Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Résolution 2468 sur le Sahara marocain
Salutations unanimes et consécration de la position marocaine

La résolution 2468 sur le Sahara, adoptée mardi par le Conseil de sécurité des Nations unies, revêt une importance particulière, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita, soulignant que cette résolution recèle une évolution qualitative, contient des éléments structurants pour le processus politique et précise les paramètres de la solution définitive à ce différend régional.
Ainsi, le Conseil de sécurité identifie nommément les parties au différend régional sur le Sahara marocain, a indiqué M. Bourita dans une déclaration à la presse, précisant que, pour la première fois depuis 1975, le Conseil de sécurité mentionne 5 fois l'Algérie dans cette résolution. "Le Conseil de sécurité reconnait, de ce fait, qu’une implication forte, continue et constructive de l’Algérie est nécessaire pour mettre un terme à ce différend régional qui n’a que trop duré", a-t-il souligné. Le Conseil de sécurité, a ajouté le ministre, confirme clairement les contours de la solution, notant que celle-ci doit être, selon le paragraphe 2 du dispositif de la résolution 2468, "politique, réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis".
Il est important de relever que les paramètres évoqués par le Conseil de sécurité rejoignent largement la position marocaine. Ainsi, le terme de "compromis" est mentionné au moins 5 fois dans la résolution. La notion de "réalisme" est reprise, quant à elle, pas moins de 4 fois. Par contre, des références chères aux autres parties sont ignorées ("autodétermination" citée 1 fois), voire même bannies (absence totale de toute référence au "référendum"), a tenu à préciser M. Bourita, qui a affirmé que le Conseil de sécurité oppose, de la sorte et de la manière la plus cinglante, une fin de non-recevoir à l’attachement des autres parties au "référendum" et à "l’indépendance", qui ne sont ni réalistes, ni pragmatiques, ni mutuellement acceptables, ni encore moins basés sur le compromis.
De même, a-t-il poursuivi, la résolution consolide les acquis du Maroc dans les résolutions précédentes, notamment la prééminence de l’initiative d’autonomie et l’impératif du recensement de la population des camps de Tindouf en Algérie, relevant que la résolution réitère l’injonction faite au "Polisario" de respecter le cessez-le-feu, puisque le paragraphe 6 rappelle "les engagements pris par le Polisario envers l’Envoyé personnel" de se retirer de Guergarate et de s’abstenir de tout action déstabilisatrice à Bir-Lahlou et Tifariti.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a fait savoir que le Royaume du Maroc espère que cette résolution donnera une forte impulsion au processus politique et que, sur la base des paramètres qui y sont définis, chaque partie assumera pleinement ses responsabilités pour avancer vers la "politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis" souhaitée par la Communauté internationale.
Le Royaume du Maroc, a-t-il ajouté, réitère sa disposition à parvenir à une solution de compromis dans le cadre de son initiative d’autonomie. Il forme le souhait que le processus en cours puisse générer une dynamique réelle, se départir des rhétoriques et éviter que les réunions deviennent une fin en soi. Pour sa part, Omar Hilale, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU s’est félicité de l'adoption de cette résolution qui "répond largement aux attentes" du Royaume.
La résolution consacre le processus de table-rondes comme "seule et unique voie" pour parvenir à la solution politique à ce différend régional, a souligné M. Hilale lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York suite à l’adoption par le Conseil de sécurité, par une large majorité, de la résolution 2468 qui proroge de six mois le mandat de la MINURSO.
"Comme vous pouvez le constater, le Conseil ne mentionne plus de 5è round de négociations, répondant ainsi à une exigence fondamentale du Maroc que le processus actuel doit se démarquer et tirer les leçons des échecs du passé", a relevé l’ambassadeur.
Il a noté, à cet égard, que l’instance exécutive des Nations-Unies se félicite ainsi du "momentum positif créé par les deux tables rondes tenues en décembre et mars derniers et demande au Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario de s’engager sérieusement dans le processus politique en vue d’identifier des éléments de convergence". Pour M. Hilale, la résolution 2468 consacre tout particulièrement, après la 2440, le rôle de l’Algérie en tant que "partie prenante principale" à ce différend. "L’Algérie est instamment appelée par le Conseil à contribuer à la recherche de la solution, au même titre et sur un pied d’égalité avec le Maroc, et ce jusqu’à l’aboutissement du processus politique". 
"Je voudrais ici souligner que l’Algérie est citée autant de fois que le Maroc, en relation avec le processus politique. Dans la résolution 2414, l’Algérie n’était mentionnée dans aucun paragraphe", a fait observer l’ambassadeur marocain.
De même, le Conseil de sécurité réaffirme dans sa 3è résolution consécutive sur la question du Sahara, que la finalité du processus, exclusivement onusien, est de parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et reposant sur le compromis à ce différend, a-t-il encore relevé.
"En se félicitant, dans ce cadre, du sérieux et de la crédibilité de l’Initiative marocaine d’Autonomie, le conseil l’a érigée pour la 13è année consécutive en tant que seule solution idoine au différend sur le Sahara", a noté M. Hilale, ajoutant que le Conseil reconnait, ainsi, que le règlement de ce différend ne peut se faire que dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume.
Et de faire observer que le Conseil a, de ce fait, une nouvelle fois, réaffirmé que tous les plans irréalisables d’avant 2007 sont définitivement enterrés, et qu’il a clairement et définitivement lié l’autodétermination au compromis. "Ce qui rejoint parfaitement la position du Maroc, exprimée lors de la 2è table ronde, que l’autodétermination ne signifie ni le référendum, ni l’indépendance. L’Autonomie est la parfaite incarnation de ce compromis exigé par le Conseil", a affirmé l’ambassadeur marocain. Dans cette résolution, le Conseil de sécurité, au même titre que le Secrétaire Général des Nations-Unies, s’est félicité du calme qui règne au Sahara Marocain, a encore noté M. Hilale, estimant qu’il s’agit d’une "reconnaissance et d’un témoignage éloquents" des réalisations socio-économiques et des avancées politiques enregistrées par le Maroc dans ses Provinces du Sud et qui répondent parfaitement aux attentes et aux aspirations des populations du Sahara marocain, qui vivent dans la quiétude et le bien-être.
Les Etats-Unis se sont également félicités de l’adoption mardi par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2468, en rappelant l'importance de parvenir à une solution "réaliste, praticable et durable" à la question du Sahara sur la base des négociations. A l’issue du vote de la résolution, le représentant des Etats-Unis, Rodney Hunter a indiqué que les consultations en cours entre l’Envoyé personnel et le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario, "qui visent à trouver une solution réaliste, praticable et durable au conflit du Sahara, sont essentielles pour jeter les bases d’un règlement négocié".
"Nous nous félicitons de la ferme déclaration de soutien du Conseil aux efforts déployés par l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Horst Koehler, pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" au conflit du Sahara, a-t-il déclaré. Le représentant américain a en outre souligné que "l’objectif du Conseil de sécurité devrait être de proposer une solution politique opportune et mutuellement acceptable".
Le diplomate américain a rappelé que le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le polisario se sont réunis en décembre sous les auspices de l'ONU à Genève. En mars, les délégations se sont à nouveau réunies et ont entamé des discussions approfondies en vue de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.

