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5ème session de la Commission parlementaire mixte Maroc-Québec

La 5ème session de la Commission parlementaire mixte Maroc-Québec se tient du 8 au 12 janvier au siège de la Chambre des Représentants.
Les travaux de cette commission porteront notamment sur l'examen de deux thématiques centrales, à savoir le parlement numérique et la participation citoyenne, et les changements climatiques et les énergies renouvelables, précise un communiqué de la Chambre.
Co-présidée par le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, et président de l'Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon, cette édition permettra aux membres de la commission de discuter et échanger autour des nouveautés politiques et parlementaires d’intérêt commun.
La Chambre des Représentants et l'Assemblée nationale du Québec ont signé le 16 mai 2012 au Québec une convention portant création d'une commission parlementaire mixte.
Cette commission qui tient annuellement par alternance une session ordinaire se compose de 16 membres, représentant l'ensemble des formations politiques.
Elle a pour objectif de consolider les relations d'amitié et de coopération parlementaire entre le Maroc et le Québec à travers la mise en place d'un mécanisme de dialogue et d'échange d'expertise et d'expériences dans les différents domaines en relation avec l'action parlementaire.

9/1/2018
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 Lutte contre l’analphabétisme
Levier fort pour le développement humain

A l’instar des autres pays du monde arabe, le Maroc a célébré, hier, la Journée de lutte contre l’analphabétisme, avec une ferme détermination à éradiquer ce fléau qui constitue l’une des entraves majeures au développement.
Le nombre de réformes éducatives et de programmes d’alphabétisation mis en place ces dernières années par le Royaume témoigne ainsi de l’intérêt particulier qu’il accorde à cette cause en tant que levier fort du développement humain. 
Célébrée le 8 janvier de chaque année, la Journée arabe de lutte contre l’analphabétisme, qui a pour objectif de sensibiliser le grand public quant au danger de ce fléau et d’appuyer les différentes initiatives et programmes d’alphabétisation au niveau national et régional, est l’occasion idoine de s’attarder sur les efforts déployés par le Maroc en faveur de l’éducation des citoyens.
Il en est ainsi de la Constitution de 2011 qui consacre dans son article 31 le droit à un égal accès de l’ensemble des Marocains à une éducation moderne et de qualité et dans son article 32 le droit à l’enseignement fondamental à tous les enfants. 
L’UNESCO a ainsi attribué au titre de l’année 2012 la mention honorable du Prix Confucius d’alphabétisation à la Direction de la lutte contre l’analphabétisme relevant du ministère de l’Education nationale, une distinction internationale en reconnaissance des efforts que le Maroc ne cesse d’intensifier dans sa lutte contre l’illettrisme.
En 2013, le Royaume a créé, dans ce cadre, l’Agence nationale
de lutte contre l’analphabétisme (ANLCA), chargée de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme, qui selon une feuille de route à l’horizon 2024, vise à réduire la moyenne générale d'analphabétisme à moins de 5%, en éradiquant l'analphabétisme des jeunes âgés de 15 à 24 ans en améliorant les acquis de la population active analphabète ou semi-analphabète et la réduction du taux d'analphabétisme à moins de 10% à l'horizon 2026.
Toutefois, compte tenu du manque de financement, l’engagement de l’Etat seul demeure insuffisant, d’où la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs et intervenants pour appuyer l'engagement national autour de la question de l'analphabétisme et conjuguer les efforts des différentes parties prenantes afin d'atteindre les objectifs visés. 
C’est dans cette optique que l’ANLCA a initié les Assises nationales de l'alphabétisation, tenues les 13 et 14 octobre dernier à Skhirat, afin de partager et d’échanger autour de la question de lutte contre l’analphabétisme, de créer une plateforme de concertation et de participation active, d’élargir les discussions et d’élaborer des propositions et recommandations à même d'améliorer le système de l'alphabétisation du Maroc et d'atteindre l'objectif escompté, et ce, en impliquant notamment les secteurs public et privé, le tissu associatif et les organisations internationales.
Dans cette même veine, le ministère des Habous et des Affaires islamiques a mis en place le programme de lutte contre l’analphabétisme dans les mosquées au titre de la période quinquennale 2015-2016 et 2019-2020 qui profite à 1.500.000 bénéficiaires, soit un taux de 300.000 bénéficiaires pour chaque année scolaire.
Ainsi, les efforts continus du Maroc dans la lutte contre l’analphabétisme, qui touche 8 millions de Marocains, se sont soldés par une baisse de deux tiers du taux d’analphabétisme sur un demi siècle, passant de 9 personnes sur 10, soit 87% en 1960 à 3 personnes sur 10 en 2014, soit 32%, selon une notre d'information sur les aspects socio-démographiques et économiques de l'alphabétisation de la population marocaine publiée par le Haut-commissariat au plan (HCP) à l'occasion de la Journée internationale de l'alphabétisation au titre de l’année 2017.
La Journée arabe de lutte contre l’analphabétisme est non seulement l’occasion de mettre en avant les efforts du Maroc en faveur de l’alphabétisation, mais c’est aussi un moment privilégié pour évaluer les politiques adoptées en la matière et de sensibiliser le grand public quant à la nécessité de mettre en place d’une approche inclusive, englobant le secteur privé, la société civile et les organisations internationales afin de mener à bien l’ambitieuse réforme éducative nationale.

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Analphabétisme dans le monde arabe
Les nouvelles technologies pour lutter contre le fléau

Le progrès technologique observé dans de nombreux pays du monde arabe n'a pas eu des impacts positifs sur les taux d'analphabétisme qui demeurent un obstacle pour la réalisation du développement, d'où l'impératif d'accélérer le rythme d'alphabétisation.
Dans une ère marquée par le transfert rapide de l'information et de sa diffusion par de multiples canaux, il est urgent de réduire le fossé entre les personnes issues du même pays ou des pays proches, et ce en dépit du nombre croissant d'utilisateurs de technologies de communication modernes.
Selon des données publiées par l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences, via son portail électronique à l'occasion de la Journée Arabe pour la lutte contre l'alphabétisme, le taux d'analphabétisme dans les pays arabes est de 27,1% contre 16% dans le reste du monde.
L'Observatoire arabe pour l'éducation de l'ALECSO estime que le nombre d'analphabètes dans le monde arabe a avoisiné les 54 millions en 2015, considérant que ce chiffre devrait augmenter compte tenu des conditions éducatives des pays arabes confrontés à des crises et des conflits armés, ce qui a privé environ 13,5 millions d'enfants arabes d'accéder à l'éducation formelle.
La célébration de la Journée arabe d'alphabétisation, le 08 janvier constitue une occasion annuelle pour mettre l'accent sur ce qui a été accompli aux niveaux national et régional en matière de lutte contre l'analphabétisme et d'identifier les plans et orientations futures pour lutter contre ce fléau, éduquer les adultes et réaliser le développement durable, affirme l'ALECSO.
A cette occasion, l'organisation a réitéré son appel à tous les pays arabes et organisations internationales et régionales à soutenir l'initiative de l'ALECSO visant l'éducation des enfants arabes dans les zones de conflit (Syrie, Yémen, Libye, Irak et Palestine) et à œuvrer sérieusement dans le cadre de la décennie arabe d'alphabétisation (2015-2024) pour le renforcement des initiatives nationales en faveur de l'éducation des adultes.
De même, l'ALECSO a exhorté les organisations de la société civile des pays arabes à soutenir les initiatives d'alphabétisation et l'éducation des adultes en tant que véritable partenaire dans le développement de la société arabe. Dans ce contexte, le Conseil de la Ligue des États arabes a adopté en mars 2014 le programme de la décennie arabe pour l'alphabétisation et l'éducation des adultes pour la période 2015-2024.
Par ailleurs, la Ligue des États arabes a récemment appelé à l'élaboration urgente d'un plan médiatique pour mobiliser les réseaux sociaux en vue de lutter contre ce fléau et soutenir les efforts d'alphabétisation dans le monde arabe.
Au Maroc, plusieurs efforts ont été déployés pour réduire les taux d'analphabétisme, à travers des programmes nationaux ambitieux et l'inscription de la société civile en vue de faciliter l'accès des différentes catégories sociales, notamment dans les régions enclavées, à l'éducation et la lutte contre la déperdition scolaire.
Selon une note d'information publiée récemment à l'occasion de la journée internationale de l'alphabétisation, le taux d'analphabétisme, estimé à presque 9 personnes sur 10, soit 87 pc en 1960, est passé à plus de 6 personnes sur 10 en 1982, à 4 personnes sur 10 en 2004 et à 3 personnes sur 10 en 2014, soit 32 pc de la population marocaine, enregistrant, ainsi, une baisse des deux tiers sur un demi-siècle (54 ans).
Le taux d'analphabétisme est de 41,9 pc pour la population féminine en 2014 contre 22,1 pc pour la population masculine. Ces taux étaient respectivement de 78 pc et de 51 pc en 1982, selon les mêmes données qui relèvent toutefois que 47,7 pc de la population rurale est analphabète en 2014 contre 22,2 pc pour la population urbaine, par rapport à 1994, où ces taux étaient respectivement de 75 pc et de 37 pc.
Récemment, l'attribution du prix d'encouragement au système informatique relatif à la gestion des programmes de lutte contre l'analphabétisme de l'Agence nationale de lutte contre l'analphabétisme, lors de la 11-ème édition du Prix national de l'administration électronique "E-mtiaz" a constitué une reconnaissance du rôle de nouvelles technologies dans la réduction du taux de ce phénomène. 
L'Agence compte principalement sur une mobilisation globale de tous les acteurs pour contribuer à la réduction du taux d'analphabétisme à moins de 20% en 2021 et à moins de 10% en 2026
C'est un défi que le Maroc, à l'instar d'autres pays arabes, s'efforce à relever pour faire progresser le développement au niveau de la région en vue d'atteindre les objectifs des organisations onusiennes et arabes et faire face à ce fléau très répandu dans la région.

9/1/2018
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 Le Burkina Faso face au terrorisme
L’ambassadeur du Maroc rassure du soutien des pays amis

L’ambassadeur du Maroc à Ouagadougou et doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, Farhat Bouazza, a rassuré le président de ce pays ouest-africain, Roch Marc Christian Kaboré, du soutien des pays amis et des partenaires en vue de faire face au terrorisme.
"Nous condamnons avec la plus grande fermeté" les attaques terroristes perpétrées durant l’année écoulée au Burkina Faso, a affirmé le diplomate marocain, lors de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux au chef de l’État burkinabè, à l’occasion du nouvel an.
L’année 2018 est porteuse d’espérance, a-t-il estimé, faisant état, dans ce sens, des progrès enregistrés l’année précédente sur le terrain de lutte contre le terrorisme, ainsi que de la mise en place de la force conjointe du G5-Sahel.
Le G5-Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. Il avait été créé lors d'un Sommet en février 2014 par cinq États de la région: Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad.
"Votre deuxième année de magistère n’a pas été un long fleuve tranquille", a dit M. Farhat à l’adresse du président burkinabè.
Cité lundi par des médias ouagalais, l'ambassadeur, par ailleurs, félicité du taux de croissance de 6,4% enregistré par le Burkina Faso en 2017, ajoutant que cette embellie n’est pas un fait du hasard. Le secteur de l’énergie, la gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans et l’éradication en cours des écoles sous paillotes, entre autres, y ont contribué, a poursuivi le diplomate marocain, saluant, à cet égard, les efforts déjà consentis par le gouvernement burkinabè.

9/1/2018
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 Vidéo montrant une personne battue à mort
Un crime commis dans un pays étranger, selon la DGSN

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué, dimanche, que la vidéo circulant sur les applications de messagerie instantanée sur les téléphones portables et qui montre une personne battue à mort par un groupe d'individus, avec mutilation du cadavre de la victime, est une vidéo qui concerne un crime commis dans un pays étranger.
Dans une mise au point, la DGSN précise que les expertises techniques ont révélé que la vidéo d'une durée de 50 secondes a été truquée, après la suppression du son original à l’aide d’une application informatique, et son remplacement par une voix parlant l’accent et le dialecte marocains, dans une tentative de faire passer cette vidéo pour un crime survenu au Maroc.
Tout en veillant à éclaircir ces faits dans le but de renforcer le sentiment de sécurité chez l'ensemble des citoyens, la DGSN tient à affirmer qu’elle a ouvert une enquête à ce sujet sous la supervision de l'autorité judiciaire compétente pour déterminer la partie qui procède au montage de ce genre de vidéos visant à porter atteinte au sentiment général de sécurité, souligne-t-on de même source.

9/1/2018
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 Intempéries aux Etats-Unis
Perturbations des vols Casablanca-New York, les passagers appelés à se renseigner

La Compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) annonce qu'en raison des mauvaises conditions météorologiques enregistrées à New York depuis le 4 janvier et suite à l'alerte des autorités aéroportuaires de cette ville signalant des fermetures ponctuelles répétées de l'aéroport international J. F. Kennedy, les vols de l’ensemble des compagnies aériennes connaissent d’importantes perturbations.

