Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
   
 
        Nationale
 Discours de SM le Roi adressé au Sommet africain de Kigali
Le lancement de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un jalon crucial dans le développement multiforme de l'Afrique

Le lancement ce mercredi à Kigali de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLEC) constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique, a affirmé Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant que cette zone de libre-échange représente "une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique".
Dans un discours adressé au Sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) sur la Zone de libre-échange continentale, qui se tient dans la Capitale rwandaise, le Souverain a indiqué que "la création de la zone de libre échange, la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain".
Ci-après, le texte intégral du Discours de SM le Roi dont lecture a été donnée par le Chef du gouvernement, M. Saâd Eddine El Othmani :

"Louange à Dieu,
Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.
Monsieur le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l'Union Africaine,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine
Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout abord, adresser Mes sincères remerciements à Notre Auguste Hôte, Mon Frère le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine, pour les efforts déployés en vue d’assurer à ce Sommet Extraordinaire les meilleures conditions de succès.
Je voudrais également saisir cette opportunité pour saluer les importants efforts de réforme entrepris, sous son impulsion, afin d’adapter notre Organisation aux défis, présents et à venir, auxquels est confronté notre continent. A cet égard, Je tiens à lui réitérer le plein soutien du Royaume du Maroc.
Mes remerciements vont également à Son Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, pour sa détermination indéfectible à insuffler une dynamique nouvelle au travail de la Commission, et à accompagner l’élan des réformes au sein de Notre Organisation.
Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique. La création de la zone de libre-échange la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain.
En effet, elle inaugure de nouvelles perspectives, de nouvelles pratiques et de nouveaux mécanismes de solidarité. Une zone de libre-échange continentale stimule les capacités, le savoir, l’intelligence et surtout répond à l’envie et au désir de notre jeunesse de construire une Afrique forte et intégrée.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
L’Afrique est en mouvement, à tous les niveaux, et dans tous les domaines. Elle regorge de richesses naturelles et de potentialités humaines. Nous avons pu l’observer à l’occasion des nombreuses visites effectuées dans les différentes régions de notre Continent.
Nous avons pu également constater la nécessité impérieuse d’une communauté africaine soudée et ambitieuse. A ce titre, le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle traduit avec force cette détermination fédératrice, de même que notre attachement indéfectible à la cohérence, à l’unité, à l'intégrité territoriale et à la solidarité africaine.
Le lancement aujourd’hui de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique. Cette zone de libre-échange représente une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique.
Elle prolonge et conforte les nombreuses mesures prises par nos pays respectifs en faveur du commerce intra-africain. Elle catalysera les investissements, stimulera la croissance économique, développera les interconnections continentales et apportera un dynamisme nouveau à l’intégration en Afrique. Il s’agit là d’une démarche pragmatique pour une Afrique intégrée, prospère, en phase avec les réalités internationales.
Le Plan d'action de Lagos pour le développement de l’Afrique de 1980 et le Traité d'Abuja de 1991 ont établi les Communautés Économiques Régionales en tant que fondement de l’intégration africaine. Aujourd’hui, la voie vers l’établissement effectif d’une zone de libre-échange continentale est largement tracée par les nets progrès enregistrés en la matière au niveau de ces Communautés, qui, pour certaines, sont déjà au stade de l’union douanière.

Excellences, Mesdames, Messieurs

De par sa propre expérience, le Maroc sait pertinemment que l’ouverture économique et l’établissement de zones de libre-échange avec des partenaires du Nord comme du Sud suscitent souvent des inquiétudes légitimes et induisent certains défis qu’il importe de relever à la faveur de mécanismes appropriés.
Il est indéniable qu’une fois ces inquiétudes et ces défis dûment pris en charge, les vertus de l’ouverture économique s’avèrent tangibles et ses plus-values bénéfiques au développement de l’économie nationale et à l’émergence de nouvelles filières.
Aller à l’encontre de cette dynamique à l’échelle continentale reviendrait à retarder l’Afrique, sa compétitivité, et son développement.
En ce sens, le Maroc croit à un co-développement fondé sur la coopération intra-africaine et la complémentarité économique, sur la solidarité active et la mutualisation des moyens et des efforts. Il s’agit là, somme toute, des conditions inhérentes à toute croissance inclusive, au développement humain et durable de notre continent. A terme, l’objectif est d’ériger notre Continent en force dynamique et en acteur majeur sur la scène internationale, au bénéfice de nos populations.
Le développement du continent Africain et de ses échanges commerciaux devra également tenir compte des développements technologiques mondiaux et transformer le déficit de nos échanges intracontinentaux en une vraie opportunité pour le développement des nouvelles technologies digitales.
L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique. Le digital est en train de changer le visage de notre continent, porté par une jeunesse inventive, créative et audacieuse. Ce saut numérique est le fruit de jeunes startups actives dans le domaine de la finance, des télécoms, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour ne citer que ces domaines. C’est souvent une population jeune et à faible revenu qui est au cœur de ce processus d’innovation ; elle doit par conséquent être au cœur de nos politiques publiques.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
Nous sommes réunis ici pour décider de l’avenir économique et commercial de notre continent. Aujourd’hui plus que jamais, il s’avère nécessaire de connecter les marchés africains de manière pérenne.
La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un instrument essentiel pour promouvoir ce nouveau paradigme de développement économique centré sur l’innovation, la diversification et l’échange solidaire. L’Afrique doit s’unir, dans l’objectif ultime de bâtir une économie continentale prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable, une économie qui soutient et stimule l’entreprenariat et la création de richesses.
C’est précisément pour répondre à ces aspirations légitimes que les différentes étapes des négociations ont permis l’émergence de ce cadre juridique idoine que constitue la Zone de Libre Echange Continentale Africaine.
A cet égard, Nous saluons l’action déterminée et le leadership de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, catalyseur de tous les efforts de négociations qui permettront une mise en œuvre efficiente de cette zone de libre-échange.
Cette Zone envisagée n’est plus une illusion ou un simple projet : les résultats obtenus dans un esprit de compromis sont équilibrés et ils reflètent les attentes et les préoccupations de tous. L’enthousiasme et le dynamisme avec lesquels les rounds de négociations ont été menés ont permis d’envisager la libéralisation du commerce des marchandises, à un taux d’ambition de 90%.
Par ce premier résultat tangible, tous les Etats, qui sont partie prenante, manifestent ainsi leur volonté d’ouverture et d’élargissement des marchés, tout en respectant les spécificités des économies nationales, notamment les industries naissantes et les activités économiques des populations vulnérables.
C’est dans le même esprit qu’il nous appartient de mener les négociations à venir sur des questions tout aussi importantes, tels les conditions d’une saine concurrence, le respect de la propriété intellectuelle ou encore la promotion des investissements.
C’est alors seulement que nous pourrons donner une voix commerciale unique à l’Afrique.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
Nous construisons l’Afrique de demain, celle que nous allons laisser à nos enfants. Nous la construisons sur des bases économiques solides, pour que les innombrables ressources de notre continent bénéficient en priorité aux peuples africains.
Pour construire cette Afrique de demain, celle qui reprend son destin en main, bien des étapes ont été franchies et bien d’autres seront nécessaires. Nous devons les parachever de telle sorte qu’en aucune façon, notre développement économique ne soit plus tributaire de volontés externes.
Je vous remercie.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".

23/3/2018
Lu 19374 fois
| |
 Sahara
Le Conseil de Sécurité “inquiet” de la situation à Guergarat

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est dit, mercredi, “inquiet” de la situation qui prévaut à Guergarat, soulignant la “nécessité” de la pleine mise en oeuvre de la résolution 2351, adoptée en avril 2017 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui réitère la prééminence du plan d’autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine.
“Les membres du Conseil de sécurité se sont déclarés préoccupés par la situation à Guergarat, et ont rappelé l’importance du maintien du statu quo, tel que mentionné dans le rapport du Secrétaire général, ainsi que la nécessité de l’application intégrale de la résolution 2351”, a déclaré le Président du Conseil, l’ambassadeur néerlandais à l’ONU, Karel van Oosterom.
Dans son rapport distribué aux membres du Conseil de sécurité, au mois d’avril 2017, M. Guterres avait, rappelle-t-on, exigé le retrait complet et immédiat du polisario de la zone tampon de Guergarat.
Il avait, dans ce contexte, affirmé qu’il “demeure profondément
préoccupé par la présence continue d’éléments armés du front polisario dans cette région, et par les défis que cela pose à la raison d’être de cette zone tampon”. M. Guterres avait reconnu, à ce propos, que cette situation risque d’“entraîner l’effondrement du cessez-le-feu” et d’engendrer un “impact dangereux” sur la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région.
La déclaration de l’ambassadeur néerlandais intervient suite à un briefing du Conseil de sécurité par l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Kohler, et le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean Pierre Lacroix.
Le Conseil, a dit M. van Oosterom, exprime son “plein soutien” aux efforts de l’Envoyé personnel, et “se réjouit de ses récentes rencontres bilatérales avec les parties et les pays voisins pour relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit menant à la reprise d’un processus politique sous les auspices du Secrétaire général”.
Et le diplomate néerlandais de conclure que les membres du Conseil de sécurité “ont souligné l’importance de maintenir un engagement constructif afin de faire avancer le processus politique”.
De son côté, l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre a déclaré à des journalistes que le Conseil a tenu de “très bonnes consultations” sur le dossier du Sahara.
Pour sa part, M. Kohler a indiqué avoir eu “une réunion très encourageante avec les membres du Conseil”.

23/3/2018
Lu 19657 fois
| |
 Sommet de l’UA à Kigali
44 pays africains signent l’accord créant la Zone de Libre-Echange Continentale

Quarante-quatre pays africains ont signé mercredi à Kigali l'accord créant une Zone de libre-échange continentale (ZLEC), perçue comme essentielle au développement économique de l'Afrique, par le biais d'une hausse du commerce intra-africain.
La création de cette ZLEC, présentée comme potentiellement la plus vaste au monde en nombre de pays membres, fait suite à deux années de négociations et est l'un des projets clés de l'Union africaine (UA) pour renforcer l'intégration du continent.
Par ailleurs, ce mercredi, 27 pays africains ont signé un protocole autorisant la libre circulation des personnes entre les pays signataires.
"Nous sommes venus ici pour répondre à l'aspiration de nos peuples à l'intégration et à l'unité", a déclaré le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki.
"L'accord établissant la Zlec a été signé par 44 pays", a-t-il annoncé en conclusion d'un sommet de l'organisation dans la capitale rwandaise.
Les poids lourds, comme l'Afrique du Sud, le Maroc, l'Égypte, le Kenya ou encore la pourtant très protectionniste Algérie, ont signé l'accord, qui entrera en vigueur dans un délai de 180 jours, après avoir été ratifié à l'échelle nationale par les pays signataires.
Le Nigeria, l'une des premières économies du continent, qui avait pourtant coordonné les négociations avec l'Égypte, est le principal pays à s'être abstenu. Parmi les autres pays n'ayant pas signé l'accord figurent le Bénin, la Namibie, le Burundi, l'Erythrée, la Sierra Leone.
Le président nigérian, Muhammadu Buhari, avait décidé de ne pas faire le déplacement à Kigali, après qu'un des plus grands syndicats du pays, le Nigeria Labour Congress (NLC), eut dit craindre les effets négatifs de la Zlec pour l'économie nationale.
Ce syndicat avait aussi demandé à être davantage impliqué dans les négociations et M. Buhari avait accepté de "donner plus de temps aux consultations".
"Certains pays ont des réserves et n'ont pas encore finalisé leurs consultations à l'échelle nationale. Mais nous aurons un autre sommet en Mauritanie en juillet et nous espérons que ces pays signeront alors", a déclaré le commissaire de l'UA chargé du Commerce et de l'Industrie, Albert Muchanga.
La Zlec doit permettre l'élimination progressive des droits de douane entre pays membres, favorisant ainsi le commerce au sein du continent et permettant aux pays africains de s'émanciper d'un système économique trop centré sur l'exploitation des matières premières.
L'UA estime que la mise en oeuvre de la Zlec permettra d'augmenter de près de 60% d'ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain. Actuellement, seulement 16% du commerce des pays africains s'effectue avec d'autres pays du continent.
Si les 54 pays membres de l'UA signent le document, la Zlec ouvrira l'accès à un marché de 1,2 milliard de personnes, pour un PIB cumulé de plus de 2.500 milliards de dollars.
Ses défenseurs estiment qu'elle aidera à la diversification des économies africaines et à l'industrialisation du continent, tout en lui offrant une plateforme unique pour négocier de meilleurs accords commerciaux avec l'extérieur.
Cette journée "marque une nouvelle étape dans notre marche vers plus d'intégration, plus d'unité", a fait valoir M. Faki en préambule à ce sommet.
"Le monde change, et change à grande vitesse. La compétition internationale est âpre. Elle ne laisse pas de place aux faibles", a-t-il ajouté.
Mais tout le monde ne partage pas cet optimisme.
Les critiques du projet observent que la piètre qualité des infrastructures de transport et le manque de complémentarité entre les économies africaines sont un frein au développement du commerce intra-africain.

