Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Partenariat stratégique entre le Parti de l'Istiqlal et le Parti Populaire Européen
Nizar Baraka : L’Istiqlal s’inscrit dans la logique de la consolidation des relations Maroc-UE et de la défense des intérêts du Royaume

Comme nous l’annoncions hier, le Parti de l'Istiqlal (PI) a conclu un partenariat stratégique avec le Parti Populaire Européen (PPE), qui tient les travaux de son 25ème congrès à Helsinki (Finlande).
"La conclusion de ce partenariat stratégique a été approuvée à l’unanimité lors du congrès annuel du PPE", a déclaré à la MAP le Secrétaire général du parti, Nizar Baraka, qui représente le PI aux travaux de cette rencontre accompagné de Rahhal Mekkaoui,
chargé des relations extérieures du parti.
M. Baraka assure que la conclusion de ce partenariat s’inscrit dans le cadre du renforcement de la diplomatie parallèle et participe de la volonté du PI d’affirmer sa présence sur la scène politique européenne.
Il a dans ce sens rappelé les étapes d’échanges qui ont précédé ce rapprochement institutionnel stratégique, allant de la coopération, depuis 2004, dans le cadre de l’Internationale Démocrate Centriste (IDC), à l’échange de visites de travail à Rabat et à Bruxelles.
"Le PI ambitionne de faire fructifier ce partenariat pour consolider davantage les relations Maroc-UE, et défendre les intérêts du Royaume notamment dans les domaines de l’agriculture et de la pêche maritime", a-t-il souligné.
M. Baraka rappelé les défis auxquels le Maroc et l’UE sont confrontés et qui "nécessitent plus que jamais d’investir dans les valeurs de justice sociale, d’équité, de tolérance et de solidarité".
Aussi a-t-il relevé l’importance de développer la convergence des points de vue au sujet des questions d'intérêt commun, d’autant que les relations entre le Maroc et l’UE s'inscrivent dans une logique de proximité, de concertation et de coopération.
Et c’est précisément dans cette perspective, a-t-il soutenu, qu’il importe d’inscrire ce partenariat stratégique qui ambitionne de renforcer la coopération triangulaire Maroc-Europe-Afrique.
En marge de sa participation aux travaux de ce congrès, le Secrétaire général du PI s’est entretenu avec le commissaire européen à l’élargissement et à la politique de voisinage, ainsi qu’avec des responsables du Parti populaire espagnol, du Parti populaire portugais, du parti du Centre démocrate humaniste belge, et de l’Union chrétienne-démocrate (CDU, Allemagne).
Fondé en 1976, le Parti populaire européen compte plus de 70 partis membres de centre-droit de quarante pays différents et constitue la première force politique européenne.

9/11/2018
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 Initiative de SM le Roi de créer un mécanisme de dialogue et de concertation avec l'Algérie
Madrid salue la disposition du Maroc au dialogue direct et franc

L’Espagne a salué, jeudi, la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l’Algérie, affirmée par SM le Roi Mohammed VI dans Son Discours à la Nation à l’occasion du 43-ème anniversaire de la Marche verte, qualifiant cette annonce de "grande nouvelle".
La proposition faite par SM le Roi Mohammed VI à l’Algérie pour établir un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation est une "grande nouvelle", a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell, sur son compte Twitter.
Cette offre, a-t-il ajouté, est de nature à "renforcer la relation et l’intégration régionale entre deux pays aussi importants qui sont voisins, amis et partenaires stratégiques de l’Espagne".
SM le Roi Mohammed VI a souligné, mardi dans Son discours à la Nation, la disposition du Maroc au "dialogue direct et franc" avec l'Algérie et proposé la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation afin de dépasser les "différends conjoncturels" entravant le développement des relations bilatérales. 

9/11/2018
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Le Parti de l’Istiqlal conclut un partenariat stratégique avec le Parti Populaire Européen

Réuni à Helsinki pour son congrès annuel, le Parti Populaire Européen (PPE/EPP) a approuvé, le 06 novembre 2018 et à l’unanimité, la conclusion d’un partenariat stratégique avec le Parti de l’Istiqlal.
Le Parti de l’Istiqlal était représenté à ce congrès par son Secrétaire Général, M. Nizar Baraka, ainsi que M. Rahhal Mekkaoui, chargé des relations extérieures du parti.
Dans son allocution, M. Baraka a rappelé les étapes d’échanges qui ont précédé ce rapprochement institutionnel stratégique, allant de la coopération, depuis 2004, dans le cadre de l’Internationale Démocrate Centriste (IDC), de l’échange de visites de travail à Rabat et à Bruxelles.
Le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal a rappelé les défis auxquels le Maroc et l’Union Européenne sont confrontés et qui nécessitent plus que jamais d’investir dans les valeurs de justice sociale, d’équité, de tolérance et de solidarité, soulignant l’importance de développer la convergence de points de vue au sujet des questions d'intérêt commun, d’autant que les relations entre le Maroc et l’UE s'inscrivent dans une logique de proximité, de concertation et de coopération.
Pour rappel, le Parti Populaire Européen a été fondé en 1976, compte plus de 70 partis membres de centre-droit de quarante pays différents et constitue la première force politique européenne.

7/11/2018
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 Nouveau drame d’effondrement de maisons menaçant ruine à l’ancienne Médiana de Casablanca 
Une nonagénaire et sa fille coincées sous les décombres, deux blessés hospitalisés

Deux maisons menaçant ruine, dont l'une n'était pas occupée, se sont effondrées mardi, aux environs de huit heure moins quart du matin, et ce dans l’ancienne Médina de Casablanca, plus exactement à Derb Lamaâizi, rue Tazarine.
Une femme et un sapeur pompier ont été blessés et deux autres personnes, une vielle dame de 96 ans et sa fille, étaient toujours coincées sous les décombres au moment ou nous mettons sous presse, selon notre correspondant qui s’est rendu sur place. La femme et le sapeur pompier blessés ont été transférés à l'hôpital Moulay Youssef pour recevoir les soins nécessaires.
Les éléments de la protection civile, les autorités locales et les services de sécurité, qui se sont rendus immédiatement sur le lieu de l'effondrement, poursuivent les recherches pour retrouver les personnes portées disparues.
Les habitants du quartier en question devaient tous être relogés, en raison des risques d’effondrement, mais si certains d’entre eux ont effectivement déménagés, d’autres ne l’ont pas fait, faute de pouvoir payer les 200.000 Dhs requis pour acquérir un nouveau logement de substitution.

Ph. KAMAL 6/11/2018
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Vision du Parti de l’Istiqlal pour un nouveau modèle de développement / Les six Ruptures

Dans le cadre de la réflexion sur le nouveau modèle de développement, le Parti de l’Istiqlal a proposé 6 ruptures à réaliser pour pouvoir le mettre en place. Il s’agit de “Passer d’une société basée sur l’intermédiation, les avantages et les formes de privilèges à une société de droit, garantissant l’équité”; de “Passer d’une approche basée sur l’urgence et la réaction aux crises à l’anticipation et la vision stratégique de long-terme”; de “Passer de l’éparpillement des efforts et de l’usage des ressources au ciblage des politiques publiques sur les ménages et les territoires”; de “Passer d’une gestion sectorielle en silos à une approche intégrée basée sur la cohérence et la complémentarité des services et des projets de développement au niveau des territoires”; de “Passer d’un modèle d’édification des infrastructures à un modèle visant à renforcer les capacités humaines et celles des entreprises et des organisations pour accompagner la nouvelle dynamique de développement recherchée” et, enfin, de “Passer d’une consommation abusive des ressources rares, notamment en eau, en énergie et en financements, à une consommation responsable de ces ressources et à leur valorisation pour le développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyennes et des citoyens en y intégrant des conditions à caractère contraignant pour garantir la durabilité”. En voici un éclairage sur les six ruptures :

Rupture#1
*Passer d'une société basée sur l'intermédiation, les avantages et les formes de privilèges, à une société de droit garantissant l'équité


Notre modèle de développement a atteint ses limites car il y a une crise de confiance liée, notamment, à la domination des normes informelles sur les lois, à la nécessité de recourir à des passe-droits, aux réseaux et à la corruption pour accéder à ses propres droits et à l'incapacité de garantir une justice équitable et une concurrence saine.
Dans ce contexte, malgré les avancées démocratiques enregistrées dans notre pays et inscrites dans la Constitution du Royaume, le citoyen marocain continue à accorder peu de crédit aux institutions élues et à la capacité des acteurs politiques et de l'administration à garantir l'égalité des droits et l'équité de traitement entre tous les citoyens.
Cette situation est principalement causée par le développement des inégalités et particulièrement l'enrichissement massif et publiquement exposé des catégories les plus aisées. La persistance de l'économie de rente et d'une concurrence biaisée par les abus de positions dominantes et des délits d'initiés cumulés à un secteur financier que les opérateurs continuent à percevoir comme « ne prêtant qu'aux riches », ne contribue pas à atténuer ce sentiment d'injustice.
Cette perception est exacerbée par le développement de la corruption et du clientélisme dont les manifestations visibles sont fortement et abondamment relayées à travers les réseaux sociaux. Par exemple, les citoyens considèrent toujours que seules les interventions permettent d'accéder à l'emploi public malgré la généralisation des concours ou à un rendez-vous à l'hôpital qu'elle que soit la gravité de la maladie.
Parallèlement à cela, la multiplication des affaires liées à la mauvaise gestion des deniers publics, la connivence entre la réglementation et les intérêts des grandes fortunes et la perception d'une application à deux vitesses de la loi selon que l'on soit puissant ou misérable renforce la défiance du citoyen vis-à-vis de la responsabilité publique. Dans ce contexte, plus de 90% des victimes renoncent à recourir à la justice pour faire valoir leurs droits.
De surcroit, le corpus de lois réglementant notre pays est dense, complexe et souvent inadapté à la réalité sociale. Une loi passe généralement plusieurs années dans le circuit législatif sans être pour autant effective car les décrets et les moyens permettant son application font défaut. De ce fait, de larges pans de la législation sont inapplicables dans les faits, et sont bafoués au quotidien. A titre d'exemple l'amende instaurée récemment à l'encontre des piétons traversant en dehors des passages réservés ou la loi concernant les employés de maisons.
Il est donc, aujourd'hui, plus que nécessaire de passer d'une société basée sur l'intermédiation, les avantages et les privilèges à une société de droit, garantissant l'équité. Il s'agit, à travers cette rupture, de garantir la primauté de la loi, l'élaboration et l'exécution de la loi sur la base de la confiance envers le citoyen, la transparence et la simplification de l'accès aux services publics, ainsi que de rompre avec toutes les manifestations d'injustice dans la relation du citoyen avec l'administration.
Garantir la primauté de loi implique que la loi est applicable à tous sans distinction et sans restrictions. L'importance de l'application de ce principe est cruciale car toute brèche est de nature à fragiliser l'ensemble du système. Si les brèches béantes, qui ont proliféré par le passé, devront être assainies progressivement, il s'agira, toutefois, d'élaborer les futures lois de manière à ce qu'elles correspondent à la réalité sociale et à ce qu'elles puissent être appliquées sans délais ; évitant ainsi les effets d'annonce sans lendemains. Cette nouvelle approche est essentielle pour restaurer la confiance en l'Etat de droit et est un préalable à l'adhésion et à la crédibilité de tout modèle de développement.
Le détenteur de la décision publique devra, à son tour, élaborer des lois plus souples, plus fluides et moins restrictives, accordant davantage de confiance au citoyen et aux opérateurs et permettant ainsi à l'initiative et l'innovation de s'exprimer pleinement. Le décideur public devra aussi faire en sorte que l'accès aux services publics soit plus transparent, plus fluide, plus simple et plus efficace. Il s'agira particulièrement de lutter contre la multiplication des intervenants et des étapes pour accéder à ces services ; sachant que ces délais, ces étapes et l'opacité de certaines procédures sont autant d'opportunités favorisant le clientélisme et la corruption.
Une confiance mutuelle entre gouvernés et gouvernants ne peut durablement s'installer sans fortement réduire le sentiment d'injustice perçu par la population dont l'une des manifestions les moins acceptées par la société est la « Hogra ». Ce terme désigne en même temps l'injustice, l'abus du fort vis-à-vis du faible et le dénigrement ressenti par la dureté de la vie quotidienne et l'incapacité de faire face aux besoins et aux attentes des siens.
Ce sentiment de « Hogra » est de surcroit souvent utilisé pour alimenter la radicalisation et les protestations. Les puissants détenteurs de ce pouvoir de « Hogra » sont principalement, aux yeux de la population, les détenteurs des pouvoirs politique, administratif et économique tant au niveau planétaire, qu'à l'échelle nationale ou locale. Il s'agira, du moins aux niveaux national et territorial, non seulement de fortement réduire le pouvoir discrétionnaire des administrations, mais aussi d'enraciner la notion de service de l'usager ainsi que la protection des droits des justiciables et des consommateurs.
Pour conclure, notre pays n'a plus les moyens de se permettre d'être dans « l'à-peu-près » législatif qui ouvre la voie à une réglementation inégale, inadaptée et dont le respect est soumis au bon vouloir de chaque responsable, nourrissant ainsi le sentiment d'injustice et de défiance. Le passage d'une société basée sur l'intermédiation, les avantages et les privilèges à une société de droit, garantissant l'équité devient ainsi une nécessité pour accéder à un nouveau palier de développement.



Rupture#2
*Passer d’une approche basée sur l’urgence et la réaction pour tenter d’éteindre les foyers de crise à l’anticipation et à la vision stratégique de long-terme


L’une des principales faiblesses de notre dynamique de développement actuelle est la déperdition des efforts et des moyens qui sont de plus en plus mobilisées pour tenter d’apporter des réponses aussi urgentes que provisoires à des foyers de crises en l’absence d’anticipation et de vision stratégique de long-terme.

Or, l’approche actuelle est non seulement coûteuse économiquement puisqu’elle est de nature à favoriser la culture de l’improvisation et du provisoire mais elle a également un coût social non négligeable où la protestation devient, aux yeux de la population, le seul moyen qui permette d’obtenir des réalisations palpables impactant sa vie quotidienne. Les dernières protestations enregistrées dans les provinces d’Al Hoceima, de Jerada ou de Zagora sont des limites de cette approche.

L’approche basée sur l’urgence, l’improvisation et les effets d’annonces est visibles au niveau de plusieurs politiques et services publics notamment :
• Les plans d’urgence et les réformes successives du système d’éducation et l’octroi de budgets, parmi les plus élevés au monde relativement au PIB, avec, en contrepartie un niveau qualitatif en perpétuelle dégradation et considéré parmi les plus faibles au monde ;
• Les programmes de développement sans moyens ni effets à l’instar du programme national de développement de l’emploi ;
• La généralisation annoncée de l’accès à l’eau potable pour tous les ménages alors que 30% des habitations rurales ne sont pas raccordées au réseau d’eau potable ; les critères utilisés par les pouvoirs publics étant la disponibilité d’une source d’eau à moins d’un kilomètre ;
• La disponibilité affichée du personnel médical dans certaines zones rurales ou enclavées alors que le médecin n’est présent que 1 à 2 jours par semaine et que l’obtention d’un rendez-vous peut prendre plusieurs mois ;
• La disponibilité effective de certains équipements médicaux alors que ceux-ci sont défectueux depuis plusieurs années ou ne disposent des techniciens ou des consommables leur permettant d’être opérationnels.

A la culture des réalisations sur le papier sans impacts sur la vie quotidienne de la population, s’ajoute la multiplication et la dispersion des programmes sociaux répartis entre plusieurs secteurs. Ainsi, il n’est pas rare de constater que les catégories aisées sont les principales bénéficiaires de mesures initialement destinées aux catégories les plus vulnérables à l’instar de la compensation. Il a été, par exemple, constaté que qu’une part importante des bénéficiaires initiaux du RAMED appartenaient au quintile (20%) le plus aisé de la population et que certains étaient déjà couverts par un autre régime (l’AMO).

Cette absence d’anticipation, de cohérence et de ciblage des programmes sociaux a pour conséquences que ces programmes peinent à atteindre leurs objectifs en matière de réduction des inégalités sociales et spatiales et de développement humain et ce, malgré les moyens importants qui leur sont consacrés. Ainsi, le classement du Maroc en matière de développement humain n’a pas progressé durant les 20 dernières années et le niveau des inégalités est resté élevé (GINI=0,40) malgré un inversement de tendance observé entre 2007 et 2014. Par ailleurs, au niveau des inégalités territoriales, 80% de la pauvreté reste toujours concentrée en milieu rural.

Dans ce contexte, il s’agit, aujourd’hui, d’adopter une approche basée sur l’anticipation et à la vision stratégique de long-terme qui nous permette de mobiliser et de coordonner nos efforts ainsi que d’en optimiser le potentiel. L’élaboration et la mise en œuvre de cette vision ne nécessitent pas seulement des compétences et des moyens mais aussi :
• L’appropriation du projet sociétal commun dont la source première devra être la volonté et l’adhésion des citoyennes et des citoyens, l’objectif principal sera l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs enfants et dont le moteur essentiel sera l’effort collectif pour atteindre des objectifs communs ;
• L’anticipation qui se traduit par l’introduction d’une nouvelle culture en matière de programmation et d’exécution basée sur la mise en place des mécanismes nécessaires pour l'écoute, la prise en charge précoce et la gestion de crises ;
• La garantie de la durabilité qui protège les intérêts des générations futures en tant que principe essentiel dans la gestion de la chose publique et privé qui écarte les solutions de colmatage et les pseudo-succès provisoires qui hypothèquent l’avenir ;
• L’intégration d’une culture de service au citoyen avec une évaluation précise de l’impact effectif des politiques sur la vie quotidienne de la population.

Si les moyens dont dispose notre pays sont limités pour nous permettre d’apporter une réponse immédiate à toutes les attentes de la population, il est d’autant plus inconcevable que ces moyens soient fortement mobilisés pour apporter des réponses ponctuelles dans l’urgence plutôt que pour accompagner la dynamique de développement de manière durable et efficiente. Dans ce contexte, il devient donc aussi urgent que nécessaire de passer d’une approche basée sur l’urgence et la réaction pour tenter d’éteindre les foyers de crise à l’anticipation et à la vision stratégique de long-terme pour accéder à un nouveau palier de développement.



Rupture#3
*Passer de l’éparpillement des efforts et de l’usage des ressources au ciblage des politiques publiques sur les ménages et les territoires

La dynamique de développement de note pays n’a pas été en mesure de réduire les inégalités sociales et territoriales durant les 20 dernières années malgré l’importance, la multiplicité et la succession des politiques publiques et des programmes économiques et sociaux destinés à cet effet. Or, la réduction des inégalités sociales et spatiales est non seulement nécessaire au renforcement de la cohésion sociale mais contient intrinsèquement des potentialités importantes d’accélération de la dynamique de développement. Pour être en mesure de valoriser ce potentiel latent, il est, aujourd’hui, nécessaire de passer de l’éparpillement des efforts et de l’usage des ressources au ciblage des politiques publiques sur les ménages et les territoires.

En effet, bien que les taux de pauvreté et de vulnérabilité aient fortement baissé durant cette période, les inégalités sociales et notamment les écarts en matière de niveau de vie des ménages se sont maintenus au même niveau durant les 20 dernières années malgré une légère amélioration entre 2007 et 2014. Parallèlement, la mobilité sociale ascendante a atteint un degré de rigidité important illustrée par le fait que seuls 1,9% des enfants d’ouvriers ou d’exploitants agricoles atteignent un niveau de cadre supérieur.

Ces inégalités sont encore plus importantes entre les territoires notamment en ce qui concerne l’importance de l’activité économique, les opportunités d’emploi, le niveau d’éducation, l’accès aux soins et aux services administratifs. A titre d’exemple, le nombre moyen d’années de scolarisation par habitant est inférieur à 2 ans dans plusieurs communes rurales quand celui-ci dépasse les 10 ans dans certains arrondissements urbains. D’autre part, certaines provinces disposent d’un médecin pour 700 habitants quand d’autres provinces ne disposent que d’un seul médecin pour plus de 7000 habitants.

Parallèlement, il existe plus de 100 programmes sociaux répartis entre différentes institutions alors que mécanismes font défaut pour en garantir le ciblage, la coordination et la complémentarité. Au déficit d’efficacité de ces programmes s’ajoute une répartition déséquilibrée des investissements privés et publics entre les différents territoires.

Pour illustrer la reproduction de ces déséquilibres, il suffit de s’intéresser à la répartition des investissements des établissements publics prévus par le projet de loi de finances pour l’année 2019 qui dépassent les 5000 dirhams par habitant en ce qui concerne la région de Casablanca-Settat contre 1000 pour la région de Fès-Meknès et 1500 pour celle de Draa-Tafilalet.

Bien que les territoires les plus favorisés aient aussi besoin de soutien et d’investissement, elles ont, pour la plupart, atteint leurs potentiels de croissance, d’attractivité des talents et des investissements. Parallèlement, les zones les moins favorisées recèlent de ressources humaines et naturelles largement sous exploités. L’intégration de ce capital humain et la valorisation de ces ressources ne pourront se réaliser qu’à travers l’amélioration de l’attractivité, de la connectivité et du cadre général de vie dans ces territoires.

Dans ce contexte et pour accéder à un nouveau palier de développement, il devient impératif de valoriser tout le potentiel social et territorial du pays et d’assurer l’inclusion de toutes les Marocaines et tous les Marocains dans cette dynamique. L’atteinte de ces objectifs implique de passer de l’éparpillement des efforts et de l’usage des ressources au ciblage des politiques publiques sur les ménages et les territoires. A cet effet, il s’agit notamment de :
• Soutenir une dynamique de développement équilibrée sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, tout en continuant à appuyer la trajectoire de développement sur le littoral Atlantique Nord, il est nécessaire de poursuivre la mobilisation pour la mise en œuvre du modèle de développement des provinces du Sud et d’élaborer une stratégie intégrée pour le développement des zones de montages et du corridor frontalier ;
• Orienter les politiques sociales vers les ménages avec l’objectif de contribuer à leur propre mobilité sociale et à celle de leur enfants. Cet accompagnement social s’intégrera dans le projet du ménage et bénéficiera des leviers que constituent la mobilisation, la solidarité et la responsabilité de chacun vis-à-vis du ménage ;
• Garantir un ciblage précis des bénéficiaires à travers notamment la mise en place du registre unique et l’évaluation régulière de l’impact des politiques publiques sur la vie quotidienne des ménages et sur la réduction des inégalités sociales et territoriales.

C’est en passant de l’éparpillement des efforts et de l’usage des ressources au ciblage des politiques publiques sur les ménages et les territoires, que l’action publique sera plus efficace et plus équitable contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale en brisant le cycle du déterminisme social et territorial de reproduction de la pauvreté tout en valorisant le potentiel de réalisation d’une nouvelle dynamique de développement à travers l’inclusion de tous et sur l’ensemble du territoire national.



Rupture#4
*Passer d’une gestion sectorielle en silos à une approche intégrée basée sur la cohérence et la complémentarité des services et des projets de développement au niveau et territoires


Notre dynamique de développement s’appuie sur des stratégies et des plans sectoriels qui, pour certains, ont permis de réaliser des avancées notables, mais pour la plupart, se sont vite confrontés à des limites liées à l’absence d’une approche intégrée basée sur la cohérence et la complémentarité entre les services et les projets de développement au niveau des territoires.

Ce déficit d’articulation et de coordination est abondamment illustré dans un ensemble de dysfonctionnements. Ainsi, il n’est pas rare de voir s’édifier de grands ensembles d’habitations qui restent déserts car ils ne disposent pas de routes, ne sont pas connectés à un quelconque réseau de transport public sans parler de l’absence de sécurité, d’opportunités d’emplois, d’établissements scolaires ou d’offre de services de soins, administratifs, culturels ou sportifs.

Cet exemple de gestion sectorielle en silo dans le domaine de l’habitat nous a conduit au paradoxe d’octroyer, d’une part, d’importants moyens pour réduire un déficit qui s’élèverait à 400'000 logements alors, que d’autre part, près de 1,2 millions de logement seraient vacants.

