Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 13ème session de la Commission mixte de coopération maroco-saoudienne
Réunion préparatoire à Riyad

La réunion préparatoire de la 13ème session de la Commission mixte de coopération maroco-saoudienne s'est réunie, mardi à Riyad, dans l'objectif d'examiner les moyens de renforcer et de consolider davantage les relations entre les deux pays.
Lors de cette réunion à laquelle le Maroc a été représenté par une délégation conduite par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mohamed Ali Lazreq, l’accent a été mis sur la nécessité de prospecter de nouvelles opportunités de coopération et de partenariat prometteur entre les deux Royaumes qui entretiennent des relations historiques et de coopération fructueuse dans plusieurs domaines.
Intervenant à cette occasion, M. Lazreq a souligné l’importance de cette réunion, dans la mesure où elle permettra de procéder à une évaluation globale et approfondie du processus de coopération bilatérale et de présenter un nouveau plan d’action à même de hisser davantage les relations entre les deux Royaumes tant au niveau économique et commercial que culturel et autres.
Il a, dans ce sens, formulé le vœu de concevoir de nouveaux plans d’action communs afin d'impulser les relations de coopération entre les deux pays frères et les rendre plus efficientes et enrichir ainsi les travaux de la prochaine session de la Commission mixte de coopération pour qu’ils puissent constituer une étape majeure dans le renforcement de partenariats bilatéraux.
De son côté, le secrétaire du ministère saoudien des Affaires politiques et économiques, Adel Ben Siraj Merdad, a fait part des attentes de son pays d’approfondir les relations d'amitié et de fraternité l’unissant au Maroc, se félicitant de la convergence des vues des deux Royaumes sur les différentes questions régionales et internationales.
Le responsable saoudien a, en outre, souligné le besoin urgent d’impulser le partenariat liant les deux pays et ce, en élaborant de nouvelles propositions à même de promouvoir les relations bilatérales dans les différents domaines économique, commercial, touristique, scientifique, culturel et médiatique.
Les travaux de cette réunion de deux jours sont axés, notamment sur l’élaboration du cadre général de la prochaine session de la Commission mixte maroco-saoudienne qui se tiendra à Rabat au cours de 2018 sous la présidence des ministres des Affaires étrangères des deux pays, outre l’examen des projets de coopération bilatérale et leurs programmes exécutifs.

8/2/2018
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Régionalisation avancée / Bilan

En exécution des Hautes orientations royales visant la mise en œuvre complète du chantier de la régionalisation avancée à travers l'accompagnement effectif de cette étape fondamentale de la vie régionale au Maroc, une réunion élargie s'est tenue, mardi au siège du ministère de l'Intérieur, en présence de responsables de ce département et du ministère de l'Economie et des Finances ainsi que des membres de l'Association des régions du Maroc et des présidents des Conseils des régions du Royaume.
Cette réunion a été l'occasion d'engager le dialogue et de débattre dans le cadre de la coordination et la réflexion pour évaluer le processus de concertation périodique établi entre le ministère de l'Intérieur et l'Association des régions du Maroc pour s'arrêter sur ses aspects positifs et ses obstacles, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.
La réunion a permis de faire la lumière sur le bilan périodique de ce qui a été réalisé par le ministère de l'Intérieur dans le cadre de sa contribution au processus de mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée, notamment en ce qui concerne le chantier de parachèvement de l'arsenal juridique et organisationnel et l'accompagnement des régions dans l'élaboration de leurs programmes de développement et le renforcement et la consolidation du rôle de l'Association des régions du Maroc, ajoute le communiqué.
La rencontre a été également l'occasion de passer en revue le plan d'action prévu au titre de l'année 2018 et qui vise à répondre aux aspirations et aux attentes des présidents des régions, et ce à travers la prise de toutes les mesures qui sont à même de contribuer à une mise en oeuvre optimale et dans des délais raisonnables du chantier de la régionalisation avancée, précise le communiqué.
Cette réunion sera suivie d'autres rencontres de coordination et de concertation dans le cadre de l'évaluation périodique de ce chantier structurant.

8/2/2018
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 Congrès franco-marocain sur les maladies parasitaires
Leishmaniose et paludisme : Que peuvent apporter les scientifiques aux programmes de santé publique

Par Dr Anwar CHERKAOUI  

La leishmaniose et le paludisme sont deux maladies parasitaires très graves pour la santé de la population, à titre individuel et à titre collectif.  
La leishmaniose est d’actualité dans notre pays, puisque des milliers de cas ont été notifiés dans les provinces du Sud du Royaume. La Maroc n’est pas à l’abri d’une résurgence du paludisme d’importation, du fait de la forte activité et du flux d’hommes et de femmes avec les pays de l’Afrique sub-saharienne.

De ce fait, le congrès franco-marocain de parasitologie et de mycologie, organisé à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat, du 2 au 4 février 2018, devrait être une grande opportunité pour les responsables des départements concernés du ministère de la Santé, pour profiter des exposés scientifiques et hautement documentés d’experts nationaux et internationaux.
Le président du centre national de référence du paludisme et président de l’Institut Pierre-Louis d’Epidémiologie et de santé publique à l’Assistance publique des hôpitaux publics (Hôpital Pitié-Salpêtrière / AP-HP), Dr M. THELIER, a fais un excellent exposé sur les possibilités réalisables pour l’éradication du paludisme dans le monde. Il a par conséquent rappelé qu’on compte aujourd’hui de très nombreux décès à cause du paludisme. Ainsi, en 2016, le nombre de décès par paludisme dans le monde s’élève à 445 000 cas, contre 446 000 en 2015. La plupart de ces décès sont survenus dans la région d’Afrique (91%) selon les données de l’OMS. Et cela, loin devant la région d’Asie (6%). Le Pr M. Thelier a par ailleurs présenté les grandes lignes du nouveau plan renforcé de quinze ans, baptisé « stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030».
L’autre point fort de cette session franco-marocaine sur les maladies parasitaires est la présentation des schémas d’organisation des centres nationaux de référence (CNR) en France pour la surveillance des maladies infectieuses et d’investigation des épidémies. Ces centres nationaux de référence qui sont organisés en réseau ont pour principales missions : l’expertise en microbiologie, le conseil scientifique et technique, la surveillance épidémiologique et surtout l’alerte d’un danger imminent d’épidémie.
Les experts nationaux en parasitologie ont également débattu d’un autre problème majeur de santé publique, à savoir la leishmaniose. Cette maladie dont la recrudescence dans certaines régions du Royaume a été constatée dernièrement.  Cette maladie parasitaire est commune à l’homme et à d’autres animaux.  La stratégie d’éradication d’ici 2030 de la leishmaniose dans notre pays nécessite une collaboration intersectorielle qui devrait permettre d’améliorer le dépistage et le diagnostic de cette maladie, de lutter efficacement contre le vecteur et les rongeurs. La confrontation de la stratégie du ministère de la Santé, avec les experts nationaux et internationaux, aurait pu être l’occasion pour mieux cibler les objectifs et mieux orienter les moyens de lutte.
Le Congrès franco-marocain de parasitologie et mycologie médicale, qui a eu lieu du 1er au 3 février, à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat, a été rehaussé par la participation du département militaire de parasitologie de l’hôpital militaire de Rabat, le doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat, du président de l’Académie française de pharmacie et du président de l’Ordre des pharmaciens au Maroc.

8/2/2018
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 Pèlerinage au titre de l’année 1439
Les candidats retenus invités à remettre les formulaires aux agences agréées

Le ministère du Tourisme, du transport aérien, de l'artisanat et de l'économie sociale a appelé les candidats retenus pour le pèlerinage au titre de l'année 1439 de retirer les formulaires auprès des autorités locales et de les remettre aux agences agréées.
Dans un communiqué, le ministère demande aux agences de voyage de fixer le prix et le produit afin de verser les frais de pèlerinage auprès des bureaux de Barid Bank, pendant les périodes fixées lors des réunions de la Commission royale chargée du pèlerinage, tenues les 16 et 22 janvier au siège du ministère des Habous et des affaires islamiques.
Les citoyens ont, ainsi, la possibilité d'accéder à la liste des agences de voyages agréées pour organiser le pèlerinage au titre de l'année 1439, à travers le site électronique du ministère (www.tourisme.gov.ma), indique la même source.
Le ministère a, d'autre part, annoncé l'interdiction d'agences de voyage, qui n'ont pas respecté les cahiers de charges et leurs engagements vis-à-vis des pèlerins lors de l'année précédente, d'organiser le pèlerinage au titre de l'année 1439.
Il s’agit de Iligh Voyages et Touring Office (Agadir), Voyages Mille et une nuits, Alizes Travel, Abdou Voyages, Evency Morocco et Fly Wall (Casablanca), Ayour Tours (Tiznit), , Assfar Al Oumra (Béni Mellal), Zem Zem Asfar (Benslimane), et Fedala Voyages (Mohammedia).

8/2/2018
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 Projet « Appui à la promotion de l’auto-emploi de la femme » à Azrou
Lancement du 3ème atelier

Saïd El KHAOULANI

Le complexe culturel de la ville d'Azrou a abrité, les 3 et 4 Février, les travaux du 3ème atelier du projet "Appui à la promotion de l'auto-emploi de la femme". Projet dont l'objectif est de former dans la zone d'Azrou des femmes souhaitant créer leurs propres activités économiques et qui se trouvent dans le besoin de développer leurs compétences en management et en montage de projets.
Ce projet est justement une initiative citoyenne entreprise par la dynamique association "Tazghart-Azrou ", en partenariat avec l'ambassade de France au Maroc.
Ainsi, une trentaine de femmes, bénéficiaires du projet, étaient au rendez-vous pour suivre les travaux de cet atelier, animé par MM. Mohamed Haddad et Zakaria Jebbar.
La séance d'ouverture a débuté par le mot du président de l'association, M. Kadiri, qui a souhaité la bienvenue à toute l'assistance, en particulier à Monsieur le consul général et Madame François-Xavier Tilliette, tout en remerciant l'ambassade de France à Rabat sans laquelle cet ambitieux projet n'aurait pas vu le jour.
Pour sa part, et dans une allocution improvisée, le consul général de France s'est dit heureux d'être présent avec son épouse à Azrou, joyau du Moyen Atlas, pour assister à cet atelier de formation, concrétisant l'action de l'association Tazghart.
Si nous sommes ici, a-t-il ajouté, c'est parce que votre association a été choisie par l'ambassade de France, au terme d'un processus très sélectif d'appels à projets, parmi les associations bénéficiaires du programme PISSCA. Ce programme, qui vise à renforcer le dialogue avec la société civile marocaine, dans le cadre plus large de la coopération exceptionnelle et multidimensionnelle que la France entretient avec le Maroc, s'est concentré sur trois thématiques prioritaires : le climat, la lutte contre la radicalisation et l'égalité homme-femme.
C'est bien évidemment au titre du troisième de ces thèmes que votre association a été retenue, et d'ajouter : votre projet s'attache à la formation de femmes de la région qui veulent  développer leurs compétences en gestion et en montage de projets dans la perspective de créer leurs propres activités économiques.
Monsieur le consul général a tenu également à rappeler que le thème de l'égalité homme-femme est aujourd'hui particulièrement présent en France, tant dans la société, l'entreprise, les médias qu'au niveau politique. Il constitue  de fait l'une des grandes priorités du quinquennat. Sa mise en œuvre se décline suivant de multiples volets parmi lesquels on peut citer, entre autres, la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes en premier lieu, mais aussi la lutte contre les stéréotypes sexistes, la lutte contre la précarité des femmes, la garantie de l'égalité professionnelle  et salariale, le développement de la mixité dans les métiers, etc.
Et de conclure: Dans ce contexte, l'action publique ne peut se passer de celle de la société civile, leurs interventions respectives, complémentaires et croisées, pouvant seules créer une dynamique vertueuse permettant de faire avancer la question.
C'est pour cela que ce projet nous semble particulièrement profitable, car il s'accomplit au niveau du terrain, là où se joue, pas à pas, peu à peu, et il n'y a pas de petites actions, toutes ont leur importance, l'évolution des mentalités et des réalités.
Pour finir, permettez-moi de terminer en plaçant votre action sous les auspices du bel arbre qui symbolise votre région, le CÈDRE, en formant le vœu qu'il lui insuffle ses remarquables qualités que sont : la longévité, l'inaltérabilité et la noblesse.
De son côté, madame François-Xavier Tilliette a exprimé son admiration pour les femmes marocaines, travailleuses, persévérantes et courageuses, et a tenu à saluer chaleureusement toutes les femmes présentes sous les applaudissements de l'assistance.
M. Haddad Mohamed, Formateur et chercheur dans le domaine d’entrepreneuriat social, qui a animé les travaux de cet atelier, nous a déclaré que l’objectif de cette troisième session de formation est de renforcer les capacités des femmes bénéficiaires en matière de démarche, des outils et des techniques du montage de projets de développement et projets générateurs de revenus, ainsi que la présentation des opportunités offertes par les programmes et politiques publiques en matière d’appui à la promotion de l’emploi et de l’auto-emploi permettant aux différentes organisations professionnelles, coopératives et très petites entreprises de financer et réaliser leurs projets.  

Saïd El KHAOULANI

8/2/2018
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Tenue à Marrakech des travaux d’un séminaire sur la sécurité de la navigation en Afrique

Les travaux d’un séminaire sur la sécurité de la navigation en Afrique ont démarré, mardi à Marrakech, avec la participation de quelque 150 conférenciers, dont des experts d’organisations internationales spécialisés et des responsables d’une vingtaine de pays côtiers africains dont le Maroc.
Initié par le ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, en partenariat avec l’Association Internationale de Signalisation Maritime (AISM), ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions entreprises par le ministère dans le cadre du renforcement de la coopération et des compétences dans les domaines liés à la signalisation maritime et au suivi du trafic maritime et ce, à l’échelle internationale et régionale.
Premier d’une série de rencontres de prise de conscience prévues en Afrique, conformément à la stratégie définie dans le plan cadre 2017-2020 de l’Académie Mondiale de l’AISM, ce séminaire se veut un espace d’échange, de discussion et de partage des expériences et des méthodes pour traiter des challenges associés au respect des obligations internationales en la matière et de déterminer les axes de progrès à mettre en place au sein de la communauté maritime africaine pour un dispositif harmonisé et efficace garantissant une navigation maritime sûre et durable. Ce conclave d’une journée intervient en prélude à la seconde conférence diplomatique préparatoire de l’AISM qui aura lieu les 7 et 8 courant dans la cité ocre, et se fixe pour objectif de réunir des représentants des Etats côtiers africains, ainsi que des responsables de la fourniture des services d’aides à la navigation et de trafic maritime. 
"L’objectif de ce séminaire est d’améliorer la connaissance des participants et leur capacité à remplir leurs obligations d’Etats côtiers en matière de sécurité de la navigation, telles que figurant dans les conventions, résolutions et recommandations internationales et de déterminer les axes de progrès afin d’améliorer la sécurité de la navigation en Afrique", selon les organisateurs. 
Les débats lors de cet événement s’articuleront autour de moult thématiques à savoir : "sécurité de la navigation maritime en Afrique, statut actuel", "l’avenir de la sécurité de la navigation maritime en Afrique", "mise en œuvre des stratégies de renforcement des capacités de l’OMI, de l’académie mondiale de l’AISM, et de l’OHI", outre une séance de présentation des résultats par des représentants africains. 

8/2/2018
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 Intempéries
Habitants et visiteurs d’Ifrane coincés sous la neige

Mohammed DRIHEM

Dimanche 4 février 2018, aux environs de 16h15, une grande tempête de neige s’est abattue sur la ville d’Ifrane qui s’est vue, en un court laps de temps, isolée du monde extérieur plus de 18 heures d’affilée, puisque à l’heure où nous mettons sous presse, toutes les voies qui mènent vers Ifrane sont toujours fermées.
Cette tempête de neige s’est étendue dans le temps et dans l’espace pour concerner la ville d’El Hajeb et même la ville de Meknès, plus loin en aval où il a neigé ce lundi matin.
Pour empirer encore les choses, bon nombre de nos concitoyens, parmi les résidents d’Ifrane et ses visiteurs, se sont hasardés à prendre la route dimanche en fin d’après midi (vers 17h00) pour se retrouver pris au piège en pleine tempête de neige, et ce, au milieu de la forêt de la Jaba, entre Ifrane et El Hajeb. Le risque provient essentiellement du manque d’expérience de conduite en temps de neige pour beaucoup de conducteurs parmi les utilisateurs de cette route, alors que celle-ci est entièrement enneigée et verglacée. Le calvaire a été vécu par nos concitoyens au beau milieu de cette forêt jusqu’à 2 heures du matin du lundi pour quelques uns et jusqu’à 4 heures du matin pour d’autres.

Mohammed DRIHEM

6/2/2018
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 Edition
Guide socio-économique de Skhirat

Un “Guide socio-économique de Skhirat” vient d’être édité par l'agence de communication “Group Action” en étroite collaboration avec la Commune de Skhirat.
Se voulant un outil pratique sur la ville de Skhirat, portant sur les secteurs clés de la vie économique, commerciale, sociale et culturelle, ce guide qui compte 184 pages (format 24 cm sur 17) est destiné à promouvoir la ville et la doter d’un document de référence pratique pour les professionnels des différents secteurs d'activité. C'est un outil de communication qui permettra au lecteur d'être renseigné sur tout ce qui concerne l'Histoire de la ville, l'étude démographique et cadre administratif, les perspectives d'avenir, les infrastructures de base, routes et transports, le secteur économique, l'industrie, l'agriculture et pêche maritime, le tourisme, la culture, l'urbanisme, l'habitat, l'environnement, les espaces verts, la santé, l'enseignement, la formation professionnelle, la jeunesse et les sports…

6/2/2018
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 Une première au Maroc
L’Université privée Mohamed Salahdine à Meknès, une initiative citoyenne 

Hassan BENMAHMOUD

Al’initiative d’une pléiade d’universitaires et de femmes et d’hommes de lettres et de savoir, un espace d’échanges et de débats, accessible à tous, qui se veut ouvert, participatif et décloisonnant les savoirs  et les connaissances a vu le jour dans la cité ismaïlienne.
Ces initiateurs ont opté pour le nom « Université Mohamed Salahdine » en hommage à l’économiste de renom, originaire de Meknès auteur de plusieurs ouvrages dont « Tribus, Makhzen et colons » (1986), « Les petits métiers clandestins » (1981) et d’autres
essais sur l’économie informelle et la problématique du développement.
Lors d’une conférence de presse, les organisateurs, initiateurs du projet ont souligné que l’éducation pour tous  est reconnue par le droit international des droits de l’Homme au niveau des Nations Unies. Ce droit a été réaffirmé dans d’autres traités concernant des groupes spécifiques, comme les femmes et les filles, les personnes handicapées, les migrants, les réfugiés, les populations autochtones, etc. Il a aussi été introduit dans divers traités régionaux et consacré comme droit dans la grande majorité des constitutions nationales.
Au Maroc, malgré les nombreuses réformes du système éducatif entreprises depuis l’indépendance, l’efficience demeure toujours un échec. La nouvelle constitution consacre ce droit mais le chantier semble complexe et la convergence des efforts de l’ensemble des acteurs est une nécessité.
Le « Droit à l’éducation et au savoir » est l’une des responsabilités que l’université Mohamed Salahdine souhaite porter, selon ses moyens, avec des citoyennes et citoyens partageant les mêmes convictions. Elle se veut un espace ouvert à tous les citoyens pour contribuer à cet effort collectif. C’est une initiative originale qui place la question de l’éducation, de la formation et de la citoyenneté au centre de sa mission et de son engagement.
 Innovante de par sa mission, ses objectifs et l’engagement responsable de ces fondateurs, l’université Mohamed Salahdine (UMSD) à l’échelle du Maroc se veut pionnière sur le champ de la démocratisation de l’éducation et du savoir, le vivre ensemble et la co-construction d’une citoyenneté active dans le Maroc d’aujourd’hui.  Son projet vise à mobiliser des femmes et des hommes du Maroc pour recréer des liens de solidarité, de réflexion et de partage des valeurs dans une société démocratique, ouverte et inclusive. Elle se donne les moyens de réaliser ce désir d’avenir, à travers la formation et l’éducation des jeunes, des femmes selon la diversité de leurs origines, de leurs appartenances professionnelles, socioculturels ou politiques.
S’inscrivant dans un mouvement d’éducation populaire, l’UMSD, à travers des ateliers, des workshops, des conférences, des tables rondes et des initiatives citoyennes, participera aux débats politiques et sociétaux qui animeront les espaces publics et politiques du Maroc. Plus qu’une plateforme citoyenne, l’UMSD est une alternative inclusive des individus et groupes dans un débat planétaire sur l’émergence des territoires, des identités, des droits et des innovations.
L’UMSD se veut, selon ses initiateurs, singulière, plurielle et démocratique en rupture avec les visions trop clivantes. C’est un mouvement citoyen qui traverse tous les courants de la pensée, les syndicats, les organisations publiques, les cercles du savoir, les acteurs de la culture et des arts, etc. La convergence d’idées et d’initiatives doit ainsi permettre de préserver ses différences.
 L’UMSD est également un centre de ressourcement citoyen pour des publics divers (acteurs de la société civile, politique, élus, étudiants, etc.). L’objectif est bien entendu le partage des connaissances, des méthodologies, des outils et des réflexions sur la compréhension de notre monde de plus en plus complexe et mondialisé.  Elle jouera également une fonction de régulation sociale et politique, d’outil de réflexion sur les politiques publiques et les mutations sociales. C’est enfin un interlocuteur constructif des institutions et une entité qui contribuera à éclairer les décideurs, notamment sur le sens des valeurs universelles et leurs articulations avec la construction d’un Maroc juste, responsable, démocratique et citoyen.
Ne sont-elles pas les valeurs que Mohamed Salahdine, ce grand spécialiste de l'économie de développement et militant des droits fondamentaux, originaire de Meknès  Ses œuvres (Collection « Je m'intéresse », son livre pionnier sur « Tribus, Makhzen et colons » (1986), son ouvrage sur « Les petits métiers clandestins », (1981), etc. sont des témoignages vivants que l’UMSD s’approprie en hommage à sa mémoire.
 L’implication et la participation des citoyennes et citoyens, membres fondateurs, donateurs, adhérents ou toutes institutions publique, civile ou privée ne peut que nourrir ce projet innovant et contribuer à sa concrétisation. Chacun de nous y trouvera une place respectueuse, une écoute attentive, un espace de dialogue responsable et un laboratoire d’analyse scientifique de notre monde contemporain.
 A noter que cette initiative a pu voir le jour grâce à la contribution effective de la Fondation Feue Karima Nadiri, figure de proue de l’enseignement à Meknès.

Hassan BENMAHMOUD

6/2/2018
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 Moussem Cities de Bruxelles
Casablanca vue par ses artistes

Casablancais de naissance ou de cœur, des artistes qui ont en partage leur amour de la métropole marocaine réunissent leur talent pour retracer l'énergie créative d’une ville en perpétuelle mutation, à l’honneur tout au long du mois de février à Bruxelles dans le cadre du festival Moussem Cities.
Cette exposition qui mêle images d’archives, dessins, affiches, peintures, tapisserie, enregistrements sonores, photographies contemporaines et vidéos, est une invite à la découverte de cette ville mystique, vitrine du Maroc dynamique et moderne, qui ne cesse d’inspirer les créateurs de par le monde.
C’est le cas d’Anna Raimondo, créatrice sonore napolitaine tombée sous le charme de Casablanca. Elle s’est jointe volontiers aux artistes locaux Fatima Mazmouz, Zineb Andress Arraki, Yassine Alaoui Ismaili, Mostafa Maftah, Aicha El Beloui et Hicham Lasri, pour recréer à Bruxelles, "non une reproduction de la ville, qui serait vouée à l’échec, mais un peu de son état d’esprit", pour reprendre les termes de la commissaire de l’exposition, Salma Lahlou.
La commissaire, elle-même Casablancaise, a fait en sorte que l’œuvre "Casablanca Tells" d’Anna Raimondo accueille le visiteur dans le brouhaha quotidien de la ville, en guise d’immersion dans l’ambiance casablancaise dès l’entrée de l’exposition, tenue au théâtre flamand "Kaaitheater".
L’exposition est conçue autour de "cinq points saillants", confie-t-elle.
"La mutation" est la première thématique du parcours que Salma Lahlou propose pour raconter la ville qui l’a vue naître et qu’elle a pu redécouvrir dans le cadre de sa mission de commissaire de l’exposition, en arpentant ses territoires, relisant ses archives, rencontrant ses habitants, dialoguant avec ses passionnés.
Les œuvres exposées dans cette section reflètent la capacité de "cette ville mutante" d’absorber tout le Maroc, notamment via des mécanismes comme l’exode rural, ce que traduit, à ses yeux, la grande mixité de la ville (sociale, religieuse, politique…).
La deuxième thématique focalise sur une autre caractéristique de Casablanca, celle liée à une ancienne tradition de contre-culture populaire. "C’est une ville qui repose sur une culture populaire et non une culture d’élite", relève la commissaire marocaine qui a voulu mettre sous projecteur les symboles de cette culture, à travers notamment la musique de Nass El Ghiwane, Jil Jilala et plus récemment L’Boulevard, mais aussi par le biais des arts visuels, le théâtre avec Tayeb Seddiki et le cinéma avec Ahmed Bouanani.
Le parcours de l’exposition met l’accent également sur la dimension "hédonique" de la ville. C’est cette philosophie de vie qui distingue le Casablancais qui "travaille dur et en même temps cherche à s’amuser et profiter pleinement de la vie".
Autre propriété inhérente à Casablanca: "la transhumance", un phénomène qu’on retrouve, selon la commissaire, dans des œuvres retraçant "le déplacement au fil du temps, du début du siècle jusqu’à aujourd’hui, reflétant l’extension géographique de la ville".
La peinture monumentale de Aicha El Beloui, "Map of the Legend" permet au visiteur d’embrasser immédiatement l’étendue de Casablanca et d’y retrouver les différents repères historiques qui permettent de la raconter.
La cinquième section est dédiée à l’aspect mémoriel, avec des œuvres dont les auteurs adhèrent à un effort collectif de "résistance à la mémoire amnésique" avec l’ambition de "garder des traces de cette ville en perpétuel mouvement où l’éphémère remplace très vite le pérenne et réciproquement". Le visiteur pourra y admirer notamment le travail de Fatima Mazmouz dont la série "Casablanca mon amour" est constituée de portraits d’une vingtaine de résistants dont des rues portent le nom : Zerktouni, Allal El Fassi, Roudani…., rappelant l'histoire patriotique de la ville. L’exposition s’enrichit également par une création de Mostapha Meftah, un autre artiste qui travaille sur la mémoire. Il propose son oeuvre "Feu en Océan", réalisée en ayant recours à la technique traditionnelle de tissage de tapis.
Zineb Andress Arraki qui collecte depuis des années sous le titre générique de Mobilogy, Questioning the usual, des fragments de Casablanca, fait partager avec le public sa série CAZAA, acronyme homonymique de la ville qui y mêle le regard particulier de l’artiste/habitante de la ville par l’adjonction de ses initiales.
Yassine Alaoui Ismaili, alias Yorias, restitue dans sa série "Casablanca Not the Movie", en référence au film mythique Casablanca, "un rendu extrêmement vivant, une image de rue vive, réelle où transpire le vécu". "Ce n’est plus l’image ressentie, fictionnalisée, mythifiée qui est capturée mais des rencontres avec la ville et ses habitants au plus proche de la réalité", lit-on en présentation de l’exposition. L’image en mouvement participe aussi à ce répertoire essentiel à constituer. Dans son film, CasaOneDay, Hicham Lasri confie la découverte de la ville à un enfant et un miroir. "Cet outil, réputé pour l’intransigeance de sa réflectivité révèle ici une poésie urbaine inattendue", selon la commissaire.
L’exposition est rehaussée par une contribution de Mohamed Tangi, un collectionneur dont la passion pour Casablanca est née il y a une trentaine d’années, lorsqu’il a converti sa maison en archives de la ville. Des objets de sa collection personnelle sont exposés à cette occasion.
D’autres expositions sont prévues dans le cadre du festival Moussem Cities qui met à l’honneur tout au long du mois de février la ville de Casablanca via une programmation culturelle et artistique riche et diversifiée, dont le coup d’envoi a été donné jeudi par le ministre chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, Abdelkrim Benatiq.
Cette programmation qui offre un regard sur la ville et son œuvre par le biais des performances de ses artistes, penseurs et créateurs, prévoit aussi des concerts, des spectacles de danse, des pièces de théâtre, des projections de films et des rencontres littéraires. 

6/2/2018
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 17ème édition du Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès
Participation de grands noms à l’échelle internationale

De grands noms du cinéma d’animation international participeront à la 17-ème édition du Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM), qui se tiendra du 16 au 21 mars prochain, ont annoncé les organisateurs. Cette manifestation, initiée par la Fondation Aïcha en partenariat avec l'Institut français de Meknès, qui en assure la direction artistique, accueillera cette année Brenda Chapman (Etats-Unis), Sunao Katabuchi (Japon) et Carlos Saldanha (Brésil/Etats-Unis).
Scénariste ou coscénariste de grands succès des Studios Disney (le Roi Lion, la belle et la bête, le bossu de Notre Dame, Fantasia 2000), Brenda Chapman a obtenu l’Oscar du meilleur film d’animation 2013 avec son film ‘’Rebelle’’.
A Meknès, elle donnera la conférence inaugurale du festival, qui rend hommage à la femme dans le cinéma d’animation. Le réalisateur Carlos Saldanha, lui, est considéré, depuis 1993, comme l’une des forces créatives des célèbres Studios Blue Sky. Parmi ses succès mondiaux, on trouve les trois premiers films de la saga ‘’l’âge de glace’’ ainsi que ‘’Rio 1’’ et ‘’Rio 2’’. Sa dernière œuvre ‘’Ferdinand’’ est nommée aux Golden Globes et aux Oscars 2018.
Sunao Kutabuchi est considéré, quant à lui, comme l’un des plus importants réalisateurs japonais contemporains. Il réalise en 2017 ‘’Dans un recoin de ce monde’’, véritable chef d’œuvre et Prix du Jury au festival d’Annecy 2017.
Ces trois réalisateurs donneront chacun une Leçon de cinéma au profit des étudiants et des professionnels marocains.
Au programme de cette édition, figurent des projections inédites, des expositions, des tables rondes, des rencontres, une compétition internationale du court et du long-métrage d’animation et un volet consacré à la formation des étudiants des écoles d’art et d’audiovisuel au Maroc.Le festival, qui a vu le jour en 2001 à l’Institut français de Meknès, s’affirme, selon ses initiateurs, comme un rendez-vous cinématographique incontournable au Maroc et en Afrique. Il attire chaque année un public nombreux composé d’élèves, de familles, de professionnels et d’étudiants de l’ensemble des écoles publiques marocaines dédiées à l’art et au cinéma.
Depuis 2015, le FICAM est intégré à la Saison Culturelle France-Maroc.

6/2/2018
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 Inscription de nouveau-nés sous des prénoms amazighs
L’interdiction signifiée à deux familles à Erfoud et Casablanca démentie

La Direction générale des collectivités locales (DGCL) a démenti dimanche les informations véhiculées la veille par des sites électroniques, selon lesquelles deux familles ont été interdites d'inscrire leurs nouveau-nés sous des prénoms amazighs à la commune d'Erfoud et à Casablanca, précisant que ces allégations "sont dénuées de tout fondement".
La DGCL souligne, dans une mise au point, que l’officier de l'état civil à la commune d’Erfoud, a sollicité dans le cadre de ses fonctions un délai pour se renseigner sur la signification du prénom d’"Arious" et ce, conformément à la procédure en vigueur, ajoutant que les services compétents de la Haute commission de l’état civil ont affirmé qu’il s’agit d’un prénom amazigh conforme aux dispositions légales.
La même source explique aussi que selon l’enquête menée à l’arrondissement d’Aïn Chock, l’officier de l’état civil à l’annexe administrative Chrifa, après avoir suivi la même procédure et consulté l’inspection provinciale, a établi qu'"Iri" est un prénom amazigh conforme aux dispositions légales, notamment celles fixées par l'Article 21 de la Loi N 37.99 relative à l'état civil.
Contrairement à ce qui a été véhiculé par certains sites électroniques, il ne s’agit pas d’une interdiction de ces prénoms pour cause de leur origine amazighe, mais plutôt du suivi par l’officier de l’état civil de la procédure mise en place en cas de difficulté pour déterminer le sens d’un prénom à l’heure de son inscription dans les registres de l’état civil conformément aux lois en vigueur, note la même source.
Et d’ajouter que le ministère de l’Intérieur affirme qu’il n’y a pas lieu d’interdire un prénom d’origine amazighe assurant que tout citoyen est libre de choisir le prénom de son enfant et que les normes légales s’y rapportant sont applicables à tous loin de toute discrimination, et ce, en application de la Constitution et des conventions internationales relatives aux droits et aux libertés des individus.
Les services compétents au ministère de l’Intérieur demeurent à la disposition des citoyens lors des horaires de travail pour répondre à toute question à ce sujet avec la célérité requise par le biais des numéros suivants : 05.37.28.68.89/05.37.28.68.63/05.37.2868.82, conclut la même source.

6/2/2018
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 Chambre des représentants
Deux séances plénières, demain

La Chambre des Représentants tiendra, demain mardi, deux séances plénières consacrées, respectivement, à l'examen et au vote d'une proposition de loi et de projets de loi finalisés.

Ces deux séances se tiendront à partir de 15H00, indique un communiqué de la Chambre, précisant que la première séance portera sur l'examen et le vote d'une proposition de loi portant modification de l'article 316 de la loi 39.08 relative au Code des droits réels.
La 2è séance est, quant à elle, consacrée à l'examen et au vote du projet de loi n° 22.16 portant réglementation des produits explosifs à usage civil, des artifices de divertissement et des matériels contenant des substances pyrotechniques, de la loi n° 103.14 portant création de l'Agence nationale de sécurité routière tel qu'il a été transmis à la Chambre des conseillers pour une 2è lecture et du projet de loi n° 53.17 portant règlement du budget de l'exercice 2015, outre le projet de loi n° 69.17 modifiant et complétant la loi n° 33.06 relative à la titrisation des actifs.
Il sera, également, procédé lors de cette 2è séance à l'examen et au vote du projet de loi organique n° 86.15 fixant les conditions et les modalités d'application de l'article 133 de la Constitution tel qu'il a été déposé à la Chambre des conseillers pour une 2è lecture, du projet de loi n° 31.13 relatif au droit d'accéder à l'information, du projet de loi n° 51.14 modifiant et complétant la loi n° 25.06 relative aux signes distinctifs d'origine et de qualité des denrées alimentaires et des produits agricoles et halieutiques, ainsi que le projet de loi n° 76.15 relatif à la réorganisation du Conseil national des droits de l'Homme.

5/2/2018
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 Entretien avec Mme Selma Sedki, Professeur et Enseignant-Chercheur à l’Université Ibn Tofail
Le « oui mais » de la transition vers un système de change flexible du dirham

Entretien réalisé par Noureddine BATIJE

La toute dernière réforme du régime de change opérée au Maroc et consistant à augmenter la bande de fluctuation de la parité du Dirham de +/-0,3% à +/-2,5%, tout en maintenant le panier de cotation, a fait couler beaucoup d’encre et est encore sujet à débats.
Et pourtant, les autorités monétaires nationales enchaînent les sorties médiatiques et croient dur comme fer en les vertus d’un tel assouplissement.
S’ouvrant sur le monde universitaire et revenant sur les tenants et aboutissants d’une telle décision, « L’Opinion » donne la parole à Mme Selma Sedki, Professeur Enseignant-Chercheur à l’Université Ibn Tofail, qui, vis-à-vis de cette mesure, se prononce beaucoup plus du côté du « oui mais » que du côté du « oui » tout court.
L’Opinion : Quelle est votre évaluation de la politique économique de manière générale 
Va-t-elle, à votre avis, dans le bon sens  Est-elle réellement inclusive, génératrice d’emploi et assurant une répartition équitable des richesses 
Mme Selma Sedki : J’estime que, de manière générale, le Maroc dispose de certaines politiques économiques qui sont bonnes et de bien d’autres qui le sont moins. Et j’estime aussi que le but de toute politique économique consiste à contribuer à la création de la richesse.
Et à aujourd’hui, force est de constater que cette création de richesse de manière conséquente tarde à voir le jour et, de ce fait, je pense que l’on ne peut parler de politiques économiques suffisamment bonnes.
Beaucoup de choses restent encore à faire.

L’Opinion : Qu’en est-il de l’élaboration d’un nouveau modèle de développement économique encore au stade de la réflexion 
Mme Selma Sedki : Tout le monde s’accorde à dire que, depuis quelques années déjà, le modèle de croissance économique au Maroc s’essouffle.
Ceci est dû à des raisons tout aussi subjectives qu’objectives. Le modèle marocain peine toujours à créer de la richesse et de la croissance économique et il est grand temps de changer de modèle.
D’autant plus que plusieurs études récentes évoquent cet état de fait et renvoient à une nécessité de changement de paradigme.
D’ailleurs, la crise de 2008 a imposé au niveau mondial ce genre de changement.
Au Maroc, je pense que la création de richesse dans un monde de plus en plus ouvert passe aussi par le biais des exportations en tant que locomotive.
Ce qui n’est plus le cas au Maroc depuis plusieurs décennies dans la mesure où l’on ne parvient toujours pas à créer un tissu productif convenablement compétitif et créateur de valeur ajoutée demandée en externe.
Autrement dit, un tissu productif compétitif à l’export.
Partant de là, notre champ de bataille consiste à renforcer l’investissement dans des secteurs créateurs de valeur ajoutée.
Or, ces derniers temps, l’on ne jure que par l’immobilier et les infrastructures qui, somme toute, ne sont pas créateurs de valeur ajoutée. Et il est grand temps d’admettre la nécessité d’investir dans l’élément humain et de disposer aussi de la volonté politique pour admettre l’échec de notre système éducatif et tenter de le revoir dans sa globalité sans omettre d’investir dans la santé, de développer le climat des affaires, de créer les conditions de concurrence et d’égalité sur la marché … et d’opter également pour tout ce qui peut drainer des IDE.

L’Opinion : Et la politique monétaire dans toute cette dynamique 
Mme Selma Sedki : La politique monétaire est menée par la Banque Centrale et depuis 2006, en toute indépendance vis-à-vis du gouvernement, par Bank Al Maghrib.
C’est une politique qui s’aligne sur les travaux de la nouvelle économie classique développés vers la fin des années 70, plusieurs pays ont opté pour ce modèle dont l’objectif principal est la stabilité des prix.
Et jusqu’ici, BAM réussit en ce sens et le Maroc dispose des taux d’inflation des plus bas dans le monde.

L’Opinion : Justement, ces taux d’inflation ne risquent-ils pas d’être chamboulés suite à la toute dernière décision relative à la flexibilité du dirham 
N’y a-t-il pas des risques au niveau de l’évolution des prix 
Est-on vraiment en face d’un flottement du dirham 
Mme Selma Sedki : Je ne pense pas qu’il s’agit d’un flottement. L’on est toujours dans le cadre d’un régime fixe. La particularité de ce nouveau régime réside dans le fait qu’il s’agit d’un élargissement de la bande de fluctuation de la monnaie qui est, depuis, passée de plus ou moins 0,3 à plus ou moins 2,5%. La monnaie demeure toujours liée à un panier de devises : 60% à l’euro et 40% au dollar.
Je tiens à préciser qu’on est toujours dans le cadre de taux fixes avec un assouplissement.
Le flottement présuppose une monnaie qui n’est plus liée à un panier de devises mais qui, plutôt, évolue librement, en fonction du libre jeu du marché.

