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 Extradition des Pays-Bas vers le Maroc du dénommé Said Chaaou
Le Ministère de la justice prend note de sa mise en liberté provisoire

L’audience relative à l’extradition vers le Maroc du dénommé Said Chaaou, interpellé fin juin dernier par les autorités néerlandaises suite à deux mandats d’arrêt internationaux émis par la justice marocaine, est prévue le 26 septembre prochain, indique, mercredi, un communiqué du ministère néerlandais de la Sécurité et de la Justice.
Le prévenu avait été arrêté pour «trafic de stupéfiants, corruption, création et appartenance à une organisation criminelle» et "fait également l’objet d’une enquête des services judiciaires néerlandais", rappelle la même source. Elle précise que le tribunal de Zélande-Brabant Occidental a décidé que "la détention en vue de l’extradition est suspendue sous strictes conditions, comprenant notamment la surveillance électronique et l’obligation de se présenter", notant que "la procédure d’extradition n’est pas close pour autant et sera poursuivie". Les autorités néerlandaises avaient annoncé, le 29 juin dernier, avoir arrêté le dénommé Said Chaaou, un trafiquant de drogue notoire d’origine marocaine résidant aux Pays Bas, rappelle-t-on. 
Le ministère de la Justice a indiqué mercredi avoir pris note du communiqué publié par les autorités néerlandaises relatif à la mise en liberté provisoire du dénommé "Said Chaaou" après que ce dernier a passé trois semaines en détention dans le cadre du mandat d'extradition émis par les autorités judiciaires marocaines.
Cette mise en liberté provisoire intervient suite à la décision rendue par la justice néerlandaise, accompagnée des mesures comprenant la mise de l’intéressé aux mesures de la surveillance électronique avec bracelet électronique permettant aux autorités néerlandaises de le suivre de manière régulière et continue, son obligation de comparaître chaque semaine devant les services néerlandais compétents, et l’obligation de répondre à toute convocation qui lui est envoyée par les autorités judiciaires ou sécuritaires et aussi de se présenter à l’audience prévue le 26 septembre 2017 relative à la demande de son extradition aux autorités marocaines, souligne le ministère de la Justice dans un communiqué.
Dans ce cadre, note le communiqué, la décision de la mise en liberté provisoire susmentionnée n’a aucun effet sur le déroulement normal de la procédure d’extradition, qui demeure toutefois en vigueur à l’encontre de l’intéressé jusqu’à la prise d’une décision définitive à ce sujet. 
De même, poursuit le ministère, l'octroi de la liberté provisoire à la personne faisant l'objet d’un mandat d’extradition est une mesure appliquée dans la majorité des législations internationales, y compris la législation marocaine.
Le ministère de la Justice a rappelé que le mandat d’extradition du dénommé "Said Chaaou" fait suite à un mandat d’arrêt international émis en 2015 à son encontre par le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca pour des crimes de droit commun, en l'occurrence "formation d’une bande criminelle, trafic international de stupéfiants et corruption".
Après avoir fait part de sa satisfaction du niveau de la coopération judiciaire entre les deux pays, le ministère de la Justice a réaffirmé que l’audience prévue le 26 septembre 2017 constitue un pas pour le parachèvement des procédures d’extradition de l'intéressé aux autorités judiciaires marocaines.

21/7/2017
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 Rapport du Département d’Etat américain sur le terrorisme dans le monde
La stratégie anti-terroriste multidimensionnelle marocaine mise en exergue