La même situation se répète dans plusieurs zones industrielles peu valorisées souffrant d’une inadéquation entre les besoins des opérateurs et l’offre disponible notamment due à l’appropriation et une valorisation souvent inadaptée du foncier initialement réservé à l’industrie par des spéculateurs immobiliers. A cela s’ajoute un dimensionnement insuffisant des infrastructures hors et au sein du site quand elles existent ainsi que l’absence des services nécessaires notamment en ce qui concerne le transport et la restauration.

Ces mêmes problématiques sont observées au niveau de l’articulation entre les politiques nationales et territoriales. L’une des illustrations les plus aberrantes de ce déficit d’articulation et de coordination est de voir, par exemple, certains ponts surplomber des routes ou des autoroutes sans que ces mêmes ponts ne soient, eux-mêmes, connectés à aucune route. Le déficit le plus inquiétant aujourd’hui se situe dans l’absence d’interaction effective entre les stratégies sectorielles, qui continuent à être exécutées sans pleinement prendre en considération la profonde réforme de l’état qu’est la régionalisation avancée, et certains plans de développement régionaux qui n’ont pas complétement intégré les limites et les contraintes en termes de ressources et de moyens au niveau national.

Ce déficit de coordination et d’articulation impacte également le développement et l’intégration du tissu productif national. Ainsi, par exemple, le Maroc exporte des minerais contenant des métaux qui sont raffinés en Europe ou en Chine et qu’il réimporte pour son industrie (Cuivre, Plomb…). Ces territoires, d’où sont prélevés ces mêmes minerais, sont non seulement vulnérables et en déficit d’opportunités et de perspectives mais disposent, pour la plupart, d’une culture industrielle et d’une infrastructure de base qu’il s’agit de rafraîchir et de moderniser. Parallèlement, les obstacles qui entravent l’intégration des produits marocains dans les chaines de valeurs mondiales et leurs accès aux marchés internationaux sont peu pris en charge notamment au niveau du transport et de la logistique, des barrières réglementaires et normatives et du marketing et de la distribution.

Pourtant, cette coordination et cette interaction entre les différents secteurs et acteurs nationaux et locaux ont d’autant plus d’importance que le succès d’un secteur peut être entièrement dépendant de politiques menées au niveau d’un autre département à l’instar de la mise en œuvre de l’Open Sky au niveau du transport aérien qui a été l’un des principaux moteurs du développement des arrivées touristiques durant la décennie 2000. Alors, qu’à l’inverse, l’absence d’infrastructures d’assainissements par exemple a fortement impacté les premières années de démarrage d’une station balnéaire à l’Est du pays.

Il est donc aujourd’hui, nécessaire de passer d’une gestion sectorielle en silos à une approche intégrée basée sur la cohérence et la complémentarité des services et des projets de développement au niveau et territoires, Il s’agit particulièrement de :
• Adopter une approche systémique intégrée basée sur la contractualisation dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques ;
• Insérer, dans le cadre d’une stratégie industrielle globale de manière complémentaire et intégrée avec les métiers mondiaux du Maroc, le développement du potentiel de valorisation des ressources naturelles et des territoires du pays ainsi que le développement d’une infrastructure matérielle et immatérielle d’appui à l’accès aux marchés internationaux pour les produits nationaux. Il s’agit, en effet, de passer d’une offre exportable basée sur la compétitivité par le cout à une offre basée sur le potentiel spécifique et la dynamique de conquête des marchés ;
• Accélérer la grande réforme de l’Etat que constitue la régionalisation avancée qui permettra aux régions d’avoir plus de poids et de ressources pour activer la dynamique d’un développement basé sur les spécificités et les atouts des territoires tout en prenant en compte leurs contraintes ;
• Assurer une intégration territoriale des politiques publiques dans le cadre de la régionalisation intégrée notamment à travers les contrats programmes Etat-Régions ;
• Etablir et éclaircir les prérogatives et les modes d’interaction et de coordination des différents intervenants, en appréhender les liens de causalité et notamment leur influence en termes de blocage ou de déperdition d’efforts ;
• Prédéfinir les mécanismes d’évaluation, d’alerte et de remédiation nécessaires.

Notre dynamique de développement ne peut plus être l’otage d’une absence de coordination. Les rares ressources desquelles nous disposons pour créer de la richesse et de l’emploi ne sauraient être dilapidées ou bloquées en l’absence de mécanisme de mise en cohérence, de coordination et d’évaluation. Pour remédier à ces dysfonctionnements et accéder à un nouveau palier de développement, il est, aujourd’hui, nécessaire de passer d’une gestion sectorielle en silos à une approche intégrée basée sur la cohérence et la complémentarité des services et des projets de développement au niveau et territoires.



Rupture#5
*Passer d’un modèle d’édification des infrastructures à un modèle visant à renforcer les capacités humaines et celles des entreprises et des organisations pour accompagner la nouvelle dynamique de développement recherchée


Durant les 20 dernières années, notre pays a consacré une part importante de ses ressources à l’édification d’infrastructures qui, par ce qu’elles ne sont pas valorisées à leurs pleins potentiels, ne contribuent pas suffisamment à la création de richesse et d’emploi. Pour accompagner la nouvelle dynamique de développement, il est nécessaire de passer d’un modèle d’édification des infrastructures à un modèle visant à renforcer les capacités humaines et celles des entreprises et des organisations.

Parmi les multiples transformations qui se sont produites dans notre pays durant les 20 dernières années, la plus visible est le développement du premier réseau d’infrastructures en Afrique. Ces infrastructures ont été édifiées notamment grâce à la mobilisation d’un niveau d’investissement si situant à plus de 30% du PIB ; l’un des taux les plus importants au monde.

La rentabilité de ces investissements en termes de croissance est aujourd’hui parmi les plus faibles au monde. Ainsi, pour générer 1 point de croissance, il faut, au Maroc, augmenter l’investissement de plus de 8% au lieu de 4% en moyenne pour les pays émergents. Durant la même période, le point de croissance, qui induisait la création de plus de 30'000 emplois, en crée plus ou moins 15'000.

En effet, si nous savons aujourd’hui réaliser de grandes infrastructures, nous n’avons pas été en mesure de les valoriser de manière optimale ; les rares valorisations étant le fruit d’investisseurs étrangers à l’instar de l’industrie automobile à l’exception notable de l’OCP et d’une poignée d’autres investisseurs nationaux.

Cette situation questionne sur la pertinence de l’orientation des futurs investissements sur le renforcement du « Soft » (Exploitation) plutôt sur l’édification « Hard » (Construction) pour créer les conditions d’un développement vertueux.

Ce passage de la logique « Hard » à l’approche « Soft » implique d’orienter les investissements vers le renforcement des capacités humaines, des entreprises et des organisations pour accompagner la nouvelle dynamique de développement recherchée. Pour y parvenir, il s’agit de :

• Elaborer une stratégie nationale, déclinée au niveau régionale et locale, pour un renforcement substantiel de capacités du capital humain. Ce renforcement ne devra pas se limiter aux compétences techniques mais aussi se focaliser sur les valeurs de citoyenneté, du mérite, du travail, du respect des normes et des engagements, du savoir-être, du savoir-apprendre et du savoir-communiquer. Ce renforcement devra aussi avoir pour objectif de garantir un bagage de valeurs et de compétences fonctionnelles minimales qui permette à chacun de s’intégrer dans la dynamique de développement. Il permettra, ensuite, à ceux qui le désirent de poursuivre leur formation tout au long de la vie et de certifier leurs compétences acquises ;
• Consacrer une part de plus en plus importante de l’investissement public à l’accompagnement effectif du renforcement de l’appareil productif et des entreprises à travers notamment le renforcement de l’appui à l’investissement, au recrutement, à la formation des compétences, à l’innovation et à a conquête de marché ainsi qu’à travers des prises de participations directes ainsi que la prise en charge de certains risques notamment en ce qui concerne les secteurs stratégiques et/ou d’avenir fortement capitalistiques ;
• Allouer un part des investissements au développement des technologies et de l’innovation qui permettraient au Maroc de passer du stade de consommateur à celui de producteur de technologie et d’innovations ;
• Assainir, en amont, le foncier en marge des infrastructures édifiées (ou à édifier) tout en proposant une offre locative pour les industries et en renforçant les services connexes pour encourager l’investissement privé et éviter la spéculation.

Notre pays est, aujourd’hui, doté d’un réseau d’infrastructures moderne qu’il est nécessaire de mieux valoriser pour créer plus de richesse et d’emplois. Pour accéder à un nouveau palier de développement, il est nécessaire, aujourd’hui, de passer d’un modèle centré sur l’édification des infrastructures à un modèle visant à renforcer les capacités humaines et celles des entreprises et des organisations.




Rupture#6
*Passer d’une consommation abusive des ressources rares, notamment en eau, en énergie et en financements, à une consommation responsable de ces ressources et à leur valorisation pour le développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyennes et des citoyens en y intégrant des conditions à caractère contraignant pour garantir la durabilité

Notre approche actuelle de développement se traduit par une consommation abusive des ressources rares dans notre pays notamment en ce qui concerne l’eau, l’énergie et les financements. De par la forte corrélation entre approvisionnement en ressources, satisfaction des besoins des citoyens, productivité économique sécurité alimentaire et stabilité, il est, aujourd’hui, nécessaire d’adopter une consommation responsable de ces ressources rares et d’entreprendre une valorisation contribuant au développement et à l’amélioration des conditions de vie des citoyennes et des citoyens en y intégrant des conditions à caractère contraignant pour garantir la durabilité.

En effet, notre pays fait partie des 20 pays les plus touchés par le stress hydrique ne disposant plus que de 500 m3 d’eau par habitant en 2018 contre 2500 m3 en 1960 sachant qu’environ 80% de la consommation d’eau est absorbée par l’agriculture, 12% par les ménages et 8% par l’industrie. Cette situation de stress hydrique est accentuée par les effets du changement climatique et questionne sur la distribution rationnelle et équitable de cette ressource rare ainsi que sur son potentiel de valorisation.

Nous pouvons constater, par exemple, que les territoires montagneux qui possèdent les réserves d’eau les plus importantes sont parmi les plus mal desservis par cette ressource qui est mobilisée en aval pour l’agriculture extensive et la consommation des ménages urbains ; cette situation exacerbant les tensions sociales dans des territoires en situation de vulnérabilité multidimensionnelle par ailleurs. La question peut, par ailleurs aussi, se poser de savoir s’il est pertinent de continuer à produire des cultures à gros besoins d’eau, a fortiori de les exporter, dans certains cas.

Parallèlement, notre facture énergétique est passée de 4,2% du PIB en 2002 à 6,5% en 2017 atteignant un pic à 11,4% en 2013 du à la forte progression des cours du pétrole. Le renforcement du tissu industriel du pays cumulé à l’évolution de la mobilité des biens et des personnes et du niveau des équipements des ménages a induit une augmentation constante des besoins en énergie alors que le Maroc importe plus de 90% de ses besoins. Si l’impact de ces évolutions est aujourd’hui atténué par le développement des énergies renouvelables, il importe de questionner notre mode de consommation et de valorisation de la ressource énergétique.

En ce qui concerne la rareté des ressources financières, le Maroc ne possède pas, à l’instar d’autres pays, de ressources naturelles lui permettant de disposer de revenus suffisants pour accompagner ses besoins en matière de développement. Notre pays ne peut, par ailleurs, de par sa taille, son histoire et sa structure socio-économique se positionner en tant que « paradis fiscal » pour attirer et retenir massivement des capitaux. Or, notre dynamique de développement actuelle, qui est essentiellement portée par la consommation finale des ménages et des administrations ainsi que par l’investissement notamment public a entraîné une évolution inquiétante de l’endettement public et de l’endettement des ménages. Si le recours à l’endettement est vertueux quand ce dernier est affecté à l’investissement, il l’est moins quand les ménages et les institutions publiques y ont recours respectivement pour boucler des fins de mois difficiles ou pour couvrir des dépenses ordinaires.

