Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Réunion du Comité Exécutif de l’Istiqlal du mardi 11 juin
Al-Hoceima, Jérada, loi sur la langue Amazigh et grève des étudiants en médecine au menu des débats
Organisée le mardi 11 juin, la dernière réunion du Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal s’est soldée par la publication d’un communiqué concis, mais riche en éléments d’actualité. Revue des principales questions abordées.

Samir ZERRADI

C’est en présence du Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, que les membres du Comité exécutif se sont réunis mardi 11 juin à Rabat. Comme à l’accoutumée, les débats de cette réunion ont été marqués par le traitement sans concession des questions les plus brûlantes de l’actualité nationale et internationale.
Appel à un règlement définitif du dossier du Rif
Assumant son rôle d’opposition nationale, aussi active que constructive, le parti a en effet abordé en début de séance la grâce royale accordée à une centaine de détenus des événements d’Al Hoceima et de Jerada à l’occasion d’Aïd Al Fitr. Dans ce registre, les membres du Comité exécutif, tout en saluant l’initiative royale, appellent à un règlement définitif de ce dossier, incluant la prise en compte et le règlement des problématiques sociales et structurelles ayant généré les troubles sociaux dans ces deux villes. Ceci à travers le lancement de chantiers en vue d’amorcer une dynamique de développement à Jérada et région, ainsi que par le complément des projets engagés dans le cadre du projet « Al Hoceima, ville phare de la Méditerranée». Ce qui ne manquera pas d’assurer les conditions d’une vie digne pour les habitants de la région, principalement les jeunes.
Le rôle des députés et conseillers istiqlaliens salué

Le Comité exécutif s’est par la suite félicité du vote à l’unanimité au niveau de la Chambre des Représentants des lois organiques sur la langue Amazighe et l’institut des langues et culture marocaines. A ce propos, le Parti de l’Istiqlal s’enorgueillit du rôle de ses députés et conseillers dans l’effort d’homogénéisation et de perfectionnement du texte de loi via les amendements proposés. Mais également et surtout en raison de leur mobilisation pour contrer les tentatives de parasitage et de blocage ayant entaché le processus d’adoption de la loi organique sur la langue Amazighe. Dans ce sens, force est de rappeler que cet épilogue heureux, obtenu au bout de plusieurs années de blocage, est le fruit de la position militante et ferme du Parti de l’Istiqlal soutenu par d’autres forces démocratiques et nationales à l’intérieur et en dehors du Parlement, en vue d’accélérer au vote de ces lois et surtout pour éviter que leur contenu ne soit saucissonné et galvaudé dans le cadre d’autres lois de moindre importance.
Le pari de l’officialisation de la langue Amazighe, loin d’être gagné

Pour rappel, une tentative de détournement de l’opinion publique et de fractionnement du texte de loi organique sur la langue Amazigh était survenue au cours de son processus d’adoption, à travers la proposition d’un amendement au texte de loi portant statut de Bank Al Maghrib. Cette manœuvre avait suscité une levée de bouclier de la part des députés et des conseillers du Parti de l’Istiqlal qui s’étaient déjà illustrés à travers leur retrait de la commission chargée de recueillir les propositions d’amendements à cette loi, justement pour dénoncer les atermoiements et les retards cumulés depuis 2016 par les partis de la majorité dans ce dossier. Il n’empêche, à propos de la loi sur la langue Amazighe, les membres du Comité exécutif de l’Istiqlal se gardent bien de crier victoire et rappellent au gouvernement que le pari de l’officialisation de la langue Amazighe est loin d’être gagné avec la simple promulgation d’un texte de loi aussi organique et importante soit-elle. Cette officialisation et sa concrétisation restent en effet tributaires de la mise en œuvre d’actions et de politiques efficientes en vue de faciliter la généralisation et l’usage de cette langue dans la vie publique.

Déplorable rendement de la majorité gouvernementale

Et justement en ce qui concerne le rendement de la majorité gouvernementale et son approche en matière de gestion des affaires publiques, le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal en sa qualité de parti d’opposition nationaliste et istiqlalienne, déplore l’inefficacité de l’approche gouvernementale. Celle-ci et notamment durant les dernières semaines, a en effet été souvent marquée par l’entêtement et la précipitation lorsqu’il s’agit de gérer les problèmes sociaux en constante aggravation des Marocains.
Gestion catastrophique de la crise des étudiants
Dernière illustration de cette attitude dépourvue de tempérance, d’anticipation et d’implication des Marocains, la gestion catastrophique de la crise des étudiants en médecine et en pharmacie qui s’est soldée par le boycott à 100% des examens de fin d’année. Un échec que le Comité exécutif de l’Istiqlal regrette tout en rappelant qu’il est principalement dû au manque d’écoute et d’anticipation de la part des autorités de tutelle. Ce qui nécessite l’ouverture d’un dialogue sérieux, responsable et transparent, nécessitant l’implication de toutes les parties dans les efforts en cours en vue de parvenir à une issue favorable à cette crise.
Position immuable à l’égard des droits du peuple palestinien
Le Comité exécutif s’est enfin penché sur les développements en cours en ce qui concerne le conflit au Proche-Orient et les tentatives d’imposer ce qui est communément appelé «le deal du siècle». Dans ce registre, le CS a exprimé le rejet total du Parti de l’Istiqlal de toute transaction ou compromis « hasardeux » calqués sur le modèle des accords de triste mémoire de «Sykes Picot», visant à priver le peuple palestinien de son droit inaliénable de fonder son propre Etat unifié et indépendant avec comme capitale Al Qods Acharif.
Samir ZERRADI

13/6/2019
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Les deux lois organiques sur l'amazighe et le Conseil des langues franchissent le premier pas
Les deux projets de lois organiques relatifs à l'officialisation de la langue amazighe et la création du Conseil des langues et de la culture marocaines ont franchi le premier pas de la procédure d'adoption, avant d'être soumis à l'examen par la Chambre des Conseillers.

Samir Zerradi

Al'issue d'une session qui a duré jusqu'à une heure tardive du lundi 10 juin, la Chambre des Représentants a adopté, à l'unanimité, le projet de loi organique relatif à la langue amazighe. Avant de s'attaquer au projet de loi portant statut de Bank Al Maghrib, examiné en deuxième lecture, après un amendement du groupe du PAM, à la deuxième Chambre, au sujet de l'inscription du Tifinagh dans les pièces et billets de banque. Cette typographie aura finalement eu le mérite d'être reconnue dans la loi organique sur la langue amazighe qui, en plus, dispose de son inscription dans la monnaie du pays, dans son article 22.
Largement couvert par les médias au vu du retard qu'a pris l'adoption de ces lois aux traits identitaires, cette session n'a pas manqué de chamailleries entre groupes politiques, tantôt en accusant le gouvernement de "rétraction" et tantôt de "manque de cohésion au sein de la majorité".
Dans son allocution, Omar Abbassi, vice-président du groupe istiqlalien à la Chambre des Représentants, a exprimé sa "fierté de l'intérêt du Roi à préserver l'identité nationale et impulser le chantier de réconciliation, notamment dans le discours de 2001 à Ajdir". Cette loi, poursuit le Secrétaire général de la Chabiba istiqlalienne, permettra de "promouvoir les droits culturels et linguistiques" des Marocains et ouvrira la voie à la consécration du caractère officiel de la langue amazighe, comme énoncé par l'article 5 de la Constitution. En revanche, Abbassi a pointé du doigt l'atonie qui a marqué le travail du gouvernement pour mettre en oeuvre, et dans les délais, les dispositifs de réforme voulus par la Constitution.
"La polémique qui a marqué l'examen de ces deux lois organiques relève du délitement de la coalition gouvernementale. Ses dissensions ne lui ont pas permis de déboucher sur un consensus », a-t-il martelé, en pointant du doigt le retard sur l'adoption de la loi-cadre sur l'enseignement, enterrée depuis deux mois dans les tiroirs de l'hémicycle.
Rappelons que le groupe du parti de la balance s'était retiré de la sous-commission en charge de l'examen de ce texte par "manque de cohérence dans les positions des composantes de la majorité".
Quant au projet de loi sur le statut de BAM, il a été adopté à la majorité des voix, tandis que l'amendement de l'article 22 défendu par le groupe du PAM a été rejeté.
Samir Zerradi