2/5/2019
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Ouverture du SPA de la Mosquée Hassan II

La Fondation de la Mosquée Hassan II a annoncé, mardi, l'ouverture au public, à partir du mois de mai prochain, des Hammams de la Mosquée Hassan II au terme de travaux de réaménagement, de rénovation et de réhabilitation, lancés en novembre 2017.

Cet espace de bien-être et de ressourcement inspiré de la tradition et agencé et décoré de manière exceptionnelle a fait l’objet d’une complète rénovation respectant l’authenticité architecturale de la part de la Fondation de la Mosquée Hassan II. 
Les Hammams vont connaître une phase de pré-ouverture de quelques mois de manière à parfaire les derniers préparatifs techniques et rôder les équipes d’exploitation de l’établissement, a déclaré en cette occasion le secrétaire général de la Fondation, Mohamed Barkaoui. 
Dans un premier temps, pendant les premières semaines d’ouverture, a-t-il fait observer, l’expérience des Hammams de la Mosquée se présentera comme un parcours initiatique du Bain Maure en invitant ses hôtes à découvrir ou redécouvrir la tradition marocaine du Hammam. 
Les travaux de réaménagement, de rénovation et de réhabilitation des Hammams de la Mosquée Hassan II de Casablanca, ont eu lieu sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, a-t-l ajouté, observant que c’est pour la première fois de leur histoire, ces Hammams vont ouvrir à destination du public. 
M. Barkaoui a expliqué que les Hammams des Femmes et les Hammams des Hommes sont situés au-dessous de l’esplanade de la Mosquée Hassan II et occupent une superficie de 3000 m² chacun, ce qui représente une superficie de 6000 m² au total. 
Chaque Hammam est composé d’un hall d’accueil comprenant une tisanerie et des vestiaires et d’un Hammam traditionnel (Bain Maure) constitué d’une salle tiède, d’une salle chaude, d’une salle très chaude, et d’un espace de services à la demande composé d’une salle de gommage et de savonnage, et d’un grand bassin multifonction de 300 m3 d’eau de mer chauffée dénommé « Bain de Santé », d’une profondeur de 1.20 mètre et entouré de grandes zones de circulation confortablement agencées, a-t-il ajouté.
M. Barkaoui a, en outre estimé, que les Hammams de la Mosquée Hassan II de Casablanca sont un hymne à la beauté de l’architecture et à l’art de vivre Marocain. Raffinement des matières, élégance des formes, fragrances des parfums, intensité des couleurs. '’tout invite en ces lieux à la relaxation et à la sérénité. Une fois passée les monumentales portes d'entrées, le visiteur est immergé dans une expérience qui incite au ressourcement du corps et de l’esprit’’, a-t-il estimé. 
Selon M. Barkaoui, la qualité exceptionnelle des matériaux de second œuvre et de décoration, confiés aux maitres artisans marocains ainsi que les technologies spécialisées et les moyens d’optimisation énergétiques mises en œuvre pour sa rénovation en font sans aucun doute l’un des établissements les plus prestigieux et les plus éco-responsable de ce type. 
D’autre part, a-t-il ajouté, dans une logique de respect de la spécificité de ce lieu exceptionnel, et de par la nature même des services qu’il rend au public et à la population de Casablanca, la Fondation entend que soit respecté le principe d’accessibilité des services des Hammams au plus grand nombre de personnes. Ce principe s’inscrira dans la stratégie des Hammams qui garantiront un prix d’accès limité aux trois grandes salles des hammams traditionnels dénommés Bains Maures, fidèlement conçues pour que la population de Casablanca puisse y réaliser ses soins du corps en respect de la tradition des hammams marocains, a-t-il fait savoir. 
D’après M. Barkaoui, cette dynamique d’ouverture des Hammams s’effectue en synergie avec la mise en œuvre des parkings de la Mosquée Hassan II. La superficie de ces parkings est de 5 hectares, offrant une capacité de stationnement de 1000 véhicules environ.
Avec un minaret culminant à 210 mètres d'altitude, la Mosquée Hassan II est une œuvre d'art architecturale, érigée entre 1986 et 1993 sur neuf hectares.
Cet édifice religieux gigantesque a été construit au deux tiers sur la mer. Elle peut accueillir plus de 100.000 fidèles, recouvre une superficie totale de vingt milles mètres carré et possède un toit ouvrant impressionnant. 
Finement décoré de marbre, de zelliges, de pans de bois sculptés, ce monument possède un laser (de 30 km de portée), constamment pointé vers la Mecque, et comporte une salle de prières, des bains, une école coranique, une bibliothèque et un musée.

2/5/2019
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 Tourisme
Lancement de l’application mobile Visit Rabat

Le Conseil régional du tourisme (CRT) a annoncé, mardi à Rabat, le lancement de l'application mobile "Visit Rabat, dans le cadre de sa politique de promotion et d'amélioration de la visibilité de la région à l'échelle internationale.
Disponible en français et anglais, cette application est téléchargeable gratuitement sur Apple Store et Google Play et propose une panoplie de rubriques et fonctionnalités notamment l'histoire, l'art et culture, restaurants, hébergements, circuits, parcs et loisirs, shopping et infos pratiques.
Dans le but de mettre en avant les atouts de la région, le CRT a réalisé diverses outils promotionnels notamment un film de 11 minutes sur la région intitulé "Rabat et sa région: Culture et lumière", sous forme d'un carnet de voyage qui couvre les villes de la région (Rabat, Salé, Kénitra, Skhirat-Témara, Sidi Kacem, Sidi Slimane et Khémisset). Parmi les outils figurent également six capsules vidéo, les pages Facebook et Instagram "Visit Rabat", actualisées régulièrement, une banque d'images et un site web "www.visitrabat.com" avec de nouvelles fonctionnalités pour améliorer l'expérience des visiteurs.
S'exprimant à l'occasion d'une conférence de presse organisée pour la présentation des différents outils promotionnels réalisés, le président du CRT, Hassan Bargach a indiqué que le lancement de cette application contribuera à l'instauration d'une image forte et d'une meilleure visibilité de la région. Ce guide portatif communique toutes les informations possibles avec également des explications de chaque monument historique de la région, a fait savoir M. Bargach, ajoutant qu'environ 90% des informations aujourd'hui sont portables. Par ailleurs, M. Bargach s'est arrêté sur le plan d'action du CRT, qui s'assigne pour objectif d’apporter une dynamique au niveau local, avec une directive de réalisation de plusieurs missions, notant que la promotion digitale de la ville favorisera son rayonnement à l'échelle internationale à travers la promotion des réseaux sociaux dont le nombre d'abonnés a atteint plus de 131.000 sur la page facebook.
De son côté, le président du Conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Abdessamad Sekkal a mis en avant les différents atouts touristiques dont regorge la région, saluant l'approche entreprise par le CRT dans la promotion et la consolidation de la visibilité de la région à l'échelle internationale.
M. Sekkal a insisté sur la nécessité de s'ouvrir sur d'autres marchés internationaux notamment le marché chinois et de valoriser la position géographique du Maroc.
Ont pris part à cette rencontre les partenaires régionaux, les autorités locales et les professionnels du secteur du tourisme.

2/5/2019
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L’hôpital psychiatrique Arrazi se dote d’un service des urgences

L’hôpital psychiatrique Arrazi à Salé, relevant du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina, s'est doté d'un service des urgences, une nouvelle structure ayant pour objectif d'améliorer le niveau des interventions médicales d'urgence relatives aux maladies psychiatriques.
Mise en service lors d'une cérémonie organisée mardi, en présence du ministre de la Santé, Anas Doukkali, cette structure a été réalisée pour un coût total d'environ 13 MDH, englobant les travaux de construction, d’équipement et d’acquisition de matériel biomédical. Composée de deux unités, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes, elle a pour vocation de prendre en charge les cas urgents de maladies mentales.
Réalisé sur une superficie totale de quelque 1.722 m², avec une capacité de 33 lits, le nouveau service des urgences est composé essentiellement de 19 chambres, deux chambres de protection, 3 salles de soins, 5 bureaux de conseils médical, différentes salles (polyvalente, de garde, d'attente, de réunion), des locaux administratifs, un réfectoire et des salles de repos pour le personnel. Dans une déclaration à la MAP, M. Doukkali a souligné que ce nouveau centre des urgences s'inscrit dans le cadre de l'amélioration des services de santé liés aux maladies mentales et psychiatriques, conformément au Plan Santé 2025, surtout dans son volet relatif à la santé mentale et psychiatrique.
L'inauguration de ce nouveau service s'insère, également, dans le cadre de la réhabilitation des installations hospitalières du Royaume, outres celles relevant du CHU Ibn Sina, a-t-il affirmé, ajoutant qu'il s’agit d’un espace dédié au consultations et à la séparation des cas de troubles mentaux aigus nécessitant une hospitalisation urgente de ceux relativement stables, qui nécessitent un simple traitement.
Cette nouvelle structure a pour finalité la prise en charge de qualité, l’amélioration de la sécurité des patients et du personnel, ainsi que le respect des droits des malades mentaux à une prise en charge respectueuse de leur dignité et de leur citoyenneté, a-t-il noté.
Pour sa part, le directeur de l’Hôpital Arrazi, Jamal Taoufik a indiqué que ce nouveau service, le premier du genre au niveau national, assurera la prise en charge des cas urgents de maladies mentales, en particulier les cas d’hystérie ne pouvant être placés aux côtés de malades dans un état avancé de traitement.
Ce service procédera à la séparation des patients dans un cas urgent, de ceux dont l'état est stable, a-t-il expliqué, précisant qu’il sera supervisé par quatre médecins spécialistes en psychiatrie et 26 infirmiers.
L’inauguration de ce service vient répondre à la demande croissante en termes d’hospitalisation et de consultation au vu de l’importance de la santé mentale en tant que composante essentielle de la santé générale. Il s’inscrit également dans le cadre des efforts du département de tutelle visant l’amélioration de l’accueil et de l'hospitalisation dans les services de santé, conformément au Plan Santé 2025. 

2/5/2019
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 Attentat d’Imlil
Ouverture du procès des assassins

Abdessamad Ejjoud, un marchand ambulant de 25 ans proclamé "émir" par ses compagnons, est soupçonné de diriger la cellule. Les 20 autres prévenus jugés à Salé sont poursuivis pour leurs liens avec les tueurs présumés.
Parmi eux, Kevin Zoller Guervos, un Hispano-suisse installé au Maroc. Il est soupçonné d'avoir appris aux principaux suspects à utiliser une messagerie cryptée, de "les avoir entraînés au tir" et d'avoir participé à l'embrigadement de recrues, selon les enquêteurs. Devant le juge d'instruction antiterroriste, il a clamé son innocence.
Un autre ressortissant suisse interpellé dans la foulée du double assassinat a été jugé séparément et condamné mi-avril à dix ans de prison pour "constitution de bande terroriste" et pour ses liens avec un autre réseau de personnes radicalisées.

2/5/2019
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 Commémorations du 1er mai
L’UGTM en ligne de front du dialogue social

Propos recueillis par N. BATIJE

C’est un 1er mai avec un goût particulier que l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), bras syndical du Parti de l’Istiqlal, célèbre en ce mercredi. La fête internationale de la classe ouvrière intervient en effet cette année au lendemain immédiat de la signature d’un accord historique entre les principales centrales syndicales, l’Exécutif et le patronat. Il s’agit du pacte tripartite sur le dialogue social officialisé le jeudi 25 avril et qui vient sceller plus de huit années de négociations. Négociations que l’UGTM, en tant que cheville ouvrière de cet accord, est résolue à continuer pour obtenir davantage d’acquis.
C’est donc sous l’intitulé évocateur et riche en signification de « Poursuivons le militantisme pour la récupération des droits et des acquis» que l’UGTM célèbre aujourd’hui le 1er mai. Fondée en 1960, l’UGTM, qui bouclera en 2020 soixante années d’existence marquées par une lutte acharnée et sans concession en faveur des classes laborieuses, reste ainsi fidèle à ses valeurs et principes fondateurs.
Au moment où nous mettions sous presse, les préparatifs allaient bon train et l’heure était à la mobilisation générale. Pas moins de 35 marches et meetings sont à cet effet prévus ce mercredi à travers tout le Royaume, dont les plus en vue sont comme d’habitude ceux de la région Casablanca-Settat durant lesquels le Secrétaire Général de l’UGTM, M. Niam Myara, et le Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, auront à se produire à Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ pour des allocutions conjuguées à une marche et un meeting.
Le mot d’ordre étant bien entendu la mobilisation en faveur des travailleurs et des couches défavorisées, pour une paix sociale solide et durable.
Faut-il à ce propos rappeler que ce premier mai intervient dans une conjoncture particulière caractérisée par une inflation de mouvements de revendication-protestation et de « battage de pavé» dont, entre autres, les grèves des enseignants contractuels et des médecins du secteur public 
C’est donc tout à fait opportunément que «L’Opinion » saisit l’occasion de ce 1er mai pour interviewer M. Niam Myara, Secrétaire Général de l’UGTM, afin qu’il nous éclaire sur les implications directes et indirectes de cet évènement.

L’Opinion : Ce mercredi, la classe ouvrière au Maroc et dans le monde fête le 1er mai, éclairez-nous sur les détails du programme de votre centrale syndicale durant cette journée
M. Niam Myara: En ce premier mai, nous avons programmé toute une série de marches et de meetings à travers toutes les régions du Royaume pour, justement, célébrer la journée des travailleurs et des travailleuses et rendre compte à la classe laborieuse des derniers développements que connaît notre pays, notamment en termes de dialogue social. En plus donc d’être une fête, cette occasion offre l’opportunité à notre syndicat de communier avec ses affiliés et de communiquer avec eux.