Les Etats-Unis ont souligné, mercredi, le caractère multidimensionnel de la stratégie marocaine de lutte contre l'extrémisme violent, qui met en tête de ses priorités les objectifs de développement économique et humain, les mesures de vigilance sécuritaire, ainsi qu’une coopération affirmée sur les plans régional et international.
"Le Maroc dispose d’une stratégie de lutte anti-terroriste qui comprend les mesures de vigilance sécuritaire, la coopération régionale et internationale et des politiques de contre-radicalisation", indique le rapport du Département d’Etat sur le terrorisme dans le monde au titre de l’année 2016, rendu public à Washington.
Le document note que "le gouvernement (marocain) a placé la lutte contre le terrorisme en tête de ses priorités", en soulignant que le Maroc a été en mesure de contrer, dans les faits, la menace terroriste, dans la mesure où il a été procédé au démantèlement de plusieurs groupes terroristes liés aux réseaux internationaux de Daesh, al-Qaïda dans le Maghreb Islamique et Jabhat Al Nusra.
"Les services de sécurité marocains ont ciblé de manière efficace et pu démanteler effectivement nombre de cellules terroristes dans le pays, en mettant à contribution la collecte de renseignements, le travail policier, et la coopération avec les partenaires régionaux et internationaux", fait observer le Département d’Etat, qui rappelle notamment que le Maroc est membre fondateur du Forum global pour la lutte contre le terrorisme (GCTF), dont il assume depuis avril 2016 la co-présidence.
Dans le cadre de sa stratégie nationale, le Maroc, poursuit-on, a accéléré la mise en œuvre d’initiatives dans les domaines de l’éducation et de l’emploi en faveur des jeunes, et de l’élargissement des droits des femmes, ainsi que leur autonomisation politique et sociale.
Le Maroc, développe le Département d’Etat, a mis en place une stratégie nationale visant à consolider l’adhésion au rite Malékite-Achaarite, ajoutant que dans le cadre de cette stratégie, il a été procédé à la mise à niveau des mosquées et à la promotion des valeurs de tolérance et du juste milieu, avec notamment la formation d’environ 50.000 imams.
Cette même approche de formation, fait observer le rapport, a bénéficié à des centaines d’imams représentant des pays africains et européens, rappelant, dans ce contexte, que Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait procédé, en 2016, à l’installation du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains.
Le rapport du Département souligne, en outre, que le Maroc est "un partenaire stable" en Afrique du Nord, qui fait bénéficier les pays amis de la région de son expérience en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, tels que le Tchad, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

21/7/2017
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 Réflexions sur la loi n° 02-13 relative à la répression de la fraude aux examens scolaires
Douteuse présomption de fraude et anticonstitutionnelle absence de recours

Par Hamid OURAZOUK - Juriste

A la fin de toute année scolaire, on assiste à la continuelle résurrection de l’indissoluble problème de la fraude aux examens.
Une question qui, à chaque fois, arrive à susciter d’âpres discussions et à faire couler beaucoup d’ancre, avec toutes les voix qui s’élèvent afin de décortiquer le phénomène en s’efforçant particulièrement de déterminer
les raisons qui poussent nos élèves à tricher au lieu d’avoir confiance en leurs propres capacités intellectuelles.
A ce sujet, l’année dernière a été marquée par l’adoption d’un nouveau cadre juridique en la matière, en l’occurrence la loi N° 02-13 relative à la répression de la fraude aux examens scolaires, promulguée par le dahir N° 1-16-126 du 25 août 2016, et publiée dans le bulletin officiel du 19 septembre 2016. Une législation qui, en combinant entre règles pénales et mesures disciplinaires, entend combattre la tricherie en espérant dissuader, non seulement les élèves, mais aussi tous les autres intervenants de recourir à tout acte susceptible de nuire à la crédibilité des examens.
Dans ce qui suit, nous allons procéder à un survol rapide de cet ensemble normatif, en émettant quelques réflexions à propos de la notion de fraude telle qu’elle est retenue par le législateur, ainsi que sur la procédure poursuivie pour la constatation des faits incriminés, avant d’aborder, enfin, la question de l’entrée en vigueur de cette loi.

I. La notion de fraude aux examens

Selon les termes de l’article premier de la loi N° 02-13 susmentionnée, la fraude est le fait de commettre, par un candidat ou toute autre personne, toute forme de tricherie et de tromperie dans les examens scolaires sanctionnés par l'obtention d'un certificat ou d'un diplôme national. Cette définition vient, en quelque sorte, tracer le contour du nouveau cadre juridique, en ne visant que les fraudes commises lors d’examens qui donnent lieu à l’obtention de diplômes nationaux et en excluant, expressément, tous les autres examens tels que par exemples les concours donnant accès à la fonction publique, les examens de sélection organisés par les établissements d’enseignement public ou les examens pour l’obtention du permis de conduire.
Toutefois, étant incompatible avec la clarté exigée dans la rédaction des dispositions pénales, l’imprécision des termes « tricherie » et « tromperie », figurant dans la définition précédente, a amené le législateur à dresser une liste d’actes qui « sont considérés parmi les cas de fraude » au sens de la loi. Signalons ici que, contrairement à ce que l’utilisation du terme « parmi » pourrait laisser penser, les faits ainsi énumérés ne sont pas de simples exemples, mais qu’il s’agit plutôt d’une liste exhaustive qui ne peut nullement être élargie par voie d’analogie.
En ce qui concerne la nature des actes incriminés, il convient de préciser qu’il s’agit, en premier lieu, de fraudes commises par les candidats eux-mêmes. Il en est ainsi de l'échange d'informations par écrit ou oralement entre les candidats à l'intérieur du centre de l'examen. Cependant, si l’échange d’écrit constitue un fait susceptible d’être prouvé matériellement, l’échange oral d’informations, quant à lui, reste un acte difficile à établir car, sauf à imaginer le recours à la vidéosurveillance, l’élément matériel de la fraude s’évanoui instantanément, ne laissant par conséquent place qu’à des témoignages et contre-témoignages, c'est-à-dire à un état de doute qui doit toujours bénéficier au candidat suspecté. De plus, la quantité d’informations que l’on peut échanger oralement est souvent de faible valeur ne représentant, à notre sens, qu’un cas de tromperie insignifiant pour qu’il soit érigé au rang d’un acte passible d’une sanction fût-elle disciplinaire. C’est dire, en d’autres mots, que le législateur devrait, parfois, renoncer à incriminer des faits ne provoquant qu’un trouble social dérisoire, d’autant plus que ces faits sont malaisés à prouver.
En second lieu, la loi réprime la possession ou l'utilisation par le candidat de machines, de moyens électroniques, quels que soient leur forme, de documents ou de manuscrits non autorisés à l'intérieur du centre de l'examen. Dans ce cas, la loi crée une infraction dite formelle qui se réalise en dehors de tout dommage et sans qu’il y ait à prouver l’existence chez le candidat d’une quelconque intention coupable. C'est-à-dire que le délit est consommé par la seule introduction des objets prohibés au sein de l’espace de l’examen que le candidat ait la possibilité de les utiliser ou non. Il s’agit, par ailleurs, d’un délit obstacle, car il tend à empêcher la survenance de la fraude en supprimant les conditions qui en facilitent la commission.
Troisièmement, la loi vient punir tous les cas de fraude basés sur des indices détectés par les correcteurs au cours de l'opération d'évaluation des prestations des candidats. Ici, on se trouve devant une incrimination très étrange, car il est question d’une fraude déjà consommée mais que l’on essaye de prouver à travers des indices décelés au cours de l’évaluation des feuilles de réponses. Cela requiert du correcteur de se métamorphoser à un détective qui doit constater la tromperie en faisant ressortir, de manière souveraine, tous les éléments qui laissent présumer que le candidat avait eu recours à des moyens frauduleux.
Cependant, nous croyons que le recours à des présomptions en vue de démontrer l’existence d’un cas de fraude reste un procédé douteux, car l’usage fréquent de la méthode mnémonique, consistant à apprendre religieusement par cœur, peut à lui seul expliquer les ressemblances qui pourraient être repérées dans les réponses de certains candidats, sans oublier l’hypothèse d’un candidat qui recopie les réponses d’un de ses camarades à l’insu de celui-ci. Des éventualités qui nous mettent devant un doute qui, nous ne lasserons pas de le rappeler, doit toujours être interprété en faveur des personnes soupçonnées de tricherie.
S’agissant des fraudes commises par des personnes autres que les candidats, notons que la loi N° 02-13 retient plusieurs qualifications. C’est le cas de l'usurpation de l'identité d'un candidat aux fins de participer à l'examen. Un agissement délictueux d’une gravité supérieure aux cas précédemment étudiés car il suppose un accord préalable entre le candidat et la personne qui entend passer l’examen à sa place. C’est ce qui nous conduit à croire, dans ce cas, à la nécessitée de poursuivre le candidat en tant que complice car, en s’abstenant de se présenter aux examens, celui-ci facilite l'exécution de l'infraction.
Par ailleurs, la loi réprime toute fuite des sujets de l'examen provoquée par tout responsable, intervenant ou participant à la rédaction, au transport ou à la protection de ces sujets. Une infraction qui représente, à notre sens, le cas de fraude le plus dommageable puisqu’il nuit de manière considérable à la réputation des diplômes nationaux. Sans perdre également de vue les effets funestes que de telles fuites produisent sur le moral des candidats, dans ce sens où il s’agit de l’atteinte la plus grave au principe de l’égalité des chances, tel qu’il est inscrit dans la loi fondamentale du pays. C’est pourquoi nous estimons que la peine prononcée à l’encontre des auteurs d’une telle infraction devrait être la plus sévère dans la mesure où il s’agit souvent d’agents publics qui ont le devoir de s’acquitter de leurs fonctions avec loyauté.
La même sévérité peut également être requise en ce qui concerne les autres cas de fraude, à savoir : la participation de personnes à la réponse aux questions de l'examen, soit de l'intérieur du centre d'examen ou de l'extérieur de celui-ci ainsi que le trafic des sujets d'examens et des réponses par l'utilisation de moyens traditionnels ou électroniques et la facilitation de leur diffusion de manière individuelle ou dans le cadre de réseaux. En effet, nous sommes là aussi face à des actes gravissimes car souvent perpétrés par des individus qui profitent de la détresse de certains élèves, voire de certains parents d’élèves, faisant ainsi des sujets d’examens des objets commerciaux dont ils espèrent tirer profit.
Concernant les peines édictées, l’article 8 de la loi N° 02-13 prévoit un emprisonnement de six mois à cinq ans et d'une amende de 5.000 à 100.000 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement, à l’encontre de toute personne qui commet une fraude dans les examens scolaires. Précisons néanmoins que la peine ne sera prononcée que lorsqu’il s’agit de fraudes commises par des personnes autres que des candidats. Un choix judicieux car, loin de le corriger, l’incarcération d’un élève risquerait d’avoir des résultats contraires à ceux escomptés. De même, les candidats aux examens scolaires sont souvent des mineurs, et que prononcer une peine pécuniaire à leur encontre revient à sanctionner le patrimoine propre de leurs représentants légaux.
Or, si le candidat, auteur d’une fraude, se trouve à l’abri de toutes poursuites pénales, il n’en demeure pas moins susceptible de faire face à des sanctions de nature disciplinaire. En effet, l’article 6 de la loi habilite la commission disciplinaire à prendre la décision d'accorder la note zéro dans l'épreuve de la matière où la fraude a été commise et d'annuler les notes de toutes les matières de la session concernées. La commission peut aussi prononcer l'exclusion définitive de passer l'examen durant l'année encours, lors de l'année scolaire suivante ou même l'exclusion de passer l'examen pour deux années scolaires consécutives lorsque la fraude consiste dans la possession de machines, de documents ou de manuscrits non autorisés à l’examen.

II. Procédure disciplinaire

En plus des règles de fond, il est à noter que la loi N° 02-13 prévoit des règles de procédure qui concernent la constatation des actes de fraude de même que les organes habilités à prononcer des sanctions disciplinaires à l’encontre des candidats tricheurs. A cet égard, la loi dispose clairement que la feuille d'examen est retirée de tout candidat pris en flagrant délit de fraude. Un procès-verbal est dressé à cet effet qui sera soumis au responsable du centre d'examen qui, à son tour, le transmet immédiatement à la commission disciplinaire, seule compétente à prononcer les sanctions précédemment mentionnées.
La même procédure est applicable lorsqu’il s’agit d’un cas de fraude décelé par les personnes qui sont chargées de l'évaluation des réponses des candidats. Dans ce cas, il est dressé un procès-verbal, immédiatement transmis à la commission disciplinaire par l’intermédiaire du responsable du centre de correction. Et dans tous les cas, la commission disciplinaire est tenue de transmettre immédiatement les conclusions des travaux, contenant l'une des sanctions à la commission des délibérations, créée par l'autorité gouvernementale compétente, afin de les prendre en considération lors de l'annonce des résultats des examens lesquels sont considérés, par la loi, comme une décision pédagogique non susceptible de recours.
Cela dit, les dispositions que nous venons d’exposer suscitent quelques remarques. Ainsi, en plaçant les décisions de la commission des délibérations à l’abri de tout recours, la loi méconnaît le principe inscrit dans l’article 118 de la Constitution qui garantit à toute personne l’accès à la justice pour la défense de ses droits et de ses intérêts protégés par la loi. Cette immunisation porte également atteinte au principe constitutionnel qui énonce que tout acte de nature règlementaire ou individuelle, pris en matière administrative, peut faire l’objet de recours devant la juridiction administrative compétente. Car nous pensons, en effet, que les décisions prises par la commission susmentionnée sont intrinsèquement de nature administrative, bien que le législateur les qualifie de pédagogiques.
Dans le même sens, on constate que la loi N° 02-13 renvoie, dans son quatrième article à un texte d’application afin de fixer les modalités de fonctionnement de la commission disciplinaire précédemment évoquée ainsi que les recours qui peuvent être exercés contre ses décisions. Cela laisse entendre qu’un texte réglementaire édictera des dispositions liées à l’exercice par les candidats soupçonnés de fraude des droits de la défense tels quels leur sont constitutionnellement garantis. Or, force est de constater que les libertés et les droits fondamentaux sont, aux termes de l’article 71 de la Constitution, du domaine de la loi. C’est dire, en termes plus clairs, que le texte réglementaire en question risque d’être attaqué devant le juge administratif car il représenterait indubitablement un empiétement du pouvoir réglementaire sur les compétences du législateur, et donc une atteinte au principe de la séparation des pouvoirs.
Notons, enfin, qu’en cas de constatation de fuite ou de tentative de fuite impliquant un responsable, un intervenant ou un participant à la rédaction, au transport ou à la protection des sujets des examens, la loi ordonne la suspension provisoire de l’agent en question par une décision de l'autorité gouvernementale compétente. La loi dispose, par ailleurs, que le responsable national, régional, provincial ou local dresse, à cet effet, un procès-verbal, immédiatement transmis au ministère public. Mais, là aussi, on peut remarquer que, si l’information du ministère public en cas de fuite d’examen constitue un actes en parfaite accord avec la logique juridique, la transmission au parquet des procès-verbaux dressés en cas de tentative de fuite reste un acte inutile. La loi N° 02-13 n’a pas, en effet, incriminé de manière expresse la tentative de fraude, tandis que la règle applicable en la matière est celle prévue par l’article 115 du code pénal qui énonce clairement que la tentative de délit n'est punissable qu'en vertu d'une disposition spéciale de la loi.

III. L’entrée en vigueur de la loi

Dans un communiqué publié par le ministère de l’éducation nationale en vue d’informer les citoyennes et citoyens de la teneur de la loi N° 02-13 précitée, notamment, des sanctions disciplinaires et pénales qu’elle édicte, on peut lire que cette loi est entrée en vigueur dès sa publication au bulletin officiel le 19 septembre 2016. Mais, en se référant à l’article 10 de cette loi , on se rend compte que celle-ci n’entre en vigueur qu’à partir de la date de publication des textes pris pour son application au Bulletin officiel et qu’elle abroge, à compter de la même date, les dispositions contraires, notamment celles relatives aux examens contenues dans le dahir N°1-58-060 du 25juin 1958 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics.
S’agissant des textes d’application dont elle est question ici, signalons que la loi N° 02-13 renvoi à trois reprises à la voie réglementaire, d’abord dans son quatrième article, , pour fixer la composition, les missions et les modalités de fonctionnement de la commission disciplinaire de même que les recours contre ses décisions, et ensuite pour fixer les modèles des procès verbaux prévus aux articles 3 et 5 de la loi. Or, jusqu’à l’instant où nous écrivons ces lignes, aucun de ces textes n’a été publié au Bulletin officiel. C’est ce qui signifie que la loi N° 02-13 n’est pas encore entrée en vigueur, et que la matière reste régie par le dahir de 1958 susmentionné.

Hamid OURAZOUK - Juriste

21/7/2017
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 Maroc-Malaisie
Accord d’exemption partielle de visa

Le Maroc et la Malaisie ont signé, mercredi, un accord relatif à l'exemption partielle de visa, indique l'Ambassade du Maroc à Kuala Lumpur.
Conclu par l'Ambassadeur du Royaume en Malaisie, Mohammed Réda Benkhaldoun, et le Secrétaire général du ministère des affaires étrangères malaisien, Ramlan lbrahim, l'accord est le couronnement d'un long processus de négociations en vue de raffermir les relations entre les deux pays sur les différents plans politique, économique, touristique et culturel, indique l'Ambassade dans un communiqué. Rappelant l'adhésion du Maroc au Traité d'amitié et de coopération de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), la même source estime que l'accord sur l'exemption de visa est de nature à renforcer la coopération et l'amitié avec les pays du Sud-Est asiatique et avec la Malaisie en particulier.
L'accord permettra de favoriser les échanges commerciaux, de promouvoir les investissements entre les deux pays et d'augmenter les flux de touristes malaisiens vers le Maroc, ainsi que le renforcement des relations de coopération dans le domaine de l'enseignement supérieur, indique l'ambassade.
S'exprimant à cette occasion, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères malaisien s'est félicité des efforts déployés par l'Ambassadeur du Maroc à Kuala Lumpur pour la conclusion de cet accord qui, selon lui, va ouvrir de nouveaux horizons dans les relations entre les deux pays.
Pour sa part, M. Benkhaldoun a qualifié l'accord de "pas important" destiné à insuffler un nouvel élan aux relations maroco-malaisiennes sur tous les plans.
Il a, par ailleurs, rappelé que l'Ambassade du Maroc à Kuala Lumpur a octroyé en 2016 plus de 3.000 visas aux citoyens malaisiens souhaitant séjourner au Maroc et que 65 étudiants malaisiens ont bénéficié de bourses d'études offertes par le gouvernement du Maroc, estimant que ces chiffres vont augmenter suite à la conclusion de l'accord sur le visa.
L'accord entrera en vigueur après l'échange de documents entre les deux pays et l'accomplissement des procédures légales.

21/7/2017
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Une nouvelle norme marocaine sur les couches bébés

L'Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) a annoncé la mise à jour de la norme marocaine NM 04.4.015 qui définit les valeurs des caractéristiques fonctionnelles des constituants et le mode de désignation des couches bébés.
L’institut a procédé en collaboration avec les différentes parties prenantes, notamment les fabricants, importateurs, administrations, et laboratoires à la mise à jour de cette norme avec pour objectif d’y introduire des dispositions en relation avec l’hygiène et des critères sur des substances pouvant constituer un danger sur les bébés et les petits enfants, a indiqué IMANOR dans un communiqué.
La première version de la norme en question publiée en 2000 fixe les exigences fonctionnelles, les méthodes d’essais et le marquage des couches bébés en vue de disposer d’un référentiel normatif servant d’outil et de référence pour assurer la qualité de ces produits au service du producteur et du consommateur, a ajouté le communiqué, notant que des études récentes ont montré qu’il y a des risques liés à la présence de molécules toxiques dans les couches bébés qui peuvent avoir des effets irritants et cancérogènes surtout qu’ils sont en contact permanent avec une zone très sensible et en plein développement pendant parfois plus de deux ans.
A cet effet, et pour la prise en compte de ces aspects et la maîtrise de ces risques, la commission de normalisation des papiers et cartons a tenu plusieurs réunions de travail en présence des parties concernées et des experts dans le domaine pour la révision de la norme en question, a fait savoir IMANOR, ajoutant que cette révision a porté principalement sur l’introduction d’un ensemble d’exigences portant sur la classification des couches bébés, le marquage, le pH, les spécifications relatives aux substances dangereuses et les méthodes associées à leur détermination notamment pour les métaux lourd, le formaldéhyde, les allergènes…
La couche bébé à usage unique qui a été reconnue comme l’une des innovations majeures de 20ème siècle, est constituée d’un noyau absorbant en ouate de cellulose, d’une enveloppe extérieure en plastique et d’un matériau non-tissé ai contact de la peau du bébé, a souligné le communiqué, notant qu’elle a non seulement contribué à améliorer la vie de la famille, des mères en particulier mais aussi, et en premier lieu, la vie des bébés qui portent pas moins de 6.000 couches avant de devenir propres.
"De nos jours, nous assistons à une croissance accrue de la demande sur les couches bébés au Maroc, plus d’un milliard d’unités sont écoulées par an. Ainsi, cette norme marocaine constituera une base technique pour garantir la qualité de ces produits sur le marché, ce qui occasionnera une diminution des effets néfastes de certains constituants pouvant être présents dans les couches bébés sur la santé des bébés et des jeunes enfants. Cette assise technique pourra servir de base pour l’élaboration des normes couvrant des produits similaires notamment les couches pour personnes âgées, les serviettes hygiéniques…", a précisé la même source.

21/7/2017
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 5ème édition du Festival d’Al Haouz
Un succès qui fait oublier le fiasco des dernières éditions du FNAP

Mohamed JHIOUI

Pour un premier essai, c’est un coup de maître que vient de réussir avec brio l’Association qui a pris en charge l’organisation de la 5ème édition du Festival d’Al Haouz, très longtemps cantonné dans la fantasia et les dîners gargantuesques. Pour avoir assisté au point de presse qui a précédé le lancement de cet événement, j’en suis reparti avec la conviction que les organisateurs sont très ambitieux et guère exercés pour piloter un si riche et si varié programme où des activités culturelles et artistiques constituent l’ossature essentielle. Déjà le thème retenu « Patrimoine immatériel : le Maroc dans ses racines africaines » en dit long sur leurs prétentions d’autant que c’est une province, en l’occurrence Al Haouz, à vocation rurale portée plutôt sur les spectacles, qui doit accueillir des rassemblements essentiellement culturels et artistiques sur fond de débats et d’ateliers scientifiques si je peux dire.
C’était sans compter sur le génie des organisateurs. Comme quoi toute réussite, de quelque nature qu’elle soit, est tributaire du degré de compétence des personnes qui sont derrière.
Ce festival s’était proposé de promouvoir le patrimoine immatériel d’Al Haouz c’est fait, de renforcer l’attractivité touristique de cette région, c’est fait, de célébrer la peinture contemporaine marocaine c’est fait, de contribuer à l’émergence de jeunes talents c’est fait, de valoriser les sites historiques et leur histoire c’est également fait, que demanderons-nous de plus 
Les spectacles 
Il y en a eu plus qu’il n’en faudrait si bien que chaque catégorie des citoyens en avait eu pour ses attentes.
Nous ne saurons donc que féliciter cette association tout en émettant le souhait que les autorités locales lui confient l’organisation ou plutôt la résurrection du Festival National des Arts Populaires (FNAP). A voir ses prouesses, on ne pourrait s’en douter.
Nous préférons ne pas citer les noms des dit organisateurs surtout qu’ils se passent de présentations tant certains d’entre eux ont imprimé aux registres artistique, littéraire et cinématographique un sceau culturel indélébile, toutefois nous nous devons d’évoquer l’important rôle que joue « Al Maqqam de Tahanaout, ce creuset de l’art et du savoir où ils se ressourcent lequel centre rayonne au-delà du Maroc.

21/7/2017
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 Mutation inter-provinces des enseignants
Quelque 23.000 demandes ont été satisfaites

Quelque 23.000 demandes de mutation d'une province vers une autre, sur 32.000, ont été satisfaites, a indiqué, mardi à Rabat, le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Hassad.
En réponse à des questions orales à la chambre des conseillers, M. Hassad a fait savoir que 5.800 demandes de rapprochement du conjoint ont été satisfaites dans le cadre de la mutation d’une province vers une autre, dont 4.681 demandes dans l’enseignement public. 
Le Ministre a souligné, à cet égard, la difficulté liée au traitement de ces demandes, qui atteignent les 50.000 annuellement, et qui s’accumulent au fil des années. Il a, également, assuré que le ministère œuvrera à satisfaire le plus grand nombre des demandes, qui se sont établies à 51.463 cette année. 
Concernant les procédures suivies en matière de nomination dans les postes de responsabilité administrative et pédagogique, le Ministre a indiqué que ce domaine est géré par les lois et textes organiques en vigueur à l’instar des autres ministères, ajoutant que ces nomination s’effectuent actuellement au niveau des académies et non pas du ministère.

21/7/2017
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 Effondrement d’une maison à Rabat
Mort d’un maçon et blessure de trois autres

Un maçon a trouvé la mort et trois autres ont été blessés dans l'effondrement d’une maison, mardi soir à Rabat, a-t-on appris auprès des autorités locales.
L'accident s'est produit quand les maçons effectuaient des travaux de rénovation dans une vieille maison au quartier Akkari, a affirmé la même source. 
La victime est morte sur le coup, alors que l'un des blessés se trouve dans un état grave, précise-t-on. Les blessés ont été évacués vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Sina pour recevoir les soins nécessaires, alors que la dépouille de la victime a été placée à la morgue.
Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes pour déterminer les circonstances de cet accident.

21/7/2017
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