12/6/2019
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 Service militaire
133.820 personnes ont rempli le formulaire de recensement

Au terme de l’opération de recensement relatif au service militaire qui s’est déroulée entre le 9 avril et le 7 juin 2019, le ministre de l’Intérieur annonce qu'un total de 133.820 personnes ont rempli le formulaire de recensement dont 13.614 jeunes femmes (10,17 pc) qui l’ont fait d’une manière volontaire pour effectuer ce service.
Les commissions provinciales tiendront des réunions, à partir du lundi 17 juin 2019, dans chaque préfecture, province et préfecture d’arrondissement, pour arrêter la liste des personnes recensées durant la période précitée et qui sont susceptibles d’être convoquées pour accomplir le service militaire, ajoute le ministre dans un communiqué.
Par ailleurs, et face à la forte adhésion des jeunes à l’opération de recensement, la Commission centrale tiendra une réunion avant la fin du mois de juin, pour fixer des critères précis, en total respect du principe d'équité entre les citoyens et de l’équilibre entre les régions, en vue de composer le groupe des appelés au service militaire au titre de l'année 2019, souligne-t-on de même source.

12/6/2019
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A peine 10% des déchets en plastique recyclés au Maroc

A. CHANNAJE

Les déchets en plastiques sont omniprésents en Méditerranée.Le constat est, celui de WWF (Fonds mondial pour la nature), première organisation mondiale de protection de l’environnement, dressé dans son nouveau rapport « Stoppons le torrent de plastique : comment les pays méditerranéens peuvent sauver leur mer ». Un document qui passe au crible la gestion des déchets plastiques des vingt-deux pays du pourtour méditerranéen, dont le Maroc.
« 600.000 tonnes de déchets en plastiques sont jetés dans les eaux méditerranéennes. Cela équivaut à jeter 33.800 bouteilles de plastique jetées dans la mer chaque minute. Sans action, ce nombre se quadrupler d'ici 2050 » souligne le WWF.
La région méditerranéenne produit 10% de tous les produits en plastiques. Elle est la quatrième productrice mondiale de produits en plastiques. Ses habitants et visiteurs génèrent 24 millions de tonnes de déchets plastiques chaque année, affirme la même source.
L’Organisation spécialisée de l’ONU indique, par ailleurs, que plus de 5% des déchets sont livrés par le Maroc en Méditerranée. Et d’ajouter que le Royaume ne recycle que 10% des déchets, ajourant que le Royaume importe également des déchets plastiques.
Le rapport du WWF, publié à l'occasion de la journée mondiale de l’Océan, célébrée le 8 juin, note, par ailleurs, que le Maroc contribue à hauteur de 1,9% du total de la production de plastique dans la région (27,81 millions de tonnes), et 2,3% de déchets de plastique (environ 24 millions de tonnes).
En outre, les déchets en plastiques contrôlés en provenance du Maroc représentent 1,2% des 17,45 millions de tonnes produites, ce qui indique que jusqu’à 60% des débris en plastique sont mal gérés.
WWF note aussi le développement de ramasseurs de déchets clandestins qui collecteraient jusqu’à 5% de la production de déchets plastiques, et dont 10% seraient des enfants.
L’Organisation pointe également du doigt le fait que le Maroc ne dispose pas de taxe sur les déchets, contrairement à ses voisins méditerranéens tels que l’Italie, la France et la Grèce.
Malgré toutes ces critiques, l’organisation a salué l’adoption par le Maroc de la loi n ° 77-15 interdisant la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation de sacs en plastique, adoptée par le Parlement en novembre 2015 et entrée en vigueur le 1er juillet 2016.
Le rapport estime, enfin, à 23 millions d’euros la perte économique due aux effets de la pollution plastique pour le Maroc.
La France est le pays du pourtour méditerranéen qui produit le plus de déchets plastiques, dont plus de 10.000 tonnes atterrissent dans cette mer semi-fermée, souligne le WWF.
A. CHANNAJE

12/6/2019
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 7.000 médicaments commercialisés sur le marché national
Moins de 5% présentent un risque de rupture

Quelques 7.000 médicaments sont commercialisés sur le marché national, dont moins de 5 % présentent un risque de rupture, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre de la Santé, Anas Doukkali.
Répondant à une question orale sur "La rupture continue de certains médicaments", présentée par le groupe Justice et Développement à la Chambre des représentants, M. Doukkali a noté que la production nationale répond à 65% des besoins en médicaments.
La rupture de certains médicaments est due à plusieurs raisons, notamment les procédures légales relatives au contrôle du stock provisoire des médicaments, conformément au décret promulgué en 2002, a-t-il expliqué, notant que son département est en phase d’actualiser le texte juridique en la matière, avec le ministère des Affaires générales et de la Gouvernance.
Et de souligner que les facteurs externes de rupture peuvent concerner la société mère et les matières premières concentrées dans trois principaux pays, à savoir les États-Unis, la Chine et l’Inde, ainsi que l’attractivité du marché, faisant savoir que cette situation peut être surmontée par l’octroi des licences temporaires ou le recours aux marchés publiques. En réponse à une autre question orale sur "L'élargissement de la couverture médicale", M. Doukkali a mis l’accent sur le financement du système médical, tout en mettant en exergue l’approche solidaire et collective sur laquelle se base la couverture médicale.
Après avoir souligné que la couverture médicale est estimée à 60%, le responsable gouvernemental a mis en avant l’action entreprise dans la perspective d’élargir ce taux, englobant ainsi la catégorie des indépendants.
Il a, également, évoqué le projet de loi dédié à la couverture médicale des parents, précisant qu'environ 200.000 personnes seront prises en charge dans ce contexte, à condition de réviser le taux de souscription de tous les adhérents.

12/6/2019
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 Accord de pêche Maroc-Union Européenne
Quand l’APS piétine le droit et la déontologie

Jusqu'à maintenant, le Maroc s’est interdit tout commentaire ou réaction sur ce qui se passe en Algérie voisine, respectant d’abord le sacro-saint principe de non-ingérence, ensuite les valeurs de bon voisinage et de fraternité qui lient les deux peuples, mais l’aile armée de la presse voisine, à sa tête l’agence officielle, semble vouloir enfoncer le couteau dans la plaie en continuant de plastronner, bluffer et conspirer contre le Maroc et ses institutions.
Dans une dépêche truffée de contrevérités, de mensonges et d’incohérences, l’APS s’est autorisée, sans vergogne, une lecture biaisée et une manipulation du compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin qui a adopté, parmi d’autres textes, l’accord de pêche entre le Royaume et l’Union européenne, son Protocole de mise en œuvre et l’échange de lettres l’accompagnant, lequel accord couvre la zone de pêche qui s'étend de Cap Spartel au nord à Cap Blanc, au sud de la ville de Dakhla.
Dans une vaine tentative de détourner l’opinion publique internationale sur la situation interne du pays, qui bascule dangereusement, au mépris des revendications du peuple algérien frère, l’APS hallucine que le Conseil des ministres marocain "a reconnu solennellement la non souveraineté" du Royaume sur son Sahara en adoptant l’accord de pêche avec l’Union européenne.

Mais qu’en est-il vraiment
Le texte de l’accord de pêche en question est une nouvelle mouture qui vient renouveler la précédente, arrivée à expiration en juillet 2018.
Si l’accord expiré, qui avait fait l’objet d’une procédure au niveau de la Cour de justice de l’Union européenne, n’avait pas prévu expressément les eaux territoriales marocaines des provinces du sud, le nouvel accord rattrape cette précision et l’inclut dans le texte.
Le souci des négociateurs marocains et européens, qui ont longuement travaillé sur les nouvelles dispositions de l’accord, était de prendre en considération les remarques de la justice européenne, qui, outre la nécessité d’inclure expressément les eaux territoriales marocaines des provinces du sud, ont insisté sur l’impératif de démontrer le bénéfice des populations marocaines sahraouies dudit accord. Ce qui a été fait de manière éloquente, chiffres, preuves et témoignages à l’appui.
Les exigences de la justice européenne étant satisfaites, l’accord de pêche avait donc été adopté par le Parlement européen, en février dernier, à une écrasante majorité en séance plénière à Strasbourg (415 voix pour, 189 contre et 49 abstentions sur 653 députés ayant pris part à la plénière), puis par le Conseil de l’Union européenne le 4 mars, dernière étape de validation au niveau de l’UE avant son adoption au niveau national (Conseil de gouvernement, conseil des ministres et Parlement).
Les volets juridique et législatif de l’accord étant ficelés, sur le plan politique, le texte précise que l’accord a été conclu "sans préjudice des positions respectives" de l'Union européenne et du Maroc qui considère que "la région du Sahara est une partie intégrante du territoire national sur laquelle il exerce la plénitude de ses attributs de souveraineté comme sur le reste du territoire national".
Les textes de l’UE continuent d’argumenter en affirmant qu’un tel accord ne pouvait en aucun cas être conclu avec une autre entité ne pouvant garantir le caractère durable de l'exploitation des ressources ainsi que la gestion et le suivi des fonds de l'appui sectoriel devant bénéficier aux populations.
Ils viennent ainsi confirmer les décisions de la justice européenne, qui, dans ses différents arrêts et ordonnances n’a reconnu aucun droit au polisario sur ces ressources, ni aucune capacité juridique ou encore une quelconque qualité de représentation qu’il prétendait avoir.
D’ailleurs, dans les différentes étapes de négociation et lors des consultations relatives au renouvellement de cet accord, la Commission européenne avait comme principaux interlocuteurs, les élus et les acteurs professionnels et de la société civile des provinces du sud qui constituent les véritables représentants des populations sahraouies.
Les dispositions juridiques de l’accord et les textes qui l’accompagnent précisent également qu’il a été conclu "dans le plein respect du droit international et du droit de l'Union (européenne)".
Il importe aussi de rappeler que le Maroc, fort de la légitimité historique et de la solidité des arguments juridiques qui constituent les fondamentaux de la marocanité du Sahara, mais également de l’unanimité nationale autour de sa cause sacrée, a négocié avec brio toutes les étapes précédant l’adoption de cet accord, ainsi que celui ayant étendu les préférences tarifaires européennes aux provinces du sud.
Ses accords étant aujourd’hui sécurisés juridiquement, le Maroc ne baissera pas de vigilance pour enterrer à jamais les manigances des ennemis de l’intégrité territoriale et faire échec aux manœuvres de ceux qui, en Algérie, continuent de comploter contre le Royaume au lieu de s’occuper de la situation désastreuse de leur pays.
Adil Zaari Jabiri (MAP)

12/6/2019
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Election du Maroc au Comité des Travailleurs Migrants de l'ONU 

Le Maroc a été élu, en la personne de M. Mohamed Charef, membre du Comité des Travailleurs Migrants au cours de la 9ème Réunion des Etats parties à la Convention Internationale sur la protection des Droits de tous les travailleurs migrants et des Membres de leur famille, tenue lundi à New York.
En compétition avec neuf autres candidats pour les sept sièges vacants au sein de ce Comité, M. Charef a été choisi au premier tour du vote avec 46 voix sur les 53 pays votants, le score le plus élevé, souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI).
L'élection de l’expert marocain traduit une reconnaissance internationale des efforts consentis par le Maroc pour la protection et la préservation des droits des migrants, sur la base de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, orientée vers une stratégie migratoire fondée sur des valeurs humanistes, de solidarité, d’accueil et d’intégration des migrants, indique le ministère. 
Il s’agit également d’une preuve de confiance envers l’expertise et le savoir-faire marocains dans la gouvernance des différentes questions liées à la migration, ainsi qu’envers le leadership du Royaume illustré par le rôle pionnier joué par le Maroc dans l’élaboration et l’adoption historique du Pacte Mondial de la Migration à Marrakech.
Selon le communiqué, l’aboutissement de cette candidature est le fruit d’une campagne diplomatique d’envergure engagée dans le cadre de la politique du Royaume visant la promotion de l’expertise marocaine et la consolidation de la présence de notre pays au sein des différentes structures multilatérales.
Président de la Commission régionale des Droits de l’Homme d’Agadir, M. Charef est un expert de renommée internationale en gestion de flux migratoires et de mobilité. Il est également consultant auprès de différentes organisations internationales sur les politiques liées à l’emploi, au développement économiques et à l’insertion socioprofessionnelle des migrants. 
Siégeant à Genève, le Comité des Travailleurs Migrants, qui est l'un des neuf organes fondamentaux des Nations Unies consacrés aux droits de l'Homme, est composé de 14 experts indépendants. Il surveille l'application de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et des Membres de leur famille, examine les rapports périodiques des Etats parties à la Convention et adopte des recommandations et conclusions en vue de leur mise en œuvre au plan national.

12/6/2019
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 Sommet annuel sur l'investissement "SelectUSA" à Washington
Forte participation marocaine
Une forte délégation marocaine composée d'une quinzaine de dirigeants d'entreprises et d'organisations professionnelles issues de divers secteurs économiques, participe, cette semaine à Washington, au sommet annuel sur l'investissement "SelectUSA", l’une des plus importantes manifestations dédiées à la promotion des investissements directs étrangers aux Etats-Unis.

Ce sommet de deux jours qui s'ouvre mardi, est l'occasion pour la délégation marocaine d'explorer l’énorme potentiel qu'offre le marché américain et de promouvoir les produits et le savoir-faire marocains dans plusieurs domaines au niveau de la première économie mondiale. Le vice-président de l'Association marocaine des exportateurs (ASMEX), Amine Laghidi, a souligné l'importance de la participation des hommes d'affaires et des entrepreneurs du Royaume à cette manifestation internationale y voyant "une reconnaissance de la place du Maroc comme locomotive du développement sur le continent africain". M. Laghidi a expliqué que cette participation, la première du genre et l'une des rares au niveau du contient, est une occasion idoine pour mettre l'accent sur les points forts qu'offre aujourd'hui le Maroc en tant que hub stratégique des échanges pour le commerce et l'investissement. Évoquant les domaines prioritaires ciblés, il a cité le "secteur stratégique des chaînes logistiques", étant donné qu'il "ne peut y avoir d'export entre le Maroc et le plus grand marché de consommation au monde sans une solution logistique efficace".
Les secteurs chimique, de l'industrie cosmétique et pharmaceutiques ainsi que l'agroalimentaire sont également représentés en force lors de cet évènement, a-t-il confié, faisant savoir qu'il s'agit de promouvoir les industries marocaines "à haute valeur ajouté", notamment auprès des PME et des différents Etats américains. Abondant dans le même sens, la directrice générale de la Chambre de commerce américaine au Maroc (AmCham Maroc), Rabia El Alama, a indiqué, dans une déclaration similaire, que la participation des 15 entreprises permet d'explorer les opportunités d'investissement au niveau des Etats-Unis. "Les Etats-Unis offrent un vaste marché. Nous entendons faire connaitre davantage ce marché, ses réglementations et ses avantages, pour justement voir où sont les opportunités", a-t-elle dit. En parallèle à ce sommet, a ajouté Mme El Alama, l'Amcham tiendra jeudi une journée portes ouvertes, avec au programme des rencontres avec des responsables des départements d'Etat et du Commerce, ainsi que des sénateurs américains. L'objectif est de "discuter des obstacles et des doléances des entreprises marocaines ou américaines dans l'idée de promouvoir le commerce et l’investissement entre les deux pays".
Même son de cloche chez Khnata El Moutea, représentante du groupe marocain City Bus Transport qui a déclaré que le déplacement de la délégation marocaine a pour but de "développer les relations institutionnelles avec des responsables américains et avec certains Etats qui pourraient être intéressés par notre service".
Le sommet "SelectUSA", qui se tient du 10 au 12 juin, met en relation des entreprises étrangères avec des organisations de développement économique américaines afin de faciliter les investissements des entreprises et la création d’emplois, indiquent les organisateurs de ce programme gouvernemental dirigé par le département américain du Commerce.
Chaque sommet sur l’investissement se concentre sur l’environnement d’investissement américain, les tendances du secteur et les nouvelles opportunités. L’évènement réunit aussi des hauts fonctionnaires, des dirigeants d'entreprises et d'autres leaders d’opinion de différents pays du monde.
D’après ses initiateurs, SelectUSA joue un rôle vital pour attirer et faciliter les investissements internationaux aux États-Unis en sensibilisant au large éventail d'opportunités et au climat commercial positif et en facilitant les relations directes essentielles entre les investisseurs et les opérateurs économiques.

