Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Horst Kohler remet son tablier d’émissaire du SG de l’ONU pour le Sahara marocain
Le règlement politique du conflit encore retardé
Horst Kohler, Envoyé Personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara marocain, a présenté sa démission de ses fonctions, selon un communiqué des Nations unies publié mercredi. L’ancien président allemand, âgé de 76 ans, aurait pris cette décision « pour raison de santé », indique ledit communiqué.

Ahmed NAJI

Le ministère marocain des affaires étrangères a indiqué avoir pris note, « avec regret », du départ de Kohler, auquel le Maroc a rendu « hommage » pour les efforts qu’il a déployés depuis sa nomination, en août 2017, et salué « la constance, la disponibilité et le professionnalisme avec lesquels M. Köhler s’est acquitté de ses fonctions ».
Le Maroc a, par ailleurs, réitéré son soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies en vue d’apporter un règlement politique au différend autour du Sahara marocain, et réaffirmé son engagement à parvenir à « une solution politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis, dans le cadre de l’Initiative d’autonomie », selon la même source citée par l’agence de presse MAP.
Convenances diplomatiques obligent, le polisario s’est également empressé de publier un communiqué ou il s’est dit « profondément attristé » par la démission de Kohler, qu’il a remercié pour « ses efforts dynamiques afin de relancer le processus de paix de l'ONU ».

Une troisième table ronde de moins en moins probable
Il est à rappeler que depuis que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fait de Kohler son émissaire pour le Sahara marocain, ce dernier n’a pas épargné sa peine pour promouvoir une solution politique au différend du Sahara. A sa prise de fonction, cela faisait déjà six années que toute négociation avaient été rompue entre les parties en conflit.
En décembre 2018, Kohler a réussi la gageure de réunir le Maroc, l’Algérie, le polisario et la Mauritanie autour d’une table ronde, à Genève. Exercice qui fut répété, au même endroit, en mars de l’année en cours.
Il était question d’une troisième table ronde à tenir au cours des mois suivants, sans toutefois en avoir spécifié la date exacte. Au vu de la récente décision de Kohler, il est fort à parier que cette rencontre n’aura pas lieu de sitôt.
L’un des traits caractéristiques de la personnalité de Horst Kohler est son pragmatisme. Conscient du gouffre qui sépare les positions des uns et des autres, il n’a pas réuni les parties en conflit pour des négociations, mais juste pour rétablir les contacts. Il ne cherchait pas obtenir de ces tables rondes un résultat spectaculaire et ne se pavanait pas devant les médias, il agissait sobrement et discrètement pour faire « glisser » les positions des antagonistes vers une solution politique mutuellement acceptable.

Une perte pour le processus de paix
En l’absence d’autres explications concernant cette démission émanant de sources crédibles, l’ONU n’ayant donné aucune précision à propos des problèmes de santé de Kohler, il serait erroné de se lancer dans des spéculations hasardeuses. Il est, toutefois, d’ores et déjà possible d’affirmer que le règlement de l’affaire du Sahara en sera grandement retardé. Il faudrait à Antonio Guterres trouver un remplaçant à Horst Kohler, une démarche beaucoup moins évidente qu’il n’y paraît.
Non seulement il n’est pas aisé de trouver le profil adéquat, mais les candidats ne se bousculent pas, non plus, au portillon. Quel homme politique ou diplomate de carrière risquerait sa notoriété dans une affaire qui traîne depuis plus de quatre décennies et qu’aucun émissaire du SG des Nations Unies n’a, jusqu’à présent, réussi à résoudre 
D’autre part, une fois déniché « l’oiseau rare », les démarches et tractations auprès des pays membres du Conseil de sécurité pour soutenir sa nomination devrait également prendre quelques mois. Enfin, une fois nommé, l’« heureux élu » aura à s’initier à la complexité du sujet et approcher les différents protagonistes pour en sonder les intentions.
A la fin du mois écoulé, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé de six mois seulement au lieu d’une année le mandat de la MINURSO, et ce sous la pression des Etats-Unis, qui veulent ainsi forcer les parties antagonistes à trouver une solution au conflit. Sauf que John Bolton, le conseiller étasunien à la sécurité nationale qui a pesé de tout son poids pour réduire les mandats de la MINURSO à six mois, a peu de chances d’être encore là quand le nouvel émissaire du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara sera nommé.
C’est que le ratage monumental de l’opération de changement de régime au Venezuela exige que quelqu’un en paye les pots cassés. Et Bolton, dit « moustache » à Washington, semble tout désigné pour assumer ce rôle, ces méthodes à la hussarde ayant fait l’unanimité contre lui.
Ahmed NAJI

24/5/2019
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SM le Roi inaugure un Centre médical de proximité à l'arrondissement Sidi Moumen

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, lundi à l'arrondissement Sidi Moumen (Préfecture des arrondissements de Sidi Bernoussi), à l'inauguration d'un Centre médical de proximité - Fondation Mohammed V pour la Solidarité, réalisé pour un investissement global de 60 millions de dirhams.

Ce projet solidaire, dont les travaux de construction ont été lancés par le Souverain le 11 octobre 2016, dénote l'engagement de SM le Roi à améliorer les prestations médicales au profit des citoyens, à consolider l'offre de soins en faveur des populations vulnérables, et à assurer un développement humain global, durable et intégré.
Sa réalisation s'inscrit en droite ligne des efforts déployés par le Souverain en vue de favoriser l’accès des personnes défavorisées à des soins de santé de base, de proximité et de qualité, et d'assurer un suivi médical périodique et régulier des personnes dont l’état de santé nécessite des consultations spécialisées.
Assurant une permanence de soins 24h/24 et 7j/7, le nouveau Centre, le second du genre au niveau du Royaume, permettra d'accélérer les interventions en cas d'urgence médicale et d'atténuer la pression exercée sur l’hôpital préfectoral, ainsi que sur les Centres de santé de niveau 1 et 2 existants, et d'éviter à des personnes souffrantes la peine de longs déplacements pouvant mettre en péril leur vie.
Structure intermédiaire entre le réseau des établissements de soins de santé de base (niveau 1 et 2) et le réseau hospitalier, le Centre médical de proximité - Fondation Mohammed V pour la Solidarité desservira une population de près de 500.000 habitants, permettant ainsi d’assurer davantage de complémentarité dans la carte sanitaire au niveau de la Région.
Le nouveau Centre comporte, ainsi, un pôle des urgences médicales de proximité avec des médecins urgentistes qui assureront la garde notamment dans les salles de déchocage, d'examen, de soins, d’observation et de plâtre.
Il comprend également une unité des soins de santé primaires (salles de consultations, de soins, de vaccination et de la Santé maternelle et infantile / Planning familial), un pôle des consultations spécialisées externes (cardiologie, ophtalmologie, ORL, dermatologie, gastro-entérologie, pédiatrie, gynécologie), une unité de rééducation orthopédique et un pôle médico-technique avec un bloc opératoire (deux salles de chirurgie et une de réveil).
Le Centre médical de proximité - Fondation Mohammed V pour la Solidarité de Sidi Moumen abrite aussi un pôle de santé Mère-Enfant disposant d'une unité technique d’accouchement (4 salles de naissance), et de salles d'examen, d'échographie, et de soins de nouveaux nés.
Doté d'équipements de dernière génération, le Centre abrite également une unité de soins bucco-dentaires, une unité d'imagerie médicale (radiologie, mammographie, échographie, panoramique dentaire), un laboratoire d’analyses médicales, une unité de stérilisation et une autre d'hospitalisation (6 chambres doubles), une pharmacie, une salle de sensibilisation et une morgue.
Le nouvel établissement hospitalier dispose aussi d'une ambulance devant assurer le transport médicalisé des patients.
Afin de remplir pleinement sa mission, le Centre médical de proximité - Fondation Mohammed V pour la Solidarité compte parmi ses effectifs médicaux et paramédicaux 21 médecins généralistes, urgentistes et spécialistes, 38 infirmiers, ainsi que des cadres administratifs et techniques.
À l’instar de celui inauguré par le Souverain au quartier El Youssoufia à Rabat le 11 mai dernier et ceux prévus à Témara, à Casablanca (ville nouvelle d’Errahma) et à Tanger (arrondissement Beni Makada), le nouveau Centre médical de proximité de Sidi Moumen fait partie d’un programme mené par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité et visant à soutenir le secteur médical national, à travers notamment le renforcement de l’offre de soins existante, la mise en place d’une filière de soins de proximité accessibles aux populations et l’intégration d’une approche sociale complémentaire dans les mécanismes d’accompagnement des patients.
Fruit d’un partenariat entre la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, le ministère de la Santé, le Conseil régional de Casablanca - Settat et le Conseil préfectoral de Casablanca, ce projet vient conforter les différentes actions menées par la Fondation dans le domaine médical et humanitaire, donnant ainsi la pleine mesure de son engagement multiforme et diversifié en faveur du bien-être et de la prospérité des populations démunies.

22/5/2019
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 Céréaliculture
Une saison compromise

N. BATIJE

Contrairement aux prévisions avancées lors du lancement de l’actuelle campagne agricole, ou retenues en tant qu’hypothèse de départ, lors de la confection de la loi de Finances pour l’année en cours, la saison céréalière 2018 - 2019 sera décevante. Et ce, à plus d’un titre.
En termes de production, la récolte se situerait, au meilleur des scenarii, à environ 60 millions de quintaux. Soit une baisse de 40,5% par rapport à la campagne précédente et de 26,3% comparativement à la moyenne des cinq dernières années.
Partant de la superficie emblavée située à 4,7 millions d’hectares, le rendement céréalier moyen, en retrait de 43% par rapport à la campagne 2017/2018, se limiterait à seulement 13 quintaux par hectare.
D’aucuns n’ignorent que l’effet conjugué de la chute de ses deux indicateurs serait très lourd en conséquences pour ce qui est de l’état de la trésorerie des fellahs et des opportunités de travail dans le monde rural.
Sans oublier bien entendu l’impact d’une telle situation sur les réserves de change dans la mesure où le Maroc serait obligé de payer ses importations en la matière généralement libellées en dollar et en euro.
Ne perdons surtout pas de vue que, bon an, mal an, le Maroc est bien obligé, pour satisfaire ses besoins domestiques, d’importer de grosses quantités de blé.
Déjà, la campagne agricole 2017-2018 dont les résultats définitifs font état d'une très bonne récolte de 103 millions de quintaux et d’un rendement moyen record historique de 22,9 quintaux/hectare, a connue des importations agricoles en valeur de l’ordre de 40,7 milliards de dhs.
A en juger par les données arrêtées à fin septembre 2018, les importations de céréales se situent à 10,8 milliards contre 13,6 en 2017 et 18,5 en 2016.
C’est dire l’importance socio-économique de la filière céréalière qui, malgré sa forte dépendance des alias climatiques, a encore un rôle déterminant dans la dynamique globale de croissance ainsi que dans les équilibres ou déséquilibres de la société rurale qui, quelque part, n’aspire qu’à de nouvelles relations fonctionnelles avec la ville. D’autant plus que la population rurale est majoritairement pauvre et socialement moins développée que la population citadine.
Les activités rurales non agricoles étant toujours marginales, l’agriculture représente donc une porte d’entrée incontournable des politiques de développement territorial et de durabilité.
Et reste à espérer que le nouveau modèle de développement en gestation en tienne compte, notamment, pour ce qui est du réajustement des disparités spatiales.

N. BATIJE

22/5/2019
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 Nouveau désistement du gouvernement El Othmani
La décompensation du gaz  butane, du sucre et de la farine renvoyée à l’après 2021

N. BATIJE

La suppression de la subvention du gaz  butane, du sucre et de la farine et son remplacement par des aides financières directes à la population ciblée ne devrait intervenir qu’après 2021.
De sources concordantes, cette annonce émane du  ministre chargé des affaires générales, Lahcen Daoudi, en présence du chef du gouvernement lors d’un point de presse organisé, mercredi 15 mai, dans la résidence de ce dernier à Rabat.
En guise d’argument à ce report, qui freinerait le parachèvement de la réforme de la caisse de compensation, Daoudi évoque le fait que   la mise en place du Registre social unifié (RSU), préalable à la poursuite de la réforme de la caisse de compensation, prend plus de temps que prévu. Et en guide d’argument à l’argument, «le remplissage du formulaire de recensement prendra en moyenne 20 minutes pour chaque Marocain» et le   Maroc compte actuellement quelque 139 programmes d’aides sociales et il faudra également du temps pour tous les harmoniser.
Or, comme le rappelle un  confrère arabophone  le gouvernement n’a toujours pas déposé au Parlement le projet de loi 72-18, pourtant adopté il y a quatre mois. Lequel projet, composé de 7 chapitres et de 45 articles, a pour objet la mise en place d’un dispositif national d’enregistrement des ménages et des individus désirant bénéficier des programmes d’appui social gérés par les administrations publiques, les collectivités territoriales et les organismes publics. Et le déploiement de ce dispositif passera par la création d’un Registre social unifié et d’un Registre national de la population afin de déterminer les catégories cibles et leur permettre de bénéficier desdits programmes. En plus de la création d’une Agence nationale de gestion des registres.
Fixant les modalités de création du «Registre national de la population», ce projet  souligne qu’il s’agit d’un registre national numérique dans le cadre duquel seront traitées, par procédé électronique, les données à caractère personnel des personnes physiques marocaines et étrangères résidant sur le territoire marocain. Ce registre a pour objectif, entre autres, l’attribution d’un identifiant digital civil et social à toute personne inscrite et de contribuer à la simplification des procédures administratives relatives aux prestations fournies aux usagers.
Pour le deuxième axe de ce projet relatif à la création du «Registre social unifié», seront inscrits dans ce registre numérique les ménages désirant bénéficier des programmes d’appui social gérés par les différentes instances publiques, et ce à la demande du déclarant au nom du ménage.  
 Le dernier axe du nouveau projet prévoit la mise en place de l’Agence nationale des registres. La nouvelle instance sera dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et sera basée à Rabat. Soumise à la tutelle de l’État et à son contrôle financier, elle aura pour missions, entre autres, de tenir, gérer et mettre à jour les registres et veiller à la protection des données qu’ils contiennent. Elle se chargera- également de l’attribution de l’identifiant digital et de la vérification de la véracité des données déclarées. L’Agence sera administrée par un Conseil et gérée par un directeur général.
N. BATIJE

22/5/2019
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 Le New York Times consacre un long carnet de voyage au Royaume
En quête du Maroc ancien

La diversité et la richesse naturelles du Maroc ont été mises en avant dans un long carnet de voyage que vient de publier le quotidien américain The New York Times, sous le titre "En quête du Maroc ancien".
"Au sud de Marrakech, la vallée du Drâa exerce toujours un attrait indéfinissable en conservant les traces de son royaume berbère, aujourd'hui presque disparu", relate l'auteur de cet article intimiste, l'écrivain et journaliste Aatish Taseer, qui revient sur son périple spirituel à la porte du désert marocain. 
"Nous sommes montés dans l’Atlas en direction du sud-est par Tizi n’Tichka, une route réputée pour ses paysages panoramiques et ses fortes pentes en spirale", raconte l’aventurier qui était accompagné d’un guide local après son atterrissage à Marrakech, notant que "la ceinture de l’Atlas qui donne au Maroc son épine tordue sert également de barrière entre les mondes".
Décrivant le Maroc, l’auteur écrit que "la moitié de ce pays fait face à la mer, sous l'influence de la Phénicie, de Carthage et de Rome; l'autre moitié contemple un océan de sable, un monde à part entière", ajoutant que "l’Arabie et l’islam, issus de l’est, se sont fondus dans le plus ancien élément du caractère syncrétique du Maroc, les Berbères".
Evoquant les mots de l’écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui avait déclaré en 2001 qu’il "n’y a pas de simple paysage", le voyageur confie qu’au "Maroc, j’ai compris le sens de ces mots, car le paysage s’était tellement diversifié qu’il semblait presque être une sorte de sténographie de la myriade de natures du pays."
"Le rouge ferrique de l’Afrique centrale est apparu dans des collines sillonnées couvertes de fines herbes émeraude. Dans le même cadre se trouvait une forêt de pins suisses qui menait à de hautes montagnes escarpées, avec des pics de neige cireuse et ensoleillée. Les collines couvertes d'arbustes brûlés d'une île grecque abritaient de grands stocks de cactus en fleurs", poursuit l’auteur.
"Ces combinaisons impossibles, cette variété infinie - tout cela, et pas une seule chose, c'était le Maroc", souligne-t-il.
"C’était comme si la terre était en train de se déchirer, révélant toute l'étendue de ses possibilités, des continents entrant en collision les uns avec les autres, tous en prévision de la nullité et du ciel ouvert du désert", se remémore ce voyageur ébahi par la "magie du Maroc" que reflète la série de photos des paysages naturels qui illustre le long article de la prestigieuse publication.

22/5/2019
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Le Maroc compte taxer Facebook et Google

Avec ses 16 millions d’utilisateurs au Maroc, Facebook réalise des bénéfices records dans le pays. Les autorités marocaines comptent bien demander leur part du gâteau.
Le Maroc envisage, comme les États-Unis, la France, l’Australie ou encore l’Indonésie, d’imposer des taxes à Google et Facebook notamment. La trésorerie du Royaume (TGR) enregistre un énorme manque à gagner par rapport au chiffre d’affaires réalisé par les deux mastodontes, surtout que le pays est classé cinquième au niveau africain en nombre d’utilisateurs.
Pour limiter la concurrence déloyale aux prestataires locaux, les services des impôts vont d’abord évaluer les gains réalisés auprès des utilisateurs marocains. Selon Bladi.net, l’objectif est de parvenir à taxer Facebook et Google comme le font déjà certains pays, dont les États-Unis, la France, l’Australie ou encore l’Indonésie.
La généralisation de la publicité par les réseaux sociaux a entraîné une mainmise sur le marché des géants de l’Internet, comme le prouvent les bénéfices records de Facebook. L’année dernière, ils se sont chiffrés à plus de 3 milliards de dirhams rien qu’au premier trimestre, dépassant même les prévisions de Wall Street, ajoute la même source.

22/5/2019
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 Bilan de mi-mandat, les non-dits d'El Othmani
Acte II, le déficit budgétaire
Dans ce deuxième feuilleton des non-dits d'El Othmani, L'Opinion explique comment le gouvernement creuse le déficit budgétaire, sans pour autant stimuler la croissance.

Amine DERKAOUI

Grande absente du bilan synthétique du mi-mandat, la politique budgétaire est pourtant au coeur du débat. La raison La dette publique globale a atteint 82,6% du PIB en 2018 (données du HCP), et la dette extérieure s'est établie à plus de 330 milliards de dirhams, soit 31% du PIB de 2017, se rapprochant ainsi de la capacité de remboursement du Maroc en devises étrangères, et donc de ses réserves de change.

Le déficit budgétaire, quésaco
Il y a déficit budgétaire quand le volume des charges de l'Etat est supérieur à celui de ses ressources. À notre époque, la majorité des budgets publics est marquée par l’existence d’un déficit, et cela concerne autant les pays développés que les pays en développement. Par conséquent, les Etats recourent à des emprunts pour financer leurs déficits budgétaires, qui risquent de les trainer dans des effets boules de neiges à cause de la nécessité de règlement des intérêts.


Dans le cas du Maroc, avec une dette publique globale de 82,6% en 2018 (et une prévision du HCP de 82,9% pour l'année 2019), l'Etat est à la quête de sources de financement du déficit budgétaire qui, lui, s'accentue à 3,9% en 2018, contre 3,4% en 2017. Selon Driss Effina, docteur en économie et professeur à l'INSEE, "le gouvernement est en train de chercher du financement par l'endettement et par la pression fiscale".

Loin de l'objectif
On l'aura compris. Si El Othmani omet de parler budget dans son bilan d'étape, c'est que, visiblement, il n'a pas de politique budgétaire claire à présenter. Force est de noter que le programme gouvernemental voté par le Parlement en 2016 prévoyait un déficit budgétaire de 3% à l'horizon 2021. Mais selon une information relayée par le site LeBoursier.ma, le Chef du gouvernement a annoncé devant quelques journalistes réunis à son domicile le mercredi 15 mai qu'il assumera un déficit budgétaire de 3,5%. Il a déclaré: "Bien sûr, il faut maîtriser les finances publiques et veiller au maintien des équilibres macroéconomiques, mais nous assumons un déficit autour de 3,5% du PIB compte tenu des besoins sociaux du pays". Un taux par ailleurs contesté par le HCP qui prévoit une accentuation autour de 3,6% pour 2019. Quoiqu'il en soit, on reste loin des objectifs initiaux, ceux du plan gouvernemental de 2016 et de la loi de finances 2018. Cette dernière tablait en effet sur un déficit budgétaire de 33,4 milliards de dirhams, soit 3% du PIB.

Le trompe-l'œil du social
Pour l'Exécutif, si la loi de finances 2019 a contribué au creusement du déficit, c'est parce qu'elle "répond à des exigences sociales urgentes", et parce qu'elle survient suite à la demande du Roi de donner la priorité aux politiques sociales, particulièrement dans les domaines de l'enseignement, la santé et l'emploi. Mais concrètement, les secteurs sociaux n'ont eu que 19% de la part du budget général, contre des parts oscillant entre 25% et 28% dans certaines lois de finances du début des années 2000. Abonné aux tergiversations, El Othmani s'est félicité dans son discours de mi-mandat de la création de 15.000 postes de Cadres des Académies régionales de l'Éducation sans indiquer que 13.000 professeurs d'éducation nationale partent à la retraite cette année. Ce ne sont donc que 2.000 nouveaux postes budgétaires créés. L'autre pièce manquante des mesures sociales du gouvernement est la création du fonds spécial pour la généralisation de l'éducation prévu par le projet de loi-cadre sur l'enseignement. Ce fonds devait aussi servir à la construction d'établissements scolaires communautaires dans le monde rural munis d'internats, de cantines et de logements pour les enseignants, comme recommandé par le Conseil supérieur de l'Education nationale (CSEFRS).
Souvent brandies par le gouvernement pour justifier le dépassement des prévisions sur le déficit, les dépenses sociales ne sont pourtant pas si budgétivores que cela. "Il n’y a pas d’opposition entre les équilibres macroéconomiques et les politiques sociales", explique Dr Effina. Autrement dit, la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques peut s’accommoder d’une politique sociale efficace. Car, en définitive, le problème n’est pas une question de moyens. Il faut rationaliser la dépense et optimiser les recettes. "Nous devons mieux dépenser car, souvent, nous dépensons mal", estime l'économiste.

Amine DERKAOUI

22/5/2019
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 Bilan de mi-mandat, les non-dits d'El Othmani
Acte III, le chômage
Parmi les quatres thématiques, soigneusement sélectionnées par la rédaction de L'Opinion mais brillamment occultées par El Othmani derrière des réalisations "de façade", le chômage et le marché de l’emploi sont un souci quotidien pour de larges franges de Marocains. Ils constituent le troisième volet de notre analyse.

Amine DERKAOUI

Au rythme actuel, le taux de chômage ne sera pas ramené à 8,5% d'ici la fin du mandat comme l'a promis Saâdeddine El Othmani. Curieusement, ce thème est absent du texte de 358 pages présenté comme un bilan “exhaustif” de mi-mandat par le gouvernement. N'intéresse-t-il personne parmi les El Othmani & Co.
La leçon à tirer du bilan de l'évolution de l'emploi en 2019 est d'une simplicité limpide: sans une accélération spectaculaire de la baisse du nombre de chômeurs, les objectifs seront totalement hors d'atteinte. Un chiffre vaut parfois mieux qu'un long discours. Pour que le taux de chômage passe d'autour de 10% aujourd'hui à 8,5% en 2021, le nombre de demandeurs d'emploi doit diminuer d'environ 600.000. Le HCP, de son côté, annonce un taux prévisionnel de 10,1% en 2019.


Sauf que le repli du taux de chômage entre 2017 et 2018 tient plus à la mécanique liée au recul du taux d’activité et du taux d’emploi qu’à la dynamique de l’activité économique. Le taux d’activité étant passé, entre 2017 et 2018, de 47,5% à 47,1%, enregistrant une diminution de 0,4 point. Pire, il est seulement de 42,4% en milieu urbain.

La lecture de ces statistiques renvoient à un phénomène encore plus inquiétant: moins de la moitié de la population en âge de travailler contribue actuellement à la création de richesses et l’économie se caractérise par une faible capacité à insérer les jeunes. Or, dans les pays en voie de développement, le taux d'emploi flirte avec les 55%. Pas de quoi se réjouir donc surtout avec une croissance économique peu reluisante de 2,9% selon les prévisions du HCP.

Chômeurs de luxe
Si le taux de chômage enregistre 4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, il passe à 14,5% parmi ceux ayant un diplôme de niveau moyen, et grimpe jusqu’à 22,7% parmi les actifs ayant un certificat de spécialisation professionnelle. Pour ce qui est des détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur, ce taux atteint 27,8%. Autrement dit, un jeune diplômé a moins de chances de trouver un travail qu'un non diplômé. C’est ainsi que ce fléau social affecte 25,7% des jeunes âgés de 15 à 24 ans et en milieu urbain, il caracole à 43,5% parmi cette même tranche d’âge.

Le coup d'épée dans l'eau
du gouvernement
Si le Chef du gouvernement s’est réjouit de la timide baisse récente du taux de chômage qui est passé de 10,5% en 2018 à 10% en 2019 pour la même période de l'année (1er trimestre), il a soigneusement occulté la sombre réalité du chômage dans les villes, parmi les jeunes et les plus qualifiés. Ces résultats restent en définitive très insuffisants pour considérer que la situation de l’emploi est meilleure qu’en 2016 comme l’a déclaré El Othmani.

Car malgré cette baisse récente, le chômage reste massif, avec 1.200.000 chômeurs au premier trimestre de 2019, alors qu'ils étaient 1.023.000 au deuxième trimestre de 2016, d'après les données du HCP. Soit 177.000 chômeurs de plus qu'au début du mandat de l'actuel gouvernement.
Le patron du PJD, qui vantait en 2016 sa "boîte à outils" anti-chômage, a pourtant fait feu de tout bois: le programme "Idmaj" (inclusion), programme "Tahfiz" (motivation), formation des chômeurs. Toutes les autres mesures prises, comme l’exonération des emplois créés par les nouvelles entreprises, n’ont rien changé. Aucune de ces mesures n'a eu d'effet sur les jeunes qualifiés, catégorie la plus vulnérable du marché de l'emploi. Et surtout, la promesse de créer 1.200.000 emplois claironnée tambours battant en début de mandat de l’actuel exécutif semble non seulement ridicule car inatteignable, mais complètement fantaisiste puisque cela équivaudrait à un taux de chômage de 0%.

Tout reste à faire
Peut-on espérer le changement de rythme que tout le monde souhaite Ce n'est pas impossible, ce qui est une bonne nouvelle, mais cela supposerait que le verre soit plus à moitié plein qu'à moitié vide. Le ralentissement de la croissance économique est évidemment un facteur plus déprimant. La perte de confiance dans le gouvernement et les institutions intermédiaires, prive le Maroc d'opportunités d'emploi et le faible taux d'activité de la population reste la meilleure preuve de ce découragement.
Le chômage des jeunes pouvait être encore plus alarmant si le taux d’activité de la population en âge de travailler n’était pas aussi bas notamment en raison de la baisse du nombre de demandeurs. Comme l'avait souligné Ahmed Lahlimi dans une déclaration à l'AFP, le non-emploi des jeunes a "tendance à devenir structurel avec la déperdition scolaire et la faible diversification du tissu productif national (...) la précarité de l'offre d'emploi n'encourage pas l'investissement des ménages dans l'enseignement de leurs enfants, ce qui conduit à la déperdition scolaire".

Au final, avec un taux catastrophique de chômage de 50% parmi les jeunes dans le milieu urbain, le risque de fractures sociales aux retombées nécessairement dangereuses n’est pas loin. Gardons-le en vue, le chômage n'est pas qu’histoire de chiffres, ce sont surtout des vies, des hommes, des femmes et des jeunes qui perdent leur travail et/ou en cherchent et qu’il faudra rassurer sur leur avenir.
Amine DERKAOUI

22/5/2019
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 Bilan de mi-mandat, les non-dits d'El Othmani
Acte I, la croissance économique
Tout discours vaut par ce qu'il dit et autant par ce qu'il ne dit pas. Celui prononcé par Saâdeddine El Othmani le lundi 13 mai au Parlement à l'occasion du mi-mandat de son gouvernement a fait couler beaucoup d'encre, car justement il était truffé de non-dits. Au final, nombreux sont ceux qui l’ont tancé, d'autres l’ont analysé, tandis que certains en ont chanté les louanges, sans que personne ne s'avise de commenter ce qui manquait à cet exposé. En quatre séries d'articles, L'Opinion décrypte les non-dits d'un bilan pour le moins mitigé en commençant par la croissance économique, véritable indicateur de la performance de tout Exécutif qui se respecte.

Amine DERKAOUI

Deux heures! C'est le temps qu'a pris le Chef du gouvernement pour exposer son bilan de mi-mandat devant les deux chambres du Parlement réunies lundi dernier à cette occasion. Une allocution suivie par la mise en ligne d'un document de 358 pages qui synthétise le bilan

de l'Exécutif après deux ans et demi de sa nomination. Un bilan qui n'en est vraiment pas un, puisque la majorité des "réalisations" ne font que réciter des missions relevant du travail de tous les jours d'un gouvernement: signature d'accords, tenues de conférences, constitutions de commissions.

Sur 358 pages donc, aucune mention du  "taux de croissance", véritable talon d'achille de l'actuel gouvernement qui, visiblement, préfère vanter la progression du Maroc dans un classement sur le climat d'affaires que d'attaquer les indicateurs de la conjoncture. Tour d’horizon du taux de croissance en quatre questions.

Le taux de croissance du PIB,
c'est quoi
Le PIB étant l'indicateur économique qui permet de mesurer les richesses produites dans un pays ou dans une zone géographique, le taux de sa croissance est exprimé par un pourcentage indiquant son évolution d'une période à une autre. Mais en général, lorsqu'on parle du taux de croissance du PIB, on fait référence à l'évolution dans l'espace d'une année. Comme la croissance économique est source d'augmentation des revenus et de l'emploi, elle est donc naturellement une panacée pour tous les gouvernements. Mais bien entendu et à l’instar du gouvernement El Othmani, tous n'y parviennent pas. Car la question reste de savoir quelles sont les causes qui stimulent la croissance. Faut-il par exemple mettre en avant le rôle de l'offre ou bien faut-il stimuler la demande qui pousse à produire plus Les deux approches peuvent s'avérer fructueuses selon les différents contextes.  

Est-ce si important pour le Maroc
Loin de prétendre que le taux de croissance reflète parfaitement la situation économique et sociale du pays, il reste révélateur de la performance de la politique économique en place.
Il est coutume de dire que la croissance économique au Maroc est caractérisée par une évolution en dents de scie, marquant des hauts et des bas selon les variations de la production agricole- elle même tributaire des conditions climatiques. C’est ce que la célèbre citation du Maréchal Lyautey “au Maroc gouverner c’est pleuvoir”, résume si bien. Or dans son dernier rapport sur les "Perspectives pour l’économie mondiale", la Banque mondiale révèle que le taux de croissance du Maroc est passé de 4,1% en 2017 à 3,2% en 2018 et ce malgré une "récolte agricole abondante et une conjoncture touristique favorable".

Côté demande intérieure, la consommation des ménages, sur une tendance baissière, demeure le principal moteur de l’économie, continuant à générer des déficits car nourrie principalement par les importations. Quant à la demande extérieure, malgré les performances notables à l’export des secteurs de l'automobile, des phosphates et de l'agroalimentaire, contribue toujours négativement à la croissance. Résultat: la Banque mondiale prévoit une croissance en baisse en 2019 qui devrait atteindre 2.9%, soit le même taux que la Tunisie, dont l'économie, faut-il le rappeler, peine toujours à se relever des effets néfastes du printemps arabe. Plus loin mais toujours sur la rive sud de la Méditerranée, l'Égypte fait office de champion en comparaison avec le Maroc. Le pays des Pharaons qui a également subi le printemps arabe, table en effet sur un taux de croissance hors norme de 5.6% grâce notamment au tourisme et aux immenses chantiers d'infrastructures lancés par le président Abdelfattah Al-Sissi. En somme, le Maroc malgré une conjoncture agricole, touristique et politique favorable ne parvient pas à faire mieux que la Tunisie et reste très loin de l’Egypte. Le Maroc, en tant que pays qui aspire au développement, n'a d'autres choix que “d'accélérer sa croissance par l'amélioration du pouvoir d'achat de sa population et de son attractivité envers les investissements étrangers, ainsi que par la réduction de sa dépendance aux importations”, comme nous l’explique M. Omar Kettani, Professeur d’Economie à l’Université Mohammed V de Rabat.    


Pourquoi est-il malsain de ne pas en parler dans le cadre d’un bilan gouvernemental
Certes, le taux de croissance à lui seul n'incarne pas la situation économique et sociale d'un pays car, encore faut-il savoir à qui profite cette croissance. Le professeur Omar Kettani insiste sur les défaillances des analyses conjoncturelles, à défaut de "répercussions palpables sur la vie de citoyens". "Bien que le Maroc ait adopté une économie de marché qui en théorie permet d'atteindre la classe moyenne, cette dernière est affaiblie par le désengagement de l'Etat des secteurs sociaux comme la santé et l'éducation", analyse l'économiste. Le creusement des inégalités au Maroc n'est même plus un secret pour personne. Dans un rapport sorti en janvier 2019, l'ONG OXFAM a dressé un tableau noir sur les inégalités au Maroc, relevant que les 10 % les plus riches ont un niveau de vie en moyenne 12 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, un écart qui n’a guère reculé depuis les années 1990.  

Du côté du gouvernement, l'omerta sur la croissance économique est de rigueur, car d'abord le taux réalisé est de loin en deçà de celui promis par El Othmani en début de mandat. Le Secrétaire général du PJD avait en 2016 prévu dans son programme gouvernemental un taux de croissance ambitieux se situant entre 4,5% et 5,5% à l'horizon 2021. Mais il n'en sera certainement rien; la Banque mondiale a fait savoir dans son dernier rapport semestriel de janvier 2019 que ses prévisions pour le taux de croissance marocain sont autour de 3,5% pour les années 2020 et 2021.

De quoi remettre en question la fiabilité d'un bilan qui omet ces données, pourtant si inquiétantes.

Avant, c'était mieux
Ce qui est sûr, c'est que le taux de croissance peine à décoller depuis 2012 et oscille entre 1,2% et 4,5% sans jamais atteindre les 5% réalisés par la majorité dirigée par l'Istiqlal de 2007 à 2011. Le gouvernement Abbas El Fassi avait en effet réussi à maintenir durant son mandat un taux de croissance annuel moyen de 4,7%. Même si la croissance au Maroc a "rarement" dépassé les 5% -comme le révèle une publication de l'HCP datant de 2005 intitulée Les sources de la croissance économique au Maroc-, le gouvernement El Fassi était plutôt performant de ce point de vue. Le premier de ses acquis a été le maintien de la dynamique de croissance, presque à contre-courant de la conjoncture économique de l'époque. Certes, l'objectif de 6% par an, en moyenne, prévu au départ n’a pas été atteint, mais avec une hausse moyenne de 4,7% entre 2008 et 2010, ce n’est pas si mal que cela. Ces réalisations furent le résultat d’une politique expansionniste en matière d’investissement public (Etat, collectivités locales, établissements et entreprises publics…), qui a été augmenté de plus de 104%, passant de 83 milliards en 2007 à 178,3 milliards dirhams en 2011, comme l'avait rapporté l'ancien Premier ministre Istiqlali dans un discours à Fès le 13 novembre 2011.
Ce fut aussi le fruit d’une politique volontariste en termes d’amélioration du pouvoir d’achat par l'augmentation des salaires à la fois directement (dans la Fonction publique), et indirectement via la baisse des taux d’imposition.
De l’aveu même du porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi, l’Exécutif actuel est à court de vision. "Le modèle actuel ne permet pas une croissance à même de développer l'économie marocaine, (...) il va falloir faire plus", avait-il regretté en juillet 2018 à la suite d'un Conseil du gouvernement. Tout est clair!

Amine DERKAOUI

19/5/2019
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 La loi 49-15 sur les délais de paiement toujours en panne
7.941 PME-TPE ont fait banqueroute en 2018

A. CHANNAJE

La problématique des délais de paiement constitue toujours un handicap majeur pour l'économie marocaine en général et les PME- TPE en particulier. Le retard de paiement des PME et des TPE est respectivement de 133 et 264 jours, soit des niveaux dépassant de loin le délai réglementaire de 60 jours. Un délai qui est règlementé par la loi 49-15 sur les délais de paiement, publiée au Bulletin officiel n°6501 du 19 septembre 2016.
Celle-ci stipule aussi que toute entreprise qui ne respectera pas le délai de paiement sera durement sanctionnée : elle se verra interdire l’accès aux marchés publics et aux subventions de l’État. Depuis sa publication au BO en 2016, ce texte de loi n’a eu aucun effet sur le comportement de leurs entreprises.
Sur ce registre, Stéphane Colliac, économiste en charge de la France chez Euler Hermes, estime qu'il est difficile de « constater que les lois ou pressions amicales se succèdent et que les pratiques ne changent pas ». Et d'ajouter que « La loi est une chose, mais sa traduction dans les faits est très imparfaite et l’arsenal reste incomplet. Les exemples existent à l’étranger, et le Maroc doit se saisir des instruments disponibles et qui ont fait leur preuve ailleurs ».



Hausse de défaillances
de 4% en 2019
A cause notamment des jours de retard de paiement, les entreprises se trouvent alors obligées de déclarer leur faillite.
Selon Inforisk, spécialiste du renseignement commercial sur les sociétés marocaines, 7.941 PME-TPE ont fait banqueroute en 2018 à cause notamment des défauts de paiement.
Pire encore, Euler Hermes prévoit même une hausse de défaillances de 4% en 2019.
A souligner en ce sens, toujours selon l'assureur-crédit, que le délai de paiement clients s’est allongé de 2 jours entre 2017 et 2018 pour atteindre une moyenne de 84 jours, contre 65 à l’échelle mondiale.
Pire, une entreprise sur 4 est payée presque 4 mois après livraison. Les secteurs les plus touchés sont la technologie, les transports, l’industrie pharmaceutique et la construction.
« Ce type d’évolution est symptomatique d’un élastique qui se tend et qui peut lâcher en cas de retournement de conjoncture. Cette expérience est donc pleinement intégrée à notre analyse du risque, en cela qu’elle fait porter un risque de défaillance supplémentaire sur les entreprises marocaines. En cohérence avec cela, nous anticipons un rebond des défaillances d’entreprises de +3% en 2019, vers un nouveau plus haut historique. Au-delà du caractère informatif de cette analyse, elle nous permet également d’échanger avec nos clients et d’identifier avec eux les bonnes contreparties, qui seront à même de les payer mieux et dans les temps. Il n’y a donc pas de relation mécanique entre l’allongement d’un délai de paiement et les primes d’assurance-crédit », a affirmé M. Colliac.
L'analyste français a affirmé, en outre, que « tant que les délais de paiement seront si longs le risque d’impayé ne connaîtra pas de baisse conséquente et les réformes ne seront pas pleinement efficaces. C’est dommage, car cela fait perdre des opportunités d’affaires et à l’arrivée, la croissance marocaine reste insuffisante pour combler le chômage ».
D’ailleurs, SM le Roi avait souligné, dans son discours du 20 août 2018, que «Tout retard de paiement peut engendrer la faillite d’une entreprise et une perte d’emploi. Comment peut-on donner l’exemple si les établissements et entreprises publics (EEP) ne respectent pas leurs engagements ».

Réduction des délais de paiement des entreprises, une priorité nationale
Sur ce sujet des délais de paiement dans la commande publique, soulevé par le Souverain, que le délai global moyen des marchés publics est de 38 jours pour l'Etat, et 44 jours pour les collectivités locales. Le délai d’ordonnancement atteint, de son côté, 35,5 jours en 2018. 
Ces chiffres ont été soulevés dernièrement à Guelmim, lors d’une rencontre régionale sur «Les solutions pour l’amélioration des délais de paiement de l’Etat et des collectivités territoriales».
M. Safir a relevé, à cette occasion, que le retard de paiement constitue une menace au climat des affaires et aux équilibres financiers des entreprises. Il a souligné, à ce sujet, que la réduction des délais de paiement est l’un des facteurs de l’amélioration du climat d’affaires et de la réduction des menaces qui guettent les entreprises. Dans ce sens, le wali directeur général a appelé à la fédération des efforts de toutes les parties prenantes en vue de résoudre les difficultés auxquelles font face les entreprises en ce qui concerne les délais de paiement et des dettes, qui peuvent impacter négativement le développement économique et la poursuite des activités commerciales.
Pour le même souci, à savoir améliorer les délais de paiement, le ministère des Finances a émis, en septembre 2018, une circulaire appelant les entreprises et établissements publics être un exemple du respect des délais de paiement notamment pour les PME et les TPE. « Le suivi effectué par les services concernés du ministère démontre que certains EEP ne respectent pas les délais de paiement, alors qu'elles disposent des ressources financières nécessaires », est-il souligné.

A. CHANNAJE

19/5/2019
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SM le Roi Mohammed VI autorise l’ouverture de 20 nouvelles mosquées

Al’occasion du mois sacré du Ramadan 1440, le roi Mohammed VI a bien voulu autoriser l’ouverture de 20 mosquées nouvellement édifiées, restaurées ou ayant fait l’objet de travaux de reconstruction par le ministère des Habous et des Affaires islamiques, a affirmé, vendredi à Casablanca, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq.
Dans une allocution prononcée devant le souverain, après la prière du vendredi à la Mosquée Hassan II de Casablanca, Toufiq a indiqué que son département a mobilisé une enveloppe budgétaire de près de 253 millions de dirhams (MDH) pour la construction de 7 nouvelles mosquées, la reconstruction de 9 autres et la restauration de quatre grandes mosquées historiques, d’une capacité d’accueil globale de l’ordre de 27.000 fidèles. Le ministre a souligné, à ce propos, que le roi Mohammed VI a bien voulu baptiser de son nom deux des mosquées ouvertes, à savoir "Al Masjid Al Aadham" de Tamesna et la Grande Mosquée de Nador, notant qu'il a été procédé, conformément aux Hautes orientations royales, à l'établissement d'un plan d'action fondé sur une cartographie nationale des besoins en matière de lieux de culte.
Ce plan d'action, a poursuivi M. Toufiq, prend en considération le développement urbain près des anciennes médinas, l'extension des nouveaux pôles urbains, le phénomène d'éparpillement des populations au niveau des campagnes, outre la conformité aux dispositions légales, aux nécessités économiques et aux normes techniques exigées pour l'approbation des plans et des permis de construire afin de préserver les caractéristiques fonctionnelles et esthétiques de la mosquée marocaine. Ces exigences devaient être respectées dans les projets de construction des nouvelles mosquées aussi bien par le ministère des Habous et des Affaires islamiques que par les bienfaiteurs, a-t-il précisé, faisant observer que les nouvelles mosquées sont inscrites chaque année dans un plan stratégique visant à promouvoir les lieux de culte aux niveaux national, régional et local.
Ce plan a permis, selon M. Ahmed Toufiq, d'accompagner la dynamique que connaît le royaume, sous la conduite éclairée du roi, en consécration de la haute sollicitude dont le souverain ne cesse d'entourer les maisons de Dieu et son action continue pour qu'elles puissent jouer leur rôle, contribuer à renforcer la sécurité spirituelle des fidèles et préserver les valeurs de modération et de tolérance qui caractérisent la société marocaine. Le ministre a, en outre, indiqué que 2.173 mosquées ont été ouvertes au cours des 20 dernières années, notant que nombre d'entre elles, en particulier les petites et moyennes mosquées, ont été construites par des mécènes.
Le ministère a fourni une assistance à certains de ces bienfaiteurs, qui ont également bénéficié d'exonération fiscales en exécution des Hautes instructions royales, a-t-il ajouté. M. Toufiq a rappelé, à cette occasion, que parallèlement aux chantiers de construction, un dahir organisant le contrôle de l'état des bâtiments des mosquées a été publié, soulignant que les résultats du recensement et des opérations de contrôle effectuées sur la base de ce Dahir ont donné lieu à la réhabilitation de 1.000 mosquées. Dans le cadre du même plan stratégique, il a été également procédé à l'élaboration d'un programme de préservation des mosquées historiques, a affirmé Toufiq, précisant qu'à ce titre 70 mosquées ont été rénovées, avec une enveloppe budgétaire de 650 MDH.
La législation concernant les lieux de culte a aussi été réexaminée, a-t-il poursuivi, faisant savoir que la nouvelle législation exige des bienfaiteurs désireux de construire des mosquées de s'organiser au sein d'associations créées par la loi, comme elle réglemente la manière d’octroi des subventions de l’État à ces associations et de contrôle de la collecte de fonds. Toujours dans le cadre de la promotion des lieux de culte, M. Ahmed Toufiq a souligné que des améliorations ont été apportées aux mosquées, notamment en termes de réseau d'eau et d'électricité, d'efficacité énergétique, de sécurité et d'accessibilité, l'objectif étant de renforcer le rôle des maisons de Dieu dans la préservation des traditions et dans l'accomplissement de leur mission religieuse et éducative.

19/5/2019
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 Procès de l’attentat d’Imlil
Saâdeddine El Othmani assigné en justice

Abdallah LAHFARI

Si ce n’était sa tenue à la date très symbolique du 16 mai qui marquait cette année le 16ème anniversaire des attentats de triste mémoire de 2003 à Casablanca, la seconde audience du procès de l’attentat d’Imlil s’annonçait comme une audience normale, voire banale. Organisée à la Chambre criminelle chargée des affaires de terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel de Salé jeudi dernier, cette audience connaîtra pourtant un véritable coup de théâtre. Il s’agit de l’assignation par le comité de défense de la victime danoise, Louisa Vesterager Jespersen, du chef du gouvernement marocain, M. Saâdeddine El Othmani, en sa qualité de chef de l’Exécutif et d’incarnation de l’Etat tenu à ce titre d’assumer la réparation des dommages matériels consécutifs à cet acte terroriste.
«Cette demande d’assignation de M. Saâdeddine El Othmani émane d’une action concertée entre le comité de défense que je dirige et la famille de la victime danoise, Louisa Vesterager Jespersen», nous dit à ce propos Maître Khalid El Fataoui, avocat inscrit au barreau de Marrakech mandaté par la famille de la victime danoise au titre de partie civile. Il précise : «En tant qu’avocat, j’ai conseillé à mes clients d’orienter leur demande de réparation et d’indemnisation vers l’Etat marocain représenté par son chef du gouvernement. Ce qui est en soi normal lorsque l’on sait l’insolvabilité des assassins».

Une décision qui fera jurisprudence
Cette requête inédite dans les annales de la justice marocaine en matière de terrorisme a été acceptée par le Président de l’audience, le juge Abdellatif El Amrani. Ce qui l’impose désormais comme une véritable jurisprudence. En principe donc, le 30 mai prochain, date de la tenue de la troisième audience de ce procès fixée par le juge Amrani, M. Saâdeddine El Othmani devra se présenter devant le tribunal pour représenter le Maroc. «Une demande de comparution lui sera adressée à cet effet par huissier de justice», nous confirme l’avocat de la victime danoise. Saâdeddine El Othmani n’en fera certainement rien et l’audience risque d’être reportée à une date ultérieure, le temps que le gouvernement marocain désigne un avocat pour le représenter.
Autre scénario fort probable, la réorientation de la demande d’indemnisation vers le fonds de solidarité contre les événements catastrophiques institué par la loi n° 170-14 sur le régime de couverture des conséquences des événements catastrophiques (voire encadré).
Auquel cas, ce sera la première fois que ce fonds sera mobilisé pour l’indemnisation de victimes de terrorisme. «Auparavant et en l’absence d’un cadre juridique, les victimes d’actes de terrorisme et notamment ceux de l’attentat qui avait ciblé le café Argana à la place Jamâa El Fna à Marrakech en 2011, étaient indemnisées au cas par cas, sur la base d’un simple décret», rappelle à ce propos Me El Fataoui.
Pour ce dernier, l’acceptation de la demande d’assignation de Saâdeddine El Othmani par le tribunal de Salé constitue un gage de crédibilité et d’indépendance pour la justice marocaine. «Cette décision a eu un fort impact médiatique dans les pays des deux victimes et notamment en Norvège où les médias s’en sont fait largement l’écho. Au Maroc, des contacts commencent à se faire avec notre cabinet pour étudier la possible et très probable constitution en partie civile de la famille de la deuxième victime, norvégienne, Maren Ueland. Ce qui constitue une reconnaissance de la crédibilité de la justice marocaine», nous révèle l’avocat.

La famille de la victime norvégienne se constituera en partie civile
La famille de la victime norvégienne avait certes mandaté un avocat norvégien dont le nom était inscrit au dossier de l’affaire, mais cette famille ne s’était jamais constituée partie civile. Aujourd’hui et suite à la décision du tribunal de Salé d’accepter l’assignation en justice du chef de gouvernement marocain, cette famille qui avait choisi de tourner le dos à la justice marocaine et faire son deuil loin des méandres de nos tribunaux, songerait désormais à se constituer en partie civile afin de réclamer réparation du dommage subi au gouvernement marocain.
D’après notre source, cette famille, comme d’ailleurs celle de la victime danoise, serait résolue à suivre l’affaire de très près quitte à dépêcher un de ses membres au Maroc spécialement pour prendre part aux audiences.
Le procès ne fait donc que commencer.

Abdallah LAHFARI

19/5/2019
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 Etat des réalisations et programmation estivale 2019
La Marina Bouregreg veut « augmenter son attractivité »

Être un lieu de loisir afin d’attirer les populations de Rabat-Salé ainsi que les touristes nationaux et internationaux, tel est l’objectif affiché par l’équipe dirigeante de la Marina du Bouregreg. Lors d’une conférence de presse organisée jeudi soir, les responsables de la Marina Bouregreg par la voix du directeur général délégué Fahd El Mejjati, ont fait un état de l’avancement des réalisations en cours sur le site et ont présenté le programme officiel de la période estivale 2019.
Parmi, ces nouvelles réalisations en cours, une zone technique qui verra le jour côté Est du bassin aux abords de la darse construite à cet effet.
Elle sera dotée d’une zone d’amarrage de 2000 m², et équipée en moyens modernes de levage d’embarcation. Ce nouveau joyau sera dirigé par un personnel formé et qualifié pour l’entretien et la petite répartition des bateaux. Le tout sera géré par un logiciel spécialisé dans la gestion intégrale des ports de plaisances. Autre nouvelle réalisation qui vaut le détour, la piscine déjà achevée et qui contient 3 bassins dont un olympique, un semi olympique et une pataugeoire. Elle sera ouverte au public à partir de juin prochain. Le hic, la piscine n’est pas entourée d’une clôture et son accès est beaucoup trop facile pour les passants.

Un nouveau programme d’animation pour les populations
Pour égayer l’été des habitants de Rabat-Salé ainsi que les touristes qui y seront de passage, la Marina Bouregreg organisera du 1er juin au 31 aout 2019, la première édition du « Bouregreg Summer Fest 2019. Cette fête sera marquée par plusieurs activités. Pour divertir les visiteurs, une compétition de Rock Fishing sera organisée le 2 juin sur les quais R’Batis de la Marina. Cette compétition qui se déroulera en trois manche, s’articule autour de la pêche au leurre des poissons carnassiers depuis les rives du fleuve Bouregreg. Les organisateurs annoncent plus de 50 pêcheurs. Des aménagements ont aussi été faits pour permettre des compétitions de Beach soccer, Beach volley et aviron. « Bouregreg Marina témoigne de convictions et participe à l’épanouissement des habitants des deux rives, ainsi que les visiteurs de tous bords, en leur offrant une plateforme d’initiation culturelle, sportive, et un espace de loisirs de qualité » nous précise Fahd El Mejjati.
Le clou du spectacle donnera à voir le 28 juin pour la première fois au Maroc et en Afrique, la prestation du français Frank Zappata « l’homme volant », inventeur du Flyboard air, une plateforme volante individuelle propulsée par des turboréacteurs allant jusqu’à 134 km par heure. A noter que la plupart des activités seront gratuites et ouvertes aux adultes ainsi qu’aux enfants.

19/5/2019
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 Fondation Mohammed V pour la Solidarité
SM le Roi inaugure le Centre régional des soins bucco-dentaires à Rabat

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, jeudi au quartier El Massira à l'arrondissement Yaâcoub El Mansour à Rabat, à l'inauguration du Centre régional des soins bucco-dentaires, réalisé par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité pour un investissement global de 25 millions de dirhams (MDH).
Premier du genre au niveau du Royaume, ce projet solidaire, dont les travaux de réalisation ont été lancés par le Souverain le 30 mai 2017, procède de la volonté royale visant à renforcer l’offre de soins bucco-dentaires au niveau de la région
de Rabat-Salé-Kénitra par la mise en place d’une prestation médicale de proximité et de qualité qui répond aux besoins des citoyens.
Il s’inscrit également en droite ligne des efforts déployés par le Souverain dans l’objectif de favoriser l’accès des personnes démunies, des personnes âgées, des élèves issus de familles défavorisées et des personnes en situation de handicap, aux soins bucco-dentaires, et de renforcer le système de santé bucco-dentaire et son intégration dans la santé publique.
Édifié sur quatre niveaux (sous-sol, RDC et deux étages) sur un terrain domanial de 1.580 m2, le nouveau Centre dispensera des soins dentaires de qualité (soins conservateurs et soins chirurgicaux) aux enfants et adultes de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Il veillera également au développement d'actions de prévention, d'information et de sensibilisation aux risques liés au tabagisme, à l'automédication et à l'hygiène bucco-dentaire, l'objectif étant l'amélioration de la santé bucco-dentaire de la population.
Le Centre régional des soins bucco-dentaires dispose d’un service d'urgence - salles de soins urgents et de consultations, hôpital de jour - opérationnel de 08h30 à 16h30 pour une prise en charge directe.
Il abrite également une unité de radiologie bucco-dentaire (radio panoramique dentaire - 3D, radiologie rétro-alvéolaire), une unité de consultations avec quatre salles de soins bucco-dentaires pour adultes et une unité de pédodontie (deux salles de consultations pour enfants).
Le Centre, doté de 17 fauteuils dentaires dont un pour personnes à mobilité réduite et deux pour enfants, comprend également des unités de chirurgie bucco-dentaire (salle d’opérations, salle de réveil, salle de consultation) et de consultations spécialisées (Endodontie, Orthodontie, Parodontie, prothèse dentaire), un espace de stérilisation, un laboratoire de prothèses dentaires, des salles de formation et de sensibilisation, un bureau association, une salle de réunion et une médiathèque.
Pour remplir pleinement sa mission, le Centre régional des soins bucco-dentaires compte parmi ses effectifs médicaux et paramédicaux 14 dentistes spécialistes, des infirmiers et des cadres administratifs et techniques.
Fruit d’un partenariat entre la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, le ministère de la Santé et le Conseil de la Région Rabat-Salé-Kénitra, ce projet vient conforter les multiples actions médico-humanitaires initiées par la Fondation et destinées à soutenir le secteur médical national, à travers la mise en place d’une filière de soins de proximité accessibles aux populations les plus défavorisées.

19/5/2019
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 Entretien avec M.Hassan Sentissi El Idrissi
L’ASMEX au service de l’export marocain

Créée en 1982, l’Association Marocaine des Exportateurs, « ASMEX » a pour objet notamment de représenter, fédérer, et unir les opérateurs économiques exportateurs, ou en voie de le devenir, de valoriser le rôle des opérateurs économiques dans le cadre du commerce international, promouvoir au Maroc et à l’étranger les exportations marocaines et les investissements dédiés à l’export.
De 2013 à 2018, et grâce à ses efforts et activités en termes de formation,  l’ASMEX a pu doubler le nombre de ses adhérents. Et en tant que principal partenaire des pouvoirs publics, l’ASMEX coordonne, aussi, dans le cadre du partenariat public-privé, toutes les actions et/ou les initiatives visant la dynamisation du commerce extérieur marocain.
Afin de faire le tour de la question, M. M. Hassan Sentissi El idrissi, président de l’ASMEX, a bien voulu nous accorder l’entretien suivant.

Question : Qu’en est-il de la situation marocaine à l’export et qu’en est-il de la nature des actions des opérateurs marocains en ce sens
M. Hassan Sentissi El Idrissi : Il convient de rappeler, en ce sens, le déséquilibre flagrant existant entre le volume des exportations et celui des importations.
Les exportations annuelles atteignent 25 milliards de dollars, contre 40 milliards d’importations. Ce qui se traduit par un déficit de l’ordre de 15 milliards de dollars à combler grâce à l’intervention d’autres secteurs, dont les phosphates, l’automobile et les minerais. Ce qui interpelle aussi la mise en place de plan de soutien et de mesures incitatives.
D’autant plus que l’export émane d’une notion de souveraineté nationale, chose que les opérateurs marocains doivent bien assimiler.
Il faut aussi savoir que seules trois grandes régions animent le processus export. Un processus qu’en partenariat avec les walis, les gouverneurs et toutes les parties concernées, nous essayons de promouvoir par le biais de contacts et de débats à même de traiter de la nature des produits à l’export, de relancer les divers actions des hommes d’affaires et d’attirer bien d’autres de l’extérieur .
 
Q: Il est clair que la promotion des exportations vous tient à cœur
M. Hassan Sentissi El Idrissi : En effet, d’autant plus que la plupart des 5000 hommes d’affaires marocains opérants dans le secteur n’investissent pas et, suite à une opération ou deux, se retirent.
Partant de là, il devient nécessaire de sensibiliser les operateurs marocains en termes de continuité à l’export. Ce qui exige de lever toutes les contraintes entravant le développement du secteur.
Un secteur qui malgré son énorme potentiel ne s’adresse qu’un tiers des opérateurs, alors qu’il a tous les prés-requis pour englober les deux tiers restants.

Q : Comment évaluez vous les programmes initiés par le département de l’Investissement et de l’économie numérique Est-ce qu’ils ont abouti aux résultats escomptés
M. Hassan Sentissi El Idrissi : Ces programmes auront de très bons résultats, à en juger par les recommandations des Assises de Marrakech. Et je suis convaincu de la pertinence de plusieurs facteurs qui aideront à développer le secteur des exportations marocaines et ce dans les plus brefs délais.

Q : Existe-t-il un impact de la loi 16-60  sur les exportateurs marocains, sachant que de nombreuses entreprises se trouvent encore à mi chemin
M. Hassan Sentissi El Idrissi : C’est sûr, seulement il ne faut pas précipiter les choses et formuler des jugements hâtifs. En ce moment, nous travaillons et nous attendons et tout indique que nous aboutirons aux résultats escomptés. 

Q : Le secteur automobile, est il le seul secteur présent en force au niveau des produits à l’export
M. Hassan Sentissi El Idrissi : Pas nécessairement. Il y a bien eu les phosphates, le poisson, le textile habillement …Le Maroc ne manque pas de produits à l’export. Ce qui manque, en ce sens, c’est le renforcement du capital, l’évolution des entreprises, la mise à niveau des compétences, drainer des IDE et l’élargissement des parts de marché. Autant de préalables qui font partie des objectifs de l’ASMEX.

Q : Qu’en est-il des marchés africains Est-ce un plus pour les exportations marocaines
M. Hassan Sentissi El Idrissi : A ce niveau, il y a lieu de louer l’Initiative Royale envers le continent africain et qui a ramené la boussole de notre économie au continent africain. Ce qui a eu pour effet de réactiver l’économie marocaine et d’impulser ses exportations vers les nouveaux marchés africains.
Depuis le Maroc est le second investisseur dans ce continent  et tous les indicateurs  sont porteurs en termes d’investissement et d’export vers l’Afrique.

Q : Quelle évaluation faites vous du niveau  des exportations marocaines vers la Russie à la lumière du Conseil  maroco-russe
M. Hassan Sentissi El Idrissi : Je pense que le niveau des exportations marocaines ramenées aux importations dénote d’un certain déséquilibre. Il va sans dire qu’il n’y a pas lieu de comparer entre un bateau de carburants est un bateau d’orange ou d’habits. Ceci étant, le Maroc fournit beaucoup d’effort au niveau des marchés russes mais beaucoup reste à faire en termes de promotion des produits marocains que ce soit en Russie ou ailleurs.

Q : Quel bilan à votre association
M. Hassan Sentissi El Idrissi :L’ASMEX est présente depuis 36 ans déjà  et nous faisons de tout notre mieux pour défendre les intérêts des exportateurs et des entités exportatrices marocaines. En plus d’une quête d’investissements nationaux et internationaux.
Parallèlement, nous accompagnons les travaux des  ministères des finances et du commerce extérieur. D’ailleurs nous avons formulé d’importantes propositions lors de ces assises de Marrakech, la même chose est faite au niveau des assises de la fiscalité. Notre objectif est de soutenir toute initiative à même d’aider le secteur de l’export et ce au grand profit de l’économie nationale.

19/5/2019
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 OMS
Trop de bébés sont trop petits à la naissance

Près des trois quarts de ces bébés sont nés en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, où les données sont très limitées, d’après une nouvelle étude de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Portant sur 281 millions de naissances dans 148 pays, l'étude révèle que le problème demeure également important dans les pays à revenu élevé d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Australie et de Nouvelle-Zélande, où les taux d'insuffisance pondérale à la naissance n'ont pratiquement pas progressé depuis 2000.
Plus de 80% des 2,5 millions de nouveau-nés qui meurent chaque année dans le monde souffrent d'insuffisance pondérale à la naissance parce qu'ils sont prématurés à la naissance ou petits à l'âge gestationnel.
Les bébés de faible poids à la naissance qui survivent courent un plus grand risque de retard de croissance et de troubles du développement et de santé physique plus tard dans la vie, y compris des maladies chroniques comme le diabète et les maladies cardiovasculaires.
En 2012, les 195 États membres de l'OMS se sont engagés à réduire de 30% la prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance d'ici 2025, par rapport aux taux de 2012.
Ces estimations, qui sont les premières du genre, ont révélé que la prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance dans le monde a légèrement diminué, passant de 17,5% en 2000 (22,9 millions de naissances vivantes de faible poids à la naissance) à 14,6 % en 2015 (20,5 millions).
Cependant, l'étude indique qu'au rythme actuel de progression - avec une baisse annuelle de 1,2% des taux d'insuffisance pondérale à la naissance entre 2000 et 2015 - le monde sera bien en deçà du taux de réduction annuel de 2,7% requis pour atteindre l'objectif de l'OMS de réduire la prévalence de 30% entre 2012 et 2025.
L'étude appelle ainsi à une action internationale pour s'assurer que tous les bébés sont pesés à la naissance.
« Nous ne pouvons pas aider les bébés de faible poids à la naissance sans améliorer la couverture et l'exactitude des données que nous recueillons. Avec de meilleurs appareils de pesage et des systèmes de données plus solides, nous pouvons saisir le poids réel à la naissance de chaque bébé, y compris ceux qui naissent à la maison, et fournir une meilleure qualité de soins à ces nouveau-nés et à leurs mères », a précisé dit Julia Krasevec, spécialiste des statistiques et du suivi à l'UNICEF, et co-auteure de l’analyse.
Selon les auteurs de l'étude, des meilleures données permettraient d’améliorer les soins cliniques et pour promouvoir une action de santé publique sur les causes de l'insuffisance pondérale à la naissance afin de réduire la mortalité et l'invalidité, sachant que près d'un tiers de tous les nouveau-nés ne sont pas pesés à la naissance.

19/5/2019
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Création de la zone franche Tanger Tech

Les choses se concrétisent pour la future cité intelligente «Mohammed VI Tanger Tech». Le 26 avril, un mémorandum d’entente pour l’aménagement de cette cité industrielle avait été signé à Pékin entre le Président de la Société d’Aménagement de Tanger Tech, M. Othmane Benjelloun et M. Weng Gang Vice President de la CCCC, en présence de Mohcine Jazouli, Ministre Délégué chargé de la Coopération Africaine. Moins d’un mois plus tard, le jeudi 16 mai, le conseil du gouvernement a adopté le projet de décret N° 2.19.345, relatif à la création de la zone franche Tanger Tech. Présenté par le ministre de l'Industrie, de l'investissement et de l'économie numérique, ce projet s'inscrit dans le cadre de l'achèvement des travaux de réalisation du projet "la Cité Mohammed VI Tanger Tech", lancé à l'occasion de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Chine en mai 2016, a précisé M. El Khalfi lors d'un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement.
Il s'agit d'une ville industrielle intégrée, durable et intelligente qui sera construite sur une superficie totale de 2.167 hectares et qui comprendra des zones industrielles et de services, des complexes résidentiels, ainsi que tous les services publics et privés nécessaires à l'animation d'un pôle urbain, a-t-il ajouté.  Deux mémorandums d'entente visant la réalisation de ce nouveau pôle économique ont été signés sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors de sa visite en Chine en mai 2016 et à Tanger le 20 mars 2017, a-t-il rappelé. Ce projet de décret, qui vise à créer la zone franche Tanger Tech en vue de mettre en place un pôle industriel soumis au régime des zones franches, répondra aux attentes et aux exigences des investisseurs industriels marocains et internationaux, tout en renforçant les résultats du plan d'accélération du développement industriel, a fait savoir le ministre.
Cette zone, qui sera construite sur 467,91 hectares dans la commune Al-Aouama relevant de la province de Tanger-Asilah, ciblera les entreprises actives dans les secteurs de l'industrie automobile et aéronautique, les énergies renouvelables, l'industrie du cuir et du textile, les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques, outre l'industrie plastique, l'agro-alimentaire, les industries chimiques et semi-chimiques et l'industrie des matériaux de construction.
Ce projet de décret a été soumis à la commission nationale des zones franches qui l'a examiné et adopté lors de sa réunion du 14 mars 2019, conformément aux dispositions de l'article 1 du décret N° 2-95-562 du 19 Rajab 1416 (12 décembre 1995) portant application de la loi N° 19.94 sur les zones franches, a-t-il conclu.

19/5/2019
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 Habitat
Les recettes des experts de l'Istiqlal pour relancer la croissance
A l'issue de la deuxième session de son Conseil national, l'Alliance des Economistes Istiqlaliens (AEI) a présenté ses propositions pour un habitat "décent" et "abordable", appuyées sur une analyse critique de la construction et de l’aménagement au Maroc.
En voici l'essentiel.

Amine DERKAOUI

La formule est connue de tous: quand le bâtiment va, tout va. Sauf qu'aujourd'hui, le secteur n'étant pas au mieux, on croirait presque que "plus rien ne va". C'est en tout cas le constat étayé par Abdellatif Maâzouz, président de l'AEI, lors de l'allocution d'ouverture du "Ftour-Débat" sur le secteur de l'habitat mercredi dernier à Casablanca.
Au menu de ce Ftour, une analyse sectorielle complète visant les différents segments, une identification des besoins de chaque catégorie de la population et des recommandations visant à repenser l'aménagement et la construction au Maroc. Bref, une pléthore de diagnostics et de propositions élaborés, à la demande du Secrétaire Général de l'Istiqlal, M. Nizar Baraka, par une commission constituée de quatre membres de l'AEI: Amine Nejjar, Mehdi Sebti, Saïd Sekkat et Iqbal Kettani.

Le bâtiment s'écroule...
S'il a tenu à rappeler dans son exposé les jours de gloire du bâtiment durant la période 2000-2012, Amine Najjar n'a pas manqué d'énumérer les carences qui ont marqué le secteur ces dernières années: perte de 70.000 emplois nets entre 2011 et 2014, baisse régulière des crédits en faveur des promoteurs immobiliers et une insatisfaction montante des citoyens quant à la qualité et à l'environnement du logement. A cela s'ajoute une suroffre d'un million de logements vacants dans les grandes villes, alors que le déficit s'élève à plus de 400.000 unités au niveau national. Résultat: un délai de paiement moyen dépassant les 150 jours, et des transactions immobilières entachées par la crise de confiance qui s'installe entre les divers acteurs.
En effet, la nécessité de redorer le blason au secteur de l'habitat est aussi indéniable que pressante. C'est la clé de voûte d'une économie telle que la nôtre, et les chiffres rapportés par l'AEI en témoignent. Le bâtiment contribue à hauteur de 6.3% du PIB, et près de 49% de la FBCF (agrégat servant à mesurer l'investissement dans une économie), tandis que plus du quart des crédits à l’économie vont au logement. Mais aussi à l'étranger, le savoir-faire marocain en construction semble avoir rayonné: "La dynamique du secteur du bâtiment a permis de faire du Maroc un acteur de référence au niveau du continent africain; et nos entreprises s’y déploient avec succès", relève Maâzouz. "Le secteur est désormais exportateur et contribue aussi aux entrées de devises pour le Maroc", poursuit celui qui fut ministre du Commerce extérieur, avant de déplorer les régressions enregistrées en 2018.
Révolutionner le logement
social
Le modèle des logements sociaux à 250.000 dirhams ayant montré ses limites, l'étude de l'AEI préconise d'abord d'identifier les besoins locaux avant d'inciter les promoteurs à l'investissement, avec pour seul mot d'ordre "la régionalisation". Cela permettra de définir des objectifs précis de création d'emploi, de recourir aux entreprises de construction locales et d'utiliser des matériaux en provenance de la région, lit-on sur les documents de l'AEI. Ensuite, c'est tout le concept de ces logements à revoir: au lieu d'un 50m² à 250.000 dirhams, l'Alliance propose des appartements à superficie entre 50 et 100m² à 5.000 dirhams le m² avec des aides directes aux acquéreurs pour rompre avec la modalité des crédits immobiliers sans apport, jugée défavorable pour les banques. La commission de l'AEI estime également "primordiale" l'exonération totale de la TVA sur les intérêts des crédits destinés à l'acquisition des logements sociaux dans le cadre du FOGARIM (Fonds de Garantie des prêts au logement en faveur des population à Revenus Modestes et/ou non réguliers), et une exonération partielle de 50% pour les crédits hors FOGARIM.
S'agissant de la qualité et de la vie en commun, les experts de l'Alliance convergent sur un point: «Le modèle actuel de l'habitat social ne correspond pas aux aspirations des citoyens à un logement décent». Et pour ce faire, ils recommandent l'instauration de la mixité sociale comme règle au montage des programmes d'habitat, et d'un label qualité plus strict que le certificat de conformité utilisé à l'heure actuelle.

Privilégier la classe moyenne
N'en déplaise aux professionnels de l'immobilier, l'AEI estime nécessaire d'encourager les initiatives des coopératives d'habitat qui se font de plus en plus nombreuses (coopératives d'enseignants, coopératives de médecins, etc.). Il s'agit d'une catégorie d'opérateurs ayant longuement bénéficié d'avantages fiscaux jusqu'en 2018, année à laquelle leur exonération de l'IS a été restreinte.
L'autre proposition qui risque aussi de faire grincer des dents est la mobilisation d'un foncier public adapté à la classe moyenne à des prix préférentiels avec davantage d'exigences en matière d'espaces verts et de lieux de vie. Les économistes de la Balance souhaitent que cela puisse se faire par le transfert de terrains relevant du domaine public (comme les Habous) aux opérateurs privés dans le cadre de partenariats public-privé.  
Pour les primo-bénéficiaires (la classe des propriétaires de logement pour la première fois), l'Alliance plaide pour une offre de logement spécifique et avantageuse avec possibilité d'aide financière. Question de bon sens.

19/5/2019
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