"Royal Air Maroc, n’ayant pas été épargnée, a dû annuler ou reprogrammer quelques vols reliant Casablanca et New York (dans les deux sens)", souligne la RAM dans un communiqué parvenu dimanche à la MAP, invitant à cet égard les clients à se renseigner sur la situation de leurs vols.
"Cependant, Royal Air Maroc ne ménage aucun effort pour trouver des solutions de report sur les vols programmés dans les jours qui viennent et en fonction de l’amélioration des conditions météorologiques à New York", ajoute le communiqué, précisant qu’"il s’agit d’une situation exceptionnelle, indépendante de la volonté des compagnies aériennes et des autorités aéroportuaires".
La Royal Air Maroc exhorte, à cet effet, les passagers à être patients pour faciliter la gestion de cette situation.
Le communiqué rappelle également que "l’évolution des conditions météorologiques peut changer d’un moment à l’autre, ce qui rend plus délicate la gestion des vols. Lorsqu’un avion décolle, il se peut qu’il fasse demi-tour à cause de la détérioration de la situation. De même, les vols opérés peuvent être re-routés vers différents aéroports américains, autres que celui de New York".
Enfin, poursuit le communiqué, "les passagers dont les vols sont opérés depuis Casablanca vers New York doivent s’attendre à un encombrement et à de longues files d’attente à l’arrivée au niveau de l’aéroport JFK (traitement de bagages, formalités administratives, longue attente dans l’avion avant débarquement…).
"En présentant ses excuses aux passagers concernés pour les désagréments causés par une situation indépendante de sa volonté, Royal Air Maroc invite ses clients à se renseigner sur la situation de leurs vols sur son site www.royalairmaroc.com et à travers ses centres d’appel", note le communiqué.

9/1/2018
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13ème réunion ordinaire des Chefs d’Etat-major et des Chefs de services de sûreté et de sécurité africains

Les travaux de la 13ème réunion ordinaire des Chefs d'Etat-major et des Chefs de services de sûreté et de sécurité africains se sont ouverts, lundi, au siège de l'Union africaine (UA), à Addis-Abeba, avec la participation du Maroc.
La cérémonie d'ouverture a été marquée par une minute de silence en mémoire des soldats de maintien de la paix et des victimes de violence en Afrique, suivie de l'adoption de l'ordre du jour.
Lors de cette rencontre, les participants seront appelés à examiner une série de questions importantes relatives à la sûreté et à la sécurité dans les sociétés africaines, outre l'examen du rapport de la réunion des experts du Comité technique spécialisé sur la Défense, la sûreté et la sécurité (CTSDSS) et l'adoption des conclusions de la réunion des Chefs d'Etat-major et des Chefs de services de sûreté et de sécurité africains.
La réunion des experts (5-6 janvier) s'est tenue en préparation de la 13ème réunion ordinaire des Chefs d'Etat-major et des Chefs de services de sûreté et de sécurité africains, et de la 10ème réunion ordinaire du CTSDSS de l'UA (9 janvier).
Des délégués des Etats membres de l’UA et des Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux (CER/MR) ont participé à cette réunion des experts, dont l’objectif était notamment d’examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre des directives des sessions précédentes du CTSDSS. 
Sur la base des délibérations et des observations, il a été recommandé notamment d’adopter le plan de travail stratégique de Maputo sur le renforcement de la Force Africaine en Attente (FAA, 2016-2020) et de demander à la Commission de l’UA de mettre à jour le plan de travail à la lumière des recommandations pertinentes contenues dans le Rapport du panel d’experts indépendants sur la vérification, la confirmation et la validation des capacités annoncées à la FAA (2017), d'intégrer les délais, le budget, les indicateurs et les responsabilités et créer un mécanisme "robuste" de suivi et d’évaluation.
Il a été aussi recommandé de demander à la Commission de l’UA et exhorter les Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux à finaliser avec la Commission de l’UA le cadre juridique de la FAA sur l’emploi de cette Force africaine d’ici fin 2018.
La délégation marocaine à ces réunions est composée des représentants du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, du ministère de l'Intérieur et de l'Administration de la Défense Nationale. 

9/1/2018
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 Initiative marocaine d’autonomie dans les régions du sud
La Chambre des députés du Chili adopte une résolution de soutien

La Chambre des députés chilienne a voté à une écrasante majorité, mercredi à Valparaiso, une résolution de soutien à l'initiative marocaine d'autonomie, qui représente une nouvelle victoire de la marocanité du Sahara en Amérique du Sud.
La résolution n° 1056 a été votée à la Chambre des députés par 66 voix pour, 22 abstentions et 11 voix contre, sachant que le règlement intérieur de la Chambre stipule que les abstentions sont comptabilisées en faveur de la résolution.
La Chambre des députés a salué la prééminence de l'initiative d'autonomie du Sahara présentée par le Maroc, laquelle a été saluée par les Nations Unies et l'ensemble de la communauté internationale en tant qu'initiative sérieuse et crédible pour le règlement définitif de ce différend régional.
A cet égard, les députés chiliens ont qualifié l'initiative marocaine d'"effort sérieux et crédible, qui permettra sans aucun doute aux populations du Sahara d'exercer leur droit à l'autodétermination, en gérant démocratiquement leurs propres affaires par l'intermédiaire d'organes législatifs, exécutifs et judiciaires, qui jouissent de pouvoirs exclusifs sous la souveraineté du Maroc". Depuis sa présentation à l'ONU le 10 avril 2007, la proposition d'autonomie marocaine pour le Sahara a été approuvée par le Conseil de sécurité qui a adopté à l'unanimité les résolutions 1754, 1783 et 1813, qualifiant cette initiative de sérieuse et crédible, souligne la résolution.
Le texte rappelle aussi la reconnaissance et l'adhésion de la communauté internationale qui voit en l'initiative marocaine "une opportunité d'avancer dans la résolution d'un dossier bloqué depuis plus de trente ans", compte tenu du constat de "la non-applicabilité du référendum".
En réponse à l'appel des Nations Unies pour la recherche d'une solution politique, définitive et mutuellement acceptable, le Maroc a présenté en avril 2007, une initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie du Sahara, poursuit la même source, affirmant que la large autonomie, proposée par le Maroc pour résoudre le différend régional autour du Sahara, "conduit à une situation gagnant/gagnant et à un rôle mobilisateur et intégrateur de même qu’elle permet à la population du Sahara de gérer leurs affaires de manière démocratique, inclusive et participative".
Et le texte d’affirmer que le Maroc a réalisé d'importants progrès dans la démocratisation du pays où les institutions en charge de la lutte contre les violations des droits de l'homme sont autonomes, soulignant que l’expérience de l'Instance équité et réconciliation (IER) est un modèle que de nombreux pays de l'Amérique latine étudient afin de l’adopter en tant que référence à même de les aider à surmonter des épisodes de violations des droits de l'homme survenus dans le passé.
En vertu de cette résolution, la Chambre des députés demande au gouvernement chilien, en sa qualité de membre des Nations Unies, de soutenir et de s’engager de manière permanente en faveur de la résolution n ° 1754 du Conseil de Sécurité, adoptée le 30 avril 2007.

5/1/2018
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Education : La gratuité en question 

Hassan BENMAHMOUD

Selon plusieurs sources, le premier conseil de gouvernement  de l’année 2018 s’apprête à  adopter une loi cadre relative à la réforme du système éducatif marocain dont certaines dispositions qui  mettraient  fin à la gratuité de l'enseignement public qualifiant et supérieur.
Consciente que le sujet est clivant, surtout qu’une polémique commence à émerger dans le débat public, on a pris soin de choisir, avec beaucoup de précautions, les termes utilisés : l’Etat garantit la gratuité dans l’enseignement primaire et collège, mais au lycée et à l’université, les familles devront payer des frais «symboliques». Les responsables du ministère de l’éducation ont tenu à préciser que ce seraient des frais d’inscription et que la gratuité n’est aucunement remise en cause, surtout pour la scolarisation obligatoire (4-15 ans).
Et pour atténuer davantage l’intensité du lever du bouclier suscitée par cette mesure, au sein même du  Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique lors de sa session de novembre, l’avis émis par le conseil précise que  le paiement de frais de scolarité doit prendre en compte l’exemption « automatique » des familles nécessiteuses dans le cadre de la mise en œuvre de la solidarité sociale .
Le président du Conseil, M .Omar Azziman avait souligné  lors de la tenue de l’assemblée générale de cette institution, que  la loi-cadre a  gardé l’esprit de la vision stratégique de l’éducation 2015-2030.  D’ailleurs le texte approuvé par le Conseil a statué sur les langues d’enseignement, les manuels scolaires, la formation professionnelle et bien sûr le financement du système dont la gratuité de l’enseignement. Mais force est de constater que c’est le dernier sujet qui a cristallisé les débats lors de l’assemblée.
Le sujet a suscité une polémique au-delà même du conseil pour sa charge historique et symbolique.
Historique d’abord parce qu’au lendemain de  l'indépendance. L’enseignement et la scolarisation des marocains sont devenus  une problématique importante et urgente. En  1957, quatre principes émergent des travaux d’une commission Royale instituant  la marocanisation, l’arabisation, la généralisation et l’unification de l'enseignement avec son corolaire, la gratuité. Depuis toute évaluation du système éducatif était basée sur l’atteinte ou non de ces objectifs. Si la marocanisation a été atteinte, l’arabisation est plus que problématique actuellement, la généralisation est plutôt assez satisfaisante pour les tranches d’âges du primaire  même  si elle est mise à mal par la déperdition et le décrochage à l’entrée du collégial. Quant à l’unification, force est de constater que par exemple l'enseignement supérieur  est pluriel : Payant pour les plus aisés comme Al Akhawaine, sélectif et à accès limité pour les enfants ayant réussi le qualifiant comme les ENCG et l’ESCAE  et gratuit, ouvert et fondamental, pour le reste.
La gratuité a été conçue pour permettre au système de jouer son rôle d’ascenseur social et de favoriser la cohésion sociale autour de valeurs partagées par tous les citoyens depuis l’enfance.
La gratuité porte toujours une charge symbolique confirmée par  l’article 31 de la Constitution qui stipule que l’Etat doit, ainsi que les institutions publiques et les collectivités locales, mettre en place des mécanismes pour garantir l’égalité d’accès à une éducation moderne, accessible et de qualité . On comprend donc qu’aucun élève ou étudiant  ne doit être privé de la poursuite de ses études pour des raisons purement financières, s’il remplit les conditions requises. C’est donc sur l’égalité des chances, l’atténuation des inégalités que repose  l’argumentaire des contestataires de la mise en jeu de la gratuité.
Et pourtant la gratuité absolue est vraiment un leurre. Les parents de toute catégorie sociale prennent déjà en charge la scolarisation de leurs progénitures dans le préscolaire. Le ministère de l’éducation s’est complètement désengagé de ce niveau. La scolarisation au primaire, collégial et qualifiant  et est assujettie à des frais d’inscription (Assurance, association sportive, association des parents d’élèves…) et plusieurs parents ont préféré, surtout dans les villes, à orienter leurs enfants vers le privé pour un enseignement de « qualité ». Les étudiants s’acquittent de frais d’inscriptions dans le supérieur.
Ce qui serait nouveau en cas d’adoption de cette loi cadre, c’est le montant des frais d’inscription et les modalités de leur mise œuvre. Ce qui est problématique, c’est comme toujours les critères du choix pour l’exonération.
Comme toujours, les principes sont cohérents et parfois justifiés, mais c’est la mise en œuvre réelle et pratique qui risque de décevoir. Le diable est dans les détails.
Hassan BENMAHMOUD

5/1/2018
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 Réunion de Nizar Baraka avec les élus istiqlaliens de l’Oriental
Profonde préoccupation au sujet de la situation sociale dans la province de Jérada et solidarité avec ses habitants

M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, accompagné de membres du Comité exécutif et en présence des parlementaires, présidents de communes et des membres du Conseil régional, a tenu, mardi dernier à Berkane, une séance de travail avec les élus istiqlaliens de l’Oriental, indique un communiqué qui précise que ces derniers proviennent de toutes les collectivités locales, provinciales et régionales et qu’après avoir écouté l’exposé d’orientation du Secrétaire Général et les interventions des élus, il a été convenu, notamment :
-- de réaffirmer les positions et remarques du PI, aux niveaux local et national, au sujet de la situation économique et sociale inquiétante dans la région ainsi que l’attestent les divers indicateurs relatifs au chômage, à la pauvreté ou au faible développement, principalement dans les zones frontalières et d’attirer l’attention des instances responsables sur la marginalisation et le déni de justice dont pâtissent ces zones ;
-- de faire part de la profonde préoccupation des élus du parti au sujet de la situation sociale dans la province de Jérada et de leur solidarité totale avec ses habitants, tout en engageant le gouvernement à accéder, sans plus tarder, aux revendications légitimes des populations et en considérant que la meilleure et la plus équitable approche de la crise structurelle que connaît la région consiste en l’engagement clair et sans équivoque du gouvernement en vue de hâter la mise en œuvre des dispositions du programme urgent et global de développement à travers la mobilisation des investissements et l’amélioration du climat des affaires, la création d’emplois et la garantir d’une vie décente aux habitants ;
-- de souligner l’absence de convergence entre les politiques du gouvernement et la dimension intégrée des divers départements ministériels;
-- de rappeler que la bonne gouvernance et la mise en œuvre de la régionalisation, selon la conception évoluée préconisée par le PI, constituent un moyen efficient d’arrimage de la région et de son intégration, en coopération avec les collectivités locales, au modèle de développement unique fondé sur les critères de rendement, de compétitivité et de solidarité interspatiale ;
-- d’inviter le gouvernement à faire en sorte que ce qui est arrivé à Jérada ne se reproduise plus en accordant toute l’attention requise à l’espace frontalier et en accélérant la satisfaction des besoins urgents de la population, principalement ceux à caractère social tels les infrastructures, les centres de santé, les écoles et des unités de productions génératrices d’emploi au profit des jeunes diplômés ;
-- de mobiliser, enfin, tous les organes et instances du part afin de suivre l’évolution de la situation économique et sociale dans la région et de prendre les mesures et initiatives requises, le Parti de l’Istiqlal demeurant disposé, conclut le communiqué, à contribuer à formuler et à proposer des alternatives propres à assurer le développement harmonieux de la région et à préserver la dignité de ses populations.

5/1/2018
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 La réforme de la Fonction Publique dans la vision de la Cour des comptes
Approche globale, engagement gouvernemental et implication des fonctionnaires

La réforme du système de la fonction publique nécessite l'adoption d'une approche globale, l'engagement politique du gouvernement et une implication responsable des fonctionnaires et de leurs représentants, préconise la Cour des comptes.
Dans un rapport sur l'évaluation du système de la fonction publique, dont la synthèse a été présentée, mercredi à Rabat, lors d'une journée d'étude organisée par le ministère de la Réforme de l'Administration et de la Fonction publique, la Cour des comptes
affirme que l'amélioration du service public passe par une réforme de la fonction publique basée sur des actions profondes, un engagement politique fort de la part du gouvernement et une implication responsable des fonctionnaires et de leurs représentants.
Ce rapport plaide pour des actions profondes en vue de réhabiliter le système de valeurs du service public, instaurer des dispositifs rigoureux pour combattre les mauvaises pratiques comme l'absentéisme, la procrastination ou la lenteur excessive dans le traitement des dossiers et de reconnaître et encourager les bonnes pratiques et les comportements modèles. Il met aussi en avant la nécessité d'institutionnaliser une pratique d'évaluation périodique de la qualité du service public, y compris les mesures de satisfaction des usagers et de veiller à améliorer la qualité et les conditions des prestations du service public à la lumière de ces évaluations, tout en instituant des mécanismes pour la responsabilisation des administrations et des agents au sujet des réclamations des usagers.
Le document insiste, en outre, sur la nécessité de respecter les mesures visant à simplifier les procédures, d'éviter le chevauchement des doubles canaux (classique et numérique) et de fixer des délais ambitieux pour basculer vers le tout-numérique et de mettre fin à l'impunité de l'absence des fonctionnaires, en veillant à l’application stricte des dispositions de la loi en la matière.
Il recommande également de généraliser les systèmes de contrôle d’accès dans les différentes administrations, de veiller à l’exploitation des données générées par les systèmes de contrôle d’accès et de penser à l'introduction, pour les fonctions qui ne nécessitent pas une présence régulière au sein des locaux des administrations, de procédures qui permettent le travail à distance, ou à temps partiel, tout en veillant à un suivi personnalisé de la performance et des résultats de chaque fonctionnaire. Le rapport a, également, appelé à revoir la gouvernance des réformes de la fonction publique, en élaborant une stratégie de réforme complète comprenant des plans d'action précis, des objectifs et des délais appropriés et tenant compte de l'impact attendu sur le budget, avec la mise en place d’une base de données unifiée et complète des fonctionnaires de l'administration publique, dont l'accès est ouvert à l'ensemble des intervenants.
Le Conseil a, de même, noté que la réforme devrait viser à harmoniser les systèmes d'évaluation et de rémunération, appelant à une réforme globale du système de rémunération afin de surmonter les différentes lacunes, en mettant à profit les études réalisées à cet égard. Il s'agit notamment de la révision des composantes du salaire, en donnant plus d'importance au salaire de base et en réorientant les indemnités pour qu'elles soient à la mesure des objectifs pour lesquels elles ont été créées.
Afin de dynamiser la mobilité des ressources humaines au niveau des services centraux et décentralisés et des différents autres secteurs, le conseil recommande d'assortir cette opération de mesures incitatives pour assurer le succès de ce processus et équilibrer l’affectation du personnel.
Le Conseil a appelé à donner plus d'importance à la formation continue, à travers une politique de formation spécifique liée au système d'évaluation et de promotion et une évaluation périodique des programmes de formation en termes d'impact sur le fonctionnaire et la qualité de son travail.
En ce qui concerne la fonction publique territoriale, le Conseil a recommandé de restructurer et revoir la composition des ressources humaines pour répondre aux besoins du service public local, surmonter les déséquilibres en matière de répartition des fonctionnaires, réduire le poids des salaires dans les budgets des collectivités territoriales et faciliter la mobilité et le redéploiement du personnel.
L'importance de ces réformes, ajoute le Conseil, réside dans le rôle central des ressources humaines dans la mise en œuvre de toute politique publique, notant que la fonction publique revêt un intérêt particulier compte tenu de la hausse de la masse salariale élevée et de la demande croissante pour un service public de qualité.

5/1/2018
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 Le Maroc marque l’Histoire
1ère communication spatiale dans le monde arabe

L'École nationale supérieure d'informatique et d'analyse des systèmes (ENSIAS), relevant de l'Université Mohammed V de Rabat, a abrité, mercredi, la première communication spatiale dans l'histoire du monde arabe.
Organisée en commémoration du 25-ème anniversaire de l’école et dans le cadre du programme Radio Amateur ISS (ARISS), en partenariat avec la fondation de l'espace "KSF Space", la NASA, l'Agence spatiale européenne (ESA) et Maroc Télécom, cette téléconférence spatiale a été l'occasion pour plusieurs étudiants de l'école marocaine de discuter avec des membres de l'équipage de la station internationale spatiale (ISS) autour de plusieurs questions en relations avec le domaine aérospatiale et l'industrie de l'espace.
Cette séance de questions-réponses se rapportait à plusieurs thématiques autour de la vie au sein de la station spatiale, la recherche spatial et sa relation avec le biomédical, les applications de l'intelligence artificielle actuellement utilisées dans les missions spatiales, les efforts de l’humanité dans la conquête de l’espace, les prochaines missions de l'ISS, notamment dans la prévention des catastrophes naturelles à travers la surveillance et le contrôle depuis l'espace des débris spatiaux, les risques qu'encourt l'ISS en cas de météorite et la thématique du contrôle des objets.
Cette téléconférence, diffusée en direct sur les réseaux sociaux de la fondation KSF Space, s'est déroulée en présence du secrétaire d’État chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, du directeur général de la fondation de l'espace "KSF Space" Mohamed Kayyali et du directeur de l’ENSIAS, Mohamed Essaaidi, ainsi que des représentants de la NASA et de l’ESA et plusieurs chercheurs et scientifiques nationaux et internationaux.
Dans une déclaration à la presse à cette occasion, M. Samadi a affirmé que cette communication spatiale permettra au Maroc de multiplier ses réseaux scientifiques et de s’inscrire davantage dans l’exploration aérospatiale et à l’ENSIAS de s'ouvrir sur davantage de pistes de coopération en technologie de l'espace, en adéquation avec les orientations de l’Agence de développement numérique (ADN) et avec la contribution de l’agence nationale de réglementation des télécommunications en matière de financement de la recherche technologique.
Notant que les questions posées par les étudiants de l’ENSIAS témoignent de l’excellence de cette école, M. Samadi a affirmé que le Maroc jouit d’une crédibilité de plus en plus importante dans le domaine de la recherche scientifique et d'exploration spatiale, notamment après le lancement réussi du satellite Mohammed VI-A et la participation du pays dans l’installation du plus grand télescope sous-marin "KM3NeT" dans les eaux de la Méditerranée.
Pour sa part, le directeur de l’ENSIAS, Mohamed Essaaidi a indiqué que cette première initiative au niveau du monde arabe est à même d’encourager l’exploration et la recherche dans le domaine de l’industrie spatiale et constitue pour les autres pays de la région un exemple à suivre en matière de recherche technologique et d'exploration aérospatiale.
M. Essaaidi a souligné que ce contact avec les astronautes aura un impact très important sur les étudiants de l’école et promouvra davantage les sciences et technologies au sein des écoles et lycées "pour essayer d'attirer le maximum d’élèves vers les spécialités et technologie aérospatiale". 
Depuis son lancement en 1998, l'ISS est installée en orbite terrestre basse à environ 400 km d’altitude et accomplit 16 rotations par jour autour de la terre. Elle est occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l'environnement spatial.
KSF Space, qui est le parrain de cet événement, est une fondation à but non lucratif enregistrée au Royaume-Uni et fondée à l'origine pour permettre un accès économique à l'orbite terrestre basse (LEO). La fondation a choisi le Maroc comme destination afin d’encourager les universités à développer des missions aérospatiales en utilisant de petits satellites et des microsatellites, en vue de jouer des rôles plus importants dans le développement des futures missions spatiales scientifiques.
Cette téléconférence inédite dans l'histoire du monde arabe s'assigne pour principal objectif la promotion de la recherche et l’innovation dans le domaine des télécommunications spatiales à même de renforcer la position du Royaume comme nouvel acteur de l'innovation technologique et spatiale. Elle réaffirme également le leadership du Royaume sur les plans régional et arabe et consacre l'entrée du pays dans le cercle très convoité des pays disposant de la technologie des télécommunications spatiales.

5/1/2018
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 Confédération Générale des Entreprises du Maroc
Pas de zone franche de 70 hectares déstinée à l’’exportation dans la région de Laâyoune

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a démenti catégoriquement, mercredi, les informations de presse affirmant que l'organisation patronale aurait bénéficié d'une zone de 70 hectares dans la région de Laâyoune-Boujdour Sakia-El Hamra, en vue de la réalisation d’une zone franche d’exportation. 
"Certains organes de presse se sont fait l’écho d’une information infondée selon laquelle le gouvernement projetterait de publier un décret octroyant à la CGEM une zone de 70 hectares dans la région de Laâyoune-Boujdour Sakia El Hamra aux fins de réalisation d’une zone franche d’exportation", indique un communiqué de la Confédération. 
"La CGEM tient à informer ses membres et l’opinion publique qu’elle n’a bénéficié d’aucune parcelle à cet effet et qu’elle n’en a pas fait la demande, ni auprès du Gouvernement, ni auprès des autorités locales de la région", souligne la même source. 
La Confédération précise avoir mené, en mars 2015, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et les collectivités locales régionales, "une initiative solidaire, citoyenne et responsable de mobilisation des investissements au profit des régions du Sud", ayant permis de générer 6,18 milliards de dirhams d’investissements concrets et de créer 13.109 emplois.
Dans le cadre de cette initiative, la CGEM avait attiré l’attention sur le retard pris dans la réalisation de la 2ème phase de la zone industrielle d’El Marsa à Laâyoune qui devait accueillir des investissements projetés par des entrepreneurs de différentes régions, considérant que "c’est cette 2ème phase que certains organes de presse ont certainement, de bonne foi, confondu", a-t-on encore expliqué.
L'organisation patronale réaffirme qu’elle "n’a en aucun cas demandé à bénéficier de ladite zone ou une autre dans quelque région du Maroc que ce soit".

5/1/2018
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 Contexte économique et social
Le réveil des régions

Ahmed NAJI

Bonne année, meilleurs vœux de bonheur et de prospérité, les formules de politesse rituelles propres à cette période de début d’un nouvel an portent en elles cet espoir toujours renouvelé d’un avenir meilleur que le passé. C’est Jules César qui avait choisi le 1er janvier comme premier jour du nouvel an, jour où l’on élisait les consuls de Rome, mais également où l’on fêtait le dieu bicéphale Janus, divinité romaine des commencements et des fins, mais aussi des portes, du passage et des choix, représenté par l’une des têtes tournée vers le passé, l’autre vers l’avenir. Double symbolique, donc, politique et mythique, qui annonce un continuel renouvellement, le futur reflétant néanmoins en partie le passé.
Regarder 2018 en roulant droit devant nécessite, alors, de jeter de temps en temps un coup d’œil sur le rétroviseur pour garder à l’esprit ce qui a commencé à germer ou à mûrir en 2017.
Les discours de SM le Roi, où il affiche aux Marocains ses ambitions pour un Maroc émergent
partant de fines analyses des contextes économiques et politiques internes et externes, et les programmes économiques et sociaux qu’il promeut personnellement, ont cet aspect avant-gardiste qui rend encore plus flagrant le décalage avec les lourdeurs de l’instrument étatique, dans la plupart de ses composantes institutionnelles, qui entravent la traduction sur le terrain des politiques tracées, avec pour finalité d’améliorer le vécu quotidien des citoyens.

Les voix d’outre-Maroc utile
Qu’en est-il, par exemple, de la mise en œuvre effective de la régionalisation avancée et de la dynamique d’essor socioéconomique qui en est escompté  « Nous avons procédé au lancement du chantier de la régionalisation avancée, dont la vocation est de raffermir la bonne gouvernance territoriale et de stimuler la dynamique de développement intégré » avait déclaré SM le Roi dans Son discours à l’occasion du 57ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple. C’était il y a plus de sept ans. La constitutionalisation de la régionalisation avancée date, quant à elle, d’il y a six ans. C'est-à-dire qu’entre temps, institutions élues et départements ministériels ont eu tout le temps nécessaire pour donner corps à cette régionalisation avancée et impliquer les populations concernées dans des projets destinés à leur procurer des perspectives d’épanouissement socioéconomiques et culturelles.
Réponse en est un constat de non-efficience incontestable, dont les axiomes ont été énoncés à Al Hoceïma, et la validité ensuite confirmée à Zagora et maintenant à Jerada. Le concept dual centre/périphérie a beaucoup perdu de sa pertinence politique opérative. Le réveil des régions, c’est d’abord leur influence croissante sur les décisions politiques prises par les autorités « centrales ». Ce dont découle une délicatement évidente situation. A moins d’accorder une plus grande autonomie de gestion auxdites régions, la capitale va s’en retrouver de plus en plus souvent l’otage, au gré des éruptions d’insatisfaction populaires. Et de fil en aiguille se pose la question de la qualité de la représentation politique régionale et de la compétence des autorités territoriales par rapport aux défis du processus de régionalisation.

Changement de paradigmes
Avec l’émergence de nouvelles attentes à l’échelle des régions, de nouveaux profils, mieux adaptés aux nouvelles tâches à accomplir, sont vivement souhaités. Sauf que c’est pour des rôles d’acteurs politiques déjà existants, mais en mode quasi-passif, aggravé le plus souvent d’un profil vulgairement affairiste. Que ce soit à tort ou à raison, c’est du moins tels que sont perçus nombre d’élus locaux par les populations qui se sentent délaissées, ayant toutefois saisi que les réseaux sociaux et autres sites d’hébergement d’enregistrements vidéos leur offraient enfin l’opportunité de crier leur détresse à la face de tous.
Quand les manifestants dans les différentes régions du Maroc font appel directement au Roi pour résoudre leurs problèmes, il y a là matière à réfléchir. Non seulement parce que c’est une accusation directe d’incompétence adressée aux institutions élues et aux autorités territoriales, mais surtout d’absence de solution alternative formalisée pour se faire entendre alors que des armées de trolls n’attendent qu’une étincelle pour déclencher des tirs nourris d’hashtags, aux idées à vue aussi courte que les textes pour les exprimer, et allumer des incendies sur les réseaux sociaux.
A partir de Rabat, on voit grand. La province d’Al Hoceima, c’est le phare de la Méditerranée (intitulé du projet de développement qui lui est consacré), l’édification des grands ouvrages hydrauliques, le moyen d’assurer l’eau potable et d’irriguer les cultures. C’est normal, puisque c’est la capitale, le rôle des fonctionnaires qui s’y emploient comme une armée de fourmis, dans un concentré urbain de beaux buildings ministériels sentant frais la modernité, est justement de penser à l’échelle de toute la nation. Toutefois, vus par les petites gens d’Al Hoceima et de Zagora, la lumière diffusée par le phare, même si c’est une bénédiction, est cependant trop élevée pour éclairer les villages miséreux se trouvant justes en bas, à ses pieds. Pareillement, les infrastructures hydrauliques qui permettent de retenir et de distribuer les eaux sont d’une importance vitale, à ne point en douter, sauf que le précieux liquide n’atteint pas toutes les bouches assoiffées. Il n’irrigue pas, non plus, toutes les parcelles de subsistance.

Small is beautifull
Ernst Friedrich Schumacher, un économiste anglais à la démarche intellectuelle atypique, avait publié, en 1973, un ouvrage intitulé « Small is beautifull (ce qui est petit est beau), une société à la mesure de l’homme ». Il y prône une conception de l’économie qui tienne compte de ses environnements social et naturel. Même si son ouvrage eut grand succès à l’époque, il n’a pas été apprécié par les économistes des pays du tiers-monde, qui préféraient voir « grand » pour leurs pays encore grisés par l’euphorie des indépendances. Pour les résultats que l’on connaît…
L’action accomplie par des Ongs aux moyens limités, agissant petit et local avec effet relativement immédiat sur les personnes ciblées, est pourtant là pour témoigner, à contrario, de l’inanité des grands projets pour le commun des citoyens, que la folie des grandeurs ne nourrit que les grandes entreprises qui présentent des ardoises salées. Et quand il devient évident que l’approche de développement adoptée est considérée comme stérile par le plus grand nombre, il est stupide de s’imaginer que c’est juste un problème de communication. Ce n’est pas la beauté de la démonstration « scientifique » qui compte, mais bel et bien la perception du destinataire final, le citoyen. Il n’est pas savant, mais sait ce qu’il veut.
L’éveil du citoyen auparavant contenu aux marges géographiques et socioéconomiques, la prise de conscience de son potentiel revendicatif, la menace posée par la rapidité de récupération, de structuration et de réorientation des manifestations spontanées de protestation, le tout étant ce qu’il est possible de désigner par le réveil des régions, l’année 2017 en aura été le terreau fertile, toutes ces tendances sociopolitiques lourdes y ont profondément germées. 2018 saurait-elle être celle de la floraison désirée et entretenue de la régionalisation avancée tant attendue 
Ahmed NAJI

5/1/2018
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 19ème anniversaire de la disparition de feu SM Hassan II
SM le Roi préside une veillée religieuse au Mausolée Mohammed V

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a présidé, jeudi au Mausolée Mohammed V à Rabat, une veillée religieuse en commémoration du 19ème anniversaire de la disparition de feu SM Hassan II, que Dieu l'entoure de Son infinie miséricorde.
La veillée religieuse a été marquée par la récitation de versets du Saint Coran et la déclamation de panégyriques du Prophète Sidna Mohammed, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui.
A cette occasion, le Souverain, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, S'est recueilli sur les tombes des regrettés Souverains, feu SM Hassan II et feu SM Mohammed V. Le Souverain S'est également recueilli sur la tombe de feu SAR le prince Moulay Abdellah.
A l'issue de cette veillée religieuse, des prières ont été élevées pour le repos de l'âme de feu SM Hassan II et de feu SM Mohammed V, implorant le Très-Haut d'avoir les regrettés Souverains en Sa sainte miséricorde.
Des prières ont également été dites pour préserver et assister Sa Majesté le Roi Mohammed VI et couronner de succès Ses différentes actions et initiatives au service de Son peuple fidèle. L'assistance a également imploré le Très-Haut de combler le Souverain en les personnes de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre famille royale.
Ont assisté à cette veillée, le Chef du gouvernement, les présidents des deux chambres du Parlement, les Conseillers de SM le Roi, les membres du gouvernement, les représentants du corps diplomatique islamique accrédité à Rabat et plusieurs autres personnalités civiles et militaires.
A Son arrivée au Mausolée, le Souverain, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, a été salué par l'Historiographe du Royaume, conservateur du Mausolée Mohammed V, et porte-parole du Palais Royal, M. Abdelhak Lamrini, et le Wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, gouverneur de la préfecture de Rabat, M. Mohamed Mhidia, avant de passer en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

SAR la Princesse Lalla Meryem préside une veillée religieuse à la mosquée Assouna
Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem a présidé, jeudi soir à la mosquée Assouna à Rabat, une veillée religieuse en commémoration du 19è anniversaire de la disparition de feu SM Hassan II, que Dieu ait son âme en Sa Sainte Miséricorde.
Cette veillée religieuse a été marquée par la récitation de versets du Saint Coran et la déclamation de panégyriques du Prophète Sidna Mohammed, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui.
L'assistance a, à cette occasion, élevé des prières pour le repos des âmes des regrettés Souverains feu SM Hassan II et feu SM Mohammed V. Elle a, également, imploré le Tout-Puissant de préserver Amir Al-Mouminine, SM le Roi Mohammed VI, de couronner de succès Ses actions et Ses initiatives, et de combler le Souverain en les personnes de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre famille Royale.
Cette veillée a connu la participation de plusieurs personnalités féminines civiles et militaires.
A son arrivée à la mosquée Assouna, SAR la Princesse Lalla Meryem a passé en revue un détachement des Forces Auxiliaires qui rendait les honneurs.

30/12/2017
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 Le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal reçoit M. Khalid Mechaâl, ancien président du Bureau politique du Hamas palestinien
Nizar Baraka : Le PI s’associe à toute initiative allant dans le sens des droits légitimes du peuple palestinien

Ph. CHKIRATE

M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, accompagné de MM. Rahhal Mekkaoui et Mohamed Soussi, membres du Comité exécutif, a reçu, mercredi 27 décembre au siège central du parti, M. Khalid Mechaâl, ancien président du Bureau politique du mouvement palestinien « Hamas ».
L’audience, au cours de laquelle les deux parties se sont enquis de la situation dans la région arabe et de l’évolution de la question palestinienne à la suite de la décision de l’Administration Trump de transférer l’ambassade US à Al Qods, a été aussi l’occasion pour M. Baraka de réitérer le rejet et la condamnation de la décision US par le PI en ce qu’elle témoigne d’une hostilité certaine envers le peuple palestinien et menace la paix et la sécurité régionale, rappelant à ce propos la correspondance que le parti a adressée à toutes les organisations politiques amies, au niveau international, leur demandant de soutenir la cause et les droits palestiniens.
Après avoir salué la réconciliation intervenue dernièrement entre factions palestiniennes, le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal a affirmé devant son hôte l’engagement et la bénédiction du parti de toute initiative de nature à servir et faire valoir les droits légitimes du peuple palestinien et, en premier lieu, celui de bâtir son Etat souverain avec Al Qods comme capitale.
M. Mechaâl s’est, de son côté, surtout félicité d’être reçu au siège du Parti de l’Istiqlal qui a toujours défendu âprement et ardemment la cause palestinienne tout en s’élevant contre la nouvelle démarche américaines hostile au peuple palestinien, laquelle démarche, dit-il, si elle ne sert point la cause palestinienne, elle n’en a pas moins éveillé le peuple de Palestine en l’incitant à hâter sa réconciliation interne et remis la question palestinienne à l’ordre du jour des organisations et de l’opinion internationales, avant de conclure en louant les efforts et initiatives de SM Mohammed VI, président du Comité Al Qods, et le rôle qu’il peut jouer encore en faveur de la cause palestinienne.
M. Nizar Baraka reçoit également le ministre chargé des prisonniers et Palestiniens libérés
M. Baraka a reçu également, le même jour, M. Aïssa Qaraqe, ministre palestinien chargé des prisonniers et personnes libérées, qui était accompagné d’une délégation d’anciens détenus dans les geôles israéliennes et auquel il a rappelé que la cause palestinienne a constamment figuré en tête des préoccupations du Parti de l’Istiqlal, au même titre que la question du parachèvement de l’unité et de l’intégrité territoriale du Maroc, insistant par la même occasion sur la nécessité de ne ménager aucun effort et à tous les niveaux, en vue de sensibiliser et mobiliser les peuples de la planète et faire pression sur le Congrès et l’opinion américains afin de les amener à faire machine arrière et de renoncer à transférer leur ambassade à Al Qods. Il a, d’autre part, attiré l’attention de son hôte sur l’importance de la dimension humanitaire en rapport avec l’économie et le business, lorsqu’il s’agit de plaider la cause palestinienne, car cela peut s’avérer très utile pour mettre à nu les violations israéliennes des droits de l’Homme…
Le responsable palestinien a, pour sa part, mis l’accent en particulier sur les souffrances et les privations qu’endurent plus de 7.000 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes et leurs familles et dénoncé les lois édictées par les autorités d’occupation, en violation des droits humains élémentaires et des règles et conventions internationales et visant directement et exclusivement les Palestiniens, telle les lois relatives à la peine capitale, à l’appel à la prière (Adhane) ou à la détention des enfants, etc.

30/12/2017
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Naissance et permanence de la « culture de l’échec »

  
 
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  Editorial
   
  Dossier
 
Naissance et permanence de la « culture de l’échec »

Par Brahim Makni
 
   
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