12/6/2019
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 Guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis
L’Afrique et le Maroc doivent-ils craindre le pire 
Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine sont depuis quelques semaines au cœur de tous les débats. Selon certains spécialistes, cette guerre commerciale que se livrent les deux géants, pourrait avoir des conséquences économiques graves sur les pays africains, donc le Maroc. Une situation qui peut ralentir (ou pas) le Royaume dans son projet de devenir le nouveau carrefour africain des Nouvelles Routes de Soie Chinoises.

Lionel ATOKRé

« Quand deux éléphants se battent, l’herbe en souffre ». Cet adage africain colle si bien à la situation de l’Afrique, concernant la guerre commerciale qui oppose la Chine aux Etats-Unis. La rivalité économique croissante entre les Etats-Unis et la Chine est arrivée à un point culminant. Les représailles entre l’administration Trump et les dirigeants Chinois auront des répercussions économiques mineures pour la Chine et les Etats-Unis. Pour les pays africains, c’est une tout autre histoire. Les conséquences peuvent êtres graves pour les économies des pays africains, au regard des relations diplomatiques et commerciales qui lient l’Afrique à la Chine et aux États-Unis. Dans un rapport, Uri Dadush, chercheur senior à OCP Policy Center de Rabat, expose son point de vue et explique comment les piques que se lancent Américains et Chinois, sont un mal, non seulement sur le plan des échanges extérieurs de l’Afrique avec ses partenaires commerciaux, mais aussi sur les relations diplomatiques avec ces derniers.

Impact sur les échanges commerciaux de l’Afrique vers ses partenaires
Dans un monde ou les économies sont imbriquées, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, va créer un effet domino et ainsi impacter les économies de nombreux pays dans le monde, et en particulier les pays africains. Sur le plan du commerce, les effets vont se faire ressentir surtout sur les échanges extérieurs de l’Afrique. Selon Uri Dadush, le commerce extérieur (exportations plus importations de biens et services en provenance et à destination du reste du monde) est important pour l’Afrique en général et l’Afrique subsaharienne en particulier, représentant plus de 50% du PIB de la région. Le commerce intérieur est moins important. En 2017, seuls 22% des exportations totales des pays d’Afrique subsaharienne étaient destinées à d’autres pays d’Afrique subsaharienne et 16% seulement des importations de ces pays provenaient d’Afrique subsaharienne. Les barrières tarifaires et non tarifaires en Afrique restent élevées. Un problème que les négociations de l'accord de libre-échange continental en Afrique (ACFTA) - que le Maroc a signé mais pas encore ratifié - visent à résoudre. Mais l'Afrique bénéficie d'un accès presque complet en franchise de droits chez ses principaux partenaires commerciaux en dehors de la région, y compris l'Europe et la Chine et les États-Unis, mais pas en Inde. Les liaisons de transport vers l’extérieur de la région par voie maritime et aérienne sont également souvent meilleures que les liaisons de transport dans la région.
Le commerce de l’Afrique avec l’Europe est régi par divers accords commerciaux bilatéraux, ce qui permet de s’assurer que le commerce restera ouvert et prévisible, alors qu’en Chine et aux États-Unis, l’accès des exportations de l’Afrique à des préférences unilatérales. Ceux-ci sont peu susceptibles d'être retirés, mais fournissent aux donateurs un levier qui peut être utilisé si, comme prévu, la concurrence géopolitique entre la Chine et les États-Unis s'intensifiait. Le principal partenaire commercial de l’Afrique est de loin l’Europe. Ainsi, l’Europe et l’Asie centrale représentent plus de 30% des exportations et des importations de l’Afrique. Les relations commerciales suivantes sont celles avec l’Inde et la Chine, qui représentent chacune environ 9% des exportations de l’Afrique subsaharienne. Cependant, l’Afrique dépend beaucoup plus des importations en provenance de Chine, qui représentent plus de 16% des importations totales de l’Afrique. Les États-Unis sont un important partenaire commercial de l'Afrique, bien qu'ils soient à la traîne des autres pays, représentant environ 6% de ses échanges commerciaux. L’effet des différends commerciaux entre les grandes puissances sur l’Afrique tient donc non seulement à leur effet direct sur les parties au différend, mais également à l’effet indirect sur le reste du monde et plus particulièrement sur l’Europe, principal partenaire commercial de l’Afrique. L’Europe et les États-Unis sont également parties à un différend commercial concernant l’important excédent commercial de l’Europe et l’exportation de voitures vers les États-Unis.
La composition par produit du commerce de l’Afrique est également importante pour comprendre l’effet des différends commerciaux. En 2017, les matières premières représentaient 44% des exportations de biens de l'Afrique subsaharienne, dont environ la moitié étaient des produits pétroliers et 28%, des produits intermédiaires ou semi-finis. Environ un quart seulement des exportations de l'Afrique subsaharienne sont constituées de biens de consommation ou de biens d'équipement. Compte tenu de la composition de ses exportations, il est peu probable que les pays de l'Afrique subsaharienne déplacent leurs exportateurs chinois sur les marchés américains ou les exportateurs américains sur leurs marchés. L'implication est que les différends commerciaux auront probablement l'impact le plus important sur l'Afrique subsaharienne dans la mesure où ils réduiront la quantité demandée et les prix du pétrole et des autres matières premières. Le commerce des services - qui, jusqu'à présent au moins, n'a pas fait l'objet des principales restrictions commerciales - est également important pour l'Afrique. Son commerce de services représente environ 40% de celui d'un commerce de biens. Cependant, l’Afrique Subsaharienne est principalement un importateur de services et ses exportations de services, tels que le tourisme, représentent moins de 4% de son PIB.
En résumé, ce bref examen de la structure du commerce de l’Afrique subsaharienne suggère que les différends commerciaux internationaux sur la région auront principalement un effet macroéconomique, c’est-à-dire un effet sur la croissance économique mondiale et les prix des produits de base, plutôt que directement par le biais de restrictions commerciales. L'effet des tensions commerciales sur la croissance en Europe est particulièrement important pour l'Afrique.

Qu’en sera-t-il pour le Maroc
S’agissant du Maroc, l’impact direct devrait se sentir, mais à très petite dose, le Royaume ayant pour partenaire commercial principal, l’Europe. Depuis quelques années, le Maroc se tourne de plus en plus vers de nouveaux partenaires. Notamment les partenaires africains dans l’optique de booster les relations Sud-Sud. Cette volonté de diversifier les partenariats a aussi poussé Sa Majesté Mohammed VI à rapprocher le Maroc de la Chine. Objectif : s’imposer en tant que nouveau carrefour des Routes de La Soie. La position géographique du Maroc est un excellent point d’attraction pour les pays désireux de toucher le marché Européen. L’idylle naissante entre le Royaume et l’Empire du Milieu a donné lieu à plusieurs projets. La visite de Sa Majesté Mohammed VI en Chine en 2016, a permis la signature de plusieurs accords dans le cadre d’un nouveau partenariat stratégique. Au total, 30 conventions « public-public » et « public-privé » avaient été signées avec plusieurs entreprises chinoises devant opérer entre autre dans les secteurs de l’aéronautique, l’automobile, des énergies renouvelables, de l’E-commerce… En 2017, les deux pays ont paraphé un mémorandum d’entente sur la « Belt and Road » (la ceinture et la route), afin de permettre la création de plusieurs projets et intensifier les relations entre les deux pays. Niveau chiffre, l’on remarque aussi une croissance nette des échanges commerciaux. 300 millions de Dollars en 2002, contre 4 milliards de Dollars en 2016, faisant du Maroc, la deuxième destination des investisseurs Chinois en Afrique.
Mais au-delà de ces signatures en grande pompe et de l’évolution des échanges commerciaux du Maroc avec la Chine, un aspect purement technique, soulève des questionnements. Bien qu’annoncé dans un futur proche, comme hub africain, le Maroc n’arrive pas vraiment à tirer profit de sa proximité avec l’Europe dans sa relation avec la Chine. Dans l’établissement de la Nouvelle Route de la Soie, les Chinois ont en effet choisi comme portes d’entrée en Afrique, Djibouti, petit pays de l’Afrique de l’Est, et le Kenya. Cette Route de la Soie, est un ensemble de liaisons maritimes et de voies ferroviaires entre la Chine et l'Europe passant par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni. N’est-il pas temps que le Maroc repense sa stratégie « Chinoise » et joue des coudes pour afficher sa volonté d’être un pays incontournable pour la Chine et surtout concrétiser les nombreux projets annoncés par les deux Etats 
Lionel Atokré

10/6/2019
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 Examens des Facultés de médecine maintenus pour le 10 juin
Doukkali et Amzazi persistent et signent, tandis que les étudiants ne jurent que par le boycott

Amine Derkaoui

Le pire n'a finalement pas été évité. Dans un communiqué publié le vendredi 7 mai, les ministères de la Santé et de l'Education nationale ont annoncé le maintien du lundi 10 juin pour le début des examens des facultés de médecine, réitérant leur appel aux étudiants de retourner aux amphis qu'ils désertent depuis bientôt quatre mois. Cet appel survient à la suite de l'annonce par la Commission nationale des étudiants en médecine (CNEM) du boycott des examens et de l'organisation simultanée de sit-in de protestation devant les facultés. "La CNEM dénonce l'attachement du gouvernement
à la date du 10 juin, malgré l'interruption des cours (par les grèves, ndlr) depuis le 19 mars", lit-on dans un communiqué publié le 6 mai.
Devant l'obstination du duo Anas Doukkali et Said Amzazi, c'est donc une dizaine de milliers de futurs médecins qui risque de redoubler l'année si rien n'est fait. Car selon l'Exécutif, il n'est pas question de décaler les examens ni de déclarer "une année blanche". "Ceux qui vont passer leurs examens seront notés, les boycotteurs ne le seront pas. Ils vont devoir redoubler l'année", avaient averti froidement le tandem gouvernemental lors d'une conférence de presse tenue le 29 mai dernier à ce sujet.
Notons que les étudiants ne sont pas seuls à revendiquer le report des examens. Dans une lettre publiée le 7 mai, les présidents de sept groupes parlementaires (dont l'Istiqlal) avaient proposé "la fixation d'une nouvelle date raisonnable". "Le gouvernement a répondu favorablement aux principales revendications légitimes des étudiants. Ne reste plus que la question du concours de résidanat qu'il est difficile de trancher, mais le dialogue est toujours possible autour de ce point", expliquent les députés tout en appelant les deux parties à "clarifier, acter et officialiser l’accord au sujet des aspects déjà tranchés, et à poursuivre le dialogue sur les points restants".

Amine Derkaoui

10/6/2019
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Le Maroc, deuxième pays à délivrer le plus de visas français après la Chine

Le Maroc est devenu le deuxième pays pour la délivrance de visas français, après la Chine. C’est ce qu’a indiqué samedi dernier, le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en visite officielle au Maroc. Il a rappelé que jamais dans l’histoire la France n’a délivré autant de visas aux Marocains que l’année dernière.

Une progression de 10 %
Plus de 400 000 visas ont été délivrés aux Marocains par les différents consulats français établis dans le Royaume, a souligné M. Le Drian dans un point de presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Nasser Bourita.

La progression de ce chiffre « très significatif » de 10% par an montre l’« attractivité » des relations entre le Maroc et la France, a-t-il noté, faisant remarquer que compte tenu de l'afflux des demandes qu'il faut gérer, il y a des délais d’instructions.
« C’est plutôt une bonne nouvelle pour notre relation, mais il faut la gérer le mieux possible », a-t-il insisté, indiquant que les agents opérant dans les consulats de France au Maroc le font avec "beaucoup de détermination" de sorte que les candidats aux visas puissent être honorés dans les plus brefs délais. Par ailleurs, le chef de la diplomatie française a affirmé que le coût du visa n’a pas augmenté, précisant que son pays est soumis à des réglementations européennes à ce sujet.
S'agissant des relations économiques bilatérales, M. Le Drian s'est félicité d'"une relation économique considérable", rappelant que plus de 900 entreprises françaises sont directement ou indirectement présentes sur le territoire marocain en créant des milliers d’emplois. "Nous avons une volonté de continuer ensemble dans un vrai partenariat, qui a été singulièrement illustré lors de l’inauguration de la LGV mais qui se renforce aussi par la décision de mettre en œuvre une centrale solaire Noor" a-t-il poursuivi, estimant que tout cela montre le succès des relations économiques bilatérales, et qui participent au développement d’un pays et de toute une région.
Appelant à mettre davantage en avant les partenariats industriels entre les deux pays, M. Le Drian a relevé que "la rencontre de haut niveau que nous aurons bientôt doit nous permettre d’appuyer sur cette orientation majeure". En matière d'éducation et de formation, le responsable français a souligné la nécessité de mettre en avant l’action en faveur de la jeunesse, assurant que le réseau scolaire au Maroc ainsi que les établissements dits supérieurs français implantés dans le Royaume sont prêts à engager un travail conjoint avec les autorités marocaines pour offrir aux jeunes marocains une éducation et des débouchés professionnels.
Exprimant le souhait de voir se renforcer le thème de l’éducation et de la formation professionnelle, le ministre a fait savoir que tout cela s’inscrira dans le sillage de la rencontre de haut niveau et des visites d’Etat du président français, expliquant que ces engagements contribuent à la solidité des relations franco-marocaines.« Cette réunion s’inscrit dans ce que nous pouvons appeler un partenariat d’exception, que ce soit au niveau dans la densité des sujets abordés, ou en termes d'amitié », a-t-il conclu.
Dans ce sens, M. Bourita a indiqué que cette visite s'inscrit dans le cadre de la concertation permanente entre les deux pays dans le cadre d'une relation basée sur un dialogue fécond et régulier et d'un partenariat solide et multidimensionnel. Ce partenariat est porté, selon M. Bourita, par une volonté affirmée au plus haut niveau entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président Emmanuel Macron, qui ont toujours souligné, dans leurs différents entretiens et rencontres, l'importance de consolider les acquis de ce partenariat et de renforcer ses différentes dimensions.
« Nous avons passé en revue l'agenda bilatéral qui sera marqué dans les mois à venir par des échéances très importantes, notamment la 14è session de la réunion de Haut niveau, prévue en fin d'année en France », a-t-il fait savoir, ajoutant que les résultats des différentes structures du partenariat bilatéral ont été examinés, notamment dans les domaines économique, religieux, culturel, de l'éducation, de la mobilité, de la migration et de sécurité. Les différents instruments de ce partenariat fonctionnent de manière « dense » et « très positive », s'est-il félicité, notant que les éléments de ces différentes structures seront versés dans les travaux de la 14è réunion du haut niveau, qui sera un élément clé pour préparer la visite d'Etat du président français au Maroc.
Les deux responsables se sont félicité que ces actions se focalisent sur la thématique de la jeunesse et de la formation, a mis en avant M. Bourita, estimant qu'il s'agit d'un élément clé et d'un axe structurant le partenariat maroco-français, que ce soit en termes d'emplois, d'opportunités économiques, de formation, d'éducation ou de culture. Les discussions ont également porté sur les moyens d'optimiser ce partenariat pour agir à un niveau multilatéral et régional, a indiqué M. Bourita, faisant savoir que les deux parties ont convenu de tenir au Maroc une réunion sur les opérations de maintien de la paix dans l'espace francophone, qui sera co-présidée par le Maroc avec une participation large des pays mais également d'organisations régionales et internationales, en l'occurrence les Nations Unies.
L. A.

10/6/2019
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 Examens du bac
Un député PJD tricheur chopé

Lorsqu'il se présente au lycée Al Irfane à Rabat pour passer l'épreuve de français de l'examen régional du baccalauréat libre, le candidat Noureddine Qchibel, député PJD et élu communal à Kariat Ba Mohamed (Province de Taounate), est loin de se douter qu’il allait devenir la risée des réseaux sociaux ce weekend.

Ses équipements pouvaient faire croire qu’il s’agit d’un député à l'écoute de ses électeurs, mais son but ce jour là n'était nullement de porter leur voix au parlement. Pour réussir à décrocher son bac, ce député dépourvu de diplômes comme beaucoup de ses pairs, a succombé à la tentation de la triche. Il a ainsi introduit dans la salle d’examen non pas un seul téléphone, mais trois smart-phones dernier cri.
Cible de toutes les moqueries des internautes, le parlementaire est passé aux aveux sans nier sa bourde, tout en essayant de tempérer les faits qui lui sont reprochés.

Dans des déclarations publiées par le site officiel de son parti, il a reconnu avoir simplement "oublié les trois appareils dans ses poches”, avant que le directeur ne les découvre sur lui suite à sa fouille 20 minutes après le début de l'examen.
Oubli ou pas, la possession de téléphone dans la salle d'examen est considérée comme de la tricherie et est pénalisée par la loi que le gouvernement Benkirane a fait voter en 2015. Suivant l'article 6 de ce texte, le candidat en possession d'outils électroniques est "interdit de passer l'examen pour deux années consécutives", outre l'octroi de la note 0 sur toutes les autres épreuves qu'il a passées. Ce représentant de la nation n'aura donc pas son bac cette année et verra certainement son kit de triche saisi pour toujours.
Polémique oblige, le PJD affirme dans un communiqué avoir entendu la version de son député et assure avoir soumis son cas à la commission "Éthique et Transparence", un organe interne au parti de la lampe. Des mesures seront prises à son encontre en cas d'établissement du délit de fraude, ajoute la même source.
Morale de l'histoire: entre un candidat au bac qui triche et un candidat aux élections, il n'y a qu'un brin de différence, comme le prévoit le célèbre adage: "Qui vole un œuf vole un bœuf!".
A. D.

10/6/2019
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 10ème anniversaire de la disparition de Feu Omar Bongo
M. El Otmani représente SM le Roi à la commémoration

Sur Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, le Chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani, a représenté, samedi à Libreville, le Souverain à la cérémonie de commémoration du 10è anniversaire de la disparition de Feu El Hadj Omar Bongo.

La cérémonie présidée par le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondima s'est déroulée au Palais présidentiel en présence des présidents du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, du Congo, Denis Sassou Nguesso, du Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, du Togo, Faure Gnassingbé et de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, ainsi que d'autres responsables africains.
Ont pris part aussi à la commémoration les membres du gouvernement du Gabon et nombre de personnalités civiles et militaires gabonaises, ainsi que les représentants du corps diplomatique accrédité à Libreville, dont l’ambassadeur du Maroc au Gabon, Abdellah Sbihi.
Dans une déclaration à la presse, le chef du gouvernement a souligné que sur Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, il a représenté le Souverain à la commémoration du 10è anniversaire de la disparition de Feu président El Hadj Omar Bongo, leader gabonais et africain, en présence de nombres de chefs d’Etat et de responsables africains.
La commémoration de la disparition de ce grand ami du Maroc a permis de découvrir la grande estime vouée par les communautés religieuses musulmane et chrétienne du pays et le peuple gabonais à Feu El Hadj Omar Bongo, a-t-il ajouté, notant que cette commémoration a été l’occasion d’échanger avec des responsables africains, notamment le président malien, sur les relations entre le Maroc et l’Afrique.
M. El Othmani a rappelé, à cette occasion, la volonté et les actions entreprises par SM le Roi pour consolider davantage les relations du Royaume avec les pays africains, afin qu’elles se traduisent sur les plans économique, social, d’investissement, d’éducation et de formation et humain, notant que le but étant d’ériger ces relations en un modèle de coopération sud-sud et Afrique-Afrique.
Feu Hadj Omar Bongo Ondimba a dirigé le Gabon près de 42 ans de 1967 à 2009. Il s’est éteint le 8 juin 2009 à Barcelone en Espagne.

10/6/2019
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 Fondation Lalla Asmae pour Enfants et Jeunes Sourds
SAR la Princesse Lalla Asmae préside la cérémonie de fin d'année scolaire
Son Altesse Royale la Princesse Lalla Asmae, Présidente de la Fondation Lalla Asmae pour Enfants et Jeunes Sourds, a présidé, samedi à Rabat, la cérémonie de fin d'année scolaire 2018-2019 de la Fondation.

SAR la Princesse Lalla Asmae a visité, à cette occasion, la classe de robotique encadrée par M. Farahate Arabi, professeur à la Fondation Lalla Asmae et M. Mourad Gharbi, professeur à la Faculté des sciences à Rabat.
Par la même occasion, il a été présenté à Son Altesse Royale le projet pédagogique de la Fondation Lalla Asmae réalisé en collaboration avec l'Institut des jeunes sourds de Nancy, ainsi que les activités de la vie universitaire des étudiants de la Fondation au sein de la Faculté des sciences de Rabat.
Aussi, il a été présenté à SAR la Princesse Lalla Asmae, l’enseignement inclusif pour les futurs étudiants de la Fondation au sein de l’Université euro-méditerranéenne de Fès, outre les activités de la participation des élèves de la Fondation au village de vacances de la Fondation Mohammedia des oeuvres sociales des magistrats et fonctionnaires de la justice à Agadir durant l’été 2018.
Par la suite, Son Altesse Royale a suivi une présentation sur les projets de construction des centres régionaux de la Fondation, notamment le Centre Princesse Lalla Asmae-Saiss et le Centre Princesse Lalla Asmae -Tadla.
SAR la Princesse Lalla Asmae a présidé, par la même, la cérémonie de fête de fin d’année scolaire, marquée au début par la lecture de versets du Saint Coran par une des élèves de la Fondation, un spectacle de musique et des variétés de danses d’enfants.
Dans une allocution de circonstance, le directeur de la Fondation, M. El Abbès Bouhlal a indiqué que 16 élèves de la Fondation sont candidats aux examens du Baccalauréat, signalant le lancement de la restructuration pédagogique pour une meilleure performance de la Fondation.
Il a, en outre, fait observer que grâce à la sollicitude permanente de SM le Roi Mohammed VI et conformément aux orientations de SAR la Princesse Lalla Asmae pour la création de nouveaux centres de par le Royaume, le Centre Princesse Lalla Asmae-Saiss et le Centre Princesse Lalla Asmae-Tadla représentent le point de départ pour un chantier d'envergure.
Par la même occasion, il a été présenté à Son Altesse Royale le lauréat du baccalauréat 2018 de la Fondation Lalla Asmae, les candidats au baccalauréat 2019 de la Fondation, et des membres du ministère de l'Education nationale et de la Commission d’adaptation de l’examen du baccalauréat.
SAR la Princesse Lalla Asmae a procédé, par la suite, à la remise symbolique de prothèses auditives (30) et de paires de lunettes (30) prises en charge par la Fondation OCP. 
Par la suite, Son Altesse Royale a suivi le rapport d’hygiène et des soins bucco-dentaires prodigués aux enfants de la Fondation au courant de cette année scolaire, par Mme Naoual Bouyahyaoui, doyenne de la Faculté de médecine dentaire de Rabat.
SAR la Princesse Lalla Asmae a procédé également à la remise des prix aux élèves méritants.
A son arrivée au siège de la Fondation, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Asmae a passé en revue une section des Forces auxiliaires qui rendait les honneurs, avant d’être saluée par le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, Said Amzazi, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, la ministre de la Famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social, Bassima Hakkaoui, le wali coordinateur national de l’Initiative nationale pour le développement humain, Mohamed Dardouri, le wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, gouverneur de la préfecture de Rabat, Mohamed Yacoubi et le président du Conseil de la région Rabat-Salé-Kénitra, Abdessamad Sekkal.
Son Altesse Royale a également été saluée notamment par le ministre de la Jeunesse et des sports, Rachid Talbi Alami, le secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, le secrétaire d’Etat chargé de la formation professionnelle, Mohammed Rherras, le directeur de la Fondation Lalla Asmae pour Enfants et Jeunes Sourds, ainsi que par les membres du Conseil d’administration de la Fondation.

10/6/2019
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 Grande consommation
Quels produits les Marocains cherchent-ils sur le net

Les produits de nettoyage, le café et les ordinateurs sont les produits les plus recherchés en ligne au Maroc durant les trois dernières années, selon une étude de SEMrush, plateforme de solution marketing. 

Le Chocolat, le lait, le parfum, l'eau de javel, le miel, la couleur de cheveux et le sucre figurent également dans le Top 10 des produits de grande consommation les plus recherchés par les Marocains sur internet, précise SEMruch dans son rapport sur cette étude qui a porté aussi sur les habitudes de recherches en ligne des Algériens et Tunisiens. 
En effet, dans cette région de l'Afrique du nord, les tendances de recherches en ligne ont concerné, au cours de ces trois dernières années, les ordinateurs, le café et le chocolat, fait savoir ladite étude. 
Au détail, les dix produits de grande consommation les plus recherchés en ligne en Algérie sont les produits de nettoyage, le chocolat, le lait, le café, la couleur de cheveux, les ordinateurs, les chaussures, le parfum, le sucre et l'eau de javel. 
En Tunisie, l'étude fait ressortir que le café est le produit le plus recherché, suivi des ordinateurs, du chocolat, des produits de nettoyage, des parfums, du lait, des chaussures, des ordinateurs portables, du miel et de l'eau de javel. 
Les données récoltées des trois pays au cours des 36 derniers mois, couvrent les recherches effectuées en arabe, français et anglais sur les produits de grande consommation et mettent en évidence le fait que les termes de recherche en ligne les plus populaires concernent tant des produits alimentaires et que non alimentaires. 
Le rapport SEMrush a identifié la recherche en ligne qui connait la croissance annuelle la plus rapide en Afrique du Nord. Il s'agit de la lessive pour machine à laver, avec une évolution en termes de recherche de 125% en Algérie, 81% au Maroc et 122% en Tunisie. 
Il révèle également que la recherche du mot Ketchup a connu une croissance de 69% en Algérie et de 38% au Maroc et qu'en Tunisie la recherche de chaussettes a augmenté de 26% comparé à l’année dernière. 
En ce qui concerne la publicité de recherche en ligne en Afrique du nord, les mots clés de grande consommation correspondant au coût par clic (CPC) le plus élevé sont associés à des recherches tels qu’ordinateur, savon, parfum, chaussures et nourriture pour chiens.
"Les données en ligne relatives aux recherches de produits sont précieuses pour les spécialistes du marketing et peuvent contribuer à éclairer les concurrents ou les intérêts du marché", a commenté Adam Zeidan, responsable de la communication d’entreprise de SEMrush pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord (MENA). 
Et d'ajouter que connaître les tendances des consommateurs en matière de shopping en ligne est indispensable pour le commerce électronique ou e-commerce et pour améliorer la visibilité de ses produits/marques en ligne.
Le commerce électronique est en passe de devenir le plus grand réseau de vente au détail dans le monde d'ici 2021, avec quelques variations au niveau local et des différences sur les produits qui généreront le plus d’achat en ligne sur chaque marché. 
SEMrush est une plateforme de solution marketing numérique, primée qui permet aux utilisateurs d’être les chefs de file de leur secteur. 
Elle met à disposition de ses entreprises partenaires des outils divers leur permettant d’avoir une vision d’ensemble sur les habitudes de consommation et des données précises par secteur d’activité.

10/6/2019
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 Salvador
En phase d'évaluation de ses relations avec la pseudo "RASD"

Le nouveau gouvernement du Salvador se trouve actuellement dans une phase d’évaluation de ses relations diplomatiques avec la pseudo "RASD", indique vendredi le ministère salvadorien des Affaires étrangères.
Une fois les évaluations terminées, le gouvernement du Salvador fera savoir à la communauté internationale sa décision à ce sujet, précise le ministère dans un communiqué.
Cette approche du gouvernement de la République du Salvador, qui a été investi le 01 juin 2019, s’inscrit dans le cadre d’une phase d’évaluation globale de sa politique extérieure par laquelle il ambitionne de promouvoir de manière effective et active les intérêts du pays au niveau international, souligne la même source.

10/6/2019
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Pour l’Espagne, la relation avec le Maroc est une politique d’Etat 

"L’Espagne est le premier partenaire commercial du Maroc et les deux pays sont liés par des relations de coopération exemplaires dans plusieurs domaines comme la gestion des flux migratoires et la coopération antiterroriste", ajoute le communiqué publié à l’occasion de la visite effectuée, lundi au Maroc, par le chef de la diplomatie espagnole, Josep Borrell.
Le document souligne, en outre, que l’Espagne souhaite que le Royaume et l’Union européenne (UE) soient liés par "les relations les plus étroites possibles au bénéfice mutuel" des deux parties.

La même source a relevé que l’Espagne est l’un des principaux promoteurs du renforcement de ces relations dans les domaines politique, institutionnel, politique et de sécurité.
M. Borrell a eu, lors de cette visite, des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita. Il a pris part également à une rencontre de réflexion sur l’avenir des relations entre le Maroc et l’UE. 

10/6/2019
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 Bilan d’étape :
L’Opposition fustige encore une fois l'Exécutif

Samir ZERRADI

Livrant une analyse objective dévoilant la face cachée du bilan d'étape du gouvernement, les composantes de l'opposition ont saisi la première occasion pour riposter aux tirs à outrance du chef de l'Exécutif à leur encontre. Ainsi, lors de la séance plénière tenue, lundi dernier, à la deuxième Chambre, les Conseillers parlementaires, notamment Istiqlaliens, ont pris la parole pour dénoncer les provocations lancées par M. El Othmani à la Chambre des Représentants, les jugeant sans fondements et servant uniquement à dissimuler, vainement d’ailleurs, les défaillances de son gouvernement que le bilan de mi-mandat n’est pas parvenu à maquiller.

Aussi, montant sur le créneau, les intervenants au nom du Parti de l’Istiqlal ont critiqué en premier lieu le leitmotiv revenant à plusieurs reprises dans l'exposé du chef du gouvernement sur les « réalisations sans précédent ». Ils ont indiqué à cet effet qu'il ne s'accorde nullement avec le postulat prononcé qu’il a fait lui même et selon lequel « ni ce gouvernement, ni les gouvernements qui vont suivre ne pourront réaliser les réformes escomptées », martelant que cette déclaration ne fait qu’accroitre le sentiment de déception et de frustration parmi les citoyens.

S’attaquant aux détails, les parlementaires istiqlaliens ont relevé que le gouvernement s'est arc-bouté sur des indicateurs positifs pour lustrer son image, mettant de côté les vrais défis qui revêtent une importance majeure pour les Marocains. A savoir l'emploi, le renforcement du pouvoir d'achat, la réforme de l'enseignement et l'accès aux soins médicaux… entre autres.

Dans ce sens, ils ont considéré que les ménages souffrent à cause du trend haussier des produits de première nécessité. Tendance qui a impacté directement la demande intérieure, l'une des principales locomotives de la croissance. Ainsi, à titre d’exemple, ils ont cité les prix de la viande rouge, du poulet et du poisson qui ont enregistré en 2018 des hausses non négligeables pour la majorité des citoyens. Une réalité qui met à mal le budget des ménages déjà sous pression à cause des frais de scolarité, en plus du poids incessant sur les dépenses dû à la libéralisation des prix des carburants en l'absence des mécanismes d'accompagnement, alors que le plafonnement, tant promis par le gouvernement, tarde à se profiler. Par conséquent, une large proportion des ménages marocains ont subi une nette détérioration de leur pouvoir d'achat. Le taux d'épargne, de son côté, a diminué de 0,1 pour cent en 2018, alors que les recettes de la TVA ont enregistré une baisse de 12 pour cent.
Quant au taux de croissance, l'un des non-dits de l'exposé de M. El Othmani, le gouvernement, semble-t-il, est en perte de vitesse vis-à-vis de son objectif fixé, péroré dans le programme électoral, d’atteindre entre 4,4 et 5,5 pour cent. Selon les données têtues, le taux de croissance se chiffre à 2,7 entre 2016 et 2018, et s'établira à 2.9 pour cent les deux prochaines années.
Parallèlement aux faibles taux de croissance, ont poursuivit les intervenants, l’endettement du Trésor a augmenté de 4,6% à fin 2018 pour atteindre en chiffres réels 715 milliards de dirhams, tandis que la dette globale du Maroc a grimpé à plus de 84% du PIB, s'élevant à 890 milliards de dirhams, rappelant que le gouvernement espérait réduire le déficit budgétaire en le ramenant de 3.5% du PIB en 2017 à 3% en 2018.
« Ce qui nous laisse dans la confusion, a expliqué le Conseiller istiqlalien M. Fouad Kadiri, c'est le ton euphorique du chef du gouvernement devant ces réalités alarmantes qui mettent en danger la souveraineté économique du pays ». Et d'ajouter que les investissements étrangers ont régressé de 47%. En effet, les IDE ont enregistré un recul de 3,5 milliards de dirhams au cours du premier semestre 2018, notamment en mai et juin.

Mèches à retardement

Se référant aux « réalisations sans précédent », les intervenants au nom de l'opposition se sont interrogés sur le repli sans effet du taux de chômage à hauteur de 0,5%, alors que le gouvernement avait promis de le réduire à 8,5% à l’horizon de 2021, notant qu'il a en revanche grimpé à 10% en général dont 14% en milieu urbain où il touche quatre jeunes sur dix. Plus qu'alarmant, il touche plus de 40% des jeunes âgés de 15 à 25 ans, sans compter les 400.000 cas de déperdition scolaire annuelle. Ce sont là des mèches à retardement ont-ils estimé, soulignant dans le même élan que la tourmente règne dans le milieu académique à cause de la situation de l'université marocaine devenue une usine à fabriquer le chômage.
 Dans le même sillage, ils ont mis en exergue la montée sans précédent des mouvements de contestations qui ont chauffé les artères de la capitale, observés par les enseignants contractuels, les étudiants en médecine, les enseignants otages de l'échelle 9 et les diplômés chômeurs....
Les critiques avancées par les tenants de l'opposition se sont enchaînées pour se pencher sur les conditions lamentables du secteur de la santé. En fait, les remarques ont déploré le manque de ressources humaines médicales et paramédicales, qui sont de surcroît mal réparties. Cinq régions se taillent la part du lion, étant que l'effectif médical est reparti à raison de 65% sur le périmètre Casablanca-Kénitra-Fès, alors que les zones enclavées souffrent de problèmes d'accessibilité aux soins.
Soulignant ces déficits qui nécessitent une révision de la carte sanitaire, l’opposition a considéré que les Marocains doivent débourser 57% de leurs budgets en dépenses de santé, au moment où les hôpitaux publics ont perdu 4500 lits, passant de 27.640 à 22.500, d’où les décalages itératifs des rendez-vous pour alitement des patients dans les CHUs.
Samir ZERRADI

10/6/2019
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 SM le Roi préside un Conseil des ministres
L’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’examen
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, mardi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, au cours duquel il a été procédé à l’approbation de plusieurs textes juridiques et nombre d’accords internationaux, indique un communiqué du porte-parole du Palais Royal, M. Abdelhak El Mrini, dont voici la traduction :

"Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé ce mardi 29 ramadan 1440 correspondant au 4 juin 2019 au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, au cours duquel il a été procédé à l’approbation de plusieurs textes juridiques et nombre d’accords internationaux.
Au début des travaux du Conseil, Monsieur le ministre de la Justice a présenté un exposé sur la mise en conformité de certaines dispositions de la loi organique fixant les conditions et modalités de l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi, avec la décision de la cour constitutionnelle n° 70/18. 
Dans sa décision, la Cour Constitutionnelle a déclaré que les dispositions de la loi organique précitée sont conformes à la Constitution, à l’exception de certaines de ses dispositions.
Dans ce cadre, la version réaménagée du projet de loi organique précité comporte les dispositions qui ont été mises en conformité avec la décision de la Cour constitutionnelle qu’elle avait déclarée non conformes à la Constitution. Ces dispositions concernent en particulier la procédure de filtrage et d’appréciation du caractère sérieux des requêtes par la Cour constitutionnelle, tout en lui accordant la prérogative de fixer les cas à examiner à huis clos, l’octroi au ministère public la qualité de partie au procès sujet de la requête, l’inscription de la disposition législative et des droits et liberté parmi les conditions qui doivent être examinées par le magistrat statuant sur la requête et la procédure de la mise en conformité de la décision de la cour. 
Par la suite, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la nomination aux hautes fonctions.
Les principaux amendements contenus dans ce projet portent notamment sur :
- Le reclassement de l’Institut supérieur de la magistrature» et de la «Caisse marocaine de l'assurance maladie», qui se substitue à la «Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale» (CNOPS), parmi les établissements publics stratégiques dont la nomination des responsables est délibérée en Conseil des ministres.
- L’ajout de «la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales du personnel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale» et de la «Fondation des Œuvres Sociales des Travaux Publics» à la liste des établissements publics dont les responsables sont nommés en Conseil de gouvernement.
Lors des travaux de ce Conseil des ministres, il a été également procédé à l’approbation du Projet de décret modifiant le décret portant réorganisation de l'École de la protection civile.
Ce projet de décret a pour objectifs de conférer aux élèves officiers, sous-officiers et agents de secours, tout au long de leur formation, le statut de fonctionnaires avec rémunération, ce qui permettra à la Direction Générale de la Protection Civile de les intégrer dans ses rangs à l’instar des Forces Auxiliaires.
Dans le cadre de la Haute sollicitude dont Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, que Dieu L'assiste, ne cesse d'entourer les membres de ses Forces et améliorer leurs situations, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret modifiant et complétant le Dahir fixant le traitement des personnels militaires à solde mensuelle des Forces Armées Royales et le projet de décret modifiant et complétant le décret fixant le régime de solde, alimentation et frais de déplacement des militaires à solde spéciale progressive des Forces Armées Royales ainsi que les règles d’administration et de comptabilité, y afférentes.
En outre, il a été procédé à l'adoption du projet de décret modifiant et complétant le décret fixant les conditions d'attribution des prestations familiales aux fonctionnaires, personnels militaires et agents de l'État, des municipalités et des établissements publics.
Ce projet de décret, qui s'inscrit dans le cadre des mesures prises à l’issue du dialogue social, a pour objectif d’augmenter les allocations familiales pour l’ensemble des fonctionnaires civils et militaires.
Dans le même cadre, il a été procédé à l’adoption du projet de décret modifiant le décret fixant les modalités d’application du statut particulier des Forces auxiliaires. Ce projet de décret a pour objectif de permettre aux membres des Forces auxiliaires de bénéficier de l’augmentation générale des salaires décidée pour l’ensemble des fonctionnaires dans le cadre du dialogue social.
Par ailleurs, et dans le cadre du renforcement des relations du Maroc avec plusieurs pays frères et amis et avec les groupements économiques régionaux et continentaux, le Conseil a approuvé dix-sept (17) accords internationaux, dont seize (16) supportés par des projets de loi. 
Il s’agit particulièrement de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne, son Protocole de mise en œuvre et l’échange de lettres accompagnant ledit accord et l’accord sous forme d’Échange de lettres entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne sur la modification des Protocoles n° 1 et n° 4 de l’Accord Euro-Méditerranéen établissant une association entre les Communautés Européennes et leurs Etats membres d’une part, et le Royaume du Maroc d’autre part, ainsi que l’accord portant création de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF).
Les accords bilatéraux visent le renforcement de la coopération dans le domaine judiciaire notamment en matière pénale et de la lutte contre la criminalité, le domaine économique et commercial ainsi que les domaines de la défense, le tourisme, la navigation commerciale et le transport international routier.
Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution et sur proposition du Chef du gouvernement et à l’initiative du ministre de l’Économie et des Finances, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a bien voulu nommé. :
- Monsieur Lotfi Sekkat, président directeur général du Crédit Immobilier et Hotellier ;
- Monsieur Abderrahim Chafii, directeur du Fonds de solidarité contre les événements catastrophiques.

10/6/2019
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