Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Cérémonie officielle d'investiture du nouveau président chilien
Sébastian Piñera, nouveau président de la République du Chili : « L'intégrité territoriale du Maroc est un principe constant au Chili »

Le nouveau président élu de la République du Chili, Sebastián Piñera, a affirmé, samedi, que l'intégrité territoriale du Maroc est un principe constant pour son pays.
Lors de la cérémonie de son investiture, à laquelle a pris part le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, M. Piñera a réitéré la constance de la position de son pays qui appuie l'intégrité territoriale du Maroc, indique un communiqué de la Chambre.
Concernant la coopération commerciale et économique, le président-élu a indiqué qu'il existe d'importants domaines qui peuvent être une passerelle vers un partenariat fructueux et efficace entre les deux pays dans le secteur agricole et touristique.
Tout en se félicitant du leadership du Maroc dans le secteur des énergies renouvelables, il a, dans ce sens, exprimé la volonté de son pays de tirer profit de l’expérience marocaine en la matière.
M. Piñera, qui a déjà présidé aux destinées du pays entre 2010 et 2014, s’est aussi réjoui de l’excellence des relations qui existent entre le Chili et le Maroc, et "qui ne peuvent que se renforcer, eu égard aux valeurs et aux principes que nous avons en partage", soulignant la disposition de son pays d'œuvrer pour renforcer davantage cette amitié.
Il a, par ailleurs, mis en avant le rôle important que joue le Centre culturel Mohammed VI des dialogues des civilisations, depuis qu’il a ouvert ses portes dans la ville de Coquimbo en 2007.
De son côté, M. El Malki a souligné que le Maroc salue la position du Chili à l'égard de l'intégrité du Royaume et le soutient dans la lutte contre tous les défis politiques et socio-économiques auxquels il fait face.
Il a, également, mis en exergue la pertinence des choix économiques du Chili "qui a opté pour l’ouverture, devenant ainsi l’un des pays ayant conclu le plus d’accords de libre-échanges.
"Adepte de ce choix stratégique, le Maroc suit avec grand intérêt l’expérience chilienne en matière d’intégration économique dans le cadre de l’alliance du Pacifique, une orientation devenue indispensable dans le contexte de la mondialisation", a poursuivi M. El Malki.
Il a, en outre, transmis au nouveau Chef d’Etat chilien les félicitations de SM le Roi Mohammed VI pour la confiance que le peuple chilien a de nouveau placé en lui, et ses vœux sincères de plein succès dans sa mission.
Le Centre culturel Mohammed VI pour le dialogue des civilisations à Coquimbo, haut lieu de diffusion de la culture marocaine au Chili et en Amérique latine
Le nouveau président Sebastián Piñera est arrivé au siège du Congrès à Valparaiso (ville située à 120 km au nord de la capitale Santiago), pour la cérémonie officielle d'investiture, où il a été accueilli sous les applaudissements d'une assistance nombreuse et des chefs d'États et de gouvernements présents, ainsi que de délégations officielles et des diplomates accrédités à Santiago.
Devant le président du Sénat, Carlos Montes, M. Piñera a juré de respecter et de faire respecter la constitution chilienne, avant la passation des pouvoirs et sa prise de fonction officielle en tant que successeur de la présidente sortante Michelle Bachelet.
Par la suite, les membres du nouveau gouvernement chilien ont prêté serment, marquant la fin de cette cérémonie.
Samedi, M. El Malki a été reçu, au siège de l’École Diplomatique à Santiago, par le nouveau locataire du Palais présidentiel de la Moneda.
Lors de cette audience, M. El Malki a présenté, au nom du Royaume du Maroc, au président chilien élu, ses expressions de plein succès dans l’accomplissement de sa mission à la tête de la magistrature suprême de son pays.
De son côté, le président chilien a rappelé l’importance des relations d’amitié et de coopération entre le Chili et le Maroc, saluant à cet égard le choix du Chili par SM le Roi Mohammed VI pour abriter le Centre culturel Mohammed VI pour le dialogue des civilisations à Coquimbo, un haut lieu qui diffuse la culture marocaine au Chili et en Amérique latine.
Les Chiliens avaient clôturé l’année 2017 en procédant à l’élection, dimanche 17 décembre dernier, du nouveau président de la République pour les quatre années à venir. 
Avec une forte majorité, le candidat de Chili Vamos (Chili en Avant, droite) Sebastián Piñera a surclassé son adversaire du jour Alejandro Guillier, porte drapeau de la Force de la Majorité (gauche), succédant ainsi à la présidente sortante Michelle Bachelet.

13/3/2018
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 Septième session de la Haute commission mixte maroco-qatarie
79 millions de dollars d’échanges commerciaux, en deçà de la qualité des relations bilatérales

Les travaux de la 7e session de la Haute commission mixte de coopération maroco-qatarie se sont ouverts, lundi à Rabat, sous la co-présidence du Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, et du Premier ministre et ministre de l'Intérieur du Qatar, Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al Thani.
Les deux parties examineront, lors de cette session, les moyens à même de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et de promouvoir les échanges et les opportunités d'investissement et de partenariat.
Les travaux de cette rencontre constitueront, en fait, une occasion pour procéder à l'évaluation du bilan de la dernière session, prospecter les opportunités de coopération, examiner les sujets d'intérêt commun, concerter et échanger sur un certain nombre de questions régionales et internationales.
Le point d'orgue de cette session sera sans aucun doute la signature des projets d'accords, de mémorandums d'entente et des programmes de mise en oeuvre, dans leur phase finale, après leur soumission à la session par les experts des deux pays.
Les observateurs et les acteurs économiques des deux pays sont unanimes que le niveau d'échange commercial entre les deux pays demeure en deçà des aspirations, en dépit des efforts fournis dans le but d'élargir le volume des investissements.
Selon les derniers chiffres officiels au Qatar, le niveau des échanges commerciaux bilatéraux n'a pas dépassé, en 2017, quelque 290.7 millions riyals qataris (1 dollar américain= 3.6398 riyal), même si une légère amélioration a été enregistrée par rapport à 2016 (267.3 millions riyals qataris).
Il ressort également que la balance commerciale penchait pour le Qatar en 2016 avec 72,5 millions riyals qataris, avant qu'elle ne devienne excédentaire en 2017 en faveur du Maroc, avec 9,5 millions riyals qataris. Les importations qataries en provenance du Maroc concernent les légumes, fruits et prêts à porter, tandis que les exportations vers le Maroc sont représentées par les produits d'aluminium et le polyéthylène.
En ce qui concerne les investissements, l'importance doit être accordée, selon des experts économiques marocains, aux secteurs productifs qui permettront un partenariat et une complémentarité entre les deux pays, en particulier l'agriculture, la pêche maritime, le textile, l'industrie du cuir, les services financiers, les TIC et l'énergie.
Ces secteurs sont d’autant plus prometteurs eu égard aux capacités des marchés qatari et marocain, notamment avec l'existence d'une législation attractive des investissements, une souplesse administrative, outre les différents accords liant les deux pays.
Dans ce sens, plusieurs accords signés entre les deux pays encadrent les volets de la coopération bilatérale, en particulier l'accord de coopération économique et commerciale (Rabat 1990), l'accord de coopération signé à Doha en 1995, l'accord du 19 juin 1996 et celui de février 1999.
D'autres accords liant les deux pays et concernant, en particulier, la défense, la sécurité, la culture, l'enseignement, la recherche scientifique, l'information, la santé, le sport, le transport, le tourisme, l'équipement, l'infrastructure, l'énergie, les mines, les nouvelles technologies et l'emploi, peuvent être amendés et modifiés en fonction des besoins réciproques et des conjonctures économiques.

Signature de nouveaux documents et conventions
La tenue des sessions de cette Haute commission mixte, mise en place en vertu d'un accord signé le 19 juin 1996 à Rabat, donne l’occasion de renforcer la coopération dans les différents domaines et d’élaborer les mécanismes organisationnels et juridiques selon les besoins nécessaires et les spécificités des conjonctures économiques.
La première session de cette Haute commission a été tenue à Casablanca en mai 2002, la deuxième à Doha en octobre 2003, la troisième en mars 2006 à Agadir, la quatrième du 21 au 23 février 2011 à Doha, la cinquième à Rabat en mars 2014, et la sixième en avril 2016 à Doha.
Conformément à sa loi organique, qui a été mise en œuvre à partir de la quatrième session tenue à Doha en février 2011, la Haute commission tient ses sessions alternativement dans les deux pays tous les deux ans sous la présidence des chefs des deux gouvernements.
La dernière session tenue à Doha a été marquée par la signature de neuf conventions, de mémorandums d’entente et de programmes de mise en œuvre dans plusieurs domaines.
Les deux parties ont ainsi signé lors de cette session, un accord de coopération dans les domaines juridique et judiciaire, un mémorandum d’entente entre la commission nationale du droit international humanitaire au Qatar et la commission nationale du droit international humanitaire au Maroc.
Les travaux de cette session ont été marqués également par la signature d’un accord dans le secteur du transport, et un autre concernant la coopération entre l’Agence nationale des ports et la société qatarie de gestion des ports. 
Les deux parties ont conclu, de même, un accord relatif au programme (Boudour pour les jeunes marocains) entre l’institution "Seltek", et l’institution "AttawfiK de micro-finance".
L’autre mémorandum d’entente paraphé par la même occasion, concerne les secteurs du pétrole, du gaz, des énergies renouvelables, de l’électricité, et de l’utilisation de l’énergie.
Les deux parties ont signé, par ailleurs, un mémorandum d’entente entre l’Instance générale de la retraite et des assurances sociales au Qatar et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG).
De même, deux programmes exécutifs dans le secteur de la culture, de l’art et du sport, ont été conclus.
Les travaux de la 5è Haute commission mixte maroco-qatarie tenue en mars 2014 à Rabat ont été couronnés par la signature d'une convention de partenariat dans le domaine sécuritaire, d'une convention dans le domaine du transport aérien et d'un accord de coopération et d'échange d'information entre l'agence Maghreb Arabe presse (MAP) et l'agence qatarie de presse (QNA).
Dans le domaine de l’emploi, l'inauguration d'un Bureau marocain du travail à Doha le 21 octobre 2015 a constitué une feuille de route sur la voie de la coopération entre les deux pays.
Le Bureau est la concrétisation de l’accord de recrutement de la main-d’oeuvre marocaine au Qatar, signé entre les deux pays le 17 mai 1981, et du protocole additionnel paraphé à Rabat le 24 novembre 2011 sur l’organisation du recrutement et le placement de la main-d’œuvre et des compétences marocaines qui veulent travailler au Qatar.
La septième session sera marquée par la signature de nouveaux documents et conventions pour le renforcement de la coopération bilatérale.

13/3/2018
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 Aujourd’hui, lancement des Journées nationales du consommateur
Quelle stratégie nationale pour renforcer la protection du consommateur

A. CHANNAJE

C’est aujourd’hui, mardi 13 mars, que débutera la 8ème édition des Journées nationales du consommateur sous le thème: « Quelle stratégie nationale pour renforcer la protection du consommateur marocain ».
Organisées par le ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique, en partenariat avec les fédérations et les Associations de Protection du Consommateur, ces Journées interviennent dans le cadre de journée mondiale du consommateur, célébrée le 15 mars de chaque année. Elles ont ainsi pour objectif de donner la possibilité à l’ensemble des parties prenantes de faire des propositions qui permettent de rehausser les standards de la protection du consommateur marocain et d’améliorer le cadre du consumérisme national.
Ces rencontres, qui se prolongeront jusqu’à 16 mars, devraient permettre de définir les objectifs stratégiques, pour les quatre prochaines années, en prise avec les aspirations des citoyens, et en faveur d’une relation saine et équitable entre fournisseurs et consommateurs, souligne un communiqué du ministère chargé du Commerce. Et d’ajouter que le lancement de ces journées sera assuré par Rakiya Eddarhem, Secrétaire d’État auprès du Ministre chargée du Commerce extérieur, ce mardi, à Rabat.


Des séminaires et des rencontres de réflexion et d’échange seront organisés avec les acteurs locaux à travers tout le Royaume, affirme ledit communiqué.
Faut-il souligner qu’en matière de protection du consommateur, les autorités publiques ont mis en place la loi n° 31-08. Celle-ci a pour objectifs d’assurer une information claire, objective et loyale au consommateur (prix, étiquetage, conditions de vente), de renforcer la protection des intérêts économiques du consommateur (interdiction ou réglementation de certaines pratiques commerciales), de rééquilibrer les relations consommateur-fournisseur (interdiction des clauses abusives, garantie, crédit), et de renforcer le mouvement consommateur en permettant aux Associations de protection des consommateurs d’être reconnues d’utilité publique et autorisées à ester en justice.
Le texte de loi a même garanti des droits aux consommateurs : droit à l’information (fournir au consommateur toutes les informations nécessaires avant la conclusion d’un contrat de vente), droit aux choix (garantir la liberté d’achat en fonction des besoins et des moyens du consommateur), droit à la rétractation ( offrir, dans certains cas de figure, au consommateur un délai de 7 jours pour changer son avis), droit à l’écoute et à la représentation (permettre au consommateur, lors d’un litige avec un fournisseur, d’être conseillé…) et droit à la protection des intérêts économiques (réglementation de certaines pratiques commerciales comme la publicité promotionnelle…).
En plus, en vue de faire appliquer la loi et ses textes d’application, le ministère de tutelle dispose d’un corps d’enquêteurs assermentés à cet effet. Ils sont chargés d’effectuer des contrôles pour rechercher et constater les infractions aux dispositions de la loi n° 31-08 dans le domaine du commerce et de l’industrie notamment en matière de pratiques commerciales.
A. CHANNAJE

13/3/2018
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L’hygiène alimentaire fait débat
L’hygiène alimentaire, un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et qui consiste à susciter des débats enflammés.

Mustapha CHABBAK

Les citoyens sont convaincus, aujourd’hui, qu’ils consomment, chaque jour, de plus en plus d’aliments infectés de produits toxiques. Bon nombre des produits alimentaires consommés quotidiennement, censés nous apporter les éléments nutritifs indispensables à l'organisme, seraient, en fait, de plus en plus impropres à la consommation.
En effet, des militants du mouvement consumériste pointent du doigt les conditions de mûrissement ou de cuisson de certains produits alimentaires mis en vente dans les marchés. Selon ces derniers il s'agit d'une situation qui perdure depuis pas mal de temps. Globalement, les régions agricoles au Maroc sont réputées pour leurs énormes potentialités agricoles. En raison de la richesse des sols, d'une pluviométrie importante et d'un climat favorable, ces régions connaissent chaque année une production fruitière considérable notamment les fraises, bananes et tomates au point qu'on présente des zones agricoles comme le Gharb, le Loukkous et le Souss comme le grenier fruitier du Maroc avec leurs innombrables vergers et leurs cultures sous serres qui s'étendent sur des milliers d'hectares. Seul bémol, certains agriculteurs qui ne cherchent que le gain rapide,
commencent à utiliser des substances dangereuses pour la santé. «Plusieurs fruits qui inondent périodiquement les marchés, attirent de nombreux clients pour les besoins de la consommation. Seulement, certaines habitudes qui commencent à s'installer chez des revendeurs et des producteurs posent problème.
Ces habitudes mettent en péril la qualité naturelle des fruits sur les marchés puisque certains acteurs du secteur utilisent des substances chimiques pour le traitement contre les maladies phytosanitaires et le mûrissement ou la cuisson rapide des produits.
Les pesticides ainsi que d'autres agents chimiques sont en effet utilisés à très grande échelle dans de nombreux pays. Les agriculteurs font appel à ces produits afin d'accroître les rendements des terres agricoles ou bien préserver la richesse des sols. Ces substances sont certes très utilisées dans les pays occidentaux qui possèdent de véritables industries de production de pesticides destinés à la lutte contre les insectes nuisibles mais ils sont actuellement exportés un peu partout dans le monde. Le hic, c'est que l'utilisation à outrance de tels produits a un impact très lourd à la fois sur l'environnement et l'homme. Ainsi, le recours aux pesticides à grande échelle a pour conséquences la contamination des nappes phréatiques et des cours d'eau et l'appauvrissement du sol.
D'un autre côté, les pesticides posent un véritable problème de santé pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population. Les effets de ces substances à terme provoquent de nombreux problèmes de santé. En effet, les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer certaines maladies que les autres : cancer, problèmes neurologiques, affaiblissement du système immunitaire… De même, certains exploitants agricoles ne sont pas bien informés sur les dispositifs de sécurité à adopter en cas de leur utilisation. Cela peut rendre pire la situation. La situation devient inquiétante à cause de l'usage abusif du carbure "carbone d'éclairage'' pour le mûrissement des fruits et des jets de pesticides contre certains insectes qui ravagent la tomate ou d’autres cultures en plein champ. Ce sont généralement des intermédiaires qui mènent impunément leurs activités sans se soucier des conséquences sanitaires de leur business sur les consommateurs.
Par ailleurs, certains boulangers mercantiles n'hésitent pas à utiliser des matières néfastes. Nonobstant des résidus de pesticides de traitement des céréales, des boulangers utiliseraient des substances douteuses pour gonfler et blanchir le pain. Le but étant de tirer de gros bénéfices au détriment des consommateurs. Aujourd'hui, une chose est sûre : certains produits chimiques utilisés sont dangereux. Il est temps pour les autorités compétentes interviennent afin d'arrêter ce phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur.
Mustapha CHABBAK

13/3/2018
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 Point de vue : Fluctuation de la monnaie nationale
Impact sur l’économie

Par Ouahid CHAOUQI

L’économie marocaine est une économie de marché c’est-à-dire une économie libérale mais elle connait des situations de rente ce qui n’est pas sain car le libéralisme est un état de culture et non un état de nature. L’économie nationale est peu compétitive avec une productivité faible. Le capital humain national est faible comparativement à d’autres pays de même niveau de développement. Une faible classe moyenne qui tend vers la précarité donc un pouvoir d’achat faible donc une demande faible. La valeur ajoutée nationale ne permet pas de créer assez d’emplois.

L’investissement public qui avoisine les 190 MMDH en 2017 n’est réalisé au plus fort qu’à 40% ce qui n’a pas d’impact sur l’amélioration des conditions économiques et sociales du pays. Le besoin en financement de l’économie nationale s’est aggravé passant de 2% du PIB en 2015 à 4,3% en 2016 d’où recours à l’endettement et à la pression fiscale. Sur les 150.000 emplois crées auparavant du temps du gouvernement Abass Fassi, l’Etat et les EEP ne créent pas plus de 50.000 postes/an. La dette publique dépasse 81% du PIB dont l’encours est de 320 MM DH.
La décision prise par le gouvernement le 15 janvier 2018 de passer à un régime de change flexible au lieu d’un régime de change fixe est une opération normale malgré les craintes exprimées par certains. Le dirham fluctue désormais dans une fourchette contrôlée par l’Etat à +- 2,5%. Cette libéralisation partielle progressive est contrôlée et encadrée par BM afin d’aboutir, peut-être, à une libéralisation totale. On verra bien !!
Quel est l’impact de la fluctuation de la monnaie nationale sur l’économie 
Partant du fait que notre balance commerciale est structurellement déficitaire et que nos recettes en devises sont en majorité constituées des transferts des RME et du tourisme et que l’inflation est maitrisée, l’effet de cette décision n’aura pas un impact majeur avec comme conséquence une hausse de l’inflation, une montée vertigineuse des prix à la consommation et une aggravation des disparités sociales. Ces effets sont dus beaucoup plus aux politiques menées par les pouvoirs publics ces dernières années que par l’impact engendré par la décision de BM.
L’impact sur le pouvoir d’achat sera minime car cette fluctuation est contrôlée par BM et encadrée par une circulaire de l’Office des Changes. La situation aurait été différente si le gouvernement avait choisi une libéralisation totale du régime de change.
L’effet de cette fluctuation sur le système bancaire marocain est modeste d’après l’Agence Moody’s qui déclare que les opérations des banques avec les clients demeurent relativement limitées et sont principalement liées aux opérations d’import et d’export. En conséquence les besoins de financement des banques nationales en devises étrangères sont modestes et le recours au marché international des capitaux et aux prêts sont également modeste car le système bancaire marocain n’est pas assez intégré au système bancaire international.
L’objectif escompté par le gouvernement et derrière lui le FMI est de relancer les exportations en espérant attirer plus d’investissements étrangers pour améliorer la compétitivité des coûts de production de l’économie nationale donc améliorer la balance commerciale et booster l’emploi. Mais cela demande la mise en place d’autres mesures de politique économique :
Mettre l’entreprise et l’investissement public et privé au cœur de notre modèle économique;
Une bonne gouvernance avec réédition des comptes effective comme stipulé par l’article 154 de la constitution et comme souligné par SM Le Roi ;
Une cohésion sociale soutenue avec réduction des disparités sociales, le développement de la classe moyenne, l’amélioration de son pouvoir d’achat pour soutenir la demande globale ;
Mise en place d’une économie moderne, libérale et transparente basée sur les lois fondamentales de l’économie libérale loin des situations de rente.
Reformer le droit du travail pour encourager l’embauche et donner plus de liberté aux entreprises afin qu’elles s’adaptent aux évolutions du marché du travail ;
Entamer le chantier de la simplification au niveau administratif et judiciaire et mettre en place la charte de la déconcentration et demandé au gouvernement d’activer la mise en place de la régionalisation avancée pour donner plus de pouvoirs aux régions en matière d’investissement et de création d’emplois ;
Au niveau de la fiscalité tout le monde est trop taxé et à tous les étages. Mais aussi tout le monde ne paie pas d’impôt. Pour cela la fiscalité doit concerner tout le monde. Elle doit être simple et incitative ce qui est de nature à rendre notre économie compétitive et à améliorer le pouvoir d’achat de la classe moyenne et d’encourager l’investissement;
Engager une politique de chasse aux gaspillages, aux situations de rente et à la mauvaise dépense publique au niveau central et au niveau des collectivités locales ;
Il faut aussi réfléchir à la mise en place en coordination avec le GPBM de nouvelles mesures de facilités pour l’octroi des crédits et des financements nécessaires au profit de la TPME ;
Engager une politique volontariste basée sur une stratégie industrielle hégémonique favorisant la recherche, l’innovation, la création de conglomérats industriels.
Bien que ces réformes soient essentielles, elles ne suffiront pas si le Maroc ne s’inscrit pas à côté des autres pays dans le cadre de la troisième révolution industrielle numériquement intégrée basée sur le développement des infrastructures de connectivité numérique à très haut débit.

Ouahid CHAOUQI (Expert économiste)

13/3/2018
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 Salon international de voyage et de tourisme à Moscou
Les professionnels marocains à la conquête du marché russe

La 25ème édition du salon international de voyage et de tourisme (MITT) aura lieu du 13 au 15 mars 2018 dans l'espace "Expocentre" à Moscou, avec la participation de l'office national marocain de tourisme (ONMT).
Selon la représentation de l'ONMT à Moscou, des représentants de conseils régionaux de tourisme ainsi que des voyagistes marocains prendront part à ce Salon.
Organisé par le groupe de sociétés ITE, leader des services d'exposition sur le marché Russe, ce salon est l'une des plus importantes foires commerciales de voyage et de tourisme en Russie. Il est également l'une des cinq expositions touristiques majeures dans le monde, très prisé par les professionnels internationaux. 
La majorité des offices nationaux de tourisme y sont présents ainsi qu’un grand nombre d’agences touristiques et tour-opérateurs basés en Russie et dans environ une centaine de pays ainsi que des hôteliers ou des compagnies aériennes. Les destinations étrangères ainsi que toutes les options possibles de voyage en Russie sont à découvrir dans l’espace MITT. Lors de cet événement, plus de 28.000 visiteurs sont attendus et plus de 1.600 exposants représentant 97 pays.  Pour les organisateurs, le MITT offre une occasion unique pour les professionnels du secteur touristique de mettre à jour la gamme des destinations et des services touristiques, de trouver de nouveaux partenaires commerciaux, de comparer les conditions et étudier les offres commerciales de la majorité des entreprises présentes, d'obtenir les matériaux de travail et les catalogues nécessaires ou encore approfondir la connaissances sur les destinations et les nouvelles offres tout en explorant les opportunités sur le marché du tourisme russe.
Cette année, le MITT occupe 7 salles d'exposition et des pavillons sur une superficie dépassant les 50.000 mètres carrés. 

13/3/2018
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SM le Roi offre un dîner en l'honneur du Premier ministre et ministre de l'Intérieur du Qatar

SM le Roi Mohammed VI a offert, dimanche soir à Rabat, un dîner en l’honneur du Premier ministre et ministre de l’Intérieur du Qatar, Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al Thani, actuellement en visite de travail dans le Royaume, présidé par le Chef du gouvernement, M. Saâd Eddine El Othmani.
Ont été conviés à ce dîner le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach et les conseillers de SM le Roi MM. Taieb Fassi Fihri, Omar Azziman, Omar Kabbaj, Yassir Zenagui et Abdellatif Menouni, ainsi que des membres du gouvernement, des opérateurs économiques et de hautes personnalités.
Y ont également assisté, côté qatari, les membres de la délégation officielle accompagnant le Premier ministre et ministre de l’Intérieur du Qatar.

13/3/2018
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 Sahara marocain
L’Australie salue le plan d’autonomie

La diplomatie australienne a salué, vendredi à Canberra, le plan d'autonomie au Sahara marocain comme une "bonne initiative" pour parvenir à une solution juste et durable au conflit artificiel autour de la marocanité du Sahara.
"La proposition d’autonomie est une bonne initiative", s’est félicité le directeur du département de l'Afrique du nord et du Moyen-orient au ministère australien des Affaires étrangères, M. Matthew Neuhaus, à l’issue de ses entretiens avec la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mme Mounia Boucetta, dans le cadre de la 3-ème réunion de consultations politiques entre Rabat et Canberra.
Le responsable australien a également tenu à réitérer le soutien de son pays aux efforts des Nations Unies pour régler le conflit artificiel autour du Sahara marocain.
"Nous soutenons le processus onusien pour trouver un règlement durable à cette question", a souligné M. Neuhaus dans une déclaration à la MAP.
La 3-ème réunion de consultations politiques entre le Maroc et l’Australie s’est tenue, vendredi à Canberra, sous la co-présidence de Mme Boucetta et Mme Frances Adamson, secrétaire du ministère australien des Affaires étrangères.

12/3/2018
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 Projet de la LGV Tanger-Casablanca
Dernières étapes de validation des différentes composantes

Le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Tanger et Casablanca est en train de franchir les dernières étapes de validation de ses différentes composantes, indique l'Office national des Chemins de fer (ONCF).
"Le projet de Ligne à Grande Vitesse entre Tanger et Casablanca est en train de franchir les dernières étapes de validation de ses différentes composantes avant de passer à la phase de marches à blanc et de rodage de l'organisation prévue pour son exploitation", précise l'ONCF dans un communiqué.
La même source relève que l'Office a démarré en février dernier l’ultime série d’essais dynamiques sur l’ensemble des installations de la Ligne à Grande Vitesse préalablement mise sous tension le 6 janvier dernier,
notant que ces essais visent à valiser le matériel roulant et l’intégralité de son infrastructure, avec ses systèmes d’alimentation électrique, de signalisation, de télécommunications, et ses raccordements aux gares de Tanger et de Kénitra.
Dans quelques semaines et dans le cadre de ces tests, un nouveau record de vitesse sera établi lors des essais dits de "survitesse", avec des allers/retours prévus à 352 km/h minimum pour éprouver l’ensemble du système au-delà de sa vitesse commerciale, ajoute-t-on de même source.
La préparation à l’exploitation mobilise, depuis des années, les équipes et entités de l’ONCF pour recruter, former et accompagner ses cheminots dans les métiers de la conduite, la circulation, la vente, les services aux clients à bord des trains comme en gare, le contrôle et la sûreté, la maintenance de l’infrastructure et la maintenance des trains, selon le communiqué. Pour cela, de nouveaux référentiels et procédures sont élaborés et une nouvelle organisation opérationnelle est en train de voir le jour. L’offre commerciale est en cours de finalisation avec la mise en place d’une nouvelle politique de services, un nouveau plan de desserte et un nouveau système d’information voyageurs.
Et de poursuivre que l’homologation et la certification de tout le système de la ligne à grande vitesse sont également enclenchées et constituent la dernière ligne droite pour obtenir l’autorisation de mise en service commerciale, soulignant que tout l’ONCF est à pied d’œuvre sur tous les chantiers de ce projet fédérateur qui implique l’ensemble des activités ferroviaires.

12/3/2018
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 La région de Souss-Massa au Salon international du tourisme de Berlin
Grande réussite

Mohamed RIAL

C’est une grande première à l’échelon du tourisme national, dans son volet promotion. En effet, le Souss Massa vient de participer au salon ITB de Berlin, avec son propre stand. Du jamais vu dans les annales touristiques marocaines, à Berlin. Un stand bien représentatif des produits touristiques que renferme la Région. L’honneur en revient au Conseil Régional Souss Massa, et son président, Brahim Hafidi, qui avait adhéré à l’idée de financer le stand et d’accompagner le CRT Agadir SM, dans son élan promotion en Allemagne.
C’est ainsi que pour la 52ème édition de l’ITB, le tourisme régional était présent et bien mis en valeur à travers son stand personnalisé de 100 m2, exclusivement dédié à la promotion touristique régionale, dans ses différentes composantes et à travers ses nombreux atouts. Du balnéaire, en passant par le tourisme rural, le golf, le surf, l’arganeraie et son produit phare l’huile d’argan. Le Conseil Régional Souss Massa, à l’honneur, avec cette implication exceptionnelle en prenant en charge cette participation, avec un financement total de Un million de DH.
Il est à savoir que l’ITB (Bourse Internationale du Tourisme) de Berlin enregistre la participation de 10 147 exposants venus de 189 pays, sur 1 069 stands, répartis en 26 halls d'exposition.
Et une présence de 5 500 journalistes accrédités en provenance de 106 pays, un record inégalable. Le salon de Berlin reçoit 115 000 visiteurs professionnels et  50 000 visiteurs privés. De quoi être fier, pour l’Allemagne d’enregistrer, la première place mondiale, en matière de tourisme émetteur et depuis des années, et d’abriter le premier salon mondial du tourisme qui a dépassé un demi siècle d’existence..
Apres avoir déjà participé par son propre stand, il y a des années, au WTM et au MITT Moscou en 2005, voilà que le CRT Agadir Souss Massa revient à la charge et frappe fort, à l’échelon du Maroc, avec cette participation par un propre stand régional à l’ITB. Il est à rappeler que l’édition 2017 fut marquée par une déception totale à propos de la conception du nouveau stand du Maroc, conçu par « les bons soins » de l’ONMT. Un fiasco, relatif à la réduction de la superficie du stand qui a diminué de moitié : 240 m2 au lieu de 480 m2 avant. Dans le fameux nouveau stand du Maroc, les professionnels présents sont entassés comme des sardines dans un espace sans confort. Ajoutez à cela, le fait que le stand est vraiment cloitré par des paravents en verre et des « murs », sans aucune ouverture vers l’extérieur, donc pas de visibilité aux participants et au salon.
Pour dynamiser cet évènement exceptionnel de la participation d’Agadir et du Souss Massa avec un stand régional, une grande délégation représentant des élus du Conseil Régional du Souss Massa : le président du Conseil et un vice président et un membre du bureau ; six journalistes locaux d’Agadir, pour couvrir cet évènement inédit. La délégation des professionnels, 45 participants d’hôteliers et agents de voyages, bien outillés de moyens diversifiés pour réussir une bonne promotion, afin de bien marquer la richesse du produit touristique régional dans le Souss Massa, avec sa destination chef lieu Agadir, a affiché sa satisfaction envers cette belle réalisation et cette initiative prometteuse, celant un bon partenariat entre le Conseil Régional et le CRT. La présence à l’ITB du Conseil Honoraire d’Allemagne à Agadir, Hamza Choufani, a été d’une grande utilité et a apporté un grand plus à l’évenement.
Le beau stand a émerveillé émerveillé tous les visiteur. A la fois, très fonctionnel, bien représentatif, offrant des services d’accueil de qualité. Du beau travail de l’équipe dirigeante du CRT Agadir Souss Massa et de son staff administratif coiffé par Asmaa Oubou, directrice, et de ses partenaires médias dont Touria Boulbaroud. A signaler que la deux participation à un salon international avec un propre stand régional sera réalité au prochain salon Mondial WTM de Londres. Le stand sera revu et adapté selon les spécificités du marché britannique et de ses motivations de voyage.Très bonne continuation et Bravo aux élus régionaux et aux professionnels qui ont été toujours à l’avant garde de l’innovation touristique en matière de promotion. A rappeler à ce sujet, la première structure créée à cet effet à Agadir il y des années, et qui fut le GRIT( Groupement Régional d’Intérêt Touristique), transformé après en CRT ( Conseil Régional du Tourisme) structure pour apte à s’occuper de la promotion touristique régionale et qui avait été adoptée par les autres destinations touristiques nationales. Durant des années de pratique de terrain, le CRT Agadir a acclamé par tous comme le CRT le plus dynamique du Maroc. Une fois encore il a démontré sa primauté et son implication extraordinaire dans le développement du tourisme.
Mohamed RIAL

12/3/2018
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 Aéroport Casablanca Mohammed V
Meilleur aéroport africain pour le service à la clientèle

L'aéroport Casablanca-Mohammed V a décroché la première place en Afrique, pour le service à la clientèle, attribuée par le Conseil International des Aéroports (ACI), qui vient de publier son classement 2017 des meilleurs aéroports au monde en la matière.
Les prix annuels de la qualité des services aéroportuaires identifient les meilleurs aéroports au monde selon le sondage ASQ « Airport Service Quality » de satisfaction des passagers mené par ACI.
Dans le cas de Casablanca, l’aéroport s’est distingué en décrochant la première place dans la catégorie des aéroports qui accueillent annuellement plus de 2 millions de passagers. Ce prix vaut à l’aéroport de Casablanca de joindre les rangs d’un groupe sélect d’aéroports à l’échelle mondiale, souligne l’Office national des aéroports (ONDA), dans un communiqué.
Cette distinction vient récompenser la vision de l’ONDA, « érigeant la satisfaction du passager comme une priorité stratégique » et vient également couronner « les efforts importants déployés par tous les intervenants dans la chaine de valeur du passager, en termes de formation des ressources humaines et d’investissement », ajoute-t-on.
Le sondage ASQ porte sur une multitude d’indicateurs clés relatifs notamment aux services fournis, aux délais d’attente, à la courtoisie, à la propreté et au confort.
Le Conseil international des aéroports a instauré ce palmarès dans le but de souligner les mérites des aéroports qui remportent les meilleurs résultats au Sondage sur la qualité des services aéroportuaires (ASQ).
L’ONDA participe au programme ASQ de l’ACI depuis 2012. En 2016, et afin d’apporter une amélioration significative en termes de qualité de service à l’aéroport Mohammed V, en rupture avec les résultats obtenus jusqu’à lors, l’ONDA a mis en « stand by » le programme ASQ pour consacrer la totalité de l’année à la mise en place d’un dispositif complet d’amélioration de la qualité des services rendus.
« Cette distinction est le fruit de l'importance que nous accordons à la satisfaction de nos passagers. Nous veillons également à rendre l’aéroport un véritable lieu de vie et d’envies, dont les passagers sont la raison d’être ». s’est réjoui M. Zouhair Mohammed El Aoufir, Directeur Général de L’ONDA, souhaitant "rester dans ce peloton régional non seulement pour l’aéroport de Casablanca mais également y intégrer d’autres aéroports marocains inscrits dans le programme ASQ".
L’aéroport de Casablanca Mohammed V recevra ce prix à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de « ACI Customer Excellence Global Summit » qui aura lieu à Halifax, au Canada du 10 au 13 septembre 2018.
L'ACI est une organisation internationale, qui regroupe plus de 1.800 aéroports internationaux dans plus de 177 pays, incluant 74% des aéroports du top 100 mondial en termes de trafic.
L’ASQ est le seul programme mondial qui réalise des enquêtes auprès des passagers à l’aéroport le jour de leur voyage. Chaque année, le programme fournit environ 600 000 enquêtes individuelles dans 41 langues et 84 pays.
L’aéroport Mohammed V est le premier aéroport du Royaume en termes de trafic. Il a accueilli en 2017 plus de 9 millions de passagers dont 90% sont internationaux. C’est un hub de référence reliant l’Afrique au reste du monde. Il est également certifié en matière de qualité aéroportuaire et d’environnement selon les normes ISO.

12/3/2018
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 5ème Congrès national de la promotion de la langue arabe
Choix linguistiques et modèle de développement

Les choix linguistiques au Maroc et la mise à niveau du modèle de développement sont au centre des travaux du cinquième Congrès national de la promotion de la langue, qui s'est ouvert vendredi à Rabat, à l'initiative de l'Alliance nationale pour la défense de la langue arabe.
Les participants à ce congrès de deux jours, tenu sous le signe "Vers une stratégie nationale pour la promotion de la langue arabe", aborderont ce thème à travers trois axes, à savoir "Les choix linguistiques et leur rôle dans l'élaboration et la mise à niveau du modèle de développement", "L'apprentissage de la langue arabe et le développement culturel et social" et "La justice sociale et le modèle de développement".
Intervenant à l'ouverture du congrès, le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani a souligné que la promotion de la langue arabe, dont la position a été renforcée après l'adoption de la Constitution de 2011, au côté de la langue Amazigh, nécessite la mutualisation des efforts de tous afin de lui donner la place qu'elle mérite.
M. El Othmani a également noté que la langue arabe était toujours une langue de sciences, de pensée et de littérature et qu'elle est toujours capable s'assumer ce rôle, étant donné que la survie d'une langue dépend de son usage et l'intérêt qui lui est accordé.
Pour sa part, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed El Aaraj a souligné que ce congrès concrétise l'engagement national dans ce processus qui rend un hommage à l'identité linguistique et culturelle du citoyen marocain, étant donné que la reconnaissance et la citoyenneté constituent les principales bases du développement.
La promotion d'une langue donnée nécessite un travail académique à même de la préparer à assurer ses fonctions plus efficacement et réunir les conditions pour l'harmonisation de la politique linguistique et culturelle nationale, a-t-il noté.
De son côté, le directeur général de l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO), Abdelaziz Ben Othman Touijri a affirmé, dans une allocution lue en son nom, que la position de la langue arabe dans la politique linguistique nationale est conditionnée par la volonté des parties concernées, notamment les conseils législatifs et les institutions constitutionnelles, culturelles et scientifiques, de la promouvoir pour qu'elle puisse accomplir son rôle en matière de développement global et durable.
La promotion réelle de la langue arabe nécessite son enrichissement, son actualisation et sa mise à niveau pour qu'elle occupe une place de choix dans la vie publique, en tant que langue du savoir, de la science, de l'innovation et de la créativité, a-t-il souligné, notant que le développement des méthodes d'apprentissage et des outils de cette langue dans les différents niveaux passe par son accès aux différents domaines pour qu'elle parvienne à s'imposer.
Le secrétaire général du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Mohamed Sebbar a, lui, indiqué que tout choix linguistique doit se conformer aux valeurs démocratiques et aux droits de l'Homme, prendre compte de la dignité humaine et être en phase avec le processus de développement marqué par les acquis en matière des droits des femmes, de l'égalité, de la justice et de la moralisation de la vie publique.
Dans une allocution lue en son nom, M. Sebbar a appelé à élaborer un modèle de développement basé sur l'identité nationale qui prend en considération le rôle de la langue dans l'épanouissement personnel et la production du savoir.
Intervenant par la même occasion, le directeur du bureau de coordination pour l'arabisation, Abdelfattah Lahjomri a mis l'accent sur l'importance de renforcer les liens entre les citoyens et la langue arabe, afin de promouvoir une formation linguistique à même de valoriser cette langue sur les plans social et scientifique.
Il a estimé que la langue arabe constitue un levier essentiel pour la production et le renouvellement du savoir, étant donné que l'usage de la langue pour répandre la connaissance au sein de la société est un élément majeur du développement dans sa globalité.
De son côté, le président de l'Alliance nationale pour la défense de la langue arabe, Fouad Bou Ali a indiqué que cette réunion est un rendez-vous annuel pour célébrer cette langue et livrer une réflexion sur l'identité et la place de l'Arabe, notant que le choix du thème découle de la nécessité de contribuer dans le débat en cours sur le modèle de développement à adopter par le Maroc. 
A cette occasion, un vibrant hommage a été rendu à M. Chokri El Bekri, pour le programme Jardins de l'identité Arabe, M. Ahmed Aziz Boussefiha (la Revue de la communication médicale) et Mme Samira El Quadiri (soprano qui interprète en arabe classique).

12/3/2018
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 Communiqué de l’Organisation de la femme istiqlalienne à l’occasion du 8 mars
Retard patent dans la concrétisation de l’égalité homme/femme et tâtonnements dans la mise en œuvre des stratégie de promotion de la femme

Al’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, le Bureau exécutif de l’Organisation de la femme istiqlalienne (OFI) a rendu public un communiqué dans lequel il rappelle, notamment, que la femme est d’abord un être humain et un acteur social et économique agissant et efficient dans le processus de développement sociétal global dont il faut tenir compte, par conséquent, aussi bien lors de l’élaboration des diverses politiques publiques que lors de l’évaluation de ces dernières, comme cela est stipulé par la Constitution de 2011.
Il rappelle, ensuite, que l’OFI, qui a toujours été aux premières lignes du combat pour la défense des droits de la femme en tant que partie intégrante des droits humains, ne peut que saluer les efforts accomplis en matière de législation en vue de corriger les hiatus et imperfections de nombre de lois et de faire valoir l’égalité et la démocratie, ne peut cependant que déplorer le manque d’impact de tout cet arsenal juridico-légal sur le quotidien de la femme marocaine, et ce, au triple plan politique, économique et social.
Le Bureau exécutif relève ainsi, au niveau politique, notamment, le retard patent dans la concrétisation de l’égalité homme/femme et tâtonnements dans la mise en œuvre des stratégie de promotion de la femme conformément à l’art. 19 de la Constitution de 2011, le taux de participation de la femme à l’activité politique étant toujours en dessous de 30 % (à peine 20,5 % dans le parlement élu en 2016), ainsi qu’une certaine lenteur dans la mise en place des structures et mécanismes à même de favoriser la parité et de prévenir toute formes de discrimination homme/femme…
Au plan économique, d’autre part, l’OFI met le doigt, en particulier, sur l’absence de volonté politique en matière de garantie d’accès de la femme au travail, d’égalité des salaires, d’accès à la formation professionnelle ou à la protection sociale, sans parler du non respect de ses droits, du harcèlement sexuel dont elle fait l’objet sur le lieu de travail et ailleurs.
Quant à l’accès aux postes de responsabilité et de décision, la femme marocaine continue de pâtir de ce que l’OFI appelle « plafond de verre » qui fait que le taux d’occupation féminine des hautes fonctions ne dépasse guère les 16 %, malgré un léger progrès, contre seulement 7 % dans les entreprises et établissements publics, alors qu’au niveau des sociétés privées, ce pourcentage ne dépasse pas les 11 %, reléguant le Maroc au 135ème rang sur 142 pays recensés en 2014.
Au niveau social, enfin, le Bureau exécutif souligne, essentiellement, le fait que l’INDH et les chantiers lancés par SM le Roi dans ce cadre depuis 2005, n’aient pas atteint les objectifs escomptés, notamment pour ce qui est de l’éradication de l’analphabétisme, la lutte contre l’abandon scolaire ou de combler le fossé, en ce domaine, entre milieux rural et urbain.
Même constat d’échec en matière de politique de santé, relève le communiqué qui pointe surtout le recul du soutien aux programmes de santé procréative et de la femme et l’enfant, la non généralisation et les problèmes d’exécution du RAMED, d’où l’appel de l’OFI à étendre davantage la couverture médicale et à revoir l’ensemble de la carte médicale du pays, sans oublier de redoubler d’efforts en matière de lutte contre la pauvreté et la précarité dont souffre la femme, aussi bien qu’en ce qui concerne la redistribution équitable des prestations et des richesses, dans le cadre de la régionalisation équilibrée et dotée des moyens nécessaires à son aboutissement.
De là, l’appel instant et solennel du Bureau exécutif de l’OFI en faveur de l’amélioration de la situation de la femme, laquelle exige de soigner son statut au sein de la famille, la cellule sociale première, d’une part, et, d’autre part, le fait qu’il considère, entre autres, que la loi relative à la lutte contre la violence faite aux femmes telle que votée en février dernier reste en deçà des attentes des Marocaines...

12/3/2018
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 La pratique politique du Parti de l'Istiqlal expliquée par Nizar Baraka au Forum de la MAP
Le développement global de l'Oriental et de la bande frontalière, au cœur de la nouvelle vision

Le Parti de l’Istiqlal (PI) a élaboré une nouvelle vision de la pratique politique comportant une initiative pour le développement global de la région de l’Oriental et de la bande frontalière, a indiqué, mercredi à Rabat, le secrétaire général du parti, M. Nizar Baraka.
Invité du Forum de la MAP, tenu sous le thème du positionnement du Parti de l'Istiqlal sur l’échiquier politique marocain, M. Baraka a souligné que la bande frontalière doit constituer un des fondements du nouveau modèle de développement, notant qu’il faudrait y avoir une réflexion positive quant aux efforts de développement dans ces régions pour pallier aux déficits qu'elles connaissent en matière de développement humain.
Le modèle de développement ne peut être réduit à des politiques sectorielles. Il s’agit d’un système intégré qui englobe tout ce qui est économique, politique et social, a-t-il ajouté.
Nous reviendrons plus amplement sur les détails de cette importante intervention de M. Nizar Baraka au Forum de la MAP dans notre prochaine édition.

12/3/2018
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 Un partenariat Maroc-UE très avantageux, mais des crises européennes passagères de schizophrénie
L’art européen de s’entremêler les pinceaux

Ahmed NAJI

Les liens multiformes entre le Maroc et l’Union Européenne sont trop importants, au bénéfice des deux parties, pour être traités autrement que par la raison. 35 milliards d’euros d’échanges commerciaux et les centaines de milliers d’emplois qui vont avec imposent un certain degré de pragmatisme. Cela n’empêche en rien de réfléchir sur les contraintes inhérentes auxdites relations Maroc-UE et l’angle de vision selon lequel doivent en être examinées leurs perspectives. Le récent arrêté de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) est le genre d’évènement qui invite à se prêter à un tel exercice.
Tout a donc commencé par une Ong britannique qui dépose plainte auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne contre l’accord de pêche Maroc-UE afin de le faire annuler, au motif que les revenus des ressources halieutiques extraites dans les eaux limitrophes aux régions du Sud du Royaume ne profiteraient pas aux habitants desdites régions. Comme l’Etat marocain dépense dans ces régions sept fois plus de fonds qu’il n’en retire de recettes, il faut bien commencer par procéder à son autocritique ; le Maroc n’a pas su communiquer à l’international à propos de faits pourtant aisés à prouver. Ce ne sont donc pas l’Algérie et son pantin polisarien qui ont su manœuvrer, c’est le Maroc qui n’a pas su défendre ses intérêts légitimes.
C’est, toutefois, l’examen attentif de la posture du partenaire européen qui impose de se poser un certain nombre de questions. Cela fait quand même trois décennies que le Maroc et l’UE concluent des accords de pêche permettant aux chalutiers communautaires de venir exploiter de si rares et fort demandées ressources halieutiques dans les eaux marocaines, du détroit de Gibraltar aux confins Sud du Royaume. C’est aujourd’hui seulement qu’une instance de l’Union Européenne découvre qu’un accord conclu avec un pays tiers, que d’autres instances de la même Union Européenne ont pourtant étudié sous tous les angles, juridiques et autres, avant de l’approuver, n’est que partiellement valide 
La main gauche de l’UE ignore-telle donc ce que fait la main droite  En psychologie, on appelle ça de la schizophrénie.
La perle du texte de l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE, c’est bien entendu ce passage sur la continuité de validité de l’accord Maroc-UE, qui ne serait pas applicable aux seules eaux limitrophes des régions du Sud. Il n’est même pas explicitement stipulé que les chalutiers européens seraient interdits de pêcher dans lesdites eaux. Les magistrats de la CJUE ont une conception du Droit international, qu’ils disent vouloir faire respecter, qui ne va quand même pas jusqu’à attaquer frontalement les intérêts de quelques pays membres de l’UE. Au moment où ils ont acté leur arrêt, les magistrats de la CJUE devaient sûrement avoir à l’esprit tous les pêcheurs marocains, russes, japonais et autres, qui ne manqueraient pas d’applaudir très fort un éventuel gel d’activités dans les eaux marocaines de leurs confrères et néanmoins concurrents européens dans l’effort d’extraction de ressources halieutiques en raréfaction.
Tenant compte du fait que c’est le secteur de la pêche de pays de l’UE qui profite le plus de cet accord, les eurocrates de Bruxelles ne vont pas manquer de se torturer les méninges pour trouver le moyen de ménager la chèvre et le chou, c'est-à-dire ne pas s’en prendre aux intérêts bien compris des pays membres bénéficiaires dudit accord de pêche, tout en tenant compte de l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE. Date butoir : juillet 2018, marquant la fin de validité de l’actuel accord. Si le Maroc n’a pas à déployer beaucoup d’efforts pour défendre le renouvellement dudit accord de pêche Maroc-UE, les pays membres qui en profitent le plus se chargeant de cette besogne, il n’en est pas moins inacceptable de céder à l’hypocrisie d’acrobaties juridiques imaginées par les eurocrates de Bruxelles pour faire adopter le renouvellement de cet accord en se pliant, formellement du moins, à l’arrêt de la CJUE.
Le Maroc est un, du Nord au Sud, dans sa partie continentale comme dans la zone économique exclusive de ses eaux territoriales, le poisson qui y est pêché est marocain, c’est à prendre ou à laisser. Les Marocains ne cèdent pas d’un pouce sur l’intégrité territoriale de leur nation, ni ne reculent d’un pas quant à l’affirmation de leurs droits souverains. Les dirigeants politiques européens connaissent suffisamment les Marocains pour savoir qu’ils savent se montrer autant conciliants qu’intraitables.
Jusqu’où les Européens sont-ils prêts à pousser la distinction entre les régions Nord et Sud du Royaume  Jusqu’à demander aux autorités marocaines de s’abstenir de stopper le flux des migrants clandestins passant par ses régions du Sud dans le but de débarquer sur les côtes des îles de l’archipel des Canaries  Les réseaux de trafics d’êtres humains lanceraient aussitôt une suite ininterrompue de vagues migratoires, semblable à celle que connaît actuellement la Méditerranée orientale. Les Européens pourraient également demander aux services de sécurité marocains de ne pas partager avec eux toute information sur une éventuelle opération terroriste en préparation sur le vieux continent si ladite information a été collectée suite à une opération de police menée dans les régions du Sud. Daech et Al Qaïda, qui rôdent dans la sous-région du Sahara et du Sahel, s’en frotteraient les mains de satisfaction.
Quand on voit toutes les grosses pertes occasionnées aux producteurs agricoles européens suite aux sanctions imposées à la Russie, et les contre-sanctions qui s’en sont suivies, on se dit que le bon sens n’est pas la chose la mieux partagée dans la sphère des décideurs communautaires européens. Ils peuvent prendre des décisions reflétant des postures politiques purement symboliques, dénudées d’une quelconque capacité à modifier la réalité, mais qui vont à l’encontre des intérêts de tout ou partie des pays membres de l’UE et érodent sa crédibilité auprès de ses partenaires. La confiance est à la base de toute relation solide et durable, les prises de position donquichottesques, même si aux conséquences presque insignifiantes, n’étant pas de nature à renforcer celle-ci.
Le modèle économique européen, longtemps porté par l’accès bon marché aux énergies fossiles, présente, depuis quelques années, des signes évidents d’essoufflement, les taux d’endettement élevés des pays du Sud de l’UE et les turpitudes de leurs secteurs bancaires, aux portefeuilles gangrénés de créances « toxiques », la désindustrialisation galopante, le chômage endémique, le creusement des inégalités sociales, le recul démographique, compensé par une migration elle-même problématique et la montée des populismes ne présageant pas d’un avenir aussi florissant que l’était le passé. L’Union Européenne n’est pas finie, mais ses heures de gloire sont désormais derrière elle.
L’avenir, c’est l’Afrique, mais des acteurs géopolitiques beaucoup plus pragmatiques que les Européens, néanmoins suffisamment riches et ambitieux pour jouer des coudes et s’accaparer les plus grandes parts de marché du continent, se placent en d’éventuels bien meilleurs partenaires du futur. Si le Maroc, qui se positionne avec succès en porte d’entrée du continent africain, est fidèle en amitié, il n’en a pas moins des intérêts à défendre, des arguments à faire valoir et des objectifs à atteindre. L’hypocrisie ne dure que le temps de se faire rattraper par la réalité.
Ahmed NAJI

5/3/2018
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 Message royal au Forum national de la Haute fonction publique
La réforme globale et intégrée de l’Administration publique s’impose sans délai

SM le Roi Mohammed VI a adressé un message aux participants au Forum national de la haute fonction publique, qui a ouvert ses travaux mardi à Skhirate, sous le thème de la restructuration du système de la haute fonction publique. Voici le texte intégral du message royal dont lecture a été donnée par le Conseiller de SM le Roi, M. Abdeltif Manouni:
"Louange à Dieu,
Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Mesdames, Messieurs, 
Le Forum national de la Haute Fonction publique, qui tient aujourd'hui ses assises, coïncide avec le soixantième anniversaire de la promulgation du Statut général de la Fonction publique. A cette occasion, Il Nous plaît de vous adresser ce message, eu égard aux hautes responsabilités que vous assumez et qui font de vous une élite engagée directement dans la gestion de la chose publique.
Nous avons tenu à conférer Notre Haut Patronage à cette importante manifestation, en reconnaissance du rôle clé dont s’acquitte, depuis l’Indépendance, l’Administration publique. En effet, partie prenante à l’action menée au service de la Nation et des citoyens, elle accompagne également le processus de développement économique et social engagé dans notre pays. Des missions assidûment remplies en dépit des difficultés auxquelles elle fait parfois face et des dysfonctionnements qui peuvent survenir conjoncturellement. 
Nous nous réjouissons que vous ayez pris l’initiative d’organiser ce forum, laquelle vient traduire votre engagement à mettre en œuvre Nos orientations qui visent à réformer l’Administration publique et à valoriser ses ressources humaines. 
Nous vous félicitons également d’avoir choisi le thème de la restructuration du système de la haute fonction publique. Notre souhait est que vos assises soient l’occasion d’une réflexion sereine sur les transformations que connaissent toutes les composantes du système de la Fonction publique, ainsi que sur les insuffisances inhérentes à son fonctionnement. Nous espérons aussi qu’à l’occasion de ce forum, vous examinerez les mesures législatives et réglementaires qu’il convient de prendre pour améliorer le rendement des services et des établissements de l’Etat.

Mesdames, Messieurs,
L’Administration marocaine, qu’elle soit centrale ou locale, aborde aujourd’hui un tournant majeur, qui exige que ses responsables s’impliquent avec vigueur dans la dynamique de changement économique et social à l’œuvre dans notre pays; un tournant qui suppose également un accompagnement conséquent des politiques publiques menées et des chantiers de développement lancés. 
La mise en œuvre de mégaprojets structurants, notamment dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, des infrastructures et des énergies renouvelables, nous a permis, dans un premier temps, d’engranger d’importants acquis. Néanmoins, tel qu’il a été initialement conçu, notre modèle de développement a atteint ses limites et se révèle, désormais, inapte à générer des bénéfices en termes de développement global. S’il ne répond plus aux attentes des citoyens, c’est qu’il se heurte à de multiples carences, notamment le rendement insuffisant de l’Administration, son faible potentiel en compétence et en créativité et l’absence d’une bonne gouvernance administrative. 
Nous avons appelé précédemment à l’élaboration d’un nouveau modèle de développement pour appréhender les défis présents et à venir. Aujourd’hui, Nous lançons un appel pour que la notion de service public soit inscrite au cœur de ce modèle grâce à une réforme globale et profonde de l’Administration marocaine. 
Nos observations critiques sur le rendement et l’efficacité de l’Administration publique sont parfois sévères. Mais ceci ne veut nullement suggérer que cette Administration ne remplit pas son rôle. Le but n’est pas non plus de dévaloriser les compétences apportées par ceux qui y travaillent, ni de déprécier les efforts consentis pour accroître sa performance. Nous savons parfaitement que l’appareil administratif de notre pays connait, depuis des années, une évolution significative. En outre, Nous avons connaissance des remarquables réalisations dont il peut se prévaloir, des grands chantiers qu’il a contribué à faire aboutir. 
En définitive, ce que Nous voulons, c’est hisser la productivité de l’Administration à des niveaux supérieurs et l’infléchir pour qu’elle s’adapte aux changements intervenus à l’échelle nationale, qu’elle assimile les dynamiques d’évolution à l’œuvre au niveau mondial, et qu’elle contribue à relever les défis de développement auxquels est confronté notre pays. 
C’est pour ces raisons que Nous avons constamment insisté sur la nécessité de réformer l’Administration et de mettre à niveau les ressources humaines dont elle dispose. Pour notre pays, le choix est stratégique dans la mesure où une telle orientation permettra indéniablement d’asseoir les fondements du modèle de développement que Nous appelons de nos vœux. Ainsi, l’Administration pourra élaborer et développer, dans des domaines variés, des politiques publiques efficaces et efficientes. 
En effet, dès Notre Accession au Trône de Nos Glorieux Ancêtres, Nous avons œuvré avec célérité à la mise en place du nouveau concept d’autorité car Nous considérons qu’il constitue un préalable essentiel pour développer la performance de l’Administration et conforter son attachement aux règles de bonne gouvernance. Il s’agit, in fine, de satisfaire les demandes croissantes des citoyens, d’appuyer l’action dédiée à la réalisation de la justice sociale et de préserver la dignité humaine. 
Nous avons également veillé à ce que le principe de bonne gouvernance soit inscrit au cœur de la Constitution comme une condition préalable à l’organisation et à la gestion du service public. En effet, la bonne gouvernance implique nécessairement primauté du mérite, intégrité, transparence et égalité des chances pour l’ensemble des Marocains. Nous nous attachons aussi à rendre opérationnel le principe constitutionnel de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.

Mesdames, Messieurs, 
La Constitution assigne à l’Administration publique une mission fondamental : être au service des citoyens en leur assurant un égal accès à ses services et en veillant à ce que ses prestations couvrent de manière équitable et continue l’ensemble du territoire national. 
Par ailleurs, la Loi place les services publics sous l’autorité des ministres, étant donné que l’Administration est à la disposition du gouvernement. De plus, la Constitution fait obligation aux fonctionnaires de se conformer aux exigences de qualité, de transparence, de responsabilité et de reddition des comptes. Ce devoir constitue une condition indispensable pour établir une relation de proximité avec les citoyens, être à l’écoute de leurs doléances et satisfaire avec efficacité leurs besoins légitimes. 
A cet égard, Nous appelons à la célérité la plus grande pour que soit adoptée la Charte des services publics, prévue par la Constitution. Revêtue d’un caractère contraignant, elle doit devenir la référence fondamentale en matière de bonne gouvernance, de gestion des administrations publiques, des collectivités territoriales et des services publics. 
Notre vœu est que cette Charte soit l’expression franche et vigoureuse de Notre nouveau concept d’autorité qui englobe, in extenso, les administrations et les services publics, tous paliers et toutes catégories confondus, et, au premier chef, le système de la haute fonction publique.
Mesdames, Messieurs,
L’impératif d’une gestion efficiente des ressources et la satisfaction nécessaire des exigences du développement global posent avec acuité la question fondamentale de l’efficacité de l’Administration publique et des établissements de l’Etat. Pour un traitement judicieux de cette question, deux démarches sont indispensables: une révision des méthodes de travail des structures administratives et une refonte des modalités de gestion des ressources publiques, en vue d’une utilisation optimale des moyens en place. 
Vous n’êtes pas sans savoir que le défi de l’efficience accompagne irrémédiablement celui de la compétitivité. En effet, la valeur et l’efficacité des administrations se mesurent aujourd’hui à l’aune de leur contribution à renforcer la compétitivité de leurs pays respectifs et ainsi à les mettre en capacité de livrer la rude bataille de captation des investissements, des compétences et des capitaux. Cette efficacité dépend aussi de l’aptitude des organes administratifs à ouvrir de nouvelles perspectives de développement économique et social, à créer des opportunités d’emploi, notamment au profit des jeunes.
Au regard de ces multiples enjeux, la réforme globale et intégrée de l’Administration publique s’impose sans délai. En effet, à l’impératif d’assurer en permanence la bonne marche du service public s’adjoint la nécessité de veiller à la qualité des prestations publiques. Outre un renforcement de sa dimension régionale, la gestion des ressources humaines doit être optimisée en créant les conditions de la déconcentration administrative et en donnant la priorité aux exigences de compétence et d’efficacité. 
En tant que mode pratique et efficient de gouvernance territoriale, la régionalisation avancée est le socle sur lequel l’Administration doit s’appuyer pour offrir au citoyen les prestations et les services de proximité dont il a besoin et pour le rapprocher des centres de décision. Or l’opérationnalisation optimale de ce chantier structurant n’est possible qu’au prix d’une implication active de tous, notamment l’Administration publique, centrale et locale.
Comme nous l’avons fait précédemment à de multiples reprises, Nous soulignons et appelons de nos vœux la nécessaire adoption de la Charte des services publics, dans la mesure où elle permettra un réaménagement et une redistribution des compétences entre le Centre et les différentes entités territoriales. 
Par ailleurs, l’Administration devrait disposer, à tous les paliers, de ressources humaines qualifiées. Il est, par conséquent, primordial de relever le défi de la formation et de la mise à niveau continues des membres du personnel administratif, cadres et agents. De plus, les recrutements doivent être effectués en parfait accord avec les besoins réels de l’administration concernée et en fonction des qualifications requises pour les postes à pourvoir. Dans la même veine, il faut veiller au strict respect des critères de compétence, de mérite et d’égalité des chances au cours de ces processus d’embauche.
Par ailleurs, outre la mise en place de conditions et de cadres de travail appropriés, le recours à une panoplie de mesures incitatives et disciplinaires est nécessaire pour assurer des niveaux élevés de rendement professionnel. 
Il faut aussi s’attacher à former de nouvelles générations de responsables qui seront à terme insérés dans les différentes administrations et les divers services publics. Pour cela, il est important de pouvoir attirer des compétences hautement qualifiées, dotées d’un sens élevé des responsabilités et pourvues d’aptitudes avérées de communication, de planification stratégique et d’efficacité dans la gestion des projets. Ce sont de tels critères fondamentaux qui doivent présider aux procédures de nomination aux fonctions supérieures.
De plus, ce grand chantier de réforme nécessite l’amélioration des structures organisationnelles, le développement des méthodes de gestion, la moralisation du service public et le perfectionnement du cadre juridique. Pour cela, il est souhaitable et utile de s’inspirer du modèle managérial du secteur privé, ainsi que des meilleures pratiques internationales dans ce domaine.
A cet égard, l'utilisation des nouvelles technologies est un facteur clé pour améliorer le travail administratif. Il convient, par conséquent, de tendre vers une généralisation de l’administration électronique par la fourniture de services à distance et la facilitation, pour les différents départements, de l'accès commun aux informations.

Mesdames, Messieurs,
En dépit des efforts consentis et des tentatives de réforme et de modernisation que Nous souhaitons mener à bien, l’Administration marocaine ne pourra se hisser au niveau d’efficience et d’efficacité souhaité, si ne s’opèrent pas un changement des mentalités et une rupture avec des postures, des pratiques inavouables qui nuisent à l’Administration et à son personnel. Nous pensons bien évidemment à la corruption, la prévarication, l'abus de pouvoir et l’absence de discipline dans l’exercice professionnel.
L’objectif recherché ne pourra être atteint qu’au prix d’une amélioration et d’une simplification des procédures administratives et d’une application stricte des règles régissant la nomination aux postes de responsabilité et les services publics. Il faut aussi garder en vue la nécessaire corrélation entre responsabilité et reddition des comptes. 
Il va sans dire que la réussite escomptée de la réforme reste tributaire d’une réelle volonté collective et de la capacité à surmonter les contraintes et les obstacles qui entravent l’évolution de notre modèle administratif et de notre schéma de développement. On peut citer la persistance d’attitudes réfractaires au changement et à la réforme, chez certains responsables qui craignent de perdre leurs privilèges; on peut également citer parfois leur manque de compétence et d'audace qui explique leur réticence à engager le processus de réforme.

Mesdames, Messieurs,
Vous savez à quel point que Nous avons à cœur de voir l'Administration accomplir ses missions au service du citoyen et jouer un rôle constructif et productif dans le développement de notre pays. Or la réforme de l'Administration et la remise en question du système de la Fonction publique ne sont pas seulement synonymes d’un redressement des services du secteur public. L’élan réformateur implique aussi la recherche des meilleurs moyens de mettre à contribution le secteur privé, en s’efforçant, au mieux de l’intérêt du pays, d’assurer équilibre et synergie entre les impératifs purement administratifs et les exigences proprement dites du développement. 
Nous avons bon espoir que ce Forum national de la haute fonction publique soit un moment fort qui mette en avant les nouveaux principes de gouvernance publique et fasse des propositions avant-gardistes sur les modalités de gestion efficace de la chose publique. Le modèle managérial souhaité reposera sur une contractualisation de la relation de travail dominée par les maîtres mots que sont l’engagement à atteindre les objectifs tracés et l’obligation de rentabilité et de résultat. Il devra également faire prévaloir la logique du service public, où prédominent les principes d’intérêt général, d’intégrité, de justice spatiale et de cohésion sociale. 
Nous espérons aussi que ce forum sera une occasion idéale pour formuler des recommandations, pour prendre des résolutions pratiques, déterminantes et applicables, en prélude à la mise en chantier de la réforme souhaitée. Ces décisions marqueront concrètement le point de départ pour mettre en marche le passage graduel d'un modèle de la fonction publique axé sur la gestion des carrières à un autre, tout nouveau, fondé sur la gestion des compétences. Il s’agira ainsi d’un modèle administratif efficace s’harmonisant avec le modèle de développement recherché et répondant aux impératifs de l'étape présente et à venir.
Nous bénissons vos efforts et implorons le Très-Haut de couronner de succès les travaux de votre forum. 
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".

1/3/2018
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