L’Opinion: Qu’est-ce qui caractérise le premier mai cette année par rapport aux années précédentes
N. M. : Cette année ,et à l’image des autres années, le 1er mai de l’UGTM sera caractérisé par une forte mobilisation de nos militants et de nos militantes, d’autant plus que l’un des moments forts de nos marches et meetings sera celui consacré à l’évaluation-explication du tout dernier accord liant le Gouvernement à ses partenaires sociaux. Un accord qui, quelque part, initie une nouvelle entente sur le front social.

L’Opinion : Justement, est-ce que vous pouvez nous en dire davantage et mieux nous éclairer sur les tenants et aboutissants du paraphe de cet accord par l’UGTM 
N. M. : Cet accord tripartite, qui s'étale sur trois ans (2019-2021) apporte un certain nombre de mesures favorables pour les travailleurs et a le mérite de raviver la machine du dialogue social qui fut grippée pendant un certain temps déjà. C’est sans doute son principal mérite. En somme, il consacre les bases d’un climat de confiance qui doit normalement prévaloir entre l'administration et les différents partenaires économiques et sociaux. D’autant plus qu’il prévoit, il est vrai sans trop entrer dans les détails, certaines mesures visant essentiellement à renforcer la protection sociale, l’amélioration des libertés syndicales, l’institutionnalisation du dialogue social. En somme, les principaux ingrédients requis pour la mise en place d'un dialogue social à même de favoriser le retour à un climat de cohésion et de paix sociales.

Propos recueillis par N. BATIJE

2/5/2019
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 Grève des médecins du public
Bilan et enseignements de la « marche noire » de Rabat

Lionel ATOKRE

Les médecins grévistes du secteur public étaient, selon les organisateurs, un peu moins d’un millier (au lieu des 1500 annoncés la veille) à descendre dans les rues, lundi 29 avril dernier, pour montrer leur mécontentement face aux problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Venus de toutes les régions du Royaume, ils ont effectué une marche qui a débuté devant le siège du ministère de la Santé sis au quartier Hassan, et qui les a menés jusqu’au Parlement, en passant par le centre-ville.
« La marche s’est bien passée. Nous avons pu manifester calmement, dans de bonnes conditions. Maintenant, nous espérons que nous serons entendus par les autorités compétentes », affirme le Docteur Ahmed Caïdi, Secrétaire Régional pour la zone Nord du Syndicat indépendant des médecins du secteur public et participant actif à la marche de Rabat.
Sur les gilets noirs qu’arboraient les grévistes, on pouvait lire « 509 complet-SIMSP ». « 509 » comme le grade de la fonction publique qui permet le calcul des salaires selon le niveau et qui est l’une des principales revendications des médecins. En effet, ces derniers réclament l’application de l’indice-échelon 509 dans le calcul de leurs salaires. Les médecins ayant un bac+8, à ce jour, ils sont rémunérés sur la base de l’indice 336-1, qui est celui d’un détenteur d’un diplôme Bac+5. L’autre mal évoqué par les manifestants lors de leur sit-in, est l’atmosphère austère et «catastrophique» dans laquelle les médecins du public exercent leur métier. Entre autres le manque d’infrastructures, d’équipements, de ressources humaines et de médicaments. «Ce qui génère une situation permanente de stress marquée par le débordement de services hospitaliers et des dispensaires déjà submergés par une forte affluence», comme nous l’a expliqué Docteur Ahmed Caïdi.
Pour l’heure, même si les médecins grévistes du public sont en colère, ils privilégient le dialogue en restant à l’attente d’une réaction du ministre Anas Doukkali par rapport à leur situation. «Il y aura une réunion de la Commission administrative et du Conseil national du Syndicat dans les prochains jours pour décider de la suite à donner à notre mouvement», nous informe Docteur Ahmed Caïdi. En attendant, les «blouses noires» du secteur public continuent leur mouvement de protestation avec deux grèves générales, entamées les 29 et 30 avril et qui reprendront les 2 et 3 mai.

Lionel ATOKRE

2/5/2019
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 Evénements d’Al Hoceima
Les détenus rompent le jeûne

Les détenus jugés dans le cadre des événements d’Al Hoceima ont suspendu leur grève de la faim observée depuis deux semaines, suite à la visite effectuée dernièrement par une délégation du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).
Cette décision intervient suite à l’engagement de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) de déployer des efforts supplémentaires en vue d’améliorer les conditions de détention et de veiller au bon déroulement des visites familiales aux détenus, souligne le CNDH dans un communiqué.
En coordination avec la DGAPR, le conseil avait rendu visite, le 11 avril dernier, aux différents détenus jugés dans le cadre des événements d’Al Hoceima, après leur transfert des prisons de Aïn Sebaâ 1 et de Oukacha vers les établissements pénitentiaires de Fès, Tanger, Al Hoceima, Nador et de Tétouan, rappelle la même source.
Cette visite s’est déroulée conformément aux prérogatives du CNDH en matière de prévention et de protection des droits de l’Homme et compte tenu des considérations à la fois éthiques et légales liées à la nature de son action, et suite à sa décision d’accueillir, d’écouter et d’interagir avec les mères et les familles des détenus annoncée lors du briefing sur le Mécanisme national de prévention de la torture, ajoute la même source. 
Lors de ces visites, le CNDH s’est enquis des conditions d’accueil, de détention et de santé des détenus, dans le cadre d’entretiens individuels et collectifs avec ces derniers, ainsi que lors de réunions avec les directeurs respectifs des prisons susmentionnés et les responsables de santé. Le Conseil s’est par ailleurs assuré du déroulement des visites des familles des détenus à leurs proches.
Le CNDH, à travers des délégations des Commissions régionales de Fès et de Tanger, dont certaines étaient composées de médecins, ont assuré le suivi régulier et continu (une quinzaine de visites et communications téléphoniques quotidiennes) de l’état de santé des détenus qui observaient une grève de la faim, précise le communiqué. 
Lors de ces rencontres, le CNDH a plaidé à la fois pour la suprématie du droit à la vie et pour le respect des normes internationales de détention. 

2/5/2019
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 Crise des enseignants contractuels
Épilogue ou trêve passagère

Samir ZERRADI

L’une des crises sociales majeures de ces dernières semaines semble avoir trouvé son épilogue, du moins pour le moment, grâce à l’intermédiation du Parti de l’Istiqlal. Les enseignants contractuels ont en effet suspendu depuis lundi leur mouvement de protestation pour regagner leurs classes, suite à une intervention réussie de la part du groupe parlementaire istiqlalien.
Après des semaines de grèves, cadencées de sit-in et de marches de protestations qui avaient atteint leur paroxysme à deux reprises, à la mi-mars et fin avril, avec de graves troubles devant le siège du Parlement où les enseignants grévistes ont été dispersés sans ménagement par les forces de l’ordre, un calme relatif semble être revenu dans la capitale. Et il était temps ! Principales victimes collatérales de ce contentieux social où le Ministère de l’Education Nationale (MEN) et son actuel pensionnaire, M. Saïd Amzazi, se sont distingués par leur entêtement démesuré, les élèves marocains semblaient en effet de plus en plus menacés par le spectre d’une année blanche.
Ceci malgré les déclarations se voulant rassurantes de M. Amzazi qui a affirmé à deux reprises sous la coupole de la Chambre des conseillers qu'il n’ y aurait pas d'année blanche, et que les préparatifs pour les examens de fin d'année allaient bon train.
Le dénouement enregistré après le 13 avril, date de la première réunion lors de laquelle le ministre de l’Education a daigné rencontrer des membres de la Coordination nationale des enseignants contractuels, avait été suivi d’une grande déception lorsque ces derniers s’étaient rétractés de leur accord de reprise de service. Ledit accord prévoyait de mettre fin à cette série de grèves et la reprise des cours, parallèlement à la poursuite d'un nouveau round de dialogue le 23 avril. Tandis qu’en contrepartie, le ministère s’était engagé à annuler les sanctions déjà prononcées contre les grévistes.
Une fois cet accord tombé à l’eau, les grèves ont repris de plus belle avec le retour massif des «contractuels» dans le centre-ville de Rabat. L’apogée sera atteinte les mercredi 23 et jeudi 24 avril avec des troubles graves où seront utilisées les matraques et les canons à eau. Il n’en fallait pas plus pour que le groupe parlementaire istiqlalien qui avait déjà proposé ses bons offices, intervienne avec comme ligne de mire la continuité du service public en vue d’évacuer le risque d’année blanche. M. Abdeslam Lebbar, président du groupe parlementaire istiqlalien à la deuxième Chambre, qui a mené cette médiation dans la nuit de jeudi à vendredi 26 avril, a tenu à souligner qu'il était «primordial de trouver un terrain d'entente et de réduire le gap des divergences entre les deux parties». 
Cette initiative a été hautement saluée par le ministère de tutelle qui a réitéré sa disposition à reprendre les termes et les engagements contenus dans l'accord du 13 avril. De leur côté, les enseignants ont insisté sur la nécessaire annulation des décisions de révocation prononcées à leur encontre, ainsi que sur la suspension des tests d'aptitude professionnelle qui leur ont été imposés et sur le versement des salaires qui leurs sont dus. Mais fait révélateur de la persistance d’un sentiment d’humiliation, d’injustice et de manque de confiance envers le MEN parmi leurs rangs, les « contractuels » ont annoncé dans un communiqué parvenu à «L’Opinion » leur volonté de continuer à porter un brassard noir en guise de « deuil pour la dignité de l'enseignant ». Le même communiqué exprime le refus de tout plan de contractualisation et de recrutement public régional, rappelant la revendication originelle et non négociable d’une intégration pure et simple des «contractuels » au statut de fonctionnaires du ministère de l'Education nationale.
Rappelons que durant les grèves et par souci d’assurer la continuité de la scolarité, le ministère avait appelé en renfort des diplômés universitaires, des enseignants du secteur privé ainsi que des enseignants retraités afin d’enseigner les élèves des classes diplômantes, en l’occurrence le Baccalauréat. Mais aujourd’hui, après l’intermédiation de l’Istiqlal, les enseignants contractuels ont repris leurs classes tout en assurant être disposés à reprendre leur mouvement, au moindre «coups bas» du ministère.
Ce n'est pas la première fois, faut-il le rappeler, que le Parti de l'Istiqlal intervient dans cette crise afin d’apaiser les esprits et trouver un climat d’entente entre les diverses parties. En effet, le groupe parlementaire istiqlalien à la Chambre des Représentants avait réussi à convaincre les autres groupes d'apporter un important amendement au projet de loi-cadre pour la réforme de l'éducation, et qui concerne la suppression de toute référence à la contractualisation de l'article 38 dudit texte.
Samir ZERRADI

2/5/2019
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 Sahara - Prolongement du mandat de la Minurso
Pour une poursuite réaliste des tables rondes de Genève

Hier mardi dans l’après-midi, devait avoir lieu à New York le vote du Conseil de Sécurité concernant le mandat de la MINURSO. Ce vote qui était initialement programmé pour le lundi, intervient ainsi au dernier jour avant l’expiration du mandat de cette mission onusienne chargée de la surveillance du cessez-le-feu dans le Sahara marocain. Officieusement, il a été retardé de vingt-quatre heures pour permettre au porte-plume américain de l’ONU dans ce dossier, d’y apporter d’ultimes retouches se rapportant surtout, et entre autres, à la durée du mandat et la définition de la mission de la MINURSO.

Pour la durée du mandat des casques bleus au Sahara marocain, deux tendances s’opposent. Celle de la France et celle des Etats-Unis d’Amérique. Paris veut qu’on renoue avec l’ancienne pratique d’un mandat de durée annuelle. Tandis que Washington s’obstine à vouloir limiter cette durée à six mois. L’argument des Américains est que cette durée de mandat raccourcie est synonyme de pression sur les parties pour qu’elles restent à la même table, dans l’objectif de parvenir à un règlement le plus rapidement possible. Un argument qui n’a plus de raison d’être depuis que l’ensemble des protagonistes du dossier, en l’occurrence l’Algérie, la Mauritanie, le Maroc et les séparatistes du Polisario, ont consenti de participer aux tables rondes de négociations à Genève, organisées sous les auspices de l’ONU et son envoyé spécial, Horst Kohler.

Toutefois et pour que ces rencontres soient fructueuses, le monde a compris que l’ensemble des parties impliquées doivent faire preuve de pragmatisme. Le tandem Algérie-Polisario fragilisé par la crise politique et social qui sévit depuis plusieurs mois chez le voisin de l’Est, est donc sommé de revenir à la raison et au réalisme. Notamment en abandonnant sa vieille et sempiternelle rengaine sur le désormais chimérique « référendum d’autodétermination ».


Pour la simple raison que personne n’y croit plus. Ceci même au sein des camps de Tindouf théâtres depuis plusieurs semaines d’un mouvement de contestation qu’on tente tant bien que mal d’étouffer, ainsi que parmi des parties participantes aux tables rondes de Genève. Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien sortant dont le pays reconnaît pourtant le Polisario, n’a-t-il pas déclaré récemment qu’ «il était impossible qu’il y’ait un Etat séparant géographiquement la Mauritanie et le Maroc» et que «tout ce que vous entendez, en dehors de ce cadre, est faux».

Plusieurs années avant Ould Abdel Aziz, un précédent envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, l’Allemand Peter van Walsum, pour le citer, avait souligné lui aussi en 2008 devant le Conseil de Sécurité que l’indépendance du territoire récupéré par le Maroc en 1975 n’était pas, à ses yeux, un objectif atteignable. Et deux années plutôt, en 2006, le même van Walsum qui s’attirera à cause de cela les foudres des ennemis de notre intégrité territoriale, estimait que l’option d’un «Sahara occidental indépendant n’était pas une proposition réaliste». Pour le diplomate allemand réputé pour sa droiture, les négociations devaient être relancées sur de nouvelles bases, avec l’abandon de toute notion ou référence à une «fantasmatique» option de référendum pouvant mener à l’indépendance.

La proposition marocaine consistant en un plan d’autonomie élargie pour les provinces du Sud, viendra en parallèle entériner cette orientation favorisant une solution politique pour ce conflit fomenté par l’Algérie et qui n’a que trop duré. C’est cette même réalité qui a continué à dominer l’ambiance des deux tables rondes organisées récemment sous l’égide de l’ONU. Et elle dominera les éventuelles prochaines réunions. Car si le Maroc devait participer à de nouvelles tables rondes initiées par Horst Kohler, il est plus que temps pour que les autres protagonistes apportent quelque chose de nouveau ou, à défaut, êtres réceptifs à la proposition marocaine. Proposition qui a rallié le suffrage de la communauté internationale comme étant une solution juste et réaliste. Tout le reste n’étant que spéculation et brassage de vent.

Il en est ainsi du vœu pieu formulé par l’Afrique du Sud qui occupe actuellement le siège de membre non permanent du Conseil de Sécurité, et consistant à insérer dans le rapport du SG de l’ONU sur le Sahara l’élargissement de la mission de la MINURSO à la surveillance des Droits de l’Homme. Des bruits ayant été démentis par la suite faisaient même état d’une concordance des points de vue sur ce sujet des Droits de l’Homme, entre Américains et Sud-Africains. Mais il s’avère aujourd’hui que ces thèses et ces rumeurs relèvent plus du canular que du fait diplomatique. Qu’à cela ne tienne, Rabat se devait de contrecarrer une telle démarche conformément à la position traditionnelle du Maroc résolument opposée à une implication de cette mission de maintien de la paix, dans des domaines qui relèvent de la stricte souveraineté du Royaume.
En ce mardi 30 avril et comme par le passé, le Conseil de Sécurité devait certainement reconduire, automatiquement et sans changements notables, la mission de la Minurso pour une durée de 6 mois tout en continuant à miser sur la dynamique des tables rondes initiée par Horst Kohler et basée sur la recherche d’une “solution politique mutuellement acceptable“. Et comme il n’y a jamais deux sans trois, après les premières tables-rondes qui ont eu lieu en décembre 2018 et en mars 2019 avec la présence notoire de trois figures de l’Istiqlal en tant que représentants des populations sahariennes, une troisième est prévue pour le mois de juin ou juillet prochains. Espérons, cette fois-ci, que les autres protagonistes fassent enfin preuve de réalisme et de pragmatisme. Il en va de la stabilité de toute une région déjà gravement secouée par les spasmes de l’instabilité et de l’insécurité, ainsi que de l’avenir de ses populations, principalement jeunes et complètement déconnectées de ce conflit d’un autre âge.

Ali BENADADA

2/5/2019
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 Il y a 8 ans, l’attentat d’Argana
Vif hommage aux victimes, une pensée à la mémoire des deux Scandinaves

Abdallah LAHFARI

Comme chaque année, et ce, depuis 2011, le 28 avril est le jour le plus triste de la place «  Jamâa Lefna » à Marrakech. Un terrible attentat dirigé à distance par un détonateur avait atteint ce jour là le café « Argana » faisant 17 morts et plus de 20 blessés. Et depuis, chaque année, les familles des victimes accompagnées de plusieurs associations commémorent cette date en rendant un grand hommage aux victimes tombées dans ce lâche attentat.
L’hommage rendu dimanche dernier aux victimes de l’attentat qui a secoué « Jamâa Lefna », l’une des plus belles places du monde, patrimoine universel de l’UNESCO, a connu la présence des représentants de la République française (sept Français avaient perdu la vie dans l’attentat).
Rappelons que l’accusé principal Adil Al Atmani avait été condamné à la peine de mort et son principal complice Hakim Dah à la réclusion à perpétuité. Les condamnations pour les autres accusés étaient variées entre deux et dix ans de prison ferme.
Au cours de cet hommage, une pensée de profonds sentiments à la mémoire des deux Scandinaves tuées dans la région du Haouz, avait ému tous les présents à la cérémonie. Cette commémoration arrive donc au moment où le procès de l’atrocité criminelle d’Imlil est sur le point de se déclencher. Pas moins de 28 suspects présumés terroristes, vont s’aligner jeudi prochain sur le banc des accusés.
La première audience se tiendra le 2 mai à la première Chambre chargée des affaires terroristes à l’annexe de Salé. Rappelons que Nicolas P., citoyen suisse accusé dans ce dossier, a été récemment condamné à dix ans de réclusion criminelle. Quant à l’autre Hispano-Suisse Kevin Z., impliqué lui aussi dans la même affaire, il sera défendu par une avocate suissesse en sa qualité de présidente de l’Alliance des avocats sans frontières à Genève. Elle est arrivée mardi 30 avril à l’aéroport Mohammed V. Nous venons d’apprendre que le ministère de la Justice a refusé la demande de visite effectuée par l’avocate afin de rendre visite à son client. A ce propos, aucune convention permettant aux avocats des deux parties l’accès aux pénitenciers de l’un des pays, n’est signée entre le Royaume du Maroc et la Suisse.
Dans une communication téléphonique avec Maître Saâd Sahli, chargé lui aussi de la défense de Kevin, l’audience de jeudi sera certainement reportée afin de permettre à la défense des accusés de bien étudier les dossiers pour préparer leurs plaidoiries.

Abdallah LAHFARI

2/5/2019
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 Gestion des déchets
Le Maroc se dotera de 19 centres d’enfouissement

D’ici fin 2019, le Maroc se dotera de 19 centres d’enfouissement et de valorisation des déchets, dont 11 sont en cours de réalisation, a indiqué la secrétaire d’État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi.
Intervenant lors d’une rencontre organisée, en fin de semaine à Fès, sur le bilan du projet ‘’pour une gestion efficace et efficiente des déchets au Maroc’’, la secrétaire d’Etat a assuré que l’enfouissement et la valorisation de déchets constituent ‘’une priorité’’ pour son département, notant que le défi actuel est de transformer 25 décharges non-contrôlées en centres d’enfouissement et de valorisation.
Un débat sur les modes de gestion efficaces est en cours dans le cadre du nouveau modèle de développement du Royaume, a fait savoir la secrétaire d’Etat lors de cette rencontre, initiée par l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT), ajoutant que le Maroc est l’un des pays les plus exposés aux changements climatiques au vu de sa position géographique.
Au cours de cette rencontre, les responsables de l’AESVT ont présenté les recommandations issues des différentes rencontres de consultation au sujet de l’étude technique d’évaluation de la loi 28-00 sur la gestion des déchets et le programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés et les cahiers de charge des sociétés de la gestion déléguée.
L’association a appelé, dans ce cadre, à la révision de cette loi et la redéfinition juridique des déchets, qui constituent une richesse nécessitant une valorisation, de même qu’elle a recommandé la révision des cahiers de charge pour mieux l’adapter aux mutations actuelles.
Le président de l’AESVT, Omar El Ouidadi, a indiqué, de son côté, que le projet ‘’pour une gestion efficace et efficiente des déchets au Maroc’’ a permis l’organisation de plusieurs rencontres de concertation et de tables rondes pour renforcer les plaidoiries en matière de gestion des déchets, faisant état de la participation de 20 établissements scolaires de Fès et de Tanger à ce programme.
Créée en 1994, l’AESVT Maroc est une association nationale, à but non lucratif, constituée d’un réseau de 35 sections partout au Maroc, regroupant plus de 2.000 membres actifs et 10.000 volontaires. Elle gère un réseau de 18 Centres d’Éducation à l’environnement (CEE).
L'AESVT Maroc vise, à travers ses différents programmes et projets locaux et nationaux, la promotion de la culture scientifique en matière d’éducation à l’environnement, à la santé et au développement durable. 

2/5/2019
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 Elections législatives anticipées en Espagne
Quel impact sur les relations avec le Maroc

Lionel ATOKRE

Les élections législatives organisées chez notre voisin ibérique sont toujours un événement au Maroc. Suivis, analysés, voire même anticipés, les résultats de ces scrutins suscitent l’intérêt des médias et des observateurs marocains. Ceci compte tenu du fait de leur impact politique, social et économique certain sur l’ensemble de la région du pourtour méditerranéen, en général, et sur le Maroc, en particulier. On sait désormais que les élections anticipées qui ont eu lieu le dimanche 28 avril ont abouti à une victoire «numérique» du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Ce dernier a raflé 123 sièges à la Chambre basse (contre 84 dans le parlement sortant) sur un total de 350 sièges, soit 28,7 % des voix. «L’Espagne a choisi de voter pour la défense des droits et libertés, de l’égalité et de la justice sociale… Merci pour les 7,3 millions d’Espagnols et Espagnoles qui ont fait confiance aujourd’hui au PSOE», s’est empressé de tweeter le Président du PSOE et actuel chef du gouvernement socialiste en Espagne, Pedro Sanchez.
Mais cette victoire reste toute relative, étant donné que le PSOE devra constituer une majorité gouvernementale à travers le jeu des alliances. Loin de la majorité absolue, le PSOE cherche désormais des alliés. Dans ce registre, deux options se profilent. La première et la plus probable serait une alliance avec son allié de la gauche anti-austérité, Podemos. Mais même cette alliance reste insuffisante pour constituer la majorité. Avec à peine 42 sièges obtenus par Podemos, il manquera en effet onze sièges pour atteindre le seuil de la majorité absolue, fixé à 176 sièges. Le PSOE pourrait de ce fait dépendre des nationalistes basques et aussi peut-être, mais moins probablement, de partis indépendantistes catalans pour gouverner. "Un gouvernement dominé par les socialistes et soutenu par Podemos semble l'issue la plus vraisemblable", a déclaré à ce propos l'agence de notation DBRS dans un rapport. "Ce type de coalition nécessite le soutien parlementaire de formations plus petites", ajoute l'agence de notation.
Dimanche soir, un deuxième scénario se profilait avec des bruits sur une possible alliance entre le PSOE et les centristes de Ciudadanos, qui ont obtenu 57 sièges à la faveur de la déroute électorale du Parti Populaire (PP) qui n’a obtenu que 66 sièges, soit son pire score depuis les années 1980. Le lundi, ces rumeurs se sont dissipées suite à l’annonce de Ciudadanos de sa volonté de siéger dans l’opposition. En plus de la débâcle du PP, l’autre grande surprise de ces élections est l’entrée au Parlement du parti d’extrême droite Vox, du jamais vu depuis la fin de l’ère Franco. On rappellera que l’un des ténors de ce parti, Santiago Abascal, résolument inspiré par Donald Trump, avait récemment appelé à la construction d’un mur de béton entre le Maroc et les enclaves occupées de Sebta et Mellilia… aux frais du Maroc !
L’élection du dimanche va – t –elle impacter les relations entre le Maroc et l’Espagne  En plus de l’Histoire multiséculaire qui lie les deux pays, leur proximité géographique leur impose de maintenir un flux de dialogue et de partenariat soutenu, en vue notamment de traiter les nombreux dossiers épineux qu’ils partagent. Il s’agit notamment de la crise migratoire, du trafic de drogue et bien sûr des accords maroco-européens en matière de pêche maritime et d’agriculture, dans lesquels l’Espagne se positionne en tête des pays partenaires. Dans ce contexte, la victoire du PSOE, dont le président Pedro Sanchez vient de publier en fin de semaine dernière une tribune plus qu’élogieuse envers le Maroc, constitue incontestablement un point positif pour la quiétude de ces relations et leur continuité dans un climat de respect mutuel.
Dans cette tribune publiée sur la prestigieuse revue espagnole Politica Exterior, le chef du PSOE a ainsi déclaré : “Le progrès et la prospérité du Maroc constituent un élément décisif pour la stabilité de la Méditerranée occidentale et en particulier pour l’Espagne”. Ces propos s’inscrivent en droite ligne de la politique internationale du PSOE envers son voisin du Sud, marquée par la lucidité et une volonté de surpasser les mésententes. Elle traduit aussi les positions de ce parti, relativement avantageuses, dans le fond, vis-à-vis du Maroc en ce qui concerne sa cause nationale au Sahara. Ceci malgré quelques sorties périodiques hostiles relevant plus de la forme et de l’effet de manchette. Les craintes marocaines concernant ce dossier se focaliseront sans doute sur les futurs alliés du PSOE parmi les ultra gauchistes de Podemos et accessoirement ceux issus de la mouvance séparatiste catalane, connus tous les deux pour leurs positions pro-polisario. Gageons toutefois que la realpolitik primera encore une fois dans ce dossier, certes vital et sensible pour le Maroc, mais qui n’a eu de cesse durant les dernières années de descendre dans la hiérarchie des «contentieux» qui animent des relations maroco-espagnoles de plus en plus marquées par le pragmatisme, tant les deux nations sont liées par un destin commun.
Lionel ATOKRE

2/5/2019
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 46ème édition du Trophée Hassan II de Golf et de la 25ème édition de la coupe Lalla Meryem
Dîner offert par SM le Roi en l’honneur des invités

SAR le Prince Moulay Rachid a présidé, samedi à Rabat, un dîner offert par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en l'honneur des invités de la 46ème édition du Trophée Hassan II de Golf et de la 25ème édition de la coupe Lalla Meryem, organisées sous le Haut patronage de SM le Roi du 22 au 28 avril.
A son arrivée, SAR le Prince Moulay Rachid, Président de l'Association Trophée Hassan II de Golf, a passé en revue un détachement des Forces auxiliaires qui rendait les honneurs, avant d'être salué par le ministre du tourisme, du transport aérien de l'artisanat et l’économie sociale, Mohamed Sajid et le ministre de la jeunesse et des sports, Rachid Talbi Alami, ainsi que par d'autres personnalités.
Par la suite, SAR le Prince Moulay Rachid s’est dirigé vers le salon d’honneur où Son altesse Royale a été salué par les invités internationaux, nationaux et les partenaires avant de rejoindre la salle du dîner.

29/4/2019
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 Entretien
Entretien Dr Kamal Daissaoui : « Nous prendrons part au prochain Salon européen de l’invention »

Dr Kamal Daissaoui, Président fondateur de l’École marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI) et membre du conseil de la ville de Casablanca, revient pour l’Opinion, sur la victoire de son école lors du Salon de l’innovation qui s’est tenu du 10 au 14 avril dernier à Genève. Il nous livre aussi les « secrets » du succès de l’EMSI et ses perspectives futures en matière d’innovation en Afrique.

L’Opinion : Racontez-nous l'ambiance qui prévalait autour de cette victoire à Genève.
Dr Kamal Daissaoui : Comme vous pouvez l’imaginer, c’était une ambiance de joie et de fierté pour notre équipe qui a décroché deux médailles d'or et une dizaine de distinctions dans le domaine des nouvelles technologies. Il faut savoir que le Salon international des inventions de Genève a vu la participation de plus de 40 pays, 800 inventeurs et plus de 1000 brevets et inventions. En plus le niveau très élevé était marqué parla présence massive des pays asiatiques notamment la Corée du Sud, Hong Kong, la Malaisie et la Chine qui totalisent par année un nombre de brevet plus élevé que celui des États-Unis d'Amérique et les pays de l'Europe réunis.

L’Opinion : Quelles sont les ingrédients de votre succès, qu'est ce qui fait le succès de l'EMSI
Dr Kamal Daissaoui : Le succès de l'EMSI peut se résumer en deux mots : "excellence académique". L’élément moteur est l’excellence des enseignants chercheurs à l'EMSI. Nous croyons dur comme fer que l'enseignement dans le domaine de l'ingénierie suppose l'anticipation du futur technologique au plan mondial. Les enseignants doivent être au top niveau, à jour dans leurs connaissances et surtout anticiper les mutations technologiques à venir. Ça ne peut se faire que si l'enseignement est couplé à la recherche car cette manière de faire permet la mise à jour des connaissances, le« re-engineering » des formations des modules et moyens pédagogiques. A l'Emsi, nous n'enseignons pas les technologies du passé. Mais celles du présent et du futur. Quand un bachelier intègre notre établissement d'ingénierie, nous avons la certitude qu’il sera diplômé et lauréat après 5 années d'études d'où la logique d'anticipation de ce que sera la technologie à moyen terme (5ans).

L’Opinion : Vous avez à votre actif 49 distinctions et brevets reconnus à l'échelle nationale et internationale. Vous vous dites stop, c'est assez ou vous avez l’ambition d’engranger, de glaner d'autres médailles et prix
Dr Kamal Daissaoui : Il est évident que la réponse ne peut être que oui. Non seulement parce que nous sommes ambitieux, mais la recherche et l'innovation qui font partie de l'ADN de tout établissement scientifique, se doivent d’avoir une stratégie qui se décline en plan d'action. Dans notre plan d’action annuel, nous avons les indicateurs de performances qui sont le nombre de doctorats soutenus par nos étudiants dans le cadre de la recherche  académique diplômante, mais également le nombre  de publications dans les revues mondiales spécialisées et labélisées ainsi que le nombre de brevet et le nombre de médailles. À titre d'exemple, en plus des distinctions mentionnées dans votre question et qui sont au nombre de 49, nos enseignants chercheurs ont soutenu durant l'année 2018,11 doctorats. Je ne peux pas ne pas mentionner la confiance accordée à l'EMSI par ses pairs au niveau mondial. Notre école (et par extension le Maroc)a mené l'organisation de congrès scientifiques labellisés IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers). L'EMSI a organisé depuis sa création plus d'une dizaine de congrès mondiaux labellisés IEEE dans plusieurs villes du Royaume.

L’Opinion : Quelles sont les futurs projets de l’EMSI
Dr Kamal Daissaoui : L'EMSI continuera dans sa voie d'excellence académique, notamment par l'innovation et la recherche scientifique dont l’objectif est l’obtention de distinctions mondiales. D’ailleurs je vais vous confier un scoop, nous prendrons part au prochain Salon européen de l’invention à la mi-mai.  
Nous voulons aussi avoir un évènement de cette ampleur en Afrique. C’est pourquoi en ce moment nous travaillons sur un projet de création d'un Salon africain de l'innovation. C’est un projet qui nous tient très à cœur et qui est dans la droite ligne de notre politique et la stratégie de notre plateforme, Honoris United Universities (HUU), premier réseaux africain de l’enseignement privé qui a été crée pour accompagner nos pays africains pour la formation des cadres de demain. Cette plateforme sera présente dans plusieurs pays comme la Tunisie, l’Afrique du Sud pour ne citer que ces deux. Le Maroc accueillera certainement la première édition du Salon africain de l’innovation.

29/4/2019
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 Trafic de drogue
Un Français recherché par Interpol arrêté à Essaouira

La brigade de la police judiciaire du district provincial d’Essaouira a arrêté, vendredi, un ressortissant français faisant l’objet d’un avis de recherche international émis en 2017 par les autorités judiciaires de son pays, pour trafic de drogues, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
L'arrestation du mis en cause, 38 ans, qui était établi illégalement au Maroc, intervient dans le cadre des efforts déployés par les services de la DGSN pour le renforcement des mécanismes de coopération internationale dans les domaines sécuritaires et de l'intensification des procédures de traque des personnes recherchées à l'échelle internationale pour des affaires de drogues et de psychotropes, ainsi que d'autres formes de crimes transfrontaliers, précise la DGSN dans un communiqué.
Le suspect a été appréhendé à bord d'une motocyclette ne portant pas de plaques d'immatriculation et sans documents, ce qui a nécessité de le soumettre aux procédures de pointage au niveau des bases de données sécuritaires, ajoute la même source, notant que cette opération a révélé que le prévenu faisait l'objet d'un avis de recherche international lancé par les autorités françaises, après avoir été condamné par contumace dans une affaire de trafic de drogues. 
Le ressortissant français a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent, poursuit le communiqué, ajoutant que les autorités françaises concernées ont été avisées de cette arrestation en vue d'envoyer le dossier d'extradition par voie diplomatique. 

29/4/2019
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   Autre
 


Entretien Dr Kamal Daissaoui : « Nous prendrons part au prochain Salon européen de l’invention »
L’UGTM en ligne de front du dialogue social

  
 
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  Editorial
 
Sept années de vaches maigres
Il a fallu sept années de tergiversations, de sourde oreille, d’arrogance, de négation des droits et
Jamal HAJJAM
 
  Dossier
 
Les économistes Istiqlaliens exposent leur vision et leurs propositions

Dossier réalisé par Noureddine Batije
 
   
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Sahara… haut les cœurs
Mohammed SEDRATI

Ciel, mon patrimoine !
Jamal HAJJAM
 
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