Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
   
 
        Nationale
 Interview de M. Nasser Bourita à l’hebdomadaire sud-africain “The Sunday Times”
Le Maroc recadre et tend le bras à l’Afrique du Sud

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a appelé, dimanche, l’Afrique du Sud à travailler avec le Maroc pour l’émergence d’un nouveau modèle de coopération interafricaine. 

«Au lieu de continuer dans une situation d’impasse, le Maroc et l’Afrique du Sud doivent travailler ensemble pour développer un modèle de coopération interafricaine et de coopération Sud-Sud» a dit M. Bourita dans une interview à l’hebdomadaire sud-africain « The Sunday Times ». 
Le Maroc et l’Afrique du Sud, qui demeurent deux importantes économies en Afrique, représentent deux plate-formes d’entrée dans le continent, a-t-il indiqué, notant que Rabat et Pretoria sont appelés à travailler ensemble pour aider l’Afrique à avancer vers l’émergence économique nécessaire du continent. 
Parmi les principaux domaines qui s’offrent à cette coopération entre les deux pays, le ministre a cité le développement de la Zone de libre échange africaine et le transport aérien. 
M. Bourita n’a pas manqué de souligner le soutien apporté par le Maroc à la lutte du peuple sud-africain contre le régime de l’apartheid, rappelant que le leader historique sud-africain Nelson Mandela avait été accueilli dans le Royaume depuis le début des années 1960. 
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, d’autre part, souligné que le Maroc et l’Afrique du Sud, eu égard à leurs positions géographiques, «ne doivent normalement pas avoir des problèmes bilatéraux». 
«Nous ne partageons pas les mêmes frontières, nous n’avons pas de problèmes territoriaux», a-t-il dit, expliquant que les problèmes qui perturbent les relations entre les deux pays s’expliquent par la décision de Pretoria de «prendre position sur une question qui concerne une région située à des centaines de kilomètres, une position qui va à l’encontre de celles de l’ONU et de l’Union Africaine (UA)». 
M. Bourita a déploré, dans cette veine, la décision de l’Afrique du Sud d’abriter, les 25 et 26 mars dernier au siège de son ministère des Relations internationales, une conférence de soutien aux séparatistes du « Polisario ». 
Cette conférence, organisée à l’initiative de la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), s’est inscrite à contre-courant du processus onusien visant à trouver une solution au différend régional au sujet du Sahara marocain, a-t-il dit, soulignant que l’Afrique du Sud, en tant que membre de la communauté internationale, doit aider dans ce sens dans le cadre de la neutralité nécessaire. 
«Normalement, si vous êtes un pays qui œuvre dans le cadre de la communauté internationale, vous devez aider sans préjugé et sans se ranger du côté d’une partie», a-t-il dit. 
«L’Afrique du Sud a choisi une autre voie», a regretté M. Bourita, soulignant que les paramètres d’une solution au conflit créé autour de l’intégrité territoriale du Maroc sont clairement définis dans le cadre de l’ONU, qui appelle à un règlement réaliste, pragmatique, durable et fondé sur le compromis. 
Le ministre a, d’autre part, souligné que la question du Sahara ne doit pas être comparée à la situation au Moyen-Orient. «En Palestine, l’ONU a adopté une résolution appelant à une solution à deux Etats. Au sujet du Sahara, il s’agit d’un processus politique en vue de trouver un règlement avec l’Algérie», a-t-il expliqué. 
Rappelant que la présence d’Israël dans les territoires palestiniens est mondialement reconnue comme une occupation, M. Bourita a lancé un défi à l’adresse de «nos frères en Afrique du Sud de trouver une seule résolution onusienne qui qualifie la présence du Maroc au Sahara comme une occupation». 
Si l’Afrique du Sud veut jouer un rôle honnête, elle doit reconnaître ces deux positions différentes l’une de l’autre, a encore dit M. Bourita. 
Revenant sur la conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’UA au processus politique des Nations-Unies sur le différend régional au sujet du Sahara marocain tenue récemment à Marrakech, M. Bourita a souligné que cette rencontre visait à montrer que les pays africains soutiennent la position du Maroc et que la conférence de Pretoria ne devait pas être perçue comme une référence de la position africaine. 
La conférence de Marrakech a également permis de montrer que la rencontre de Pretoria était un moyen de diviser l’Afrique, a ajouté le ministre, rappelant le consensus qui s’est dégagé lors du 31ème Sommet de l’UA tenu à Nouakchott, consacrant l’exclusivité de l’ONU sur la question du Sahara et le soutien et l’accompagnement que l’UA doit apporter au processus onusien. 
«Qui divise l’Afrique Qui a décidé que ceux qui s’opposent au Maroc devaient se rencontrer », s’est interrogé le ministre, soulignant : «Notre message était de dire que l’unité était à Marrakech et que la division était à Pretoria». 
 « Le Sunday Times » commente, dans ce contexte, que les efforts du Maroc ont été couronnés de succès, d’autant plus que la conférence de Marrakech a été marquée par la participation de 37 pays africains contre seulement 24 annoncés lors de la conférence de Pretoria, y compris des pays comme Cuba, Venezuela et Nicaragua.

16/4/2019
Lu 7364 fois
| |
 
Les enseignants "contractuels" suspendent leur grève

Les enseignants "contractuels" en grève depuis plusieurs semaines ont repris le chemin des classes, lundi. Ils mettent provisoirement fin au mouvement de grève lancé début mars, a annoncé dimanche leur coordination. Les "contractuels tiennent toujours au statut de fonctionnaire" au sein du ministère de l'Education, a toutefois prévenu la "coordination des enseignants contractuels" dans un communiqué parvenu à l’Opinion. D'après ce communiqué, les enseignants ont décidé de suspendre leur grève dès lundi, alors qu'une nouvelle réunion avec le ministère est prévue le 23 avril. En cas de non accord, une nouvelle grève pourrait être lancée le 25 avril, a ajouté la coordination.
Cette annonce intervient au lendemain d'une réunion entre le ministère de l'Education, des syndicats de l'enseignement et des représentants des enseignants grévistes qui ont été pour la première fois inclus parmi les interlocuteurs du Ministère. Cette réunion aurait été marquée par un débat "sérieux" et "responsable", selon un communiqué du ministère. A l'issue de la rencontre, le ministère avait annoncé avoir décidé de "suspendre toutes les mesures administratives et juridiques prises à l'encontre" des enseignants en grève. Les enseignants ont exprimé "leur engagement à reprendre le travail à partir du lundi 15 avril" lors de cette réunion, avait avancé le ministre de l'Education.
Face à un mouvement de grève accompagné d'importantes manifestations, ce dernier avait lancé fin mars un ultimatum aux grévistes, les sommant de reprendre leur travail sous la menace une procédure de révocation «pour abandon de poste».
Le mouvement des enseignants contractuels grévistes concerne 55.000 enseignants recrutés dès 2016 sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) puis intégrés au sein des Académies régionales. Ils réclament le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l'Education nationale. Quelque 300.000 élèves ont pâti des effets de cette grève.

16/4/2019
Lu 8490 fois
| |
 Rapport annuel d'Amnesty International
10 condamnations à mort au Maroc en 2018

Les peines de mort sont en baisse aussi bien au Maroc que dans le monde. 93 personnes étaient sous le coup d’une condamnation à la peine de mort en 2018, soit deux personnes de moins qu’en 2017. Dans le monde, le nombre d’exécutions recensées a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans. La plupart des exécutions ont eu lieu, par ordre décroissant, en Chine, en Iran, en Arabie saoudite, au Viêt-Nam et en Irak.
Dans son rapport annuel 2018 sur la peine de mort dans le monde, Amnesty International souligne, pour le cas du Maroc, que même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1993, les tribunaux ont prononcé dix condamnations à mort en 2018. Soit cinq de moins qu’en 2017. Le rapport affirme aussi qu’en 2018, cinq condamnés ont bénéficié d’une grâce ou d’une commutation. Malgré cela, Amnesty international s’inquiète de voir le Maroc non encore engagé, jusqu’aux nos jours, pour abolir la peine capitale.
Au niveau régional, le nombre d’exécutions recensées par Amnesty International au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a reculé de 41 %, passant de 847 en 2017 à 501 en 2018, chiffre le plus bas enregistré dans la région.
Selon l’ONG, cinq pays ont procédé à des exécutions, soit deux fois moins qu’en 2017 : l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Irak, l’Iran et le Yémen. L’Iran, l’Arabie saoudite et l’Irak demeuraient les pays procédant au plus grand nombre d’exécutions dans la région, totalisant à eux trois au moins 454 exécutions, soit 91 % du total enregistré pour l’ensemble de la région.
Les 1 170 sentences capitales recensées en 2018 représentent une augmentation de 89 % par rapport aux 619 condamnations enregistrées en 2017. Comme en 2017, poursuit la même source, la majorité des condamnations à mort ayant pu être vérifiées dans la région ont été prononcées en Égypte, où au moins 717 personnes ont reçu une sentence capitale, contre au moins 402 en 2017.
En Afrique subsaharienne, Amnesty international souligne que quatre pays ont procédé à des exécutions en 2018 : le Botswana, la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud. Malgré l’augmentation alarmante du nombre d’exécutions au Soudan du Sud, le nombre total enregistré pour la région est passé de 28 en 2017 à 24 en 2018, en raison de la chute du nombre d’exécutions recensées en Somalie. Le nombre de condamnations à mort recensées a diminué, passant de 878 au moins en 2017 à 212 au moins en 2018. Par ailleurs, le nombre de pays ayant prononcé des sentences capitales a augmenté, passant de 15 en 2017 à 17 en 2018.
En Amérique, les USA ont été, pour la 10e année consécutive, le seul pays du continent à exécuter des condamnés. Le nombre d’exécutions (25) et de condamnations à mort (45) recensées aux États-Unis a légèrement augmenté par rapport à 2017.
Dans la région de l’Asie et du Pacifique, au moins 136 exécutions ont eu lieu dans neuf pays de la région en 2018, contre au moins 93 en 2017. Il s’agit, en autres, du Japon, de Thaïlande, de Singapour, de Pakistan, et de Malaisie… C’est une fois de plus en Chine qu’ont été exécutés le plus grand nombre de condamnés. « Toutefois, il est impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale dans le pays, ces données étant classées secret d’État. Amnesty International estime que plusieurs milliers de personnes sont condamnées à mort et exécutées chaque année dans ce pays », estime l’ONG.
En Europe et en Asie centrale, quatre exécutions au moins ont été recensées au Bélarus en 2018, contre deux en 2017. Depuis 2005, le Belarus est le seul pays de la région à continuer de procéder à des exécutions. La Fédération de Russie, le Kazakhstan et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur les exécutions.
Une tendance mondiale à l’abolition
Dans le monde, poursuit Amnesty international, le nombre d’exécutions recensées a chuté de près d’un tiers l’an dernier, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins une décennie.
« La chute du nombre d’exécutions à l’échelle mondiale prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n’est pas la solution », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International. « En dépit des quelques mesures rétrogrades prises par certains d’entre eux, le nombre d’exécutions auxquelles ont procédé plusieurs des pays recourant le plus fréquemment à ce châtiment a baissé de façon très sensible. Cela incite à espérer que ce n’est qu’une simple question de temps avant que ce châtiment cruel d’un autre temps ne soit relégué au passé. »
Globalement, Transapency Internationale note que la peine de mort est résolument en recul, et que des mesures concrètes sont prises partout dans le monde pour mettre fin à ce châtiment cruel et inhumain. Chiffres à l’appui, en 2018, 106 pays avaient aboli la peine de mort dans leur législation pour tous les crimes, et 142 étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.
L’ONG rappelle, à cet égard, que, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, en décembre, 121 pays – chiffre sans précédent – ont voté en faveur de la résolution appelant à un moratoire mondial sur la peine de mort. Seuls 35 pays ont voté contre cette résolution.

A. CHANNAJE

16/4/2019
Lu 8023 fois
| |
 Achat de voiture
L'efficacité énergétique l'emporte sur la puissance
Plus de trois conducteurs marocains sur cinq ont affirmé que, lors de l'achat d’une nouvelle voiture, c’est le critère de l'efficacité énergétique qui l’emporte sur celui de la puissance, ressort-il d'une enquête menée récemment par le constructeur automobile Ford.

Effectuée auprès de 727 conducteurs marocains depuis la page Facebook de Ford Motor Company, cette enquête révèle que 35% des Marocains interrogés ont mentionné le critère de l'économie de carburant comme étant prioritaire, en raison notamment de l'inquiétude liée à l’augmentation des prix du carburant (34%), mais aussi la question de la préservation de l'environnement (29%).
Certains des conducteurs sondés ont avoué recourir à certaines "tactiques" pour réussir à faire le maximum d’économies à la pompe, fait savoir la même source, citant à titre d’exemple, la préférence d'attendre que le prix de l'essence soit au plus bas avant de faire le plein (29%) et de ne se rendre que dans les stations-service où il est possible d'obtenir des promotions ou des ristournes (8,3%). 
Cependant, les conducteurs interrogés ont déclaré, en grande majorité, qu'ils se contentaient simplement de remplir le réservoir de leur voiture à chaque fois que nécessaire, sans jamais vraiment faire attention aux prix à la pompe, fait ressortir l'enquête. 
Ford indique également qu'un nombre important de ces conducteurs ont affirmé qu’ils étaient prêts à modifier leurs habitudes de conduite. Ainsi, près de 20% d’entre eux ont annoncé qu'ils étaient prêts à moins utiliser leurs voitures, tandis que 11% ont certifié qu'ils étaient désormais convaincus de la nécessité d’investir dans une voiture plus économe en carburant. 
Quelques-uns se sont dit qu'ils commenceraient à utiliser plus souvent les transports en commun, au moment où à peine 6% d'entre eux ont révélé leur intention de se procurer une voiture plus petite.
Ladite enquête, qui a également porté sur ce que les conducteurs feraient avec l’argent économisé sur leur carburant, fait savoir qu'un tiers des répondants (33,3%) ont déclaré que, s'ils réussissaient à réduire leurs dépenses en carburant à hauteur de 20% par mois, alors ils dépenseraient cet argent pour leur famille, 29% d’entre eux ont opté pour l'épargne, tandis que le reste a choisi de se payer des vacances ou rembourser les dettes.
Ford souligne, toutefois, que si les Marocains souhaitent ardemment se protéger contre les dépenses excessives à la pompe, un nombre important d’entre eux ignore quelles sont les stratégies à long terme pour réussir à économiser de l’argent sur le carburant. Lors de l'achat d'une nouvelle voiture, plus de la moitié (52%) des personnes interrogées admet ne pas prendre en compte le coût total du ratio "possession/consommation/entretien" d’un véhicule et à peine 14% d’entre eux ont reconnu qu'ils étaient prêts à investir plus d'argent pour acheter des voitures plus économes en énergie.
Parallèlement, un grand nombre de ces conducteurs continuent à apprécier les performances mécaniques d’un véhicule, ajoute la même source, précisant que plus de 37% privilégient la puissance à l'efficacité et près de 70% de ces mêmes acheteurs sont surtout animés par la satisfaction de pouvoir posséder une voiture plus puissante, car jugée plus sûre (40%) et plus agréable à conduire (34%). Parmi les répondants favorables à la puissance mécanique du véhicule, 29% estiment que si l’on veut préserver un certain style de vie, il faudra alors accepter de faire quelques concessions.
"Ces différentes informations démontrent à quel point les consommateurs marocains sont devenus très pointus dans leurs choix et critères", a dit Achraf El Boustani, directeur général de Ford Afrique du Nord.
Ces acheteurs, a-t-il poursuivi, aspirent à ce que leur véhicule soit capable de leur fournir d’excellentes économies en carburant sans, toutefois, faire de compromis sur les performances, qu'il s'agisse de conduire sur autoroute ou en plein milieu de la circulation urbaine.
C'est dans ce sens que M. El Boustani a relevé que "la technologie EcoBoost, développée par Ford, permet aux conducteurs d’accéder à une puissance suffisante, tout en économisant de l'énergie". "Lorsqu’elle est utilisée efficacement, elle permet, non seulement, d'économiser du carburant, mais aussi de réduire les émissions de dioxyde de carbone, tout en offrant du "punch" et des performances à chaque fois que nécessaire", a-t-il ajouté. 
Ces moteurs, primés à de nombreuses reprises, équipent, au Maroc, la Ford Fiesta et le SUV Ford EcoSport. Réunissant trois technologies différentes (la turbo-compression, l'injection directe de carburant et le calage variable des soupapes), ils possèdent une cylindrée réduite, ce qui leur permet de réaliser des économies de carburant significatives, mais aussi de réduire les émissions en CO2 sans jamais compromettre les performances.
Depuis 2009, les motorisations EcoBoost ne cessent de faire l’objet de nombreuses distinctions. La déclinaison 1.0 L de ces blocs moteurs s’est vue, en effet, décerner à dix reprises le prix international de Moteur de l’année.

16/4/2019
Lu 8147 fois
| |
 Protection des données personnelles
La CNDP et Facebook se concertent

Les moyens légaux et opérationnels pour renforcer la protection des données personnelles ont été récemment au menu d'une réunion à Rabat, entre le président de la Commission nationale du contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), Omar Seghrouchni, accompagné d'experts de la Commission, et des représentants de l’entreprise Facebook. Dans un communiqué, la CNDP a indiqué qu'elle a demandé que les data centers hébergeant les données à caractère personnel des citoyens et résidents au Maroc, aussi bien celles collectées auprès d’eux, avec leurs consentements, que celles générées par leurs usages, soient localisés dans des pays considérés par la commission comme adéquats en termes de protection des données à caractère personnel.
La commission a demandé la mise en place des mécanismes permettant de traiter, par l’entreprise Facebook, de façon efficace, les plaintes adressées à la CNDP et liées à l’atteinte à la vie privée, à l’image ou à l’éthique, à l’usurpation d’identité, au droit à l’oubli, à la géolocalisation et au profilage par les réseaux sociaux de l’entreprise Facebook. Sur le plan opérationnel, la CNDP a exprimé aux représentants de l’entreprise Facebook sa disposition à étudier des propositions sur les bonnes pratiques des réseaux sociaux, qui pourraient enrichir le contenu éditorial de la plateforme dédiée à la protection de la vie privée numérique des enfants et des adolescents au Maroc, qui sera bientôt mise en ligne par la CNDP, précise le communiqué.
En ce qui concerne le plan réflexion et prospective, le communiqué relève un échange autour des évolutions en cours et à venir du monde et des usages du numérique (nouveaux usages, catégorisation des algorithmes explicables, intelligence artificielle responsable, devenir des comptes des personnes décédées, …).
La CNDP a aussi demandé aux représentants de l’entreprise Facebook d’étudier ses demandes et de proposer, dans le cadre de leurs prochains échanges, un plan d’action effectif en mesure de répondre à ces différents points, conclut le document. 

16/4/2019
Lu 8485 fois
| |
 
Québec International lance une mission de recrutement au Maroc en juin prochain

Une nouvelle mission de recrutement pour les entreprises de la région de Québec sera organisée les 15 et 16 juin prochain au Maroc, à l'initiative de l'Agence de développement Québec International.
Cette initiative de recrutement représente une opportunité pour les professionnels marocains qui désirent s'installer à Québec et ses environs, indique Québec international, tout en soulignant que les derniers résultats partagés avec son partenaire marocain en emploi, en l'occurrence l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC), étaient "très satisfaisants".
"Les Marocains manifestent un intérêt marqué pour la mobilité internationale, en général, et pour les initiatives de recrutement dans la région de Québec, en particulier", souligne l'agence qui fait savoir que les Marocains sont arrivés 2e au niveau du pourcentage de visites sur le site www.quebecentete.com, durant la période de promotion de la précédente mission (du 8 juin au 5 août).
En tant qu'agence de développement économique, Québec International se fixe pour missions de favoriser la croissance des entreprises, de soutenir les secteurs porteurs et d'attirer dans la région canadienne des talents et des investissements.
L'Agence compte sur la collaboration de plusieurs partenaires publics et privés pour mener ses mandats. Ses principaux bailleurs de fonds sont le gouvernement du Québec (ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Emploi-Québec, Secrétariat à la Capitale-Nationale). Au cours de cette nouvelle mission, les employeurs de la région, accompagnés de spécialistes en mobilité internationale de l'Agence, doivent rencontrer des candidats qualifiés afin de pourvoir des postes au sein de leurs entreprises, indique l'organisme québecois dans un communiqué.
Les offres d'emploi présentées portent notamment sur les secteurs des technologies de l’information, du manufacturier, et de la santé.
D'après l'Agence, les candidats appelés à présenter leur demande, au plus tard le 12 mai, doivent avoir une formation académique, une expérience professionnelle et une bonne connaissance de la langue française.

16/4/2019
Lu 14064 fois
| |
 Salon des Inventions à Genève  
Le Maroc rafle deux médailles d'or

Belle et brillante consécration cette semaine du Maroc à l’échelle international : A travers l’Ecole Marocaine des Sciences de l’Ingénieur (EMSI), le Maroc s’est vu décerner deux médailles d’or et une dizaine de distinctions à l’occasion du Salon International des Inventions de Genève, qui se tient du 10 au 14 Avril 2019 à Palexpo.
Le Salon bénéficie du haut patronage de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, OMPI, du gouvernement suisse, de l’État et de la Ville de Genève.
Reconnu comme le plus important salon d’inventions au monde, ce salon a confirmé, cette année encore, sa position de rendez-vous spécialisé dans le domaine de la promotion des inventions avec plus de 30 000 visiteurs de tous continents et plus de 800 inventeurs provenant de plus de 40 pays exposant plus de 1000 inventions spécialisés dans l'électricité, l’IOT, l'énergie, les TIC, l'écologie et les sciences domestiques.
A travers ses deux laboratoires « SMARTilab » et « LPRI », l'Ecole Marocaine des Sciences de l’Ingénieur s’est distinguée de fort belle manière lors de cette édition, avec deux médailles d’or pour ses deux inventions « Smartrafic » et « Smart Factory 4.0 » et s’est vu décerner une dizaine de prix et distinctions reçus auprès de fédérations mondiales notamment : la France, la Russie, la Roumanie, la Chine, la Thailande, l’Arabie Saoudite, la Malaisie, les Maldives et l’Egypte.
L’innovation « SmarTraffic » récompensée lors de ce concours par une médaille d’or est un système décentralisé basé sur l'identification par radiofréquence et le traitement des images, capable de gérer le trafic urbain d’une manière optimale et intelligente. Il identifie les véhicules en état d'urgence (VVIP, pompiers, ambulances, police ...) et contrôle le feu de signalisation de manière dynamique.
Quant au Projet « SmartyFactory 4.0 » : Un appareil de communication multi-interface multi-protocole multi-industries permettant l’acquisition de données sous forme de trames de bus de mode et d’entrées / sorties analogiques / numériques.
Selon Dr Kamal Daissaoui, Président du Groupe EMSI, « ces réalisations ont été possibles grâce à la détermination et l’implication des équipes SMARTilab et LPRI, Ils sont aussi le résultat des actions mises en œuvre par l’école visant la promotion de l’invention et de l’innovation au pays ».
Rappelons que l’EMSI a récolté 49 distinctions lors des grandes compétitions à l’échelle nationale et internationale.

16/4/2019
Lu 58 fois
| |
 Ouverture de la session du printemps du Parlement
«La cohésion sociale d’abord »

Samir ZERRADI

Vendredi 12 avril, en marge de la séance d’ouverture de la session du printemps du Parlement, le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, s’est réuni avec les membres du groupe istiqlalien au sein de la première Chambre. Cette rencontre a été l’occasion d’apporter des éclaircissements édifiants concernant la crise politique consécutive aux propos de l’ancien chef du gouvernement, M. Abdelilah Benkirane, et les tergiversations qui s’en sont suivies au sein du PJD, en particulier, et au sein de la majorité gouvernementale, en général. Afin d’évacuer tout équivoque concernant les intentions de l’Istiqlal, M. Baraka a déclaré d’emblée: " En demandant l’application de l’article 103 de la Constitution pour lier le vote du projet de Loi-cadre sur l’éducation à un vote de confiance du parlement en l’Exécutif, nous avons clairement signifié que notre intention n’était nullement de renverser le gouvernement. Car sinon et si telle était notre volonté, c’est l’application de l’article 105 relatif à la motion de censure qui aurait été invoquée».
M. Baraka a ensuite réaffirmé les motivations du Parti de l’Istiqlal en précisant : «Notre démarche qui s’inscrit en droite ligne de notre positionnement politique en tant que parti d’opposition prônant une approche nationaliste, morale et édifiante, avait pour principal objectif d’éprouver l’aptitude de ce gouvernement à contrôler sa majorité en vue de mener les grandes réformes que les Marocains attendent depuis longtemps. C’est une démarche critique certes, mais qui a pour principale motivation de défendre les intérêts des Marocains contre les atteintes répétées à leur pouvoir d’achat. Notamment en proposant des alternatives tangibles et crédibles en vue de préserver la cohésion sociale».
A ce propos, le Secrétaire Général n’a pas manqué de rappeler que plusieurs chantiers législatifs sont actuellement en suspens dont notamment les projets de loi organique relatifs au caractère officiel de l'amazigh et au Conseil national des langues et de la culture, ou encore le projet de loi-cadre sur la réforme du système éducatif qui a suscité une controverse au sein des composantes de la coalition gouvernementale.
Dans ce sens, il a indiqué que l’Istiqlal ne veut surtout pas contribuer à un environnement d'instabilité, mais préfère, en sa qualité de parti de l’opposition, maintenir la pression en vue d’inciter le gouvernement à plus de célérité dans le parachèvement de ses engagements. De la même manière, le parti ne veut pas s'engager dans des joutes verbales et des guerres de communication portant atteinte aux partis politiques ou aux personnes.
Ceci étant dit, M. Nizar Baraka est revenu sur les derniers faits marquants de la scène politique, à savoir la session extraordinaire du parlement qu'il a qualifiée de décevante. «Le dossier le plus important était la loi-cadre sur l'éducation qui a engendré de graves divergences, avant que les diverses composantes politiques du pays, dont l’Istiqlal, ne parviennent à un compromis. Mais à la dernière minute, ce compromis a été remis en question par les composantes de la majorité, provoquant le report à trois reprises des travaux de la commission, ce qui a vidé les travaux de cette session extraordinaire de tout sens». M. Nizar Baraka a profité de l’occasion pour rappeler les constantes de l’Itsiqlal sur ce dossier. «Notre parti n’a ménagé aucun effort pour défendre la gratuité totale de l’enseignement public. Il a également réussi à obtenir le retrait du principe de contractualisation pour l’emploi des enseignants. Et enfin pour la promotion de l’égalité des chances entre Marocains et la préservation de l’école en tant qu’espace de coexistence. Ceci en vue d’évacuer toutes les causes qui peuvent engendrer une société fissurée», a-t-il conclu.
Samir ZERRADI

16/4/2019
Lu 9880 fois
| |
 Marché obligataire
Les tenants et aboutissants de la levée de fonds du Maroc à l'international

N. BATIJE

Comme annoncé dans notre édition  du 21 mars 2019, le Trésor opérerait deux sorties de levée de fonds à  l’international, en 2019 et en 2020, de l’ordre de 11 milliards de dhs chacune.
L’information se confirme  et ses détails viennent d’être livrés par M.  Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie et des Finances, lors d’un entretien accordé, à Marrakech le 7 courant, à l’agence Bloomberg.
Pour l’Argentier du Royaume, la décision du Maroc de procéder à la levée, cette année, de pas moins d’un milliard de dollars  par le biais d’émission d’obligations internationales, annonce un changement de stratégie gouvernementale  vis-à-vis des obligations  pour financer son programme économique.
A cet effet, précise M. Benchaâboun, le Royaume avait mandaté un consortium de banques pour mener à bien cette émission qui serait également reconduite au titre de 2020.
A ce niveau, l’idée développée par le ministre des Finances  est que « lorsque vous êtes régulièrement présent sur le marché obligataire international, vous fixez votre objectif de prix pour la dette que vous souhaitez contracter et, évidemment, vous mobilisez plus rapidement des financements  pour le compte des préteurs, car ils vous connaissent ».
Toujours est-il qu’au moment de la rédaction de cet article, aucune date ou calendrier n’a été fixé à cette sortie.
Laquelle sortie se fera « dès que les conditions le permettraient», annonce M. Benchaâboun.
Cependant, ce qui est sûr, c’est que cet effet d’annonce de sortie à l’international intervient dans un contexte particulier, que ce soit en interne ou en externe.
En externe, le contexte international, pour  le moins incertain, est fort imprégné de menaces protectionnistes, d’accroissement des tensions commerciales et d’instabilité politique. 
Ce qui  se passe actuellement en Algérie en est la parfaite illustration, au niveau régional.
En interne, l’heure est à la reconsidération de l’actuel modèle de développement qui, de l’avis de tout un chacun, bute sur ses propres limites en termes de réduction de disparités catégorielles et/ ou territoriales, ainsi qu’en termes de  justice sociale. Et ce, au moment où le gouvernement est toujours en quête de modes de financement alternatifs, qui n’auraient pas à compromettre le financement public ou provoquer un quelconque effet d’éviction qui, à son tour, pourrait engendrer, en interne, une massive levée de fonds.
Partant de là, il va sans dire que  toute sortie à l’international pourrait limiter en interne les éventuelles pressions sur les taux et injecter davantage d’argent frais sur le marché monétaire, qui en a grand besoin.
D’autant plus qu’aux derniers chiffres, les réserves de changes sont sujet à effritement. Et à en juger les projections de la Banque centrale qui, rappelons le, vient de  réviser à la baisse la croissance pour 2019 à 2,7%, les réserves internationales nettes passeraient de 231 milliards de dhs, en 2018, à 239 milliards, en 2019, avant de revenir à 236 milliards, en 2020.
En des termes beaucoup plus simples, les réserves internationales  continueraient à couvrir, bon an mal an, un peu plus de cinq mois d’importation de biens et services.
N. BATIJE

11/4/2019
Lu 9552 fois
| |
 Circulaire du chef du gouvernement pour l’élaboration de propositions budgétaires pour la période 2020/2022
Même pas les moyens de modestes ambitions

Ahmed NAJI

Dans une circulaire du chef du gouvernement adressée aux ministres, secrétaires d’Etat et hauts commissaires, il leur est demandé d’élaborer des propositions budgétaires pour la période 2020/2022 dans une perspective de rationalisation des dépenses. L’approche est à saluer en soi et c’est ce qui aurait dû être fait depuis le début du mandat de l’actuel gouvernement, si ce n’est que cette circulaire précise que l’objectif du gouvernement est de réaliser un taux de croissance moyen de 4% en ce laps de temps, ce qui est bien plus que modeste.
Tous les économistes marocains s’accordent à dire que le pays a besoin d’un taux de croissance de quelque 6 à 7% par an pour parvenir à résorber progressivement le chômage. Car il s’agit non seulement d’arriver à caser les nouveaux venus sur le marché de l’emploi, mais également d’absorber le stock des chômeurs. D’autre part, ce n’est pas avec un petit 4% de progression annuel du PIB que le Maroc peut prétendre s’affirmer comme pays émergent, les pays ayant acquis ce statut affichaient des taux de croissance à deux chiffres pour ce faire.
Il faut rappeler les maigres performances de l’actuel gouvernement pour


se rendre compte de l’ampleur de l’inefficience des politiques mises en œuvre par celui-ci et son incapacité à réaliser les nécessaires réformes pour dynamiser les activités économiques. Au lieu d’un mouvement ascendant, c’est à un ralentissement de la croissance que les Marocains ont assisté l’année écoulée. De 4,1% en 2017, la progression du PIB a reculé à 3,5% au cours du premier semestre 2019 et s’est chiffrée à 3,1% au cours du second.
En bon élève discipliné, le chef du gouvernement insiste dans sa circulaire sur le respect de l’orthodoxie budgétaire et la maîtrise des dépenses publiques, de manière à ne pas déplaire aux institutions de Bretton Woods. Mais il évite les questions de fond, autrement plus importantes pour améliorer les indicateurs de performance. L’économie marocaine est, jusqu’à présent, dépendante de la générosité du ciel en termes de pluviométrie, une tare qu’elle traîne depuis des lustres et que le gouvernement n’est pas parvenu à éliminer. Sachant que les précipitations pluviométriques sont assez réduites, cette année, les prévisions de croissance tablent sur un taux de 2,9%, selon la Banque Mondiale et le HCP.
Le plan d’accélération industrielle n’est parvenu ni à rehausser significativement le volume des exportations, ni à couvrir les besoins du marché national en substituts aux produits importés, le déficit structurel de la balance commercial en étant la preuve cinglante. Les investissements publics génèrent de moins en moins de croissance et de création d’emploi, un problème qui se doit d’être examiné attentivement afin d’en expliciter les causes et d’inverser la tendance. L’économie marocaine ne produit que peu d’emplois qualifiés et de produits à haute valeur ajoutée. Le taux de chômage demeure rigide dans sa position, toujours aux alentours du dixième de la population active, 23% des jeunes citadins et 16,5% des diplômés étant sans emploi.
Nul besoin d’être un Prix Nobel en économie pour comprendre que le chef du gouvernement se nourrit d’illusions s’il escompte hausser le taux de croissance du PIB à un niveau décent sans avoir préalablement trouvé solutions aux difficultés qui entravent le dynamisme de l’économie marocaine et mené les réformes pouvant redresser la situation. Au vu des dissensions qui déchirent les rangs de la majorité et en l’absence de vision à long terme chez l’actuelle équipe gouvernementale, ce n’est pas demain la veille que l’économie marocaine va crever le plafond du taux de croissance à deux chiffres.
Ahmed NAJI

11/4/2019
Lu 9480 fois
| |
 Hausse du coût de la vie, aggravation du chômage et difficulté à épargner
Le moral des ménages en berne

Les ménages n’ont pas du tout le moral. D’après l’enquête de conjoncture du HCP, l'indice de confiance des ménages (ICM) poursuit sa baisse depuis le 1er trimestre de 2018. Ainsi, au premier trimestre 2019, cet indice est de 79,1 points, au lieu de 79,8 points enregistrés le trimestre précédent et 87,3 points une année auparavant.
Cet indice porte sur la perception par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière.
En détail, 43,2% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 28,6 % un maintien au même niveau et 28,2% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 15 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport à une année auparavant où il était à moins 13,3 points et à moins 6,2 points respectivement.
Au cours des 12 prochains mois, 26,5% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 37,0% à un maintien au même niveau et 36,5% à une amélioration. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur passe à 10 points au lieu de 9 points le trimestre précédent et 16,6 points le même trimestre de l’année 2018. 
De même, 82,5% contre 7,0% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 75,6 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent où il a enregistré moins 70,0 points que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il était à moins 54,5 points.
L’enquête du HCP fait ressortir, également, que 58,8% contre 22,5% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 36,3 points contre moins 36,8 points le trimestre précédent et moins 27,2 points le même trimestre de l’année 2018.
Elle en ressort aussi que 63,6% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 32,6% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 3,8% affirment épargner une partie de leur revenu. Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 28,9 points contre moins 28,4 points au trimestre précédent et moins 25,2 au même trimestre de l’année précédente.
 Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 32,8% contre 11,6% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 21,2 points au lieu de moins 20,7 points enregistré un trimestre auparavant et moins 18,1 points un an auparavant.
S’agissant de l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 33,0% contre 12,4 % des ménages, s’attendent à une amélioration de leur situation financière. Le solde d’opinion de cet indicateur enregistre 20,7 points au lieu de 19,1 points un trimestre auparavant et 25,9 points un an auparavant.
L’enquête fournit également des données trimestrielles sur la perception des ménages relatives à d’autres aspects des conditions de vie. Il s’agit en particulier de la capacité des ménages à épargner et de l’évolution des prix des produits alimentaires.
Ainsi, au premier trimestre de 2019, 18,5% contre 81,5% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur a gardé son niveau du trimestre précédent (moins 63,0 points) et s’est dégradé par rapport au même trimestre de l’année précédente (moins 54,5 points).
 Par ailleurs, 88,3% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois au moment où seuls 0,2% ressentent leur diminution. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 88,1 points, après avoir été de moins 90,3 points le trimestre précédent et de moins 86,7 points une année auparavant.
Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 87,6% des ménages contre 0,1% qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 87,5 points, au lieu de moins 86,6 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 82,9 points une année passée.
A. C.

11/4/2019
Lu 9085 fois
| |
 Artisanat
Les exportations sur un trend haussier

Saïd ABDESSADEK

En confirmant les performances réalisées durant l’année 2018, les exportations des produits d’artisanat ont enregistré une bonne croissance (18.4%), avec un chiffre d’affaires à l’export en quête d’un bon comportement et soldent les mois de janvier-février de l’année en cours par un taux de croissance de 9.3% par rapport à la même période de l’année dernière.
Cette importante progression a été enregistrée, notamment, au niveau des vêtements traditionnels. Ainsi, au cours des deux premiers mois de 2019, les vêtements traditionnels font la part belle à l’export suite à un taux de croissance de
114%, ce qui les propulse au-devant des produits les plus demandés à l’étranger avec une part de 22% dans le chiffre d’affaires global des produits artisanaux exportés.
Il en est de même pour la dinanderie où l’on relève également une forte demande extérieure en réalisant un taux de croissance de 93% par rapport à la même période de 2018, de même que les articles chaussants dont le chiffre d’affaires à l’export évolue à hauteur de 63%. Ces produits sont suivis des articles en poterie et pierre à travers une progression à raison d’un taux de 19%, ce qui les positionne au 2ème rang, après les vêtements traditionnels, en termes de contribution au chiffre d’affaires à l’export à travers une part de 17%. Ces derniers sont suivis du tapis qui se place en troisième position avec une part de 14%.
Parmi les pays importateurs de ces produits, l’on constate une forte démarcation de la Belgique au cours des deux premiers mois de 2019. De même, de nombreux pays importateurs de produits artisanaux marocains sont très demandeurs durant le début de l’année 2019. A leur tête, les pays européens dont la progression globale est de 16% par rapport aux deux premiers mois de 2018. Tout comme la Belgique qui a enregistré un taux de croissance de ses importations atteignant les 134%, laissant ensuite la place, bien plus loin, à d’autres marchés européens tels que le marché hollandais (33%), français (30%) ou encore espagnol (19%).
Idem pour les pays africains qui ont réalisé une prouesse en la matière, avec un chiffre d’affaires à l’export des produits artisanaux marocains qui ont progressé à hauteur de 109% comparé à la même période de 2018. Le Japon fait également partie des pays qui raffolent pour notre artisanat avec un accroissement de 66%. Arrive ensuite le continent américain qui s’illustre avec un bon taux d’accroissement enregistré par le Canada (41%) et dans une moindre mesure par les USA (10%).
S’agissant des pays arabes, l’on relève une progression atteignant 22%, assurant une part dans le chiffre d’affaires global à l’export de 24%, tout en gardant ainsi la troisième position en termes de parts suite aux marchés des USA (28%) et européen (39%).
Par ailleurs, au niveau des villes marocaines exportatrices, c’est Essaouira qui a réalisé une forte évolution durant les deux premiers mois de l’année en cours. Ainsi, les exportations de la ville d’Essaouira se sont multipliées 16 fois plus par rapport à la même période de 2018. Nador s’est également illustrée en réalisant un taux d’accroissement de son chiffre d’affaires à l’export de 117%. Parmi les pôles de production, Fès a réalisé un bon score à travers un taux d’évolution de 40%, suivie de Tanger (24%), et plus loin de Casablanca (12%). Néanmoins, en termes de contributions au chiffre d’affaires à l’export, Casablanca et Marrakech détiennent toujours les plus grandes parts, avec respectivement 51% et 27%.
Saïd ABDESSADEK

11/4/2019
Lu 6052 fois
| |
 
Démantèlement d’une dangereuse cellule terroriste à Taza

Flash de dernière minute. Les éléments du Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ), ont démantelé, hier mercredi 10 avril, une dangereuse cellule terroriste composée de quatre individus âgés entre 33 et 38 ans qui se préparaient à commettre des actes criminels dans divers lieus et établissements publics.
Selon les premières informations, la cellule est coiffée par un ancien jihadiste déjà condamné dans le cadre de la loi anti-terroriste en 2015. Selon un communiqué émanant du ministère de l’Intérieur, le chef de la cellule avait rejoint les jihadistes en Irak et en Syrie et dès son retour au Royaume, il a commencé à recruter et entraîner les autres membres de la cellule afin de commettre des actes terroristes dans le pays.
Il se trouve aussi que l’un des membres de cette cellule, se chargeait financièrement d’envoyer plusieurs personnes dans les pays où Daech est encore active, notamment en Libye, où la guerre civile commence de nouveau à faire rage.
A noter que cette arrestation vient juste après le communiqué de l’ambassade des Etats Unis à Rabat qui avait prévenu les autorités marocaines sur une probable attaque terroriste.
Nous y reviendrons avec beaucoup plus de détails.
A. L.

11/4/2019
Lu 9369 fois
| |
 Le procès du brigadier de police accusé d’abattre son supérieur
30 ans de réclusion criminelle

Abdallah LAHFARI

Les magistrats de la chambre criminelle près la Cour d’Appel de Meknès, ont rendu lundi 8 avril leur verdict dans l’affaire du brigadier de police accusé d’homicide volontaire commis à l’aide d’arme à feu et coups et blessures à l’aide d’une arme blanche.
Le policier avait tiré sur son supérieur dans le district provincial de la sûreté d’Ifrane. Le lieutenant de police Hamid A., en l’occurrence la victime, était le chef de la police urbaine de la région d’Ifrane. Suite à une dispute de travail, le brigadier avait complètement perdu tout contrôle de lui-même avant de faire usage de son pistolet de service pour abattre son chef. Un fait divers sordide qui avait bouleversé l’opinion publique au moment des faits, qui remontent au 28 août 2018.
Le brigadier natif de la petite ville d’Azrou, marié et père de trois enfants, exerçait au sein du corps urbain de la police d’Ifrane. Le jour du drame, après avoir tiré sur son chef, il s’empare d’une arme blanche et blesse deux autres policiers qui avaient essayé de le calmer en le désarmant. Le motif exact de la dispute n’a jamais été vraiment clarifié. Le communiqué de la Direction Générale de la Sûreté Nationale avait indiqué que le brigadier, hors de lui au moment de la querelle, s’était emparé de son arme en mettant fin à la vie de son chef avec une seule balle en pleine tête.
Pour les magistrats chargés de porter leur jugement à l’encontre de l’accusé, l’homicide avait été prémédité avant de passer à l’acte criminel. Le brigadier de police savait d’avance qu’il allait commettre une folie meurtrière. Il a donc été poursuivi selon l’article 393 du code pénal, la peine pouvant alors atteindre la peine de mort. Après délibération, il a été condamné à une peine de 30 ans de prison ferme.
Abdallah LAHFARI

11/4/2019
Lu 6125 fois
| |
 
L'Espagne se maintient comme premier partenaire commercial du Maroc

L’Espagne s’est maintenue comme le premier partenaire commercial du Maroc en janvier dernier, aussi bien en termes d’exportations que d’importations, et ce pour la septième année consécutive, selon l'Office statistique de l'Union européenne (Eurostat).
Les exportations de l'Union européenne (UE) vers le Maroc ont augmenté de 8,9% en janvier dernier, en glissement annuel, précise la même source, notant que l'Espagne a maintenu sa position comme le premier fournisseur du Royaume, en s'accaparant 35,5% du total des exportations européennes.
Pour leur part, les importations européennes d'origine marocaine ont crû de 3,5% en janvier dernier, sur un an, précise-t-on de même source.
Le pays ibérique a été aussi le premier client du Maroc au cours du premier mois de 2019, en s'adjugeant 41,1% du total des importations de l'UE, soit 10% de plus qu'en janvier 2018, suivi de la France (30,4%), l'Italie (6,9%), l'Allemagne (4,6%) et du Royaume-Uni (4,5%). Pour sa part, le Maroc s'est maintenu comme le 11ème fournisseur de l'Espagne à travers le monde lors de la même période et le 4ème en dehors de l'Union européenne, derrière la Chine, les États-Unis et la Turquie.
Les importations de produits marocains par l'Espagne ont ainsi augmenté de 10,1% en janvier dernier par rapport au même mois de l'année précédente, en raison d'une progression de 63% des importations de baies et de petits fruits, de 30% des légumes et de 62% des équipements automobiles, malgré une baisse de 17% des importations de voitures, explique la même source.
Pour leur part, les exportations espagnoles vers le Maroc ont crû de 9% à fin janvier dernier, en glissement annuel, pour atteindre 703 millions d'euros, tandis que les exportations totales espagnoles ont chuté de 1,3% durant cette période.
Le nombre d’entreprises espagnoles ayant exporté des biens au Maroc s’est établi à 5.481 unités en janvier dernier, en hausse de 5,7% sur un an, dont 3.351 sont des exportateurs réguliers.
Ces chiffres font ainsi du Maroc le 8è client de l'Espagne au cours du premier mois de 2019. La part de marché espagnol au Royaume est ainsi passée de 2,9% à 3,1% entre janvier 2018 et le même mois de l'année en cours. Le taux de couverture de l'Espagne avec le Maroc a atteint 122% en janvier dernier, contre 123,59% en 2018, ce qui confirme la complémentarité entre les deux pays et l'évolution vers un équilibre entre leurs exportations et importations. 

11/4/2019
Lu 9309 fois
| |
 Dakhla, ultime étape de la tournée Istiqlalienne dans les provinces sahariennes
Bilan concluant et forte mobilisation citoyenne

Samir ZERRADI

Ph. HOUSNI
Ph. HOUSNI

La tournée Istiqlalienne dans les provinces sahariennes a été clôturée mardi 9 avril de belle manière à Dakhla. Cette ville qui est la quatrième étape de la tournée a abrité une rencontre d’échange et de communication avec les populations locales, ainsi que les travaux du Comité Exécutif du parti. Le Parti de l’Istiqlal avait entamé samedi dernier son périple à travers les provinces sahariennes par un meeting historique et de grande ampleur sur la place du Méchouar Lâayoune où des milliers de citoyens et de militants se sont regroupés pour démontrer leur attachement indéfectible à la patrie.
Le succès de cette rencontre saluée à l’échelle nationale comme la preuve indiscutable de l’attachement des habitants des provinces sahariennes à l’intégrité territoriale de leur pays, a même traversé les frontières du pays, soulignant l’énorme capacité de mobilisation du Parti de l’Istiqlal et son pouvoir fédérateur autour de la cause nationale. L’ampleur de la rencontre de Lâayoune a ainsi suscité une réaction irritée des séparatistes du Polisario qui ont manifesté, dans un communiqué publié lundi 8 avril, leur hostilité envers de telles manifestations nationalistes qui réduisent à néant leurs thèses erronées.
Après un passage non moins triomphal, dimanche à Smara et lundi à Boujdour, la caravane de l’Istiqlal a donc rallié, mardi, la ville de Dakhla. La même mobilisation et le même accueil chaleureux ont été constatés dans cette quatrième étape marquée par la tenue, sur place, des travaux du Comité Exécutif du parti. Comme à l'accoutumée, ces travaux se sont focalisés sur les principaux dossiers qui s'imposent sur le devant de la scène politique.
Dans ce sens, le CE exprime sa satisfaction de la nouvelle cadence qui caractérise les travaux de l'ONU pour accélérer le processus de résolution, comme il se félicite de l'efficience de la diplomatie nationale après le retour triomphal du Maroc au sein de sa famille africaine, et les acquis qui ont résulté de cette présence fortement distinguée, et qui ont barré la route aux manœuvres des ennemis de notre intégrité territoriale.
Le contenu du dernier rapport du Secrétaire Général, souligne le CE dans son communiqué, inspire une entière satisfaction, puisqu'il affirme sa conviction que la solution à la question du Sahara marocain est possible. Ce qui rejoint en toute logique les efforts du Maroc bâtis sur la bonne volonté politique et la confiance, dans le cadre du plan de l'autonomie, ainsi que dans le cadre du nouveau modèle de développement dans les provinces du Sud qui, à travers plusieurs contrats-programmes, prévoit une enveloppe de 80 milliards de dirhams pour mettre en œuvre des projets à même d’assurer un essor économique remarquable à la région.
Dans cette dynamique vertueuse s'inscrit également l'approche participative et l’implication des habitants de la région, à travers leurs élus et représentants associatifs, dans les tables-rondes des négociations à Genève sous la houlette de l'envoyé personnel du Secrétaire Général de l'ONU, M. Horst Köhler. Dans ce sens, le CE a lancé un appel conformément  à la Déclaration de Lâayoune qui constitue depuis le 9 avril 2018  un message fort à nos frères dans les camps de Tindouf pour saisir les changements observés dans la région et les pays voisins, et se rallier à la mère patrie, unifiée de Tanger à Lagouira, en vue de contribuer au processus démocratique et à la relance économique, et soutenir le plan d'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine.
Le communiqué du CE s’est par ailleurs félicité de la tenue emblématique de sa réunion a Dakhla, ainsi que de l’organisation à Laâyoune de la session ordinaire des travaux du Comité Central, sans oublier les rencontres d’échanges massifs dans les villes de Smara, Boujdour et Dakhla, qui ont conforté la présence du Parti de l'Istiqlal dans ces régions où le parti continue à jouir d'une large confiance des citoyens et d'une représentativité pesante dans les instances territoriales. Le CE s’est félicité dans ce cadre de la forte mobilisation citoyenne des habitants de la région, saluant à ce propos l’excellente organisation et l’appui logistique assuré par le frère Moulay Hamdi Ould Errachid, coordinateur du parti pour les trois régions du Sud. Le CE a également salué l’esprit d’engagement et de militantisme qui a marqué les rencontres d’échange avec les militants istiqlaliens et les populations de la région.
Le Comité Exécutif se réjouit enfin des précieuses conclusions et constats ressortis des travaux du Comité Central au bout d’un débat constructif autour de la réforme de l’enseignement, ceci en conformité avec les valeurs et acquis sur lesquels repose le référentiel idéologique du Parti de l’Istiqlal basé sur l’égalité dans ses dimensions politique, sociale,  économique ou culturelle.
On retiendra de ces travaux la réflexion du Secrétaire Général du Parti, M. Nizar Baraka, autour de cette réforme traduite en ces mots lors de son allocution de clôture des travaux du Comité Central à Lâayoune : «Le sujet de l’enseignement et de sa langue est d’une importance tellement vitale pour les actuelles et futures générations, qu’il nous impose de nous garder de toute approche clivante et polarisante, dans laquelle les tenants de telle ou telle autre position se diabolisent les uns les autres. L’heure est au débat et à la réflexion logique et sincère en vue de parvenir à un modèle efficient d’enseignement à même d’accompagner et d’appuyer le développement du pays et de prémunir ses enfants contre les affres de l’ignorance».
Samir ZERRADI

10/4/2019
Lu 9565 fois
| |
 
 
 
   Autre
   
  La une en PDF
 
  Editorial
   
  Dossier
 
En attendant l’Agence Marocaine Antidopage

Dossier réalisé par Hamid Yahya avec Lionel Atokre
 
   
  Chronique
 
Pas très beau le tableau
Jamal HAJJAM
 
  T�l�gramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 En attendant l’Agence Marocaine Antidopage
 Québec International lance une mission de recrutement au Maroc en juin prochain
 Pas très beau le tableau
 «La cohésion sociale d’abord »
 Bilan concluant et forte mobilisation citoyenne
 Les tenants et aboutissants de la levée de fonds du Maroc à l'international
 Même pas les moyens de modestes ambitions
 Démantèlement d’une dangereuse cellule terroriste à Taza
 L'Espagne se maintient comme premier partenaire commercial du Maroc
 Le moral des ménages en berne


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems