Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Nationale
 Table ronde sur le Sahara marocain
Confusion algéro-polisarienne

Au terme des deux jours de discussions dans le cadre de la seconde table ronde de Genève, à laquelle l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, M. Horst Köhler, avait invité le Maroc, l’Algérie, le polisario et la Mauritanie, une conférence de presse devait avoir lieu, vendredi après-midi, au siège de l’Organisation des Nations Unies, afin de présenter les résultats de ce nouveau round.
Il est à rappeler que la délégation marocaine ayant participé à cette seconde table ronde, tenue au Château Le Rosey, à Bursins, à une trentaine de kilomètres de Genève, avait la même composition que lors de la première. Elle était conduite par M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et comprenait M. Omar Hilale, Représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies à New York, M. Sidi Hamdi Ould Errachid, Président de la région de Laäyoune-Sakia El Hamra, M. Yenja El Khattat, Président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, et Mme. Fatima El Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de la ville de Smara.
Pour la diplomatie marocaine, la présence d’élus des régions du sud du royaume an sein de la délégation participante à la table ronde de Genève assure la légitimité de la représentation des habitants de ces régions dans la défense de la cause nationale et la promotion de leurs intérêts.
La partie algérienne était menée, pour sa part, par le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra. Connu pour ses positions anti-marocaines, ce dernier qui rentre à peine d’une longue tournée internationale lors de laquelle il a essayé de plaider la cause du prolongement de son Président Abdelaziz Bouteflika, a insisté pour participer à cette rencontre. Ceci malgré le contexte très particulier que traverse son pays secoué par des manifestations qui appellent à un changement de régime et de système, contestant par la même sa propre nomination en qualité de vice-premier ministre jugée inconstitutionnelle.
Il va sans dire que cette situation a mis le polisario dans une position fort embarrassante, l’Algérie étant le créateur, le fournisseur en armements, le principal financier et soutien diplomatique de la bande séparatiste. La confusion au sein de la direction du polisario est telle que le responsable des relations extérieures de la milice séparatiste, Mhamed Khadad, est allé jusqu’à reconnaître publiquement, lors d’un entretien accordé, lundi 18 mars, à la radio britannique BBC, l’appui politique et matériel de l’Algérie à son mouvement, réduisant ainsi à néant la prétention du voisin de l’est de ne pas être partie prenante au conflit.
Plus encore, le Polisario traverse actuellement une grave crise interne, une rébellion grandissante couvant dans les rangs de ses milices armées, dont le décès récent d’un soldat malade faute de soins urgents et la fuite d’un capitaine qui a rejoint la mère patrie ne sont que des éruptions sporadiques révélatrices du potentiel de déflagration existant en son sein. Des relents de fin de partie exhalent du comportement des dirigeants du polisario, qui ne savent plus à quel saint algérien se vouer.
Dans une note à la presse rendue publique jeudi par le bureau des Nations Unies, l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, M. Horst Köhler avait formulé l’espoir de voir la 2ème table ronde « de renforcer la dynamique positive qui avait caractérisé la première table ronde tenue en décembre dernier à Genève », et ce dans le cadre de la résolution 2440 du Conseil de sécurité.

22/3/2019
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 Manœuvres aéronavales dans le golfe de Guinée
Participation de la frégate ''Mohammed V’’ de la Marine Royale

La frégate de la Marine Royale ‘’Mohammed V’’ a accosté au port de Lagos pour une escale de quelques jours. 
La frégate participe à des manœuvres aéronavales dans le golfe de Guinée appelées ‘’Obangame Express-2019’’ aux côtés d’unités du Nigeria , de 21 pays africains et de 10 pays occidentaux parmi lesquels les États Unis d’Amérique, la France, l’Espagne, le Canada , l’Allemagne, le Royaume Uni et le Brésil .
Au cours de cette escale, une réception sera offerte à bord par le Commandant de la frégate ‘’Mohammed V’’ en l’honneur de personnalités civiles et militaires nigérianes et des représentants du corps diplomatique et consulaire accrédité au Nigeria. 
L’exercice auquel participe la frégate ‘’Mohammed V’’ a pour objectif de renforcer les capacités des pays participants dans la lutte contre le terrorisme, la piraterie maritime qui sévit dans les eaux du golfe de Guinée et contre le crime transnational organisé. 
La participation de la Marine Royale à cet exercice dénote de l’engagement total du Royaume du Maroc aux côtés de la communauté internationale et des pays africains frères dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.

22/3/2019
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 Nizar Baraka plaide, à Azilal, pour la résorption de la pauvreté et la précarité en milieu montagnard
Le gouvernement appelé à se départir de sa politique de paupérisation

M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, a présidé, samedi dernier à Azilal, une rencontre avec les élus et militants du parti dans cette province, dans le cadre des 2èmes rencontres organisées par le groupe parlementaire istiqlalien dans la région de Béni-Mellal/Khénifra autour du thème : « le développement rural et montagnard, bilan et perspectives ».
Dans son intervention à cette occasion, le S/G du PI a, d’abord, souligné que cette visite dans la région revêt une importance particulière pour lui, personnellement, puis qu’il en fut le coordinateur du parti à la veille des législatives de 2007 remportées par l’Istiqlal, mais aussi et surtout pour ce que cette province évoque, pour chaque Marocain, comme hauts faits d’armes et actes de bravoure lors de la lutte pour l’indépendance et a tenu à saluer et à compatir avec les populations de la région pour leurs sacrifices et les souffrances qu’elles endurent, au quotidien, du fait de l’exclusion, la marginalisation et l’enclavement, faute de voiries, de prestations et de services de base et d’espoir en des lendemains meilleurs et une vie digne et décente.
Il a indiqué, partant, que le principal objectif de cette visite est d’attirer l’attention du gouvernement et de l’opinion publique sur le fait qu’il est inadmissible que le monde rural et montagnard, la province d’Azilal la première, continuent de souffrir en silence, tout en rappelant le discours du Trône de 2014 dans lequel SM le Roi se demandait où sont les richesses (du pays) et appelait à rendre justice aux zones marginalisées à travers l’adoption d’un « nouveau modèle de développement », tel que préconisé par le chef de l’Etat lors de l’ouverture de l’année législative 2017. Et de déplorer, à ce propos, la politique de paupérisation des couches démunies et de la classe moyenne, en particulier, ainsi que  d’exacerbation des disparités suivie par le gouvernement actuel et par son prédécesseur, ajoutant qu’il est grand temps pour que la province d’Azilal recueille ce qui lui revient des richesses du pays.
N. Baraka a tenu à rappeler quelques chiffres et indicateurs-clefs pour illustrer son propos et mieux souligner l’ampleur des déficits dont souffre la région de Béni-Mellal / Khénifra comme, par exemple, ceux relatifs à la pauvreté qui y touche 10 % de la population en moyenne et grimpe jusqu’à 20% pour la province d’Azilal, contre quelque 4,8 % au niveau national ; celui de l’accès aux soins de santé et à la médication qui est de un médecin pour 1900 habitants au plan national contre 1 pour 4800 dans cette province, ajoutant qua la situation n’est guère meilleure s’agissant du secteur de l’Enseignement où la durée moyenne de scolarisation, le taux de décrochage scolaire ou le gap entre enfants des familles riches et pauvres, entre élèves en milieux urbain et rural, etc., sont autrement plus alarmants. Il a promis donc que le PI ne ménagera aucun effort pour proposer des alternatives propres à extraire cette province, ainsi que les autres zones montagnardes, de l’isolement et de la marginalisation où on les a longtemps confinées. Situation qui, estime le S/G de l’Istiqlal, est essentiellement due à l’extrême lenteur du gouvernement à mettre en œuvre les grands chantiers initiés par SM le Roi, tout en rappelant que lorsque le PI était aux commandes, un programme routier fut lancé portant sur la construction de pas moins de 15.000 kms dont 20 % réservés à la province d’Azilal…
Il a déploré, d’autre part, la guéguerre que se livrent désormais deux composantes essentielles de la majorité gouvernementale et leur engagement dans une campagne électorale avant terme, ce qui nuit grandement aux intérêts des citoyens et retarde l’adoption et l’entrée en vigueur de textes de lois et règlements de première importance avant de faire part de ses inquiétudes pour le gel du dialogue social en général et des conséquences de la situation qui prévaut, depuis plusieurs mois, dans le secteur de l’éducation nationale et la formation professionnelle à la lumière des protestations ininterrompues des enseignants contractuels, affirmant que la politique suivie par l’actuel gouvernement tend, immanquablement, à aggraver les disparités sociales et territoriales, à grever les budgets déjà maigres des citoyens et à exacerber la crise et les tensions sociales et en l’appelant à revoir sa politique de paupérisation, à assumer pleinement ses responsabilités envers la patrie et ses habitants.

21/3/2019
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 Haute commission mixte entre le Maroc et le Rwanda
Signature de plusieurs accords de coopération

La première réunion de la haute commission mixte de coopération entre le Maroc et le Rwanda s’est tenue mardi à Rabat, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, et de son homologue rwandais, Richard Sezibera.
A cette occasion, M. Bourita a souligné que la réunion de la haute commission mixte maroco-rwandaise s’inscrit dans le cadre de la dynamique que connaissent les relations entre les deux pays depuis la visite effectuée par SM le Roi Mohammed VI à Kigali en octobre 2016, et celle qu’avait entreprise le président Paul Kagame à Rabat en juin de la même année.
Cette réunion est à même d’ouvrir de larges horizons pour le développement de la coopération nilatérale, à travers l’implication du secteur privé et des établissements publics dans le cadre de la coopération Sud-Sud, a-t-il ajouté.
De son côté, M. Sezibera a rendu hommage à la vision éclairée de SM le Roi pour le renforcement de la coopération entre les pays africains et au soutien apporté par le Souverain au Président rwandais, en sa qualité de président de l’Union africaine, pour la mise en œuvre de l’agenda de réforme de cette institution.
La réunion de la commission mixte maroco-rwandaise constitue, a-t-il dit, une occasion supplémentaire pour consolider le partenariat stratégique entre les deux pays, saluant le dynamisme des partenaires marocains dans la mise en œuvre des projets prévus par les accords signés lors de la visite de SM le Roi au Rwanda, et le lancement de nouveaux chantiers. Plusieurs accords de coopération ont été signés entre le Maroc et le Rwanda, dans le cadre de la première session de la Grande commission mixte entre les deux pays.
Ces accords ont été paraphés par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita et son homologue rwandais Richard Sezibera, qui ont présidé les travaux de cette première session de la Grande commission mixte.
Les deux pays ont ainsi signé un mémorandum d'entente sur la coopération commerciale et un protocole d’accord industrielle.
Le mémorandum d’entente a pour objectif de promouvoir et de développer les échanges commerciaux, sous réserve de respect intégral de la législation nationale des deux pays.
Le protocole d’accord vise, quant à lui, à adopter une approche mutuellement bénéfique pour le développement du partenariat économique dans un esprit de promotion de l’initiative privée et de développement durable.
Il vise aussi à renforcer les partenariats existants, les élargir et tisser de nouveaux liens de partenariat, ainsi qu’à favoriser l’échange d’expérience et d’expertise en matière de politique industrielle.
Les deux pays ont également signé un mémorandum d’entente dans le domaine de l’environnement et du développement durable qui a pour objet de promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de l’environnement et de la gestion rationnelle des ressources naturelles, ainsi qu’un accord cadre dans le domaine de l’énergie en vue de mettre en place un cadre de coopération dans ce secteur.
Concernant les mines, la géologie et les hydrocarbures, les deux pays ont signé un accord-cadre pour mettre en place un cadre de coopération dans ces domaines.
Par ailleurs, le Maroc et le Rwanda ont conclu un accord sur l’entraide judiciaire en matière pénale et un autre sur l’extradition judiciaire.
Le premier accord vise à développer un cadre de coopération judiciaire entre les deux pays dans le domaine pénal, alors que le deuxième vise à développer un cadre de coopération dans le domaine d’extradition judiciaire.
D’autre part, un mémorandum d’entente a été signé entre les deux parties dans le domaine du tourisme en vue de développer la coopération entre les différentes institutions chargées de la promotion de ce secteur.
Sur un autre registre, le Maroc et le Rwanda ont signé un mémorandum d’entente visant le renforcement de la coopération dans le domaine de la formation des jeunes diplomates ainsi que l’échange en matière d’informations liées à la diplomatie et aux relations internationales.
Dans le domaine de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, un protocole d’accord a été paraphé entre les deux parties en vue de l’échange d’expertise et de bonnes pratiques dans le secteur de l’habitat et du développement urbain.
Les deux pays ont également signé un accord visant à créer un cadre de coopération dans le domaine de l’éducation via l’octroi de bourses à travers l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI).
Une convention-cadre de coopération en matière de formation professionnelle a été aussi signée entre les deux pays dans le but de fixer le cadre global de coopération et de partenariat dans le domaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

21/3/2019
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 Conseil de Bank Al-Maghrib
Taux directeur maintenu à 2,25%

N. BATIJE

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a tenu le mardi 19 mars sa première session de l’année 2019. Une session au terme de laquelle le Wali de la Banque Centrale a tenu sa traditionnelle conférence dominée cette année par les explications concernant le maintien du taux directeur au taux inchangé de 2,25%.
Egal à lui-même dans sa vivacité de corps et d’esprit, le premier banquier du Maroc qui semblait comme d’habitude hors de l’emprise du poids des ans, a expliqué que cette décision résulte d’un certain nombre de considérations dont l’analyse  des trajectoires à moyen terme moyen terme de l’inflation, de la croissance et des comptes extérieurs.
Au-delà des chiffres et du diktat des modèles et de résultats de modélisation, force est de constater, une fois de plus, que le Wali de la Banque Centrale trouve toujours le juste mot pour convaincre et surtout placer, convictions à l’appui, ses propos dans le contexte dicté par la conjoncture.
Dominée par l’aura indéniable de cet homme, qui avait été primé à Bali en tant que l’un des meilleurs gouverneurs de Banques Centrales au monde, la conférence de presse a permis de traiter en détail les contours de l’évaluation fournie par Bank Al-Maghrib.
Celle-ci part du constat que l’inflation, tirée essentiellement par les fluctuations des prix des produits alimentaires réputés volatils, a terminé l’année 2018 avec une moyenne de 1,9%. Tandis que les prévisions font état d’une décélération de cette même inflation à 0,6% en 2019 et à 1,1% en 2020.
Les mêmes prévisions, et suite cette fois aux données climatiques disponibles au 10 mars, évoquent une révision à la baisse de la production céréalière qui tournerait autour de 60 millions de quintaux et un recul de la valeur ajoutée agricole de 3,8%. Ce qui ferait que la croissance nationale, située, fort probablement,  à 3,1% en 2018, demeurerait limitée à 2,7% en 2019 avant de s’accélérer à 3,9% en 2020. Des taux qui ne permettront pas de résorber de manière conséquente le taux de chômage qui demeure essentiellement un phénomène urbain et touche 43,2% de la population jeune allant de 15 à 24 ans.
Au niveau des comptes extérieurs, les données provisoires, telles que relatées par M. Jouahri, font ressortir, au titre de 2018, une certaine dynamique des exportations dont notamment les phosphates et dérivés, la construction automobile et les produits agricoles et agroalimentaires. Cette dynamique est conjuguée à un alourdissement de 18,3% à 82,2 milliards  de la facture énergétique.
Et ce, au moment où les recettes de voyage ont progressé de 1,5% à 73,2 milliards de dirhams,  les transferts des MRE ont reculé de 1,7% à 64,8 milliards de dirhams et les IDE ont atteint 46,1 milliards, soit à peu près l’équivalent de 4% du PIB.
Dans ces conditions, et en tenant compte des sorties prévues du Trésor à l’international en 2019 et 2020 de l’ordre de 11 milliards chacune, les réserves internationales nettes passeraient de 231 milliards de dirhams en 2018 à 239 milliards en 2019, avant de revenir à 236 milliards en 2020. Ce qui permettra de continuer à assurer la couverture d’un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.
D’autre part, l’exécution budgétaire s’est soldée par un creusement du déficit à 41,4 milliards ou l’équivalent de 3,7% du PIB contre un objectif de 3% retenu dans la loi des finances.
A moyen terme, et hors éventuelles privatisations, le processus de consolidation budgétaire devrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, ralentir et le déficit qui devrait s’établir à 4,1% du PIB en 2019 passerait à 3,5% du PIB en 2020.
N. BATIJE

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*Trois questions à M. Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib :

«Nous ne sommes pas sous le diktat du FMI» 


Question :  La première phase de la réforme du régime de change, entamée il y a quinze mois, est qualifiée de réussite. Dispose-t-on à l’heure actuelle des pré-requis nécessaires pour entamer une  seconde phase beaucoup plus avancée dans le processus de  flexibilisation du dirham
 
Réponse :  Le FMI estime que nous pouvons passer à la seconde phase. De notre côté, nous estimons que lorsque nous disposerions des conditions requises pour ce passage, nous le ferons. Nous ne sommes pas sous le diktat du FMI. Il est vrai que les pré-requis sont réunis en termes de réserves de changes, de  soutenabilité budgétaire et de résilience des banques, mais nous devons également être parfaitement convaincus que les opérateurs économiques, les petits et moyens opérateurs qui sont en relation avec le marché extérieur ont parfaitement assimilé la réforme et pris les dispositions nécessaires pour utiliser l’ensemble des outils mis à leur disposition en ce sens.
Gardons surtout à l’esprit que cette réforme de change flexible a été initiée pour deux raisons principales : absorber les chocs exogènes et soutenir la politique de compétitivité du gouvernement et des opérateurs marocains. Aujourd’hui, nous ne sommes nullement face à ce genre de choc et l’enjeu pour nous consiste à ce que les choses soient bien assimilées, bien acceptées. Et ce sont d’ailleurs les mêmes arguments que nous avons opposé au FMI.

Question : Ne pensez-vous pas qu’en pareille conjoncture économique, une révision du taux directeur à la baisse pourrait être un levier favorable à la relance de l’économie via notamment l’encouragement de l’emprunt et des crédits
 
Réponse : Ce sont des choses que nous avons examiné en interne. Mais je tiens à préciser que nous disposons de plusieurs modèles de court et de moyen termes similaires à ceux qu’utilisent les banques centrales les plus développées. Et ce sont justement ces modèles qui déterminent le taux directeur  qui est compatible avec l’ensemble des données qui y ont été introduites ou qui, du moins, donnent une première indication. Mais ce n’est pas suffisant. Ce qui est important c’est comment vous analysez en tant qu’expert l’ensemble de ces données et surtout à moyen terme. D’autant plus que toute baisse du taux directeur ne concerne pas uniquement les conditions de crédit qu’appliquent les banques aux clients, mais également les conditions de rémunération de l’épargne.
 
Question : Est-ce qu’on peut avoir une idée sur le point de vue de Bank Al- Maghrib sur le nouveau modèle de développement et est-ce qu’il n’y a pas de déconnexion entre la sphère monétaire et celle réelle ou productive
 
Réponse : Parler de ce modèle prendrait beaucoup de temps. La politique monétaire est l’un des piliers du modèle que le Maroc envisage de mettre en œuvre et il n’y a aucunement de déconnexion dans la mesure où nous finançons les banques qui, à leur tour, financent l’économie. De la même manière, nous interdisons aux banques de financer des opérations  de spéculation ou de portefeuille pour justement éviter ce genre de pratiques. Pour nous, les banques financent logiquement la sphère réelle. Et aucun problème ne se présente à ce niveau.

 
 




 

21/3/2019
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 Organisation de la Femme Istiqlalienne
Complémentarité à renforcer dans l'action politique et sociale

Bouteina BENNANI

L'Organisation de la Femme Istiqlalienne, à travers son comité de la société civile, a organisé une conférence sur le thème : Acteur politique et acteur social, quelle relation  L’approche consiste à s’éloigner un peu des rituels de ces événements commémoratifs, pour ce qui est de la journée internationale de la femme, et de s’attaquer à des questions réelles et d’actualité.
A travers un débat consciencieux et serein, une concertation sur le sujet, en dehors des échéances électorales,
pour sortir avec des recommandations servant de plaidoyer. Surtout dans un contexte où les jeunes éprouvent des réticences, quant à la politique, et que les femmes ont aussi des points de vue assez critiques sur le même volet.
Toujours est-il que les deux acteurs s’accordent et deviennent complémentaires et solidaires pour tout ce qui est des lois et libertés. Les deux veulent participer, différemment, à la gestion de la chose publique, les deux étant des acteurs de développement.
La question de la relation entre l’acteur social et l’acteur politique intrigue et interpelle les citoyens, le commun des mortels, qui voient, de leurs places respectives, que ces rapports sont conflictuels, qu’il y a des frictions et que tout est entremêlé, relève Khadija Zoumi, Présidente de l’Organisation de la Femme Istiqlalienne. L’acteur politique fait du social et l’acteur social fait de la politique.
La société civile est mise en place dans le cadre du partenariat. C’est une passerelle entre la démocratie représentative, fondée sur la critique, et la démocratie participative, qui essaie d’élargir le cercle des préoccupations réelles et pleines des citoyens. Surtout que les élections ne sont pas tout à fait représentatives des volontés et choix réels des citoyens. D’où la nécessité du recours à un autre système de gouvernance, celui de la société civile, en relation directe avec le citoyen, lequel fait état de critique, parle du concret et est à la quête de la bonne gouvernance. Quant à l’acteur politique, il s’occupe des législations et du pouvoir judiciaire, s’il est dans la majorité. Ces deux forces ne sont, donc, ni conflictuelles, ni opposées, mais complémentaires. Elles ont pour objectifs, après tout, l’amélioration de la situation des citoyens et le développement de la société.
Pour débattre de la relation entre l’acteur social et l’acteur politique, les invitées de Mme Rahima El Ouazzani, modératrice de la séance et Présidente du comité de la société civile au sein de l’OFI, étaient, d’une part, Rokaya Achmal, acteur associatif, Docteur en droit public et sciences politiques. Son intervention s’est étalée sur les rôles constitutionnels, entre problématiques et défis. Dr Layla Bensadrine, Docteur à la Faculté des sciences économiques et sociales, qui a, à son actif, plusieurs publications, dont : « Code de la famille et conventions internationales », a débattu du travail participatif et collaboratif, entre l’acteur civil et l’action politique. Le thème traité par Dr Khadija Rabbah était : « Quel rôle de l’acteur civil et de l’acteur politique dans le projet de développement   » et celui du Dr Khadija Zoumi portant sur : « Le social et le politique, quelle approche   ».
La dynamique sociale, en dehors des échéances électorales, définit deux fronts : politique et social. Les interventions ont couvert plusieurs angles, d’abord celui des définitions de l’acteur social et de l’acteur politique, mais aussi du volontariat ; des rôles ou fonctions constitutionnels, articles de loi à l’appui, en relation avec l’environnement de travail et la catégorie sociétale ciblée. Toujours est-il que les deux veulent atteindre le pouvoir, différemment, pour ce qui est de la gestion de la chose publique. Ce sont aussi des partenaires, compte tenu de certains articles de lois, transversales, de la Constitution. Le problème réside dans la pratique, pour ce qui est de la couverture territoriale. La législation, certes, existe, mais il y a un manque de structuration
Les résultats d’une étude scientifique a été mise en exergue lors de la conférence. Sur 1041 jeunes filles et garçons, 1% sont des jeunes adhérents à la politique et 15% intègrent la société civile. La problématique est dans les 84% qui restent. Où sont-ils  Sur des questions relatives à la priorité pour les jeunes, 8% trouvent qu’elle est dans l’action politique et 33% dans l’action sociale.
Toutes ces actions sont en faveur du développement social, sachant que le bénéfice est plutôt moral que matériel. La problématique réside dans le partenariat entre les deux acteurs. Le travail associatif joue un grand rôle dans la société, un travail de professionnalisme, un rôle que devrait combler l‘Etat.
L’objectif des deux acteurs, après tout, est le développement. Il est d’intérêt général. C’est lutter contre les disparités sociales et la marginalisation.
Bouteina BENNANI

21/3/2019
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 Sahara marocain
Bourita appelle à "dépolluer" l'UA des "débats stériles"

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a appelé, mardi à Rabat, à "dépolluer l'Union africaine des débats stériles, inutiles et en déphasage avec la réalité", au sujet de la question du Sahara marocain.
M. Bourita, qui s'exprimait lors d'un point de presse conjoint avec son homologue rwandais, Richard Sezibera, a salué le rôle "constructif" joué par Kigali au sein de l'Union africaine (UA) pour faire prévaloir "l'esprit du réalisme" concernant la question du Sahara marocain, pour "dépolluer" l'organisation panafricaine "des débats stériles, inutiles et en déphasage avec la réalité".
Dans ce cadre, M. Sezibera, qui a co-présidé avec son homologue marocain la première session de la Grande commission mixte Maroc-Rwanda, a réitéré l'engagement de son pays à "faire ce qu'il faut" pour aboutir à "une solution juste et équitable" à la question du Sahara marocain, notant que les deux pays collaborent pour faire avancer l'agenda de réforme de l'UA.
Le Maroc et le Rwanda coordonnent leurs actions au niveau du continent africain et notamment au niveau de l'UA, le but étant de permettre à l'Afrique de faire entendre sa voix au niveau international, pour lancer des projets d'intégration importants et pour doter le continent d'un instrument institutionnel efficace.
M. Bourita a, dans ce sens, mis en avant l'appréciation de SM le Roi Mohammed VI à l'action entreprise par le Président Kagame dans le cadre du processus de réforme de l'UA, pour répondre aux aspirations des Etats africains et pour que l'UA devienne un instrument efficace de défense des intérêts du continent au niveau régional et international, rappelant que le Maroc et le Rwanda travaillent ensemble sur un certain nombre de sujets en Afrique. Pour sa part, M. Sezibera a exprimé ses remerciements au Souverain pour Sa sagesse et Sa clairvoyance pour la réalisation de cet agenda, ainsi que Son soutien précieux au Président rwandais Paul Kagame, qui a initié la réforme de l'UA durant son mandat à la tête de l'Organisation panafricaine.

21/3/2019
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 Maroc-Chine
140 millions de dirhams pour financer des projets publics

Le Maroc et la Chine ont signé, mardi à Rabat, un accord de coopération économique et technique d'un montant de près de 140 millions de dirhams destiné à financer des projets publics arrêtés d'un commun accord entre les deux parties.
Paraphé par le ministre de l'Économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, et l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine au Maroc, Li Li, cet accord de don vient souligner l'excellence des relations sino-marocaines et consolider la coopération économique et commerciale établie entre les deux pays.
A cette occasion, M. Benchaâboun a relevé que la coopération entre le Maroc et la Chine ne cesse de se raffermir, en témoignent notamment le volume croissant des investissements chinois dans le Royaume ou encore le nombre des touristes chinois qui va crescendo depuis la mise en œuvre de la politique d'exemption de visa.
Le ministre a tenu également à remercier le gouvernement chinois, pour l'intérêt qu'il porte au développement économique et social du Maroc, faisant part de sa satisfaction quant à la qualité des projets réalisés au Maroc avec l’appui financier de la Chine.
Pour sa part, M. Li a fait savoir qu'à travers cette contribution financière, les deux parties vont concevoir, ensemble et dans un avenir proche, des projets pilotes portant sur plusieurs secteurs stratégiques pour le Royaume, comme les TIC ou l'éducation nationale.
Il a par ailleurs assuré que la Chine est toujours prête à accompagner le développement économique et social du Maroc et à mettre à sa disposition son expertise cumulée dans plusieurs domaines.
Les deux pays ont une volonté commune et forte d'aller de l'avant dans leur coopération qui date de plusieurs années tout en approfondissant davantage leur partenariat stratégique dans plusieurs domaines, a insisté le diplomate.

21/3/2019
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L’aéroport Mohammed V, élu meilleur du continent africain en 2018

Et de deux pour l'aéroport Casablanca Mohammed V. Ce dernier a été élu meilleur aéroport africain en 2018 pour la qualité des services rendus à la clientèle, après avoir été choisi également le meilleur en 2017.
Selon un communiqué de l'Office national des aéroports (ONDA), l'aéroport Casablanca Mohammed V a été élu meilleur aéroport en Afrique, ex-aequo avec l’aéroport de Durban, dans la catégorie des aéroports accueillant annuellement un volume de trafic aérien entre 5 et 15 millions de passagers.
Il s’agit d’un classement, publié le 6 mars dernier, qui récompense les meilleurs aéroports au monde offrant la meilleure expérience passagers pour la qualité des services rendus à la clientèle.
A cet effet, les responsables de l’Aéroport de Casablanca Mohammed V se verront décerné le trophée relatif à ce prix à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de "ACI Customer Excellence Global Summit" qui aura lieu à Bali, en Indonésie du 2 au 5 septembre 2019.
Pour rappel, les prix annuels de la qualité des services aéroportuaires décernés par ACI récompensent les meilleurs aéroports au monde selon les sondages ASQ "Airport Service Quality" de mesure de la satisfaction des passagers. Les enquêtes réalisées dans le cadre de ce programme portent sur une multitude d’indicateurs pertinents embrassant toute la chaine des services aéroportuaires.
A noter également que le Conseil international des aéroports a instauré ce palmarès dans le but de mettre en exergue les mérites des aéroports qui remportent les meilleurs résultats aux Sondages sur la qualité des services aéroportuaires prestés.
S. A.

21/3/2019
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Les lieux de culte musulmans en ligne de mire

L’attaque terroriste du vendredi 15 mars 2019 contre deux mosquées dans la paisible localité de Christchurch en Nouvelle Zélande ne constitue malheureusement pas une première historique. De la même manière que pour les lieux de culte d’autres religions tel que les synagogues pour le judaïsme, les églises pour le christianisme ou encore les temples pour le Bouddhisme, les mosquées ont été de tout temps la cible d’attaques à soubassement idéologique. Tags haineux, incendies, profanation avec du sang ou des têtes de porcs sont en effet légion et incitent les autorités sécuritaires de par le monde à multiplier de vigilance pour la protection de ces lieux de cultes souvent ouverts aux quatre vents et sous-surveillés.
Au Maroc, comme nous l’a expliqué une source au sein de la DGSN, «Les mosquées ont depuis toujours fait l’objet d’une surveillance étroite de la part des autorités en vue de prévenir les éventuelles dérives idéologiques qui peuvent s’y produire. Mais durant les dernières années, avec l’aggravation de la menace terroriste, cette surveillance s’est étendue au pur aspect sécuritaire. De fait, des agents en civil sont quotidiennement postés dans les mosquées pour la prière d’Al Fajr, ainsi que pour les prières du vendredi».
Encouragée par la multiplication d’actes de délinquance au sein des mosquées, notamment les vols et les braquages, ainsi que quelques attaques violentes survenues ça et là dans des mosquées du Royaume (voir en page 2), cette tournure sécuritaire au sein des mosquées se traduit aussi par la généralisation dans ces édifices dépendant du Ministère des Habous de caméras de surveillance. Elle se justifie aussi pour des raisons politiques, notamment en échos à des affaires célèbres dont celle de l’interruption du prêche du vendredi 27 mai 2017 dans la mosquée Mohammed V d’Al Hoceima par le « Hirakiste» rifain Nasser Zefzafi.
En France où les attaques dites racistes contre les lieux de culte musulmans se sont multipliées durant les dernières années, la crainte d’une action terroriste d’extrême droite contre les symboles religieux de l’islam est devenue réelle. Elle s’est précisée après le démantèlement de la cellule terroriste d'AFO, pour "Action des forces opérationnelles" qui comptait une dizaine de personnes arrêtées en juin 2018. Selon les enquêteurs français, les membres de cette cellule projetaient de tuer le Président Macron ou encore le rappeur Médine, mais leurs plans visaient aussi à attaquer une mosquée, empoisonner de la viande halal ou encore s'en prendre à un kebab. Malgré des capacités opérationnelles limitées, ce genre de cellules constituent de l’aveu même de l’ancien patron du renseignement intérieur français (DGSI), Patrick Calvar, un risque réel de dérive vers "une confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman". Et le patron du renseignement intérieur d'insister: "pas les islamistes mais bien le monde musulman".
Le massacre de Christchurch dont l’auteur australien Brenton Tarrant déclare avoir été inspiré par la théorie du «Grand Remplacement» très en vogue en France, s’inscrit en droite lignée de cette dérive de confrontation. Il n’est pas le premier et ne sera sans doute pas le dernier.

19/3/2019
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Attaques célèbres de mosquées
Les attaques terroristes menées contre deux mosquées en Nouvelle Zélande, vendredi 15 mars, ne sont malheureusement pas uniques en leur genre, la liste des lieux saints musulmans cibles d’attentats à divers degrés de gravité est aussi longue que sanglante. Chronologie des plus célèbres attaques de mosquées de par le monde, mais également au Maroc, durant les 40 dernières années, à l’exclusion de la longue série d’attentats perpétrés durant la guerre civile en Irak entre sunnites et chiites.

19/3/2019
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 Entretien avec M. Adnane Elgueddari, Président du Club Halal Export de l’Association Marocaine des Exportateurs
L’export, véritable enjeu de la filière

Entretien réalisé par Noureddine Batije

Le Label Halal en est à sa septième année d’existence au Maroc. D’aucuns n’ignorent que pour des considérations, autre que religieuses, liées notamment à des questions de santé et de bien être, les produits halal ne sont plus prisés par les musulmans uniquement. Autrefois niche commerciale, le Halal est en phase de se transformer en un véritable secteur économique porteur. En pleine diversification, ce secteur ne se limite plus au seul Halal
alimentaire mais s’étend à bien d’autres domaines à fort potentiel à l’export dont notamment les cosmétiques, l’industrie pharmaceutique, le textile ou encore le tourisme.
Aux derniers chiffres, ce marché dont le chiffre d’affaires flirte avec les 2 milliards de dollars, progresse annuellement d’environ 4%.
Aux dernières estimations, ce volume passerait à 3,8 milliards de dollars à l’horizon 2022.
Or, au vue de la cartographie globale du secteur Halal au Maroc, telle qu’elle se présente aujourd’hui, le Royaume, en tout et pour tout, ne compte qu’à peu prés une centaine d’entreprises certifiées ‘’Halal’’.
L'export est certes un important débouché, mais qui reste peu exploité. Est-ce à dire que les opérateurs marocains ne sont pas au fait des réelles opportunités que présente ce marché
Est-ce une question de barrières à l’entrée en termes de labellisation, de normes et de certification
Est-ce une problématique de reconnaissance à l’échelle internationale
Pour répondre à ce genre d’interrogations et nous dresser un état des lieux de la filière halal au Maroc et son potentiel dans un marché international en plein essor, L’OPINION a saisi l’occasion de la tenue le jeudi 14 mars à Casablanca, de la cinquième édition du Forum Halal Maroc FOHAM organisé par l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) pour s’entretenir avec M. Adnane Elgueddari, en sa qualité de Président du Club Halal Export de l'ASMEX (Association Marocaine des Exportateurs).
Un club crée par l’ASMEX pour justement promouvoir le label Halal, contribuer à son homologation à l’international et permettre aux entreprises marocaines de pénétrer des marchés exigeant la labellisation Halal. Lire ci contre l’intégralité de l’entretien.

L’Opinion : Comment se présente le Label Halal Maroc et est- ce qu’il est bien vendu à l’international
M.Adnane Elgueddari : Le Label Halal été conçu dans le cadre d’un Comité consultatif réunissant l’ensemble des parties prenantes, tout en veillant au respect stricte des orientations de l ‘Organisation de la Coopération Islamique relatives aux cahiers des charges de la certification Halal, ainsi qu’à la procédure d’octroi et de Surveillance de cette certification.
Cette démarche a conféré au label Halal une assise nationale et lui promet également la reconnaissance internationale permettant aux entreprises jouissant de son droit d’usage de faire valoir le caractère Halal de leurs produits partout dans le monde.

L’Opinion : Le Maroc importe-t-il du halal et en exporte-t-il
M. Adnane Elgueddari : Le Maroc importe et exporte des produits Halal. Seulement le vrai enjeu est celui de l’export et c’est ce à quoi se consacre le Club Halal Export de l’ASMEX en relation avec l’IMANOR. Sa principale mission est d’informer et de former au concept et normes du Halal en partenariat avec IMANOR, inciter les entreprises marocaines notamment les PME/PMI et coopératives à la certification, organiser et participer aux salons internationaux, aux missions B to B dédiés au Halal afin d’aider les sociétés labélisées à identifier et accéder aux marchés les plus porteurs, nouer des partenariats avec des institutions et organismes actifs dans le domaine du halal à l’international et enfin promouvoir le label Halal Maroc afin d’en faire une référence mondiale auprès des institutions et associations des pays cibles.

L’Opinion : Et justement qu’’en est-il des normes de la certification Halal en termes d’améliorer la compétitivité des entreprises marocaines opérant dans le secteur
M. Adnane Elgueddari : Il y a plusieurs avantages à se soumettre à une certification Halal, tout d’abord cela permet de garantir la traçabilité des produits utilisés mais aussi de revoir tous les processus de l’entreprise en vue de leur mise en conformité et de contrôle.

L’Opinion : Qu’en est- il aussi du cadre légal qui normalement devrait organiser la référence Halal
M. Adnane Elgueddari : Le « Label Halal» est une marque distinctive propriété de I’IMANOR attestant la conformité à la norme marocaine NM 08.0.800 spécifiant les exigences pour les aliments Halal. Cette norme a été développée avec le concours du Conseil Supérieur des Oulémas sur la base du Référentiel de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), et de normes déjà existantes dans d’autres pays islamiques.
Par contre il y nécessité de réglementer l’importation des produits portant des labels Halal étrangers et imposer une reconnaissance formelle par les autorités marocaines de ces labels afin de protéger le consommateur marocain.

L’Opinion : Quels sont les enjeux et les opportunités du marché Halal mondial pour les opérateurs marocains et quels sont les principaux produits à grands succès à l’export
M. Adnane Elgueddari : Le marché du Halal dans le monde représente un marché de plus de 2 milliard de consommateurs et procure ainsi des opportunités très intéressantes pour les sociétés voulant intensifier leur offre exportable. Il peut même constituer un vecteur de développement différentiant pour des sociétés souhaitant se lancer dans l’export. Actuellement l’agroalimentaire représente l’essentiel des produits exportés, mais d’autres secteurs porteurs restent insuffisamment exploités comme les produits pharmaceutiques, la cosmétique ou même la logistique.

L’Opinion : Au ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, l’on promet le lancement d’une étude sur le développement du secteur Halal et bio, dans le cadre d’une convention de partenariat avec l’ASMEX pour le développement et la promotion des exportations. De quoi s’agit- il exactement
M. Adnane Elgueddari : Vue l’importance du Halal au niveau mondial il est important de mettre en place une stratégie claire pour profiter de ce marché porteur pour toutes nos sociétés exportatrices. Les efforts déployés à aujourd’hui par le Ministère, l’IMANOR et l’ASMEX à travers son Club Halal Export ont démontrés un potentiel énorme qui offre encore de grandes marges de manœuvre qu’il est important d’investir.

L’Opinion : Comment se fait-il que des pays musulmans comme le Maroc qui ont une longueur d’avance, du moins idéologique, en matière de Halal est actuellement moins performants en la matière que des pays comme la France et les USA
M. Adnane Elgueddari : La prise de conscience au Maroc est certes tardive par rapport à ces pays, mais le Maroc bénéficie aujourd’hui d’une vraie longueur d’avance dans la région grâce à la qualité de la gouvernance mise en place pour développer un label reconnu internationalement aujourd’hui. Au Maroc il y a encore besoin de sensibiliser nos entreprises sur la nécessité de labéliser leurs produits Halal. Comme cela a été mentionné plus haut cela offre des opportunités de développement à l’export et même si en apparence certains produits semblent ne pas être concernés par ce label, ils peuvent être des constituants de base de produits qui eux recourent à cette labellisation. De ce fait, et pour garantir une traçabilité parfaite, tous les entrants doivent être labélisés.

L’Opinion : On pourrait penser de prime abord que le Halal soit quelque chose de banal dans notre pays où l’abattage ainsi que la production d’autres denrées alimentaires sont systématiquement soumis aux rites musulmans. Quel besoin alors de créer un label halal sous nos cieux
M. Adnane Elgueddari : Label Halal a été conçu à la base pour la promotion des exportations. D’ailleurs il y a une forte synergie entre IMANOR et le Club Export Halal de l’ASMEX dans ce sens. La notion de Halal est quelque chose de naturelle au Maroc et clairement la promotion de ce label au niveau national n’est nullement une priorité. Cela étant, comme toute certification elle peut apporter un plus aux entreprises dans l’amélioration de la qualité de leur chaîne de valeur dans son ensemble.

L’Opinion : Quel est le chiffre d’affaires actuel de l’industrie Halal pour le marché intérieur et celui relatif au marché extérieur
M. Adnane Elgueddari : Malheureusement ces chiffres restent très modestes au regard du potentiel de ce marché, nous n’en sommes qu’au début et tout reste à faire dans ce domaine. Cela étant la prise de conscience a commencée et plusieurs entreprises comprennent l’intérêt de cette labellisation pour le développement de leur activité. L’ASMEX, convaincu de l’importante du label Halal comme levier pour la promotion de l’export, milite depuis plusieurs années en faveur d’une prise en charge des frais de certification du moins pour les TPE et les coopératives pour les aider à exporter leur offre.

19/3/2019
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 Sur fond de bras de fer entre le gouvernement et les pétroliers à propos du plafonnement des marges bénéficiaires
Les prix à la pompe poursuivent leur trend haussier

A. CHANNAJE

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes. Les prix à la pompe continuent d'enregistrer des hausses considérables. Pour la quatrième fois, depuis le mois de février, les tarifs du gasoil et de l’essence ont augmenté de 1.5 DH le litre environ. A Rabat et Salé, par exemple, les stations-services affichent des prix du diesel dépassant les 9,50 DH le litre, alors que ceux de l’essence affichent des tarifs supérieurs au seuil de 11 DH le litre. Ces augmentations vertigineuses, il est vrai, n’ont pas manqué de provoquer l’inquiétude des automobilistes. « C’est trop. Le carburant devient de plus en plus cher. Avec cette situation, mon revenu, déjà faible, sera encore une fois affaibli. 1000 DH de mon salaire vont pour le gasoil uniquement. C'est énorme, combien je gagne pour que je dépense une telle somme Sérieusement, avec cette situation, je commence à réfléchir de me débarrasser de ma voiture, devenue pour moi un fardeau » s'inquiète un automobiliste de Rabat. « Depuis l'avènement de ce gouvernement, le pouvoir d'achat des Marocains ne cesse de se détériorer. Jusqu'à présent, il n'a rien fait pour améliorer la situation financière des Marocains", ajoute-t-il.
Pour les professionnels, par contre, la hausse en cascade des prix des carburants est tout à fait normale. Pour eux, elle est liée à l'évolution des cours du pétrole sur le marché international. « La hausse des prix de gasoil et de l'essence, observée ces derniers jours, n'est pas étonnante. Elle est due, de toute évidence, à l'augmentation des cours de l'or noir sur le marché international », explique un gérant d'une station-service à Salé.
Même avis partagé par le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM) qui estime que l'augmentation des prix à la pompe, observée ces derniers jours, est tout à fait raisonnable. « L’augmentation est liée au prix du baril mais aussi à la valeur du dollar, qui est passé de 9,3 à 9,6 dirhams », explique Adil Ziady, président du GPM, dans une déclaration à un confrère francophone de la presse électronique, ajoutant que « les variations de prix restent très faibles ».
Il convient d’affirmer que la flambée des prix à la pompe a déjà alimenté le débat au sein des partis politiques, majorité et opposition, qui insistent sur l'impératif de s'orienter vers le plafonnement des prix des hydrocarbures. Un processus qui devrait concerner les marges des sociétés. Ainsi, selon le ministre des Affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi, un projet de loi en cours d’élaboration sera présenté prochainement en vue de plafonner les marges bénéficiaires des carburants liquides. Les détails de ce projet, ainsi que le calendrier de sa mise en application, doivent être discutés prochainement avec les représentants du secteur, a promis le ministre, dans une déclaration à un autre confrère de la presse électronique. Le ministre menace même les sociétés qui ne respectent pas les modalités de cette loi à des amendes pouvant atteindre 600.000 dirhams pour celles qui n’appliquent pas les décisions du gouvernement. Pour leur mettre la pression, le département de Daoudi prévoit de publier tous les 15 jours un tableau récapitulatif des marges.

« Le plafonnement, une mesure conjoncturelle"
Faut-il rappeler, dans ce sens, que le Conseil de la Concurrence a déjà tranché sur cette question de plafonnement. De l’avis de cette institution, le plafonnement reste une mesure éphémère dans le temps et dont l’expérimentation au Maroc remonte à 2014. “Cette mesure a déjà été expérimentée entre décembre 2014 et 2015 et elle n’a pas donné les résultats escomptés », a précisé Driss Guerraoui, président du Conseil de la Concurrence. Et d’expliquer que le plafonnement est une mesure conjoncturelle qui, légalement, ne dure que 6 mois et ne peut être prolongée que pour la même durée.
Le président du Conseil de la Concurrence rappelle que le Maroc reste tributaire, dans ce secteur, à 93% de l’importation et le prix dans sa structure dépendra des fluctuations du prix de la matière première. Le plafonnement des marges des distributeurs de gros et de détails ne va pas changer la réalité des prix, estime le Conseil de la Concurrence, soulignant qu’il ne permettra pas non plus de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.
L’institution qualifie aussi cette mesure de plafonnement de discriminatoire qui s’applique indistinctement à tous les opérateurs quelles que soient leur taille et la structure de leurs coûts.
Pour le Conseil, le gouvernement doit plutôt adopter une vision claire et accélérer sa stratégie énergétique en vue de promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. 
Dans cette vision, le gouvernement est appelé à pallier les lacunes de sa libéralisation en investissant dans le renforcement et la gestion du stockage et les outils concurrentiels permettant de développer le métier de stockiste indépendant.
Cependant, cet avis du Conseil n'a pas été apprécié par le ministre de tutelle qui insiste sur l’application du plafonnement.
Sur le marché international, les cours du pétrole montaient lundi en cours d'échanges européens. Vers 15H15 GMT (16H15 HEC), le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en mai valait 67,53 dollars à Londres, en hausse de 37 cents par rapport à la clôture de vendredi. A New York, le baril américain de WTI pour le contrat d'avril gagnait 62 cents à 59,14 dollars une heure après son ouverture. Vers 15H00 GMT, le WTI a poussé jusqu'à 59,23 dollars le baril, à son plus haut depuis quatre mois.
A. CHANNAJE

19/3/2019
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 L’OCP épinglé par la Cour des comptes
Le système de planification de l’activité minière à améliorer

La Cour des comptes vient de publier une synthèse relative à une mission de contrôle de la gestion au sein de l’Office Chérifien des phosphates (OCP SA) portant sur l’activité minière au niveau des sites miniers exploités par la société.

Cette mission a examiné les principaux processus de l’activité minière comportant l’extraction du minerai et son traitement à travers le lavage et la flottation. « En raison de la sensibilité des aspects traités dans le cadre de cette mission et de la nature des données utilisées, dont la publication pourrait porter préjudice à la société, la Cour des comptes, à l’instar des pratiques en vigueur consacrées par les institutions supérieures de contrôle des finances publiques sur le plan international, a décidé de publier, uniquement, une synthèse du rapport relatif à cette mission », tient à préciser l'institution, dirigée par Driss Jettou.
Des lacunes se sont ainsi constatées par les magistrats de la Cour des comptes, lors de leur mission d'inspection au sein de l’OCP.
La première concerne la planification de l’activité minière. A ce sujet, le contrôle a relevé plusieurs insuffisances. Il s'agit, entre autres, de la planification du développement des nouvelles mines prévues dans certains sites pour atteindre les objectifs fixés par la stratégie de développement des capacités de production minières, déployée depuis 2008, qui a été marquée par certaines insuffisances relatives aux études minières. En outre, l’échéancier de mise en service des nouvelles mines au niveau de certains sites n’a pas été suffisamment étudié au regard de son importance.
La Cour des comptes a constaté, en outre, que le processus d’acquisition de l’assiette foncière nécessaire au développement des activités minières exige un encadrement par un dispositif formalisé et documenté qui définit les intervenants, leurs rôles et les règles de gestion régissant le processus d’identification et de programmation des besoins en foncier.
Avec la modification du statut juridique de l’organisme, passé en 2008, d’établissement public à celui de société anonyme, il s’avère nécessaire de mettre en place de règlements adaptés et consacrés pour suivre les programmes d’extension des mines et la programmation de l’ouverture de nouvelles mines en plus de l’acquisition du foncier nécessaire. En effet, poursuit la même source, tout retard dans ce processus se répercute sur la disponibilité à temps, de la réserve foncière nécessaire à la mise en œuvre des programmes de développement des capacités et constitue une pression significative de la contrainte foncière sur la réalisation de ces programmes.
L’institution fait également état d’un matériel d’exploitation nécessitant une politique de renouvellement et de réforme ainsi qu’un meilleur suivi basé sur des supports informatisés, des chantiers de professionnalisation de la maintenance du matériel d’exploitation en besoin d’une meilleure dynamisation pour servir les objectifs d’excellence opérationnelle.
Elle révèle aussi un cumul de terrains exploités et non encore réhabilités qui demande de redoubler les efforts déployés afin de rattraper le retard enregistré dans ce sens et un mode de traitement des boues de lavage entraînant des pertes de superficies et un impact environnemental qui mérite d’être mieux suivi et étudié. S’ajoute à ces insuffisances, l’impact de l’hétérogénéité du parc des engins sur les travaux de maintenance en matière de coûts et de disponibilité des ressources humaines qualifiées nécessaires à leur réalisation pour différents types d’engins.
Impact environnemental de l’activité minière
Certaines insuffisances restent à rattraper également en matière d’impact de l'activité ministère sur l’environnement. En effet, en dépit de l’évolution significative enregistrée durant les dernières années, des efforts supplémentaires devraient être déployés pour le traitement des grandes superficies exploitées et non réhabilitées.
Le deuxième impact environnemental concerne la persistance du problème d’évacuation des boues issues des processus de lavage et de flottation du phosphate, marquée par l’accroissement des bassins utilisés (digues d’épandage) pour leur stockage et partant, la dégradation de ces terres et les effets sur l’environnement que peut entrainer ce mode.
Recommandations
A l’issue du contrôle effectué et des insuffisances relevées, la Cour des comptes a émis les recommandations et des propositions d’amélioration. En matière de planification pluriannuelle de l’activité minière, elle recommande d’améliorer le système de planification de l’activité minière en mettant en place des processus appropriés et formalisés prenant en charge, entre autres, l'élaboration des projets à long terme et des plans stratégiques actualisés (PLT et PSA) des sites, déclinés par mine, de manière à optimiser les moyens et maximiser les synergies entre les différents intervenants.
L'institution prône également le suivi et le pilotage des projets d’extension des mines en exploitation pour s’assurer que le déroulement des différentes composantes de ces projets (études minières, études de dimensionnement et de position, préparation des documents d’appel d’offres des nouvelles installations, etc.) respecte le calendrier de leur mise en exploitation.
Elle préconisé aussi la planification du développement des nouvelles mines, particulièrement les études comparatives entre les gisements potentiels, les études géo-minières et les programmes de reconnaissance géologique à moyen et long termes ; et la programmation sur un horizon suffisant des acquisitions foncières nécessaires à l’activité courante d’exploitation minière et à la constitution des réserves foncières nécessaires au développement futur.
En matière de programmation et d’exécution des programmes deproduction, la Cour des comptes recommande de développer le système de programmation de la production en le complétant par la mise en place de procédures standardisées et formalisées couvrant, entre autres, l'élaboration des projets annuels d’exploitation des sites en les déclinant par mine.
Concernant l’exécution du programme de production, elle recommande de procéder à des études de pertinence des valeurs des rendements et heures de marches du parc matériel, retenues dans la détermination de la capacité des mines….
En matière de traitement du phosphate, la Cour des comptes recommande d’améliorer l’exploitation des capacités installées dans les laveries pour une meilleure rentabilisation de ces installations…
En matière d’utilisation du matériel d’exploitation, la Cour des comptes appelle à l'amélioration des taux d’utilisation des équipements en surcapacité ou destinés à des besoins spécifiques en recourant, à titre d’exemple, à leur redéploiement…
En matière de maintenance du matériel d’exploitation, la Cour des comptes recommande d’activer la mise en place des chantiers de professionnalisation de la maintenance à travers notamment le respect des délais de mise en œuvre des actions programmées dans les feuilles de route relatives à ces chantiers, et le déploiement effectif des bureaux de méthodes avec leurs différentes fonctions et leur dotation en ressources nécessaires…
En matière d’impact environnemental de l’activité minière, elle recommande à l’OCP de développer et de mettre en œuvre des plans plus importants de traitement (réhabilitation) des terrains exploités permettant de résorber dans un horizon raisonnable le cumul des terrains non encore traités…
A.C

19/3/2019
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 4ème Congrès International de Fertilité
10,6% de femmes âgées de 15 à 49 ans sont infertiles

L’ouverture officielle de la 4ème édition du Congrès International du Collège Marocain de Fertilité s’est déroulée le 16 mars, en présence du ministre de la Santé, Anas Doukkali, du Président du Conseil national de l’Ordre des médecins, du président de l’université de Picardie d’Amiens, de sociétés savantes, d’associations professionnelles, d’ONGs nationales et internationales ainsi que d’imminentes personnalités scientifiques.
Plus de 350 participants marocains et étrangers, entre chercheurs, gynécologues, obstétriciens et universitaires du Maroc, de Belgique, d’Espagne, de France, d’Italie, des Pays-Bas et des Etats Unis prennent part aux travaux de la 4ème édition du Congrès International de Fertilité.
Une présence en masse pour débattre de thématiques d’actualité, certaines récurrentes mais nécessaires à l’exercice quotidien, ainsi que des voies de recherche en matière de fertilité.
Parmi les ateliers programmés figurent ceux de clinique et biologie, d’optimisation des protocoles Procréation Médicalement Assistée (PMA), d’andrologie, d’hystéroscopie et de génétique, ainsi que celui relatif au guidelines Labo FIV en 2019.
On ne peut dissocier du thème choisi lors de ce congrès, la santé sexuelle et reproductive, ni les stéréotypes liés à ce sujet, et qui « entachent » davantage la femme comme étant la seule responsable d’absence de procréation, a souligné le ministre de la Santé, Anas Doukkali. D’où l’intérêt de l’adoption de la loi 47-14 sur l’infertilité, votée au Parlement et qui a été élaborée dans une démarche participative avec les acteurs concernés. Son inscription au Bulletin Officiel est en cours. Cette loi, qui considère que l’infertilité est une maladie, a pour objectifs de fixer les principes généraux et les conditions optimales de sécurité des techniques de la PMA et de combler ainsi le vide juridique sur la question. Ce qui donne la possibilité aux couples intéressés de bénéficier de ces nouvelles technologies, qu’ils soient « ramédistes » ou ayant une autre assurance maladie.
Aussi, dans le cadre de la stratégie nationale de santé de la reproduction du ministère de la Santé, plusieurs prestations intégrées et continues ont été mises en place, afin d’améliorer le bien-être de la femme, de préserver sa santé physique et mentale, et de réduire la morbidité et la mortalité maternelle et néonatale. Ce qui a permis de diminuer le ratio de mortalité maternelle de 78% en 26 ans, chiffre attesté par l’Enquête nationale sur la population et la santé familiale, réalisée par le ministère, et qui intègre, pour la première fois, la question de l’infertilité. Le nombre de décès maternels est passé de 332 pour 100.000 naissances vivantes, en 1992, à 72,6 décès pour 100.000 naissances vivantes, en 2018. Dans la même dynamique, un processus de prise en charge de l’infertilité du couple a été entamé par le ministère de la Santé et plusieurs actions ont été réalisées à ce sujet. L’enquête a relevé que les femmes infertiles de la tranche d’âge 15-49 ans, ayant toujours leurs cycles menstruelles, représentent 10,6%.
La problématique rentre aussi dans le cadre du Plan Santé 2025, à travers la réglementation des activités de PMA et l’accessibilité à des soins de qualité pour les couples infertiles. Des textes d’application aussi bien que l’amélioration de l’accessibilité financière et physique vont accompagner cette dynamique. A savoir que tout un travail a été fait, dans ce cadre, par l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM) et sera intégré au programme national. Les « ramédistes » (RAMED) pourront également bénéficier de la PMA.
Mohammed Benlahsen, Professeur de physique et Président de l’Université d’Amiens ou Université de Picardie-Jules-Verne (UPJV) depuis septembre 2016, a relevé que depuis 2000, le monde a gagné 17 ans de vie. Ce qui est énorme, rendant ainsi hommage au travail des médecins et à la science. La médecine du futur sera une révolution complète.
II est temps d’alléger la souffrance des 800.000 couples marocains touchés par l’infertilité, insiste le Pr Abdelouahab Bachouchi, Président du Collège Marocain International de Fertilité, organisateur de l’événement scientifique, avec la contribution de la loi sur la PMA, votée avec ses avantages et ses insuffisances. Et ce, malgré toute la lutte organisée des sociétés savantes et des associations. Tout en espérant une concertation et un contact permanent entre les acteurs ministériels et les professionnels sur le terrain, lors de l’élaboration des décrets d’application. Le Collège se veut une plate-forme scientifique ouverte à tous les confrères pour échanger les expériences au niveau national et international.
L’expertise italienne était aussi au rendez-vous à travers des experts et une société savante. Pour plus d’informations sur l’actualité scientifique de la PMA et la prise en charge de l’infertilité en Italie, on a contacté Dr Antonino Guguelmino, Président de la Société de la reproduction humaine, et Dr Pieraldo Inaudi, gynécologue et obstétricien à Florence.
Pieraldo Inaudi, qui était à cet événement pour la troisième année consécutive, s’occupe de l’infertilité, du diagnostic de la PMA et s’intéresse, de près, aux progrès scientifiques en matière de reproduction. Il y a une évolution positive d’une année à l’autre. « On essaie de faire de notre mieux pour améliorer les traitements pour qu’ils soient de moins en moins agressifs pour la femme, donnant de meilleurs résultats et moins coûteux ». Le Maroc est en train de faire de l’excellent travail à travers cette rencontre qui réunit chercheurs de haut niveau et praticiens de terrain, en relation directe et plus proches des patientes. Sachant que les nouvelles technologies ont quelque peu refroidi ces contacts. Les gynécologues savent accueillir les patientes, réaliser un rapport beaucoup plus humain de ce qu’on trouve dans un grand centre. Là où la technologie prime et où les personnes sont juste des numéros dont on ne se rappelle même pas de leurs dossiers. La collaboration entre collègues marocains et italiens se fait sur des questions extrêmement sensibles, relatives au traitement des femmes. Le monde de la reproduction se développe continuellement et la meilleure des évolutions est de « revenir » aux bons rapports entre médecins et patientes. Le maintien des valeurs de rapports humains entre médecins et patientes est primordial. Il y a des évolutions extraordinaires, des médicaments très puissants et des appareils très avancés et sophistiqués qui ont amélioré les résultats et permis d’aboutir à une grossesse.
Il y a trois différents niveaux de prise en charge de l’infertilité en Italie. La prise en charge presque totale de l’Etat est étroitement liée aux règles de chaque région. Des patientes qui ont accès aux centres privés ne bénéficient d’aucune prise en charge par l’Etat. Pour les autres, certains actes bénéficient de la gratuité (centres étatiques) et d’autres à moitié. Les centres conventionnés avec la Santé publique doivent quand même payer une marge. D’autant plus que chaque cycle de traitement a son coût. Après le diagnostic, démarre la stimulation ovarienne, début du cycle qui se termine avec le transfert de l’embryon dans l’utérus. Le reste est à payer différemment.
Dr Antonino Guguelmino, Président de la Société de la reproduction humaine en Italie, est à Rabat dans le cadre d’une rencontre entre deux collèges scientifiques, pour de possibles collaborations entre l’Italie et le Maroc sur des thèmes spécifiques, les deux pays ayant des affinités importantes. Ce sont deux populations méditerranéennes qui ont des problèmes similaires en matière de fertilité et une grande distribution territoriale du problème. Des projets sont en cours pour améliorer, des deux côtés, les résultats de la fécondation in vitro. Les deux pays ont des chercheurs et des médecins de haut niveau et des médecins en contact direct avec les patientes. Il est donc possible de comparer les expériences.
Dr Guguelmino était orateur du congrès sur le thème de réceptivité endométriale, très important dans le cadre de l’infertilité et qui implique le manque d’implantation des embryons disponibles. Des progrès ont été réalisés dans le domaine de la reproduction, aussi bien du point de vue technologique que de la compréhension des mécanismes ou du diagnostic à tous les niveaux. Le volet difficilement explorable et inexploré n’est autre que l’implantation des embryons dans l’utérus. Faute d’études impossibles sur la femme au moment de l’implantation. C’est ce qui limite la réussite de la PMA à plus ou moins 30%.
Bouteina BENNANI

19/3/2019
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Héritages de Khatibi

L’Académie du Royaume du Maroc abrite, du mercredi 20 au 22 mars, un colloque international consacré au grand penseur, auteur et sociologue Abdelkébir Khatibi, disparu il y a tout juste 10 ans. Plusieurs chercheurs et auteurs de renommée internationale seront présents à Rabat dans le cadre de ce colloque.
Abdelkébir Khatibi est décédé le 16 mars 2009. Quels héritages l'homme et l'œuvre ont-ils laissé à la postérité Cet hommage est une tentative de réponse et une réhabilitation d'une de nos mémoires intellectuelles et culturelles les plus fécondes. On sait que l'étranger professionnel, tel qu'il aimait à se présenter, celui qu'il appelait après Segalen, l'exote, a résidé toute sa vie dans son pays natal, le Maroc. Il est, dit-il, « appelé - devoir d'écriture - à voyager dans les temps et les espaces, traversant ainsi l'épreuve de l'inconnu». On connaît également sa curiosité intellectuelle et sa fidélité jusqu'au dernier souffle à son pays le Maroc, auquel, écrivait-il, « il devait sa naissance, son nom, son identité initiale, son histoire, sauf le récit de sa liberté d'esprit ». C'est précisément cette liberté que nous souhaitons explorer, reparcourir en sa compagnie avec cette hospitalité intellectuelle qui lui était coutumière et cette courtoisie des mots sculptés dans la nuance. Il portait sur le monde un regarde perspicace, pertinent, sensible et lucide.
Toujours à l'affût de nouvelles quêtes, ses pérégrinations invitent la pensée curieuse de l'Autre au partage des ressources du langage dans une intimité sans complaisance, convaincu que ce sont les intellectuels qui rendent possible le passage de l'action en œuvre quelle que soit la nature de cette dernière. Seule l'œuvre permet d'entretenir la mémoire et tout artiste qui y contribue, devient un intellectuel engagé.
L'homme réservé, souvent silencieux, parfois incompris, a su imposer ses idées au fil des années et ses ouvrages nombreux et importants attestent, s'il y a lieu de le rappeler, de sa large contribution à la littérature universelle. Écrivant en français et traduit dans plusieurs langues, il a pu toucher un public aussi large qu'éclectique. Car Abdelkébir Khatibi, c'est aussi l'homme d'un ensemble de disciplines et de divers genres littéraires. L'intellectuel romancier, poète et dramaturge est une figure de proue contemporaine dont la pensée est au cœur de notre modernité.
Bien avant la création du concept de littérature-monde, Abdelkébir Khatibi fut à l'avant-garde des changements de mentalités et de perceptions. A quoi tient ce palmarès atypique À une personnalité d'honnête homme au sens que lui donnait le siècle des Lumières, à un lecteur curieux et infatigable découvreur de textes.
Parce qu'il était un «traverseur» exigeant entre les cultures et les sociétés, Abdelkébir Khatibi incarnait le sens de la liberté engagée. Penseur hors frontières, il a cheminé entre la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la création et la critique littéraire avec plus d'une trentaine de livres. Ainsi, progressivement et contre des idéologies pugnaces et offensives, il a initié et développé au Maroc, en particulier, une stratégie d'écriture fondée sur la non-violence, éprise des marges, respectueuse de la différence et résolument tolérante. Legs précieux à l'humanité, elle réclame de nouvelles lectures et de nouveaux questionnements.
Afin d'honorer la mémoire de cette personnalité qui, de son vivant, ne faisait pas partie des académiciens que compte l'institution, et de perpétuer le questionnement autour des thématiques chères au défenseur de l'aimance, de la bilangue et du Maghreb pluriel, l'Académie du Royaume du Maroc organise les 20, 21 et 22 mars 2019 un colloque international sous le titre «Abdelkébir Khatibi, quels héritages ».
Ecrivains, chercheurs, artistes, universitaires, doctorants sont conviés à un débat fécond, critique et ouvert porteur des héritages possibles de l'œuvre de Abdelkébir Khatibi alimentée par d'autres œuvres qui lui sont proches. A la faveur d'approches pluridisciplinaires et de connexions entre créateurs, nous souhaitons que cette exploration recouvre les divers champs intellectuels parcourus par l'écrivain qui, de la sémiologie du signe et de l'image à l'essai, en passant par la poésie, le roman et la critique littéraire, composent l'itinéraire d'un penseur cosmopolite.
Quatre axes essentiels s'inscriront dans la continuité de ce parcours intellectuel.

19/3/2019
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 Rubygate : Des traces de cadmium et d’antimoine trouvées dans le sang d’Imane Fadil
Le procureur de Milan ouvre une enquête pour homicide volontaire

L’affaire Rubygate revient de nouveau sur la scène judiciaire italienne. La mort récente d’Iman Fadil, l’ex-mannequin d’origine marocaine, 34 ans, témoin clé dans le scandale de prostitution des folles soirées libertines « Bunga-Bunga » organisées par Silvio Berlusconi, l’ex chef du gouvernement italien, dans sa villa d’Arcore; est un vrai mystère. Dans une conférence de presse, tenue lundi 18 mars par le procureur général de la ville de Milan, les traces de Cadmium et d’Antimoine trouvées dans le sang d’Iman, est largement supérieur à la normale. Le magistrat a clairement souligné que la piste d’un homicide volontaire est loin d’être ignorée. De son côté, la presse italienne parle de crime parfait. Celui ou celle qui a introduit les substances radioactives dans le corps d’Iman, n’est pas un amateur. Il devrait certainement s’agir d’un professionnel ayant une profonde connaissance en la matière. Qui aurait alors intérêt à la tuer  Et pour quelle raison on a attendu plusieurs jours avant d’annoncer sa mort  Imane est décédée le 1er mars dans la clinique Humanitas de Rozzano, à la porte de Milan, et ce n’est que deux semaines après, qu’elle a été communiquée. Aux yeux de la magistrature, ce silence incompréhensif est un acte douteux qui peut avoir des effets sur la structure hospitalière de la clinique.
Avant sa mort, Iman n’a pas cessé non plus de parler d’empoisonnement. Elle avait raconté aux membres de sa famille et à son avocat de défense, de sentir des douleurs atroces au ventre.
Quant à Silvio Berlusconi, de son côté, il nie toute relation avec Imane, alors que cette dernière connaissait parfaitement la villa d’Arcore où elle s’était rendue à plusieurs reprises. Le marathon Rubygate continue et il faut attendre le résultat de l’autopsie pour mettre les choses au clair. Si jamais la thèse d’un empoisonnement se confirme, l’ancien président du conseil italien, le secrétaire général actuel du Parti Démocratique Italien (PDI), l’ancien patron du club de foot AC Milan et propriétaire de plusieurs chaînes de télévision, « il cavalière » comme on le surnomme, sera de nouveau dans le collimateur de la justice. Affaire à suivre…..
A. Lahfari

19/3/2019
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Accord tripartite pour promouvoir le business Halal en Europe et en Afrique

Un protocole d’accord tripartite a été signé entre L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX), l’Institut Marocain pour la Normalisation (IMANOR). et l’Institut Halal de Cordoba (Espagne), visant à promouvoir le business Halal en Europe et en Afrique. 
Cet accord a été signé en marge de la cinquième édition du Forum Halal Maroc (FOHAM), organisé, jeudi dernier à Casablanca, par l’IMANOR, marqué notamment par l’attribution du label Halal Maroc à treize entreprises et la qualification de deux laboratoires d’analyses de l’ADN des espèces animales. 
Deux des entreprises labellisées sont belges, en l’occurrence BELVAS, société spécialisée dans la chocolaterie BIO, et la société GUY MAGERMANS, spécialisée dans le stockage et le transport des produits alimentaires conditionnés.
Lors de la séance d'ouverture de cet évenement, M. Abderahim Taibi, directeur d’IMANOR avait déclaré que cet institut engage plusieurs efforts pour la reconnaissance du Label Halal Maroc sur les marchés internationaux dont notamment celui de l’Indonésie. 
'’Déjà 120 entreprises marocaines majoritairement exportatrices jouissent du droit d’usage de ce label. Notre offre s’étendra prochainement vers la chaîne logistique Halal afin d’assurer une labellisation de toute la chaîne de valeur de nos entreprises’’, avait-il dit.
Pour sa par le président , M. Hassan Sentissi, président de l’ASMEX avait notamment plaidé pour la mise en place d’un fonds d’appui pour la certification des entreprises marocaines (PME, TPME et coopératives). 
De son côté, Mme Zahra Maâfiri, directrice générale du Commerce Extérieur au Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie Numérique a annoncé qu’une étude sur le développement du marché Halal au Maroc sera lancée dans le cadre d’une convention de partenariat entre l’ASMEX et le Ministère de l’Industrie, de l’Investissement du Commerce et de l’Économie Numérique. 
Estimé à plus de deux billions de dollars en 2017, le marché Halal mondial cible à peu près 2 milliards de musulmans à travers le monde avec un taux de croissance annuel de près de 15%. 
Le Maroc a été classé, sur le marché Halal alimentaire, septième avec un potentiel (import-export) valorisé en 2017 à 9.6 Millions de dollars selon WITS (World Integrated Trade Solution).

19/3/2019
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 Communiqué du Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal
Tensions et disparités sociales : A quand de vraies solutions

Le Comité Exécutif (CE) du Parti de l’Istiqlal (PI) qui a tenu sa réunion hebdomadaire ordinaire mardi 12 courant au siège central du parti sous la présidence du S/G du parti, M. Nizar Baraka, en vue de discuter l’évolution de la situation politique, économique et sociale du pays et de questions organisationnelles internes, a rendu public un communiqué dans lequel il exprime, en particulier, la fierté du PI pour la mission dont SM le Roi avait (récemment) chargé M. Baraka  et consistant à remettre un message écrit au président de la République islamique de Mauritanie ; il salue, à l’occasion, les efforts des deux chefs d’Etat en vue de renforcer et d’élargir le champ de la coopération entre les deux pays dans l’intérêt bien compris des deux peuples frères. Il se félicite, d’autre part, de la dynamique qu’a connue la diplomatie du PI, au cours de la semaine coulée, à la faveur de la présence d’une importante délégation du parti, présidée par M. N. Baraka,  aux travaux du congrès de l’Union pour la République à Nouakchott et la conclusion d’un accord de partenariat avancé entre l’UPR et le PI. Le CE s’est, de même, penché sur la visite d’une délégation istiqlalienne en RP de Chine et ses entretiens avec des hommes d’affaires et un haut responsable du Parti communiste chinois, entretiens qui ont notamment conclu à la nécessité de renforcer les relations entre les deux partis.
Le CE a, par ailleurs, examiné l’évolution de la situation sociale du pays et enregistré, avec grand regret, la poursuite des tensions sociales conséquemment à la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens, de l’exacerbation des disparités sociales, du recul des prestations de santé, du gel du dialogue social et des développements du dossier des enseignants contractuels pour attirer l’attention du gouvernement, à ce sujet, sur l’inefficience de sa façon de traiter les revendications légitimes de cette catégorie et son manque de vision stratégique. Le CE exhorte, de ce fait, l’Exécutif à clore définitivement et sans plus tarder ce dossier en tenant compte, à la fois, des intérêts de l’enseignant et de l’élève, à garantir la poursuite des cours à tous les niveaux, tout en insistant sur la nécessité de mettre en œuvre les mécanismes de dialogue et d’intermédiation idoines, tel le Conseil Supérieur de la Fonction Publique, à engager un dialogue public au niveau des institutions constitutionnelles et à rechercher les solutions à même d’assurer la stabilité matérielle et morale de la famille des enseignants ; il préconise également, à ce propos, de hâter la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de procéder à des réformes profondes et globales des caisses de retraite.
Concernant l’action partisane, le CE annonce, en particulier, la tenue des 2èmes rencontres régionales du groupe parlementaire istiqlalien, ces jours-ci, dans la région de Béni-Mellal / Khénifra et l’examen des dysfonctionnements organisationnels intervenus dernièrement au niveau de la ville d’Oujda ainsi que sa décision de prendre les mesures réglementaires qui s’imposent, conformément aux statuts du parti.

Ph. CHKIRATE 15/3/2019
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 Transports en commun à Rabat 
La capitale doit revoir sa copie

Hafid FASSI FIHRI

Malgré l'entrée en service du tramway et le lancement de nouvelles dessertes très prochainement, les transports en commun de la capitale demeurent en deçà des attentes des Rbatis.
Le parc plus que vétuste des autobus aurait mérité un franc et sérieux coup de  balai afin de moderniser une flotte qui, dans sa grande majorité, devrait prendre le chemin de la fourrière.
Il faut dire que le tramway de Rabat, qui fut une véritable attraction à son lancement, n'a pas répondu à toutes les attentes et n'a absolument pas contribué à diminuer l'asphyxie qui caractérise la circulation dans la capitale. 
Dans les pays développés, la norme en matière de transports en commun est que ces derniers doivent consacrer le principe d'égalité entre les citoyens.
En ce qui concerne le tramway de Rabat, il est actuellement en voie d'expansion avec de nouvelles lignes, mais il ne dessert malheureusement pas de nombreux quartiers, dont Youssoufia, Takkadoum, Nahda, Hay el Fath, Aïn Aouda, la nouvelle ville de Tamesna et Témara sans parler de nombreux quartiers de Salé !
C'est ainsi que des milliers de citoyens subissent un calvaire quotidien avec les transports en commun, été comme hiver, et ne savent plus à quel saint se vouer pour arriver à temps à leur travail et puis rentrer chez eux le soir sans trop de tracas.
Abdallah, qui habite à Oulad Moussa, Karia pour les habitués, est franchement scandalisé par la situation des transports dans son quartier : " Pour espérer arriver à Rabat avant huit heures, il faut tous les jours être prêt à six heures du matin, car même si les grands taxis sont nombreux et disponibles, la file d'attente est incroyablement longue. Il y a des centaines de clients. Puis le soir, rebelote, on refait la queue dans la station de Bab Challah, qui devient noire de monde vers la fin de l'après-midi.
Quant aux bus, ils sont moins nombreux, mais sont infestés de voleurs et de toxicomanes et l'insécurité y sévit sans répit. Je vous épargne l'ambiance dans des autobus pleins à craquer et au confort incertain, voire introuvable.
Cela fait des années que la situation ne fait qu'empirer et l'on attend désespérément la fin du tunnel car, franchement, cela n'est plus une vie.
Heureusement, qu'il y a les grand taxis, sinon la situation serait foncièrement intenable !"
Même son de cloche chez Bouchaïb, qui habite du côté de Akreuch, pas loin du Golf de Dar es-Salam et qui souffre le martyr pour rejoindre le lieu de son travail, où il exerce ses talents de jardinier : "Quand j'étais plus jeune, j'avais une bicyclette et même une moto à un certain temps, mais avec l'âge, il faut dire que je n'ai plus les jambes de mes vingt-ans.
Je suis, ainsi, obligé de rappliquer sur les bus et pour cela, il faut sortir de chez moi à l'aube. Les bus sont très rares et des fois, il faut attendre assez longtemps avant de voir en arriver un. Je ne vous dis pas la galère, en hiver, lorsqu'il pleut et qu'il fait froid.
Dans notre pays, il vaut mieux avoir son propre moyen de transport, sinon, si on n'a pas les moyens, on est obligés, voire condamnés, de prendre le bus.
En ce qui concerne la qualité, les véhicules qui nous servent de bus ne sont, très souvent, que des tombeaux à ciel ouvert." 
Pour en revenir aux faits, la gestion déléguée du service a été un véritable fiasco, après la faillite de la régie qui gérait ce secteur. Le service offert aux usagers n'a connu ni modernisation, ni amélioration qualitative et quantitative et, pire, le parc est en constante dégradation.
Et on se demande aussi pourquoi on n’ouvrirait pas la porte aux investisseurs et autres promoteurs qui souhaiteraient lancer quelques compagnies privées de transport.
Il faut dire que beaucoup ont essayé, mais ont essuyé un refus catégorique...
Alors cette crise est-ce seulement une question de gouvernance locale  !  
Ou bien est-ce dû à un manque de volonté politique de la part des élus, qui devraient en principe répondre aux attentes des populations en se mettant au chevet et à l'écoute des besoins des Rbatis.
Un nouveau concessionnaire 
en juillet pour les autobus
Aux dernières nouvelles, quelque trois cent autobus flambant neuf auraient été livrés à la Wilaya, mais la date de leur mise en service n'a pas encore été communiquée.
Renseignement pris du côté de la Wilaya, M. Boulahya, chef du service en charge de la gestion de la concession des autobus, nous confirme : "Un appel d'offres international a été lancé et un nouveau concessionnaire entrera en service fin juin début-juillet dans le but d'offrir un service de qualité avec un plan d'exploitation nouveau. En ce qui concerne les taxis, le mot d'ordre actuellement est à la mise à niveau du parc avec de nouveaux véhicules."
Hafid FASSI FIHRI

Ph. BOUTALEB 15/3/2019
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 6ème édition du Forum international Afrique développement
Vers l’intégration continentale

Wolondouka SIDIBE

Les travaux de la 6ème édition du Forum international Afrique développement ont pris fin hier vendredi en présence d’un partenaire de personnalités de marque et du gotha d’opérateurs économiques sous le thème : « Quand l’Est rencontre l’Ouest ».
Le choix de la thématique n’est pas fortuit, il met exergue l’importance de l’intégration du continent d’Est à l’Ouest et du Nord au Sud en passant par le Centre, en vue de booster les échanges et le partenariat entre les quatre coins de l’Afrique. La Sierra Leone, pays hôte, conforte cette réalité et fait du Maroc une référence en Afrique dans la domaine de la promotion économique.Durant deux jours, (14-15 mars), les participants ont débattu de plusieurs thèmes. Ainsi plusieurs intervenants ont mis l’accent sur ce qu’il convient d’appeler le partenariat renforcé entre les pays du continent.
A cet effet, le chef de l’Etat sierra-léonais, Julius Maada Bio, n’a pas manqué de souligner, dans son allocution que «…Le Maroc s’enorgueillir de son engagement réel qui inspire l’espoir ainsi que de son agenda de développement en faveur du continent et qui mérite d’être suivi ». Tout en rappelant que le continent a des besoins colossaux en matière d’infrastructures d’autant plus que l’Afrique offre d’énormes potentialités d’investissements lourds dans différents secteurs comme l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et le tourisme.
De son côté, M. Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé de la coopération africaine, à mis l’accent sur l'émergence du continent africain. Une émergence qui va bouleverser la hiérarchie des puissances mondiales. En effet, « l'entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) va bouleverser la donne, a-t-il indiqué, qualifiant cette zone de l'une des forces du « Big Bang Africain », qui devra abolir les frontières, faire tomber les barrières tarifaires et non tarifaires, permettre d'accélérer la mobilité de la main d’œuvre et des capitaux et changer le visage de l'économie africaine », relève-t-il.
De même, la ZLECAf aura plusieurs retombées, dont une économie qui croîtra deux fois plus rapidement que celle des pays développés avec un marché commun de 2,5 milliards de consommateurs à l'horizon 2050, une zone unique d'échanges commerciaux ouvrant des perspectives nouvelles et inédites aux entreprises et aux consommateurs, des écosystèmes qui intègrent pleinement les PME. « Au Maroc, nous avons pris la mesure de l'importance de l'intégration de notre continent. Notre désir d'Afrique, notre envie d'Afrique est une constante des 20 années de règne de SM le Roi Mohammed VI », a indiqué Jazouli, notant que cette dynamique a donné naissance à de belles +success stories+ que le Maroc veut mettre en partage sans ostentation. »
Pour le président directeur général du groupe Attijariwafa Bank Mohamed El Kettani, l'Afrique demeure un espoir pour la croissance économique mondiale, compte tenu de l'incertitude qui marque l'environnement international. D’où l’importance d’une telle rencontre qui constitue une plateforme de référence en faveur du dialogue, de la promotion des investissements et du commerce intra-africain. Parlant de l’intégration, pour sa part, le ministre de l'Industrie, de l'investissement, du commerce et de l'économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, dira que l'intégration régionale est l'une des solutions privilégiées pour le développement en Afrique et qui repose sur une coopération étroite entre les pays du continent pour réussir le pari de la co-émérgence.
Toujours est-il que le FIAD 2019 a connu un franc succès. Organisé par Al Mada et Attijariwafa bank, sous le haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, cet événement, qui a mis à l'honneur la Sierra Leone, a permis de réunir et mis en relation plus de 2.000 opérateurs économiques de 34 pays africains, dont, entre autres, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Mali, la Sierra Leone,le Maroc et le Rwanda. C’est le lieu, in fine, dire que le rôle du secteur privé est central dans la construction et la réussite du partenariat stratégique du Maroc avec le continent africain. 
En effet, bien que les relations à caractère politique soient importantes, car ouvrant les portes et les voies, ce sont les entreprises et les opérateurs économiques qui doivent meubler et donner du contenu concret aux partenariats que le Maroc entreprend avec les autres Etats. Dans ce sens, l'Etat agit comme facilitateur pour mettre en place un environnement propice au développement des échanges et des affaires, à travers les conventions et les accords bilatéraux et multilatéraux. Seulement, il ne peut pas tout faire. Les entreprises privées et la communauté des affaires marocaines constituent, en la matière, un moteur principal du vaisseau Maroc en Afrique à l’image de l’FIAD.
Rappelons qu’en cinq éditions, le FIAD a abrité plus de 17.000 rendez-vous d’affaires au profit de plus de 7.500 opérateurs de 36 pays ayant fait le déplacement. D’année en année, cette grand-messe gagne en maturité et en notoriété. Une montée en puissance qui s’appuie sur le réseau mondial d’Attijariwafa bank. Le groupe est ainsi présent dans 26 pays africains à travers un réseau de 4.306 agences gérant 9,1 millions de clients, grâce à un effectif de 19.754 collaborateurs. «Nous disposons du plus grand réseau d’Afrique et sommes le premier groupe du continent côté performances, hors Afrique du Sud», se réjouit le président du groupe.

Wolondouka SIDIBE

15/3/2019
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