Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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Le Président de la Sierra Leone en visite au Maroc

Le Président de la République de Sierra Leone, M. Julius Maada Bio est arrivé mercredi au Maroc à la tête d'une importante délégation pour prendre part aux travaux du 6ème forum international "Afrique Développement", qui sera organisé les 14 et 15 mars à Casablanca sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
A son arrivée à l'aéroport international Mohammed V de Casablanca, le président Sierra-léonais a été accueilli par le Chef du gouvernement Saad Dine El Otmani.
Après avoir passé en revue un détachement d'honneur de la première base navale de la marine royale qui rendait les honneurs, le Président de la Sierra Leone a été notamment salué par le wali de la région Casablanca-Settat, le gouverneur de la province de Nouaceur, le président du conseil provincial de Nouaceur, le président de la commune de Nouaceur et le PDG du groupe Attijariwafa bank.
Le président de la République de Sierra Leone devra présider les travaux de ce forum qui se tient sous le thème : «Quand l'Est rencontre l’Ouest ».
Outre la Sierra Leone, invitée d'honneur, le forum, considéré comme la plateforme de référence en faveur du dialogue, de la promotion des investissements et du commerce intra-africain, prévoit de réunir pour cette 6ème édition, plusieurs pays africains.

15/3/2019
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2ème visite de Macron au Maroc en avril

Le président français, Emmanuel Macron, est annoncé pour une deuxième visite officielle au Maroc et ce au cours du mois d’avril, selon « lesiteinfo.com » qui reprend une nouvelle publiée par « Maghreb confidentiel ». Lors de sa visite, le président Macron devrait prendre part à l’inauguration d’une nouvelle succursale de PSA Peugeot à Kenitra.

15/3/2019
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La loi sur le droit à l’information au banc d’essai 
C’est une loi que les Marocains en général et les journalistes en particulier attendaient de tous leurs vœux.
Il a fallu quinze années de maturation, entre renvois, cadrages et révisions pour qu’elle soit enfin promulguée le 12 mars 2019.
Il s'agit de la loi 31-13. Nous avons décidé d’éprouver son applicabilité sur le terrain.  

N. BATIJE

Le mercredi 13 mars 2019, lors de notre conférence de rédaction quotidienne, j’ai été désigné pour expérimenter l’applicabilité de la nouvelle loi 31-13 sur le droit d'accès à l’information. En ma qualité de journaliste économique, j’ai naturellement opté pour l’Office des Changes auquel j’avais une pile de questions à poser dont, entre autres, le volume des flux financiers liés à la dotation touristique, le montant global des transferts aux étudiants marocains à l’étranger, les admissions temporaires et bien d’autres questions qui ont fait, tout dernièrement, la une des journaux et suscité l’intervention des autorités monétaires pour calmer les esprits.
Fort de mon droit à l’accès à l’information institué par la nouvelle loi 31-13, entrée officiellement en vigueur la veille, je me suis présenté, la fleur au fusil, dans les locaux de l’Office des Changes, 31 Avenue Patrice Lumumba, à Rabat, à 15 heures 30 tapante. A l’accueil, on m’a signifié qu’il fallait revenir le lendemain, car, apparemment, plus personne n’était dans les bureaux. On m’a également expliqué que de telles demandes devaient êtres adressées au service de communication de l’Office.
Le lendemain, jeudi 14 mars, j’ai appelé l’Office des Changes et j’ai demandé, en ma qualité de journaliste et de simple citoyen, d’être mis en contact avec le service de communication de cette institution étatique.
Ce qui, à ma grande surprise, fut fait immédiatement. Au téléphone, la chargée de communication à laquelle j’ai expliqué l’objet de mon appel, tout en insistant  sur mon droit à l’information, semblait prise de court et peu préparée à ma demande. Elle m’a expliqué que l’Office des Changes dispose, depuis un certain temps déjà, d’un site dédié à ce genre d’information et ou l’on affiche régulièrement toutes les données et statistiques afférentes aux échanges extérieurs et à la réglementation en vigueur.
Sur ce, je réitère ma requête à mon interlocutrice et je lui signifie, une fois de plus, que ma démarche procède, à l’image de tout autre citoyen, de mon droit d’accès à l’information, fraichement appuyé par la nouvelle loi 31-13,  tout récemment entrée en vigueur.
A cela, la chargée de communication me renvoie une fois de plus au site internet de l’Office où l’on peut trouver tout un espace consacré à la rubrique « requêtes », qualifié de maillon fort de la communication institutionnelle de l’Office.
Jugeant que je n’étais pas totalement bien compris, j’interroge la chargée de communication, de manière beaucoup plus directe sur les démarches à suivre si je veux justement obtenir des informations beaucoup plus ciblées et concernant des points bien précis et ne figurant nullement sur le fameux site.
A ce stade, en toute amabilité, la chargée de communication me fait comprendre qu’au vu de la clause de confidentialité et de la loi sur la protection des données je ne peux accéder à ce genre d’information ou, du moins, sans l’aval de sa Direction générale. A cette étape de notre échange, j’avais compris que cette loi n’allait pas changer grand-chose dans notre quotidien de journaliste et encore moins de simple citoyen.
Et dire que l’Article 27 de la Constitution énonce explicitement que  « les citoyennes et les citoyens ont le droit d’accéder à l’information détenue par l’administration publique, les organes élus et les organismes investis d’une mission de service public ».
Gageons que la situation serait certainement pareille dans les autres établissements publics. Peut-être devrons nous  encore attendre l’installation de la commission du droit d’accès à l’information ou la publication de la liste complète des institutions investies de missions de service public pour pouvoir enfin consommer un droit  auquel on est censé déjà avoir droit.
N. BATIJE

15/3/2019
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 Collège Marocain de Fertilité
800.000 couples marocains souffrent d’infertilité

En marge du 4ème Congrès International du Collège Marocain de Fertilité qui se déroule à Rabat, à partir de ce vendredi 15 mars, nous avons contacté le Pr. Abdelouahab Bachouchi, président du collège marocain de fertilité, pour plus d’éclairages sur la problématique de l’infertilité au Maroc, un mal qui touche 15% de couples.
D’après des enquêtes nationales, 800 000 couples marocains souffrent d’infertilité, se rapprochant en cela des statistiques mondiales qui estiment à 15%  les couples en difficulté de procréation. Ce n’est pas minime, compte tenu de l’impact socio-psychologique. En effet, l’infertilité est très mal vécue dans notre société marocaine et engendre des dépressions et des problèmes de couples pouvant aller jusqu’à l’éclatement familial. Par ailleurs, les traitements sont assez chers pour les couples et ne sont pris en charge par aucun organisme de prévoyance sociale. Ce qui devait commencer par avoir lieu après le vote de la loi 47-14, relative à la procréation médicalement assistée (PMA).
Le collège marocain de fertilité ambitionne, dans le cadre de ses actions sociales, à ce que le projet, qu’il a tellement défendu avec d’autres associations savantes, se concrétise.
Le fond en est la reconnaissance de l’infertilité comme maladie. Après de fortes discussions avec le ministère de la santé et les parlementaires, la nouvelle loi 47-14, relative à la PMA, a été votée le 12 février 2019. Et qui dit maladie, dit reconnaissance par tous les organismes de prévoyance sociale. Comme stipulé par Pr Bachouchi : « Le principe a été acquis et acté par la force de la loi et l’on peut, d’ores et déjà, avec l’aide du ministère de tutelle, entamer les discussions avec ces organismes pour que l’infertilité soit reconnue comme une maladie ».  Il est inconcevable que 15% de couples souffrent en silence de cette pathologie et que tout soit à leur charge. A savoir que le Collège assure le traitement de certains couples démunis. C’est un devoir de citoyenneté.
Le congrès international de fertilité en est à sa 4ème édition et a pris cette année une connotation internationale, suite à une forte demande de participation de médecins étrangers. Ils viennent de France, d’Espagne, de Belgique, d’Italie, des Pays-Bas, de la Grèce, des Etats Unis. Outre, bien sûr, les médecins marocains privés et publics. Au programme, des ateliers pratiques et des présentations sur des sujets de pointe qui animent la communauté scientifique mondiale. Cet événement scientifique réunit plusieurs intervenants hétéroclites de pays francophones et anglophones et ce afin de permettre des échanges de connaissances. Le champ de réflexion est large. L’objectif de rappeler aux congressistes les fondamentaux de la chose et de permettre une mise à niveau des savoir-faire, des voies de recherche et des technologies. 
Le Collège Marocain de Fertilité est une association ou société savante à but non lucratif qui cible deux axes d’intervention. D’une part, la formation médicale continue dans le domaine de l’infertilité et dans tout ce qui se rapporte à la mère-enfant. Outre les formations, ce premier volet est matérialisé par la tenue d’un congrès annuel, de rencontres scientifiques et a, à son actif, deux cours nationaux de formation en techniques de PMA. Une première session pour le diplôme universitaire a été également entamée, en partenariat avec l'Université internationale Abulcasis des sciences de la santé de Rabat (faculté de médecine privée). Une proposition de ce genre a été également faite à la faculté de médecine publique, sans retour.
Contrecarrer le problème d’infertilité consiste à développer l’infrastructure et les compétences humaines. Il y a à peu près 19 centres à travers le Maroc qui s’occupent de la PMA, dont deux du domaine de la santé publique et 17 du privé. Le traitement de la problématique de l’infertilité ne se limite pas uniquement à la PMA. Tout médecin spécialiste peut s’intéresser au traitement de l’infertilité, mais les techniques de PMA doivent être référées aux centres spécialisés, pour le moment assez réduits par rapport aux besoins nationaux et ne couvrant pas tout le territoire. Il y a deux centres publics, l’un à Rabat et l’autre à Marrakech et il y a un projet pour un troisième à Fès. La concentration est surtout au niveau de l’axe Rabat-Casablanca, Marrakech, Fès et Tanger. Le challenge est de délocaliser et de généraliser ce concept à travers les autres régions du Royaume.
Il y a un certain nombre de couples qui ont besoin de techniques d’assistance où le médecin doit intervenir de façon directe. La première étape est l’insémination artificielle pour les cas légers. La deuxième est la FIV (Fécondation In Vitro), qui peut se faire avec une technique plus sophistiquée appelée l’ICSI (injection intracytoplasmique).
Cependant, ces techniques d’aide médicale ne marchent pas à tous les coups. Le taux de réussite, qui dépend de plusieurs facteurs, se situe aux alentours de 30-35%. Il est fonction de performances des centres de PMA, de la cause (endocrinienne, mécanique, masculine ou féminine), de l’âge de la femme (une jeune femme de 20 ou 25 ans est plus fertile que celle de 38-40ans), mais aussi de la sévérité de l’infertilité masculine.
Pour ce qui est du coût des techniques de traitement de l’infertilité, elles sont chères par rapport au pouvoir d’achat des marocains. Une FIV coûte, en moyenne, sans médicaments qui vont avec, dans les 12000 dhs. Pour l’ICSI, c’est à peu près 15000 dirhams. Le traitement acheté à la pharmacie équivaut à près de 50% des dépenses. Il y a aussi la part du laboratoire qui investit dans du matériel et des milieux de culture assez onéreux.
Le volume des cas traités dépend des critères appliqués par les différents centres. Certains traitent 40 cas par an, d’autres entre 400 et 500. Le Maroc, avec 5000 cas par an, se positionne très loin derrière la Tunisie, qui traite 35000 cas d’infertilité par an. Quant à l’Algérie, les centres de traitement de l’infertilité bénéficient des subventions de l’Etat.
En gros, tous ces problèmes peuvent être résolus et les coûts diminueraient s’il y avait une prise en charge de la part des organismes de prévoyance sociale. C’est le meilleur moyen pour faire chuter les prix.
Bouteina BENNANI

15/3/2019
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 Communiqué du Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal
Tensions et disparités sociales : A quand de vraies solutions

Le Comité Exécutif (CE) du Parti de l’Istiqlal (PI) qui a tenu sa réunion hebdomadaire ordinaire mardi 12 courant au siège central du parti sous la présidence du S/G du parti, M. Nizar Baraka, en vue de discuter l’évolution de la situation politique, économique et sociale du pays et de questions organisationnelles internes, a rendu public un communiqué dans lequel il exprime, en particulier, la fierté du PI pour la mission dont SM le Roi avait (récemment) chargé M. Baraka  et consistant à remettre un message écrit au président de la République islamique de Mauritanie ; il salue, à l’occasion, les efforts des deux chefs d’Etat en vue de renforcer et d’élargir le champ de la coopération entre les deux pays dans l’intérêt bien compris des deux peuples frères. Il se félicite, d’autre part, de la dynamique qu’a connue la diplomatie du PI, au cours de la semaine coulée, à la faveur de la présence d’une importante délégation du parti, présidée par M. N. Baraka,  aux travaux du congrès de l’Union pour la République à Nouakchott et la conclusion d’un accord de partenariat avancé entre l’UPR et le PI. Le CE s’est, de même, penché sur la visite d’une délégation istiqlalienne en RP de Chine et ses entretiens avec des hommes d’affaires et un haut responsable du Parti communiste chinois, entretiens qui ont notamment conclu à la nécessité de renforcer les relations entre les deux partis.
Le CE a, par ailleurs, examiné l’évolution de la situation sociale du pays et enregistré, avec grand regret, la poursuite des tensions sociales conséquemment à la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens, de l’exacerbation des disparités sociales, du recul des prestations de santé, du gel du dialogue social et des développements du dossier des enseignants contractuels pour attirer l’attention du gouvernement, à ce sujet, sur l’inefficience de sa façon de traiter les revendications légitimes de cette catégorie et son manque de vision stratégique. Le CE exhorte, de ce fait, l’Exécutif à clore définitivement et sans plus tarder ce dossier en tenant compte, à la fois, des intérêts de l’enseignant et de l’élève, à garantir la poursuite des cours à tous les niveaux, tout en insistant sur la nécessité de mettre en œuvre les mécanismes de dialogue et d’intermédiation idoines, tel le Conseil Supérieur de la Fonction Publique, à engager un dialogue public au niveau des institutions constitutionnelles et à rechercher les solutions à même d’assurer la stabilité matérielle et morale de la famille des enseignants ; il préconise également, à ce propos, de hâter la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de procéder à des réformes profondes et globales des caisses de retraite.
Concernant l’action partisane, le CE annonce, en particulier, la tenue des 2èmes rencontres régionales du groupe parlementaire istiqlalien, ces jours-ci, dans la région de Béni-Mellal / Khénifra et l’examen des dysfonctionnements organisationnels intervenus dernièrement au niveau de la ville d’Oujda ainsi que sa décision de prendre les mesures réglementaires qui s’imposent, conformément aux statuts du parti.

Ph. CHKIRATE 15/3/2019
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 Transports en commun à Rabat 
La capitale doit revoir sa copie

Hafid FASSI FIHRI

Malgré l'entrée en service du tramway et le lancement de nouvelles dessertes très prochainement, les transports en commun de la capitale demeurent en deçà des attentes des Rbatis.
Le parc plus que vétuste des autobus aurait mérité un franc et sérieux coup de  balai afin de moderniser une flotte qui, dans sa grande majorité, devrait prendre le chemin de la fourrière.
Il faut dire que le tramway de Rabat, qui fut une véritable attraction à son lancement, n'a pas répondu à toutes les attentes et n'a absolument pas contribué à diminuer l'asphyxie qui caractérise la circulation dans la capitale. 
Dans les pays développés, la norme en matière de transports en commun est que ces derniers doivent consacrer le principe d'égalité entre les citoyens.
En ce qui concerne le tramway de Rabat, il est actuellement en voie d'expansion avec de nouvelles lignes, mais il ne dessert malheureusement pas de nombreux quartiers, dont Youssoufia, Takkadoum, Nahda, Hay el Fath, Aïn Aouda, la nouvelle ville de Tamesna et Témara sans parler de nombreux quartiers de Salé !
C'est ainsi que des milliers de citoyens subissent un calvaire quotidien avec les transports en commun, été comme hiver, et ne savent plus à quel saint se vouer pour arriver à temps à leur travail et puis rentrer chez eux le soir sans trop de tracas.
Abdallah, qui habite à Oulad Moussa, Karia pour les habitués, est franchement scandalisé par la situation des transports dans son quartier : " Pour espérer arriver à Rabat avant huit heures, il faut tous les jours être prêt à six heures du matin, car même si les grands taxis sont nombreux et disponibles, la file d'attente est incroyablement longue. Il y a des centaines de clients. Puis le soir, rebelote, on refait la queue dans la station de Bab Challah, qui devient noire de monde vers la fin de l'après-midi.
Quant aux bus, ils sont moins nombreux, mais sont infestés de voleurs et de toxicomanes et l'insécurité y sévit sans répit. Je vous épargne l'ambiance dans des autobus pleins à craquer et au confort incertain, voire introuvable.
Cela fait des années que la situation ne fait qu'empirer et l'on attend désespérément la fin du tunnel car, franchement, cela n'est plus une vie.
Heureusement, qu'il y a les grand taxis, sinon la situation serait foncièrement intenable !"
Même son de cloche chez Bouchaïb, qui habite du côté de Akreuch, pas loin du Golf de Dar es-Salam et qui souffre le martyr pour rejoindre le lieu de son travail, où il exerce ses talents de jardinier : "Quand j'étais plus jeune, j'avais une bicyclette et même une moto à un certain temps, mais avec l'âge, il faut dire que je n'ai plus les jambes de mes vingt-ans.
Je suis, ainsi, obligé de rappliquer sur les bus et pour cela, il faut sortir de chez moi à l'aube. Les bus sont très rares et des fois, il faut attendre assez longtemps avant de voir en arriver un. Je ne vous dis pas la galère, en hiver, lorsqu'il pleut et qu'il fait froid.
Dans notre pays, il vaut mieux avoir son propre moyen de transport, sinon, si on n'a pas les moyens, on est obligés, voire condamnés, de prendre le bus.
En ce qui concerne la qualité, les véhicules qui nous servent de bus ne sont, très souvent, que des tombeaux à ciel ouvert." 
Pour en revenir aux faits, la gestion déléguée du service a été un véritable fiasco, après la faillite de la régie qui gérait ce secteur. Le service offert aux usagers n'a connu ni modernisation, ni amélioration qualitative et quantitative et, pire, le parc est en constante dégradation.
Et on se demande aussi pourquoi on n’ouvrirait pas la porte aux investisseurs et autres promoteurs qui souhaiteraient lancer quelques compagnies privées de transport.
Il faut dire que beaucoup ont essayé, mais ont essuyé un refus catégorique...
Alors cette crise est-ce seulement une question de gouvernance locale  !  
Ou bien est-ce dû à un manque de volonté politique de la part des élus, qui devraient en principe répondre aux attentes des populations en se mettant au chevet et à l'écoute des besoins des Rbatis.
Un nouveau concessionnaire 
en juillet pour les autobus
Aux dernières nouvelles, quelque trois cent autobus flambant neuf auraient été livrés à la Wilaya, mais la date de leur mise en service n'a pas encore été communiquée.
Renseignement pris du côté de la Wilaya, M. Boulahya, chef du service en charge de la gestion de la concession des autobus, nous confirme : "Un appel d'offres international a été lancé et un nouveau concessionnaire entrera en service fin juin début-juillet dans le but d'offrir un service de qualité avec un plan d'exploitation nouveau. En ce qui concerne les taxis, le mot d'ordre actuellement est à la mise à niveau du parc avec de nouveaux véhicules."
Hafid FASSI FIHRI

Ph. BOUTALEB 15/3/2019
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 Démantèlement d'une cellule terroriste à Sidi Bennour, El Jadida, Mohammedia et Marrakech
Six daéchiens tombent dans les filets du BCIJ

Dans le cadre de la lutte contre les menaces terroristes en relation avec l'organisation dite "Etat islamique", le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a procédé jeudi au démantèlement d'une cellule terroriste dans les villes de Sidi Bennour, El Jadida, Mohammedia et Marrakech, a indiqué le ministère de l'Intérieur.
Cette cellule est composée de 6 éléments âgés entre 27 et 40 ans, dont un ex-détenu dans le cadre de la loi anti-terroriste, qui entretenait des liens avec des éléments actifs dans la branche de "Daech" en Libye, a précisé le ministère dans un communiqué. Une surveillance sécuritaire minutieuse a révélé l'adhésion des mis en cause, qui ont prêté allégeance à "Daech", à l'agenda destructeur de cette organisation terroriste, à travers la planification d'opérations terroristes dans le Royaume, a souligné la même source. Les prévenus ont été placés en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent, a ajouté le communiqué.

15/3/2019
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Vaste trafic d’êtres humains démantelé à Témara

A. Lahfari

Un vaste trafic d’êtres humains et d’immigration clandestine est tombé, mardi 12 mars, entre les filets des agents de la sécurité publique de Témara, appuyés par les éléments du Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ). 134 migrants clandestins originaires du Bangladesh, d’Inde et de Birmanie, ont été acheminés au Maroc par l’intermédiaire d’une filière de trafiquants. Ils promettaient l’eldorado à de pauvres gens qui se faisaient exploiter par la force et la violence.
Il s’agirait apparemment d’une opération bien précise basée sur des informations qui ont porté sur la localisation et le démantèlement de toute une structure asiatique spécialisée dans le trafic d’êtres humains. Quelle fut la surprise des éléments de la police, en découvrant des dizaines de personnes entassées les unes sur les autres dans un appartement situé au quartier Massira 2 à Témara. Il a fallu la mobilisation de plusieurs véhicules de police pour les embarquer tous à Salé. Depuis le lancement d’une nouvelle politique d’immigration et d’asile, les mesures de sécurité prises par le Royaume concernant le phénomène de trafic de migrants, ont porté leurs fruits avec une efficacité exemplaire. Rien qu’en 2017, plus de 80 cellules de trafiquants d’êtres humains ont été démantelées. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’après le trafic de drogue et la contrefaçon, la traite des êtres humains occupe le 3ème poste en termes de recettes, avec un profit évalué presque à une centaine de milliards de dollars par an.
Selon nos premières informations, cette cellule asiatique serait dirigée par un Marocain également appréhendé. L’enquête est toujours en cours.
A. Lahfari

15/3/2019
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 Effondrement d’un mur à Casablanca
2 morts et 2 blessés

Saïd ABDESSADEK

L’effondrement, le 13 mars, dans l’après-midi à Casablanca, du mur extérieur d’une fabrique abandonnée jouxtant un chantier de construction, a fait deux morts et deux blessés, dont l'un grièvement. Malgré l’arrivée des secours dans un temps record, rien n’y a fait.
Les victimes sont des ouvriers qui travaillaient sur le chantier d'un immeuble en construction à Aïn Borja, sur le boulevard de la Gironde. Plusieurs de leurs collègues ont réussi à se sauver à temps au moment de l'écroulement du mur de l'usine désaffectée, jouxtant le chantier où ils travaillaient.
Dans ce chantier dédié à la construction d’un immeuble, les ouvriers ont creusé plus de 13 mètres sous terre pour préparer les fondations. Tout le monde a été surpris par l’effondrement du mur de la société mitoyenne au chantier. L’ambulance est arrivée à temps pour transporter les victimes, mais les deux ouvriers qui étaient dans un état grave ont succombé à leurs blessures..
La scène a vu la présence du gouverneur de l’arrondissement, avec les autorités locales, services de police, les secours et des policiers accompagnés de chiens pour continuer à chercher sous les décombres s’il y a d’autres victimes. Une enquête va certainement être diligentée pour connaitre les tenants et aboutissants de cet incident, hélas très courant dans les chantiers au Maroc faute de conditions sécuritaires.
Saïd ABDESSADEK

15/3/2019
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 Académies régionales d’éducation et formation
Abandon du système de recrutement par contrat

Les Académies régionales d’éducation et formation (AREF) ont décidé d’abandonner le système de recrutement par contrat et de revoir toutes les dispositions y afférentes, particulièrement celles relatives à la résiliation du contrat.
Cette décision a été prise lors de sessions extraordinaires tenues par les conseils d’administration de toutes les académies régionales pour adopter les amendements proposés aux statuts de leurs cadres, en application des engagements pris par le gouvernement, indique le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans un communiqué.
Les amendements visent à permettre aux cadres des AREF de jouir d’une situation professionnelle similaire à celle des fonctionnaires soumis au statut des fonctionnaires du ministère.
Outre l'abandon du système de recrutement par contrat et la révision de toutes les dispositions qui s'y rattachent, les amendements portent sur l’autorisation des cadres concernés à exercer des activités en dehors des horaires de travail à condition que celui-ci ne soit pas rémunéré, à l’instar des autres fonctionnaires.
Ils concernent aussi la promotion en accordant aux cadres des AREF le droit à l’avancement au grade et à l'échelle tout au long de leur carrière. Il s’agit aussi de la révision de l’article 25 du statut relatif à la retraite suite à une maladie grave, de manière à répondre favorablement à cette revendication et permettre aux cadres des académies l’accès aux mêmes droits des autres fonctionnaires.
Il sera également question d’appliquer pour les cadres des AREF des mêmes dispositions valables pour les fonctionnaires de l’administration publique. Il s’agit, de surcroît, du droit à la mobilité à l’intérieur de la région d’affectation, de l’intégration d’office sans recours à l’avenant au contrat, de la titularisation directement après l’intégration au corps des cadres des académies et l’admission à l’examen de qualification professionnelle et du reclassement au grade 2 de la classe 2 (échelle 10), tout en conservant l’ancienneté acquise au sein de l’AREF.
Les amendements introduits portent aussi sur la possibilité de candidature au concours des inspecteurs si les conditions sont réunies, à l’instar des autres enseignants de l’Éducation nationale. Il en est de même pour les concours d’agrégation, l’accès à l’administration pédagogique et l’orientation et la planification pédagogique. Ces amendements visent également à permettre l’accès aux postes de responsabilité (chef de service, chef de division, directeur provincial,...), conformément aux conditions et modalités en vigueur.

15/3/2019
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  Editorial
 
Le social en souffrance
Le climat social dans le pays ne prête nullement à l’optimisme. Les déceptions se multiplient face à
Jamal HAJJAM
 
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