Ces tendances en matière de consommation non durable des ressources en eau, en énergie et en financement est de nature à hypothéquer la capacité de développement des générations futures. Il est donc aujourd’hui nécessaire de passer d’une consommation abusive de ces ressources rares à une consommation responsable de ces ressources et à leur valorisation pour le développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyennes et des citoyens en y intégrant des conditions à caractère contraignant pour garantir la durabilité. Cette rupture implique d’intégrer la durabilité en tant que pilier du modèle de développement du pays à travers notamment :
• La mise en œuvre d’une stratégie intégrée de développement par le climat s’appuyant sur les opportunités offertes par la finance climatique pour renforcer la résilience du pays, nous accompagner dans l’atteinte des objectifs nationaux en la matière et contribuer au développement des secteurs de l’économie verte et bleue dans notre pays et sur le continent africain ;
• L’élaboration d’une stratégie intégrée d’efficacité hydrique intégrant des objectifs précis en matière de durabilité, de distribution équitable et de valorisation responsable de la ressource hydrique à l’aide notamment de contrats de nappe, de la valorisation des bassins versants et de eaux usées et l’adoption d’un juste prix de la ressource hydrique ;
• L’accélération de la mise en œuvre de la stratégie énergétique et notamment du développement des capacités de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables ;
• La mise en œuvre effective de la stratégie nationale d’efficacité énergétique et l’évaluation de tous les projets de développement en cours et à venir à travers ce prisme ;
• L’orientation progressive du recours à l’endettement des institutions publiques vers l’investissement productif avec un rééquilibrage des maturités de la dette avec les capacités de remboursement directement liés aux investissements concernés ;
• La mise en place des mécanismes efficients pour améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et notamment des classes moyennes, prévenir le surendettement et soutenir les ménages en situation de surendettement.

La baisse progressive du niveau de durabilité de notre trajectoire de développement constitue non seulement un frein pour la dynamique actuelle mais aussi une hypothèque pour l’avenir de nos enfants. Pour accélérer notre évolution vers un nouveau palier de développement et en garantir la durabilité, il est nécessaire de passer d’une consommation abusive des ressources rares en eau, en énergie et en financements, à une consommation responsable de ces ressources et à leur valorisation pour le développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyennes et des citoyens.

6/11/2018
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 Marche Verte
Une grande épopée qui a amorcé la formidable mue des provinces du Sud

La Marche Verte est sans conteste un jalon qui fait date dans l'Histoire contemporaine du Maroc.
Initiée de main de maître par Feu SM Hassan II en 1975, cette grande épopée, célébrée le 6 novembre de chaque année, est une étape phare dans le processus du parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume. C'est aussi un événement mémorable qui marque, pour les provinces du Sud, le début d'une formidable mue économique et sociale qui se poursuit aujourd'hui sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI.
La célébration mardi du 43ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, est ainsi l'occasion pour le peuple marocain dans son ensemble de se remémorer les significations historiques profondes et les enjeux décisifs de cette épopée nationale glorieuse qui traduit le ferme attachement et la volonté inébranlable des Marocains à récupérer leurs terres spoliées.
Elle est également l'occasion de réaffirmer la détermination de préserver les valeurs sacrées du Royaume et de les inculquer aux générations montantes en vue de renforcer leur sentiment de patriotisme, d'appartenance nationale et d'identité marocaine.
Et c'est surtout l'opportunité de souligner l'importance pour les différentes composantes de la société de poursuivre la mobilisation collective en faveur du développement multidimensionnel de ce territoire cher à tous les Marocains et fêter son retour triomphal au giron de la mère patrie. 
Porteuse d'innombrables leçons, cette marche singulière qui illustre la forte cohésion entre le Trône et le peuple et l'unanimité autour des constantes et des valeurs sacrées de la nation marocaine, témoigne du génie du Roi unificateur qui a réussi de manière civilisée et pacifique, à mettre un terme à la présence coloniale dans le Sahara marocain. 
En réponse à l'appel Royal et du devoir national, 350.000 volontaires civils, venant des quatre coins du pays, ont convergé de manière ordonnée et en toute sérénité, vers la région du Sahara traversant à pas sûrs les frontières chimériques et hissant en toute confiance le drapeau national dans le ciel de ce territoire qui depuis la nuit des temps faisait partie intégrante du Maroc. 
Ainsi, cet événement remarquable inscrit en lettres d'or dans l'Histoire du Maroc, est devenu un symbole pour toute une Nation et l'expression de la quête de tout un pays à un développement durable, global et harmonieux.
D'ailleurs, cette Marche enclenchée il y a 43 ans se poursuit aujourd'hui sous le règne de SM le Roi Mohammed VI qui a doté les provinces du sud du Royaume d'un nouveau modèle de développement économique prévoyant des investissements de l'ordre de 77 milliards de dirhams.
Lancé par le Souverain en 2015, ce nouveau modèle de développement des provinces du Sud, au-delà de sa dimension économique, se veut un véritable projet de société qui a pour ambition de favoriser l'épanouissement de l’individu marocain, de préserver sa dignité et de le placer au cœur du processus de développement. 
Ce modèle permet de poser les bases fondatrices d’une politique intégrée favorisant le renforcement du rayonnement du Sahara comme centre économique et comme trait d’union entre le Maroc et son prolongement africain. Les nombreux chantiers et projets mis en oeuvre dans ce cadre laissent présager un avenir prometteur pour une région vouée à devenir un pôle logistique incontournable et un véritable hub régional et international. 
En chiffres, le taux d’avancement des projets dans le cadre du Programme de développement des provinces du Sud a atteint 48% et les fonds engagés jusqu’à fin mars 2018 s'élèvent à environ 21 MMDH, a assuré le Chef du Gouvernement, Saâd Dine El Otmani, notant que ce taux devrait atteindre 70% vers la fin de cette année.

6/11/2018
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 43ème anniversaire de la Marche Verte
La tombée des masques, signe avant-coureur du triomphe du droit

Jamal HAJJAM

Si la Marche Verte, conçue et organisée par feu Hassan II en 1975, avait mis fin à la colonisation du territoire du Sahara marocain, elle avait aussi contrarié les rêves d’hégémonie et d’expansion territoriale des détracteurs du Maroc qui cherchaient à l’étouffer et à le déstabiliser en créant une entité fantoche sur une partie de son territoire.
La célébration cette année du 43ème anniversaire de cette épopée glorieuse, revêt un cachet particulier dans la mesure où elle intervient à un moment crucial de notre cause nationale. L’Organisation des Nations Unies semble en effet déterminée, aujourd’hui plus que jamais, à mettre les bouchées doubles en vue de venir à bout de ce conflit artificiel qui ne cesse de mettre à mal la sécurité régionale et la paix dans le monde, du fait du climat d’instabilité qu’il engendre et des trafics et implications subversives des éléments armés du Polisario.
L’organisation par l’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara, en décembre prochain à Genève, d’une table ronde initiale impliquant directement l’Algérie en tant que partie prenante -une première dans les annales du conflit-, en dit long sur l’intention de l’ONU de passer à la vitesse supérieure dans le processus de règlement et, surtout, de mettre le voisin de l’Est devant ses responsabilités historiques. Une échéance à même de clarifier davantage les choses et de dissiper le flou entretenu par Alger 43 ans durant.
Après la conviction de la communauté internationale de l’impossibilité pratique d’organiser un référendum d’autodétermination, l’ONU avait, faut-il le rappeler, ouvert la voie, dès 2004, devant une autre forme d’autodétermination : une solution politique négociée et définitive. Le Maroc y a concrètement adhéré en 2007 en mettant sur la table son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté du Maroc et de son unité nationale.
L’initiative marocaine s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Elle apporte ainsi la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région en garantissant à tous les sahraouis, à l'extérieur comme à l'intérieur, toute leur place et tout leur rôle, sans discrimination ni exclusive, dans les instances et institutions de la région. Le fait est que les populations du Sahara géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives. Pour ce faire, elles disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participeront, de manière active, à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume.
En face, du côté du front Polisario et de son mentor l’Algérie, on se fossilise et on demeure accroché au chimérique référendum qu’on prend pour unique forme d’autodétermination. Une approche-prétexte tout à fait erronée puisque le projet marocain d'autonomie s'inspire des propositions pertinentes de l'ONU et s'appuie sur des normes et standards internationalement reconnus.
Le statut d'autonomie de la Région qui fera l'objet de négociations sera en outre soumis à une libre consultation référendaire des populations concernées. Il constituera alors, conformément à la légalité internationale, à la Charte des Nations Unies et aux résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, le libre exercice, par ces populations, de leur droit à l'autodétermination.
Voilà pourquoi l’initiative marocaine a bénéficié d’un large soutien à l’international et d’aucuns l’ont qualifiée de “sérieuse et crédible”.
On le voit bien, le 43ème anniversaire de la Marche Verte coïncide avec la tombée des masques, préalable au triomphe du droit. Désormais, la véritable partie concernée, qui n’est autre que l’Algérie,
est substantiellement désignée par l’ONU comme partie au conflit. Elle va devoir composer avec cette nouvelle donne et assumer ses pleines responsabilités dans les entraves aux droits, au développement et à la paix qu’elle a semées dans toute la région.
Jamal HAJJAM

5/11/2018
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 Anniversaire de la Marche Verte
En 43 ans, le Sahara marocain est devenu un havre de paix et de prospérité

Mohamed BELMAHI

Début octobre 1975, la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye reconnut l’existence de liens entre les tribus sahraouies et le Royaume Chérifien. Des liens qui remontent bien avant la conquête espagnole de 1884.
Le 23 octobre 1975, dans un élan patriotique indescriptible, un premier convoi de marcheurs avait déjà pris position à Tarfaya. Le 6 novembre 1975, à l’aube, un cortège de 350.000 Marocains est en route vers le Sud du Royaume pour libérer pacifiquement le Sahara marocain du colonialisme espagnol, à la suite de l’arrêt rendu par la CIJ.
Après plus de trois heures de marche, la vague humaine pacifique a franchi la frontière fantoche, munis d’un exemplaire du Saint Coran, dans une main, et du portrait de Feu SM le Roi Hassan II, dans l’autre.
Pris à court par la pertinence de la cause, sa justesse et le courage des marcheurs patriotes, le colonisateur n’avait plus de choix que de s’éclipser, sans tirer un seul coup de feu.
Naturellement, le défi était gigantesque. Il fallait, non seulement, émanciper nos provinces récupérées, mais également permettre à leurs habitants retrouver la quiétude, après la joie des retrouvailles.
Le Maroc s’est mis illico presto à l’œuvre pour asseoir les structures de base d’un développement durable dans ce désert qui ne comptait  que quelques casernes et des pattés de maisons dispersées. Quarante trois ans après, ces provinces sont devenues un havre de paix et de prospérité.
Des plans de développement, avec des centaines de milliards de dirhams, ont été alloué pour réussir la transformation : un soutien politique et financier combiné à une volonté royale agissante et à une conviction puissante du peuple marocain, des partis politiques nationalistes et, surtout, l’implication des populations locales pour ériger cette région en pôle de développement encore plus prospère que ceux du Nord du pays, outre un modèle de développement de proximité. En somme, permettre aux sahraouis marocains de vivre sans peur, tout en assumant leurs responsabilités et gérer eux-mêmes leur avenir.
Beaucoup de chemin a été parcouru dans le chantier des réformes et de la mise à niveau de ces provinces chères aux Marocains, et la cadence de construction est passée à la vitesse supérieure.
Le Maroc a décidé d’agir et de respecter les échéances, convaincu que l’entêtement des obstructionnistes à l’intégrité du Sahara marocain ne reviendront jamais à la raison. Le Maroc a entamé, effectivement, la mise en branle de son projet de régionalisation, pour cette partie du Royaume, à partir du moment qu’il fait partie intégrante du pays et le restera pour l’éternité, n’en déplaise aux « autres » qui doivent changer de lunettes. Le Maroc n’a pas de temps à perdre dans la diatribe, car l’avenir des générations futures en dépend. Sa Majesté le Roi Mohammed VI n’a pas besoin de recourir aux subterfuges pour masquer la réalité : notre position est soutenue dans cette conjoncture internationale défavorable, contrairement aux ennemis de notre intégrité territoire pour lesquels l’affaire du Sahara est un subterfuge face à la contestation populaire qui ne cesse de réclamer une vie digne.
L’initiative Royale, comme le confirme, le Concept Royal du Développement, émancipe l’Homme avant le territoire et demeure tournée vers l’action, dont chaque mot sonne comme un cri du cœur. Elle se veut, ainsi, un agenda et une contribution pour la réalisation effective des objectifs du développement humain. Un agenda pour faire valoir l’esprit de la glorieuse Marche Verte, lequel esprit a fait émerger le génie marocain.
C’est également une contribution à la définition d’un agenda pour faire du Maroc un pays émergent, respecté et debout, et ce dans un souci permanent de vérité et de rigueur inclusive.
43 ans, donc, après la Marche Verte, le Maroc est fier d’être cité parmi les économies les plus dynamiques dans la rive Sud de la Méditerranée, au moment où les obstructionnistes continuent dans l’œuvre belliqueuse contre le Maroc qui, lui, a décidé de se concentrer sur son sujet et continuer l’œuvre entamée, celle de la construction et du développement tous azimuts .
Mohamed BELMAHI

5/11/2018
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 Un réacteur à six pales pour faire décoller le Maroc
La conception égalitariste istiqlalienne du nouveau modèle de développement

Ahmed NAJI

Par Ahmed NAJI /

L’actuel modèle de développement n’a pas failli, mais il a fait son temps et ne peut plus répondre aux nouveaux défis auxquels le Maroc doit de faire face, a déclaré le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), M. Nizar Baraka, lors de son exposé politique devant les membres du Conseil national réunis en session d’octobre, samedi dernier à Rabat. Le nouveau modèle se doit, pour sa part, de concorder avec les nouveaux défis auxquels est confronté le Maroc, celui élaboré par le PI s’appuyant sur six axes pour remettre l’économie nationale sur la voie de la croissance inclusive, au profit de l’ensemble des citoyens, a souligné M. Baraka.
Présentant les grandes lignes du projet de nouveau modèle de développement tel que conçu par le PI, en réponse à l’appel de SM le Roi aux formations politiques à ce sujet, M. Baraka a insisté sur la dimension égalitariste qui le caractérise, et ce, en parfaite cohérence avec les valeurs et principes fondamentaux enracinés dans la culture politique istiqlalienne.
M. Baraka a tenu à rendre justice au modèle de développement désormais dépassé. Le bilan des années écoulées n’est point négatif et le pays ne va pas redémarrer à zéro. Nombre de déficits sociaux ont pu être résorbés, à divers degrés, dans le cadre de la stratégie précitée. Ainsi en est-il du taux de scolarisation au niveau du cycle primaire, qui est passé de 92,1% en 2008-2009, à 99,1% en 2016-2017, la pauvreté a reculé de deux tiers, le taux de couverture médical a été multiplié par trois et le revenu individuel a progressé de 45% en 15 ans. De même que les réalisations en matière de production de logements, d’électrification et d’accès en eau potable du monde rural ont été significatives, trois millions de personnes ayant pu, en outre, bénéficier des efforts en matière de désenclavement.
Le modèle de développement arrivé à son terme a, également, porté ses fruits en terme de réformes économiques, de grands chantiers achevés
ou en cours de réalisation et de programmes sectoriels lancés au cours des dernières années, période pendant laquelle le Maroc a connu une véritable révolution industrielle. Ledit modèle a, toutefois, atteint ses limites, autant conceptuels que des instruments mis en œuvre. Le taux de croissance qui se chiffrait à quelque 5% de l’an 2000 à 2010, n’est plus que de 3,2 à 3,7%, précise M. Baraka, et lorsqu’auparavant un point du PIB permettait de créer 40.000 emplois, ce volume n’est plus, actuellement, que de 20.000. Les dépenses publiques ont, par ailleurs, vu leur rendement se détériorer.
L’être humain est la mesure de toute chose
Le Maroc a besoin d’un nouveau modèle de développement adaptés aux évolutions économiques et sociales et aux nouvelles attentes des citoyens dans les domaines de l’enseignement, de la santé, de l’emploi et du logement. Un tel modèle se doit de donner une forte impulsion à la croissance économique, explique M. Baraka, pour parvenir à réduire le chômage endémique, particulièrement celui des jeunes, ainsi que les disparités sociales et territoriales. Le besoin en une meilleure gouvernance se fait également ressentir. Car il s’agit non seulement d’élargir l’accès aux services publics, mais aussi et surtout de rétablir la confiance des citoyens en leurs institutions publiques et en un avenir meilleur.
Dans la conception istiqlalienne du nouveau modèle de développement, promouvoir à la fois le développement durable et le développement humain se traduit par la notion synthétique de développement humain durable, qui revient à fusionner les deux objectifs précités. L’approche est à la fois matérielle et immatérielle, car il s’agit de satisfaire au mieux les aspirations multidimensionnelles des citoyens, qui portent tout à la fois sur l’élévation de leur niveau de vie que sur l’amélioration de leur cadre d’existence, aux échelons politique, éthique, social, culturel, éducatif et sanitaire. Et ce, tout en préservant de la surexploitation de l’environnement et des ressources naturelles au profit des générations futures. L’élévation des capacités et compétences individuelles, l’émancipation des énergies créatives et innovantes ainsi que le renforcement du capital productif en constituent, dans cette optique, les principaux leviers.
Les six axes du modèle de développement égalitariste istiqlalien vont de l’adoption d’une meilleure gouvernance et du renforcement de la démocratie à l’affermissement du développement humain, en passant par la création d’emplois, la consolidation de l’attractivité et la compétitivité de l’économie nationale, la lutte contre la pauvreté et la promotion des classes moyennes, ainsi que l’engagement volontariste dans les révolutions technologiques en cours. Les piliers de l’édifice du modèle de développement égalitariste istiqlalien sont l’Etat de droit et les institutions démocratiques, sans lesquels l’adhésion des citoyens dans la réalisation de ce grand œuvre ne saurait être envisagée. Les briques pour le bâtir s’appellent célérité de l’action publique dans la mise en œuvre des stratégies et programmes engagés et capacités d’anticipation des décideurs, simplification des procédures administratives et efficience, transparence et libre concurrence, des démarches qui exigent l’évaluation des politiques publiques ainsi que l’institutionnalisation de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes.
Une économie attractive, compétitive et surtout créatrice d’emplois
La création d’emplois se doit d’être l’objectif premier des politiques publiques et sectorielles, tout autant qu’il faudrait encourager les PME et l’auto-emploi. Les chômeurs ont besoin de qualifications pour faciliter leur accès au marché de l’emploi. Le PI appelle, en outre, à l’instauration d’un service civil d’un genre nouveau apte à absorber le plus de jeunes sans emploi. Une meilleure compatibilité entre la politique du Maroc en matière de migration et les besoins du marché du travail, à l’échelle locale et dans les pays demandeurs de main d’œuvre, est un autre facteur dont il faudrait tirer parti.
Une meilleure attractivité et une compétitivité renforcée de l’économie nationale passent par une meilleure intégration des produits et services aux chaînes de valeur ajoutée mondialisées, sans pour autant sacrifier la souveraineté nationale sur les secteurs stratégiques. Il s’agit, également, de promouvoir l’initiative privée et la productivité, ainsi que les métiers mondiaux du Maroc et les grandes entreprises modèles. L’amélioration du climat des affaires et la garantie de leur sécurité juridique et financière constituent autant de préalables incontournables afin d’assainir les relations entre l’administration publique et les opérateurs économiques.
La mission des centres régionaux d’investissement se doit d’évoluer vers celui d’agences régionales de promotion et de développement de l’investissement et de l’entreprise et l’accès au foncier et au financement doit être facilité à des coûts abordables. Des incitations fiscales doivent être accordées aux jeunes entrepreneurs au même titre qu’aux porteurs des grands projets d’investissements. L’élargissement des réseaux de distribution des produits marocains en dehors du territoire national est une nécessité, tout autant que l’augmentation du nombre d’entreprises exportatrices et des biens et services commercialisés à l’étranger. Les accords de libre-échange avec l’Union européenne et la CEDEAO sont à approfondir, alors que ceux conclus avec des économies concurrentes et à faible complémentarité avec le Maroc doivent être révisés. L’économie verte constitue, par ailleurs, une niche d’opportunités à mieux exploiter.
La lutte contre la pauvreté et le renforcement des classes moyennes passe par une définition nationale du seuil de chacune de ces catégories sociales, une banque de données informatiques sur les biens et revenus des individus et des ménages, pour un meilleur ciblage des politiques à mettre en œuvre. L’ascenseur social doit être diversifié, afin de consolider la cohésion sociale. Une attention particulière doit être accordée à l’économie sociale et solidaire, à travers l’édification de l’artisanat et la production agricole à caractère local au rang de secteurs modèles pour stimuler leurs effets d’entraînement sur les activités génératrices de revenus. Des stratégies d’intégration des personnes souffrant d’handicaps et des programmes spécifiquement dédiés aux personnes âgées sont, également, à élaborer.
Développer le savoir pour savoir évoluer
Pas de stratégie de développement réussie sans un système de recherche scientifique et technologique digne de ce nom. Le PI estime qu’il faudrait multiplier par trois le budget qui lui est alloué jusqu’à atteindre 2,5% du PIB et appelle à l’élaboration d’une stratégie nationale de positionnement interactif avec les évolutions technologiques. La création de start-up est à encourager en assurant leur accompagnement et les compétences pointues de haut niveau mises à la disposition de la recherche-développement dans des domaines ciblés. La digitalisation de l’administration publique doit servir, dans ce cadre, de laboratoire national tourné vers le développement technologique.
Les cinq axes du nouveau modèle de développement égalitariste istiqlalien suscités ne peuvent produire intégralement l’impact escompté s’il n’est pas d’abord question d’une entité sociale forte et cohérente s’appuyant sur les quatre fondamentaux que sont l’éducation, la santé, l’égalité de genre et la protection de l’environnement. L’égalitarisme économique et social ne saurait être accompli si l’un de ses leviers venait à être défaillant ou négligé.
Le PI met l’accent sur l’impérative réhabilitation du rôle pionnier de l’école et de l’université publiques, et ce, aussi bien quantitativement que qualitativement. La réforme du système éducatif doit être menée selon une approche faisant de ses acteurs des prestataires de services dont le rendement est dûment évalué et contrôlé. Les méthodes pédagogiques sont à réviser et un intérêt particulier à accorder à l’enseignement des langues arabe, française et anglaise ainsi qu’à l’enseignement préscolaire.
Une meilleure couverture sanitaire du territoire national est à engager et une réforme en profondeur du système sanitaire menée selon la même démarche méthodologique que pour le système éducatif, c’est à dire dans une optique de prestation de services mesurable. La couverture médicale de base doit être menée à son terme, en s’assurant de son efficience. Le système national des urgences médicales nécessite, pour sa part, une restructuration avec sa dotation en moyens matériels et humains suffisant pour qu’il puisse remplir au mieux son rôle et répondre aux besoins des populations. Une politique du médicament reste, d’autre part, à élaborer, adaptée aux besoins et moyens financiers des citoyens.
Enfin, une stratégie d’égalité de genre est à concevoir et appliquer, de même que pour la protection de l’environnement, avec des programmes à mettre en oeuvre aux échelles nationales et régionales, alors que la question hydrique est à mettre au sommet des priorités.

31/10/2018
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 Exposé politique du Secrétaire Général du PI lors de la session d’octobre du Conseil National
Le projet du nouveau modèle de développement : un chantier fédérateur, marque de ceux qui savent se mettre en question pour aller de l’avant

Mohammed Beroual

Dans le débat d’idées que connait, aujourd’hui, le paysage politique national concernant le projet du nouveau modèle de développement préconisé par Sa Majesté, l’exposé politique du Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, devant les membres du Conseil National réunis en session d’octobre samedi dernier à Rabat, participe d’une hauteur de vue sans pareil, de par l’approche de cette thématique et les réflexions faites autour, qui ont rapporté les questionnements à d’autres dimensions, d’une importance tout aussi déterminante.
Le Secrétaire Général du PI qui a scruté la dimension du projet du nouveau modèle du développement dans ses forces et les atouts qu’il présente dans la perspective d’une mutation économique fondamentale, celle qui conduirait le Maroc à promouvoir une économie génératrice de progrès, a souligné, que dans cette vision d’avenir, Sa Majesté le Roi vient d’y engager le pays en en définissant les axes, les contours et la finalité.
Forte impulsion qui vient conforter la conviction de l’ensemble des acteurs de par les éléments déterminants qu’elle fournit pour l’élaboration et la concrétisation des scénarios de développement pour le Maroc d’aujourd’hui et de demain.
Comment créditer le projet du nouveau modèle de développement de toutes les chances de succès 
Question somme toute légitime lorsque l’on sait que le paysage politique, de par le monde, est généralement, théâtre de calculs politiques étroits où l’action est guidée par des visées électoralistes ou autres, où la notion de l’intérêt général est souvent reléguée au second plan et dont le fonctionnement
ne favorise nullement les vrais débats mais donne souvent lieu à des règlements de compte.
M. Nizar Baraka qui y voit dans le nouveau modèle de développement la marque de ceux qui savent se mettre en question pour avancer, juge qu’il n’est ni un projet de majorité ou de l’opposition, pas plus qu’il n’est le projet d’un quelconque Parti politique pris individuellement, mais un projet de tous les marocains et c’est sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi qu’il incombe à toutes les forces vives de la Nation d’apporter les réponses aux problèmes que vivent aujourd’hui les marocains, faire dans la convergence de vues et les synergies d’ensemble, au-delà de l’affrontement ou de toutes considérations politiciennes.
Pour le Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal le projet du nouveau modèle de développement doit donc, impérativement, s’inscrire dans le cadre du projet sociétal global dont les jalons ont été posés et sont clairement précisés par la Constitution en termes de constantes majeures, à savoir, le choix démocratique sous l’égide de la monarchie démocratique, parlementaire et sociale ; la démocratie représentative, la démocratie participative, la protection de la diversité culturelle et linguistique dans le cadre de l’unité nationale, la consolidation des référentiels de citoyenneté pleine et entière sur la base de l’équilibre entre droits et obligations, le combat contre toutes les formes de discriminations, garantie du droit de propriété et liberté d’initiative, responsabilité et reddition des comptes,…
Mobilisant donc au mieux les réserves d’intelligence collectives, exhorte M. Nizar Baraka, pour que le projet du nouveau modèle de développement prenne pleinement appui sur toutes les forces de propositions dont les contributions montrent la richesse, la complémentarité et la convergence des approches où s’interfère, le politique, l’économique et le social et également les besoins des territoires et les attentes fondamentales et pressantes que partagent les citoyens aujourd’hui.
Le nouveau modèle de développement doit ainsi, renfermer en son sein tous les ressorts d’un système de gouvernance performant, des règles de fonctionnement claires et transparentes, une société agissante, participative, et in fine, une économie dynamique et performante.
Mohammed Beroual

30/10/2018
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 Modèle de développement du Parti de l'Istiqlal / Rupture #1
Passer d'une société basée sur l'intermédiation, les avantages et les formes de privilèges, à une société de droit garantissant l'équité

Notre modèle de développement a atteint ses limites car il y a une crise de confiance liée, notamment, à la domination des normes informelles sur les lois, à la nécessité de recourir à des passe-droits, aux réseaux et à la corruption pour accéder à ses propres droits et à l'incapacité de garantir une justice équitable et une concurrence saine.
Dans ce contexte, malgré les avancées démocratiques enregistrées dans notre pays et inscrites dans la Constitution du Royaume, le citoyen marocain continue à accorder peu de crédit aux institutions élues et à la capacité des acteurs politiques et de l'administration à garantir l'égalité des droits et l'équité de traitement entre tous les citoyens.
Cette situation est principalement causée par le développement
des inégalités et particulièrement l'enrichissement massif et publiquement exposé des catégories les plus aisées. La persistance de l'économie de rente et d'une concurrence biaisée par les abus de positions dominantes et des délits d'initiés cumulés à un secteur financier que les opérateurs continuent à percevoir comme « ne prêtant qu'aux riches », ne contribue pas à atténuer ce sentiment d'injustice.
Cette perception est exacerbée par le développement de la corruption et du clientélisme dont les manifestations visibles sont fortement et abondamment relayées à travers les réseaux sociaux. Par exemple, les citoyens considèrent toujours que seules les interventions permettent d'accéder à l'emploi public malgré la généralisation des concours ou à un rendez-vous à l'hôpital qu'elle que soit la gravité de la maladie.
Parallèlement à cela, la multiplication des affaires liées à la mauvaise gestion des deniers publics, la connivence entre la réglementation et les intérêts des grandes fortunes et la perception d'une application à deux vitesses de la loi selon que l'on soit puissant ou misérable renforce la défiance du citoyen vis-à-vis de la responsabilité publique. Dans ce contexte, plus de 90% des victimes renoncent à recourir à la justice pour faire valoir leurs droits.
De surcroit, le corpus de lois réglementant notre pays est dense, complexe et souvent inadapté à la réalité sociale. Une loi passe généralement plusieurs années dans le circuit législatif sans être pour autant effective car les décrets et les moyens permettant son application font défaut. De ce fait, de larges pans de la législation sont inapplicables dans les faits, et sont bafoués au quotidien. A titre d'exemple l'amende instaurée récemment à l'encontre des piétons traversant en dehors des passages réservés ou la loi concernant les employés de maisons.
Il est donc, aujourd'hui, plus que nécessaire de passer d'une société basée sur l'intermédiation, les avantages et les privilèges à une société de droit, garantissant l'équité. Il s'agit, à travers cette rupture, de garantir la primauté de la loi, l'élaboration et l'exécution de la loi sur la base de la confiance envers le citoyen, la transparence et la simplification de l'accès aux services publics, ainsi que de rompre avec toutes les manifestations d'injustice dans la relation du citoyen avec l'administration.
Garantir la primauté de loi implique que la loi est applicable à tous sans distinction et sans restrictions. L'importance de l'application de ce principe est cruciale car toute brèche est de nature à fragiliser l'ensemble du système. Si les brèches béantes, qui ont proliféré par le passé, devront être assainies progressivement, il s'agira, toutefois, d'élaborer les futures lois de manière à ce qu'elles correspondent à la réalité sociale et à ce qu'elles puissent être appliquées sans délais ; évitant ainsi les effets d'annonce sans lendemains. Cette nouvelle approche est essentielle pour restaurer la confiance en l'Etat de droit et est un préalable à l'adhésion et à la crédibilité de tout modèle de développement.
Le détenteur de la décision publique devra, à son tour, élaborer des lois plus souples, plus fluides et moins restrictives, accordant davantage de confiance au citoyen et aux opérateurs et permettant ainsi à l'initiative et l'innovation de s'exprimer pleinement. Le décideur public devra aussi faire en sorte que l'accès aux services publics soit plus transparent, plus fluide, plus simple et plus efficace. Il s'agira particulièrement de lutter contre la multiplication des intervenants et des étapes pour accéder à ces services ; sachant que ces délais, ces étapes et l'opacité de certaines procédures sont autant d'opportunités favorisant le clientélisme et la corruption.
Une confiance mutuelle entre gouvernés et gouvernants ne peut durablement s'installer sans fortement réduire le sentiment d'injustice perçu par la population dont l'une des manifestions les moins acceptées par la société est la « Hogra ». Ce terme désigne en même temps l'injustice, l'abus du fort vis-à-vis du faible et le dénigrement ressenti par la dureté de la vie quotidienne et l'incapacité de faire face aux besoins et aux attentes des siens.
Ce sentiment de « Hogra » est de surcroit souvent utilisé pour alimenter la radicalisation et les protestations. Les puissants détenteurs de ce pouvoir de « Hogra » sont principalement, aux yeux de la population, les détenteurs des pouvoirs politique, administratif et économique tant au niveau planétaire, qu'à l'échelle nationale ou locale. Il s'agira, du moins aux niveaux national et territorial, non seulement de fortement réduire le pouvoir discrétionnaire des administrations, mais aussi d'enraciner la notion de service de l'usager ainsi que la protection des droits des justiciables et des consommateurs.
Pour conclure, notre pays n'a plus les moyens de se permettre d'être dans « l'à-peu-près » législatif qui ouvre la voie à une réglementation inégale, inadaptée et dont le respect est soumis au bon vouloir de chaque responsable, nourrissant ainsi le sentiment d'injustice et de défiance. Le passage d'une société basée sur l'intermédiation, les avantages et les privilèges à une société de droit, garantissant l'équité devient ainsi une nécessité pour accéder à un nouveau palier de développement.

30/10/2018
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 Session d’octobre du Conseil National du Parti de l'Istiqlal
Nizar Baraka : « Les raisons de se positionner dans l’opposition sont aujourd’hui beaucoup plus fortes »

Mohammed BEROUAL

Samedi dernier 27 octobre 2018, le Conseil national du parti de l'Istiqlal s’est réuni en session ordinaire à l’enceinte du Complexe sportif à Rabat, avec à l’ordre du jour trois points essentiels :
-Présentation par M. Nizar Baraka, Secrétaire général du PI, du rapport politique en lien avec la conjoncture nationale et retraçant la ligne politique du parti et l’évaluation de ses actions ainsi que son positionnement sur l’échiquier politique national et son rayonnement à l’international,
-Présentation par M. Karim Ghallab, Président de la Commission en charge de l’élaboration du nouveau modèle du développement, des axes du projet définitif proposé par le Parti de l’Istiqlal,
-Parachèvement de la structuration des instances du Parti à travers l’élection des membres du Comité Central
Membres du Comité exécutif et du Conseil national, cadres du Parti, militantes et militants du Parti de l’Istiqlal, représentants des médias écrits, audiovisuels et de la presse électronique étaient au rendez-vous lors de cette session d’octobre dont la tenue en ce moment participe de l’engagement au plus haut niveau des instances du Parti à respecter les règles régissant le fonctionnement du Parti dans un esprit de rénovation profonde des méthodes du travail et de renforcement des canaux d’échange et de communication.
Après une brève présentation et mot de bienvenue du Président du Conseil National M. Chiba Maelainein, à l’adresse des participants, parole a été donné au Secrétaire général M. Nizar Baraka qui, en fin politicien, a été on ne peut plus clair, exhaustif et méthodique, a donné une véritable leçon de démocratie en matière de gestion de la chose publique, de gouvernance et de responsabilité politique.
Une occasion qu’il a saisie pour réitérer les référentiels et valeurs qui guident l’action du PI, son positionnement dans l’opposition en tant que force de proposition, actif et constructif.
Dans un franc parlé, sincère et sans langue de bois, M. Nizar Baraka s’est élevé contre l’improvisation dans la gestion par l’actuel gouvernement qui a tourné le dos aux revendications sociales, comme il s’est insurgé contre le laxisme, contre l’inertie de ce gouvernement qui a-t-il insisté, brille par le défaut d’une vision globale, intégrée et précise et par l’attentisme dont il excelle quand il s’agit de prendre les décisions qu’il faut au moment qu’il faut.
Une position somme toute logique pour dire la détermination du Parti de l’Istiqlal et sa mobilisation conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi à l’effet de prouver que les attentes des citoyens sont pressantes et par conséquent tout un chacun doit se comporter en responsable et agir pour que les mutations indispensables se fassent au profit de l’ensemble des citoyens, et ce en ce qui concerne notamment, la refondation de l’école, les soins de santé ainsi que la création de toutes les conditions d’une vie digne à la faveur de tous.
Dans ce cadre, il a d’ailleurs livré une radioscopie exhaustive de la situation sociale, économique et politique que notre pays vit aujourd’hui. A travers une démarche fort structurée, il est allé au fond des problématiques qui entravent le processus de développement, à savoir le phénomène de pauvreté, des disparités sociales, régionales et territoriales, le problème du chômage, de l’éducation et de la santé,…appelant vivement à une réorientation des politiques publiques, à fédérer et mobiliser autour de l’action pour actualiser complètement les réponses et propositions pour qu'elles soient en prise directe sur la société et les attentes d'aujourd'hui et de demain. Aussi, a-t-il dit sa profonde conviction quant à la nécessité de placer l’engagement, la mobilisation et l’objectif du résultat au cœur de la démarche et de l'action pour mieux servir le projet sociétal sur les bases des règles d’implication, d’engagement, de travail en partenariat, de transparence, de bonne gouvernance et de reddition des comptes.
Appel pressant, lance le dirigeant Istiqlalien, visant à impulser une dynamique qui soit de nature à permettre d’actionner toute une chaîne de valeurs, faite de consolidation de la décentralisation, de développement de la démocratie locale, le renforcement du rôle des acteurs de la société civile, de consolidation des valeurs de transparence, de bonne gouvernance et de reddition des comptes, de consolidation des bases de l’écoute, de l’échange et du dialogue comme comportement et culture dans la gestion de la chose publique. 
Autant de fondamentaux qui constituent le socle fort du projet du nouveau modèle de développement que présente aujourd’hui, le Parti de l’Istiqlal, projet qui s’inscrit foncièrement en droite ligne de la dynamique engagée par Sa Majesté le Roi à travers notamment, la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et les grands chantiers sociaux.
Animé d’une volonté très solide et d’un argumentaire outillé, renforcé par les épreuves et les succès accumulés par le PI tout au long de son parcours, M. Nizar Baraka s’est également, attardé sur tous les chapitres de la politique nationale et internationale, à commencer par la première cause nationale, à savoir l’intégrité territoriale du Maroc et l’intransigeance du Royaume du Maroc face aux thèses séparatistes et manigances des ennemis de la Nation. Des questions décisives que le Parti de l’Istiqlal place aujourd’hui au rang d’orientations majeures aussi bien dans sa stratégie que dans son action, donnant ainsi la preuve qu'il a les capacités de mobiliser au mieux les réserves d'intelligence collective et d'engagement, preuve qu’il se positionne réellement en force de proposition constructive et qu’il milite activement à l’effet de relever le niveau du débat politique, gagner la confiance des citoyens et consolider l’image du Maroc, son aura et son rayonnement à l’international.
Le nouveau modèle de développement que préconise donc aujourd’hui le Parti de l’Istiqlal puise son fort dans l’idée que le Maroc dispose de tous les ressorts qui puissent lui assurer son arrimage dans l'environnement mondial actuel. Marque d’une volonté affirmée visant à mettre en place une stratégie intégrée et un programme de travail concret pour relever les challenges et pour faire progresser notre pays en réhabilitant des réponses tangibles aux demandes sociales, aux attentes en développement qui s'expriment dans les différentes régions du Royaume, comme il ressort des développements apportés par M. Karim Ghallab qui a détaillé cette deuxième partie à l’ordre du jour de cette session du Conseil national.
La démarche ainsi adoptée par la Commission s'agissant du nouveau modèle de développement s'inscrit en droite ligne des préconisations de Sa Majesté qui a fait observer que «si le Maroc a réalisé des progrès manifestes, mondialement reconnus, le modèle de développement national, en revanche, s'avère aujourd'hui inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens, à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale».
Le chantier du nouveau modèle de développement tel qu’il a été profondément explicité par le Président de la commission du PI, se veut donc, une véritable opportunité pour une gouvernance territoriale rénovée. Une opportunité pour asseoir une pratique démocratique renforcée, une dynamique économique plus créative d’emplois et de richesses compte tenu du potentiel des richesses dont dispose notre pays. Une dynamique qui se veut fédératrice de l’ensemble des acteurs autour d’objectifs communs faisant de la réduction des inégalités et du combat contre les aspects de la pauvreté, de la marginalisation et de l’exclusion sociale une priorité absolue.
La contribution du Parti de l’Istiqlal à la mise en place de ce concept novateur, outre qu’elle couronne à coup sûr, des efforts notoires déployés par le Parti, en droite ligne de la Vision perspicace de Sa Majesté le Roi, rappelle l’obligation pour l’ensemble des acteurs et intervenants dans le processus de ce nouveau modèle de développement, de se positionner clairement dans les stratégies d’action en faveur du progrès et de la prospérité du pays. Comme elle rappelle également, qu’il ne suffit pas de s’arrêter sur le simple diagnostic mais qu’il faut passer à l’action concrète, privilégier le travail en partenariat sur la base de l’écoute et de la proximité avec les populations concernées. Là est le véritable challenge !
Mohammed BEROUAL

28/10/2018
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 Propositions de la Confédération Marocaine de TPE-PME relatives au projet de loi de finance 2019
Augmentation du plafond des microcrédits à 200.000 DH

A. CHANNAJE

Une réunion est prévue aujourd'hui, samedi 27 octobre, entre le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani et une délégation de la Confédération Marocaine de TPE-PME, présidée par son président, Abdellah El Fergui. Objectif ; discuter des propositions de la Confédération pour le projet de loi de finance 2019.
Ainsi, au niveau du financement, la Confédération propose d'augmenter le plafond des microcrédits passant de 50.000 DH à 200.000 DH ou plus. C'est à dire permettre aux associations de micro-finance d’octroyer des crédits jusqu'à 200.000 dhs pour financer une tranche importante des TPE (Très Petites Entreprises).
La Confédération suggère aussi la création d’un fonds public pour le rachat de créances professionnelles des TPE. Cela permettrait, selon la Confédération, d’accompagner les TPE et PME dans le financement de leurs trésoreries et d'agirait de manière dissuasive contre les entreprises en retard de paiement.



Aménagement des textes de lois
Côté Aménagement des textes de lois, la Confédération propose la modification de l’article 536 du code de commerce concernant la cession de créances professionnelles. « Car de nombreuses entreprises souhaitent bénéficier de solutions d’affacturage accordées par des établissements de crédits. Néanmoins, ces derniers appliquent l’article 536 du Code de Commerce, pour financer les entreprises, qui stipule que « Sur la demande du cessionnaire, le débiteur peut s’engager à le payer directement ; cet engagement est constaté, à peine de nullité, par un écrit intitulé « acte d’acceptation de la cession d’une créance professionnelle » ».
« En quelques mots, poursuit la même source, si le débiteur cédé n’appose pas sa signature avec l’intitulé précédent, le cédant ne pourra pas avoir accès au financement ».
Étant donné cette situation, la Confédération propose, pour les créances professionnelles cédées inférieures à 3 millions de dirhams, à ce que le débiteur cédé s’engage par défaut à régler la dite créance entre les mains de l’établissement cessionnaire après notification de la cession.
Cette modification serait applicable à toute créance professionnelle inférieure à 3 millions DH et faciliterai l’accès aux solutions d’affacturage pour la TPE et PME.

Accès au financement
Concernant le problème d’accès au financement en relation avec les retards de paiements qui causent 40% des faillites des TPE et PME (Petites et Moyennes Entreprises), la Confédération recommande de modifier l’article 529 formant code de commerce et permettre, par conséquent, la cession de créance aux associations de micro finances et aux institutions publiques en plus des établissements de crédit. Il s'agit, en d'autres termes, d'autoriser les Associations de micro-finance (AMF) à racheter les factures commerciales à hauteur de 500.000 DH.
La 5ème proposition en question est relative à la participation des TPE-PME au marché public. La Confédération estime en ce sens qu’il serait préférable d’éliminer la procédure de publication de l’estimation et arrêter la procédure fiscale relative à l’article 221 qui stipule que les TPE doivent revoir leur chiffre d'affaires en entente avec l’administration fiscale. Faute de quoi, la révision fiscale devient obligatoire.
Par ailleurs, dans le but d'améliorer l’environnement des TPE, la Confédération propose un code de travail souple et adapté aux TPE.

Accès aux marchés publics
Concernant l'accès aux marchés publics, la Confédération estime qu' il est préférable d’accompagner l’application de la loi des 20% de PME dans les marchés publics. « Cette loi a aujourd’hui du mal à être appliquée à cause du flou juridique qui l’entoure : La majorité des TPE ignorent la base du calcul de cette règle (montant total des marchés ou nombre de commandes) », est-il souligné.
Concernant les commandes publiques, la Confédération souligne, étant donné que les CPS exigent des références et des attestations de capacité financière, ce qui disqualifie automatiquement la TPE pour la soumission aux marchés publics, la nécessité d’examiner ce dossier.
Autre proposition de la Confédération : dédier et développer des espaces régionaux aux pépinières et espaces de co-working, dans des zones à forte valeur ajoutée pour les TPE.
Dans le domaine de la fiscalité, la Confédération demande d’une amnistie fiscale et de CNSS pour les TPE-PME en difficultés, avec suppression de toutes les pénalités, et octroi d'un paiement étalé sur trois ans, ainsi que l’octroi des attestations fiscales et de CNSS pour permettre aux TPE de soumissionner dans les marchés publics. Pour le même volt, elle propose d'exonérer les TPE de la cotisation minimale de l'IS, qui est de 3000 DH/an et qui doit être payée en totalité sans des facilités de paiement.
Elle recommande aussi d'augmenter la durée de l’exonération de la cotisation minimale de 36 mois à 60 mois.
A. CHANNAJE

28/10/2018
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 Dans l'ensemble des établissements scolaires publics et privés
Adoption de nouveaux horaires à partir du 7 novembre

Le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de la recherche scientifique a annoncé qu'un nouvel horaire scolaire sera adopté à partir du mercredi 07 novembre dans l'ensemble des établissements scolaires publics et privés, ainsi que dans les instituts de formation professionnelle et les universités.
Ainsi, les horaires des écoles seront de 09h00 à 13h00 le matin et de 14h00 à 18h00 l'après-midi, l'objectif étant d'adapter l’horaire scolaire et le rythme des études avec la décision de maintenir l'heure légale et de préserver l’intérêt des secteurs de l’enseignement et de la formation, précise le ministère dans un communiqué. Selon la même source, cette mesure prise suite à l’adoption en conseil de gouvernement du projet de décret 2.18.855 relatif à l'heure légale (GMT+1) stipulant le maintien de l'heure d’été, lequel entrera en vigueur dès sa publication au bulletin officiel, vise à garantir une application optimale du nouvel horaire et à assurer les meilleures conditions d'apprentissage tout en prenant en considération les besoins des familles. Il s’agit également de permettre aux élèves, aux stagiaires et aux étudiants d’effecteur leurs déplacements dans des conditions sûres et convenables et de faire en sorte qu'ils puissent quitter leurs établissements dans l'après-midi alors qu'il fait encore jour.

28/10/2018
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 La télémédecine au service des régions sanitairement enclavées
2 millions de personnes ciblées dans 160 zones fragiles

Mustapha CHABBAK

On entend de plus en plus parler de la télémédecine, mais on ne sait pas toujours, ce que sait.
Officiellement, c’est une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’Information et de la Communication. Concrètement, c’est se servir de la Technologie nouvelle pour mettre en relation un patient avec les médecins, pour surveiller l’état de santé d’une personne malade, prescrire des médicaments et pour faire un suivi post thérapeutique. Offrir en quelque sorte un nouveau moyen d’accéder à un service de santé même si cela ne remplace pas pour autant la consultation d’un médecin traitant. Elle n’a pas pour objectif de remplacer des actes médicaux en présentiel, mais elle leur est complémentaire. Une chose est sure, la télémédecine n’est pas une upérisation de la médecine, puisque les interlocuteurs sont forcément des professionnels de santé. Cette technologie est donc un outil très efficace permettant une amélioration considérable et très efficace permettant une amélioration considérable de l’accès aux soins. Une réponse aux défis auxquels est confrontée la problématique des soins aujourd’hui dans les zones fragiles qui souffrent l’absence des infrastructures sanitaires. C’est aussi un élément d’éviter de voir des patients attendre des moins pour avoir un rendez-vous dans un Hôpital de zone ou dans un Centre hospitalier régional (CHR).

La télémédecine c’est aussi un outil très efficace pour les urgences tels que les accidents de la route puisque un diagnostic pourra être dressé plus rapidement et éviter des pertes humaines.
Au Maroc, la Télémédecine est définie pour la première fois dans la loi 2009-879 (article 78), portant réforme de l’hôpital relative aux patients à la santé et aux territoires. En 2010, le décret 1229-2010 du 19 octobre 2010 en définit les 5 actes de la télémédecine dans le Royaume ainsi que leurs conditions de mise en œuvre. Il s’agit de la téléassistance médicale, la télésurveillance, la téléexpertise, la téléconsultation et la régulation médicale.
Pour accompagner cette nouvelle technologie de la médecine au Maroc, un projet pilote porté par le ministère de la Santé en partenariat avec la Société marocaine de Télémédecine (SMT), le ministère de l’intérieur, le ministère de l’Education nationale ainsi que les services relevant de l’inspection générale des Forces Armées Royales, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications ainsi que l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé. Ambitionnant à terme la couverture de 160 communes rurales d’une population de prés de 2 millions de personnes dans les zones fragiles. Conformément au profil d’épidémiologie, la commune rurale de Zaouiat Ahanssal de la province d’Azilal a connu le mardi 23 octobre 2018 le lancement de ce programme phare, le premier du genre, qui profite a une population locale de plus de 10.900 habitants des actes de prestations médicales assurées à distance dans un temps réel par des médecins enseignants relevant de l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé de Casablanca, et de différentes spécialités, entre autres, gynécologie, la néphrologie, la pneumologie ou encore la médecine interne.
Etant donné que ce centre a été aménagé et doté des équipements nécessaires qui permettront aux médecins installés à Casablanca de procéder à la Téléconsultation dans des conditions similaires à celle de la médecine conventionnelle, avec la possibilité de communication en visioconférence. Des services couplés à la fourniture de médicaments aux patients (es) à titre gratuit.
Les premières localités devant bénéficier de ces prestations sont notamment Zaouiat Ahanssal, Anefgou de la province d’Azilal, ainsi que la commune d’Imilchil dépendant de la province de Midelt. D’autres localités sont au programme notamment Ait Tamlil relevant de la province d’Azilal. Tiliouine de la province de Taroudante ainsi que Talsint de la province de Figuig. Cette phase initiale, destinée à éprouver le concept de la télémédecine en milieux rural, est a même de capitaliser sur une nouvelle expérience sur le terrain et en conditions réelles, permettant par la vulgarisation de ce projet phare devant couvrir dans la prochaine phase quelque 30 nouveaux centres, surtout dans les déserts médicaux dans le courant du premier semestre 2019. La seconde étape verra l’implication de quelque 160 communes fragiles, des Centres hospitaliers régionaux à travers le Maroc en tant que hubs régionaux de la Télémédecine. Un vaste programme qui s’installe en prévision des problématiques d’accès aux soins des populations des zones enclavées qui se retrouveront totalement isolés du reste du monde en cette période des grandes neiges.
Mustapha CHABBAK

26/10/2018
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 Exportations des produits artisanaux
Bonne prestation jusqu’à fin septembre

Mohamed RAKIB

L’artisanat marocain se porte bien ! Les exportions des produits artisanaux ont fait un bon cru entre janvier et septembre, affichant une croissance de 19,2% sur une année. Une tendance qui se poursuit à la fin du troisième trimestre de l’année 2018.
Il est vrai que les produits artisanaux marocains ont toujours la cote à l’étranger. En témoigne la forte demande enregistrée entre le mois de janvier et septembre 2018. Durant cette période de l’année, les artisanats marocains ont ainsi exporté 594,22 MDH, contre 498,33 MDH par rapport à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 19,2%.
En effet, cette évolution est essentiellement portée par les filières porterie et pierre ainsi que les vêtements traditionnels, (les deux filières occupent 36% des parts des exportations). Cette performance s’inscrit donc dans la tendance ascendante des exportations des produits d’artisanat, entamée depuis 2014. Déjà durant le mois de septembre, les exportations ont fait état d’une hausse de 19,4% par rapport à la même période une année auparavant, selon un communiqué de presse du ministre du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale.
Casablanca, Marrakech et Fès en pôle position
En termes de chiffres d’affaires, c’est un bon cru de 40,64 MDH. Et toujours durant cette période, la poterie et la pierre et les couvertures ont enregistré la plus forte contribution en points de pourcentage soit respectivement 5% et 6%. Les exportations de la poterie et la pierre sont réalisées essentiellement par Casablanca (60%), Marrakech (15%) et Fès (13%), tandis que celles des couvertures sont originaires de la ville ocre (94%), selon le ministère de tutelle, soulignant que la demande sur ces produits a émané principalement des pays arabes, de la Belgique, du Danemark, de Hong Kong et des USA.
Pour le ministère, les pays qui se distinguent par la plus forte contribution à la croissance des exportations en points de pourcentage sont les pays arabes (12%), la France (5.5%) et les USA (5.3%). Par ailleurs, l’augmentation des exportations vers les pays arabes émane principalement de l’Algérie (44%), de l’Arabie Saoudite (32%) et des Émirats Arabes Unis (16%). Il faut noter que Casablanca est la principale ville exportatrice vers ces pays (64%) à travers les articles de poterie & pierre et les vêtements traditionnels, suivie de Nador (19%) qui exporte la catégorie divers produits d’artisanat, puis Marrakech (14%) qui exporte le bois et le fer forgé. Quant aux exportations vers la France, elles passent essentiellement par Casablanca (38%) qui exporte le tapis et la poterie et la pierre ; par Marrakech (31%) qui exporte les couvertures et le fer forgé et par Tanger (22%) qui exporte la poterie et la pierre et le tapis. 86% des exportations vers les USA se réalisent à partir de Casablanca (62%) avec la poterie et la pierre et le tapis comme principaux produits ; et de Marrakech (24%) qui exporte les couvertures, la maroquinerie et le bois. Enfin, un bon cru durant les trois premiers trimestres de cette année.

Mohamed RAKIB

26/10/2018
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SM le Roi inaugure deux projets sportifs de proximité à Marrakech

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé jeudi à Marrakech, à l'inauguration de la piscine semi-olympique couverte "Sidi Youssef Ben Ali" et des terrains de proximité “Askjour”, deux projets sportifs de proximité à forte valeur sociale réalisés pour un investissement global de près de 31 millions de dirhams (MDH) (hors foncier).
Illustration nouvelle de la Haute sollicitude dont le Souverain ne cesse d'entourer le sport et la jeunesse, ces projets offriront des espaces de divertissement, de détente et d'entrainement pour les jeunes des quartiers d'implantation, les protégeant contre toutes formes de conduites à risque et participant à leur sociabilisation et à leur épanouissement.
La piscine couverte “Sidi Youssef Ben Ali”, dont la réalisation s'inscrit dans le cadre des efforts visant la promotion de la pratique de la natation, devra permettre à une large frange de la population de pratiquer cette discipline et dans les meilleures conditions d'encadrement et de sécurité. D'une superficie globale de 4.357 m2, la nouvelle piscine, édifiée à proximité du stade Sidi Youssef Ben Ali, comporte un bassin semi olympique (6 couloirs), des gradins (200 places), une salle de remise en forme, des vestiaires, une infirmerie, un café-restaurant, un espace d'accueil et un bureau de gestion.
Cette piscine, qui répond aux normes internationales en matière d'efficience énergétique et d'économie d'eau, permettra aux jeunes de disposer d'une infrastructure adéquate pour exercer et valoriser leurs talents, contribuera à la dynamisation de la vie associative sportive, comme elle favorisera l'émergence de nouveaux athlètes en mesure de concourir au niveau national et international et d'enregistrer de bonnes performances. Fruit d'un partenariat entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Commune de Marrakech, ce projet fait partie intégrante d'un programme qui prévoit également la réalisation de cinq piscines couvertes de proximité au niveau des quartiers de la Cité ocre, M'Hamid, Ennakhil, Echaraf, El Azzouzia, Agdal Ba Hmad, pour une enveloppe globale de 70 MDH. Parmi les cinq piscines prévues, celle de M'Hamid connaît un taux de réalisation très avancé (98 pc), alors que les travaux de construction des quatre autres piscines seront lancés incessamment avec un délai de réalisation de 15 mois. Le second projet inauguré par le Souverain en ce jour est celui des terrains de proximité “Askjour”. Il concerne l'aménagement de 10 terrains de football en gazon synthétique, de pistes de course, d'une aire de jeux pour enfants, d'espaces verts et de récréation, d'une cafeteria, d'une infirmerie, et de vestiaires. D'une superficie globale de 20.000 m2, ce projet a été réalisé dans la cadre d'un partenariat entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Commune de Marrakech.
A noter que le ministère de la Jeunesse et des Sports met en œuvre, en collaboration avec le ministère de l'Intérieur, le ministère de l'Economie et des Finances, le Fonds d'Equipement Communal et les Conseils provinciaux concernés, un programme national de construction de 832 complexes socio-sportifs de proximité (CSP), qui mobilise une enveloppe budgétaire de l'ordre de 600 MDH.
Ce programme, qui sera réalisé dans un délai de 36 mois, porte sur la construction et l'équipement de terrains de proximité au niveau des communes rurales et périurbaines des différentes régions du Royaume, notamment à Tanger-Tétouan-Al Hoceima (70 CSP), Souss-Massa (149), Rabat-Salé-Kénitra (45), Marrakech-Safi (171), l'Oriental (41), Laâyoune-Sakia El Hamra (13), Guelmim-Oued Noun (42), Fès-Meknès (71), Draâ-Tafilalet (72), Dakhla-Oued Eddahab (22), Casablanca-Settat (43), et Beni Mellal-Khénifra (93).
A forte valeur ajoutée sociale, les projets inaugurés par SM le Roi, que Dieu L'assiste, viennent s'ajouter aux multiples actions entreprises par le Souverain au niveau de la ville de Marrakech et destinées à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, au renforcement des services et infrastructures de base et au développement intégré, équilibré et inclusif de la Cité ocre.

26/10/2018
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 Marrakech Air Show 2018
Le Trophée de l'Africanité décerné à l'équipe d'organisation

Le Trophée de l'Africanité a été décerné, jeudi, à l'équipe d'organisation du Salon International de l'Aéronautique et du Spatial "Marrakech Air Show" lors d'une cérémonie, dans le cadre de la 6è édition de cette manifestation internationale d'envergure, dont le coup d'envoi a été donné mercredi.
Cette distinction vient récompenser les efforts des organisateurs du "Marrakech Air Show" depuis déjà une décennie, pour faire de ce Salon le rendez-vous africain incontournable des professionnels et intervenants dans cette industrie.
Le Trophée a été remis par le président de la Fondation "Trophée de l’Africanité", Nassrallah Belkhayate, au Commissaire général et co-organisateur du "Marrakech Air Show", Gaël Pineau, en guise de consécration pour la mise en valeur de la dimension africaine lors des différentes éditions du Salon ainsi que pour l’implication forte en faveur de la promotion des acteurs du Continent.
Depuis son lancement en 2008, les organisateurs du Salon ont veillé à développer ce rendez-vous d’année en année avec l’objectif premier d’en faire une messe bisannuelle des filières de l’aéronautique, du spatial et de la défense en Afrique.
En effet, l’édition 2018 du "Marrakech Air Show", érigé désormais en une véritable plateforme de rencontres pour les professionnels notamment africains de l’aéronautique, a réussi à fédérer 75% des pays du Continent, représentés par des exposants, des délégations officielles civiles et militaires, sans oublier les visiteurs. Ainsi, le "Marrakech Air Show" contribue, in fine, à l’essor de cette industrie à l’échelle de l’Afrique.
Dans un mot à l'occasion de cette cérémonie, M. Nassrallah s'est dit "heureux" de remettre ce Trophée à l'équipe d'organisation pour avoir réussi à faire du "Marrakech Air Show" une véritable messe et une plateforme de rencontres et d'échanges entre les professionnels de l'aéronautique en Afrique.
A travers cette distinction, a-t-il ajouté, la Fondation "Trophée de l'Africanité" rend hommage à tous les efforts déployés depuis 2008 par les organisateurs pour le rayonnement de cette manifestation.
De son côté, M. Pineau s'est dit "très honoré" de recevoir ce Trophée, ajoutant que c'est une reconnaissance du travail accompli par toute l'équipe d'organisation depuis dix ans pour veiller à la réussite de cet événement majeur sur le sol africain.
"C'est un grand honneur de recevoir ce Trophée qui rend hommage à l'équipe d'organisation. Toute l'équipe est fière de se voir décerner cette distinction", s'est-il félicité, ajoutant que le "Marrakech Air Show" oeuvre depuis une décennie pour le développement de l'industrie aéronautique en Afrique en général, et au Maroc en particulier. Ce développement prend aujourd'hui des dimensions beaucoup plus régionales et beaucoup plus africaines, a-t-il souligné.
"Les objectifs sont atteints cette année avec la participation de 100 délégations venues de 80 pays, et de 200 exposants avec 100 aéronefs, sachant que nous ne sommes qu'à la 6è édition", a-t-il poursuivi.
A noter que la Fondation "Trophée de l’Africanité" rend hommage à toute initiative socio-économique et tout projet d’intérêt général ayant pour ambition de faire bouger les lignes dans les pays du Continent.
La Fondation se veut, par ailleurs, l'expression d'une citoyenneté affirmée au nom de l'Africanité. Elle a pour objectif d’encourager les acteurs visionnaires du Continent africain et de contribuer efficacement à mettre en avant leur créativité ainsi que leur mobilisation au service d'une jeunesse pleine de ressources.

26/10/2018
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