Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Algérie
Son Altitude Gaïd Salah

Jamal HAJJAM

Depuis 2013, année de son AVC qui l’a cloué sur un fauteuil roulant et l’a privé de parole, les voix n’ont cessé de s’élever en Algérie réclamant la destitution du président Abdelaziz Bouteflika pour inaptitude physique. Opposants, penseurs, journalistes engagés, intellectuels, artistes et autres organisations humanitaires avaient, dès la fin du troisième mandat présidentiel, multiplié les tentatives de dénonciation d’une situation clownesque et offensante pour le peuple algérien fier et orgueilleux.
A mesure que les hospitalisations à l’étranger, de plus en plus longues et rapprochées, se multipliaient, l’idée que le sommet du pouvoir constitutionnel en Algérie était devenu fantomatique se précisait aux yeux du monde. Mais rien n’y faisait, le régime en place que les Algériens désignent par « système », passé maître en fourberie, multipliait les subterfuges, allant jusqu’à faire passer à la télévision d’Etat de ridicules vidéo-montages pour donner l’illusion d’un président actif.
La réclamation de la destitution du président, gravement malade, a pris la forme de manifestations populaires massives depuis le 22 février dernier, au lendemain de l’annonce officielle de la décision de porter Bouteflika à la candidature pour un cinquième mandat.
D’autant que le président se trouvait pour la énième fois sur un lit d’hôpital en Suisse. Mais, passant outre la grogne populaire imposante contre le décrié cinquième mandat, les détenteurs du pouvoir ont déposé au nom de Abdelaziz Bouteflika un dossier de candidature « Complet » comprenant, entre autres documents, un certificat d’aptitude physique et intellectuelle ; un faux bien-sûr.
C’est dire que le « système » dont Bouteflika n’est que l’apparat, se refusait de lâcher prise face à la contestation populaire. Et même lorsque la révolte des Algériens a grossi et s’est raffermie, on a tenté un tour de passe-passe en décrétant l’abandon du cinquième mandat comme le réclamait le peuple, mais avec le report sine die des élections du 18 avril et, bien-sûr, le maintien de Bouteflika à la tête de l’Etat jusqu’à nouvel ordre.
C’était, cependant, sans compter la détermination du peuple algérien qui, du rejet du cinquième mandat, est passé à la revendication du changement radical de tout le système et au départ de l'oligarchie dans son intégralité et dans sa mixture militaro-civile avec ses satellites. C’est là que le grand manitou, tapi jusqu’ici dans l’ombre, hormis deux petites sorties sur le « hirak » contradictoires et apparemment anodines, s’est retrouvé acculé à agir à visage découvert, le bateau de la mainmise sur les rouages de l’Etat et de l’économie commençant réellement à prendre de l’eau.
Dans un discours prononcé mardi lors d'une visite auprès d'unités militaires – discours diffusé par la télévision nationale -, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l’Armée Nationale Populaire et vice-ministre de la Défense, le plus haut gradé de l’Armée algérienne, celui qui se place au-dessus de tout et de tout le monde, a, contre toute attente, déclaré que Bouteflika était inapte et qu’il devait être destitué. Le général a donc fini par lâcher le mot et Bouteflika avec.
Immédiatement après ce « coup de théâtre » minutieusement médiatisé, tous les soutiens du président malade se sont disloqués. Toutes les composantes du régime qui, au risque de se ridiculiser face au peuple comme à l’international, défendaient pourtant bec et ongles Bouteflika et son état de santé, se sont alignées sur la position de Gaïd Salah. Et personne, vraiment personne, n’a pipé mot sur le fait que le constat d’inaptitude doit être établi par une autorité médicale et non par un haut gradé de l’armée, fut-il Gaïd Salah. L’Armée algérienne, cette fausse « grande muette » -la preuve !- est pourtant tenue, selon le discours officiel, à un devoir de réserve sur la chose politique et doit s’en tenir soigneusement à l’écart. Si donc le général décrète quelque chose, c’est que ça doit être écrit et exécuté !
Bien-sûr, la situation qui prévaut en Algérie n’est pas à un rebondissement près, mais celui opéré par le général Gaïd Salah, c’est à dire par l’Institution de l’Armée qu’il incarne, a le mérite de mettre en évidence, une fois pour toutes, un secret de polichinelle que les responsables algériens ont toujours nié : le régime en Algérie n’est pas un régime civil mais bel et bien militaire. Les élections et les assemblées élues ne sont rien d’autre que du maquillage destiné à camoufler le vrai visage d’un régime où c’est l’armée qui règne en maître absolu et à laquelle revient toujours le dernier mot. Nous avons là l'illustration que c’est l’Institution militaire qui fait et défait le pouvoir, qui place les présidents et les destitue, qui forme les gouvernements et les recompose…
La sortie de Gaïd Salah qui suggère l’ouverture de la voie devant l’activation de l’article 102 de la Constitution pour déclarer l’état d’empêchement et enclencher un processus de remplacement d’un président officiellement inapte, peut paraître, à première vue, une adhésion à la revendication populaire qui refuse depuis le début le maintien de Bouteflika à la tête de l’Etat. Sauf que l’enjeu est autre. De la même manière que sous la pression de la rue on a tenté, dans un premier temps, d’évincer le cinquième mandat pour maintenir Bouteflika, l’homme fort de l’armée cherche cette fois à en finir avec Bouteflika pour préserver le système, pour se préserver et préserver les intérêts de ceux qui sont aujourd’hui unanimement décriés par le peuple algérien. Conformément à la disposition de la Constitution régissant la destitution, la direction provisoire des affaires de l’Etat pendant 90 jours par le président de l’Assemblée nationale, lui-même pur produit du système, pourrait être exploitée pour asseoir les conditions de la continuité du régime moyennant un nouveau marketing.
Gaïd Salah réussira-t-il son coup  Seule la rue algérienne détient la réponse. Une rue qui a en tout cas vaincu la peur et de quelle manière ! puisque l’aspect joyeux égaie les manifs au-delà de la dimension politique. Comme si les gens en finissaient avec une sorte de deuil, un culte du martyre. Il faut dire que les Algériens, pendant longtemps « emmurés », se sont réapproprié un espace public confisqué jusque-là par un régime qui voulait une société totalement immobile, mais qui est en train de subir, ahuri et déboussolé, ce dont il se croyait prémuni par l'étouffement des libertés et la répression systématique de l'aspiration populaire à la liberté.
Jamal HAJJAM

29/3/2019
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 L’Istiqlal salue les résultats des travaux du congrès ministériel africain
L'initiative de l'autonomie du Sahara est le maximum que la Maroc peut consentir

Ph. CHKIRATE

C’est un Comité Exécutif au programme très chargé qui a été organisé le mardi 26 mars 2019 au siège du parti de l’Istiqlal à Rabat, sous la présidence du Secrétaire Général M. Nizar Baraka. Intervenu au lendemain de la tournée organisée dans la province de Larache, cette réunion a permis de dresser le bilan des rencontres régionales fructueuses entreprises par le parti dans plusieurs villes et localités de cette région. Mais en guise d’entrée en matière, le Comité Exécutif du parti s’est penché sur la question de l’évolution de la question de l’intégrité territoriale du royaume.
A l'entame de cette réunion, le CE a en effet a passé en revue les dernières évolutions se rapportant au dossier de la cause nationale, à la lumière de la deuxième table ronde, tenue les 21 et 22 courant, sur le différend artificiel autour du Sahara marocain, sous la direction de l’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Horst Köhler.
A cet effet, le CE salue l'approche efficiente de la diplomatie marocaine et la pertinence de la proposition marocaine conforme à la Résolution 2440 du Conseil de sécurité qui confirme l’importance du plan d’autonomie étant la solution politique réaliste, pratique et durable pour la question du Sahara marocain.
Il a, dans le même registre, reçu avec satisfaction le dernier message du Secrétaire Général des Nations Unies adressé à tous les pays membres pour porter le soutien nécessaire aux efforts déployés par l’ONU dans l’objectif d’aboutir à une solution définitive à la question du Sahara marocain.
Dans son communiqué, le CE déclare fermement qu'il n'est de résolution du conflit artificiel sur le Sahara que dans la totale souveraineté marocaine. Il réitère que l'offre politique marocaine qui consiste en l'initiative de l'autonomie constitue le maximum que peut consentir notre pays pour arriver à une solution réaliste, pragmatique et durable. A ce titre, il insiste sur le total respect des références adoptées par le Conseil de sécurité en tant que partie unique et exclusive chargée de diriger le processus de règlement, et manifeste son rejet de toute velléité qui vise à dévier cette trajectoire des références accréditées.
Par la même occasion, poursuit le communiqué, le CE salue les résultats des travaux du congrès ministériel africain, tenu le 25 mars 2019 à Marrakech pour mettre en évidence le soutien de 36 pays de l'Union Africaine au processus politique de l’ONU concernant le dossier du Sahara marocain, soulignant l'accord des pays africains présents dans ce congrès à mettre en oeuvre la "vision sage et concertée" qui a été préalablement approuvée durant le sommet de Nouakchott, en juillet dernier, et qui confirme à nouveau la compétence exclusive de l'ONU dans le processus du règlement du différend artificiel.
S'agissant des rencontres de communication présidées par Nizar Baraka dans la région de Béni-Mellal/Khénifra et la province de Larache, le Comite Exécutif a salué la mobilisation distinguée qui a conféré un franc succès aux travaux des 2èmes rencontres régionales, lesquelles ont tablé sur le développement rural et montagnard. Il s’est de même félicité des rencontres de masse que le Secrétaire Général a tenues avec les militants et les militantes à Azilal et Khénifra.
Dans la foulée, le communiqué met en avant l’incitation du gouvernement à assumer ses responsabilités, à garantir une relance économique dans ces régions, et à faire en sorte qu'elles bénéficient des richesses du pays à travers l'adoption d'un plan de développement spécifique aux régions montagnardes, considérant que le bilan de ces rencontres a démontré les besoins pressants pour  accélérer l’élaboration d'un nouveau modèle de développement  suivant les instructions du Souverain en octobre 2017, pour réduire les disparités sociales, établir l'équité territoriale, rendre justice aux strates paupérisées et vulnérables, et promouvoir la situation des classes moyennes.
Par ailleurs, le communiqué évoque l’intérêt accordé par le CE à l’affaire de la poursuite de M. Omar Hjira, et le verdict de la Cour d'appel à son encontre, après avoir été innocenté par le Tribunal de première instance. A cet égard, le CE exprime sa grande préoccupation concernant l'évolution de ce dossier, et confirme son soutien à Omar Hjira ainsi que son droit de se défendre au sein de la Cour de cassation, tout en affirmant sa confiance dans les instances de justice.
Enfin, concernant la situation dans la région arabe, le CE condamne la nouvelle mesure escaladante du président américain Donald Trump qui a signé un décret reconnaissant la souveraineté présumée sur le plateau du Golan syrien occupé. Dénonçant cette décision  injuste qui légitime l'occupation et qui enfreint clairement la loi internationale et les Résolutions du Conseil de sécurité y afférentes, comme elle  constitue une atteinte flagrante à la souveraineté d'un pays membre de l'ONU.

29/3/2019
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 Effervescence sociale et vacuité gouvernementale
Les médecins privés en grève le 4 avril

A. CHANNAJE

Les expressions de colère de différentes franges de la société se suivent et se ressemblent. Alors que la question des enseignants contractuels n’est toujours pas réglée, voilà les médecins du secteur privé qui montent également au créneau, revendiquant une meilleure gestion de l’AMO et une plus grande prise en considération de leurs contraintes et attentes. Confronté à une effervescence sociale qui ne fait que monter crescendo, le gouvernement ne semble plus savoir sur quel pied danser.
Grave nouvelle pour le ministère de la Santé et pour les patients. Les médecins du privé et les cliniques privées ont décidé, encore une fois, comme c'était le cas en 2018, d’observer une grève nationale le 4 avril prochain. Cette décision a été prise lundi, 25 mars, à l'issue d'une réunion des principaux acteurs du secteur : Association nationale des cliniques privées, Collège syndical national des médecins spécialistes privés, Collège national des médecins généralistes privés, et Syndicat national des médecins généralistes privés. Dans un document revendicatif, ils expliquent les raisons qui les poussent à prendre une telle décision.
La première est relative à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Pour eux, cette procédure est encore mal gérée. Pourtant, « les bénéficiaires de l’Assurance Maladie Obligatoire s’adressent presque exclusivement aux cliniques, aux centres d’hémodialyse, aux cabinets de radiologie et aux laboratoires d’analyses médicales du secteur privé. Ces derniers produisent plus des deux tiers des examens biologiques réalisés à l’échelle nationale. Ce secteur soigne également au moins 95% des patients relevant du tiers payant autre que l’AMO (Assurances et mutuelles privées, mutuelles des établissements publics, Mutuelles étrangères…). Le secteur de soins libéral répond à cette demande sans délai et à bas coût, ce qui a permis aux caisses gestionnaires de l’assurance maladie obligatoire d'engranger d'énormes bénéfices, puisqu'elles ont réalisé, en une décennie, plus de 25 milliards de Dirhams d’excédent budgétaire », est-il souligné.
Les médecins regrettent également la négligence du ministère de tutelle à leur égard. Et ce, malgré le rôle prépondérant et honorable des établissements de soins privés.
« Malheureusement, la tutelle gouvernementale se limite, pour ce secteur, à la délivrance de plus en plus laborieuse des autorisations et à l'organisation de missions d'inspection ».
En même temps, les médecins qualifient les normes proposées par le ministère d'inopérantes « car ne prenant pas en considération les réalités du pays en matière de soins en institutions privées ».
Ils soulignent, par ailleurs, que la clinique privée est piégée par son immobilier. « En effet l’impératif de proximité oblige les établissements à s’implanter dans des zones où le foncier est coûteux sans protection contre la spéculation immobilière. Ce qui les confronte à des impératifs forts de rentabilité et de compression des coûts, élément majeur de leur survie », explique-t-on.
De même, les médecins estiment que la clinique privée est soumise à une fiscalité extrêmement importante. « En effet, elle est assujettie au paiement de pas moins de 8 impôts différents, ce qui contribue à sa mise en difficulté financière chronique... et fait d'elle un leader national en matière d'imposition d'établissements ».
Aussi, la clinique privée ne peut définir le prix de ses prestations. En plus, elle est alors placée dans une situation de contrainte forte sur les prix des prestations, affirme-t-on.
Autre facteur soulevé dans le document revendicatif en question : l'investissement premier est jugé onéreux, « compte tenu de l'impressionnant progrès technologique que connaît la pratique médicale moderne… ».
Instaurer un Conseil supérieur
de la Santé, repenser la procédure de prise en charge 
Face à ces problématiques, les médecins du privé ont élaboré une série de revendications. La première consiste à instaurer un Conseil supérieur de la Santé, d’ailleurs déjà  consacrée par l’article 29 de la loi cadre 34-09 relative à l’offre de soins et à la carte sanitaire. « Cette instance doit avoir, à notre avis, la tâche de développer une politique de santé à long terme et de veiller au maintien du cap fixé. Elle doit inclure en son sein tous les acteurs concernés ».
Les médecins sollicitent aussi, dans le cadre de la régionalisation avancée, les mêmes incitations que celles accordées aux secteurs du Tourisme et de l'Enseignement privé.
La concertation entre les professionnels et les responsables de la gouvernance du système de santé doit, elle-aussi, devenir un comportement routinier piloté par les grandes orientations du Conseil supérieur de la Santé loin des calculs politiques de circonstance.
Pour une meilleure gouvernance dans le secteur, les médecins recommandent la revalorisation de la tarification des actes. « Le souci de maîtrise des dépenses ne doit pas être considéré sous un angle purement comptable. Il doit intégrer des paramètres essentiels tels que la prévention des maladies chroniques lourdement coûteuses et l’amélioration de la qualité des prestations, il ne faut pas non plus que la gestion de l’assurance maladie se limite simplement au maintien de ses équilibres financiers au détriment des principes d’équité, de solidarité et d’égalité dont elle se doit  d'être la défenderesse, car c'est la seule manière de garantir l’accès aux soins à l’ensemble de la population. La rémunération des prestations se doit dès lors de tenir compte du coût réel de celles-ci, ce qui est, à notre sens, un élément déterminant pour la survie du système dans son ensemble ».
 
Renouveler la convention
De même, on revendique le renouvellement de  la convention tarifaire établie en 2006 entre l’Agence nationale de l’assurance maladie et le Conseil national de l’Ordre des médecins. Pour les médecins, cette convention est actuellement totalement dépassée et se doit d’être revue et corrigée d'autant qu'elle comporte des dispositions qui ont montré aujourd'hui de manière caricaturale leurs limites. Ils revendiquent, par ailleurs, la révision de la nomenclature des actes, « complètement obsolète ».
 Actuellement, ajoute la même source, les demandes de prise en charge des soins par les organismes gestionnaires ne sont pas délivrées dans les délais réglementaires. La méfiance démesurée et le contrôle a priori systématique allongent davantage les délais de réponse et retardent parfois les programmes diagnostiques et surtout thérapeutiques.
Autres mesures recommandées : simplification des procédures administratives d’autorisation d’ouverture des établissements de soins, et création d’un guichet régional unique regroupant, entre autres, les responsables de l’urbanisme, et les spécialistes de l’architecture du bâtiment de la Santé…

A. CHANNAJE

Ph. archives 29/3/2019
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 Enseignants contractuels 
Le gouvernement use de fermeté et passe à la procédure d'abandon de poste

La procédure d'abandon de poste sera appliquée à l'encontre des enseignants cadres des AREF n'ayant pas encore rejoint leur lieu de travail. 
Le ministre de l'Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saïd Amzazi, a annoncé, mercredi à Rabat, que la procédure d'abandon de poste sera appliquée à l'encontre des enseignants-cadres des académies régionales de l'éducation et de la formation (AREF) qui n'ont pas encore rejoint leur lieu de travail.
S'exprimant lors d'une conférence de presse consacrée à ce dossier, en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, M. Amzazi a indiqué que "sur décision du gouvernement, une procédure de licenciement a été engagée à l'encontre de cette catégorie d'enseignants-cadres qui prétendent former des Coordinations, entravent le cours normal du service public et portent atteinte au droit des élèves à la scolarité", précisant qu'"ils seront licenciés par les directeurs des AREF".
Cette décision survient au moment où gouvernement et enseignants sont dans une impasse totale et inextricable, le bras de fer entre les deux parties semblant sans issue et à ce sujet, Saïd Amzazi avait lancé un ultimatum aux grévistes les priant de reprendre le chemin des classes alors que ces derniers ont préféré prolonger leur mouvement de grève et manifester devant le siège du parlement où ils ont eu droit, par ailleurs, à une intervention très musclée des forces de l'ordre. 
Mais il faut dire que sur la gestion de ce conflit, le gouvernement a donné cette impression de ne pas savoir sur quel pied danser car il y a quatre semaines le chef du gouvernement déclarait que le dossier serait définitivement réglé, dans l'intérêt général, afin d'éviter une détérioration du climat social vu la conjoncture régionale assez animée et avait invité à un dialogue serein et constructif entre les deux parties.
Pendant ce temps, le ministre Saïd Amzazi campait sur ses positions, usant de fermeté et abusant d'intransigeance en écartant définitivement l'intégration des enseignants-contractuels dans la Fonction publique comme ces derniers le réclament depuis le début de leur mouvement de grève et de contestation.
Mais il faut dire que les impératifs politiciens et électoralistes ont certainement et lourdement pesé sur les partis de la majorité, particulièrement pour  le PJD, qui a très bien compris que le prix à payer serait conséquent auprès de l'opinion publique.
Concernant les enseignants stagiaires au niveau des Centres régionaux de l'éducation et de la formation (CREF) "qui ont été incités par les Coordinations à abandonner leur formation et à sortir dans la rue", le ministre a indiqué qu'ils seront remplacés par les candidats de la liste d'attente, rappelant qu'ils ont signé l'engagement de formation qui stipule que toute absence dépassant cinq jours entraînera l'application de cette procédure par les académies.
Pour ce qui est des enseignants contraints à abandonner les classes, M. Amzazi les a appelés à reprendre leur travail, ajoutant que toutes les garanties leurs seront accordées pour ne faire l'objet d'aucune mesure, sachant que cet arrêt de travail entraînera, quand même, une retenue sur salaire.
"Les Coordinations, ne jouissant d'aucune légitimité les prédisposant à convoquer une grève, nous ont mis devant un cas d'atteinte au service public, ce qui va à l'encontre de l'intérêt général et du droit de l'élève à la scolarisation", a noté le ministre.
Il a, en revanche, salué le sens de responsabilité des enseignants qui ont placé les intérêts des élèves avant toute considération et ont continué à remplir leur devoir professionnel, ainsi que les enseignants qui se sont portés volontaires pour assurer un soutien scolaire aux élèves et compenser le temps perdu, ainsi que la mobilisation des parents et des tuteurs pour assurer le droit de leurs enfants à la scolarisation.
Il a également rassuré les parents et les tuteurs des élèves quant à la continuité du service public et de la garantie du droit des élèves à la scolarisation, en rappelant que les AREF et leurs directions provinciales ont pris toutes les mesures nécessaires pour assurer le temps scolaire, rattraper les heures perdues et garantir la protection nécessaire pour tous les enseignants à l'intérieur et à proximité des établissements scolaires, afin de leur permettre d'exercer leurs fonctions dans les meilleures conditions.
Il a, de même, tenu à affirmer qu'il n'y a plus lieu de parler de la contractualisation, puisque ce mode de recrutement a été définitivement abandonné après l'approbation, par les Conseils d'administration des AREF, réunis le 13 mars en une session extraordinaire, des amendements introduits aux statuts des cadres de ces académies, et l'abrogation de toutes les dispositions qui renvoient à la "contractualisation".
Le gouvernement, a-t-il poursuivi, a respecté ses engagements quant à l'amélioration des statuts des cadres des AREF, en introduisant toutes les garanties nécessaires à la stabilité professionnelle et la sécurité d'emploi pour ces cadres, notamment celles relatives à la titularisation, tout en conservant l'ancienneté acquise à l'académie, le droit à la promotion dans l’échelle et l’échelon tout au long de leur carrière et la retraite suite à une maladie grave, en garantissant aux cadres des AREF les mêmes droits assurés pour le reste des fonctionnaires de l’État. "En conséquence, ces cadres sont dorénavant des fonctionnaires dans le cadre de la Fonction publique régionale", a-t-il martelé.
Ces dispositions portent, également, sur le cas d’invalidité physique, en appliquant aux enseignants-cadres des AREF les mêmes dispositions juridiques en vigueur pour tous les fonctionnaires des administrations publiques, ainsi que le droit à la mutation au niveau régional et le droit de passer les différents concours (inspecteurs, orientation, planification, agrégation, administration pédagogique), ainsi que le droit d’occuper des postes de responsabilité, a-t-il noté.
De même, les AREF ont procédé au versement des salaires aux enseignants après l’approbation des amendements introduits à leurs statuts et ont organisé l'examen de qualification professionnelle, passé par 3.000 parmi 11.000 enseignants de la promotion 2016, ce qui leur a permis d’être titularisés.
Et d’ajouter qu'un article a été ajouté au statut des AREF, qui comprend désormais 113 articles au lieu de 54, stipulant l'intégration d'office de tous ces enseignants dans la Fonction publique régionale, soulignant que la nouvelle particularité de ce statut est la titularisation, qui assure la stabilité professionnelle du recrutement à la retraite. 
Pour sa part, M. El Khalfi a souligné qu'une série de revendications légitimes ont été satisfaites, de sorte que le statut des académies régionales, faisant savoir que le principe de similitude par rapport à la fonction publique a été appliqué.
Quant à la question de la retraite, M. El Khalfi a indiqué que le gouvernement, dans le cadre de la réforme des régimes de retraite, procédera à la fusion de la caisse de retraite marocaine et le régime collectif d'allocation de retraite, ce qui ne poserait donc aucun problème en ce qui concerne la retraite de ces cadres.
M. El Khalfi s’est, en outre, arrêté sur la question du mouvement national de mutation, rappelant que le recrutement régional fait partie de la justice territoriale garantissant le droit à l'éducation dans toutes les régions.
H.F.F. (avec MAP)

29/3/2019
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 Visite du souverain pontife au Maroc
Le Pape est parmi nous

Ahmed NAJI

Trente quatre ans après la visite mémorable du Pape Jean Paul II à Casablanca, son successeur le Pape François est parmi nous à Rabat où il effectue une visite de deux jours sur invitation de S.M. le Roi Mohammed VI. Programmée depuis plusieurs mois, cette deuxième visite d’un Pape au Royaume revêt aujourd’hui une importance particulière de par son timing et sa nature. Zoom sur les implications d’une visite déjà historique.
La visite que le pape François commence aujourd’hui à Rabat ressemble certes à celle de son prédécesseur Jean Paul II en 1985, sur invitation du défunt Roi Hassan II. Cette visite revêt toutefois une certaine particularité de par sa chronologie. II s’agit en effet de la première visite effectuée par le souverain pontife dans un pays musulman après le massacre de triste mémoire, perpétré à Christchurch en Nouvelle Zélande, lors duquel 50 innocents de confession musulmane ont été assassinés. Deux semaines donc après cet attentat survenu le 15 mars
et trois mois après le double homicide d’Imlil où deux jeunes touristes scandinaves ont été sauvagement assassinées par des terroristes marocains, le Pape François débarque au Maroc pour y prêcher les vertus de l’humanisme et du vivre ensemble. C’est dire la charge symbolique et émotionnelle que revêt cette visite à l’issue de laquelle le Maroc sortira certainement renforcé et confirmé dans son statut de terre de tolérance.
Un statut pour le renforcement duquel SM le Roi Mohammed VI, en Sa qualité d’Amir Al Mouminine, n’a eu de cesse d’œuvrer en jouant un rôle avant-gardiste dans la propagation d'un Islam modéré et de son idéal du juste milieu, dans la lutte contre l’extrémisme, la diffusion des pratiques et valeurs de tolérance, ainsi que dans le renforcement de la coopération avec les pays frères et amis. 
A cet effet, le Maroc focalise ses efforts sur l’encouragement et la création d’espaces communs d’action et de réflexion en faveur de la paix, de l’harmonie et du développement humain, le règlement des conflits par les voies pacifiques, la préservation de l’unité des pays et la sauvegarde de leur identité culturelle et cultuelle. Deux jours avant sa visite, le Pape François, conscient du rôle du Maroc et de son Roi, a justement tenu à souligner cet aspect dans un message vidéo adressé aux Marocains en déclarant : «Je suis reconnaissant à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour Son invitation bienveillante et aux autorités marocaines pour leur coopération généreuse. Sur les pas de mon prédécesseur le Pape Jean Paul II, je viendrai comme un pèlerin de la paix et de la fraternité dans un monde qui a grandement besoin de ces valeurs».
Événement politique et religieux certes, la visite du Pape est également un véritable show médiatique. Selon les dernières informations recueillies vendredi auprès des organisateurs qui apportaient les ultimes retouches au programme protocolaire de cette visite, ce ne sont en effet pas moins de 300 journalistes venus des cinq continents qui assureront une couverture internationale à cet événement. 80 qui font partie des médias accrédités à longueur d’année par le Vatican arrivent littéralement dans les valises du pape, puisqu’ils débarquent au Maroc dans le même avion que lui. Parmi eux et à titre exceptionnel, une équipe de 2M et une autre de la RTM spécialement accréditées font également partie du voyage. En plus de ces journalistes «Embedded», 220 représentants de médias internationaux spécialisés et généralistes ont manifesté leur intérêt pour la couverture de la visite papale en terre d’islam et sur invitation du commandeur des croyants.
Outre l’impact médiatique, la visite papale a des conséquences directes sur le quotidien des habitants de Rabat et région. En effet, et en plus des travaux d’embellissement entamés depuis plusieurs semaines qui donnent aujourd’hui à Rabat ses allures de « sou  neuf », la visite papale met la Capitale du Maroc au centre d’un impressionnant dispositif sécuritaire. Selon des informations recueillies auprès de la DGSN, les effectifs policiers déjà imposants de la Capitale ont été renforcés par l’afflux de centaines d’agents supplémentaires issus des villes environnantes.
Conséquence directe de ce dispositif, la Wilaya de Rabat a publié le 26 mars, soit quatre jours avant l’événement, une circulaire où elle annonce l’interdiction de stationnement dans les principales artères et avenues de la ville. En énumérant les noms des avenues et des rues concernées, cette circulaire signée par le nouveau Wali Mohamed Yacoubi, ne fait pas qu’interdire le stationnement, elle annonce en fait le parcours du cortège papal et de sa fameuse Papamobile à travers les rues et avenues de Rabat. Ce qui augure d’un accueil populaire triomphal qui accompagnera le Pape François depuis son arrivée à l’Aéroport de Rabat Salé, jusqu’à son arrivée au Mausolée Mohammed V et la tour Hassan où il sera officiellement accueilli par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cet accueil sera clôturé par un discours des deux souverains prononcé sur l’esplanade de la Tour Hassan et suivi par un tête-à-tête au Cabinet Royal.
Autre clou de la visite papale, le souverain pontife se rend samedi en fin de journée à l’Institut Mohammed VI de formation des Imams Morchidines et des Morchidates qui abritera un concert de l’orchestre philharmonique du Maroc. Ultime étape de cette visite dominée par les messages de paix et de tolérance, la Messe organisée en présence du Pape François dans la salle couverte du Complexe Sportif Moulay Abdellah interviendra dimanche juste avant son départ vers l’aéroport de Rabat-Salé à destination de Rome. Rabat aura entretemps vécu deux journées mémorables qui feront certainement date.
Ahmed NAJI

29/3/2019
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 Tournée Istiqlalienne dans la province de Larache
L’action sur le terrain comme remède face à l’incertitude ambiante

Samir ZERRADI

Nous sommes dans une ville pourtant pas si lointaine de l’axe Casa-Rabat-Tanger, mais qui semble snobée par le train du développement qui traverse depuis plusieurs années ce même axe. Il s’agit de Larache, une ville où les trains ne passent pas et que la toute flambante LGV contourne, puisqu’elle ne dispose pas encore de gare ferroviaire. En somme, une ville oubliée qui ne tire aucun dividende de son statut de porte du Nord. Ce Nord si proche et si lointain qui fait désormais office de voisin riche avec ses grands projets structurants tel que l’incontournable hub maritime de Tanger-Med dont Larache profite si peu de la proximité.
Frappée de plein fouet par le chômage des jeunes, le manque d’infrastructures et de projets structurants, cette ville se situe en effet dans la moyenne basse du développement social avec un score faible de 87 points. De fait, elle fait partie de ces nombreuses villes et localités que les voyageurs dépassent sans ciller sur l’autoroute Tanger-Marrakech.
C’est de cette ville sans prétention, loin des «hot spots», que le Parti de l’Istiqlal a choisi de donner le coup d’envoi de sa tournée régionale de trois jours. Une tournée qui mènera sa délégation présidée par le Secrétaire Général du parti, M. Nizar Baraka, dans d’autres villes et localités de la région. Le but premier du voyage étant d’aller à la rencontre des populations locales, militants Istiqlaliens y compris, afin d’écouter leurs doléances et s’enquérir de leur situation. Une semaine donc après sa tournée dans le Moyen-Atlas dans les villes de Béni Mellal, Azilal et Khénifra, le parti se déplace du 22 au 24 mars dans la région de Larache à travers plusieurs villes et localités.
Le périple commence le vendredi 22 mars dans la salle Essâada à Larache qui a abrité une rencontre sous le thème «L’égalitarisme économique et social, fondement du modèle égalitaire». Lors de cette rencontre marquée par une forte affluence populaire, les débats et interventions, notamment celle du Secrétaire Général du Parti de l’Istiqal, étaient axés sur le faible rendement du gouvernement actuel. Entre autres sujets, l’érosion du pouvoir d’achat des Marocains et de leur niveau de vie arrive en tête des griefs invoqués. Une situation qui s’est aggravée durant les derniers mois en raison des querelles intestines et des calculs pré-électoralistes qui animent la majorité gouvernementale. A Larache, une ville ceinturée de campagnes et où l’exode rural fait rage, y attirant chaque année des contingents entiers de «miséreux», ces propos trouvent un écho particulier auprès d’une population locale en constante paupérisation.
Lors de la rencontre de Larache, un autre sujet qui anime depuis plusieurs semaines l’actualité nationale, s’invite au débat. Il s’agit de la crise des enseignants contractuels à propos de laquelle M. Nizar Baraka dira prémonitoire : «La contractualisation des enseignants est non seulement une démarche stérile, mais il s’agit également d’un procédé illégal en totale contradiction avec les dispositions de l’article 6 bis de la loi sur la fonction publique. Le gouvernement doit agir de façon responsable en vue de dépasser cette crise dangereuse et mettre fin à la vague de manifestations qui agite le pays depuis trois semaines et qui risque de s’aggraver». Le lendemain, samedi soir, au centre ville de Rabat, une manifestation massive de ces mêmes enseignants contractuels est dispersée sans ménagement, augurant d’un durcissement de ce mouvement durant les prochains jours (voir article de Naji, page 1).
En attendant, à Larache et sa région, les soucis des gens tournent autour des thématiques classiques du chômage, le désœuvrement des jeunes et le manque de perspectives. A proximité de la salle de conférences Essâada qui a abrité la rencontre Istiqlalienne, l’ambiance solennelle du lieu et de l’événement n’incite pas aux confidences. Deux heures plus tard, autour d’un grand thé Shamali dans un café des environs, les langues se délient. «La ville peut tromper ses visiteurs, vu le potentiel et les richesses qu'elle présente, mais qui cachent véritablement des conditions de vie  déplorables, car ce sont les jeunes qui paient lourdement la facture de ce  potentiel sous-exploité. Telle une obsession, la tentation du Hrig est omniprésente parmi la plupart des jeunes,», nous confie Laarbi, la trentaine, chômeur, malgré son master en droit. Son compère, Saïd, même âge mais moins d’instruction et de diplômes en poche, évoque lui le trafic de drogue comme unique et dangereux débouché pour des garçons comme lui dépourvus d’avenir. Signe de cette fatale incertitude, à Larache comme dans l’ensemble de sa région, un sujet principal domine depuis plusieurs semaines les discussions, c’est la réapparition hypothétique du bateau fantôme qui avait défrayé la chronique durant l’été 2018 en proposant gratuitement des traversées illégales du détroit aux jeunes de la région. Les postulants et candidats à ce voyage des plus incertains se comptent bien entendu en milliers.
Samedi 23 mars, la tournée s’arrête à Souk Jdid dans la commune Essahel, avant de se diriger vers Bni Ârous. Les deux étapes s’articulent autour de la thématique égalitaire si chère au Parti de l’Istiqlal qu’il en a fait sa devise et son cheval de bataille. Dans ces régions oubliées par le train du développement, les populations locales en mal d’écoute et d’action sociale affluent nombreuses. Parmi les présents, M. Saïd Nich, éleveur qui habite dans la commune de Zouada, déplore la situation difficile que traversent les agriculteurs de la région à cause notamment des gelées et du manque de précipitations, mais surtout en raison du désintérêt du gouvernement. «Les producteurs de cacahuètes, de pomme de terre et de fruits rouges ou de céréales ont besoin  de subventions, de protection et d' accompagnement pour surmonter le problème des dettes, et  assurer la commercialisation de leurs produits », nous confie notre interlocuteur, amer. Selon lui, de plus en plus de paysans abandonnent leurs terres ou les louent, pour ensuite aller s’installer dans des conditions misérables dans la ville de Larache qui enregistre ces derniers temps un exode sans précédent.
Aussi fédératrice soit-elle, la tournée de l’Istiqlal peut-elle apporter des solutions à de telles problématiques  Nous avons posé la question à quelques militants Istiqlaliens présents. La réponse est unanime : non, du moins pas dans l’immédiat. A quoi servent donc ses rushs réguliers organisés de part et d’autre du pays  «D’abord, à mettre la lumière sur les zones rurales et montagneuses qui se situent en bas de l’échelle nationale en termes de développement socio-économique, concentrant ainsi l’essentiel de la pauvreté au Maroc. Ensuite, pour présenter et partager avec les populations de ces régions les solutions proposées dans le cadre de notre modèle de développement rural, en vue de les affiner à travers l’écoute des remarques et suggestions formulées lors de ces tournées», répond un leader du Parti de l’Istiqlal.
Dimanche 24 mars, à l’heure où nous mettions sous presse, la tournée de l’Istiqlal se prolongeait au Douar Bourbia à la Commune Zouada, avant de s’achever au complexe culturel Khemmar Guennouni à Ksar El Kébir. Tout indique que cette ultime étape de la tournée aura connu pareil succès et pareille affluence populaire que les précédentes. Ce qui est en soi normal, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Samir ZERRADI

24/3/2019
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