Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Pour connecter l’Afrique aux réseaux mondialisés de l’ère multipolaire
De Tanger à Lagos, pour relier Paris à Pékin

Ahmed NAJI

5.000 kilomètres de gazoduc entre le Nigeria et le Maroc et la lumière se fera dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest, côtiers de l’océan atlantique et situés le long du tracé, et ce, par extension de leur électrification. Sera, ainsi, également éclairée la nouvelle géo-économie de cette partie du continent, vers laquelle la Chine veut étirer sa Route de la soie.
Feu Hassan II a formalisé, en son temps, la vocation « interfaciale » du Royaume. « Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe ». SM Mohammed VI la concrétise, développant des relations multiformes avec les pays au Sud du Sahara autrement plus solides et durables que les Almoravides, qui avaient initié cette stratégie, et les Saâdiens, qui l’avaient revitalisée. Le franchissement du Sahara vers l’Afrique subsaharienne, dans la nouvelle conception élaborée par le Souverain portant le cachet du partenariat gagnant-gagnant, a mené le Maroc jusqu’aux portes de la CEDEAO et au delà.
Mettre les pieds dans un marché de 320 millions de consommateurs devra, certainement, donner un coup d’accélérateur aux échanges extérieurs du Maroc et un puissant stimuli à son appareil productif. Et son adhésion à la CEDEAO fera de ce dernier le 20ème bloc économique mondial. Il ne faut, cependant, pas oublier que la libre circulation entre les 15 pays membres de ce regroupement régional ne concerne pas que les biens et les capitaux, mais également les personnes détentrices du passeport numérique communautaire, sans limite de la durée de séjour. En cette époque où les changements climatiques poussent de plus en plus de Sahéliens à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, le facteur migratoire est à prendre très au sérieux. Toute opportunité comporte des défis à anticiper pour mieux les relever.
Les défis qui se posent, désormais, au Maroc dans la mise en œuvre de sa politique africaine sont à la hauteur de la catégorie géopolitique dans laquelle il s’est inscrit. Les opérateurs économiques et financiers marocains se meuvent, essentiellement, en zone franc CFA, symbole de la « Françafrique ». Et contrairement aux allégations des adversaires du Maroc à l’échelle continentale, il y a peu de collaboration entre opérateurs marocains et français actifs dans cette zone. La présence du Souverain à Paris entre présidence française sortante et nouvellement élue peut être considérée comme entrant dans le cadre du management de la triangulation France-Maroc-Afrique.
Sauf que pour parvenir en Afrique subsaharienne, les camionneurs marocains ont à traverser la sous-région du Sahara et du Sahel infectée de bandes narcoterroristes. Celle des polisariens, dont les accointances avec les jihadistes ne sont plus à établir, représente la menace la plus directe. On voit, ici, toute l’importance d’avoir, diplomatiquement, balayé les polisariens de Guergarat, un obstacle sciemment dressé sur le chemin du Maroc dans une vaine tentative du pays voisin de l’Est d’étouffer son expansion économique et politique en Afrique.
L’Algérie s’est pourtant elle-même asphyxiée en rejetant -solution de facilité de courte vue- son AQMI vers le Nord du Mali, ainsi transformé en zone de non-droit commercialement peu praticable, sauf pour les trafiquants de tout acabit. Ce que, entre parenthèse, les Maliens ne peuvent que constater avec amertume. Ainsi s’est évaporé le rêve d’un gazoduc Nigeria-Algérie, pourtant d’un tracé plus court que le futur gazoduc Nigeria-Maroc, mais dans la construction duquel aucun investisseur ne s’est montré prêt à investir le moindre dollar.
De toute manière, depuis que le voisin de l’Est n’a plus les moyens de « la diplomatie de la valise », sa politique africaine s’est rétrécie comme peau de chagrin. Ce qui n’est pas prêt de changer, maintenant que les Européens veulent renégocier avec l’Algérie le renouvellement des contrats gaziers à la baisse des prix et que cette dernière a en bonne partie dévoré ses réserves de devises au cours des dernières années, sans investir dans la diversification de son économie.
Parmi les acteurs les plus intéressants, actuellement, sur l’échiquier géopolitique africain au Nord de l’équateur, outre la France, en raison des liens particuliers qu’elle a conservés avec ses anciennes colonies, la Chine et son insatiable gourmandise en énergies, matières premières et débouchés commerciaux. Le Maroc et la Chine portent un grand intérêt à l’Ethiopie et au Nigeria, deux poids lourds économiques et politiques, situés symétriquement à l’Est et l’Ouest du continent, et ce, autant pour l’important potentiel de croissance de ces marchés que pour leurs positionnement géographique donnant accès à leurs sous-régions respectives. Cet intérêt marocain et chinois a une traduction en termes de projets d’infrastructures.
Le Maroc voit son avenir dans la réalisation d’un double corridor, énergétique et routier, s’étendant jusqu’au Nigeria. La Chine cherche, quant à elle, à investir dans un autre corridor routier, perpendiculaire au premier, allant de l’Ethiopie, qui est reliée par ligne de chemin de fer à Djibouti et à l’Océan indien, au Nigeria, sur la rive atlantique, en prolongement de son mégaprojet de Routes de la soie. Ce projet, dont le tracé n’est toujours pas décidé, est pour l’instant irréalisable, en raison de l’instabilité qui règne dans les pays situés entre l’Ethiopie et le Nigéria, à savoir le Sud-Soudan, la République centrafricaine et le Nord du Nigeria, fief de Boko Haram.
A terme, les deux projets, marocain et chinois, vont se rencontrer, au Nigeria, et devenir ainsi complémentaires. Et c’est l’Afrique qui en sera la grande gagnante, en étant mieux connectée aux réseaux infrastructurels de la mondialisation de l’ère multipolaire.

19/5/2017
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 Comportement voyou d'un Etat qui se dit pourtant simple observateur au Sahara
L'Algérie en vient à l'agression physique des diplomates marocains

Jamal HAJJAM

L’Algérie a répondu, jeudi, à sa manière, à la dernière Résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui l’appelle à apporter une contribution réelle au processus politique pour le règlement du conflit du Sahara, par l’agression physique d’un diplomate marocain en pleine réunion du Comité spécial des 24 de l'ONU sur la décolonisation, qui se tenait sur l'ile Sainte-Lucie, aux Caraïbes.
Soufiane Mimouni, directeur général du MAE algérien, soit le numéro trois dans l'ordre hiérarchique de ce ministère, a en effet violenté physiquement, sous le regard ébahi des membres du Comité onusien, l’adjoint de l'ambassadeur du Maroc à Sainte-Lucie, Mohamed Ali Khamlichi, qui a dû être hospitalisé.
Ce comportement voyou, unique dans les annales, dénote certes l’intense fébrilité dans laquelle se trouve actuellement la diplomatie algérienne, mais confirme aussi, à qui veut en être convaincu, que l’Algérie est bel et bien partie au conflit, voire le principal concerné. Rien ne peut, en effet, justifier le passage à ce genre d'extrême par un haut responsable de l’Etat algérien qui plus est, s’il n’y avait des intérêts algériens directs à vouloir défendre.
Le sieur Mimouni, qui était habitué à voir à ses côtés dans ce genre de réunions un représentant du Polisario glissé en tant que membre de la délégation algérienne et doté d’un passeport algérien, n’a pas digéré le fait que des élus locaux de Laâyoune et de Dakhla, donc des représentants authentiques des populations du Sahara, puissent investir l’espace et occuper un siège au sein du Comité pour faire entendre la voix des sahraouis marocains, et ce, avec l’appui de huit pays membres.
Cet énième revers pour la diplomatie algérienne, qui intervient après le retour du Maroc à l'Union Africaine et après la dernière Résolution du Conseil de Sécurité qui a enterré définitivement l'option du référendum dans le Sahara, n’a visiblement pas été digéré par le diplomate algérien qui, tel un fou furieux, a usé de cette arme du faible qu’est la violence physique.
On savait le régime algérien ingrat et foncièrement belliqueux, on lui découvre aujourd’hui une autre facette, celle d’un Etat voyou qui n’accorde aucune considération aux us et coutumes diplomatiques.
A noter que la réunion a été interrompue et qu’une plainte a été déposée, a confié une source diplomatique.

19/5/2017
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 Haro sur l’article 8 bis du projet de loi de finances 2017
Le gouvernement enjambe la Constitution

Ahmed NAJI

L’Etat et les collectivités locales chercheraient-ils à se placer au-dessus de la Constitution  Car c’est une véritable levée de boucliers de la part de nombreux juristes et médias qu’a suscitée l’article 8 bis du projet de loi de finances 2017, adopté en première lecture par la Chambre des Représentants. L’article en question, introduit dans le projet de loi de finances à titre d’amendement par le groupe parlementaire du PJD, stipule que « les fonds et les biens de l’État et des collectivités locales ne peuvent en aucun cas faire l’objet de saisie » ! C’est à se demander si le Maroc est toujours cet Etat de droit qui a fait du libéralisme un choix gravé dans sa loi fondamentale, dont les Marocains vont fêter prochainement la sixième année de l’adoption de sa nouvelle mouture.
Que vaudrait une décision de justice à l’encontre de l’administration publique et des collectivités locales quand son exécution dépend de leur bon gré, si la loi de finances devait être définitivement adoptée sans avoir été expurgée de l’article 8 bis L’article susmentionné précise, en effet, que « les créanciers détenant des obligations ou des décisions judiciaires définitives contre l’État ou les collectivités locales ne doivent demander l’exécution que devant les ordonnateurs auprès de l’administration publique ou des collectivités concernées ». Le principe de l’égalité des justiciables ne serait-il pas foulé aux pieds quand l’Etat ou une commune, condamné (e) par la justice au versement de créances dues ou d’une indemnité, ne serait dans l’obligation de le faire que dans les bornes « des crédits ouverts dans le cadre du budget »  Les simples citoyens et autres personnes morales, qui peuvent être condamnés au versement de créances dues ou d’indemnités, vont sûrement « apprécier », parce que, dans leur cas, c’est soit la saisie de leurs biens, soit un passage par la case prison s’ils viennent à manquer à leurs obligations.
Le plus risible, si ce n’était choquant, c’est que le même groupe parlementaire du PJD, qui a introduit cet amendement, l’avait pourtant rejeté, à juste titre, comme étant anticonstitutionnel, lors de l’adoption de la loi de finances 2015 ! Au-delà de toute considération politique et de tout clivage partisan, dénoncer cette grave atteinte au texte et à l’esprit de la Constitution est le devoir de tout citoyen qui tient à continuer de vivre dans un Etat de droit, c’est à dire sans avoir à subir la tyrannie de l’Etat. A l’exception notable où il s’agit de faire prévaloir l’intérêt général sur l’intérêt d’un créancier, on ne voit pas pourquoi le versement de créances dues ou d’indemnités par l’Etat ou une collectivité locale, sur décision de justice, ne serait pas automatiquement exécutable et même bénéficier de l’appui des pouvoirs publics pour se faire, ce qui relève d’ailleurs de leurs devoirs.
De quelle crédibilité peut se prévaloir l’Etat marocain s’il peut se permettre d’être un mauvais payeur, sachant que même en cas de décision judiciaire le sommant de verser des créances dues ou des indemnités, c’est à lui qu’il revient de décider quand et combien payer ce à quoi il aurait été condamné  Le coût du loyer de l’argent à l’Etat ou à une collectivité locale ne manquerait pas, alors, de devenir très élevé, du fait du risque encouru de ne pas entrer dans la totalité de ses fonds prêtés à l’Etat ou à une collectivité locale à l’échéance indiquée, et ce, même après décision de justice ordonnant le paiement.
L’Etat et les collectivités locales n’existent que pour servir les citoyens et ne peuvent se placer au-dessus de la loi fondamentale de la nation. Or, à en croire les juristes qui se sont élevés contre cette grave atteinte à la Constitution qu’est l’article 8 bis du projet de loi de finances 2017, ce sont plusieurs articles de cette dernière que le gouvernement s’apprête à transgresser en la faisant voter avec l’article incriminé. A un moment où l’on attend de l’Etat et des collectivités locales, budgétivores, une meilleure gouvernance des deniers publics, voilà que le gouvernement ne trouve rien de mieux que de s’arroger le droit de passer outre les décisions de justice sommant l’Etat ou une collectivité locale de verser des créances dues ou des indemnités, en s’érigeant en exécuteur de ces décisions, au gré de sa volonté.
Il faut brider l’appétit du Léviathan* avant qu’il ne dévore ceux qu’il est censé servir.

Ahmed NAJI



*Léviathan : monstre mythique par lequel le philosophe anglais Thomas Hobbes désigne l’Etat dans son œuvre majeure ainsi titrée.

19/5/2017
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Hommage à Jamal Hajjam lors du Festival international de la créativité et de l’excellence à Kénitra

Notre confrère Jamal Hajjam, directeur de « L’Opinion », a reçu un signalé hommage, dans une ambiance festive et conviviale, lors de la cérémonie de clôture du Festival international de la créativité et de l’excellence organisé récemment à Kénitra par l’Association « Moustaqbal Biladi », en coopération avec la Ligue des chorfa Alaoui-Hassani, et qui a honoré plusieurs personnalités qui se sont distinguées par leur apport et leur loyauté envers la patrie.
Dans une allocution de circonstance, les organisateurs ont mis en exergue les qualités humaines et professionnelles de notre confrère ainsi que sa défense des constantes nationales et de la dignité du citoyen tout au long de sa longue et riche carrière journalistique entamée dans les débuts des années 1980, d’abord comme journaliste, puis secrétaire de la rédaction, ensuite rédacteur en chef, et, enfin, directeur d’un quotidien national paraissant depuis plus d’un demi siècle.
Emu par tant de sollicitude, Jamal Hajjam a remercié ses hôtes et les a félicités pour le choix du thème du retour du Maroc au sein de l’Union Africaine comme toile de fond de cette manifestation, soulignant, à l’occasion, l’importance et l’impératif d’activer la diplomatie parallèle, dans le sillage de celle à la fois percutante, douce et efficiente de SM Mohammed VI grâce à laquelle notre pays a pu réintégrer sa demeure africaine et conclure des dizaines d’accords dont les retombées économiques, sociales, culturelles et diplomatiques ne tarderont pas à se faire jour dans le cadre de partenariats gagnant-gagnant.
Jamal Hajjam a reçu, au terme de cette cérémonie, l’écu symbolique du festival et un certificat de membre de la Ligue des chorfa Alaoui-Hassani devant un public nombreux et plusieurs personnalités politiques et du monde des arts et de la culture…

15/5/2017
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 43ème anniversaire du décès du leader Allal El Fassi
Le Leader à l’œuvre constamment d’actualité

Mohammed BEROUAL

« Allal El Fassi et le combat pour l’unité de la patrie et du peuple », thème du meeting que le Parti de l’Istiqlal a organisé vendredi 12 mai 2017 à la salle Zénith, sise quartier Riad à Rabat.
Dans une ambiance festive et conviviale, ce meeting a connu la participation d’un grand nombre de leaders du Parti, dont notamment Dr Abdelouahad El Fassi, fils du leader, M’hammed Douiri, membre du Conseil de la présidence du PI, Mohammed Soussi, membre du Comité exécutif du Parti, Abbas El Fassi, ex-Secrétaire Général du PI, et Hamid Chabat, Secrétaire Général du Parti.
Ont pris part également à ce meeting des centaines de militantes et de militants istiqlaliens et aussi des intellectuels de tous bords et diverses sensibilités politiques, en signe de témoignage, de fidélité et de reconnaissance à ce grand pionnier ainsi qu’à sa mémoire et aux principes et idéaux dont il était le fervent défenseur.
Evénement à forte charge symbolique et historique, ce meeting a permis aux participants de se remémorer le rôle du leader feu Allal El Fassi aux côtés des nationalistes et leur mobilisation derrière Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, de se rappeler, également, tout ce qu’ils ont enduré à travers leur combat pour la libération du pays du joug du colonialisme et le combat pour l’unité de la patrie et du peuple.
Intervenant lors de cette rencontre, aussi bien MM. Hamid Chabat, Dr Abdelouahad El Fassi ainsi que M. Mohammed Soussi ont souligné l’importance du choix du thème de ce meeting en relation avec le contexte crucial que notre pays traverse aujourd’hui. De même qu’ils ont rappelé la portée historique des idées défendues par le leader Feu Allal El Fassi. Idées qui illustrent le génie de son auteur, l’étendue de sa vision, sa clairvoyance et la pertinence de sa théorie pour ce qui est des voies et moyens à mettre en œuvre afin de transcender les difficultés, vaincre tous les aspects du sous-développement et s’affranchir de nombre de concepts éculés pour mieux réaliser les réformes souhaitées, faire évoluer la société et construire le pays sur des bases modernes.
Chacun des intervenants a d’ailleurs détaillé, avec force arguments, le parcours du combattant Feu Allal El Fassi, démontré la vision moderne et moderniste du leader, un homme hors pair qui prônait une citoyenneté pleinement assumée, fondée sur une implication consciente, active et réfléchie dans les affaires publiques et dont le fondement est de constituer un véritable levier de développement et de renforcement de la démocratie sociétale.
S’attardant sur l’importance de l’étape actuelle à la lumière du renouveau de la vision du leader, de l’évolution et de l’adaptation des idées et d’une renaissance de l’action et de la pensée, les leaders istiqlaliens ont rappelé les constantes du parti et ses positions avant-gardistes visant à consolider et à enrichir le processus démocratique.
Axes forts que chacun, selon son angle d’approche, a développés pour réitérer la ligne du parti, ses valeurs et ses principes faisant qu’in fine, tous se rejoignent et partagent la même conviction que l’œuvre du leader feu Allal El Fassi et son combat pour l’unité de la patrie et du peuple  sont constamment d’actualité.
A travers leurs différentes approches et analyses, l’enseignement qui en découle est que notre patrimoine culturel, de par son contenu et sa richesse, est facteur de développement : un facteur décisif dans la mesure où l’acquisition de nouvelles techniques culturales et l’édification d’un Etat fort supposent l’éclosion d’une mentalité de progrès et la conquête d’un outillage intellectuel, scientifique et technique dont un peuple ne peut se doter s’il ne s’est donné un programme et des instruments éducationnels en rapport avec les impératifs du siècle.
Une approche en droite ligne du combat du leader Feu Allal El Fassi dont la contribution en termes de pensée et d’action figure parmi celles qui ravivent le plus la conscience et la mémoire nationales pour avoir été associé à nombre d’événements historiques inscrits en lettres d’or dans les annales nationales et dans l’histoire de la nation arabo-musulmane.
Rappelant le rôle de l’homme, son activisme patriotique, ses positions engagées, son attachement ferme aux principes, son rôle d’Alem novateur insatiable, sa pensée fondatrice d’un système intellectuel, politique, économique et social dont notre pays s’enorgueillit aujourd’hui à juste titre, les leaders et militants istiqlaliens ont démontré l’apport du leader d’avoir œuvré à tracer la voie à suivre au Mouvement national et exposé les contours du futur Etat marocain souverain.
Rappelant ses discours et ses prises de positions audacieuses concernant nombre de questions d’ordre social, … les intervenants ont souligné, de façon unanime, l’œuvre fondatrice du leader et son amour pour la patrie et ses compatriotes ainsi que sa foi en la Monarchie constitutionnelle qu’il considérait comme le levier fondamental de la démocratie dans notre pays.
Et de poursuivre : Feu Allal El Fassi envers lequel nous demeurons admiratifs pour son courage, son combat pour l’unité de la patrie et du peuple, celui qui n’a cessé de se battre afin de promouvoir et de faire régner l’esprit solidaire parmi les différentes couches de la société et régions du pays, guidé en cela par une vision et une conception globales embrassant tous les aspects et questions qui préoccupent les citoyens. Qui, de par ses conceptions constructives et modernistes, a largement contribué à l’ouverture de larges perspectives afin de consolider les bases d’une société démocratique, unitaire et engagée sur la voie du développement.
Leader, militant, homme de combat, homme de lettres, poète et théoricien…, le leader Allal El Fassi était ainsi un homme ayant des qualités exceptionnelles, ce qui en fait de lui un exemple type de l’éducateur, de l’enseignant, du réformateur et l’un des rares pionniers à avoir contribué à façonner les événements du 20ème siècle et posé les jalons de l’action future.

Mohammed BEROUAL


Allocution de M. Abdelouahed El Fassi


Le Parti de l’Istiqlal a commémoré, vendredi dernier à Rabat, le 43ème anniversaire du décès du leader Allal El Fassi, lors d’un grand rassemblement auquel ont assisté des membres du Comité exécutif du parti, à leur tête le S/G, M. Hamid Chabat, ainsi que des centaines de militants et militantes, des dirigeants de partis nationaux et plusieurs autres personnalités de divers horizons.
La cérémonie à laquelle ont assisté également MM. M’hamed Douiri, membre du Conseil de la présidence, et Abbas El Fassi, ancien S/G du PI, et qui s’est tenue sous le thème : « Allal El Fassi et le Jihad pour la patrie et le peuple » a été marquée en particulier par les allocutions de MM. Abdelouahed El Fassi, fils du défunt leader et membre du Conseil national du parti, et Hamid Chabat, S/G, le premier ayant notamment mis l’accent sur la foi inébranlable du regretté en l’unité et la cohésion du peuple marocain, lesquelles ont accaparé sa pensée et constitué l’un des objectifs ultimes de son combat, soulignant par la même occasion la portée et la symbolique de ce thème à une époque où l’égoïsme et la quête des intérêts particuliers sont devenus la préoccupation majeure de la plupart, avec tout ce que cela suppose comme appels et incitation à la division et la désunion, que le concept même de « Jihad » était intimement lié, dans l’esprit du leader de la libération, à l’objectif et la finalité pour lesquels il a été déclenché et que lorsque ce but et cette finalité ne sont autre que l’unité, la symbiose et la cohésion du peuple et de la patrie, cela ne peut se concrétiser qu’au prix de lourds sacrifices et sans l’adhésion du peuple lui-même avant de pouvoir, ensuite, aspirer à l’indépendance, la démocratie, l’égalitarisme et le progrès..
Preuve en est, rappelle l’orateur, le retentissant « Appel du Caire » au lendemain de l’arrestation puis la déportation, par les autorités coloniales, du symbole de l’unité nationale feu SM Mohammed V et des membres de la famille royale, appel qui fit descendre dans les rues de toutes les villes du pays des citoyens de tous âges et conditions sociales, comme prélude à une révolution déferlante qui devait ensuite libérer le pays et le peuple de leur joug et de l’asservissement et l’aliénation où avait tenté de les enferrer.
Abdelouahed El Fassi a indiqué que feu son père croyait fermement aussi que l’unité du peuple se fait et se construit avec le peuple, par le peuple et pour le peuple, c’est-à-dire que lorsqu’on aime la patrie à la manière des soufis (proche de l’idolâtrie, NDT) on finit par transmettre et inculquer cette foi au peule qui s’en imprègne, à son tour, mais que cela suppose de redresser et de corriger au préalable la pensée de l’être et de construire l’humanisme marocain, sans quoi il ne saurait être question de désaliénation, d’émancipation, ni de liberté, de dignité et, encore moins, de rupture avec les tares du passé dont les divisions entre tribus et régions, l’antagonisme entre ville et campagne…
Il a, d’autre part, mis l’accent sur l’incessant combat du Zaïm pour la libération du Sahara marocain et les présides de Sebta et Mélilya, ajoutant que son souci ne se limitait pas à la libération de ces terres et la récupération du sol physique auquel elles renvoient, mais englobait également leur réappropriation par leurs populations originales, donc par le peuple marocain, d’où aussi ses efforts en vue de faire du PI un parti unifié et fédérateur et de ses militants des Marocains sans plus, ni moins, insistant à ce sujet sur le rôle et l’importance de l’enseignement et l’éducation du peuple, sur les méfaits du centralisme et de la centralisation qui servaient, en premier lieu, les desseins du colonisateur qui s’évertuait à dépouiller le peuple de son identité, comme lorsqu’il promulgua le « Dahir berbère » et que d’aucuns, quoique marocains, cherchent actuellement à remettre au goût du jour.
M. El Fassi a relevé que la vie de son défunt père se résume en deux périodes à la fois distinctes et complémentaires, à savoir celle de la lutte pour la libération de l’ensemble du pays de la domination coloniale étrangère et celle de l’émancipation et la construction du citoyen en vue de ressusciter la nation et d’en assurer unité, progrès et prospérité, rappelant que le regretté leader avait, dès l’âge de 15 ans et alors qu’il était encore étudiant à la Qaraouiyine, commencé à constituer un groupe de jeunes en vue de contrecarrer la politique et les visées de l’occupant, de faire prendre conscience à ses compatriotes de ces desseins et de combattre l’ignorance, l’analphabétisme, la peur et certaines croyances populaires… Ce qui a, naturellement, conduit le leader de la libération à associer action militante et de terrain et réflexion théorique, chose qui a fini par exaspérer le colonisateur, lequel n’a pas hésité à l’éloigner et à le couper de son pays et des siens en l’exilant en Afrique subsaharienne pendant 9 ans…


Intervention de M. Hamid Chabat


Le S/G du Parti de l’Istiqlal a rappelé que la commémoration de l’anniversaire de la disparition du leader Allal El Fassi est devenue une tradition et un rituel incontournable en raison des enseignements qu’elle suggère et des exemples qu’elle appelle en invoquant l’Histoire, l’action et les sacrifices des pionniers et à travers les vertus de fidélité et de reconnaissance que cela peut inculquer aux nouvelles générations, surtout lorsqu’il s’agit d’un maître et éducateur, d’un penseur, d’un patriote et d’un Alem de la trempe de Allal El Fassi, ajoutant que le choix du thème retenu pour ce 43ème anniversaire répond à un double objectif : celui de témoigner de la gratitude et du respect d’abord, mais également pour répondre aux exigences de l’étape qui impose aux istiqlaliens et istiqlaliennes de ne pas perdre de vue les idéaux de liberté et d’indépendance et de rester attachés aux constantes nationales et à la défense des intérêts supérieurs de la patrie et du peuple ainsi qu’à tous les nobles principes et valeurs auxquels le défunt leader avait consacré sa vie et dédié son Jihad. Cette commémoration est aussi, a-t-il dit, l’occasion de souligner que le Jihad du et au sein du Parti de l’Istiqlal se poursuit toujours sans interruption de génération en génération, car le parti tire sa force de son Histoire et de son combat ainsi que des sacrifices et de l’abnégation de ses héros et pionniers et de ses militants et militantes qui portent le flambeau et le transmettent, soulignant que la légitimité historique est la seule vraie légitimité car elle s’inscrit dans la durée et parce que quiconque n’a pas d’Histoire derrière lui, n’a ni présent, ni avenir et que le choix du thème :
« Allal El Fassi et le Jihad pour la patrie et le peuple » signifie que la révolution se poursuit, celle en l’occurrence du Roi et du peuple pour la démocratie, la dignité et pour que le Maroc demeure un modèle à suivre et un Etat de droit et des institutions à l’ombre de la monarchie, garante et protectrice de ces dernières.M. Chabat a rappelé que feu Allal El Fassi a ouvert ses yeux sur un pays et un peuple sous le joug du colonialisme et ne pouvait, par conséquent, que s’impliquer dès son jeune âge dans une dynamique de libération et d’émancipation, lesquelles ont constitué une obsession et le tempo qui a modulé toute sa vie et inspiré son combat et sa réflexion jusqu’au dernier souffle, ce qui lui a valu, souvent, d’être arrêté, exilé, mis en quarantaine, harcelé, sans que cela entame sa volonté et sa détermination, au point qu’il a rendu l’âme loin de son pays alors qu’il se trouvait en Roumanie en pleine mission de défense de l’intégrité territoriale du Maroc et de la cause palestinienne, ce qui lui a valu le titre de « martyr », tour à tour, de l’unité nationale, du Sahara et de la Palestine.Le S/G du PI a, d’autre part, mis l’accent sur la personnalité exceptionnelle de Allal El Fassi tant au plan politique que du point de vue intellectuel et qui a marqué de son empreinte l’Histoire contemporaine du Maroc en ce qu’il concevait le Jihad comme étant une idée globale incluant la lutte à la fois pour la libération et l’indépendance, du territoire et du citoyen, la préservation de l’unité et l’intégrité du pays, la démocratie et la justice, la dignité et le progrès économique, social et culturel, etc., mais aussi comme un concept et un principe rejetant et réprouvant la tyrannie et l’autoritarisme qui sapent l’unité, la dignité et l’autonomie de décision des hommes et des partis. De même que le défunt leader, rappelle M. Chabat, a consacré une large part de sa réflexion à la réforme et la modernisation du champ religieux, selon une approche rationaliste et ouverte et non pas passéiste et obscurantiste car tenant compte de l’évolution et des exigences de l’époque, avant de souligner que cet anniversaire est célébré au moment où le pays traverse une étape délicate marquée par une crise politique sans précédent et indéchiffrable ; une époque où, a-t-il dit, les portefeuilles et les responsabilités étatiques sont distribués comme le sont les trophées de guerre, invitant les istiqlaliens à en tirer les conclusions et à faire appel à la sagesse, la détermination et la patience de feu Allal El Fassi en pareilles situations et à faire face à toutes les formes d’injustice, d’iniquité et de sous-estimation de la dignité et des intérêts du peuple et soulignant que le parti s’inquiète de telles pratiques contraires à tous les normes et à tous les usages, s’élève contre l’ignorance et le mépris de la volonté populaire…Il a relevé, par ailleurs, que ce 43ème anniversaire intervient au moment où le parti s’efforce de redonner crédibilité et consistance à ses organes et instances tout en insistant sur la dignité de ses militants et sur le renforcement de ses institutions, félicitant au passage les istiqlaliens et istiqlaliennes pour la clairvoyance et la maturité dont ils ne cessent de faire preuve dans les moments difficiles, dans le strict respect des statuts et règlements du parti, avant de conclure que la commémoration de l’anniversaire de la disparition du leader Allal El Fassi est, en fait, une façon de rendre hommage et d’honorer tous les leaders et pionniers du Mouvement national du temps de la lutte pour l’indépendance, ainsi qu’une occasion d’invoquer le souvenir et la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour que ce pays et ce peuple soient libres et dignes.



15/5/2017
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 Finance verte au Maroc
Verdir la politique publique, la dépense gouvernementale et la fiscalité

El Mostafa NASSIRI

Inauguré par une feuille de route élaborée par le ministère des Finances, Bank Al-Maghrib et les différents acteurs concernés, le verdissement du secteur financier marocain promet d’étendre la réflexion qui le sous-tend et ses objectifs aux politiques publiques et aux stratégies de leur mise en œuvre.
Les porteurs de cette initiative, dévoilée à l’occasion de la COP22 à Marrakech, voient loin et, d’ores et déjà, Bank Al-Maghrib, précurseur et acteur majeur dans ce cadre, ouvrent le chemin gagnant tous les pans de l’économie et de la société et leurs leviers stratégiques. « Il faudrait verdir non seulement la finance, mais également la politique publique, c’est-à-dire verdir la dépense gouvernementale, la politique d’approvisionnement, la fiscalité, etc. », a recommandé M. Abdellatif Jouahri, Wali de la Banque centrale. C’est là plus qu’une une simple préconisation d’initiative à entreprendre dans le cadre d l’agenda mondial de lutte contre le changement climatique, mais une nouvelle approche qie met en œuvre des stratégies performantes pour soutenir le développement durable et réaliser ses objectifs. Elle s’inscrit dans la tendance mondiale au verdissement et se nourrit de la mobilisation et de la dynamique enclenchée lors de la COP22 à Marrakech et pour la mise en euvre des accords historiques de la COP21.
Lors de la conférence dédiée à la finance verte (Rôle de la finance dans le verdissement des actifs immobiliers marocains) tenue le 11 mai à Rabat, M. Jouahri a exprimé la volonté et la détermination de la communauté financière marocaine à accompagner les efforts du Maroc dans le cadre de l’agenda mondial de lutte contre le changement climatique.

Il a exposé quelques « signes de développement de la finance verte à travers le monde qui, a-t-il dit, sont de plus en plus visibles au niveau de toutes les composantes du système financier.
Sur le marché des titres, nous constatons un développement exponentiel des émissions d’obligations vertes. Bien qu’elles ne représentent encore que moins de 1% du total des émissions obligataires, leur volume en 2016 ressort sept fois plus important que trois ans auparavant.
La Chine, l’un des plus grands pollueurs, mais aussi l’un des pays les plus actifs dans ce domaine, contribue à elle seule pour près de 27% à ces émissions. Il a rappelé que Bank Al-Maghrib a souscrit aux « green bonds » de la Banque Mondiale pour un montant de 100 millions de dollars.
Au niveau des marchés boursiers, les initiatives se multiplient également pour promouvoir l’investissement vert. Il y a lieu de citer à cet égard l’initiative « Bourses durables» organisée par la CNUCED et le PNUE avec d’autres réseaux mondiaux soutenus par les Nations Unies. Celle-ci vise notamment à encourager la cotation des obligations vertes et la publication d’indices boursiers verts servant d’indicateurs aux investisseurs qui souhaitent réduire l’empreinte carbone de leurs investissements. Aujourd’hui, plus d’une soixantaine de places boursières dont celle de Casablanca, y adhèrent de par le monde.
Le système bancaire représente, a-t-il dit, la source de financement la plus importante de l’économie particulièrement dans les pays émergents et en développement.
Les initiatives ne manquent pas pour renforcer la contribution du secteur bancaire au développement d’une finance verte. Plusieurs nouveaux produits ont été lancés pour encourager le « crédit vert », avec des conditions préférentielles. Les banques au Canada et en Australie, par exemple, appliquent des taux avantageux pour l’acquisition de véhicules à faible émission de CO2. Certains pays, comme le Royaume Uni, ont même été jusqu’à créer des banques d’investissement publiques vertes dont l’objectif est de soutenir l’investissement dans les infrastructures à faible teneur en carbone et dans les projets à vocation environnementale, tels que la gestion de l’eau et des déchets.
Feuille de route pour le
verdissement du secteur financier marocain
Les enjeux de la durabilité et de la protection de l’environnement constituent une priorité au plus haut niveau de l’Etat. La vision du développement, telle qu’elle revient dans les discours de SM le Roi, est axée sur deux piliers, la dimension humaine et la dimension durabilité du développement. D’ailleurs, l’étude sur la richesse globale du pays et sur le capital immatériel, réalisée sur hautes instructions royales par le CESE et BAM, met en exergue la volonté d’instaurer les critères de durabilité et de développement du capital immatériel dans l’élaboration et le suivi des politiques publiques.
La stratégie énergétique est un exemple concret de cette orientation. Notre pays est cité aujourd’hui en exemple en matière de transition énergétique et de développement d’énergies renouvelables qui devraient satisfaire 52% des besoins du pays à l’horizon 2030.
Le système financier, au regard de son rôle dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement du développement durable, ne peut guère ne pas être au centre de la mobilisation nationale contre le changement climatique.
Aujourd’hui, les banques marocaines participent d’ores et déjà au financement des programmes de développement des énergies renouvelables. Certaines ont développé des produits spécifiques afin d’accompagner les entreprises engagées dans un processus de développement durable, tandis que d’autres ont pris l’initiative de créer des fonds d’investissement dédiés aux entreprises socialement responsables ou engagées dans des processus d’efficacité énergétique.
Pour renforcer, coordonner les différentes initiatives et enclencher ainsi les synergies nécessaires, le ministère des finances, Bank Al-Maghrib et les différents acteurs concernés ont élaboré une feuille de route pour le verdissement du secteur financier marocain.
Celle-ci retrace les actions permettant aux différentes composantes du secteur de contribuer au respect des engagements de notre pays en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique. S’agissant des principaux axes axeq de cette initiative que la Wali de Bank Al-Maghrib a présenté à l’occasion de la COP22 à Marrakech.
En premier lieu, les banques s’engagent à intégrer la dimension environnementale dans le processus d’octroi de crédit ou d’investissement, avec notamment la mise en place d’un dispositif de gestion des risques environnementaux et de l’évaluation de leur impact.
Le deuxième volet concerne le développement de produits d’épargne verts aussi bien au niveau des banques qu’au niveau des assurances, la création de véhicules d’investissement spécialisés et la promotion de l’émission d’obligations vertes. La banque centrale considérera, en cas de besoin, la mise en place d’un mécanisme de refinancement des projets verts, à l’instar de celui mis en place en faveur de la TPME.
Le troisième pilier est la promotion de l’inclusion financière, avec la mise en oeuvre d’une stratégie nationale d’inclusion financière, ainsi que le développement d’une solution nationale de paiement mobile à bas coût.
Les autres axes se focalisent sur le développement des capacités et le renforcement de la transparence et la discipline de marché. Les parties prenantes s’engagent ainsi à accomplir une mission de sensibilisation et d’éducation des opérateurs économiques aux préoccupations
L’élaboration de cette feuille de route n’est pas une fin en soi, mais le début d’un long chemin que nous venons à peine d’entamer. Nous sommes tous conscients qu’il est plus facile d’élaborer une vision que de la mettre en oeuvre.
C’est pour cela que nous avons décidé d’établir un suivi régulier des engagements pris dans le cadre de cette feuille de route. Celui-ci sera assuré par le Comité de coordination qui réunit les régulateurs et les autorités en charge du secteur financier, a dit M. Jouahri. Il s’agit de dresser des bilans d’étape sur les réalisations, d’identifier les difficultés et d’opérer les ajustements qui s’imposent.
Nous veillerons également à communiquer sur nos réalisations et nos progrès pour fédérer, mobiliser davantage et renforcer les synergies vertueuses.
Dans le même sens, sur le plan international, nous avons pris l’initiative à l’occasion de la COP22 et en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, de réunir les banques centrales des pays du Nord et du Sud autour de la problématique du financement durable. Pour des raisons de calendrier, cette réunion n’a pas pu se tenir, mais nous ne perdons pas espoir d’y parvenir sans pour autant occulter la réticence que nous ressentons au niveau de certaines banques centrales de pays avancés.
A Bank Al-Maghrib, a dit le Wali, nous sommes conscients que la crédibilité de nos efforts pour promouvoir la durabilité est tributaire de nos propres pratiques en tant qu’entreprise. Les méthodes et les process de travail que nous avons mis en place au sein de la Banque sont guidés par cette exigence. Ils sont d’ailleurs certifiés selon les normes en vigueur en la matière, notamment le Management Environnemental et le Référentiel de Management de la Santé & Sécurité au Travail. Nous avons également commencé en 2016 à publier notre rapport de Responsabilité Sociétale.
D’ailleurs, c’est en reconnaissance de l’ensemble de ces efforts que Bank Al-Maghrib a été invitée à rejoindre le « Réseau de la banque durable » de la SFI, créé en 2012 dans le but d’aider les organismes de régulation des pays émergents à développer des politiques de « crédit responsable » et des lignes directrices de gestion des risques environnementaux et sociaux.
La lutte mondiale contre le changement climatique ne pourrait aboutir à des résultats tangibles sans une mobilisation collective et une réponse exhaustive. Au-delà des acteurs du secteur financier, les pouvoirs publics en général, les entreprises, la société civile, les médias et les citoyens ont leur part de responsabilité dans cette action.
Il faudrait verdir non seulement la finance, mais également la politique publique, c’est-à-dire verdir la dépense gouvernementale, la politique d’approvisionnement, la fiscalité, etc.
Les entreprises, de leur côté, se doivent aussi de prendre l’exigence environnementale dans leur choix d’investissement, d’approvisionnement, de gestion et de fonctionnement.
La société civile et les médias ont également un rôle important à jouer en informant, éduquant et sensibilisant les citoyens et les entreprises aux enjeux du changement climatique ainsi qu’en exerçant la pression sur les centres de décision.
Enfin, les citoyens sont appelés à consommer vert, à minimiser l’impact de leur acte de consommation et de leur activité sur l’environnement.
C’est tous ensemble qu’on va pouvoir réaliser des progrès dans cette lutte contre le changement climatique qui cautionne notre avenir et celui des générations futures. C’est certainement un chantier de long terme et il faut ainsi un souffle long.

15/5/2017
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 16ème édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde
Rabat en fête

Bouteina BENNANI

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 16ème édition du festival Mawazine, organisé par l’association Maroc-Cultures, se déroule à Rabat du 12 au 20 mai 2017 et présente aux festivaliers un programme culturel varié aux scènes prévues chaque année.
Ellie Goulding à l’OLM Souissi
Le concert d’ouverture du vendredi 12 mai du festival Mawazine à l’OLM Souissi s’est démarqué par la prestation artistique d’Ellie Goulding du Royaume-Uni. Accompagnée de jeunes choristes, l’artiste a entamé et sans interruption, des chansons de son riche répertoire dont «Love me like you do», «Lights», «Burn», «Don’t need nobody», «Paradise», «Anything Can Happen», «Something in the way you move» ou encore «Outside». Elle a enflammé ses fans qui chantaient en chœur ses grands succès.
La blonde britannique aux belles intonations qui a, à son actif, plus de 30 millions d’albums vendus, 13 millions d’abonnés sur Instagram, 13 millions de fans sur Facebook et plus de 6 millions de followers sur Twitter, a entamé, à plusieurs reprises en solo, accompagnée de sa guitare, des chansons qui, au passage, rappellent la grande diva Dolly Parton.
Ellie la majestueuse, de son vrai nom lena Jane Goulding, née à l’Ouest de l’Angleterre, est l’une des artistes les plus en vogue, cumulant récompenses sur récompenses internationales. La star a commencé à jouer de la clarinette et de la guitare et à écrire sa propre musique pop à l’âge de neuf ans. Outre ses albums qui sont de grands succès, elle compose pour des films et a fait deux featurings avec Calvin Harris : « I need you » et « Outside ».
A Mawazine, elle a rassemblé des festivaliers, pour la plupart très jeunes, une moyenne d’âge entre 15 et 20 ans, des fans qui rajeunissent d’année en année, au cours de ce grand festival international, devenu incontournable, vibrant au rythme de ses mélodies électro-pop enivrantes. A la conférence de presse donnée à la villa des arts, elle s’est dite heureuse et fière d’être au Maroc pour l’ouverture de ce grand festival.
On a recueilli, au cours d’un micro-trottoir, les impressions de cette jeunesse sur cette première soirée à l’OLM Souissi. Si certains disent qu’ils la voient pour la première fois, d’autres, très satisfaits, étaient ravis de voir leur idole, en direct, se produire sur scène au Maroc. Des personnes disent regretter, cette année, le choix des artistes de l’OLM Souissi, une scène des plus prisées, pendant ces 15 dernières éditions. Et ce qui a été remarqué, c’est une grande présence d’étrangers, surtout anglophones et subsahariens qui ont investi cette scène.
Pour la première journée du festival, un grand bravo à la sécurité, police et forces auxiliaires et même civils, qui, quoique dépassés de par leur nombre et outrés par le manque de civisme de certains festivaliers, démêlant bagarres, des « à la queue leu leu » interminables, inspectant sacs à dos, ayant l’œil partout. Dans tous les cas, il est à noter qu’il y avait des senteurs très fortes dans l’air. A bon entendant !
Majid Al Mohandis à la scène Nahda
Le prince de la chanson arabe a enflammé, samedi 13 mai, la scène Annahda prévue depuis 16 ans pour les artistes arabes. Se produisant pour la deuxième fois à Mawazine devant des milliers de mélomanes venus de toutes les villes du Maroc pour un rendez-vous avec leur star venu, accompagné de son grand orchestre au complet. Une audience pour la plupart féminine qui répétait en chœur, parfois précédait, les chansons du grand chanteur irakien, Majid Abdelamine Adhir Al Otabi, de son vrai nom, natif de Bagdad. L’artiste a troqué son diplôme d’ingénieur aéronautique pour une carrière artistique et a déjà enregistré 4 albums. Il y avait aussi des couples et des familles entières. Il se pourrait qu’il ait raflé, samedi, le plus grand nombre de festivaliers de Mawazine.
Après quelques chansons, le drapeau marocain a été offert au grand artiste chanteur et compositeur (à sa demande) à la voix chaude et voluptueuse. Des prestations à la demande des fans qui n’ont pas arrêté de chanter. Pour plaire à son public marocain, Majid a interprété plusieurs de ses chansons renommées, la plupart Khaliji et une chanson marocaine, « janna janna Maghrib ya watanna ».

15/5/2017
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 Retour à l’heure légale au Maroc
Retardez vos montres d’une heure le dimanche 21 mai à 3h du matin

Le Maroc va repasser à l'heure légale GMT le dimanche 21 mai, annonce le ministère chargé de la réforme de l'Administration et de la Fonction publique.
L'heure devra, ainsi, être retardée de 60 minutes le dimanche 21 mai à 03h00, a indiqué le ministère dans un communiqué, précisant que cette mesure intervient en application du décret 2.13.781 du 21 Dou Al Kiida 1433 (28 septembre 2013).

15/5/2017
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