L’Opinion : Cet assouplissement ne présente-t-il pas des risques en termes d’inflation 
Mme Selma Sedki : Peut-être qu’au début, l’on assistera à une petite inflation importée.
La demande sur les produits étrangers va augmenter, ce qui peut éventuellement exercer une pression sur les produits nationaux et induire une inflation à l’intérieur.
Mais c’est toujours maîtrisable dans la mesure où la bande n’est pas trop grande.
Dans certains pays, cette bande va jusqu’ ‘à plus ou moins 15%.
Le Maroc ne présente pas à ce niveau de grands risques et au vu de la bande, la situation sera toujours maîtrisable.
S’il s’agissait d’un passage brusque du fixe au flottant, c’est sûr que le risque serait grand et l’économie ne saurait suivre.

L’Opinion : Est-ce à dire que dans le long terme, l’on doit s’attendre à d’autres mesures qui vont suivre 
Mme Selma Sedki : Je pense que oui. Dans une seconde étape, on assistera à un autre élargissement - plus grand cette fois - de la bande. Avant de passer à une troisième étape, à savoir le passage au flottement proprement dit.

L’Opinion : A votre avis, la pondération restera la même  60% pour l’euro et 40% pour le dollar 
Mme Selma Sedki : Je le pense, étant donné que la majorité de nos échanges sont avec l’UE.
L’Opinion : Question de timing, était-ce le moment opportun de procéder à cet assouplissement 
Mme Selma Sedki : Des réserves de change situées à 6 mois d’importation conjuguées à un taux d’inflation des plus bas font que le moment était opportun.
Par contre, ce qui me dérange le plus, c’est plutôt le niveau de la dette.
Mais je pense que l’on s’achemine vers une restructuration de la dette avec le passage de la dette extérieure à celle intérieure.

L’Opinion : Qu’est-il des études d’impact  Ont-elles été menées par les autorités monétaires 
Mme Selma Sedki : Je le pense. Et généralement, lorsque le passage à la flexibilité s’opère de manière graduelle, il est mieux réussi.
D’ailleurs, cette démarche est tout à fait adéquate avec la nature de l’économie marocaine.
A condition, bien sûr, qu’elle soit accompagnée de bien d’autres réformes de politique économique dont une réelle volonté d’industrialisation, de création de tissu productif compétitif adossé à un système éducatif adéquat…

L’Opinion : Qu’en est-il de l’effet surprise de cette démarche 
Beaucoup d’opérateurs estiment qu’ils n’y ont pas été associés 
Mme Selma Sedki : A ce titre, l’on se rappelle le mois de juillet dernier et la spéculation sur la monnaie qui s’est opérée alors.
Et c’est justement cet effet surprise qui renseigne sur le comment va se comporter le marché, sur le comment vont réagir les opérateurs et surtout sur comment va évoluer la monnaie. L’intérêt justement de cette phase transitoire, entre flexibilité et flottement, est justement de développer le marché de change et de permettre aux opéateurs de dépasser la peur de flottement et les habituer aux risques de change. A ce niveau, je tiens à redire qu’étant donné le fait que la bande n’est pas assez large, les éventuels risques ne seront que minimes.

L’Opinion : Justement, en revenant au mois de juillet, est-ce qu’il ne vous semble pas anormal, qu’au lieu de manifester des besoins en termes d’instruments de couverture de risques de changes, des opérateurs ont procédé à des mouvements effrénés de spéculation sur la devise 
Mme Selma Sedki : Malheureusement, ces spéculations ont coûté pour le Maroc, la perte d’environ un mois d’importation en réserves de change. Cela montre aussi que la Banque Centrale ne jouit pas encore de la crédibilité vis-à-vis des opérateurs ; or, cette crédibilité est nécessaire pour la réussite de toute politique monétaire. Et que voulez-vous, c’est le goût prononcé pour l’intérêt et le gain.

L’Opinion : Ce n’est pas, quelque part, le peu de vigilance des autorités monétaires qui ont sous-estimé la réaction du marché  Partant de là, seraient-elles en mesure d’intervenir en cas de grandes fluctuations sur le marché 
Mme Selma Sedki : Tant que la bande est fixée, les fluctuations se feront à l’intérieur de la bande, grâce aux interventions de BAM. Ce qui serait intéressant d’observer dans les prochaines semaines,  voire mois, c’est le mouvement du taux de change réel.
Mais gardons à l’esprit qu’à ce titre, la politique jusqu’ici menée est une politique graduelle, attentive, bien pensée et peut être une politique adéquate.
L’Opinion : Ce n’est pas le cas de l’Egypte 
Mme Selma Sedki : Aucunement. L’Egypte est passée à un flottement pur et dur et, déjà à la base, l’inflation était relativement élevée, et le déficit commercial creusé avec des réserves couvrant 3 mois d’importations.
Le plus important dans la démarche marocaine est qu’il s’agit d’une politique graduelle.
L’Opinion : Justement, cette politique est-elle prise en considération dans l’élaboration-conception d’un nouveau modèle économique pour le Maroc
Mme Selma Sedki : Sûement. Un modèle économique dure au moins une vingtaine d’années et il faut y intégrer le flottement et disposer d’une vision de long terme. A mon avis, Il serait question essentiellement d’un modèle tourné vers l’exportation à forte valeur ajoutée et à même de drainer des IDE et des devises.

L’Opinion : Comment assurer une parfaite adéquation entre politique monétaire et économie réelle 
Mme Selma Sedki : D’abord, le Maroc a fait depuis plusieurs décennies des choix en termes d’ouverture et le libre échange. L’ouverture est là, qu’on le veuille ou pas.
Il y a des choix sur lesquels l’on ne peut revenir. On veut attirer des IDE, l’épargne internationale et des capitaux non volatils. Et il va sans dire que le maintien d’un taux de change fixe présente une contrainte d’incompatibilité avec ce genre de dynamique.
Ce qui renvoie à la trinité impossible des taux de change fixe, libre circulation de capitaux et politique monétaire autonome.
Au Maroc, la politique monétaire est conçue par la Banque Centrale, indépendamment du gouvernement, le projet des nouveaux statuts qui sera adopté, sous peu, prévoit une plus grande autonomie de la politique monétaire et de l’autre côté on veut passer à la libre circulation des capitaux.
Le taux de change fixe ne sera pas le régime adéquat et la question est ramenée à un choix, somme toute simple.
Est-ce qu’on veut s’ouvrir ou garder un taux de change fixe 
A mon avis, il n’ y a pas un régime de change optimal pour toutes les économies et dans toutes les situations, il y a un régime de change optimal pour une économie donnée dans un contexte donné.

Entretien réalisé par Noureddine BATIJE

5/2/2018
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 Les directeurs des supports médiatiques et les responsables de la communication des deux groupes parlementaires en conclave
Institutionnaliser la coordination entre le pôle médias et les parlementaires

M. Abdeljabbar Rachdi, membre du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal chargé de la communication extérieure, a tenu mercredi dernier au siège central du parti une réunion avec les directeurs des supports médiatiques et des représentants des deux groupes parlementaires istiqlaliens, à savoir MM. Abdallah Bakkali (Al Alam), Jamal Hajjam (L’Opinion) et Abdelfattah Sadqi, directeur du site « Istiqlal info », ainsi que MM. Abdelghani Lahlou, directeur du groupe istiqlalien à la Chambre des Représentants, et Ahmed El Issi, chargé de la communication du groupe PI à la Chambre des Conseillers.
La réunion a porté sur les moyens de renforcer la coordination entre le pôle médias et les deux groupes parlementaires PI en vue de faire ressortir le rôle important joué par les députés et conseillers istiqlaliens tant en matière de législation qu’en ce qui a trait au contrôle du gouvernement ou à la diplomatie parlementaire.
A. Rachdi a souligné, à cette occasion, que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions et recommandations du 17ème congrès et de la stratégie de la nouvelle direction du parti dont la promotion de la presse et de la communication du Parti de l’Istiqlal constitue l’une des pierres angulaires.
Les responsables des supports médiatiques et des groupes istiqlaliens ont, de leur côté, affirmé leur engagement à améliorer et promouvoir la presse du parti aussi bien qu’à étoffer la coordination entre eux tout en mettant l’accent sur les principaux vecteurs politiques et professionnels propres à surmonter les diverses contraintes et en proposant des solutions à même de permettre d’atteindre les objectifs fixés et de rajeunir la presse du parti. Ce à quoi, M. Rachdi a répondu que la direction du PI est parfaitement consciente des contraintes et difficultés rencontrées, appelant à redoubler d’efforts afin de hisser la presse PI au niveau des défis du moment et d’améliorer la communication des deux groupes parlementaires istiqlaliens dans le cadre de la nouvelle stratégie 2017-2021 du parti.

5/2/2018
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 Domaines privés de l’Etat
13.475 hectares mobilisés pour l’investissement

Une superficie globale de l’ordre de 13.475 hectares du domaine privé de l’État a été mobilisée en 2017 en faveur de 345 projets, approuvés dans le cadre de la gestion déconcentrée, devant drainer un investissement de plus 11 milliards de dirhams et créer quelque 12.548 emplois.
Selon la synthèse du rapport sur la mobilisation du domaine privé de l’Etat au profit de l’investissement, 63% des projets sont concentrés au niveau des régions de Dakhla-Oued Eddahab et de Laâyoune-Sakia El Hamra et intéressent trois secteurs d’activité à savoir l’énergie, le tourisme et le sport.
Il ressort également de ce rapport que 57% de l’investissement est tourné vers les secteurs de l’industrie, de l’habitat et du tourisme et que 52% de l’emploi est porté par l’activité industrielle et du touristique.
Au cours de 2017, relève la même source, quelque 178 ha ont été mobilisés en faveur de 9 projets du Holding Al Omrane pour un investissement projeté de 662 millions de dirhams.
Au titre de ce même exercice, 71 conventions ont été signées dans le cadre du partenariat agricole public-privé portant sur une superficie de 4.106 ha, un investissement projeté de 692,8 millions de dirhams et la création à terme de 1.741 emplois. 
D’après le rapport, 63% des projets sont concentrés au niveau des régions de Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra, et Béni Mellal-Khénifra pour une superficie de l’ordre de 3.120 ha.
La répartition par filière au titre de l’année 2017 fait ressortir que 3 filières concentrent 93% de la superficie globale mobilisée. Il s’agit de l’arboriculture fruitière, l’élevage et l’agriculture maraichère.
De 2004 à ce jour, une superficie totale de l’ordre de 107.120 ha a été mobilisée pour appuyer 892 projets agricoles, rappelle la même source, notant que le montant prévisionnel des investissements projetés s’élève à près de 20,57 milliards de dirhams et le nombre d’emplois escomptés à 55.296 postes. 

5/2/2018
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 Audiences radio
La chaîne Mohammed VI du Coran, la plus écoutée

La chaîne radio Mohammed VI du saint coran se positionne en tête des stations radios les plus écoutées au Maroc, soit la part d’audience de 13,72%. C’est ce qui ressort de l’enquête Radiométrie Maroc au quatrième trimestre 2017, rendue publique ce week-end.
Initiée par le Centre interprofessionnel de la mesure d’audience radio(CIRAD) et réalisée par l’institut de sondage IPSOS, l’enquête relève que Med radio est la deuxième chaine la plus coutée, avec 12,30% de part, suivie de Mfm (9,18%), de Hit Radio (8,59%), d’Aswat (7,51%), et d’Al Idaa Al Watania (7,20%)…
La part d’audience se calcule en tenant compte du nombre d’auditeurs ou de l’audience cumulée (AC) ainsi que de la durée de leur écoute (DEA).
L’audience cumulée concerne le nombre de personnes différentes ayant écouté la radio au moins une fois par jour dans la période de référence, peu importe la durée d’écoute.
En termes d’audience cumulée, la Radio Mohammed VI du saint coran s’accapare 17,25% d’audience cumulée d’un jour moyen de semaine, pour le quatrième trimestre de l’année 2017. 
Medi 1 et Hit Radio cumulent respectivement 11,74% et 11,70% d’audience. Elles sont suivies par Mfm (11,39%) Med Radio (11,30%) et Al Idaa Al Watania (11,26%).
Les mêmes chiffres font ressortir, par ailleurs, que près de 15 millions de Marocains ont écouté la radio du lundi au vendredi, soit 54,5% de la population nationale des 11 ans et plus. Un jour de week-end, ils étaient en moyenne 13,8 millions au rendez-vous des radios (52% des 11 ans et plus) durant un jour de week-end.
Il en ressort également que les émissions matinales (6h-10h) réunissent plus de 7 millions d’auditeurs, un jour moyen de semaine du lundi au vendredi.
L’enquête « Radiométrie Maroc » fait savoir, en outre, que les auditeurs consacrent en moyenne 2h52 minutes par jour de semaine (5 minutes de moins un jour de week-end).
En ce qui concerne le classement des audiences par grande ville, Casablanca rafle à elle seule 63,31%, suivie d’Agadir (61,93%), de Rabat (61,09%) et de Marrakech (60,42%).

5/2/2018
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 Foire internationale du livre de Casablanca
Exposition des œuvres du leader Allal El Fassi

Dans sa quête de promouvoir la propagation du patrimoine du Mouvement national marocain, notamment de la pensée et du legs du leader Allal El Fassi, la Fondation Allal El Fassi participe, pour la troisième fois consécutive, à la Foire internationale de l’édition et du livre qui se tiendra du 8 au 18 février 2018, et ce, par l’exposition de 82 œuvres du leader disparu, dans lesquelles divers thèmes importants sont abordés, en plus de toute la documentation, recherches et comptes rendus des conférences, publiées par la Fondation.
Les œuvres exposées par la Fondation seront accessibles avec une réduction de 40% sur les prix initiaux.

5/2/2018
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 Ouvrières agricoles bénéficiaires de permis de travail en Espagne
Départ en avril

Le ministère du Travail et de l'Intégration professionnelle a annoncé que le départ des ouvrières agricoles bénéficiaires de permis de travail en Espagne débutera en avril prochain, dans le cadre d'une opération supervisée par l'Agence régionale de promotion de l'emploi et des compétences (Anapec) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et de la division de l'emploi à l'étranger relevant du ministère.
Le ministère a expliqué, dans un communiqué, qu'à la fin de la première phase d'inscription, le 19 janvier dernier, 33.452 dossiers ont été déposés, dont 12.944 ont été présélectionnés pour leur conformité aux conditions requises, avant de passer par une sélection finale, effectuée du 29 janvier au 1-er février à Mechraa Bel Ksiri, Meknès, Marrakech, Agadir et Oujda, sous la supervision de l'Agence, en présence des représentants de l'administration espagnole et des associations professionnelles agricoles de la province de Huelva et avec le soutien des autorités locales.
A l'issue de l'opération de sélection, affirme le communiqué, le côté espagnol communiquera la liste des ouvrières sélectionnées à l'Anapec, afin de les aviser les convoquer pour finaliser les dossiers de demande de visa.
Les services du ministère de l'Intérieur œuvreront pour faciliter l'obtention ou le renouvellement des passeports, alors que les autorités espagnoles se chargeront de l'octroi des permis de travail, assure le communiqué, ajoutant que les Agences locales animeront des sessions d'information et de sensibilisation au profit des ouvrières sélectionnées.
En vue d'assurer des conditions normales de départ, une agence mobile sera installée au port de Tanger-ville pour accompagner les bénéficiaires de contrats de travail saisonniers, a également fait savoir le ministère, notant qu'il poursuivra sa coordination avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale pour assurer de près le suivi des conditions du travail et de logement de ces ouvrières, notamment en effectuant des visites sur le terrain.
Le recrutement de ces ouvrières s'inscrit dans le cadre de la convention de la main-d’œuvre signée entre le Maroc et l'Espagne le 25 juillet 2001, rappelle le communiqué, précisant que le ministère a reçu, le 21 décembre 2017, une demande de l'ambassade espagnol pour le recrutement de 11.000 ouvrières au profit d’entreprises de la province de Huelva, pour récolter les fruits rouges pour une durée de 3 mois (37 euros net par jour, avec transport et logement pris en charge par les employeurs) Pour assurer le succès de cette opération, la présidence du gouvernement a organisé une réunion de coordination élargie entre tous les départements et établissements concernés, ainsi qu'avec l'Anapec, ayant abouti à plusieurs mesures. L'ANAPEC a lancé les opérations d'inscriptions et de présélection le 8 janvier dernier, via ses agences locales couvrant 71 provinces dans 12 régions, et en coordination avec les autorités locales. L'Agence, qui se charge de ce volet depuis 2006, avait déjà mené des opérations de recrutement similaires en 2008 (plus de 10.000 ouvrières).

5/2/2018
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 2ème édition du Festival de la diplomatie culinaire aux Iles Canaries
La cuisine marocaine à l'honneur

Les mille et une saveurs de l'art culinaire marocain seront à l'honneur pour la deuxième année consécutive aux îles Canaries à l'occasion de la deuxième édition du Festival de la diplomatie culinaire qui sera organisée du 8 au 11 février 2018 à Maspalomas, sur l'île de Grande Canarie.
Ayant pour thème "L’art culinaire marocain : histoire de mille et une saveurs", cette deuxième édition a pour objectif de mettre en valeur le riche patrimoine culinaire du Royaume, en tant que véritable vecteur d’échange interculturel et de promotion touristique de la destination Maroc dans le Monde, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Cette manifestation, qui célèbre la tradition gastronomique marocaine, cherche aussi à faire découvrir au public canarien et aux touristes visitant l'archipel un patrimoine d’une grande richesse et authenticité qui reste ouvert aux influences et saveurs de différentes cultures et à une nouvelle dynamique toujours créative.
"A travers cette initiative, on veut affirmer la grande importance du volet culinaire dans la promotion de la destination Maroc comme le font plusieurs pays, notamment l’Espagne et la France", a confié le président du Festival, Bachir Ayad, ajoutant que les opérateurs touristiques espagnoles "ont bien compris cet enjeu et comptent exploiter au maximum les opportunités offertes par ce créneau, d’autant plus que la cuisine marocaine est l’une des plus riches du monde".
Des chefs cuisiniers marocains et internationaux seront au rendez-vous pour mettre en valeur des aspects fondamentaux du savoir-vivre marocain et de la riche civilisation millénaire du Royaume aux multiples affluents, a soutenu M. Ayad.
Organisé en collaboration avec plusieurs partenaires espagnols et marocains, le Festival de la diplomatie culinaire mettra en vedette, lors de cette deuxième édition, la région de l’Oriental, connue par son patrimoine gastronomique riche et varié, partagé avec le pourtour méditerranéen, façonné par des traditions séculaires locales et enrichi par les échanges et les influences berbères, arabes, andalouses ou encore mauresques.
Et pour célébrer le retour du Maroc à l’Union africaine, les organisateurs de ce festival ont choisi le Sénégal comme invité d’honneur de cette édition, tenue après le succès de la première, organisée du 11 au 14 février 2016 autour du thème "Maroc gastronomique".

5/2/2018
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SM le Roi adresse un message de condoléances à la famille de l’artiste feu Mohamed Mezgueldi

SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances à la famille de l'artiste Mohamed Mezgueldi, décédé lundi à l'âge de 86 ans.
En cette triste circonstance, SM le Roi exprime, aux membres de la famille du défunt et, à travers eux, à l'ensemble de ses proches, et sa grande famille artistique, ainsi qu'à tous ses amis et admirateurs, Ses vives condoléances et Ses sincères sentiments de compassion face à la perte d'un pionnier de la chanson marocaine moderne, qu’il a enrichie en puisant dans l'art marocain authentique.
Le Souverain implore le Très-Haut de rétribuer amplement le défunt pour ses oeuvres au service de l'art et de la Patrie, de l'accueillir parmi les saints et d'accorder patience et réconfort à sa famille.

5/2/2018
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 1er anniversaire du retour du Maroc à l'UA
Conférence africaine à Chefchaouen

Les travaux d'une conférence africaine célébrant le 1er anniversaire du retour du Maroc à l'Union africaine se sont ouverts, vendredi soir à Chefchaouen, sous le thème "Un nouvel élan pour tout un continent", avec la participation d'éminentes personnalités africaines.
Organisée par l'Organisation internationale des médias africains (OIMA), cette conférence est une occasion pour insister sur l'importance de la coopération Sud-Sud et réitérer l'engagement du Maroc à partager son expertise avec tous les pays africains dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant.
S'exprimant à cette occasion, la présidente de l'OIMA, Kaoutar Fal, a tenu à rappeler le discours historique prononcé par SM le Roi Mohammed VI devant le 28ème sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, au lendemain du retour officiel du Maroc à l'instance africaine, notant que ce discours chargé de sens, de profondeur et d'émotion résume toute la dimension stratégique de cet événement phare de l'année 2017.
Le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine représente "un nouvel élan pour tout un continent, pour gagner ensemble la bataille d'un développement inclusif de l'Afrique, car l'avenir ne se fera pas sans une Afrique debout, solidaire et cohérente", a-t-elle souligné, précisant que "ce mouvement inéluctable, nous sommes là aussi pour le soutenir, l'amplifier à travers nos échanges, le partage d'expériences et les partenariats gagnant-gagnant, mais aussi à travers la présence et le témoignage de nos invités qui sont d'ailleurs chez eux ici au Maroc".
De son côté, le président du Conseil provincial de Chefchaouen, Abderrahim Bouazza, a fait savoir que cette conférence, qu'abrite la ville de Chefchaouen en tant que symbole de diplomatie parallèle active, entend mettre en avant le rôle que joue le Maroc dans le continent africain tant au niveau du développement socio-économique des sociétés émergentes, du renforcement de la solidarité continentale que de la consolidation des relations de coopération sud-sud.
Il a, en outre, assuré que le retour du Maroc à l'UA ne relève pas pour autant du hasard, mais il est plutôt le fruit d'une stratégie pensée qui a commencé par le renforcement des relations bilatérales et l'élargissement du réseau des amis du Maroc en Afrique, outre la mise en place d'une nouvelle politique migratoire fondée sur l'insertion des immigrés africains dans la société marocaine et le lancement de plusieurs projets d'investissement dans bon nombre de pays du continent. Cette conférence de deux jours abordera plusieurs axes de réflexion articulés autour des enjeux du retour du Maroc au sein de l’Union africaine, des investissements marocains en Afrique, et des "success stories" africaines au Maroc et celles marocaines en Afrique, qui seront animés par une brochette d'universitaires, d'acteurs économiques et d'experts en affaires africaines. Elle vient à la suite de l'organisation par l'OIMA à Bruxelles du Globe’s forum, en collaboration avec le Parlement européen, sous le thème "Listen to Africa", promouvant l'intégrité territoriale du Maroc, en accueillant la région Dakhla-Oued Ed-Dahab comme région d'honneur.

5/2/2018
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 Fondation des trois cultures de la Méditerranée
6ème rencontre «Le Maroc en mouvement»

La Fondation des trois cultures de la Méditerranée à Séville (sud de l'Espagne) accueille, le 8 février courant, la 6ème édition de la rencontre "Le Maroc en mouvement", une initiative qui met en avant le Royaume en tant que pays moderne, multiculturel, ouvert et tolérant.
Organisée par la Fondation et le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, cette rencontre a pour but de promouvoir le rapprochement et le dialogue entre les cultures marocaines et espagnoles, en vue de favoriser une meilleure connaissance mutuelle et renforcer la cohabitation et la pleine intégration sociale de la communauté marocaine résidant en Espagne, a indiqué la Fondation dans un communiqué.
Cet événement est destiné aux Marocains du monde et à tous ceux intéressés par le Maroc actuel, avec ses réalités et ses défis, ainsi que par son projet de société ouverte, démocratique et solidaire, conformément à la nouvelle réalité constitutionnelle et institutionnelle depuis l’adoption de la Constitution de 2011.
Parmi les intervenants attendus figurent Abdeslam Seddiki, économiste, Amel Abou El Azm, consultante de l'UNESCO et El Hassan Belarbi, Professeur à l’Université d’Almeria, qui tenteront d’approfondir la réflexion sur les progrès réalisés par le Maroc en termes d’ouverture politique, de modernisation économique, de promotion de la diversité culturelle, de dynamisation de la coopération sud-sud et du modèle de coopération dans les affaires de la migration.Cette 6ème édition est organisée en collaboration avec l’Association des amis du musée du judaïsme marocain et l’Association de l’environnement et de l’éducation (AMAE).

5/2/2018
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