23/3/2018
Lu 20595 fois
| |
 Forum mondial de l'eau
L'intérêt de l'expérience marocaine

Mohammed BEROUAL

Du 18 au 23 mars 2018 s'est tenue à Brasilia, la 8è édition du Forum mondial de l'eau sous le thème «Partager l'eau».
Organisée par le Conseil mondial de l'eau, cette rencontre de haut niveau ambitionne de maintenir vivace la mobilisation des décideurs et les divers acteurs et intervenants en ce qui concerne les retombées des changements climatiques sur l'eau et également sur l'importance de cette ressource vitale comme source de vie et levier d'adaptation et de résilience par excellence, pour l'économie et pour l'environnement.
Une occasion où notre pays s'affirme, grâce au Grand Prix Mondial Hassan II pour l'Eau de par les nobles valeurs pour lesquelles il a été crée, comme pays à profond ancrage civilisationnel, fervent défenseur des nobles idéaux de paix, de tolérance et de partage. C'est ce qui vient de démontrer le cachet que ce prix a revêtu cette année décerné sous le signe: « œuvrer pour plus de solidarité et d'inclusion afin d'assurer sécurité hydrique et justice climatique ».
A à sa sixième édition cette année, ce prix qui a été décerné à l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), en la personne de son secrétaire général, M. Angel Gurria, récompense un parcours exceptionnel mené par ladite organisation, riche en innovation et créativité pour assurer sécurité hydrique et pérennité de la ressource.
L'on sait d'ailleurs aujourd'hui, que la pénurie et la dégradation de la qualité de l'eau affectent plus de deux milliards d'êtres humains. L'ampleur des données y afférentes dit toute la dimension des défis auxquels les pays de la communauté mondiale se trouvent confrontés de nos jours. Et pour parer à tous les dangers et maintenir une veille permanente, il est important de souligner que l'ensemble des organismes des Nations Unies, notamment la Banque Mondiale et les organismes spécialisés dans la gestion des ressources en eau reconnaissent aujourd'hui que les niveaux des ressources naturelles en eau potable par habitant de la planète ont décliné de façon inquiétante.
Une évidence qui est encore plus accentué dans les zones arides, notamment le Proche Orient et l'Afrique du Nord où les ressources d'eau douce par habitant ont diminué de 2,5% pendant les premières années de l'actuelle décennie.
Plus inquiétant, certaines études établissent que le volume d'eau disponible par habitant au Maghreb et au Moyen Orient aura diminué de 80% en l'espace d'une vie d'homme, passant de 3400 mètres cubes en 1960 à 1250 ces dernières années et à 650 en 2025, soit nettement en dessous du seuil d'alerte fixé par la Banque Mondiale à 2000 mètres cubes.
La question est donc bien prise au sérieux aujourd'hui de par le monde. A commencer par notre pays qui, dans son combat contre les phénomènes déstructurant pour l'environnement et pour les ressources, s'est doté, en plus d'une charte nationale pour l'environnement, charte qui consacre le droit de tout un chacun à vivre dans un milieu sain, de tout un arsenal de lois et de règlements qui favorise meilleure gestion et bonne gouvernance de la ressource.
A cet effet d'ailleurs, il est utile de rappeler que la gestion de l'eau et des déchets a de tout temps été une préoccupation primordiale des priorités nationales de recherche qui ont été définies depuis 1998 et actualisées en 2006 dans la cadre de la préparation de la stratégie nationale pour le développement de la recherche scientifique à l'horizon 2025.
Notre pays, dont l'expérience dans le domaine de la gestion de l'environnement et des ressources est aujourd'hui unanimement reconnue et saluée de par le monde, ne ménage aucun effort pour partager son savoir et son savoir-faire qu'il a accumulé depuis plusieurs décennies, avec les pays qui connaissent beaucoup de problèmes dans ce domaine.
Dans ce cadre, et alors qu'il est la destination indiquée pour l'organisation de congrès, de séminaires et d'ateliers mondiaux et régionaux, a été régulièrement le lieu de rencontre pour des experts de différents pays.
Des rencontres que notre pays a institué pour faire valoir son expérience et son expertise dans le domaine de la promotion et de la gestion des ressources en eau, l'importance qu'il accorde à la formation des ressources humaines, à la promotion de la recherche scientifique, à l'implication du secteur privé et au travail de partenariat mené pour aboutir à des solutions techniques, managériales optimales pour résoudre les problématiques liées gaspillages et aux pertes d'eau.
Bien une démarche et une stratégie qui renseignent sur la pertinence de la vision préconisée par notre pays sous le règne de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, Dieu l'ait en sa Sainte miséricorde, et aujourd'hui sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et ce à l'effet de parer aux dangers qui pèsent sur cette ressource et d'éviter que cette ressource, qui n'existe qu'en quantités limitées, devienne un frein pour le développement aussi bien humain qu'économique.

Mohammed BEROUAL

23/3/2018
Lu 19939 fois
| |
 
Imposantes funérailles du combattant Dr Bensalem El Kouhen

La ville de Fès a dit adieu ! mardi après-midi, à une sommité et à l’un de ses vaillants fils ayant marqué quelques unes des étapes glorieuses de son Histoire, un nationaliste irréductible, doublé d’un médecin humaniste et d’un combattant infatigable, Dr Bensalem El Kohen, dont les imposantes funérailles se sont déroulées en présence, outre sa famille, proches et amis, d’un très grand nombre de ses admirateurs et militants istiqlaliens, à leur tête M. Nizar Baraka, Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, le Dr Abdelouahed et Hani, fils du leader de la libération Allan El Fassi, ainsi que des membres du Comité exécutif du PI, des dirigeants de la Jeunesse istiqlalienne et plusieurs autres personnalités de divers horizons scientifique, économique, social, humanitaire, etc.
M. Nizar Baraka qui s’était rendu au domicile du défunt, a reçu à cette occasion les condoléances des représentants des ordres des médecins, des pharmaciens, des ingénieurs, et architectes, du barreau de la ville, ainsi que des partis politiques et des nombreux militants et militantes présents, tandis que M. Mohamed Soussi a prononcé une oraison funèbre dans laquelle il a, en particulier, souligné les qualités du grand disparu, ses hauts faits et ses sacrifices, des décennies durant, comme militant mais aussi comme médecin, diplomate, élu local ou parlementaire… puisque le défunt, a-t-il rappelé, a traversé diverses étapes de l’Histoire contemporaine du Maroc, que ce soit lors du protectorat et du combat pour la liberté et l’émancipation ou une fois l’indépendance recouvrée, mais toujours paré d’une moralité et d’une éthique sans faille et d’un grand sens patriotique et de dépassement de soi qui lui valurent, de son vivant, comme ils lui vaudront après, l’estime et la considération de tous et pas seulement de ses amis, frères d’armes et compagnons de route…
On rappelle, à ce sujet, que le Dr Bensalem El Kohen avait rendu l’âme le lundi 19 mars, selon un communiqué du siège central du Parti de l’Istiqlal qui rappelle notamment que le défunt s’était engagé dans le Mouvement national dès sa prime jeunesse, alors qu’il était encore élève au lycée My Idriss de Fès où il joua un rôle déterminant dans la formation de cellules estudiantines de la ville et dans la mobilisation de la jeunesse et du peuple autour et en faveur du Manifeste de l’indépendance.. Puis, une fois à Paris pour des études de médecine, il s’avéra un fervent militant et défenseur des idées et idéaux du PI parmi les étudiants avant de rentrer au Maroc et de rejoindre, une fois diplômé, la résistance ce qui lui causa moult ennuis de la part de l’occupant.
Puis, une fois l’indépendance recouvrée, le regretté se porta volontaire au service de son pays et de son parti, en dépit de ses engagements et obligations professionnels, en contribuant aux côtés de l’ancien S/G du PI, Ahmed Balafrej, à asseoir les fondements de la diplomatie marocaine, aussi bien qu’à l’aboutissement des premières expériences de démocratie locale à travers la mise en place du jeune conseil municipal de Fès, outre son engagement social en prodiguant soins et médicaments aux nécessiteux puisqu’il ne rechignait jamais à rendre visite à des patients pauvres dans les quartiers populaires ou marginaux chaque fois qu’on faisait appel à ses services.
On rappelle aussi que le défunt avait été élu membre du Comité exécutif du PI lors du 9è Congrès de ce dernier, puis président du conseil municipal de Fès au lendemain des élections communales de 1976 et député lors des législatives de 1988, siège qu’il mit à profit pour jouer un rôle de premier plan en matière de législation et de proposition de lois…
Le parti réitère, en cette douloureuse circonstances, ses sincères condoléances à la famille et proches du défunt et, en particulier, à sa veuve Hajja Aïcha Idrissi Kaitouni, à ses enfants Rachid, Idriss, Ghizlane et Souad ainsi qu’à l’ensemble des militants et militantes istiqlaliens.

Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons !

23/3/2018
Lu 19870 fois
| |
 
 
 
   Autre
   
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
   
   
  Chronique
   
  Télégramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 44 pays africains signent l’accord créant la Zone de Libre-Echange Continentale
 L'intérêt de l'expérience marocaine
 Imposantes funérailles du combattant Dr Bensalem El Kouhen
 Le Conseil de Sécurité “inquiet” de la situation à Guergarat
 Le lancement de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un jalon crucial dans le développement multiforme de l'Afrique
 Construction: 49% des patrons anticipent une stabilité de l’activité au premier trimestre 2018
 La SFI compte investir substantiellement au Maroc


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems