Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Un partenariat Maroc-UE très avantageux, mais des crises européennes passagères de schizophrénie
L’art européen de s’entremêler les pinceaux

Ahmed NAJI

Les liens multiformes entre le Maroc et l’Union Européenne sont trop importants, au bénéfice des deux parties, pour être traités autrement que par la raison. 35 milliards d’euros d’échanges commerciaux et les centaines de milliers d’emplois qui vont avec imposent un certain degré de pragmatisme. Cela n’empêche en rien de réfléchir sur les contraintes inhérentes auxdites relations Maroc-UE et l’angle de vision selon lequel doivent en être examinées leurs perspectives. Le récent arrêté de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) est le genre d’évènement qui invite à se prêter à un tel exercice.
Tout a donc commencé par une Ong britannique qui dépose plainte auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne contre l’accord de pêche Maroc-UE afin de le faire annuler, au motif que les revenus des ressources halieutiques extraites dans les eaux limitrophes aux régions du Sud du Royaume ne profiteraient pas aux habitants desdites régions. Comme l’Etat marocain dépense dans ces régions sept fois plus de fonds qu’il n’en retire de recettes, il faut bien commencer par procéder à son autocritique ; le Maroc n’a pas su communiquer à l’international à propos de faits pourtant aisés à prouver. Ce ne sont donc pas l’Algérie et son pantin polisarien qui ont su manœuvrer, c’est le Maroc qui n’a pas su défendre ses intérêts légitimes.
C’est, toutefois, l’examen attentif de la posture du partenaire européen qui impose de se poser un certain nombre de questions. Cela fait quand même trois décennies que le Maroc et l’UE concluent des accords de pêche permettant aux chalutiers communautaires de venir exploiter de si rares et fort demandées ressources halieutiques dans les eaux marocaines, du détroit de Gibraltar aux confins Sud du Royaume. C’est aujourd’hui seulement qu’une instance de l’Union Européenne découvre qu’un accord conclu avec un pays tiers, que d’autres instances de la même Union Européenne ont pourtant étudié sous tous les angles, juridiques et autres, avant de l’approuver, n’est que partiellement valide 
La main gauche de l’UE ignore-telle donc ce que fait la main droite  En psychologie, on appelle ça de la schizophrénie.
La perle du texte de l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE, c’est bien entendu ce passage sur la continuité de validité de l’accord Maroc-UE, qui ne serait pas applicable aux seules eaux limitrophes des régions du Sud. Il n’est même pas explicitement stipulé que les chalutiers européens seraient interdits de pêcher dans lesdites eaux. Les magistrats de la CJUE ont une conception du Droit international, qu’ils disent vouloir faire respecter, qui ne va quand même pas jusqu’à attaquer frontalement les intérêts de quelques pays membres de l’UE. Au moment où ils ont acté leur arrêt, les magistrats de la CJUE devaient sûrement avoir à l’esprit tous les pêcheurs marocains, russes, japonais et autres, qui ne manqueraient pas d’applaudir très fort un éventuel gel d’activités dans les eaux marocaines de leurs confrères et néanmoins concurrents européens dans l’effort d’extraction de ressources halieutiques en raréfaction.
Tenant compte du fait que c’est le secteur de la pêche de pays de l’UE qui profite le plus de cet accord, les eurocrates de Bruxelles ne vont pas manquer de se torturer les méninges pour trouver le moyen de ménager la chèvre et le chou, c'est-à-dire ne pas s’en prendre aux intérêts bien compris des pays membres bénéficiaires dudit accord de pêche, tout en tenant compte de l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE. Date butoir : juillet 2018, marquant la fin de validité de l’actuel accord. Si le Maroc n’a pas à déployer beaucoup d’efforts pour défendre le renouvellement dudit accord de pêche Maroc-UE, les pays membres qui en profitent le plus se chargeant de cette besogne, il n’en est pas moins inacceptable de céder à l’hypocrisie d’acrobaties juridiques imaginées par les eurocrates de Bruxelles pour faire adopter le renouvellement de cet accord en se pliant, formellement du moins, à l’arrêt de la CJUE.
Le Maroc est un, du Nord au Sud, dans sa partie continentale comme dans la zone économique exclusive de ses eaux territoriales, le poisson qui y est pêché est marocain, c’est à prendre ou à laisser. Les Marocains ne cèdent pas d’un pouce sur l’intégrité territoriale de leur nation, ni ne reculent d’un pas quant à l’affirmation de leurs droits souverains. Les dirigeants politiques européens connaissent suffisamment les Marocains pour savoir qu’ils savent se montrer autant conciliants qu’intraitables.
Jusqu’où les Européens sont-ils prêts à pousser la distinction entre les régions Nord et Sud du Royaume  Jusqu’à demander aux autorités marocaines de s’abstenir de stopper le flux des migrants clandestins passant par ses régions du Sud dans le but de débarquer sur les côtes des îles de l’archipel des Canaries  Les réseaux de trafics d’êtres humains lanceraient aussitôt une suite ininterrompue de vagues migratoires, semblable à celle que connaît actuellement la Méditerranée orientale. Les Européens pourraient également demander aux services de sécurité marocains de ne pas partager avec eux toute information sur une éventuelle opération terroriste en préparation sur le vieux continent si ladite information a été collectée suite à une opération de police menée dans les régions du Sud. Daech et Al Qaïda, qui rôdent dans la sous-région du Sahara et du Sahel, s’en frotteraient les mains de satisfaction.
Quand on voit toutes les grosses pertes occasionnées aux producteurs agricoles européens suite aux sanctions imposées à la Russie, et les contre-sanctions qui s’en sont suivies, on se dit que le bon sens n’est pas la chose la mieux partagée dans la sphère des décideurs communautaires européens. Ils peuvent prendre des décisions reflétant des postures politiques purement symboliques, dénudées d’une quelconque capacité à modifier la réalité, mais qui vont à l’encontre des intérêts de tout ou partie des pays membres de l’UE et érodent sa crédibilité auprès de ses partenaires. La confiance est à la base de toute relation solide et durable, les prises de position donquichottesques, même si aux conséquences presque insignifiantes, n’étant pas de nature à renforcer celle-ci.
Le modèle économique européen, longtemps porté par l’accès bon marché aux énergies fossiles, présente, depuis quelques années, des signes évidents d’essoufflement, les taux d’endettement élevés des pays du Sud de l’UE et les turpitudes de leurs secteurs bancaires, aux portefeuilles gangrénés de créances « toxiques », la désindustrialisation galopante, le chômage endémique, le creusement des inégalités sociales, le recul démographique, compensé par une migration elle-même problématique et la montée des populismes ne présageant pas d’un avenir aussi florissant que l’était le passé. L’Union Européenne n’est pas finie, mais ses heures de gloire sont désormais derrière elle.
L’avenir, c’est l’Afrique, mais des acteurs géopolitiques beaucoup plus pragmatiques que les Européens, néanmoins suffisamment riches et ambitieux pour jouer des coudes et s’accaparer les plus grandes parts de marché du continent, se placent en d’éventuels bien meilleurs partenaires du futur. Si le Maroc, qui se positionne avec succès en porte d’entrée du continent africain, est fidèle en amitié, il n’en a pas moins des intérêts à défendre, des arguments à faire valoir et des objectifs à atteindre. L’hypocrisie ne dure que le temps de se faire rattraper par la réalité.
Ahmed NAJI

5/3/2018
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 5ème Conférence islamique des ministres chargés de l’Enfance
Vivement des partenariats constructifs et innovants

Mohammed BEROUAL

«Pour une enfance en sécurité » était le thème de la cinquième Conférence islamique des ministres chargés de l’Enfance que notre pays avait abritée récemment, et dont les assises ont été préparées par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté, cette conférence traduit la prise de conscience aiguë des retombées des situations de précarité et de maltraitance sur les enfants. Elle traduit également l’engagement affirmé aussi bien en termes d’accompagnement, de renforcement des institutions œuvrant dans le domaine de l’enfance, de développement des programmes spécifiques visant à améliorer la situation des enfants en situation précaire, et celle des enfants exclus ou marginalisés.
Dans cette orientation, cette conférence, et alors qu’elle a permis un échange fécond en matière d’expériences et des expertises, impulse une nouvelle dynamique d’ouverture et de partage entre les pays islamiques, surtout que l’expérience que notre pays compte à son actif en matière de protection, de sécurité et de prise en charge de l’enfance est concluante à plus d’un titre.
En effet, s’inscrivant fondamentalement dans le projet global d’édification d’une société démocratique et moderne tel que préconisé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’expérience marocaine capitalise sur nombre d’atouts majeurs. Il s’agit d’abord de la vision qui la sous-tend, celle de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II – que Dieu ait son âme - selon laquelle « le futur de l’humanité reposait sur les épaules de ses enfants, et qu’elle plaçait en eux ses espoirs pour rêver de lendemains meilleurs ». « Que le degré de civilisation des nations et des peuples se mesurait à l’aune de l’intérêt et de la sollicitude dont ils entourent leurs enfants », pour ne citer que cet éclairage profond.
C’était en 1994 lors du premier Congrès national sur les droits de l’enfant, ce qui avait impulsé ainsi toute une dynamique salutaire donnant naissance à la création de l’Observatoire national des droits de l’enfant, dont la présidence a été confiée à Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryam dont l’implication et l’engagement à la faveur de l’enfance est, depuis lors, source d’admiration aux yeux de l’ensemble des acteurs et des dirigeants à travers le monde.
S’en est suivi en 1999 la mise en place du Parlement de l’enfant et également le développement de tout un tissu associatif et caritatif autour des objectifs d’œuvrer à l’amélioration de la situation de l’enfance marocaine, notamment pour ce qui touche aux volets de la vie sociale des enfants et de leurs droits.
Bien une volonté affirmée qui a largement contribué à consolider la stratégie de l’Etat et qui s’est traduite par la mise en place d’actions de proximité et d’écoute active, un meilleur accompagnement par les pouvoirs publics, le renforcement des institutions nationales œuvrant dans le domaine de l’enfance, le développement des programmes spécifiques visant à améliorer la situation des enfants en situation précaire, et celle des enfants exclus ou marginalisés.
Sur ce chapitre comme sur bien d’autres, d’énormes efforts sont déployés aujourd’hui, pour généraliser ces actions à l’ensemble des villes du Royaume et renforcer les mécanismes de coordination, d’échange et de partenariat entre les intervenants, que ce soit à l’échelon national, régional et local. Une dynamique qui puise son fort dans l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), ce projet Royal dont la vocation fondamentale est d’assurer une vie meilleure aux enfants, notamment ceux parmi eux qui sont en proie à la marginalité et à la détresse matérielle, et de les prémunir contre les fléaux de l’analphabétisme, de la pauvreté et de l’exclusion.
S’y ajoutent, bien évidemment, d’autres initiatives d’envergure qu’il faut rappeler, à savoir: l’adoption d’un Code de la Famille avancé, consacrant le principe de respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et assurant, en toutes circonstances, la protection de ses droits ; la promulgation d’une série de lois pertinentes dont, à titre illustratif, la modification de loi attribuant la nationalité marocaine, la loi interdisant l’emploi des mineurs et celle portant sur la création et l’administration des établissements de protection sociale.
C’est dire que la protection et l’amélioration de la situation de l’enfance, ressort, de nos jours, comme un vaste chantier hautement prioritaire pour les pays du monde islamique. Et même si la tâche n’est pas du tout aisée, étant entendu qu’ils sont confrontés à des défis majeurs, il reste qu’ils sont en position de vaincre nombre de difficultés, aidés en cela par le fait qu’ils partagent les mêmes principes et les mêmes valeurs de par leurs liens religieux et civilisationnels.
Certes, dans le contexte où nous vivons et où les pays du monde islamique et ceux de la société Monde de façon générale, l’enfance vit de profondes incertitudes, il est impératif, comme le défend ardemment le Souverain, de renforcer les liens de solidarité et de coopération, de mutualiser les efforts et de partager les expériences accumulées dans le domaine de la protection de l'enfance, mettre en place des partenariats constructifs et innovants et impliquer l’ensemble des acteurs et intervenants, notamment les structures de la société civile. Là est le véritable challenge !
Mohammed BEROUAL

5/3/2018
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 Affaire AMIP / Direction du Médicament / Luxe Radio et HACA
La Justice interpellée

Par Dr Anwar CHERKAOUI  

Ce n'est plus une affaire de personnes ou d'individus. C'est une affaire d'institutions, voire d'Etat. L'ancien directeur de l'Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique (A.B.) accuse de corruption l'actuel directeur du médicament (O.B) au ministère de la Santé en direct sur la chaine LUXE Radio. Ce dernier rétorque en direct qu'il s'agit de diffamation. Cette accusation et la contre-accusation se sont déroulées en présence de témoins.
L'animateur de l'émission ainsi que le vice-président de l'Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique (AMIP) n'ont pas pris position. Mais ces propos sont à analyser. Néanmoins, sur le plan juridique, aussi bien l'AMIP, la Direction du Médicament, LUXE Radio que la HACA, doivent réagir devant cette situation. L'AMIP en tant qu'instance associative qui représente l'industrie pharmaceutique nationale. Il s'agit de sa réputation. Va-t-elle soutenir son ancien directeur Quelle est sa version des faits La Direction du Médicament pourra-t-elle réfuter cette accusation Car, cela engage la réputation et la crédibilité du Ministère de la santé, qui vient de sortir d'une grave crise, par le limogeage de son ancien ministre. Et l'actuel ministre n'a pas à être éclaboussé par un nouveau scandale, d'autant plus qu'il est en train de constituer sa nouvelle équipe. LUXE Radio n'a pas le droit de rester dans l'expectative. Elle est à l'origine du déclenchement de cette affaire devant le public et l'Etat marocain. Que dit la loi marocaine Si jamais il y a plainte devant la justice, est-ce que LUXE Radio peut être appelée à la barre pour faire son témoignage Quelle est la position de la HACA (Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle) lorsque deux responsables d'institutions, l'une associative et l'une étatique, s'échangent des accusations de corruption et de diffamation
Lors des premières assisses des médicaments organisées en 2015, qui sont le théâtre
de ses accusations, l'AMIP a-t-elle apporté un soutien financier Si oui, à qui Théoriquement, cela ne peut être fait au nom du ministère de la Santé. La loi l'interdit. Une société a-t-elle été créée à cette occasion Quelle est l'avis des multinationales du médicament au Maroc, qui sont regroupées au sein d'une association qui porte le nom de LEEM (Les Entreprises du Médicament au Maroc) Cette association a-t-elle été sollicitée par la Direction du Médicament pour le financement d'une activité organisée par le ministère de la Santé
Ce sont quelques-unes des questions qui sont posées dans l'affaire impliquant l'Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique, la Direction du Médicament du ministère de la Santé, LUXE Radio et la HACA. Cette affaire interpelle également le chef du gouvernement sur un plan éthique et déontologique de par sa casquette de médecin.

Dr Anwar CHERKAOUI  

5/3/2018
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 Nizar Baraka préside la rencontre régionale du groupe parlementaire istiqlalien à Bouârfa
L’essor socioéconomique de la bande frontalière, priorité du nouveau modèle de développement

M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, a affirmé d’emblée que le nouveau modèle de développement doit se fixer comme priorité le développement économique et social des provinces de la bande frontalière et s’atteler à endiguer les disparités sans cesse grandissantes entre régions frontalière et côtière, entre mondes rural et urbain et entre hommes et femmes et que sa réussite reviendrait à concrétiser son corollaire qui n’est autre que la consécration de la justice, l’équité et la dignité en faveur de toutes les régions du Royaume et de dignité pour l’ensemble de leurs habitants.
Présidant, vendredi dernier à Bouârfa (dans l’Oriental), la rencontre régionale du groupe parlementaire istiqlalien « Pour l’Unité et l’Egalitarisme » qui s’est tenu sous le thème : « Des politiques publiques alternatives pour promouvoir l’activité économique et sociale dans les zones frontalières », M. Baraka a relevé que le modèle de développement en vigueur a épuisé tous ses moyens et ressorts et ne peut donc perdurer car il ne répond plus aux attentes et besoins de la population, ni n’aide à apporter des solutions à des problèmes qui vont s’aggravant, principalement en ce qui concerne les disparités sociales et spatiales croissantes, ainsi qu’entre mondes rural et urbain et entre hommes et femmes.
Il a indiqué, à ce sujet, que les provinces de l’Oriental illustrent de manière poignante cette situation caractérisée par la fermeture des frontières, la faiblesse des équipements de base, le problème de l’accès aux prestations sociales élémentaires en matière d’enseignement, de santé et d’eau potable, et l’absence d’activités économiques pourvoyeuses d’emplois et de revenus réguliers, ce que confirment, ajoute M. Baraka, les indicateurs relatifs à la précarité chronique qui handicapent ces provinces dont ceux ayant trait au taux moyen de pauvreté qui reste élevé (20 % à Bouârfa contre 4,6 % au niveau national) ou celui de l’analphabétisme (50 % dans les provinces de l’Oriental pour 32 % à l’échelle nationale) ou encore celui du chômage ( 33 % contre 17 %).
Le S/G du PI estime que l’ampleur des carences et déficits ainsi accumulés exige un soutien particulier de la part de l’Etat en faveur de ces régions, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée mettant à contribution leurs ressources et potentialités humaines et naturelles et faisant prévaloir leurs points forts sur leurs faiblesses, tout en soulignant que la force du nouveau modèle de développement tient au fait qu’il permet de résoudre tous les problèmes et dysfonctionnements et de répondre aux besoins des habitants dans les différentes régions et qu’il est appelé à rétablir l’équilibre entre zones frontalière et côtière.
Il a affirmé, à ce sujet, que l’année 2018 doit être réellement celle de la rupture avec les atermoiements, l’attentisme et l’improvisation et la prescription de sédatifs en passant à la vitesse supérieure qui est celle de proposer des politiques publiques fondées sur un diagnostic sans complaisance, de fixer des objectifs nationaux ambitieux tendant à assurer le bien-être et la prospérité de tous… Il a, par conséquent, engagé le gouvernement à élaborer et à mettre en œuvre un plan national de développement des provinces de la bande frontalière en y injectant les moyens humains et financiers nécessaires et en y encourageant l’investissement à travers, notamment, l’aménagement du foncier indispensable et des mesures fiscales attractives, sans omettre les défis liés aux changements climatiques en veillant à préserver les ressources en eau principalement.

5/3/2018
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 Cancer du sein
Amélioration du dépistage grâce à la mammographie numérique

Dr Bounhir BOUMEHDI

Durant la dernière décennie, la mortalité par cancer du sein a diminué de moitié par rapport à ce qu’elle aurait été en l’absence de dépistage précoce et de traitement ciblé. Cette évolution est liée étroitement au développement de différentes options thérapeutiques pour traiter le cancer du sein ainsi qu’à l’affinement des techniques de l’imagerie médicale. Des progrès dont ont bénéficié les femmes à travers le monde.
Ces conclusions scientifiques proviennent des résultats de travaux dirigés par l‘Université de Stanford (États-Unis) et publiés dans la prestigieuse revue médicale JAMA. Pour arriver à ses résultats, les chercheurs américains ont fais appel à des modélisations mathématiques très complexes. L’arrivée de nouvelles molécules anticancéreuses, l’avènement de l’hormonothérapie,  les possibilités thérapeutiques offertes grâce à la combinaison de différents protocoles,  l’usage des traitements ciblés et leur personnalisation sont pour beaucoup dans l’analyse des caractéristiques de chaque tumeur pour déterminer le meilleur traitement pour chaque malade
La modélisation mathématique suscitée et grâce aux données précises de la mammographie numérique 2D a permis d’arriver à d’autres résultats, notamment, la réduction de mortalité hormono-dépendants détectés chez les femmes plus âgées. Car, d’évolution plus lente, ces tumeurs peuvent être dépistées avant que leur
volume ne devienne trop important. Et c’est tout l’enjeu du dépistage: repérer précocement les lésions cancéreuses afin d’éviter une prise en charge lourde pouvant entraîner des séquelles.
Ainsi avec l'avènement du numérique, les experts pense qu’une nouvelle page s’ouvre dans la prise en charge des cancers du sein. Par exemple en France, plus de 95% des mammographies réalisées aujourd’hui sont numériques. Cette technique améliore la qualité de l’image et offre la possibilité de retravailler les clichés, ce qui permet d’explorer des seins denses, notamment chez les jeunes femmes, et de repérer davantage de cancers infiltrants, difficilement accessibles par d’autres techniques de radiologie  
En plus, cette technique est plus fine et n’irradie pas plus les femmes, car par rapport à la mammographie analogique, le médecin radiologue a la possibilité de  réaliser moins de clichés. Les femmes sont donc moins exposées aux rayons.
Et le progrès techniques ne s’arrête pas, avec le développement d’un nouveau prototype de  mammographie numérique, qui porte le nom de tomosynthèse.  Au jour d’aujourd’hui, les autorités sanitaires internationales n’ont pas encore autorisé son usage systématique.  Ils partent du postulat qu’il existe une grande hétérogénéité entre les appareils et la grande variété des conceptions de ces systèmes conduit à une variabilité en termes de qualité des images et de doses de rayon émis en fonction de l’épaisseur du sein.  En tous les cas, durant le deuxième trimestre de 2018, les sociétés scientifiques françaises de radiologie ont prévues des réunions de concertation  avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des dispositifs médicaux (ANSM), afin de débattre des bénéfices et des risques de tout nouveau dispositif  médical notamment en imagerie médicale.
  
Dr Bounhir BOUMEHDI (Médecin Radiologue)

1/3/2018
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 Nizar Baraka invité du Forum de la MAP mercredi prochain
Positionnement du Parti de l’Istiqlal sur l’échiquier politique marocain

Le secrétaire général du parti de l'Istiqlal, Nizar Bakara, sera mercredi 7 mars l’invité du Forum de la MAP, qui se tiendra sous le thème du positionnement du parti de l’Istiqlal sur l’échiquier politique marocain.
Cette rencontre, qui aura lieu au siège de la MAP à Rabat à partir de 09H00, sera l'occasion d’aborder les derniers développements au sein du parti de la Balance depuis l’élection de M. Baraka à la tête du parti, ainsi que ses orientations actuelles et projets d’avenir en perspective des prochaines échéances. La diffusion en direct de cette rencontre sera assurée via MAP-Live sur le site mapexpress.ma, de même que la traduction simultanée vers trois langues le français, l’espagnol et l’anglais.
Le Forum de la MAP est un espace de débat sur les questions d’actualité aux plans politique, économique, culturel et social. Des représentants d’instances gouvernementales et des médias, ainsi que des personnalités de divers horizons y sont conviés.

1/3/2018
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 Actes de vandalisme au Grand Stade de Marrakech
24 accusés poursuivis en état d’arrestation et 35 en état de liberté 

Le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Marrakech indique que, suite au communiqué qu’il a publié le 25 février au sujet des actes de vandalisme enregistrés dimanche dernier au Grand Stade de Marrakech, il a été décidé de poursuivre 24 accusés en état d’arrestation et 35 autres en état de liberté, alors que 9 mineurs ont été déférés devant le juge d’enfants.
Les accusés seront poursuivis pour insulte et agression à l'encontre des forces publiques lors de l'exercice de leurs fonctions, participation à des actes de vandalisme dont coups et blessures lors d’un match de football et endommagement et destruction d’équipements sportifs et de biens d'utilité publique, précise un communiqué du procureur du Roi.
Ils doivent également répondre des chefs d’inculpation, notamment de participation à des actes de violence lors d’un match sportif ayant entraîné des dommages causés à des biens d’autrui, coups et blessures, possession d’armes menaçant la sécurité d’autrui, vol et possession et consommation de drogue, ajoute la même source.

1/3/2018
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 Accord de pêche Maroc-Union Européenne
L’Istiqlal exprime son rejet absolu de l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE

Le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal (PI) a tenu sa réunion hebdomadaire ordinaire mardi 27 février au siège central du parti à Rabat, sous la présidence de M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du parti, réunion consacrée à l’examen de l’évolution de la question de notre intégrité territoriale, de l’actualité politique nationale, ainsi que de l’organisation du parti.
Le CE a ainsi discuté des circonstances ayant motivé l’arrêt de la Cour européenne de justice concernant l’accord de pêche Maroc-UE et exprimé son rejet absolu dudit arrêt en ce qu’il porte atteinte à notre intégrité territoriale et à la souveraineté nationale sur les provinces méridionales du Royaume. Il considère une telle décision comme un alignement politique franc visant à perturber les efforts de l’ONU et de son Envoyé spécial en vue de parvenir à une solution pacifique de ce conflit artificiel, en même temps qu’elle ignore sciemment les développements en matière de règlement et les grands efforts consentis par notre pays dans ce sens, particulièrement depuis la proposition du projet d’autonomie des provinces du Sud, projet qui a recueilli un vaste soutien auprès des grandes puissances et de l’UE qui l’ont qualifié de sérieux et crédible.
Le CE affirme, d’autre part, qu’un tel arrêt est de nature à décourager notre pays pour ce qui est du renforcement de son partenariat stratégique avec l’Union européenne dans le respect de la souveraineté de notre pays et de son intégrité territoriale, ainsi que de son aspiration à concevoir un devenir prometteur dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant et à faire face aux défis liés aux questions de la sécurité, le terrorisme et l’émigration.
Il considère de même que cela ne freinera point la détermination de notre pays à poursuivre la mise en œuvre du modèle de développement des provinces méridionales initié par SM le Roi Mohammed VI qu’Allah le glorifie, étant convaincus que le « Maroc est dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc ».
Le CE a, d’autre part, salué la participation active et fructueuse du Secrétaire Général du parti, M. Nizar Baraka, qui était accompagné de M. Rahhal Mekkaoui, responsable des relations extérieures du PI, lors de la Conférence de l’Internationale Démocratique des partis du Centre qui s’est tenue à Budapest, ainsi que lors de la réunion des dirigeants de l’Union démocratique mondiale à Madrid, en plus de ses entretiens et rencontres bilatéraux avec nombre de dirigeants de partis européens et africains.
Le CE a également discuté l’exposé du Secrétaire Général relatif à la dimension politique du projet proposé par le PI concernant le nouveau modèle de développement de notre pays, étant entendu que ce projet servira de plate-forme en vue d’élaborer et de décliner les grandes options et orientations aux plans politique, démocratique et institutionnel et de soudure pour la vision globale et harmonieuse proposée par le parti dans le cadre du débat général actuel au sujet du nouveau modèle de développement prôné par SM le Roi qu’Allah le protège.
Au niveau organisationnel enfin, conformément à l’article 44 des statuts du parti et après avoir passé en revue les conclusions des travaux de la commission chargée de sélectionner les candidats aux postes d’inspecteurs du parti, pour les provinces de Salé et Fqih Ben Saleh, il a été décidé de nommer M. Abdelkrim Misq comme inspecteur provincial à Fqih Ben Saleh et M. Mohammed Taoufiq Ben Amar Biyad au niveau de la province de Salé.

Ph. CHKIRATE 28/2/2018
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