurs du secteur agricole marocain, aujourd’hui confrontés à une économie agricole mondiale en pleine mutation
Lancé au printemps 2006, le SIAM s’est positionné au fil des années comme la vitrine du secteur agricole et de ses avancées tout en étant une extraordinaire plateforme de rencontres et d’affaires pour les opérateurs du monde entier.
Cette manifestation, qui en est à sa 12ème édition, est jalonnée de records relatifs à plusieurs aspects, notamment le nombre de visiteurs, d’exposants, de pays participants, de conférences thématiques, ainsi que d’acteurs de la société civile.

20/4/2017
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Conseil des ministres arabes des Finances : Préservation de la stabilité économique pour une croissance plus globale

Le Conseil des ministres arabes des finances a souligné, mardi à Rabat, l'importance de la préservation de la stabilité économique pour appuyer les efforts visant à réaliser une croissance économique plus globale dans la région arabe.
Dans un communiqué final sanctionnant les travaux de sa session ordinaire tenue en marge des réunions annuelles conjointes des instances financières arabes, le Conseil a mis l’accent sur la nécessité de la contribution des institutions internationales aux efforts de reconstruction des pays arabes affectés par des conflits.Dans ce cadre, le Conseil a émis le souhait que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) contribuent à appuyer les efforts des pays arabes impactés par les conflits et les guerres à appliquer leurs programmes de reconstruction et à faire face à l’augmentation du nombre de réfugiés et la détérioration du niveau de vie, ainsi qu'à soutenir les efforts des pays à faibles revenus et à endettement élevé en vue d’alléger le fardeau des dettes. Le Conseil a débattu également des relations avec les institutions financières internationales à la lumière des derniers développements que connait la région arabe, et leurs répercussions socioéconomiques, et a appelé dans ce cadre à diversifier les sources de revenus et à maitriser la finance publique de manière à stimuler la croissance, développer les marchés des capitaux, améliorer le climat des affaires et renforcer l’intégration économique et financière régionale pour promouvoir les investissements inter-arabes et contribuer à attirer les investissements étrangers. Les ministres arabes des finances ont relevé l’importance d'approfondir davantage la coopération entre les institutions financières internationales et les institutions financières arabes, saluant dans ce contexte le niveau de coopération existant entre le Fonds monétaire arabe et le FMI au niveau du Forum de la finance publique. Le Conseil a renouvelé son appel pour renforcer la présence des ressortissants arabes dans des postes influents au niveau du FMI et de la BM, mettant l’accent sur la nécessité d’inclure les pays arabes comme un seul groupe dans les rapports et statistiques émanant du FMI et de la BM.
Le communiqué final indique qu’un exposé sur la réalité des politiques de réforme fiscale dans les pays arabes à la lumière du document de travail du Fonds monétaire arabe sur "les systèmes fiscales et les applications de la taxe sur la valeur ajoutée dans les pays arabes", a été présenté au Conseil des ministres arabes des finances. Lors de ce Conseil, un autre exposé a été présenté sur les derniers développements des activités du G20 et ses priorités au cours de l’année 2017, relevant que les ministres arabes des finances ont salué les efforts et les mesures prises par ce groupe au niveau de l’encouragement des opportunités de croissance globale.Le Conseil a pris connaissance du rapport du Fonds monétaire arabe portant sur les développements du projet de mise en place d’un système arabe de compensation et de règlement des paiements inter-arabes, qui comporte les différents aspects et exigences relatifs à son modèle de travail et les mesures de gestion des risques et les devises de règlement possibles.
Le Conseil a également débattu du soutien à la lumière du document de travail présenté par le Fonds monétaire arabe sur "les réformes de soutien de l’énergie dans les pays arabes".Les discussions ont souligné l’importance de la poursuite des efforts de la discipline financière et la poursuite des efforts de réforme du soutien de l’énergie pour renforcer les conditions économiques et financières, en plus de la discussion de la question du renforcement de la compétence des investissements publics à la lumière du document de travail présenté par la BM sur "la compétence des investissements publics dans les pays arabes : opportunités et défis".

20/4/2017
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Mawazine 2017 : Chellah au rythme des chants des îles


Le site mythique de Chellah rendra hommage aux chants des îles du monde entier dans le cadre de la 16e édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde (12-20 mai), a annoncé mardi l'Association Maroc- Cultures, initiatrice de cet événement.
"Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, le site du Chellah est à l’image de Mawazine : tourné vers l’avenir et rendant sans cesse hommage aux plus belles traditions musicales. C’est ici, dans ce lieu poétique, propice au rêve et à l’évasion, que le festival accueillera cette année encore les plus grands interprètes autour d’un thème : les îles", promet l’association dans un communiqué.
Chellah accueillera ainsi une programmation spéciale qui célèbre les musiques du bout du monde, de La Réunion à Ilha Grande en passant par Marmara et la Martinique, précise-t-on.
Au programme, des concerts inoubliables au cours desquels le public découvrira des répertoires, parfois ancestraux, qui n’ont rien perdu de leur force, de leur audace et de leur mystère, ajoute la même source
Le concert d’ouverture de la scène du Chellah verra se produire samedi 13 mai la chanteuse Chypriote Vakia Stavrou qui porte dans sa musique un héritage de sonorités et de couleurs chaudes rappelant son origine : la Méditerranée.
Considérée comme une voix envoûtante et déchirante par la presse, Vakia a un timbre qui ne peut être décrit en quelques mots. Meilleure révélation de la chanson world, elle enchaîne les concerts et les sorties d'albums et signe de nombreux titres originaux. Son univers musical mélange le fado, la chanson grecque, la nouvelle vague et le jazz.
Le lendemain, dimanche 14 mai, Justin Vali de Madagascar All Stars offrira une performance inédite de la valiha, une cithare tubulaire en bambou emblématique de la grande île et dont il est un virtuose. Sa sonorité résonne comme un mélange de harpe, de kora et de clavecin.
Ambassadeur de la musique malgache, Justin sillonne les scènes du monde et se produit aux côtés des plus grands, comme Peter Gabriel. Il a collaboré avec la chanteuse Kate Bush ou l’accordéoniste basque Kepa Junkera. Pour ce concert exceptionnel, Justin Vali a invité cinq musiciens maîtrisant toute la richesse des styles musicaux de Madagascar. Il sera entre autre accompagné par Régis Gizavo, le maître de l’accordéon malgache. Justin Vali est Grand Prix de la Sacem 2006 pour les musiques traditionnelles.
Lundi 15 mai, la formation Maqâm Roads, composée du chanteur turc Aburrahman Tarikci et le violoniste tunisien Zied Zouari, initiera le public aux différents univers du Maqâm dans le contexte de l’île de Marmara, creuset des effluves musicales venues d’ailleurs : Tba’ de Tunisie, Raga d’Inde, Gnawa du Maroc… Fil conducteur qui permet de faire dialoguer ces différentes traditions musicales, le Maqâm raconte la réminiscence d’un chant ancestral à travers des rythmes contemporains. Un récit hors du commun et qui se ressource en permanence par le voyage.
Chicuelo & Marco Mezquida, venus des Baléares, proposeront mardi 16 mai la réunion de deux personnalités artistiques dans un mélange marqué par l’authenticité, l’admiration mutuelle et une dévotion complète à la musique. Marco Mezquida est un musicien complet, voire légendaire. Créateur d’un style pianistique unique, il s’imprègne et se nourrit dans la diversité. Juan Gómez "Chicuelo" est quant à lui un des guitaristes les plus importants du flamenco et l’un des compositeurs les plus productifs et originaux de ces dernières générations. Il a partagé la scène avec des musiciens, comme Chano Domínguez, et collaboré avec la pianiste Maria João Pires.
Mercredi 17 mai, Agathe Iracema, originaire d’Ilha Grande au Brésil, déclarera son amour pour le jazz et la musique brésilienne. Cette chanteuse franco-brésilienne lumineuse se situe quelque part entre Billie Holiday, pour l’intériorité de son chant, et Tania Maria, pour son énergie joyeuse et son sens du rythme. Sur scène, par-delà l’enchantement de ses qualités vocales et le timbre de sa voix, la jeune femme impressionne par sa présence rayonnante. Son répertoire voyage des précurseurs de la bossa nova aux rythmes contemporains, à travers les compositions de son père qui ont bercé son enfance : un magnifique périple au coeur de ses racines brésiliennes.
Jeudi 18 mai, c’est Stella Gonis, chanteuse, danseuse et tanbouyée de Bèlè, une musique traditionnelle de Martinique, qui bercera les festivaliers par ses rythmes ancestraux. Sa voix riche, généreuse et puissante lui a permis de sillonner les Caraïbes et la France avec Lé Béloka, Tambou Bô Kannal, Racinn Nwel et Éric Virgal. En parallèle, elle enseigne la musique et les danses traditionnelles à la Maison du Bèlè en Martinique.
Le lendemain, vendredi 19 mai, c’est La Réunion qui sera à l’honneur avec Saodaj’, un groupe emblématique de la nouvelle génération d’artistes ayant repris le flambeau du brûlant maloya.
La formation place ainsi les voix cristallines de ses membres et l’impétueux rythme ternaire ilien dans le grand concert des musiques mondiales. Jeune quintet voyageur nourri d’influences australes, ouest-africaines et européennes, Saodaj’ surprend par la maturité de sa fusion acoustique, fidèle à son histoire et à ses ancêtres, tout en étant ouvert aux hybridations. Le groupe a été lauréat des Voix de l’Océan Indien, catégorie “meilleur groupe musiques du monde 2015.”
Pour la soirée de clôture de la scène du Chellah, samedi 20 mai, c’est au Cap Vert qu’Elida Almeida nous donnera rendez-vous. À 23 ans, la chanteuse conjure le sort d’une enfance difficile par des compositions lumineuses baignées de mélodies folk et teintées des rythmes de l’île de Santiago : batuque, funana et morna. A son écoute, le charme opère instantanément, porté par la sincérité de sa voix et l’immédiateté de son propos.
Créé en 2001, le festival Mawazine Rythmes du Monde est le rendez-vous incontournable des amateurs et passionnés de musique au Maroc. Avec plus de 2 millions de festivaliers pour chacune de ses dernières éditions, il est considéré comme le deuxième plus grand événement culturel au monde, selon les organisateurs.
Organisé pendant neuf jours, chaque année au mois de mai, Mawazine offre une programmation riche et exigeante qui mêle les plus grandes stars du répertoire mondial et arabe, faisant des villes de Rabat et Salé le théâtre de rencontres exceptionnelles entre le public et une kyrielle d’artistes de renom.

20/4/2017
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Financement des PME : Don saoudien de 100 millions de dollars

Le Maroc et le Fonds saoudien pour le développement (FSD) ont signé mardi à Rabat, un mémorandum d'entente portant sur l'octroi par le fonds saoudien d'un don de 100 millions de dollars américains, en appui au financement des PME au Maroc, et ce en marge des réunions annuelles conjointes des instances financières arabes.
Signé par le ministre de l'Economie et des Finances Mohamed Boussaid, le wali de Bank Al Maghrib, Abdellatif El Jouahri et le vice-président et membre délégué du FSD Yousef Bin Ibrahim Al-Bassam, cet accord vise à financer les petits et moyens projets au Maroc. Ce don du FSD est à même d'appuyer les efforts déployés par le Maroc en matière de financement des petites et moyennes entreprises de par leur importance dans le renforcement de la compétitivité de l'économie et la création d'emplois, a indiqué M. Boussaid dans une allocution à cette occasion. Le ministre a saisi cette opportunité pour remercier M. Al-Bassam pour l'intérêt que porte le Fonds saoudien à l'appui du développement économique et social au Maroc, un intérêt qui reflète la volonté des deux pays frères, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI et du Serviteur des Lieux Saints de l'Islam le Roi Salman Ben Abdulaziz Al Saoud, de consolider les relations fraternelles et historiques liant les deux royaumes. De son côté, M. Al-Bassam s'est félicité de l'excellence des relations entre le FSD et le Maroc, faisant part de la volonté continue du Fonds de contribuer au financement des projets de développement économique et social au Maroc

20/4/2017
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Les perspectives de l'économie marocaine selon la Banque Mondiale : Amélioration à moyen terme

Les perspectives de l’économie marocaine devraient s’améliorer à moyen terme, à condition de mener des politiques macroéconomiques prudentes améliorer l’accès à des services publics de qualité, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport de suivi de la situation économique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Les perspectives de l’économie marocaine devraient s’améliorer à moyen terme, "à condition que le prochain gouvernement soit disposé à mener des politiques macroéconomiques prudentes et appliquer des réformes structurelles de façon à renforcer le cadre des affaires,


moderniser l’administration publique et améliorer l’accès à des services publics de qualité, entre autres", indique le rapport qui a été présenté lundi lors d'une rencontre organisée à Rabat en collaboration avec le think tank OCP Center.
Le rapport souligne que le passage progressif à un régime de change plus flexible annoncé par la Bank Al-Maghrib devrait aussi contribuer à renforcer la compétitivité du Maroc, ajoutant que la mise en oeuvre programmée de la loi de finances organique et du processus de décentralisation devrait permettre de renforcer la gouvernance et l’efficacité du secteur public.
Globalement, la croissance du PIB annuel devrait atteindre son potentiel actuel de 4% en moyenne, estime la BM, ajoutant que des précipitations abondantes depuis l’automne 2016 donnent à penser que la croissance du PIB devrait rebondir à 3,8% en 2017.
Les experts de l'institution financière internationale s’attendent à une production céréalière supérieure à sa moyenne historique et à une augmentation du PIB agricole de près de 10%.
Le rapport prévoit également un accroissement du PIB non agricole qui, bénéficiant de l’embellie du secteur agricole et de la confiance grandissante à la fois des consommateurs et des producteurs, serait légèrement supérieur aux tendances récentes.
"Il est peu probable que cette conjoncture positive se traduise par d’importantes améliorations dans la structure du marché du travail", se réjouit l'institution de Bretton Woods, qui table sur un taux d’inflation autour de 2%.
L’augmentation anticipée des prix mondiaux du pétrole va contribuer à détériorer le solde du compte courant, mais comme de coutume, les besoins de financements extérieurs "ne présentent pas un risque majeur", compte tenu du niveau relativement bas de la dette extérieure et de l’accès du pays aux marchés internationaux, assurent les experts, ajoutant que le deuxième accord biennal au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) du FMI continuera d'offrir une couverture contre les risques externes.
La poursuite de politiques macroéconomiques prudentes a permis de réduire les déséquilibres extérieurs et budgétaire
La poursuite de politiques macroéconomiques prudentes a permis au Maroc de réduire les déséquilibres extérieurs et budgétaires ces dernières années, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport de suivi de la situation économique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
"Couplé à une gestion budgétaire et un contrôle financier robustes, l'achèvement de la réforme des subventions engagées en 2014 à contribué à réduire davantage le déficit budgétaire à 3,9% du PIB en 2016, selon les estimations, et à stabiliser la dette publique autour de 66% du PIB", indique le rapport qui a été présenté lundi lors d'une rencontre organisée à Rabat.
L’amélioration du ratio investissements publics/épargne publique et la chute des cours mondiaux du pétrole ont contribué à diminuer considérablement le déficit du compte courant ces dernières années, ajoute le rapport, relevant une tendance inversée seulement en 2016 à la suite d’une politique monétaire "accommodante" et d’une reprise des prêts d’investissement au secteur privé.
Grâce à la persistance de flux d’investissements directs étrangers importants, les réserves de change du Maroc ont augmenté pour atteindre 6,4 mois d’importations de biens et services en fin 2016, fait savoir le rapport.
La BM estime que la croissance économique marocaine reste tributaire des aléas météorologiques, précisant que le Maroc a connu une grave sécheresse en 2016 après une production céréalière record en 2015.
Quant à la production agricole, qui représente encore près de 15% du PIB du pays, elle a diminué d’environ 10%, ramenant le taux de croissance du PIB global à 1,1% en 2016.
En dépit des gros investissements publics consentis ces dernières années, le secteur non agricole reste morose, avec un taux de croissance de l’ordre de 3%, fait savoir le rapport.
Certes, le chômage a légèrement décliné à 9,4%, mais cette évolution masque un "recul prolongé du taux de participation au marché du travail qui, aujourd’hui, est largement inférieur à 50%", d'après l'institution financière mondiale.
Les experts de la BM estiment à 1,7 million le nombre de jeunes de 15 à 24 ans qui n’étaient pas scolarisés, n’avaient pas d’emploi ou n’étaient pas en formation en 2016.
Par ailleurs, le taux de change de la monnaie étant déterminé par référence à un panier d’euros et de dollars américains, l’inflation est contenue à moins de 2%.
Initié par la BM en collaboration avec le think tank OCP Policy Center, le lancement du dernier numéro du rapport de suivi de la situation économique dans la région MENA expose les difficultés économiques auxquelles les pays de la région sont confrontés ainsi que leurs perspectives macroéconomiques à court termes.

20/4/2017
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Partenariat avec le Maroc : La Banque Mondiale se dit satisfaite

Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Hafez Ghanem, a exprimé, mardi à Rabat, sa satisfaction du niveau du partenariat qui lie cette institution au Maroc et des succès importants que les deux parties ont réalisé ensemble.
M. Ghanem a salué, lors de ses entretiens avec le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, l'excellence du modèle marocain à travers la stabilité politique et le développement permanent que connaît l’économie nationale, autant de facteurs qui laissent à la portée du Royaume les objectifs ambitieux programmés sur le plan du développement économique, des investissements et des réformes sociales.
Un communiqué du département du chef du gouvernement indique que les entretiens du responsable de la Banque mondiale avec M. El Othmani ont porté sur les différents aspects du partenariat entre le Maroc et cette institution financière internationale de renom.
M. Ghanem a mis l’accent, à cette occasion, sur la disposition de la Banque mondiale à renforcer davantage le partenariat entre les deux parties dans le respect des priorités du Maroc, notamment dans le domaine de l’éducation et de la formation, ajoute la même source.
Pour sa part, le Chef du gouvernement a exprimé la satisfaction du Maroc du niveau du partenariat avec la Banque mondiale, qui se caractérise par "une dynamique particulière".
Selon le communiqué du département du chef du gouvernement, M. El Othmani a passé en revue, à cette occasion, un ensemble de priorités relatives à la promotion de l’économie nationale et la réalisation de taux de croissance importants, la préservation des équilibres macroéconomiques, l’encouragement des entreprises et la promotion des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’emploi.
Il a également évoqué les réformes économiques et sociales lancées au Maroc et qui offrent un cadre important pour le partenariat entre le Royaume et la Banque mondiale, ajoute la même source.
Ont pris part à ces entretiens notamment le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance, et la directrice du département Maghreb et Malte de la Banque mondiale.
M. Ghanem est en visite au Maroc dans le cadre de sa participation au 8-ème conseil des ministres des Finances arabes organisé à Rabat par le Fonds monétaire arabe.

20/4/2017
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Commission parlementaire mixte Maroc-UE : Engagement pour intensifier le partenariat exemplaire
La commission parlementaire mixte Maroc-Union Européenne (UE) a fait part de son engagement à oeuvrer pour plus de visibilité de la coopération stratégique et à intensifier davantage le partenariat exemplaire ente les deux parties.

Dans un communiqué conjoint sanctionnant les travaux de sa 8è réunion annuelle, tenue mardi au siège de la chambre des représentants à Rabat, la commission a souligné l'importance de hisser le niveau de la coopération entre les deux parties, ce qui est à même de développer leur activité dans tous les domaines, à ouvrir des marchés prometteurs pour l'avenir, à réaliser le développement économique et à promouvoir les emplois.
Les membres de la commission se sont également félicités du bilan et des acquis de cette instance essentielle à la coopération politique entre le Maroc et l'Union européenne et ont réitéré leur volonté d'oeuvrer de concert pour promouvoir davantage les liens séculaires qui les unissent.
A ce propos, ils ont mis en avant l'expérience et les efforts déployés par le Maroc dans les questions migratoires (les procédures de régularisation) et pour faire face aux diverses menaces qui sévissent dans la région euro-méditerranéenne, notamment le terrorisme et le radicalisme, ainsi que pour préserver et renforcer l'État de droit, les droits de l’Homme et les libertés fondamentales.
Dans ce sens, les membres de la commission ont exprimé leur profonde préoccupation face à la montée du terrorisme, ainsi que leur condamnation de tous les actes terroristes lâches, et de tous les crimes et autres atrocités commis par les groupes terroristes, soulignant la nécessité de la conjugaison des efforts, à l’échelle internationale, pour lutter contre ce phénomène qui menace la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la communauté internationale.
Ils ont également appelé à l'adoption d'approches et de moyens accordant aux deux institutions parlementaires davantage d'ouverture, d'accessibilité et de transparence, en vue d'innover et de rechercher des moyens tendant à défendre les intérêts des peuples et la promotion de toutes les initiatives qui assurent la stabilité, la paix et la sécurité dans la région pour un meilleur développement économique et humain.
Les travaux de la 8è réunion annuelle de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, coprésidée par Abderrahim Atmoun, du parlement marocain, et Ines Ayala Sender, du parlement européen, ont porté, notamment, sur la question migratoire, la coopération économique et commerciale et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.

20/4/2017
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Maroc-BID : Soutien technique en matière d’emploi et de financements participatifs

Le ministère de l'Economie et des Finances et la Banque islamique de développement (BID) ont signé, mardi à Rabat, deux conventions de soutien technique d’un montant de 430 mille dollars.
Signées par le ministre de l’économie et des finances Mohamed Boussaid, et le président de la BID, Bandar Mohammad Hamza Hajjar, ces conventions visent à contribuer au financement et à la réalisation de deux études dans le domaine du soutien à la mise en oeuvre de la stratégie nationale de l’emploi. Elles tendent aussi à contribuer à assurer des financements participatifs au Maroc. La contribution de la BID au financement de ces études constitue un pas de plus dans le processus de coopération constructive et de l’attention particulière que la banque porte au soutien des capacités institutionnelles du Maroc, a indiqué M. Boussaid à cette occasion. Il a en ce sens remercié le président du groupe de la BID pour l’intérêt particulier que cette institution financière porte au développement économique et social du Royaume à travers ses projets de développement. De son côté, le président de la Banque islamique pour le développement a mis en avant les relations distinguées entre la BID et le Maroc, soulignant le souci de la banque de financer les projets de développement économique et social marocains. La première étude sur le soutien de la stratégie nationale de l’emploi au Maroc, dont la contribution au financement de la BID s’élève à 280 mille dollars, permettra d’adopter une approche régionale pour la programmation et la planification dans le domaine de l’emploi en vue de réduire le taux du chômage, notamment des jeunes, et à créer le climat adéquat pour la création de nouveaux emplois. La deuxième étude, financée par la Banque islamique de développement à hauteur de 150 mille dollars, tend à soutenir les efforts du Royaume visant à développer le secteur de la finance islamique, à travers la mise en place d’un cadre global garantissant des financements islamiques au Maroc. Basée à Djeddah, en Arabie Saoudite, la Banque Islamique de Développement (BID) est une banque supra-étatique de développement, créée en 1975 pour favoriser le développement économique et le progrès social de ses pays. Ces conventions ont été signées en marge des travaux des réunions annuelles conjointes des instances financières arabes qui se tiennent à Rabat sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.Ces réunions connaissent notamment la participation de ministres arabes de l’économie et des finances, des présidents des conseils d’Administration des instances financières arabes et des représentants d’organisations régionales et internationales.
Le Maroc abrite ces réunions pour la cinquième fois, après les éditions de 1987 à Casablanca, de 2000 à Fès, de 2006 à Rabat, et de 2012 à Marrakech.

20/4/2017
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Maroc- Hongrie : Développement de la recherche dans le secteur forestier

Mohamed DRIHEM

Mercredi 19 Avril dernier, Le Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, M. Abdeladim Lhafi, et l’Ambassadeur de la Hongrie Monsieur Miklos Eric Tromler ont présidé au Salon International de l’Agriculture de Meknès (SIAM) la cérémonie de signature d’une convention de partenariat portant sur la recherche scientifique dans le secteur forestier des deux pays face aux changements climatiques.
Signée entre le Centre de Recherche Forestière relevant du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification et le Centre National de la Recherche Agronomique et de l’Innovation (NAIK) relevant du ministère hongrois de l’Agriculture, cette convention de partenariat vise à créer une synergie et à asseoir une plate-forme d’échange scientifique entre ces deux institutions de recherche. Elle puise également ses fondements de la proclamation de Marrakech pour l'action en faveur du climat et du développement durable adoptée lors de la COP 22, notamment en ce qui concerne la promotion de la recherche scientifique et le réseautage inter-institutions en liaison avec l’amélioration des capacités d’adaptation, le renforcement de la résilience et la réduction de la vulnérabilité face aux changements climatiques.
A la lecture des termes de cette convention, on relève que cette dernière vise à promouvoir davantage le partage d’expériences entre les deux pays en matière de recherche scientifique dans les différents domaines, dont notamment et entre autres :
- Le renforcement de la résilience des écosystèmes forestiers en vue de leur adaptation aux changements globaux : (Production de plants adaptés à la sècheresse, amélioration des itinéraires sylvicoles, amélioration génétique et santé des forêts…);
- La Valorisation des Biens et services des écosystèmes forestiers : (Promotion de la filière des produits forestiers ligneux et non ligneux, écotourisme, chasse, pêche, apiculture et séquestration de carbone…);
- Le Développement d’outils de suivi, d’évaluation et de prise de décision pour une gestion durable des ressources forestières et de lutte contre la désertification (Evaluation de la vulnérabilité, Modèle d’évaluation d’impact des aménagements des bassins versants et mise au point des indicateurs de suivi de la désertification…).
Cet accord vient donc à point nommé pour renforcer l'engagement du Maroc à consolider ses partenariats avec les pays et le partage des expériences dans la lutte contre les effets de serre et de raffermir le rôle de la recherche forestière en tant que moteur de la dynamique de conciliation entre développement économique et équilibre écologique.

20/4/2017
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Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification : Recrutement de 65 ingénieurs et techniciens forestiers

Le Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD), Abdeladim Lhafi, a présidé récemment une cérémonie d'accueil et d'insertion de 65 nouveaux ingénieurs et techniciens, lauréats notamment de l'école nationale forestière d'ingénieurs de Salé et de l'institut royal des techniciens spécialisés des eaux et forêts, en vue de renforcer le levier dynamique des ressources humaines et réaliser les objectifs du second plan décennal 2015-2024.
Le taux d'encadrement de ce plan émanant de la stratégie de développement du secteur des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification, passe avec ce recrutement à 27%, comparativement à 2010, où il était de 20%, indique le HCEFLCD dans un communiqué.
Après avoir adopté une politique rigoureuse dans la gestion des flux de compétences pour compenser les départs à la retraite, et qui a permis dans le cadre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GEPEC) d’assurer sans rupture l’encadrement technique, le HCEFLCD a mis en place une politique des profils et des métiers dans le cadre de sa stratégie 2005-2014, visant la diversification des profils et la couverture diversifiée de ses missions, précise le communiqué.
Dès leur arrivée, les nouvelles recrues bénéficient d’un programme d’accompagnement et sont parrainées durant 12 mois par des tuteurs expérimentés à même de faciliter leur intégration, souligne la même source.
Cette formation préalable à la prise de poste permet de doter ces nouveaux cadres des connaissances nécessaires dans le cadre de leurs activités quotidiennes, de s’imprégner de la culture du HCEFLCD, de ses programmes et projets basés sur une approche patrimoniale, partenariale, territoriale et intégrée.
Cette opération de recrutement connait, au titre de cette année, un renforcement de la présence d’ingénieurs femmes au sein du HCEFLCD, avec l’intégration de 10 femmes sur les 36 cadres ingénieurs forestiers recrutés (28%), poursuit le communiqué, notant qu’il est prévu le recrutement de 9 techniciennes, et ce pour la première fois dans le corps de techniciens forestiers.
Lors de cette cérémonie, le HCEFLCD a présenté l’approche du système de gestion intégrée de la mobilité (SGIM), qui établit un système transparent et fiable pour gérer la mobilité territoriale et ses cadres et techniciens, en tenant compte des compétences, des profils et des caractéristiques spécifiques aux postes et aux écosystèmes forestiers dans lesquels ils évoluent.
Par ailleurs, le HCEFLCD a rappelé les défis à venir qui consistent à faire du Cadre du Haut-Commissariat un porteur de la conscience écologique qui répond aux exigences du présent sans sacrifier les droits des générations futures qui sont des droits inscrits dans la constitution du Royaume.
Le développement durable prend tout son sens lorsqu’il réussit à concilier les exigences de la croissance avec la préservation des équilibres écologiques, dans une projection de la philosophie du développement humain, relève le communiqué, ajoutant que par la même occasion, le HCEFLCD a rendu hommage à 43 cadres et fonctionnaires, au terme de leurs missions.

20/4/2017
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Bulletin de paie, exemple concret de dématérialisation dans une entreprise

Source : Magazine Comptazine

Pour dématérialiser efficacement, il faut créer un processus de GED (Gestion électronique de documents). Cette GED représente l’utilisation de moyens informatisés pour l’ensemble de la gestion d’un document électronique (fichier texte, fichier tableur, image, vidéo, fichier audio etc.). Il existe par exemple, des arborescences gérées par administrateur qui permettent d’uniformiser le rangement des documents.
L’objectif de la GED est de parvenir à constituer un référentiel de l’ensemble des documents de l’entreprise, qu’ils soient structurés (bases de données, XML, etc.) ou non (HTML, etc.) afin d’être en mesure de gérer leur cycle de vie, de leur création à leur destruction.
En fin de compte, la dématérialisation est un processus qui transforme l’entreprise mais qui reste uniquement une façon de travailler, des outils et de la bonne volonté des utilisateurs.
Le passage au format numérique permet à l’entreprise de s’affranchir des contraintes temporelles liées à l’envoi postal. Le développement des réseaux a permis un accès instantané et partagé à l’information, facilitant ainsi le travail collaboratif sur des espaces dématérialisés communs (“les bureaux virtuels”).
L’exploitabilité directe des documents numériques et leur intégration par les outils de gestion, permettent des gains substantiels de traitement. Du point de vue des décideurs, cet élément constitue l’un des objectifs moteurs dans le choix de l’application du numérique au processus de facturation. La transmission électronique des données (factures, commandes, catalogues d’articles…) permet en effet, de réduire ou d’éliminer les tâches de saisie associées. La mise en place de “workflows” outillés et de restitutions automatisées admette l’identification de goulots d’étranglement dans le processus. Résultats, les opérateurs bénéficient d’un meilleur contrôle de l’engagement et de la réalisation de la dépense.
Les retours d’expérience montrent que ces évolutions vont de pair avec un recentrage des acteurs sur les tâches à forte valeur ajoutée (analyse, arbitrage, négociation). Elles s’accompagnent le plus souvent d’une centralisation des fonctions (comptabilité, achat, approvisionnement…), d’une refonte des profils des acteurs et d’une professionnalisation de certains rôles anciens ou nouveaux qui s’affranchissent des tâches de saisie pour se consacrer à leur coeur de métier. Ainsi, l’approvisionneur est mis en situation de pouvoir centraliser et optimiser le processus de passation des commandes sur la base des expressions de besoins émanant de l’ensemble de l’entreprise. Le gestionnaire de catalogues garantit l’industrialisation du processus via l’extension et la généralisation progressive de l’e-procurement. Le comptable fournisseur, soulagé des tâches de saisie, devient le pilote de la résolution des écarts de rapprochement entre la facture, la commande et la réception.
Pour éviter les rejets ou l’exécution de solutions non pérennes, il est primordial de définir une feuille de route de mise en oeuvre. La feuille de route du projet permettra de prioriser les différents chantiers et tiendra compte des initiatives déjà lancées par l’entreprise. Elle permettra de faire le lien entre les éléments de faisabilité (technique, organisationnel, processus, réglementaire) et le retour sur investissement attendu. Il se peut que certaines tâches ne nécessitent pas de dématérialisation ou que le coût de la mise en place soit bien supérieur aux retours attendus.
Les retours d’expérience montrent également l’importance d’une conduite du changement d’ampleur, à la fois auprès des utilisateurs en interne et des partenaires externes, pour les former à l’utilisation de ces nouveaux canaux d’échange. Sans cela, l’entreprise s’expose à une dérive de ses processus cibles (réimpressions, erreurs d’adressage, manque de suivi des documents en attente de traitement) mettant en péril le retour sur investissement attendu.
Rendre les démarches administratives moins nombreuses et moins complexes
Suite à la loi d’habilitation promulguée par le ministère de l’Économie et des Finances, les entreprises seront dans l’obligation de faire de la facturation électronique d’ici 2020.
La mesure est décrite dans le “choc de simplification” annoncé en 2013. L’objectif Rendre les démarches administratives des usagers et des entreprises moins nombreuses et surtout moins complexes. Parce que, si elles sont coûteuses en temps, elles pèsent aussi lourdement sur l’économie : selon l’OCDE, les charges administratives des entreprises coûteraient 60 milliards par an en France…
Pour les entreprises et leurs salariés, l’un des premiers documents concerné par la réforme sera le bulletin de paie. Un projet de loi est d’ailleurs actuellement en cours de rédaction.
Dans l’absolu, la dématérialisation des fiches de paie apparaît comme idéale : pour les employeurs, elle est synonyme de simplification et d’économie, pour les salariés, elle rime avec gain de temps, fluidité et sécurité. Et pourtant ! L’acceptation du concept ne fait pas l’unanimité…
De nombreux freins ont été identifiés suite à la promulgation d’une loi en 2009, autorisant la possibilité d’éditer des fiches de paie électroniques. Du côté des salariés, il faut garder à l’esprit que “nous ne sommes pas tous égaux face à la technologie” : les plus âgés n’appréhendent pas la transition numérique de la même façon que la génération Y, composée de digital natives ; le taux d’équipement n’est pas non plus uniforme sur tout le territoire.
En outre, les Français restent majoritairement attachés au format papier, qui paraît offrir plus de fiabilité. La confidentialité des données électroniques est en effet le sujet d’inquiétude principal.
Et pour les employeurs, un tel changement demande de former les équipes RH mais aussi et surtout de déployer des efforts importants de sensibilisation des collaborateurs.
Les entreprises devront sûrement proposer des prestations hybrides : éditer des bulletins papiers, doublés ou non, de leurs versions électroniques, ou seulement des formats électroniques pour ceux qui le souhaitent. Pour les formats “Print”, il est également envisageable d’en externaliser la diffusion pour réaliser des économies. Il faut avoir à l’esprit que la dématérialisation des bulletins de paie peut générer des économies substantielles : de 20 à 42 centimes par document.
Ce que l’on ne veut pas savoir sur la dématérialisation
Deux aspects méritent une attention particulière lors d’un projet de dématérialisation. Un tel projet a un impact fort sur l’organisation des services et des processus métier. Pour que les factures soient traitées en 2 jours au lieu de 2 semaines, il faut réorganiser entièrement le flux des documents électroniques et les attributions de chacun des intervenants. Cela ne se fait pas sans la participation active des personnels concernés.
Mais, deuxième impact à considérer, cette automatisation conduit généralement à un gain de productivité important. L’aspect social est alors en jeu : l’effectif du service “dématérialisé” devient trop important et il faut supprimer des emplois.

20/4/2017
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La DGI, la TGR, la Douane et CIH… se dématérialisent

Conscients de l’importance de la dématérialisation dans le processus de la simplification des procédures administratives, un certain nombre d’établissements publics et financiers ont appliqué la dématérialisation. Il s’agit de la Direction Générale des Impôts (DGI) et du Crédit immobilier et hôtelier (CIH) qui ont signé, récemment à Rabat, une convention relative à la dématérialisation des demandes de restitution de l'impôt sur le revenu au titre de la déduction des intérêts des prêts pour l’acquisition ou la construction de logements à usage d’habitation principale.
Ce nouveau mode, qui s’inscrit dans le cadre des actions du fisc visant la simplification des démarches au sein de l’administration fiscale, fournit aux usagers qui souhaitent l’adopter, un service facilité, une réactivité optimale et des délais de restitution se comptant en jours et non plus en mois. Il permet ainsi de faire bénéficier les usagers de délais de restitution beaucoup plus courts, d’une réduction sensible des documents devant accompagner la demande de restitution (attestations d’intérêts, tableau d’amortissement, contrat d’acquisition, contrat de prêt, relevé d’identité bancaire). Sont concernés par la restitution de l’IR, dans la limite de 10% du revenu global imposable, le montant des intérêts afférents aux prêts, le montant de la rémunération convenu d’avance dans le cadre d’un contrat "Mourabaha" et le montant de la "marge locative" défini dans le cadre du contrat "IjaraMountahiabitamlik".
La demande de restitution est digitalisée au moyen d’une prise en charge intégrale au niveau du réseau d’agences de CIH Bank qui sera interlocuteur unique, a expliqué Nabil Lakhdar, directeur de la facilitation, des systèmes d’information et de la stratégie au niveau de la DGI, ajoutant que les usagers n’auront plus besoin de se déplacer auprès des services fiscaux.
Des échanges automatiques entre le système de la DGI et celui du CIH permettent de tracer le stade de traitement de la demande et d’informer le demandeur, a-t-il indiqué, notant que ce nouveau mode offre la possibilité de suivre en temps réel le statut de sa demande. Dès réception de la demande instruite par CIH Bank, la DGI procède, en temps réel, au rapprochement des données avec celles de son système et informe la banque de l’acceptation de la demande ou de son rejet motivé, a fait savoir M. Lakhdar, précisant que l’usager est informé par SMS ou par mail du sort de sa demande. Il en est de même après le traitement de la demande, après la liquidation du montant à restituer et après son ordonnancement. Ce nouveau service, ouvert à la fois aux clients et non clients, sera ultérieurement étendu à d’autres banques marocaines, a-t-il souligné. De son côté, le directeur général des Impôts, Omar Faraj, a assuré que 2017 sera l'année de la digitalisation totale des services de sa direction. « Au 1er janvier 2018, nul contribuable, personne morale ou physique, ne sera dans l’obligation de se déplacer à l’administration fiscale pour réaliser ses transactions ou obtenir une quelconque attestation », a-t-il affirmé.
A travers cette convention, signée par Omar Faraj, directeur général des Impôts et Ahmed Rahou, PDG de CIH Bank, la DGI souhaite assurer un service de proximité et améliorer le service rendus aux citoyens.
Commande publique, contentieux et recouvrement de créances: fini la paperasse
La dématérialisation de la commande publique est aussi l’un des cas réussie au Maroc. Initié depuis quelques années par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), ce processus s’inscrit dans le cadre du programme e-Government qui vise comme objectifs stratégiques la consécration de la transparence, la simplification des procédures et la modernisation des processus d’exécution de la dépense publique. Le programme de dématérialisation de la commande publique s’articule autour du Portail des Marchés de l’Etat et la base de données des marchés publics. Le Portail des marchés de l’Etat a été conçu et mis en oeuvre depuis 2007 suite à l’entrée en vigueur du décret n° 2-06-388 du 5 février 2007 qui prévoit la mise en place du portail et l’obligation de publication des informations et des documents relatifs aux marchés de l’Etat. La circulaire du Premier ministre du 18 septembre 2007 prise en application de l’article 76 du décret précité désigne la Trésorerie Générale du Royaume en tant que gestionnaire du Portail des marchés l’Etat et précise les modalités de publication des documents d’appels à la concurrence et d’inscription des acheteurs publics audit portail. La TGR est ainsi chargée de l’hébergement de l’infrastructure technique (matériel et logiciels) du portail ; de la maintenance préventive et adaptative dudit portail ; de la a création des comptes utilisateurs des maîtres d’ouvrage leur permettant l’accès audit portail ; du veille sur le respect de l’utilisation du portail ; et de la sécurité technique et cryptographique du portail. La TGR est également chargée d’assurer la publication des textes législatifs et réglementaires relatifs aux marchés de l’Etat et de tous autres documents, circulaires ou décisions, se rapportant au même objet.
Le portail des marchés de l’Etat est le premier progiciel national fédérateur de toutes les administrations de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics. C’est également le premier et l’unique progiciel entièrement bilingue (arabe et français) dédié à la dépense publique, qui permet aux entreprises de disposer d’informations exhaustives sur les appels à la concurrence de toutes les administrations publiques.L’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) est, elle-aussi, engagée sur la voie de la modernisation et de la dématérialisation. A partir du 1er août 2016, l’administration de la douane a ajouté en effet une nouvelle fonctionnalité à sa base automatisée des douanes. Il s’agit de l’informatisation de contentieux et du recouvrement des créances. Cette nouvelle fonctionnalité vise à dématérialiser ces procédures qui pouvaient jusque-là être longues et lassantes. Elle prend en charge les différents circuits des litiges, de leur constatation à leur clôture en passant par le règlement transactionnel ou judiciaire ainsi que le recouvrement.Pour la douane, ce dispositif devrait permettre de renforcer ses capacités de gestion en matière de contentieux et de recouvrement en vue d’améliorer l’efficience et l’efficacité des services douaniers et ce, grâce à la facilité, la visibilité et la traçabilité offertes par le traitement informatisé des dossiers en plus des possibilités d’aide à la décision et de communication qui s’ouvrent aux acteurs concernés.
La dématérialisation de ces procédures s’inscrit dans le cadre de la démarche proactive lancée par la douane marocaine à destination des entreprises dans sa gestion. Elle prévoit des visites périodiques dans les entreprises afin de cerner leurs besoins et de leur proposer des produits sur mesure.

20/4/2017
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Maroc/Sultanat d’Oman : Mémorandum d’entente dans les domaines juridique et judiciaire

Un mémorandum d'entente a été signé, lundi à Rabat, entre la Cour de cassation et la Cour suprême du Sultanat d'Oman visant l'échange d'expériences et de consultations dans les domaines juridique et judiciaire.
Signé par le Premier président de la Cour de cassation, Mustapha Fares, et le président de la Cour suprême du Sultanat d'Oman, Sheikh Ishak Bin Ahmed El Boussaidi, en présence notamment du procureur général du Roi près la Cour de cassation, Mohammed Abdennabaoui, ce mémorandum vise l'échange d'expériences et l'adoption des nouveaux systèmes techniques utilisés dans la gestion des actes de procédures dans les tribunaux, a indiqué, mardi, un communiqué de la Cour.
Ce mémorandum a été signé, lors d'une cérémonie d'accueil organisée lundi par le Premier président de la Cour de cassation, président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, en l'honneur du président de la Cour suprême, vice-président du conseil supérieur de la magistrature et président du Conseil des affaires administratives de la justice au Sultanat d'Oman, Sheikh Ishak Bin Ahmed El Boussaidi, qui effectue actuellement une visite au Maroc à la tête d'une importante délégation judiciaire, a précisé la même source.
Cette visite s'inscrit dans le cadre de l'ouverture de la Cour de cassation sur les Cours suprêmes et les différents systèmes judiciaires des pays amis et frères et du renforcement de la diplomatie judiciaire qui constitue un défi stratégique dans la vision moderniste de la Cour.
Intervenant à cette occasion, M. Fares a mis en avant la profondeur et la solidité des relations diplomatiques existant entre les deux pays frères, se réjouissant du haut niveau des relations de coopération judiciaire qui ne cesse de se renforcer et de s'améliorer grâce à la volonté commune des acteurs de la hisser au niveau des aspirations et des attentes des deux pays.
Il a, de même, passé en revue les importants chantiers de réforme du système judiciaire mis en oeuvre et les efforts consentis pour la consécration de l'indépendance du pouvoir judiciaire. De son côté, M. El Boussaidi a exprimé sa considération des grands chantiers de réformes engagés au Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, se félicitant de la solidité des relations bilatérales.
Lors de cette visite, la délégation du Sultanat d'Oman a suivi un documentaire sur la Cour de cassation et pris connaissance des compétences de la Cour et des importantes étapes de modernisation et d'informatisation de cette institution, ainsi que des projets d'avenir, dont la numérisation des archives et la bibliothèque numérique. Par ailleurs, le Premier président de la Cour de cassation a remis au président de la délégation du Sultanat d'Oman, le bouclier de la Cour de cassation et une copie du livre "L'unité du Royaume à travers la justice", un ouvrage qui comporte des témoignages historiques, des nominations de magistrats par les Sultans alaouites dans les provinces du Sud avant le colonialisme, des documents et des faits vécus par des juges confirmant, preuves à l'appui, la marocanité du Sahara et l'unité du Royaume à travers son système judiciaire.

20/4/2017
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Maroc/Sultanat d’Oman : Mémorandum d’entente dans les domaines juridique et judiciaire

  
 
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Dossier réalisé par Bouteina BENNANI
 
   
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