Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
 
 
 
        Nationale
 Tournée Istiqlalienne dans la province de Larache
L’action sur le terrain comme remède face à l’incertitude ambiante

Samir ZERRADI

Nous sommes dans une ville pourtant pas si lointaine de l’axe Casa-Rabat-Tanger, mais qui semble snobée par le train du développement qui traverse depuis plusieurs années ce même axe. Il s’agit de Larache, une ville où les trains ne passent pas et que la toute flambante LGV contourne, puisqu’elle ne dispose pas encore de gare ferroviaire. En somme, une ville oubliée qui ne tire aucun dividende de son statut de porte du Nord. Ce Nord si proche et si lointain qui fait désormais office de voisin riche avec ses grands projets structurants tel que l’incontournable hub maritime de Tanger-Med dont Larache profite si peu de la proximité.
Frappée de plein fouet par le chômage des jeunes, le manque d’infrastructures et de projets structurants, cette ville se situe en effet dans la moyenne basse du développement social avec un score faible de 87 points. De fait, elle fait partie de ces nombreuses villes et localités que les voyageurs dépassent sans ciller sur l’autoroute Tanger-Marrakech.
C’est de cette ville sans prétention, loin des «hot spots», que le Parti de l’Istiqlal a choisi de donner le coup d’envoi de sa tournée régionale de trois jours. Une tournée qui mènera sa délégation présidée par le Secrétaire Général du parti, M. Nizar Baraka, dans d’autres villes et localités de la région. Le but premier du voyage étant d’aller à la rencontre des populations locales, militants Istiqlaliens y compris, afin d’écouter leurs doléances et s’enquérir de leur situation. Une semaine donc après sa tournée dans le Moyen-Atlas dans les villes de Béni Mellal, Azilal et Khénifra, le parti se déplace du 22 au 24 mars dans la région de Larache à travers plusieurs villes et localités.
Le périple commence le vendredi 22 mars dans la salle Essâada à Larache qui a abrité une rencontre sous le thème «L’égalitarisme économique et social, fondement du modèle égalitaire». Lors de cette rencontre marquée par une forte affluence populaire, les débats et interventions, notamment celle du Secrétaire Général du Parti de l’Istiqal, étaient axés sur le faible rendement du gouvernement actuel. Entre autres sujets, l’érosion du pouvoir d’achat des Marocains et de leur niveau de vie arrive en tête des griefs invoqués. Une situation qui s’est aggravée durant les derniers mois en raison des querelles intestines et des calculs pré-électoralistes qui animent la majorité gouvernementale. A Larache, une ville ceinturée de campagnes et où l’exode rural fait rage, y attirant chaque année des contingents entiers de «miséreux», ces propos trouvent un écho particulier auprès d’une population locale en constante paupérisation.
Lors de la rencontre de Larache, un autre sujet qui anime depuis plusieurs semaines l’actualité nationale, s’invite au débat. Il s’agit de la crise des enseignants contractuels à propos de laquelle M. Nizar Baraka dira prémonitoire : «La contractualisation des enseignants est non seulement une démarche stérile, mais il s’agit également d’un procédé illégal en totale contradiction avec les dispositions de l’article 6 bis de la loi sur la fonction publique. Le gouvernement doit agir de façon responsable en vue de dépasser cette crise dangereuse et mettre fin à la vague de manifestations qui agite le pays depuis trois semaines et qui risque de s’aggraver». Le lendemain, samedi soir, au centre ville de Rabat, une manifestation massive de ces mêmes enseignants contractuels est dispersée sans ménagement, augurant d’un durcissement de ce mouvement durant les prochains jours (voir article de Naji, page 1).
En attendant, à Larache et sa région, les soucis des gens tournent autour des thématiques classiques du chômage, le désœuvrement des jeunes et le manque de perspectives. A proximité de la salle de conférences Essâada qui a abrité la rencontre Istiqlalienne, l’ambiance solennelle du lieu et de l’événement n’incite pas aux confidences. Deux heures plus tard, autour d’un grand thé Shamali dans un café des environs, les langues se délient. «La ville peut tromper ses visiteurs, vu le potentiel et les richesses qu'elle présente, mais qui cachent véritablement des conditions de vie  déplorables, car ce sont les jeunes qui paient lourdement la facture de ce  potentiel sous-exploité. Telle une obsession, la tentation du Hrig est omniprésente parmi la plupart des jeunes,», nous confie Laarbi, la trentaine, chômeur, malgré son master en droit. Son compère, Saïd, même âge mais moins d’instruction et de diplômes en poche, évoque lui le trafic de drogue comme unique et dangereux débouché pour des garçons comme lui dépourvus d’avenir. Signe de cette fatale incertitude, à Larache comme dans l’ensemble de sa région, un sujet principal domine depuis plusieurs semaines les discussions, c’est la réapparition hypothétique du bateau fantôme qui avait défrayé la chronique durant l’été 2018 en proposant gratuitement des traversées illégales du détroit aux jeunes de la région. Les postulants et candidats à ce voyage des plus incertains se comptent bien entendu en milliers.
Samedi 23 mars, la tournée s’arrête à Souk Jdid dans la commune Essahel, avant de se diriger vers Bni Ârous. Les deux étapes s’articulent autour de la thématique égalitaire si chère au Parti de l’Istiqlal qu’il en a fait sa devise et son cheval de bataille. Dans ces régions oubliées par le train du développement, les populations locales en mal d’écoute et d’action sociale affluent nombreuses. Parmi les présents, M. Saïd Nich, éleveur qui habite dans la commune de Zouada, déplore la situation difficile que traversent les agriculteurs de la région à cause notamment des gelées et du manque de précipitations, mais surtout en raison du désintérêt du gouvernement. «Les producteurs de cacahuètes, de pomme de terre et de fruits rouges ou de céréales ont besoin  de subventions, de protection et d' accompagnement pour surmonter le problème des dettes, et  assurer la commercialisation de leurs produits », nous confie notre interlocuteur, amer. Selon lui, de plus en plus de paysans abandonnent leurs terres ou les louent, pour ensuite aller s’installer dans des conditions misérables dans la ville de Larache qui enregistre ces derniers temps un exode sans précédent.
Aussi fédératrice soit-elle, la tournée de l’Istiqlal peut-elle apporter des solutions à de telles problématiques  Nous avons posé la question à quelques militants Istiqlaliens présents. La réponse est unanime : non, du moins pas dans l’immédiat. A quoi servent donc ses rushs réguliers organisés de part et d’autre du pays  «D’abord, à mettre la lumière sur les zones rurales et montagneuses qui se situent en bas de l’échelle nationale en termes de développement socio-économique, concentrant ainsi l’essentiel de la pauvreté au Maroc. Ensuite, pour présenter et partager avec les populations de ces régions les solutions proposées dans le cadre de notre modèle de développement rural, en vue de les affiner à travers l’écoute des remarques et suggestions formulées lors de ces tournées», répond un leader du Parti de l’Istiqlal.
Dimanche 24 mars, à l’heure où nous mettions sous presse, la tournée de l’Istiqlal se prolongeait au Douar Bourbia à la Commune Zouada, avant de s’achever au complexe culturel Khemmar Guennouni à Ksar El Kébir. Tout indique que cette ultime étape de la tournée aura connu pareil succès et pareille affluence populaire que les précédentes. Ce qui est en soi normal, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Samir ZERRADI

24/3/2019
Lu 10922 fois
| |
 Enseignants contractuels
La nuit des longs bâtons

Nuit de castagne pour les enseignants contractuels qui manifestaient dans la capitale. Ils étaient, en effet, des milliers à venir de différentes régions du pays et se regrouper dans le centre de Rabat, dans l’après-midi du samedi 23 mars, pour exprimer leur refus de la contractualisation et réclamer l’accès au fonctionnariat. Un mouvement de protestation qui s’est prolongé dans la nuit de samedi à dimanche, les enseignants contractuels s’étant installés devant la Chambre des Représentants, avant de s’en faire dégager par les forces de l’ordre, à coup de matraques et de jets de canons d’eau. Selon une source au sein des manifestants, les forces de l’ordre les ont assiégés et tentés de les dissuader de passer la nuit devant le parlement et face à leur refus de vider les lieux, ils ont eu droit à une douche d’eau froide qui les a fait grelotter tout le reste de la nuit.
C’est la « méthode Othmani » de négocier avec ces concitoyens chargés de former les générations futures, faute d’avoir su les convaincre de la pertinence de leur recrutement par les académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF).
Les 55.000 enseignants contractuels, qui expriment depuis plusieurs mois leur rejet de la contractualisation et du recrutement par les AREF, revendiquant le statut de fonctionnaire au département de l’Education nationale, sont entrés en grève depuis le 3 mars, manifestant d’abord à l’échelle locale, devant les académies régionales, avant de débarquer dans la capitale crier au gouvernement leur attachement à l’intégration dans la Fonction publique. Le chef de l’Exécutif a, pour sa part, affiché haut et fort son intransigeance, décidé de ne pas aller au-delà de l’intégration des enseignants contractuels dans les AREF. A salaire égal avec les enseignants titularisés dans la Fonction publique, les enseignants contractuels dénoncent des différences de traitement, notamment en ce qui concerne la retraite.
Chaque partie campant fermement sur sa position, l’on est en droit de s’interroger sur l’aboutissement de ce bras de fer. Jusqu’à présent, personne ne semble se soucier du sort des principaux perdants, à savoir les élèves ainsi privés de leurs cours. Une autre manifestation contre la loi-cadre sur l'enseignement et contre la privatisation de l'enseignement public était prévue hier, dimanche 24 mars, organisée par des partis politiques et des syndicats et à laquelle devaient prendre part les enseignants contractuels. La capacité de la vision stratégique de la réforme de l'Education à l’horizon 2030, concoctée par le gouvernement, à venir à bout des défaillances du système éducatif national, est loin de faire l’unanimité.
« Le gouvernement fuit ses responsabilités envers les enseignants contractuels », a déclaré le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, lors d’un meeting à Larache organisé samedi 23 mars. Insistant sur le caractère illégal de la démarche du gouvernement, M. Baraka a rappelé que la contractualisation imposée aux enseignants ne cadre ni avec la loi sur la Fonction publique, ni avec son décret d’application, ni avec le code du travail. Et de souligner que l’article 6 bis de la loi sur la Fonction publique stipule clairement que le recrutement contractuel est réservé uniquement aux experts, et ce, pour l’exécution de tâches de nature temporaire.
Mieux encore, ces contrats ne peuvent déborder sur un laps de temps limité à quatre ans. Et au-delà de six mois dans un poste, le contrat de travail devient de durée indéterminée, selon les dispositions du Code du travail. M. Baraka a rappelé que l’introduction du recrutement contractuel dans le projet de loi-cadre relatif à l’éducation, la formation et la recherche scientifique a été vivement dénoncée par le groupe istiqlalien « Pour l’Unité et l’Egalitarisme » à la Chambre des Représentants, qui a proposé sa suppression, essuyant le refus du gouvernement à ce sujet. Il a proposé d’élaborer un cadre unifié de contractualisation spécifique à la Fonction publique, afin de mettre un terme définitif à ce problème.

24/3/2019
Lu 11032 fois
| |
 Table ronde sur le Sahara marocain
Confusion algéro-polisarienne

Au terme des deux jours de discussions dans le cadre de la seconde table ronde de Genève, à laquelle l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, M. Horst Köhler, avait invité le Maroc, l’Algérie, le polisario et la Mauritanie, une conférence de presse devait avoir lieu, vendredi après-midi, au siège de l’Organisation des Nations Unies, afin de présenter les résultats de ce nouveau round.
Il est à rappeler que la délégation marocaine ayant participé à cette seconde table ronde, tenue au Château Le Rosey, à Bursins, à une trentaine de kilomètres de Genève, avait la même composition que lors de la première. Elle était conduite par M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et comprenait M. Omar Hilale, Représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies à New York, M. Sidi Hamdi Ould Errachid, Président de la région de Laäyoune-Sakia El Hamra, M. Yenja El Khattat, Président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, et Mme. Fatima El Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de la ville de Smara.
Pour la diplomatie marocaine, la présence d’élus des régions du sud du royaume an sein de la délégation participante à la table ronde de Genève assure la légitimité de la représentation des habitants de ces régions dans la défense de la cause nationale et la promotion de leurs intérêts.
La partie algérienne était menée, pour sa part, par le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra. Connu pour ses positions anti-marocaines, ce dernier qui rentre à peine d’une longue tournée internationale lors de laquelle il a essayé de plaider la cause du prolongement de son Président Abdelaziz Bouteflika, a insisté pour participer à cette rencontre. Ceci malgré le contexte très particulier que traverse son pays secoué par des manifestations qui appellent à un changement de régime et de système, contestant par la même sa propre nomination en qualité de vice-premier ministre jugée inconstitutionnelle.
Il va sans dire que cette situation a mis le polisario dans une position fort embarrassante, l’Algérie étant le créateur, le fournisseur en armements, le principal financier et soutien diplomatique de la bande séparatiste. La confusion au sein de la direction du polisario est telle que le responsable des relations extérieures de la milice séparatiste, Mhamed Khadad, est allé jusqu’à reconnaître publiquement, lors d’un entretien accordé, lundi 18 mars, à la radio britannique BBC, l’appui politique et matériel de l’Algérie à son mouvement, réduisant ainsi à néant la prétention du voisin de l’est de ne pas être partie prenante au conflit.
Plus encore, le Polisario traverse actuellement une grave crise interne, une rébellion grandissante couvant dans les rangs de ses milices armées, dont le décès récent d’un soldat malade faute de soins urgents et la fuite d’un capitaine qui a rejoint la mère patrie ne sont que des éruptions sporadiques révélatrices du potentiel de déflagration existant en son sein. Des relents de fin de partie exhalent du comportement des dirigeants du polisario, qui ne savent plus à quel saint algérien se vouer.
Dans une note à la presse rendue publique jeudi par le bureau des Nations Unies, l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, M. Horst Köhler avait formulé l’espoir de voir la 2ème table ronde « de renforcer la dynamique positive qui avait caractérisé la première table ronde tenue en décembre dernier à Genève », et ce dans le cadre de la résolution 2440 du Conseil de sécurité.

22/3/2019
Lu 5247 fois
| |
 Manœuvres aéronavales dans le golfe de Guinée
Participation de la frégate ''Mohammed V’’ de la Marine Royale

La frégate de la Marine Royale ‘’Mohammed V’’ a accosté au port de Lagos pour une escale de quelques jours. 
La frégate participe à des manœuvres aéronavales dans le golfe de Guinée appelées ‘’Obangame Express-2019’’ aux côtés d’unités du Nigeria , de 21 pays africains et de 10 pays occidentaux parmi lesquels les États Unis d’Amérique, la France, l’Espagne, le Canada , l’Allemagne, le Royaume Uni et le Brésil .
Au cours de cette escale, une réception sera offerte à bord par le Commandant de la frégate ‘’Mohammed V’’ en l’honneur de personnalités civiles et militaires nigérianes et des représentants du corps diplomatique et consulaire accrédité au Nigeria. 
L’exercice auquel participe la frégate ‘’Mohammed V’’ a pour objectif de renforcer les capacités des pays participants dans la lutte contre le terrorisme, la piraterie maritime qui sévit dans les eaux du golfe de Guinée et contre le crime transnational organisé. 
La participation de la Marine Royale à cet exercice dénote de l’engagement total du Royaume du Maroc aux côtés de la communauté internationale et des pays africains frères dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.

22/3/2019
Lu 1502 fois
| |
 Nizar Baraka plaide, à Azilal, pour la résorption de la pauvreté et la précarité en milieu montagnard
Le gouvernement appelé à se départir de sa politique de paupérisation

M. Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, a présidé, samedi dernier à Azilal, une rencontre avec les élus et militants du parti dans cette province, dans le cadre des 2èmes rencontres organisées par le groupe parlementaire istiqlalien dans la région de Béni-Mellal/Khénifra autour du thème : « le développement rural et montagnard, bilan et perspectives ».
Dans son intervention à cette occasion, le S/G du PI a, d’abord, souligné que cette visite dans la région revêt une importance particulière pour lui, personnellement, puis qu’il en fut le coordinateur du parti à la veille des législatives de 2007 remportées par l’Istiqlal, mais aussi et surtout pour ce que cette province évoque, pour chaque Marocain, comme hauts faits d’armes et actes de bravoure lors de la lutte pour l’indépendance et a tenu à saluer et à compatir avec les populations de la région pour leurs sacrifices et les souffrances qu’elles endurent, au quotidien, du fait de l’exclusion, la marginalisation et l’enclavement, faute de voiries, de prestations et de services de base et d’espoir en des lendemains meilleurs et une vie digne et décente.
Il a indiqué, partant, que le principal objectif de cette visite est d’attirer l’attention du gouvernement et de l’opinion publique sur le fait qu’il est inadmissible que le monde rural et montagnard, la province d’Azilal la première, continuent de souffrir en silence, tout en rappelant le discours du Trône de 2014 dans lequel SM le Roi se demandait où sont les richesses (du pays) et appelait à rendre justice aux zones marginalisées à travers l’adoption d’un « nouveau modèle de développement », tel que préconisé par le chef de l’Etat lors de l’ouverture de l’année législative 2017. Et de déplorer, à ce propos, la politique de paupérisation des couches démunies et de la classe moyenne, en particulier, ainsi que  d’exacerbation des disparités suivie par le gouvernement actuel et par son prédécesseur, ajoutant qu’il est grand temps pour que la province d’Azilal recueille ce qui lui revient des richesses du pays.
N. Baraka a tenu à rappeler quelques chiffres et indicateurs-clefs pour illustrer son propos et mieux souligner l’ampleur des déficits dont souffre la région de Béni-Mellal / Khénifra comme, par exemple, ceux relatifs à la pauvreté qui y touche 10 % de la population en moyenne et grimpe jusqu’à 20% pour la province d’Azilal, contre quelque 4,8 % au niveau national ; celui de l’accès aux soins de santé et à la médication qui est de un médecin pour 1900 habitants au plan national contre 1 pour 4800 dans cette province, ajoutant qua la situation n’est guère meilleure s’agissant du secteur de l’Enseignement où la durée moyenne de scolarisation, le taux de décrochage scolaire ou le gap entre enfants des familles riches et pauvres, entre élèves en milieux urbain et rural, etc., sont autrement plus alarmants. Il a promis donc que le PI ne ménagera aucun effort pour proposer des alternatives propres à extraire cette province, ainsi que les autres zones montagnardes, de l’isolement et de la marginalisation où on les a longtemps confinées. Situation qui, estime le S/G de l’Istiqlal, est essentiellement due à l’extrême lenteur du gouvernement à mettre en œuvre les grands chantiers initiés par SM le Roi, tout en rappelant que lorsque le PI était aux commandes, un programme routier fut lancé portant sur la construction de pas moins de 15.000 kms dont 20 % réservés à la province d’Azilal…
Il a déploré, d’autre part, la guéguerre que se livrent désormais deux composantes essentielles de la majorité gouvernementale et leur engagement dans une campagne électorale avant terme, ce qui nuit grandement aux intérêts des citoyens et retarde l’adoption et l’entrée en vigueur de textes de lois et règlements de première importance avant de faire part de ses inquiétudes pour le gel du dialogue social en général et des conséquences de la situation qui prévaut, depuis plusieurs mois, dans le secteur de l’éducation nationale et la formation professionnelle à la lumière des protestations ininterrompues des enseignants contractuels, affirmant que la politique suivie par l’actuel gouvernement tend, immanquablement, à aggraver les disparités sociales et territoriales, à grever les budgets déjà maigres des citoyens et à exacerber la crise et les tensions sociales et en l’appelant à revoir sa politique de paupérisation, à assumer pleinement ses responsabilités envers la patrie et ses habitants.

21/3/2019
Lu 14126 fois
| |
 Haute commission mixte entre le Maroc et le Rwanda
Signature de plusieurs accords de coopération

La première réunion de la haute commission mixte de coopération entre le Maroc et le Rwanda s’est tenue mardi à Rabat, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, et de son homologue rwandais, Richard Sezibera.
A cette occasion, M. Bourita a souligné que la réunion de la haute commission mixte maroco-rwandaise s’inscrit dans le cadre de la dynamique que connaissent les relations entre les deux pays depuis la visite effectuée par SM le Roi Mohammed VI à Kigali en octobre 2016, et celle qu’avait entreprise le président Paul Kagame à Rabat en juin de la même année.
Cette réunion est à même d’ouvrir de larges horizons pour le développement de la coopération nilatérale, à travers l’implication du secteur privé et des établissements publics dans le cadre de la coopération Sud-Sud, a-t-il ajouté.
De son côté, M. Sezibera a rendu hommage à la vision éclairée de SM le Roi pour le renforcement de la coopération entre les pays africains et au soutien apporté par le Souverain au Président rwandais, en sa qualité de président de l’Union africaine, pour la mise en œuvre de l’agenda de réforme de cette institution.
La réunion de la commission mixte maroco-rwandaise constitue, a-t-il dit, une occasion supplémentaire pour consolider le partenariat stratégique entre les deux pays, saluant le dynamisme des partenaires marocains dans la mise en œuvre des projets prévus par les accords signés lors de la visite de SM le Roi au Rwanda, et le lancement de nouveaux chantiers. Plusieurs accords de coopération ont été signés entre le Maroc et le Rwanda, dans le cadre de la première session de la Grande commission mixte entre les deux pays.
Ces accords ont été paraphés par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita et son homologue rwandais Richard Sezibera, qui ont présidé les travaux de cette première session de la Grande commission mixte.
Les deux pays ont ainsi signé un mémorandum d'entente sur la coopération commerciale et un protocole d’accord industrielle.
Le mémorandum d’entente a pour objectif de promouvoir et de développer les échanges commerciaux, sous réserve de respect intégral de la législation nationale des deux pays.
Le protocole d’accord vise, quant à lui, à adopter une approche mutuellement bénéfique pour le développement du partenariat économique dans un esprit de promotion de l’initiative privée et de développement durable.
Il vise aussi à renforcer les partenariats existants, les élargir et tisser de nouveaux liens de partenariat, ainsi qu’à favoriser l’échange d’expérience et d’expertise en matière de politique industrielle.
Les deux pays ont également signé un mémorandum d’entente dans le domaine de l’environnement et du développement durable qui a pour objet de promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de l’environnement et de la gestion rationnelle des ressources naturelles, ainsi qu’un accord cadre dans le domaine de l’énergie en vue de mettre en place un cadre de coopération dans ce secteur.
Concernant les mines, la géologie et les hydrocarbures, les deux pays ont signé un accord-cadre pour mettre en place un cadre de coopération dans ces domaines.
Par ailleurs, le Maroc et le Rwanda ont conclu un accord sur l’entraide judiciaire en matière pénale et un autre sur l’extradition judiciaire.
Le premier accord vise à développer un cadre de coopération judiciaire entre les deux pays dans le domaine pénal, alors que le deuxième vise à développer un cadre de coopération dans le domaine d’extradition judiciaire.
D’autre part, un mémorandum d’entente a été signé entre les deux parties dans le domaine du tourisme en vue de développer la coopération entre les différentes institutions chargées de la promotion de ce secteur.
Sur un autre registre, le Maroc et le Rwanda ont signé un mémorandum d’entente visant le renforcement de la coopération dans le domaine de la formation des jeunes diplomates ainsi que l’échange en matière d’informations liées à la diplomatie et aux relations internationales.
Dans le domaine de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, un protocole d’accord a été paraphé entre les deux parties en vue de l’échange d’expertise et de bonnes pratiques dans le secteur de l’habitat et du développement urbain.
Les deux pays ont également signé un accord visant à créer un cadre de coopération dans le domaine de l’éducation via l’octroi de bourses à travers l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI).
Une convention-cadre de coopération en matière de formation professionnelle a été aussi signée entre les deux pays dans le but de fixer le cadre global de coopération et de partenariat dans le domaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

21/3/2019
Lu 56 fois
| |
 Conseil de Bank Al-Maghrib
Taux directeur maintenu à 2,25%

N. BATIJE

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a tenu le mardi 19 mars sa première session de l’année 2019. Une session au terme de laquelle le Wali de la Banque Centrale a tenu sa traditionnelle conférence dominée cette année par les explications concernant le maintien du taux directeur au taux inchangé de 2,25%.
Egal à lui-même dans sa vivacité de corps et d’esprit, le premier banquier du Maroc qui semblait comme d’habitude hors de l’emprise du poids des ans, a expliqué que cette décision résulte d’un certain nombre de considérations dont l’analyse  des trajectoires à moyen terme moyen terme de l’inflation, de la croissance et des comptes extérieurs.
Au-delà des chiffres et du diktat des modèles et de résultats de modélisation, force est de constater, une fois de plus, que le Wali de la Banque Centrale trouve toujours le juste mot pour convaincre et surtout placer, convictions à l’appui, ses propos dans le contexte dicté par la conjoncture.
Dominée par l’aura indéniable de cet homme, qui avait été primé à Bali en tant que l’un des meilleurs gouverneurs de Banques Centrales au monde, la conférence de presse a permis de traiter en détail les contours de l’évaluation fournie par Bank Al-Maghrib.
Celle-ci part du constat que l’inflation, tirée essentiellement par les fluctuations des prix des produits alimentaires réputés volatils, a terminé l’année 2018 avec une moyenne de 1,9%. Tandis que les prévisions font état d’une décélération de cette même inflation à 0,6% en 2019 et à 1,1% en 2020.
Les mêmes prévisions, et suite cette fois aux données climatiques disponibles au 10 mars, évoquent une révision à la baisse de la production céréalière qui tournerait autour de 60 millions de quintaux et un recul de la valeur ajoutée agricole de 3,8%. Ce qui ferait que la croissance nationale, située, fort probablement,  à 3,1% en 2018, demeurerait limitée à 2,7% en 2019 avant de s’accélérer à 3,9% en 2020. Des taux qui ne permettront pas de résorber de manière conséquente le taux de chômage qui demeure essentiellement un phénomène urbain et touche 43,2% de la population jeune allant de 15 à 24 ans.
Au niveau des comptes extérieurs, les données provisoires, telles que relatées par M. Jouahri, font ressortir, au titre de 2018, une certaine dynamique des exportations dont notamment les phosphates et dérivés, la construction automobile et les produits agricoles et agroalimentaires. Cette dynamique est conjuguée à un alourdissement de 18,3% à 82,2 milliards  de la facture énergétique.
Et ce, au moment où les recettes de voyage ont progressé de 1,5% à 73,2 milliards de dirhams,  les transferts des MRE ont reculé de 1,7% à 64,8 milliards de dirhams et les IDE ont atteint 46,1 milliards, soit à peu près l’équivalent de 4% du PIB.
Dans ces conditions, et en tenant compte des sorties prévues du Trésor à l’international en 2019 et 2020 de l’ordre de 11 milliards chacune, les réserves internationales nettes passeraient de 231 milliards de dirhams en 2018 à 239 milliards en 2019, avant de revenir à 236 milliards en 2020. Ce qui permettra de continuer à assurer la couverture d’un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.
D’autre part, l’exécution budgétaire s’est soldée par un creusement du déficit à 41,4 milliards ou l’équivalent de 3,7% du PIB contre un objectif de 3% retenu dans la loi des finances.
A moyen terme, et hors éventuelles privatisations, le processus de consolidation budgétaire devrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, ralentir et le déficit qui devrait s’établir à 4,1% du PIB en 2019 passerait à 3,5% du PIB en 2020.
N. BATIJE

++++++++++++++++++++++++++++++

*Trois questions à M. Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib :

«Nous ne sommes pas sous le diktat du FMI» 


Question :  La première phase de la réforme du régime de change, entamée il y a quinze mois, est qualifiée de réussite. Dispose-t-on à l’heure actuelle des pré-requis nécessaires pour entamer une  seconde phase beaucoup plus avancée dans le processus de  flexibilisation du dirham
 
Réponse :  Le FMI estime que nous pouvons passer à la seconde phase. De notre côté, nous estimons que lorsque nous disposerions des conditions requises pour ce passage, nous le ferons. Nous ne sommes pas sous le diktat du FMI. Il est vrai que les pré-requis sont réunis en termes de réserves de changes, de  soutenabilité budgétaire et de résilience des banques, mais nous devons également être parfaitement convaincus que les opérateurs économiques, les petits et moyens opérateurs qui sont en relation avec le marché extérieur ont parfaitement assimilé la réforme et pris les dispositions nécessaires pour utiliser l’ensemble des outils mis à leur disposition en ce sens.
Gardons surtout à l’esprit que cette réforme de change flexible a été initiée pour deux raisons principales : absorber les chocs exogènes et soutenir la politique de compétitivité du gouvernement et des opérateurs marocains. Aujourd’hui, nous ne sommes nullement face à ce genre de choc et l’enjeu pour nous consiste à ce que les choses soient bien assimilées, bien acceptées. Et ce sont d’ailleurs les mêmes arguments que nous avons opposé au FMI.

Question : Ne pensez-vous pas qu’en pareille conjoncture économique, une révision du taux directeur à la baisse pourrait être un levier favorable à la relance de l’économie via notamment l’encouragement de l’emprunt et des crédits
 
Réponse : Ce sont des choses que nous avons examiné en interne. Mais je tiens à préciser que nous disposons de plusieurs modèles de court et de moyen termes similaires à ceux qu’utilisent les banques centrales les plus développées. Et ce sont justement ces modèles qui déterminent le taux directeur  qui est compatible avec l’ensemble des données qui y ont été introduites ou qui, du moins, donnent une première indication. Mais ce n’est pas suffisant. Ce qui est important c’est comment vous analysez en tant qu’expert l’ensemble de ces données et surtout à moyen terme. D’autant plus que toute baisse du taux directeur ne concerne pas uniquement les conditions de crédit qu’appliquent les banques aux clients, mais également les conditions de rémunération de l’épargne.
 
Question : Est-ce qu’on peut avoir une idée sur le point de vue de Bank Al- Maghrib sur le nouveau modèle de développement et est-ce qu’il n’y a pas de déconnexion entre la sphère monétaire et celle réelle ou productive
 
Réponse : Parler de ce modèle prendrait beaucoup de temps. La politique monétaire est l’un des piliers du modèle que le Maroc envisage de mettre en œuvre et il n’y a aucunement de déconnexion dans la mesure où nous finançons les banques qui, à leur tour, financent l’économie. De la même manière, nous interdisons aux banques de financer des opérations  de spéculation ou de portefeuille pour justement éviter ce genre de pratiques. Pour nous, les banques financent logiquement la sphère réelle. Et aucun problème ne se présente à ce niveau.

 
 




 

21/3/2019
Lu 12821 fois
| |
 Organisation de la Femme Istiqlalienne
Complémentarité à renforcer dans l'action politique et sociale

Bouteina BENNANI

L'Organisation de la Femme Istiqlalienne, à travers son comité de la société civile, a organisé une conférence sur le thème : Acteur politique et acteur social, quelle relation  L’approche consiste à s’éloigner un peu des rituels de ces événements commémoratifs, pour ce qui est de la journée internationale de la femme, et de s’attaquer à des questions réelles et d’actualité.
A travers un débat consciencieux et serein, une concertation sur le sujet, en dehors des échéances électorales,
pour sortir avec des recommandations servant de plaidoyer. Surtout dans un contexte où les jeunes éprouvent des réticences, quant à la politique, et que les femmes ont aussi des points de vue assez critiques sur le même volet.
Toujours est-il que les deux acteurs s’accordent et deviennent complémentaires et solidaires pour tout ce qui est des lois et libertés. Les deux veulent participer, différemment, à la gestion de la chose publique, les deux étant des acteurs de développement.
La question de la relation entre l’acteur social et l’acteur politique intrigue et interpelle les citoyens, le commun des mortels, qui voient, de leurs places respectives, que ces rapports sont conflictuels, qu’il y a des frictions et que tout est entremêlé, relève Khadija Zoumi, Présidente de l’Organisation de la Femme Istiqlalienne. L’acteur politique fait du social et l’acteur social fait de la politique.
La société civile est mise en place dans le cadre du partenariat. C’est une passerelle entre la démocratie représentative, fondée sur la critique, et la démocratie participative, qui essaie d’élargir le cercle des préoccupations réelles et pleines des citoyens. Surtout que les élections ne sont pas tout à fait représentatives des volontés et choix réels des citoyens. D’où la nécessité du recours à un autre système de gouvernance, celui de la société civile, en relation directe avec le citoyen, lequel fait état de critique, parle du concret et est à la quête de la bonne gouvernance. Quant à l’acteur politique, il s’occupe des législations et du pouvoir judiciaire, s’il est dans la majorité. Ces deux forces ne sont, donc, ni conflictuelles, ni opposées, mais complémentaires. Elles ont pour objectifs, après tout, l’amélioration de la situation des citoyens et le développement de la société.
Pour débattre de la relation entre l’acteur social et l’acteur politique, les invitées de Mme Rahima El Ouazzani, modératrice de la séance et Présidente du comité de la société civile au sein de l’OFI, étaient, d’une part, Rokaya Achmal, acteur associatif, Docteur en droit public et sciences politiques. Son intervention s’est étalée sur les rôles constitutionnels, entre problématiques et défis. Dr Layla Bensadrine, Docteur à la Faculté des sciences économiques et sociales, qui a, à son actif, plusieurs publications, dont : « Code de la famille et conventions internationales », a débattu du travail participatif et collaboratif, entre l’acteur civil et l’action politique. Le thème traité par Dr Khadija Rabbah était : « Quel rôle de l’acteur civil et de l’acteur politique dans le projet de développement   » et celui du Dr Khadija Zoumi portant sur : « Le social et le politique, quelle approche   ».
La dynamique sociale, en dehors des échéances électorales, définit deux fronts : politique et social. Les interventions ont couvert plusieurs angles, d’abord celui des définitions de l’acteur social et de l’acteur politique, mais aussi du volontariat ; des rôles ou fonctions constitutionnels, articles de loi à l’appui, en relation avec l’environnement de travail et la catégorie sociétale ciblée. Toujours est-il que les deux veulent atteindre le pouvoir, différemment, pour ce qui est de la gestion de la chose publique. Ce sont aussi des partenaires, compte tenu de certains articles de lois, transversales, de la Constitution. Le problème réside dans la pratique, pour ce qui est de la couverture territoriale. La législation, certes, existe, mais il y a un manque de structuration
Les résultats d’une étude scientifique a été mise en exergue lors de la conférence. Sur 1041 jeunes filles et garçons, 1% sont des jeunes adhérents à la politique et 15% intègrent la société civile. La problématique est dans les 84% qui restent. Où sont-ils  Sur des questions relatives à la priorité pour les jeunes, 8% trouvent qu’elle est dans l’action politique et 33% dans l’action sociale.
Toutes ces actions sont en faveur du développement social, sachant que le bénéfice est plutôt moral que matériel. La problématique réside dans le partenariat entre les deux acteurs. Le travail associatif joue un grand rôle dans la société, un travail de professionnalisme, un rôle que devrait combler l‘Etat.
L’objectif des deux acteurs, après tout, est le développement. Il est d’intérêt général. C’est lutter contre les disparités sociales et la marginalisation.
Bouteina BENNANI

21/3/2019
Lu 61 fois
| |
 Sahara marocain
Bourita appelle à "dépolluer" l'UA des "débats stériles"

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a appelé, mardi à Rabat, à "dépolluer l'Union africaine des débats stériles, inutiles et en déphasage avec la réalité", au sujet de la question du Sahara marocain.
M. Bourita, qui s'exprimait lors d'un point de presse conjoint avec son homologue rwandais, Richard Sezibera, a salué le rôle "constructif" joué par Kigali au sein de l'Union africaine (UA) pour faire prévaloir "l'esprit du réalisme" concernant la question du Sahara marocain, pour "dépolluer" l'organisation panafricaine "des débats stériles, inutiles et en déphasage avec la réalité".
Dans ce cadre, M. Sezibera, qui a co-présidé avec son homologue marocain la première session de la Grande commission mixte Maroc-Rwanda, a réitéré l'engagement de son pays à "faire ce qu'il faut" pour aboutir à "une solution juste et équitable" à la question du Sahara marocain, notant que les deux pays collaborent pour faire avancer l'agenda de réforme de l'UA.
Le Maroc et le Rwanda coordonnent leurs actions au niveau du continent africain et notamment au niveau de l'UA, le but étant de permettre à l'Afrique de faire entendre sa voix au niveau international, pour lancer des projets d'intégration importants et pour doter le continent d'un instrument institutionnel efficace.
M. Bourita a, dans ce sens, mis en avant l'appréciation de SM le Roi Mohammed VI à l'action entreprise par le Président Kagame dans le cadre du processus de réforme de l'UA, pour répondre aux aspirations des Etats africains et pour que l'UA devienne un instrument efficace de défense des intérêts du continent au niveau régional et international, rappelant que le Maroc et le Rwanda travaillent ensemble sur un certain nombre de sujets en Afrique. Pour sa part, M. Sezibera a exprimé ses remerciements au Souverain pour Sa sagesse et Sa clairvoyance pour la réalisation de cet agenda, ainsi que Son soutien précieux au Président rwandais Paul Kagame, qui a initié la réforme de l'UA durant son mandat à la tête de l'Organisation panafricaine.

21/3/2019
Lu 44 fois
| |
 Maroc-Chine
140 millions de dirhams pour financer des projets publics

Le Maroc et la Chine ont signé, mardi à Rabat, un accord de coopération économique et technique d'un montant de près de 140 millions de dirhams destiné à financer des projets publics arrêtés d'un commun accord entre les deux parties.
Paraphé par le ministre de l'Économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, et l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine au Maroc, Li Li, cet accord de don vient souligner l'excellence des relations sino-marocaines et consolider la coopération économique et commerciale établie entre les deux pays.
A cette occasion, M. Benchaâboun a relevé que la coopération entre le Maroc et la Chine ne cesse de se raffermir, en témoignent notamment le volume croissant des investissements chinois dans le Royaume ou encore le nombre des touristes chinois qui va crescendo depuis la mise en œuvre de la politique d'exemption de visa.
Le ministre a tenu également à remercier le gouvernement chinois, pour l'intérêt qu'il porte au développement économique et social du Maroc, faisant part de sa satisfaction quant à la qualité des projets réalisés au Maroc avec l’appui financier de la Chine.
Pour sa part, M. Li a fait savoir qu'à travers cette contribution financière, les deux parties vont concevoir, ensemble et dans un avenir proche, des projets pilotes portant sur plusieurs secteurs stratégiques pour le Royaume, comme les TIC ou l'éducation nationale.
Il a par ailleurs assuré que la Chine est toujours prête à accompagner le développement économique et social du Maroc et à mettre à sa disposition son expertise cumulée dans plusieurs domaines.
Les deux pays ont une volonté commune et forte d'aller de l'avant dans leur coopération qui date de plusieurs années tout en approfondissant davantage leur partenariat stratégique dans plusieurs domaines, a insisté le diplomate.

21/3/2019
Lu 49 fois
| |
 
L’aéroport Mohammed V, élu meilleur du continent africain en 2018

Et de deux pour l'aéroport Casablanca Mohammed V. Ce dernier a été élu meilleur aéroport africain en 2018 pour la qualité des services rendus à la clientèle, après avoir été choisi également le meilleur en 2017.
Selon un communiqué de l'Office national des aéroports (ONDA), l'aéroport Casablanca Mohammed V a été élu meilleur aéroport en Afrique, ex-aequo avec l’aéroport de Durban, dans la catégorie des aéroports accueillant annuellement un volume de trafic aérien entre 5 et 15 millions de passagers.
Il s’agit d’un classement, publié le 6 mars dernier, qui récompense les meilleurs aéroports au monde offrant la meilleure expérience passagers pour la qualité des services rendus à la clientèle.
A cet effet, les responsables de l’Aéroport de Casablanca Mohammed V se verront décerné le trophée relatif à ce prix à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de "ACI Customer Excellence Global Summit" qui aura lieu à Bali, en Indonésie du 2 au 5 septembre 2019.
Pour rappel, les prix annuels de la qualité des services aéroportuaires décernés par ACI récompensent les meilleurs aéroports au monde selon les sondages ASQ "Airport Service Quality" de mesure de la satisfaction des passagers. Les enquêtes réalisées dans le cadre de ce programme portent sur une multitude d’indicateurs pertinents embrassant toute la chaine des services aéroportuaires.
A noter également que le Conseil international des aéroports a instauré ce palmarès dans le but de mettre en exergue les mérites des aéroports qui remportent les meilleurs résultats aux Sondages sur la qualité des services aéroportuaires prestés.
S. A.

21/3/2019
Lu 50 fois
| |
 4ème Congrès International de Fertilité
10,6% de femmes âgées de 15 à 49 ans sont infertiles

L’ouverture officielle de la 4ème édition du Congrès International du Collège Marocain de Fertilité s’est déroulée le 16 mars, en présence du ministre de la Santé, Anas Doukkali, du Président du Conseil national de l’Ordre des médecins, du président de l’université de Picardie d’Amiens, de sociétés savantes, d’associations professionnelles, d’ONGs nationales et internationales ainsi que d’imminentes personnalités scientifiques.
Plus de 350 participants marocains et étrangers, entre chercheurs, gynécologues, obstétriciens et universitaires du Maroc, de Belgique, d’Espagne, de France, d’Italie, des Pays-Bas et des Etats Unis prennent part aux travaux de la 4ème édition du Congrès International de Fertilité.
Une présence en masse pour débattre de thématiques d’actualité, certaines récurrentes mais nécessaires à l’exercice quotidien, ainsi que des voies de recherche en matière de fertilité.
Parmi les ateliers programmés figurent ceux de clinique et biologie, d’optimisation des protocoles Procréation Médicalement Assistée (PMA), d’andrologie, d’hystéroscopie et de génétique, ainsi que celui relatif au guidelines Labo FIV en 2019.
On ne peut dissocier du thème choisi lors de ce congrès, la santé sexuelle et reproductive, ni les stéréotypes liés à ce sujet, et qui « entachent » davantage la femme comme étant la seule responsable d’absence de procréation, a souligné le ministre de la Santé, Anas Doukkali. D’où l’intérêt de l’adoption de la loi 47-14 sur l’infertilité, votée au Parlement et qui a été élaborée dans une démarche participative avec les acteurs concernés. Son inscription au Bulletin Officiel est en cours. Cette loi, qui considère que l’infertilité est une maladie, a pour objectifs de fixer les principes généraux et les conditions optimales de sécurité des techniques de la PMA et de combler ainsi le vide juridique sur la question. Ce qui donne la possibilité aux couples intéressés de bénéficier de ces nouvelles technologies, qu’ils soient « ramédistes » ou ayant une autre assurance maladie.
Aussi, dans le cadre de la stratégie nationale de santé de la reproduction du ministère de la Santé, plusieurs prestations intégrées et continues ont été mises en place, afin d’améliorer le bien-être de la femme, de préserver sa santé physique et mentale, et de réduire la morbidité et la mortalité maternelle et néonatale. Ce qui a permis de diminuer le ratio de mortalité maternelle de 78% en 26 ans, chiffre attesté par l’Enquête nationale sur la population et la santé familiale, réalisée par le ministère, et qui intègre, pour la première fois, la question de l’infertilité. Le nombre de décès maternels est passé de 332 pour 100.000 naissances vivantes, en 1992, à 72,6 décès pour 100.000 naissances vivantes, en 2018. Dans la même dynamique, un processus de prise en charge de l’infertilité du couple a été entamé par le ministère de la Santé et plusieurs actions ont été réalisées à ce sujet. L’enquête a relevé que les femmes infertiles de la tranche d’âge 15-49 ans, ayant toujours leurs cycles menstruelles, représentent 10,6%.
La problématique rentre aussi dans le cadre du Plan Santé 2025, à travers la réglementation des activités de PMA et l’accessibilité à des soins de qualité pour les couples infertiles. Des textes d’application aussi bien que l’amélioration de l’accessibilité financière et physique vont accompagner cette dynamique. A savoir que tout un travail a été fait, dans ce cadre, par l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM) et sera intégré au programme national. Les « ramédistes » (RAMED) pourront également bénéficier de la PMA.
Mohammed Benlahsen, Professeur de physique et Président de l’Université d’Amiens ou Université de Picardie-Jules-Verne (UPJV) depuis septembre 2016, a relevé que depuis 2000, le monde a gagné 17 ans de vie. Ce qui est énorme, rendant ainsi hommage au travail des médecins et à la science. La médecine du futur sera une révolution complète.
II est temps d’alléger la souffrance des 800.000 couples marocains touchés par l’infertilité, insiste le Pr Abdelouahab Bachouchi, Président du Collège Marocain International de Fertilité, organisateur de l’événement scientifique, avec la contribution de la loi sur la PMA, votée avec ses avantages et ses insuffisances. Et ce, malgré toute la lutte organisée des sociétés savantes et des associations. Tout en espérant une concertation et un contact permanent entre les acteurs ministériels et les professionnels sur le terrain, lors de l’élaboration des décrets d’application. Le Collège se veut une plate-forme scientifique ouverte à tous les confrères pour échanger les expériences au niveau national et international.
L’expertise italienne était aussi au rendez-vous à travers des experts et une société savante. Pour plus d’informations sur l’actualité scientifique de la PMA et la prise en charge de l’infertilité en Italie, on a contacté Dr Antonino Guguelmino, Président de la Société de la reproduction humaine, et Dr Pieraldo Inaudi, gynécologue et obstétricien à Florence.
Pieraldo Inaudi, qui était à cet événement pour la troisième année consécutive, s’occupe de l’infertilité, du diagnostic de la PMA et s’intéresse, de près, aux progrès scientifiques en matière de reproduction. Il y a une évolution positive d’une année à l’autre. « On essaie de faire de notre mieux pour améliorer les traitements pour qu’ils soient de moins en moins agressifs pour la femme, donnant de meilleurs résultats et moins coûteux ». Le Maroc est en train de faire de l’excellent travail à travers cette rencontre qui réunit chercheurs de haut niveau et praticiens de terrain, en relation directe et plus proches des patientes. Sachant que les nouvelles technologies ont quelque peu refroidi ces contacts. Les gynécologues savent accueillir les patientes, réaliser un rapport beaucoup plus humain de ce qu’on trouve dans un grand centre. Là où la technologie prime et où les personnes sont juste des numéros dont on ne se rappelle même pas de leurs dossiers. La collaboration entre collègues marocains et italiens se fait sur des questions extrêmement sensibles, relatives au traitement des femmes. Le monde de la reproduction se développe continuellement et la meilleure des évolutions est de « revenir » aux bons rapports entre médecins et patientes. Le maintien des valeurs de rapports humains entre médecins et patientes est primordial. Il y a des évolutions extraordinaires, des médicaments très puissants et des appareils très avancés et sophistiqués qui ont amélioré les résultats et permis d’aboutir à une grossesse.
Il y a trois différents niveaux de prise en charge de l’infertilité en Italie. La prise en charge presque totale de l’Etat est étroitement liée aux règles de chaque région. Des patientes qui ont accès aux centres privés ne bénéficient d’aucune prise en charge par l’Etat. Pour les autres, certains actes bénéficient de la gratuité (centres étatiques) et d’autres à moitié. Les centres conventionnés avec la Santé publique doivent quand même payer une marge. D’autant plus que chaque cycle de traitement a son coût. Après le diagnostic, démarre la stimulation ovarienne, début du cycle qui se termine avec le transfert de l’embryon dans l’utérus. Le reste est à payer différemment.
Dr Antonino Guguelmino, Président de la Société de la reproduction humaine en Italie, est à Rabat dans le cadre d’une rencontre entre deux collèges scientifiques, pour de possibles collaborations entre l’Italie et le Maroc sur des thèmes spécifiques, les deux pays ayant des affinités importantes. Ce sont deux populations méditerranéennes qui ont des problèmes similaires en matière de fertilité et une grande distribution territoriale du problème. Des projets sont en cours pour améliorer, des deux côtés, les résultats de la fécondation in vitro. Les deux pays ont des chercheurs et des médecins de haut niveau et des médecins en contact direct avec les patientes. Il est donc possible de comparer les expériences.
Dr Guguelmino était orateur du congrès sur le thème de réceptivité endométriale, très important dans le cadre de l’infertilité et qui implique le manque d’implantation des embryons disponibles. Des progrès ont été réalisés dans le domaine de la reproduction, aussi bien du point de vue technologique que de la compréhension des mécanismes ou du diagnostic à tous les niveaux. Le volet difficilement explorable et inexploré n’est autre que l’implantation des embryons dans l’utérus. Faute d’études impossibles sur la femme au moment de l’implantation. C’est ce qui limite la réussite de la PMA à plus ou moins 30%.
Bouteina BENNANI

19/3/2019
Lu 8300 fois
| |
 
Héritages de Khatibi

L’Académie du Royaume du Maroc abrite, du mercredi 20 au 22 mars, un colloque international consacré au grand penseur, auteur et sociologue Abdelkébir Khatibi, disparu il y a tout juste 10 ans. Plusieurs chercheurs et auteurs de renommée internationale seront présents à Rabat dans le cadre de ce colloque.
Abdelkébir Khatibi est décédé le 16 mars 2009. Quels héritages l'homme et l'œuvre ont-ils laissé à la postérité Cet hommage est une tentative de réponse et une réhabilitation d'une de nos mémoires intellectuelles et culturelles les plus fécondes. On sait que l'étranger professionnel, tel qu'il aimait à se présenter, celui qu'il appelait après Segalen, l'exote, a résidé toute sa vie dans son pays natal, le Maroc. Il est, dit-il, « appelé - devoir d'écriture - à voyager dans les temps et les espaces, traversant ainsi l'épreuve de l'inconnu». On connaît également sa curiosité intellectuelle et sa fidélité jusqu'au dernier souffle à son pays le Maroc, auquel, écrivait-il, « il devait sa naissance, son nom, son identité initiale, son histoire, sauf le récit de sa liberté d'esprit ». C'est précisément cette liberté que nous souhaitons explorer, reparcourir en sa compagnie avec cette hospitalité intellectuelle qui lui était coutumière et cette courtoisie des mots sculptés dans la nuance. Il portait sur le monde un regarde perspicace, pertinent, sensible et lucide.
Toujours à l'affût de nouvelles quêtes, ses pérégrinations invitent la pensée curieuse de l'Autre au partage des ressources du langage dans une intimité sans complaisance, convaincu que ce sont les intellectuels qui rendent possible le passage de l'action en œuvre quelle que soit la nature de cette dernière. Seule l'œuvre permet d'entretenir la mémoire et tout artiste qui y contribue, devient un intellectuel engagé.
L'homme réservé, souvent silencieux, parfois incompris, a su imposer ses idées au fil des années et ses ouvrages nombreux et importants attestent, s'il y a lieu de le rappeler, de sa large contribution à la littérature universelle. Écrivant en français et traduit dans plusieurs langues, il a pu toucher un public aussi large qu'éclectique. Car Abdelkébir Khatibi, c'est aussi l'homme d'un ensemble de disciplines et de divers genres littéraires. L'intellectuel romancier, poète et dramaturge est une figure de proue contemporaine dont la pensée est au cœur de notre modernité.
Bien avant la création du concept de littérature-monde, Abdelkébir Khatibi fut à l'avant-garde des changements de mentalités et de perceptions. A quoi tient ce palmarès atypique À une personnalité d'honnête homme au sens que lui donnait le siècle des Lumières, à un lecteur curieux et infatigable découvreur de textes.
Parce qu'il était un «traverseur» exigeant entre les cultures et les sociétés, Abdelkébir Khatibi incarnait le sens de la liberté engagée. Penseur hors frontières, il a cheminé entre la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la création et la critique littéraire avec plus d'une trentaine de livres. Ainsi, progressivement et contre des idéologies pugnaces et offensives, il a initié et développé au Maroc, en particulier, une stratégie d'écriture fondée sur la non-violence, éprise des marges, respectueuse de la différence et résolument tolérante. Legs précieux à l'humanité, elle réclame de nouvelles lectures et de nouveaux questionnements.
Afin d'honorer la mémoire de cette personnalité qui, de son vivant, ne faisait pas partie des académiciens que compte l'institution, et de perpétuer le questionnement autour des thématiques chères au défenseur de l'aimance, de la bilangue et du Maghreb pluriel, l'Académie du Royaume du Maroc organise les 20, 21 et 22 mars 2019 un colloque international sous le titre «Abdelkébir Khatibi, quels héritages ».
Ecrivains, chercheurs, artistes, universitaires, doctorants sont conviés à un débat fécond, critique et ouvert porteur des héritages possibles de l'œuvre de Abdelkébir Khatibi alimentée par d'autres œuvres qui lui sont proches. A la faveur d'approches pluridisciplinaires et de connexions entre créateurs, nous souhaitons que cette exploration recouvre les divers champs intellectuels parcourus par l'écrivain qui, de la sémiologie du signe et de l'image à l'essai, en passant par la poésie, le roman et la critique littéraire, composent l'itinéraire d'un penseur cosmopolite.
Quatre axes essentiels s'inscriront dans la continuité de ce parcours intellectuel.

19/3/2019
Lu 10707 fois
| |
 Transports en commun à Rabat 
La capitale doit revoir sa copie

Hafid FASSI FIHRI

Malgré l'entrée en service du tramway et le lancement de nouvelles dessertes très prochainement, les transports en commun de la capitale demeurent en deçà des attentes des Rbatis.
Le parc plus que vétuste des autobus aurait mérité un franc et sérieux coup de  balai afin de moderniser une flotte qui, dans sa grande majorité, devrait prendre le chemin de la fourrière.
Il faut dire que le tramway de Rabat, qui fut une véritable attraction à son lancement, n'a pas répondu à toutes les attentes et n'a absolument pas contribué à diminuer l'asphyxie qui caractérise la circulation dans la capitale. 
Dans les pays développés, la norme en matière de transports en commun est que ces derniers doivent consacrer le principe d'égalité entre les citoyens.
En ce qui concerne le tramway de Rabat, il est actuellement en voie d'expansion avec de nouvelles lignes, mais il ne dessert malheureusement pas de nombreux quartiers, dont Youssoufia, Takkadoum, Nahda, Hay el Fath, Aïn Aouda, la nouvelle ville de Tamesna et Témara sans parler de nombreux quartiers de Salé !
C'est ainsi que des milliers de citoyens subissent un calvaire quotidien avec les transports en commun, été comme hiver, et ne savent plus à quel saint se vouer pour arriver à temps à leur travail et puis rentrer chez eux le soir sans trop de tracas.
Abdallah, qui habite à Oulad Moussa, Karia pour les habitués, est franchement scandalisé par la situation des transports dans son quartier : " Pour espérer arriver à Rabat avant huit heures, il faut tous les jours être prêt à six heures du matin, car même si les grands taxis sont nombreux et disponibles, la file d'attente est incroyablement longue. Il y a des centaines de clients. Puis le soir, rebelote, on refait la queue dans la station de Bab Challah, qui devient noire de monde vers la fin de l'après-midi.
Quant aux bus, ils sont moins nombreux, mais sont infestés de voleurs et de toxicomanes et l'insécurité y sévit sans répit. Je vous épargne l'ambiance dans des autobus pleins à craquer et au confort incertain, voire introuvable.
Cela fait des années que la situation ne fait qu'empirer et l'on attend désespérément la fin du tunnel car, franchement, cela n'est plus une vie.
Heureusement, qu'il y a les grand taxis, sinon la situation serait foncièrement intenable !"
Même son de cloche chez Bouchaïb, qui habite du côté de Akreuch, pas loin du Golf de Dar es-Salam et qui souffre le martyr pour rejoindre le lieu de son travail, où il exerce ses talents de jardinier : "Quand j'étais plus jeune, j'avais une bicyclette et même une moto à un certain temps, mais avec l'âge, il faut dire que je n'ai plus les jambes de mes vingt-ans.
Je suis, ainsi, obligé de rappliquer sur les bus et pour cela, il faut sortir de chez moi à l'aube. Les bus sont très rares et des fois, il faut attendre assez longtemps avant de voir en arriver un. Je ne vous dis pas la galère, en hiver, lorsqu'il pleut et qu'il fait froid.
Dans notre pays, il vaut mieux avoir son propre moyen de transport, sinon, si on n'a pas les moyens, on est obligés, voire condamnés, de prendre le bus.
En ce qui concerne la qualité, les véhicules qui nous servent de bus ne sont, très souvent, que des tombeaux à ciel ouvert." 
Pour en revenir aux faits, la gestion déléguée du service a été un véritable fiasco, après la faillite de la régie qui gérait ce secteur. Le service offert aux usagers n'a connu ni modernisation, ni amélioration qualitative et quantitative et, pire, le parc est en constante dégradation.
Et on se demande aussi pourquoi on n’ouvrirait pas la porte aux investisseurs et autres promoteurs qui souhaiteraient lancer quelques compagnies privées de transport.
Il faut dire que beaucoup ont essayé, mais ont essuyé un refus catégorique...
Alors cette crise est-ce seulement une question de gouvernance locale  !  
Ou bien est-ce dû à un manque de volonté politique de la part des élus, qui devraient en principe répondre aux attentes des populations en se mettant au chevet et à l'écoute des besoins des Rbatis.
Un nouveau concessionnaire 
en juillet pour les autobus
Aux dernières nouvelles, quelque trois cent autobus flambant neuf auraient été livrés à la Wilaya, mais la date de leur mise en service n'a pas encore été communiquée.
Renseignement pris du côté de la Wilaya, M. Boulahya, chef du service en charge de la gestion de la concession des autobus, nous confirme : "Un appel d'offres international a été lancé et un nouveau concessionnaire entrera en service fin juin début-juillet dans le but d'offrir un service de qualité avec un plan d'exploitation nouveau. En ce qui concerne les taxis, le mot d'ordre actuellement est à la mise à niveau du parc avec de nouveaux véhicules."
Hafid FASSI FIHRI

Ph. BOUTALEB 15/3/2019
Lu 13526 fois
| |
 
 
 
   Autre
   
  La une en PDF
 
  Editorial
 
Immaturité et rendement stérile
Au mois de février 2018, les partis de la coalition gouvernementale signaient une « charte de la maj
Jamal HAJJAM
 
  Dossier
 
Marina Bouregreg, 11 ans et tous ses dons

Bouteina BENNANI
 
   
  Chronique
 
Pourparlers de Genève : Le fourbe reprend du service
Jamal HAJJAM

Souriez, le gouvernement vous protège !
Jamal HAJJAM

Prions
Jamal HAJJAM
 
  T�l�gramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 Marina Bouregreg, 11 ans et tous ses dons
 Souriez, le gouvernement vous protège !
 Pourparlers de Genève : Le fourbe reprend du service
 Le gouvernement appelé à se départir de sa politique de paupérisation
 Convoitises israélo-américaines sur le pétrole du Golan
 Taux directeur maintenu à 2,25%
 La nuit des longs bâtons
 L’action sur le terrain comme remède face à l’incertitude ambiante
 Le journaliste de « L’Opinion » Hamid Yahya, élu président
 Confusion algéro-polisarienne


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems