Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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Lancement de l’application mobile Visit Rabat

Le Conseil régional du tourisme (CRT) a annoncé, mardi à Rabat, le lancement de l'application mobile "Visit Rabat, dans le cadre de sa politique de promotion et d'amélioration de la visibilité de la région à l'échelle internationale.
Disponible en français et anglais, cette application est téléchargeable gratuitement sur Apple Store et Google Play et propose une panoplie de rubriques et fonctionnalités notamment l'histoire, l'art et culture, restaurants, hébergements, circuits, parcs et loisirs, shopping et infos pratiques.
Dans le but de mettre en avant les atouts de la région, le CRT a réalisé diverses outils promotionnels notamment un film de 11 minutes sur la région intitulé "Rabat et sa région: Culture et lumière", sous forme d'un carnet de voyage qui couvre les villes de la région (Rabat, Salé, Kénitra, Skhirat-Témara, Sidi Kacem, Sidi Slimane et Khémisset). Parmi les outils figurent également six capsules vidéo, les pages Facebook et Instagram "Visit Rabat", actualisées régulièrement, une banque d'images et un site web "www.visitrabat.com" avec de nouvelles fonctionnalités pour améliorer l'expérience des visiteurs.
S'exprimant à l'occasion d'une conférence de presse organisée pour la présentation des différents outils promotionnels réalisés, le président du CRT, Hassan Bargach a indiqué que le lancement de cette application contribuera à l'instauration d'une image forte et d'une meilleure visibilité de la région. Ce guide portatif communique toutes les informations possibles avec également des explications de chaque monument historique de la région, a fait savoir M. Bargach, ajoutant qu'environ 90% des informations aujourd'hui sont portables. Par ailleurs, M. Bargach s'est arrêté sur le plan d'action du CRT, qui s'assigne pour objectif d’apporter une dynamique au niveau local, avec une directive de réalisation de plusieurs missions, notant que la promotion digitale de la ville favorisera son rayonnement à l'échelle internationale à travers la promotion des réseaux sociaux dont le nombre d'abonnés a atteint plus de 131.000 sur la page facebook.
De son côté, le président du Conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Abdessamad Sekkal a mis en avant les différents atouts touristiques dont regorge la région, saluant l'approche entreprise par le CRT dans la promotion et la consolidation de la visibilité de la région à l'échelle internationale.
M. Sekkal a insisté sur la nécessité de s'ouvrir sur d'autres marchés internationaux notamment le marché chinois et de valoriser la position géographique du Maroc.
Ont pris part à cette rencontre les partenaires régionaux, les autorités locales et les professionnels du secteur du tourisme.

2/5/2019
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 Commémorations du 1er mai
L’UGTM en ligne de front du dialogue social

Propos recueillis par N. BATIJE

C’est un 1er mai avec un goût particulier que l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), bras syndical du Parti de l’Istiqlal, célèbre en ce mercredi. La fête internationale de la classe ouvrière intervient en effet cette année au lendemain immédiat de la signature d’un accord historique entre les principales centrales syndicales, l’Exécutif et le patronat. Il s’agit du pacte tripartite sur le dialogue social officialisé le jeudi 25 avril et qui vient sceller plus de huit années de négociations. Négociations que l’UGTM, en tant que cheville ouvrière de cet accord, est résolue à continuer pour obtenir davantage d’acquis.
C’est donc sous l’intitulé évocateur et riche en signification de « Poursuivons le militantisme pour la récupération des droits et des acquis» que l’UGTM célèbre aujourd’hui le 1er mai. Fondée en 1960, l’UGTM, qui bouclera en 2020 soixante années d’existence marquées par une lutte acharnée et sans concession en faveur des classes laborieuses, reste ainsi fidèle à ses valeurs et principes fondateurs.
Au moment où nous mettions sous presse, les préparatifs allaient bon train et l’heure était à la mobilisation générale. Pas moins de 35 marches et meetings sont à cet effet prévus ce mercredi à travers tout le Royaume, dont les plus en vue sont comme d’habitude ceux de la région Casablanca-Settat durant lesquels le Secrétaire Général de l’UGTM, M. Niam Myara, et le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, auront à se produire à Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ pour des allocutions conjuguées à une marche et un meeting.
Le mot d’ordre étant bien entendu la mobilisation en faveur des travailleurs et des couches défavorisées, pour une paix sociale solide et durable.
Faut-il à ce propos rappeler que ce premier mai intervient dans une conjoncture particulière caractérisée par une inflation de mouvements de revendication-protestation et de « battage de pavé» dont, entre autres, les grèves des enseignants contractuels et des médecins du secteur public 
C’est donc tout à fait opportunément que «L’Opinion » saisit l’occasion de ce 1er mai pour interviewer M. Niam Myara, Secrétaire Général de l’UGTM, afin qu’il nous éclaire sur les implications directes et indirectes de cet évènement.

L’Opinion : Ce mercredi, la classe ouvrière au Maroc et dans le monde fête le 1er mai, éclairez-nous sur les détails du programme de votre centrale syndicale durant cette journée
M. Niam Myara: En ce premier mai, nous avons programmé toute une série de marches et de meetings à travers toutes les régions du Royaume pour, justement, célébrer la journée des travailleurs et des travailleuses et rendre compte à la classe laborieuse des derniers développements que connaît notre pays, notamment en termes de dialogue social. En plus donc d’être une fête, cette occasion offre l’opportunité à notre syndicat de communier avec ses affiliés et de communiquer avec eux.

L’Opinion: Qu’est-ce qui caractérise le premier mai cette année par rapport aux années précédentes
N. M. : Cette année ,et à l’image des autres années, le 1er mai de l’UGTM sera caractérisé par une forte mobilisation de nos militants et de nos militantes, d’autant plus que l’un des moments forts de nos marches et meetings sera celui consacré à l’évaluation-explication du tout dernier accord liant le Gouvernement à ses partenaires sociaux. Un accord qui, quelque part, initie une nouvelle entente sur le front social.

L’Opinion : Justement, est-ce que vous pouvez nous en dire davantage et mieux nous éclairer sur les tenants et aboutissants du paraphe de cet accord par l’UGTM 
N. M. : Cet accord tripartite, qui s'étale sur trois ans (2019-2021) apporte un certain nombre de mesures favorables pour les travailleurs et a le mérite de raviver la machine du dialogue social qui fut grippée pendant un certain temps déjà. C’est sans doute son principal mérite. En somme, il consacre les bases d’un climat de confiance qui doit normalement prévaloir entre l'administration et les différents partenaires économiques et sociaux. D’autant plus qu’il prévoit, il est vrai sans trop entrer dans les détails, certaines mesures visant essentiellement à renforcer la protection sociale, l’amélioration des libertés syndicales, l’institutionnalisation du dialogue social. En somme, les principaux ingrédients requis pour la mise en place d'un dialogue social à même de favoriser le retour à un climat de cohésion et de paix sociales.

Propos recueillis par N. BATIJE

2/5/2019
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 Grève des médecins du public
Bilan et enseignements de la « marche noire » de Rabat

Lionel ATOKRE

Les médecins grévistes du secteur public étaient, selon les organisateurs, un peu moins d’un millier (au lieu des 1500 annoncés la veille) à descendre dans les rues, lundi 29 avril dernier, pour montrer leur mécontentement face aux problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Venus de toutes les régions du Royaume, ils ont effectué une marche qui a débuté devant le siège du ministère de la Santé sis au quartier Hassan, et qui les a menés jusqu’au Parlement, en passant par le centre-ville.
« La marche s’est bien passée. Nous avons pu manifester calmement, dans de bonnes conditions. Maintenant, nous espérons que nous serons entendus par les autorités compétentes », affirme le Docteur Ahmed Caïdi, Secrétaire Régional pour la zone Nord du Syndicat indépendant des médecins du secteur public et participant actif à la marche de Rabat.
Sur les gilets noirs qu’arboraient les grévistes, on pouvait lire « 509 complet-SIMSP ». « 509 » comme le grade de la fonction publique qui permet le calcul des salaires selon le niveau et qui est l’une des principales revendications des médecins. En effet, ces derniers réclament l’application de l’indice-échelon 509 dans le calcul de leurs salaires. Les médecins ayant un bac+8, à ce jour, ils sont rémunérés sur la base de l’indice 336-1, qui est celui d’un détenteur d’un diplôme Bac+5. L’autre mal évoqué par les manifestants lors de leur sit-in, est l’atmosphère austère et «catastrophique» dans laquelle les médecins du public exercent leur métier. Entre autres le manque d’infrastructures, d’équipements, de ressources humaines et de médicaments. «Ce qui génère une situation permanente de stress marquée par le débordement de services hospitaliers et des dispensaires déjà submergés par une forte affluence», comme nous l’a expliqué Docteur Ahmed Caïdi.
Pour l’heure, même si les médecins grévistes du public sont en colère, ils privilégient le dialogue en restant à l’attente d’une réaction du ministre Anas Doukkali par rapport à leur situation. «Il y aura une réunion de la Commission administrative et du Conseil national du Syndicat dans les prochains jours pour décider de la suite à donner à notre mouvement», nous informe Docteur Ahmed Caïdi. En attendant, les «blouses noires» du secteur public continuent leur mouvement de protestation avec deux grèves générales, entamées les 29 et 30 avril et qui reprendront les 2 et 3 mai.

Lionel ATOKRE

2/5/2019
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 Evénements d’Al Hoceima
Les détenus rompent le jeûne

Les détenus jugés dans le cadre des événements d’Al Hoceima ont suspendu leur grève de la faim observée depuis deux semaines, suite à la visite effectuée dernièrement par une délégation du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).
Cette décision intervient suite à l’engagement de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) de déployer des efforts supplémentaires en vue d’améliorer les conditions de détention et de veiller au bon déroulement des visites familiales aux détenus, souligne le CNDH dans un communiqué.
En coordination avec la DGAPR, le conseil avait rendu visite, le 11 avril dernier, aux différents détenus jugés dans le cadre des événements d’Al Hoceima, après leur transfert des prisons de Aïn Sebaâ 1 et de Oukacha vers les établissements pénitentiaires de Fès, Tanger, Al Hoceima, Nador et de Tétouan, rappelle la même source.
Cette visite s’est déroulée conformément aux prérogatives du CNDH en matière de prévention et de protection des droits de l’Homme et compte tenu des considérations à la fois éthiques et légales liées à la nature de son action, et suite à sa décision d’accueillir, d’écouter et d’interagir avec les mères et les familles des détenus annoncée lors du briefing sur le Mécanisme national de prévention de la torture, ajoute la même source. 
Lors de ces visites, le CNDH s’est enquis des conditions d’accueil, de détention et de santé des détenus, dans le cadre d’entretiens individuels et collectifs avec ces derniers, ainsi que lors de réunions avec les directeurs respectifs des prisons susmentionnés et les responsables de santé. Le Conseil s’est par ailleurs assuré du déroulement des visites des familles des détenus à leurs proches.
Le CNDH, à travers des délégations des Commissions régionales de Fès et de Tanger, dont certaines étaient composées de médecins, ont assuré le suivi régulier et continu (une quinzaine de visites et communications téléphoniques quotidiennes) de l’état de santé des détenus qui observaient une grève de la faim, précise le communiqué. 
Lors de ces rencontres, le CNDH a plaidé à la fois pour la suprématie du droit à la vie et pour le respect des normes internationales de détention. 

2/5/2019
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 Crise des enseignants contractuels
Épilogue ou trêve passagère

Samir ZERRADI

L’une des crises sociales majeures de ces dernières semaines semble avoir trouvé son épilogue, du moins pour le moment, grâce à l’intermédiation du Parti de l’Istiqlal. Les enseignants contractuels ont en effet suspendu depuis lundi leur mouvement de protestation pour regagner leurs classes, suite à une intervention réussie de la part du groupe parlementaire istiqlalien.
Après des semaines de grèves, cadencées de sit-in et de marches de protestations qui avaient atteint leur paroxysme à deux reprises, à la mi-mars et fin avril, avec de graves troubles devant le siège du Parlement où les enseignants grévistes ont été dispersés sans ménagement par les forces de l’ordre, un calme relatif semble être revenu dans la capitale. Et il était temps ! Principales victimes collatérales de ce contentieux social où le Ministère de l’Education Nationale (MEN) et son actuel pensionnaire, M. Saïd Amzazi, se sont distingués par leur entêtement démesuré, les élèves marocains semblaient en effet de plus en plus menacés par le spectre d’une année blanche.
Ceci malgré les déclarations se voulant rassurantes de M. Amzazi qui a affirmé à deux reprises sous la coupole de la Chambre des conseillers qu'il n’ y aurait pas d'année blanche, et que les préparatifs pour les examens de fin d'année allaient bon train.
Le dénouement enregistré après le 13 avril, date de la première réunion lors de laquelle le ministre de l’Education a daigné rencontrer des membres de la Coordination nationale des enseignants contractuels, avait été suivi d’une grande déception lorsque ces derniers s’étaient rétractés de leur accord de reprise de service. Ledit accord prévoyait de mettre fin à cette série de grèves et la reprise des cours, parallèlement à la poursuite d'un nouveau round de dialogue le 23 avril. Tandis qu’en contrepartie, le ministère s’était engagé à annuler les sanctions déjà prononcées contre les grévistes.
Une fois cet accord tombé à l’eau, les grèves ont repris de plus belle avec le retour massif des «contractuels» dans le centre-ville de Rabat. L’apogée sera atteinte les mercredi 23 et jeudi 24 avril avec des troubles graves où seront utilisées les matraques et les canons à eau. Il n’en fallait pas plus pour que le groupe parlementaire istiqlalien qui avait déjà proposé ses bons offices, intervienne avec comme ligne de mire la continuité du service public en vue d’évacuer le risque d’année blanche. M. Abdeslam Lebbar, président du groupe parlementaire istiqlalien à la deuxième Chambre, qui a mené cette médiation dans la nuit de jeudi à vendredi 26 avril, a tenu à souligner qu'il était «primordial de trouver un terrain d'entente et de réduire le gap des divergences entre les deux parties». 
Cette initiative a été hautement saluée par le ministère de tutelle qui a réitéré sa disposition à reprendre les termes et les engagements contenus dans l'accord du 13 avril. De leur côté, les enseignants ont insisté sur la nécessaire annulation des décisions de révocation prononcées à leur encontre, ainsi que sur la suspension des tests d'aptitude professionnelle qui leur ont été imposés et sur le versement des salaires qui leurs sont dus. Mais fait révélateur de la persistance d’un sentiment d’humiliation, d’injustice et de manque de confiance envers le MEN parmi leurs rangs, les « contractuels » ont annoncé dans un communiqué parvenu à «L’Opinion » leur volonté de continuer à porter un brassard noir en guise de « deuil pour la dignité de l'enseignant ». Le même communiqué exprime le refus de tout plan de contractualisation et de recrutement public régional, rappelant la revendication originelle et non négociable d’une intégration pure et simple des «contractuels » au statut de fonctionnaires du ministère de l'Education nationale.
Rappelons que durant les grèves et par souci d’assurer la continuité de la scolarité, le ministère avait appelé en renfort des diplômés universitaires, des enseignants du secteur privé ainsi que des enseignants retraités afin d’enseigner les élèves des classes diplômantes, en l’occurrence le Baccalauréat. Mais aujourd’hui, après l’intermédiation de l’Istiqlal, les enseignants contractuels ont repris leurs classes tout en assurant être disposés à reprendre leur mouvement, au moindre «coups bas» du ministère.
Ce n'est pas la première fois, faut-il le rappeler, que le Parti de l'Istiqlal intervient dans cette crise afin d’apaiser les esprits et trouver un climat d’entente entre les diverses parties. En effet, le groupe parlementaire istiqlalien à la Chambre des Représentants avait réussi à convaincre les autres groupes d'apporter un important amendement au projet de loi-cadre pour la réforme de l'éducation, et qui concerne la suppression de toute référence à la contractualisation de l'article 38 dudit texte.
Samir ZERRADI

2/5/2019
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 Sahara - Prolongement du mandat de la Minurso
Pour une poursuite réaliste des tables rondes de Genève

Hier mardi dans l’après-midi, devait avoir lieu à New York le vote du Conseil de Sécurité concernant le mandat de la MINURSO. Ce vote qui était initialement programmé pour le lundi, intervient ainsi au dernier jour avant l’expiration du mandat de cette mission onusienne chargée de la surveillance du cessez-le-feu dans le Sahara marocain. Officieusement, il a été retardé de vingt-quatre heures pour permettre au porte-plume américain de l’ONU dans ce dossier, d’y apporter d’ultimes retouches se rapportant surtout, et entre autres, à la durée du mandat et la définition de la mission de la MINURSO.

Pour la durée du mandat des casques bleus au Sahara marocain, deux tendances s’opposent. Celle de la France et celle des Etats-Unis d’Amérique. Paris veut qu’on renoue avec l’ancienne pratique d’un mandat de durée annuelle. Tandis que Washington s’obstine à vouloir limiter cette durée à six mois. L’argument des Américains est que cette durée de mandat raccourcie est synonyme de pression sur les parties pour qu’elles restent à la même table, dans l’objectif de parvenir à un règlement le plus rapidement possible. Un argument qui n’a plus de raison d’être depuis que l’ensemble des protagonistes du dossier, en l’occurrence l’Algérie, la Mauritanie, le Maroc et les séparatistes du Polisario, ont consenti de participer aux tables rondes de négociations à Genève, organisées sous les auspices de l’ONU et son envoyé spécial, Horst Kohler.

Toutefois et pour que ces rencontres soient fructueuses, le monde a compris que l’ensemble des parties impliquées doivent faire preuve de pragmatisme. Le tandem Algérie-Polisario fragilisé par la crise politique et social qui sévit depuis plusieurs mois chez le voisin de l’Est, est donc sommé de revenir à la raison et au réalisme. Notamment en abandonnant sa vieille et sempiternelle rengaine sur le désormais chimérique « référendum d’autodétermination ».


Pour la simple raison que personne n’y croit plus. Ceci même au sein des camps de Tindouf théâtres depuis plusieurs semaines d’un mouvement de contestation qu’on tente tant bien que mal d’étouffer, ainsi que parmi des parties participantes aux tables rondes de Genève. Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien sortant dont le pays reconnaît pourtant le Polisario, n’a-t-il pas déclaré récemment qu’ «il était impossible qu’il y’ait un Etat séparant géographiquement la Mauritanie et le Maroc» et que «tout ce que vous entendez, en dehors de ce cadre, est faux».

Plusieurs années avant Ould Abdel Aziz, un précédent envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, l’Allemand Peter van Walsum, pour le citer, avait souligné lui aussi en 2008 devant le Conseil de Sécurité que l’indépendance du territoire récupéré par le Maroc en 1975 n’était pas, à ses yeux, un objectif atteignable. Et deux années plutôt, en 2006, le même van Walsum qui s’attirera à cause de cela les foudres des ennemis de notre intégrité territoriale, estimait que l’option d’un «Sahara occidental indépendant n’était pas une proposition réaliste». Pour le diplomate allemand réputé pour sa droiture, les négociations devaient être relancées sur de nouvelles bases, avec l’abandon de toute notion ou référence à une «fantasmatique» option de référendum pouvant mener à l’indépendance.

La proposition marocaine consistant en un plan d’autonomie élargie pour les provinces du Sud, viendra en parallèle entériner cette orientation favorisant une solution politique pour ce conflit fomenté par l’Algérie et qui n’a que trop duré. C’est cette même réalité qui a continué à dominer l’ambiance des deux tables rondes organisées récemment sous l’égide de l’ONU. Et elle dominera les éventuelles prochaines réunions. Car si le Maroc devait participer à de nouvelles tables rondes initiées par Horst Kohler, il est plus que temps pour que les autres protagonistes apportent quelque chose de nouveau ou, à défaut, êtres réceptifs à la proposition marocaine. Proposition qui a rallié le suffrage de la communauté internationale comme étant une solution juste et réaliste. Tout le reste n’étant que spéculation et brassage de vent.

Il en est ainsi du vœu pieu formulé par l’Afrique du Sud qui occupe actuellement le siège de membre non permanent du Conseil de Sécurité, et consistant à insérer dans le rapport du SG de l’ONU sur le Sahara l’élargissement de la mission de la MINURSO à la surveillance des Droits de l’Homme. Des bruits ayant été démentis par la suite faisaient même état d’une concordance des points de vue sur ce sujet des Droits de l’Homme, entre Américains et Sud-Africains. Mais il s’avère aujourd’hui que ces thèses et ces rumeurs relèvent plus du canular que du fait diplomatique. Qu’à cela ne tienne, Rabat se devait de contrecarrer une telle démarche conformément à la position traditionnelle du Maroc résolument opposée à une implication de cette mission de maintien de la paix, dans des domaines qui relèvent de la stricte souveraineté du Royaume.
En ce mardi 30 avril et comme par le passé, le Conseil de Sécurité devait certainement reconduire, automatiquement et sans changements notables, la mission de la Minurso pour une durée de 6 mois tout en continuant à miser sur la dynamique des tables rondes initiée par Horst Kohler et basée sur la recherche d’une “solution politique mutuellement acceptable“. Et comme il n’y a jamais deux sans trois, après les premières tables-rondes qui ont eu lieu en décembre 2018 et en mars 2019 avec la présence notoire de trois figures de l’Istiqlal en tant que représentants des populations sahariennes, une troisième est prévue pour le mois de juin ou juillet prochains. Espérons, cette fois-ci, que les autres protagonistes fassent enfin preuve de réalisme et de pragmatisme. Il en va de la stabilité de toute une région déjà gravement secouée par les spasmes de l’instabilité et de l’insécurité, ainsi que de l’avenir de ses populations, principalement jeunes et complètement déconnectées de ce conflit d’un autre âge.

Ali BENADADA

2/5/2019
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 Il y a 8 ans, l’attentat d’Argana
Vif hommage aux victimes, une pensée à la mémoire des deux Scandinaves

Abdallah LAHFARI

Comme chaque année, et ce, depuis 2011, le 28 avril est le jour le plus triste de la place «  Jamâa Lefna » à Marrakech. Un terrible attentat dirigé à distance par un détonateur avait atteint ce jour là le café « Argana » faisant 17 morts et plus de 20 blessés. Et depuis, chaque année, les familles des victimes accompagnées de plusieurs associations commémorent cette date en rendant un grand hommage aux victimes tombées dans ce lâche attentat.
L’hommage rendu dimanche dernier aux victimes de l’attentat qui a secoué « Jamâa Lefna », l’une des plus belles places du monde, patrimoine universel de l’UNESCO, a connu la présence des représentants de la République française (sept Français avaient perdu la vie dans l’attentat).
Rappelons que l’accusé principal Adil Al Atmani avait été condamné à la peine de mort et son principal complice Hakim Dah à la réclusion à perpétuité. Les condamnations pour les autres accusés étaient variées entre deux et dix ans de prison ferme.
Au cours de cet hommage, une pensée de profonds sentiments à la mémoire des deux Scandinaves tuées dans la région du Haouz, avait ému tous les présents à la cérémonie. Cette commémoration arrive donc au moment où le procès de l’atrocité criminelle d’Imlil est sur le point de se déclencher. Pas moins de 28 suspects présumés terroristes, vont s’aligner jeudi prochain sur le banc des accusés.
La première audience se tiendra le 2 mai à la première Chambre chargée des affaires terroristes à l’annexe de Salé. Rappelons que Nicolas P., citoyen suisse accusé dans ce dossier, a été récemment condamné à dix ans de réclusion criminelle. Quant à l’autre Hispano-Suisse Kevin Z., impliqué lui aussi dans la même affaire, il sera défendu par une avocate suissesse en sa qualité de présidente de l’Alliance des avocats sans frontières à Genève. Elle est arrivée mardi 30 avril à l’aéroport Mohammed V. Nous venons d’apprendre que le ministère de la Justice a refusé la demande de visite effectuée par l’avocate afin de rendre visite à son client. A ce propos, aucune convention permettant aux avocats des deux parties l’accès aux pénitenciers de l’un des pays, n’est signée entre le Royaume du Maroc et la Suisse.
Dans une communication téléphonique avec Maître Saâd Sahli, chargé lui aussi de la défense de Kevin, l’audience de jeudi sera certainement reportée afin de permettre à la défense des accusés de bien étudier les dossiers pour préparer leurs plaidoiries.

Abdallah LAHFARI

2/5/2019
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 Gestion des déchets
Le Maroc se dotera de 19 centres d’enfouissement

D’ici fin 2019, le Maroc se dotera de 19 centres d’enfouissement et de valorisation des déchets, dont 11 sont en cours de réalisation, a indiqué la secrétaire d’État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi.
Intervenant lors d’une rencontre organisée, en fin de semaine à Fès, sur le bilan du projet ‘’pour une gestion efficace et efficiente des déchets au Maroc’’, la secrétaire d’Etat a assuré que l’enfouissement et la valorisation de déchets constituent ‘’une priorité’’ pour son département, notant que le défi actuel est de transformer 25 décharges non-contrôlées en centres d’enfouissement et de valorisation.
Un débat sur les modes de gestion efficaces est en cours dans le cadre du nouveau modèle de développement du Royaume, a fait savoir la secrétaire d’Etat lors de cette rencontre, initiée par l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT), ajoutant que le Maroc est l’un des pays les plus exposés aux changements climatiques au vu de sa position géographique.
Au cours de cette rencontre, les responsables de l’AESVT ont présenté les recommandations issues des différentes rencontres de consultation au sujet de l’étude technique d’évaluation de la loi 28-00 sur la gestion des déchets et le programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés et les cahiers de charge des sociétés de la gestion déléguée.
L’association a appelé, dans ce cadre, à la révision de cette loi et la redéfinition juridique des déchets, qui constituent une richesse nécessitant une valorisation, de même qu’elle a recommandé la révision des cahiers de charge pour mieux l’adapter aux mutations actuelles.
Le président de l’AESVT, Omar El Ouidadi, a indiqué, de son côté, que le projet ‘’pour une gestion efficace et efficiente des déchets au Maroc’’ a permis l’organisation de plusieurs rencontres de concertation et de tables rondes pour renforcer les plaidoiries en matière de gestion des déchets, faisant état de la participation de 20 établissements scolaires de Fès et de Tanger à ce programme.
Créée en 1994, l’AESVT Maroc est une association nationale, à but non lucratif, constituée d’un réseau de 35 sections partout au Maroc, regroupant plus de 2.000 membres actifs et 10.000 volontaires. Elle gère un réseau de 18 Centres d’Éducation à l’environnement (CEE).
L'AESVT Maroc vise, à travers ses différents programmes et projets locaux et nationaux, la promotion de la culture scientifique en matière d’éducation à l’environnement, à la santé et au développement durable. 

2/5/2019
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 Elections législatives anticipées en Espagne
Quel impact sur les relations avec le Maroc

Lionel ATOKRE

Les élections législatives organisées chez notre voisin ibérique sont toujours un événement au Maroc. Suivis, analysés, voire même anticipés, les résultats de ces scrutins suscitent l’intérêt des médias et des observateurs marocains. Ceci compte tenu du fait de leur impact politique, social et économique certain sur l’ensemble de la région du pourtour méditerranéen, en général, et sur le Maroc, en particulier. On sait désormais que les élections anticipées qui ont eu lieu le dimanche 28 avril ont abouti à une victoire «numérique» du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Ce dernier a raflé 123 sièges à la Chambre basse (contre 84 dans le parlement sortant) sur un total de 350 sièges, soit 28,7 % des voix. «L’Espagne a choisi de voter pour la défense des droits et libertés, de l’égalité et de la justice sociale… Merci pour les 7,3 millions d’Espagnols et Espagnoles qui ont fait confiance aujourd’hui au PSOE», s’est empressé de tweeter le Président du PSOE et actuel chef du gouvernement socialiste en Espagne, Pedro Sanchez.
Mais cette victoire reste toute relative, étant donné que le PSOE devra constituer une majorité gouvernementale à travers le jeu des alliances. Loin de la majorité absolue, le PSOE cherche désormais des alliés. Dans ce registre, deux options se profilent. La première et la plus probable serait une alliance avec son allié de la gauche anti-austérité, Podemos. Mais même cette alliance reste insuffisante pour constituer la majorité. Avec à peine 42 sièges obtenus par Podemos, il manquera en effet onze sièges pour atteindre le seuil de la majorité absolue, fixé à 176 sièges. Le PSOE pourrait de ce fait dépendre des nationalistes basques et aussi peut-être, mais moins probablement, de partis indépendantistes catalans pour gouverner. "Un gouvernement dominé par les socialistes et soutenu par Podemos semble l'issue la plus vraisemblable", a déclaré à ce propos l'agence de notation DBRS dans un rapport. "Ce type de coalition nécessite le soutien parlementaire de formations plus petites", ajoute l'agence de notation.
Dimanche soir, un deuxième scénario se profilait avec des bruits sur une possible alliance entre le PSOE et les centristes de Ciudadanos, qui ont obtenu 57 sièges à la faveur de la déroute électorale du Parti Populaire (PP) qui n’a obtenu que 66 sièges, soit son pire score depuis les années 1980. Le lundi, ces rumeurs se sont dissipées suite à l’annonce de Ciudadanos de sa volonté de siéger dans l’opposition. En plus de la débâcle du PP, l’autre grande surprise de ces élections est l’entrée au Parlement du parti d’extrême droite Vox, du jamais vu depuis la fin de l’ère Franco. On rappellera que l’un des ténors de ce parti, Santiago Abascal, résolument inspiré par Donald Trump, avait récemment appelé à la construction d’un mur de béton entre le Maroc et les enclaves occupées de Sebta et Mellilia… aux frais du Maroc !
L’élection du dimanche va – t –elle impacter les relations entre le Maroc et l’Espagne  En plus de l’Histoire multiséculaire qui lie les deux pays, leur proximité géographique leur impose de maintenir un flux de dialogue et de partenariat soutenu, en vue notamment de traiter les nombreux dossiers épineux qu’ils partagent. Il s’agit notamment de la crise migratoire, du trafic de drogue et bien sûr des accords maroco-européens en matière de pêche maritime et d’agriculture, dans lesquels l’Espagne se positionne en tête des pays partenaires. Dans ce contexte, la victoire du PSOE, dont le président Pedro Sanchez vient de publier en fin de semaine dernière une tribune plus qu’élogieuse envers le Maroc, constitue incontestablement un point positif pour la quiétude de ces relations et leur continuité dans un climat de respect mutuel.
Dans cette tribune publiée sur la prestigieuse revue espagnole Politica Exterior, le chef du PSOE a ainsi déclaré : “Le progrès et la prospérité du Maroc constituent un élément décisif pour la stabilité de la Méditerranée occidentale et en particulier pour l’Espagne”. Ces propos s’inscrivent en droite ligne de la politique internationale du PSOE envers son voisin du Sud, marquée par la lucidité et une volonté de surpasser les mésententes. Elle traduit aussi les positions de ce parti, relativement avantageuses, dans le fond, vis-à-vis du Maroc en ce qui concerne sa cause nationale au Sahara. Ceci malgré quelques sorties périodiques hostiles relevant plus de la forme et de l’effet de manchette. Les craintes marocaines concernant ce dossier se focaliseront sans doute sur les futurs alliés du PSOE parmi les ultra gauchistes de Podemos et accessoirement ceux issus de la mouvance séparatiste catalane, connus tous les deux pour leurs positions pro-polisario. Gageons toutefois que la realpolitik primera encore une fois dans ce dossier, certes vital et sensible pour le Maroc, mais qui n’a eu de cesse durant les dernières années de descendre dans la hiérarchie des «contentieux» qui animent des relations maroco-espagnoles de plus en plus marquées par le pragmatisme, tant les deux nations sont liées par un destin commun.
Lionel ATOKRE

2/5/2019
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 Trafic de drogue
Un Français recherché par Interpol arrêté à Essaouira

La brigade de la police judiciaire du district provincial d’Essaouira a arrêté, vendredi, un ressortissant français faisant l’objet d’un avis de recherche international émis en 2017 par les autorités judiciaires de son pays, pour trafic de drogues, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
L'arrestation du mis en cause, 38 ans, qui était établi illégalement au Maroc, intervient dans le cadre des efforts déployés par les services de la DGSN pour le renforcement des mécanismes de coopération internationale dans les domaines sécuritaires et de l'intensification des procédures de traque des personnes recherchées à l'échelle internationale pour des affaires de drogues et de psychotropes, ainsi que d'autres formes de crimes transfrontaliers, précise la DGSN dans un communiqué.
Le suspect a été appréhendé à bord d'une motocyclette ne portant pas de plaques d'immatriculation et sans documents, ce qui a nécessité de le soumettre aux procédures de pointage au niveau des bases de données sécuritaires, ajoute la même source, notant que cette opération a révélé que le prévenu faisait l'objet d'un avis de recherche international lancé par les autorités françaises, après avoir été condamné par contumace dans une affaire de trafic de drogues. 
Le ressortissant français a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent, poursuit le communiqué, ajoutant que les autorités françaises concernées ont été avisées de cette arrestation en vue d'envoyer le dossier d'extradition par voie diplomatique. 

29/4/2019
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