Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Financement de la santé au Maroc
Quel modèle pour la couverture sanitaire universelle   
Au Maroc, il est communément admis que la question du financement de la santé est, depuis longtemps, un vrai casse-tête.

A. CHANNAJE

L'insuffisance des ressources publiques, résultat des restrictions budgétaires, la hausse en cascade des coûts des soins, l’amélioration de l'espérance de vie des Marocains (74,8 ans) et le vieillissement de la population sont, entre autres, des facteurs qui pèsent sérieusement sur le financement du système de santé au Maroc. Un secteur qui est censé cependant garantir et faciliter l’accès des populations aux soins médicaux. Or, ce n'est malheureusement pas le cas au Maroc. Le citoyen doit, avant tout, payer par n'importe quel moyen s'il veut se soigner. Le gouvernement est appelé alors, dans le but d'améliorer l’offre de soins, de chercher des ressources financières supplémentaires pour investir, de manière rationnelle, dans le domaine de la santé.
Or, les dépenses de santé ne représentent que 7,7% du budget de l’Etat, alors que l’OMS recommande, notamment pour les pays similaires au Royaume un chiffre de 15%.
C’est dans ce contexte qu’une conférence nationale sur le financement de la santé s’est tenue les 18 et 19 à Salé sous le thème : « Quel modèle de financement pour la couverture sanitaire universelle   ».
Organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi, en partenariat avec l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Banque mondiale, l’Union européenne et la BAD (Banque Africaine de Développement), cette conférence avait pour principe objectif d’identifier les grandes orientations de la nouvelle stratégie de financement de la santé, en lien avec les objectifs du Plan Santé 2025 en termes de couverture sanitaire universelle. « Le Maroc consacre aujourd'hui6% du PIB (Produit Intérieur Brut) au secteur de la santé. La contribution de l'État, à travers les recettes fiscales, représentent le quart des dépenses sanitaires. Les ménages contribuent pour 50%. Quant à l'assurance maladie, elle finance 22% de ces dépenses, a souligné Anass Doukkali, ministre de la Santé.
Le ministre de tutelle a ajouté que la forte contribution des ménages à la prise en charge des soins de ces dépenses constitue, notamment pour la population vulnérable.
M. Doukkali a tenu, cependant, à souligner que la transition du système de santé marocain doit faire face désormais au double phénomène de vieillissement de la population et de l'exacerbation des maladies chroniques. En effet, l'espérance de vie à 75 ans et la prévalence élevée des maladies chroniques, dont le diabète et l'hypertension.
De même, la généralisation du RAMED (Régime d'Assistance Médicale) a contribué à améliorer le taux de couverture médicale pour atteindre 62% de la population.
Cependant, l’extension de l'assurance maladie aux travailleurs indépendants, qui représentent 33% de la population, constitue un pas décisif vers l’atteinte de la couverture sanitaire universelle.
Tous ces éléments, selon M. Doukkali, plaident pour la mise en place d'une stratégie de financement cohérente, soutenable et pérenne.

Pénurie de cadres médicaux
et paramédicaux
De son côté, le chef de gouvernement, Saâdeddine El Othmani, a indiqué que l'amélioration de l'offre de santé au Maroc passe par un financement efficient et optimal du secteur.
Il a relevé la hausse de l’effectif médical et l’élargissement de la couverture médicale à plusieurs catégories professionnelles et semi-professionnelles combinés à l'exploration de nouvelles pistes pour le financement de la santé.
« Nous sommes à cette étape décisive dans l'optique d’intégrer un plus grand nombre de bénéficiaires de la couverture sanitaire globale », a fait savoir M. El Otmani, indiquant que l’utilisation optimale des ressources financières constitue, à elle seule, le prélude à ce chantier majeur.
Dans ce sens, il a rappelé que la couverture médicale englobera des indépendants, un chantier en cours de finalisation pour sa mise en œuvre et qui dénote de la volonté du Maroc à aller de l’avant pour réussir ce projet réformateur. 
« Nous recherchons à ce que notre approche du financement de la santé soit sociale, économique et intégrée », a-t-il dit, citant dans ce cadre l'élaboration d'un projet de loi portant sur le développement de partenariat public-privé dédié au financement du secteur. 
Il a déclaré, en outre, que le secteur de la santé au Maroc souffrait d'un manque de ressources humaines en raison de la fuite des cerveaux à l'étranger et de la faible formation en nombre des différents cadres médicaux. « C'est une pénurie de cadres médicaux, paramédicaux et techniques spécialisés », a-t- souligné.

Trois ateliers étaient au programme de cette conférence :
Mobilisation des fonds pour le système de santé entre limites de la capacité contributive et besoins de financement des soins,
Mise en commun des ressources pour la santé et gestion du risque financier,
Achat de services dans le domaine de la santé et optimisation des dépenses : quel impact sur l'équité de la prise en charge 
Ont pris part à cette conférence, initiée par le ministère de la Santé, plus de 200 participants à savoir des acteurs politiques, des experts nationaux et internationaux de renoms, des partenaires institutionnels, des représentants professionnels et syndicaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile. 
A. CHANNAJE

19/6/2019
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 Politique monétaire
Bank Al Maghrib maintient inchangé son taux directeur

N. BATIJE

« Sur la base de l’analyse de l’évolution récente de la conjoncture et des projections à moyen terme concernant l’inflation, la croissance ,les comptes extérieurs, les conditions monétaires et les finances publiques, le Conseil de Bank Al Maghrib a jugé que le niveau actuel de 2,25 % du taux directeur reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé ». Cet énoncé émane du Wali de Bank Al Maghrib qui avait, mardi dernier, à rendre compte à la presse des tenants aboutissants d’une telle décision.
Une décision, qui selon M. Abdellatif Jouahri, est tout aussi dictée par les projections macroéconomiques de la Banque centrale et la situation pâtissant de tensions commerciales et de grandes incertitudes politiques et géopolitiques qui prévaut au niveau international.
En détails, le wali de Bank Al Maghrib précise que, durant les quatre premiers mois de l’année en cours, l’inflation a évolué à des niveaux faibles et, sur l’ensemble de l’année, son taux serait ramené à 0,6 % contre 1,9% en 2018. Et ce, au moment ou sur les marchés des matières premières, le cours du Brent, inscrit en hausse sur les cinq premiers de mois de l’année, s’et établi, en mai, à une moyenne de 70,5 dollars le baril. Lequel cours devrait ressortir sur l’ensemble de l’année 2019 à 67,8 dollars, soit un recul de 4,6% par rapport à 2018.
Ceci étant et tenant compte d’une production céréalière estimée par le Département de l’agriculture à 61 millions de quintaux, Bank Al-Maghrib s'attend à ce que la valeur ajoutée agricole reculerait de 3,8% en 2019 avant d’augmenter de 6% en 2020, sous l’hypothèse d’une récolte moyenne, faisant observer que, dans ces conditions, la croissance globale ressortirait à 2,8% en 2019 et marquerait une accélération à 4% en 2020.
Et c’est d’ailleurs ce qui fait qu’au niveau du marché du travail, l’économie nationale n’a créé, entre le premier trimestre de 2018 et le même trimestre de 2019, que 15 mille postes contre 116 mille une année auparavant.
A en juger par les chiffres de la Banque centrale développés en ce sens, l’agriculture aurait enregistré une perte de 152 mille emplois, alors que les secteurs non agricoles auraient créé 167 mille postes, dont près de 40% dans le commerce de détail.
Et ce parallèlement au fait que suite, à un allégement du déficit du compte courant, les réserves internationales nettes s’établiraient à 239 milliards de dirhams à fin 2019 et à 234,5 milliards au terme de 2020, continuant ainsi à assurer la couverture d’un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.
Dans ces conditions et tenant compte de l’impact de l’accord conclu le 25 avril dans le cadre du dialogue social, le déficit budgétaire hors privatisations connaîtrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, une accentuation de 3,7% du PIB en 2018 à 4,1% en 2019, avant de s’atténuer à 3,8% en 2020.
En attendant, le ratio de la dette publique globale ramené au PIB passerait de 81,4 % en 2018 à 81,8 % en 2019 et le taux d’endettement du Trésor devrait poursuivre sa tendance haussière pour s’élever à 66 %du PIB en 2019.

N. BATIJE

19/6/2019
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 Assemblée générale de l’ASMEX
Hassan Sentissi El Idrissi, président jusqu’en 2021
L’ASMEX a présenté mardi dernier sa nouvelle feuille de route à l’horizon 2025. Au programme : adoption de nouveaux statuts et prorogation du mandat du président Hassan Sentissi El Idrissi.

Lionel Atokré 

« Pour une prospérité durable par l’export ». C’est la nouvelle vision adoptée par l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) pour la feuille de route 2025. Lors des Assemblées Générales Ordinaire et Extraordinaire tenues mardi dernier à Casablanca, plusieurs points émanant de cette feuille de route ont été abordés. Parmi eux, celui de l’adoption des nouveaux statuts, présentés au président Hassan Sentissi El Idrissi, en vue d’assurer l’éligibilité de l’ASMEX au statut d’utilité publique. S’agissant des nouveaux statuts, les membres de l’association ont acté la prorogation pour deux années supplémentaires du mandat du Président en exercice, M. Hassan Sentissi El Idrissi.
«Le vote qui a été fait à main levée était unanime», nous informe Mohammed Essaâdi, vice-président général de l’ASMEX. Les nouveaux statuts adoptés par l’ensemble des membres prévoient, pour le président, un mandat de cinq ans au lieu d’un mandat de trois ans renouvelable une fois. « Nous estimons que cinq ans, c’est suffisant pour atteindre des objectifs en tant que président de l’ASMEX », ajoute Mohammed Essaâdi. Le mandat passe ainsi de trois à cinq ans, prolongeant la présidence de Hassan Sentissi El Idrissi jusqu’en 2021. Présidence qu’il assure depuis 2013.
L’Assemblée générale ordinaire a aussi porté sur l’approbation des rapports moral et financier de l’exercice 2018, tout en évoquant les principaux défis à relever. A ce propos, la nouvelle vision de l’ASMEX porte sur des axes stratégiques prioritaires dont l’accélération de la croissance des exportations, la diversification de l’offre exportable et des marchés à l’export, le développement des exportations des régions, la consolidation des partenariats internationaux et le renforcement du positionnement de l’ASMEX en tant qu’interlocuteur privilégié des toutes les parties prenantes de l’export.

Export, un potentiel inexploité
de 15 milliards de Dhs
En marge de cette rencontre, les membres de l’ASMEX ont passé en revue les constats issus des premiers résultats de l’étude sur l’offre exportable nationale. En premier lieu, vient la faible représentativité des exportations marocaines dans les échanges mondiaux avec une balance déficitaire avec les pays signataires d’un accord de libre-échange avec le Maroc.
« Nous avons très peu de sociétés exportatrices au Maroc. 50 % des sociétés qui font de l’export, ont une durée de vie très limitée », déplore Mohamed Essaâdi. Les membres de l’ASMEX  ont, toutefois, relevé que l’offre exportable nationale est en croissance continue malgré une forte concentration des exportateurs sur l’axe Casa-Rabat et un centrage sur les partenaires classiques tels que la France et l’Espagne. Le potentiel inexploité a été estimé à 15 milliards de dirhams.
L’ASMEX a par ailleurs présenté sa feuille de route à l’horizon 2025 qui émane de sa nouvelle vision intitulée « Pour une prospérité durable par l’export ». Plusieurs actions ont été prévues pour l’accélération de la mise en œuvre de cette feuille de route, dont notamment le déploiement des recommandations de l’étude sur l’offre exportable, l’intégration des fédérations sectorielles dans les structures de l’association et la mise en marche du Comité de Pilotage des Exportations (COPEX) et de la compétitivité dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé. S’ajoute à cela l’accélération du chantier de la dématérialisation des procédures de l’export en partenariat avec les organismes concernés dont principalement et entre autres la Douane, l’Agence nationale des ports, le ministère de l'Industrie, de l'investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, l'ONSSA et le guichet unique national des procédures du commerce extérieur « Portnet ».
Sur le volet de la présence régionale, l’association compte déployer davantage d’efforts pour une représentation plus élargie au niveau des 12 régions du Royaume à travers la création de nouvelles antennes. « La création de ces nouvelles antennes va nous permettre d’élargir notre réseau », estime Mohammed Essaâdi. De nouveaux services seront développés au profit des membres pour un accompagnement en phase avec leurs besoins et exigences sur le plan technologique et informationnel. Dans ce sens, une solution de veille et d’intelligence économique baptisée « ASMEX Gateway » a été lancée.

Lionel Atokré 

19/6/2019
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 49ème anniversaire de SAR le Prince Moulay Rachid
Nos meilleurs vœux

La Famille Royale et le peuple marocain célèbrent, ce jeudi 20 juin 2019, le 49ème anniversaire de SAR le Prince Moulay Rachid, un moment fort qui témoigne de l'attachement indéfectible du peuple au glorieux Trône Alaouite et une occasion de se remémorer les activités officielles de Son Altesse Royale aussi bien au Maroc qu'à l'étranger.
Cet heureux événement est également une opportunité pour le peuple marocain d'exprimer ses chaleureuses félicitations et sincères vœux de bonheur et de longue vie à SM le Roi Mohammed VI, à SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, à SAR le Prince Moulay Rachid et à l'illustre Famille Royale.
Né le 20 juin 1970 à Rabat, SAR le Prince Moulay Rachid obtient, en mai 1993 avec mention « très bien », une licence en droit public (option Administration interne) et un diplôme en droit comparé à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Rabat. En juin 1996, Son Altesse Royale obtient, avec mention «très bien », le deuxième certificat d'études supérieures (option : Relations internationales).
Son Altesse Royale a soutenu, le 18 mai 2001, à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV, une thèse de Doctorat en Droit sur «l'Organisation de la Conférence Islamique; Etude d'une organisation internationale spécifique», avec mention « très honorable» et les félicitations du jury et une mention particulière pour la publication de la thèse eu égard à l'intérêt du sujet et la qualité du travail.
Depuis 1997, Son Altesse Royale préside aux destinées de la Fédération nationale de scoutisme marocain, à laquelle il a insufflé incontestablement un nouveau souffle. Dans le même esprit et avec le même engagement irréversible, SAR le Prince Moulay Rachid assure la présidence de la Fédération Royale Marocaine de Tir aux Armes de Chasse (FRMTAC), du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) et de l’Association du Trophée Hassan II de golf. Son Altesse Royale s’est engagé, depuis son jeune âge, dans diverses actions, prenant part aux différentes activités Royales et présidant des activités officielles, ainsi que les manifestations d’envergure au Maroc et à l’étranger, dans les domaines sportif, social et culturel entre autres, contribuant ainsi au processus d’édification d’un Maroc nouveau, moderne et prospère.

19/6/2019
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Télévision: Bientôt une chaîne parlementaire

Al'issue de leur réunion hebdomadaire, lundi 17 juin, les chefs des groupes et le président de la Chambre des Représentants, Habib El Malki, ont convenu la création de la Chaîne de télévision parlementaire, indique un communiqué de la première Chambre.
La même source annonce un accord entre les différents groupes représentés au Parlement sur les "aspects juridiques qui encadreront cette chaîne", et une unanimité autour de l'élargissement des concertations avec les autres parties concernées (le ministère de la Communication et la Société nationale de radiodiffusion et de télévision), pour sortir ce projet de l'inertie.
Au point mort depuis 2005, la Chaîne parlementaire peine à voir le jour principalement pour des raisons de manque de moyens financiers, comme l'avait dénoncé la Cour des Comptes, dans son rapport annuel de 2015.
A l'image du Parlement français, qui dispose de deux chaînes diffusées en continu, la Chambre des Représentants marocaine compte avoir sa propre chaîne de télévision pour "renforcer sa politique de communication", affirme le communiqué.

19/6/2019
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 Crime terroriste d’Imlil
Les victimes ont-elles été violées

Abdallah LAHFARI

La question peut paraître déplacée, mais elle a son importance aussi bien pour la qualification du crime commis, que pour l’analyse de ses circonstances et de ses motivations. Les deux touristes scandinaves assassinées dans la nuit du 16 au 17 décembre 2018 aux alentours de la localité montagneuse d’Imlil ont-elles été abusées sexuellement avant d’êtres assassinées et décapitées, comme cela a été maintes fois rapporté dans la presse nationale et internationale 
Cette question nous l’avons posée à Me Khalid El Kerdoudi, Procureur du Roi en charge de ce dossier. Sa réponse a été catégorique : «Non, les deux victimes n’ont pas été violées. Le crime de viol est absent du dossier d’accusation et ne figure pas parmi les chefs d’accusation retenus contre les 24 accusés et qui sont comme suit : planification d’actes terroristes à l’intérieur du Royaume ciblant les touristes, les éléments de la Gendarmerie et de la Sûreté et certains sites touristiques, non-dénonciation de crime, apologie du terrorisme et meurtre de deux touristes scandinaves».
Selon notre interlocuteur, les conclusions de l’enquête préliminaire menée par la police judiciaire sous la supervision du parquet ou celles du juge d’instruction, ne permettent aucunement d’établir l’exsitence d’un quelconque acte de viol. «Il y a certes eu violences avant, pendant et après le meurtre des deux touristes, mais ni les aveux des accusés, ni les conclusions de l’autopsie n’ont pu établir que les victimes aient été violées».
Pourtant et jusqu’à aujourd’hui, plusieurs articles de presse et commentaires sur les réseaux sociaux, continuent à parler d’un hypothétique viol qui aurait été commis à l’encontre des victimes, avant leur exécution. «Durant les premiers jours de l’affaire, le viol était systématiquement cité, puis la tendance s’est atténuée, sans cependant disparaître. La méprise vient du fait que l’une des victimes filmée apparaissait dans la vidéo de son exécution en petite culotte. Ce qui avait été interprété comme le signe d’un viol. Or, l’autopsie menée sur les victimes que ce soit au Maroc ou dans leurs pays d’origine n’a pas permis d’établir l’existence d’un tel crime», nous révèle Maître Khalid El Fataoui, avocat de la famille de la victime danoise Louisa Vesterager, qui conclut : «Dans leurs aveux auprès de la police, les meurtriers n’ont jamais parlé de viol, crime qu’ils considèrent comme en contradiction avec leur idéologie extrémiste, notamment du fait de la nationalité et de la supposée appartenance religieuse des deux victimes. Fait révélateur de cette idéologie, les accusés n’ont également pas commis de vol, puisque toutes les affaires des victimes, y compris leur argent, étaient restées intactes sur place après le double assassinat».
Abdallah LAHFARI

19/6/2019
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Le Salvador retire sa reconnaissance de la pseudo «RASD» 

Le Salvador a décidé de retirer sa reconnaissance de la pseudo "RASD", et de soutenir l'intégrité territoriale du Maroc, a annoncé samedi le gouvernement salvadorien.
"Le Gouvernement du Salvador informe le Gouvernement du Royaume du Maroc de sa décision de retirer sa reconnaissance de la "RASD" et de rompre tout contact avec cette entité", a annoncé le gouvernement salvadorien dans un communiqué conjoint signé par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Nasser Bourita et son homologue salvadorienne Alexandra Hill Tinoco, en présence du président du Salvador, Nayib Bukele.
"Cette décision sera notifiée à l'Organisation des Nations Unies et aux Organisations régionales concernées", souligne le communiqué conjoint.
De même, "le Gouvernement du Salvador soutient l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc et sa souveraineté nationale, ainsi que son initiative d’autonomie comme seule solution à ce différend régional", conclut le communiqué conjoint.

Président salvadorien : Le Salvador se met du côté du reste du monde en retirant sa reconnaissance de la pseudo "RASD"
Le président salvadorien, Nayib Bukele, a affirmé, samedi à San Salvador, que par sa décision de rompre immédiatement toutes relations diplomatiques avec le +polisario+, "une entité virtuelle", le Salvador se met "du côté du reste du monde en respectant la souveraineté du Maroc". "Pour des raisons idéologiques, le Salvador avait reconnu une république virtuelle, inexistante, qui n'a pas de territoire ni de population", a souligné le chef de l'Etat du Salvador lors d'un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.
"Les relations du Salvador avec le Maroc et l'ensemble des pays arabes se sont depuis affaiblies pour une décision qui n'a pas de sens prises pour des raisons purement idéologiques", a poursuivi M. Bukele.
Admettant que la décision de reconnaître la "RASD" a "isolé (son) pays du Maroc et du monde arabe", le président du Salvador a fait part de la volonté du Salvador de renforcer les relations de coopération avec le Royaume dans tous les domaines.

Le Maroc et le Salvador établissent
une feuille de route de coopération quadriennale
Par ailleurs, le Royaume du Maroc et la République du Salvador se sont mis d'accord, samedi à San Salvador, sur une feuille de route de coopération quadriennale (2019 à 2022), qui marque l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales entre les deux pays, basées sur le respect mutuel, un partenariat solide et une solidarité agissante. 
Cette feuille de route porte, entre autres thématiques, sur les consultations politiques régulières, la diplomatie, la formation et l’enseignement supérieur, la jeunesse, la coopération technique dans des secteurs clés (formation professionnelle, eau, santé, agriculture, énergies, tourisme, artisanat), le développement humain, la coopération sécuritaire ainsi que l’appui aux projets de développement et les échanges de visites, lit-on dans un communiqué conjoint signé par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita et son homologue salvadorienne, Alexandra Hill Tinoco, en présence du président du Salvador, Nayib Bukele.
En vertu de cette feuille de route de coopération dont la mise en œuvre incombe à l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), le Maroc et le Salvador ont convenu d’engager des discussions régulières à travers des réunions de haut niveau entre les ministres des Affaires étrangères et les responsables de haut niveau des deux pays sur des questions d’intérêt commun, sur la base du mémorandum d’entente pour l'établissement de consultations politiques entre les deux parties. Il s'agit aussi de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, la gestion de l'immigration clandestine et de partager avec le Salvador l'expérience marocaine en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la lutte contre le crime organisé transnational, le narcotrafic ainsi que le contrôle et la sécurité frontalière. 
Ce communiqué conjoint a été publié en marge d'une audience accordée par le président salvadorien au ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

17/6/2019
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 3ème édition du Trophée International Mohammed VI de Polo
SAR le Prince Moulay Rachid préside la finale à Rabat

SAR le Prince Moulay Rachid a présidé, samedi au Polo Club Souissi à Rabat, la finale de la 3è édition du Trophée International Mohammed VI de Polo, organisée par la Garde Royale du 9 au 15 juin, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI. A son arrivée au Polo Club Souissi, SAR le Prince Moulay Rachid a passé en revue un détachement des lanciers de la Garde Royale qui rendait les honneurs, avant d'être salué par le ministre de la Jeunesse et des sports, M. Rachid Talbi Alami et le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l'Administration de la Défense Nationale, M. Abdeltif Loudyi, ainsi que d'autres personnalités civiles et militaires. Les chefs de délégations des équipes participantes ont été présentés à Son Altesse Royale qui a donné le coup d'envoi de la troisième manche de la finale.
SAR le Prince Moulay Rachid a ensuite rejoint la tribune officielle pour assister aux deux dernières manches de la finale de la 3è édition du Trophée International Mohammed VI de Polo.
Au terme de cette compétition, Son Altesse Royale a assisté à un défilé des équipes participantes avant de procéder à la remise du trophée de cette 3è édition au capitaine de la sélection nationale (A), Mohamed Lamhamdi, et du deuxième prix au capitaine de l'équipe du Portugal qui a participé à la finale, avant de poser pour une photo souvenir avec l'équipe championne, l'équipe finaliste et l'ensemble des équipes participantes à cette grande manifestations sportives. 

17/6/2019
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Une délégation d’élus des Provinces du Sud s’entretient avec des responsables irlandais

Une importante délégation d'élus des Provinces du Sud, conduite par Yanja El Khattat, président du Conseil de la Région Dakhla-Oued Eddahaba, a eu une série d'entretiens avec des responsables irlandais dans le cadre de la visite qu'elle effectue actuellement en Irlande (13-15 juin).
Les membres de la délégation se sont notamment entretenus avec le Président de la Chambre des Représentants d'Irlande, le Président de la Commission conjointe des Affaires étrangères du Parlement irlandais, le Secrétaire Général du ministère des Affaires étrangères et du Commerce, plusieurs députés et sénateurs, ainsi qu'avec des responsables de l'ONG "Front Line Defenders", indique vendredi l'ambassade du Maroc à Dublin dans un communiqué.
Ces entretiens, qui se sont déroulés en présence de l’ambassadeur du Maroc à Dublin, Lahcen Mahraoui, ont été marquées "par des échanges très prometteurs lors desquels les membres de la délégation ont mis en évidence la pertinence du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le règlement du différend régional autour du Sahara marocain", souligne la même source.
Les membres de la délégation marocaine ont réitéré que la proposition du Maroc constitue "la solution politique réaliste et réalisable qui s’inscrit parfaitement dans le cadre défini par les Nations Unies", rappelant que la résolution 2440 du Conseil de Sécurité invite toutes les parties à avancer vers "une solution politique réaliste, pragmatique, durable et reposant sur le compromis". Ils ont également souligné que la notion de représentativité des populations du Sahara a été "démontrée de manière claire et tangible", étant donné que les vrais représentants légitimes des Sahraouis sont ceux élus démocratiquement lors des élections tenues au Maroc en 2015 et 2016, lesquelles ont été qualifiées de "libres et justes" par les Nations Unies et par les observateurs internationaux. 
Les derniers développements de la question du Sahara à la suite des deux tables rondes de Genève ont été aussi évoqués lors de ces entretiens.
Par ailleurs, les membres de la délégation marocaine n'ont pas manqué de mettre en exergue le développement économique et social des provinces du Sud sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, relevant que le Sahara marocain est devenu "un modèle de développement exceptionnel inspirant d’autres régions des Etats voisins, notamment ceux des pays subsahariens". 
La réussite de ce modèle est due notamment à la contribution effective des femmes et des jeunes sahraouis dans la mise en place des stratégies de développement souhaitées, à leur mise en œuvre et à leur suivi, ont-ils affirmé.
S'arrêtant sur la situation des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et "privées de tout droit élémentaire", les membres de la délégation marocaine ont exprimé le vœu de tous les Sahraouis de "voir leurs frères et sœurs dans les camps de Tindouf regagner les provinces du Sud du Maroc, afin de jouir de la prospérité économique, de la stabilité, de la sécurité et de la liberté".
Les membres de la délégation marocaine ont, de même, réaffirmé leur attachement au Royaume et à la dynamique de développement enclenchée dans les provinces du sud par leur contribution quotidienne, chacun dans son domaine d’activité, à la promotion économique, culturelle et sociale, ainsi qu'à la protection et la défense des droits de l’Homme en général et des droits des femmes et des enfants en particulier.
De leur côté, les responsables irlandais se sont montrés "très intéressés" par les clarifications apportées par la délégation marocaine, exprimant leur engagement à apporter leur soutien au processus conduit par le Secrétaire Général des Nations Unies sur la question du Sahara marocain.
Ils ont également souligné que cette visite d'élus des provinces du sud "contribuera certainement à renforcer les partenariats entre le Maroc et l’Irlande à tous les niveaux", ajoute le communiqué.
Outre M. El Khattat, la délégation marocaine en visite en Irlande est composée de MM. Mohamed Razma et Ahmed Lakhrif, membres de la Chambre des Conseillers, Enaam Mayara, Conseiller à la deuxième chambre et secrétaire général de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), Mme Fatima Seida, vice-présidente du Conseil de la Région de Laâyoune Sakia El Hamra, ainsi que Mrahib Rabou Shaibata, président du Centrer Sahara pour les études et recherches en développement et droits de l'homme. 

17/6/2019
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 Analyse
Le nouveau modèle de développement au crible de la pensée d’Allal El Fassi
Les sons de fanfare s'élèvent ce samedi 15 juin à l'entrée du Centre culturel Ahmed Boukmakh à Tanger, qui accueille la commémoration de la 45ème année du décès de Allal El Fassi. L'ambiance est festive mais chez les plus vieux, la disparition du "Za'im" est toujours aussi amère qu'elle le fut en 1974. "Je pleure encore comme un enfant quand je pense à Si Allal", soupire ce septuagénaire, le vague à l'âme.

Amine DERKAOUI

Pour ce premier rassemblement national du parti à Tanger depuis l'accession de Nizar Baraka au Secrétariat général, l'abondance est spectaculaire.

"On est impressionné par cet afflux de toutes parts de plus de 2000 personnes. On ne s'y attendait pas", reconnaît un membre du comité d'organisation. La salle de conférences qui va accueillir l'évènement est déjà pleine qu'autocars et bus transportant les militants venus des quatre coins du Maroc débarquent au parking. Mais quand la délégation du Bureau provincial de Rabat arrive, tout le monde s'attend à la surprise, et les Rbatis ne déçoivent pas. Guidés par l'infatigable "Filali", qui revendique 50 ans de militantisme au sein de l'Istiqlal, femmes et jeunes de Rabat brandissent drapeaux et photos de Allal El Fassi, et scandent, au point de mettre les fanfares en mode sourdine, chants nationaux et hymne du parti. Il faut dire que la logistique n'était pas contraignante. Une grande partie des participants ont fait le déplacement par Al Boraq, qui donne désormais aux déplacements vers Tanger des allures de promenade de santé.

Ce n'est pourtant pas un hasard si Tanger a été choisie pour abriter cette rencontre. Comme l'a rappelé, dans son allocution d'ouverture, Abdeljabbar Rachdi, membre du Comité exécutif du parti, la capitale du Boughaz fut le deuxième lieu de résidence du "leader de la libération", après Fès. En effet, après sa mise en exil par les autorités coloniales au Gabon, puis au Congo, Allal El Fassi s'était installé en 1949 à Tanger, qui jouissait du statut de Zone internationale jusqu'en 1956.

Référence inexorable
"La conscience est le fondement de la civilisation véritable. (...) Une conscience lucide est l'unique instrument pour parvenir à rebâtir notre société". Ces deux phrases, extraites de l'œuvre de référence de feu Allal El Fassi, "L'Autocritique", expriment sommairement la pensée du chef de file du mouvement national. En présence des deux fils du Za’im, Hani et Abdelouahed El Fassi, l'actuel Secrétaire général du parti, Nizar Baraka, a démontré comment les idées fondatrices de Si Allal inspirent la vision actuelle du parti du nouveau modèle de développement, telle que présenté au Cabinet royal en novembre 2018. Selon Baraka, la pensée conceptuelle de Allal El Fassi et son référentiel égalitaire sont une clé d'entrée pour remédier aux "dysfonctionnements du modèle actuel". "Ces orientations se basent sur la préservation de la sécurité spirituelle et l'intégrité territoriale, le renforcement de la solidarité et de la cohabitation entre les citoyens, avec un focus sur les valeurs fédératrices de l'identité nationale, où la religion musulmane occupe une place centrale", explique le Secrétaire général. En faisant référence aux principes de "préservation de la richesse et sa répartition équitable », étayés dans les innombrables écrits de Allal El Fassi, Baraka a appelé à "l'encouragement de l'entrepreneuriat et à la lutte contre les tendances monopolistiques" de certaines structures économiques, insistant que le parti de la balance "ne peut que faire face à toute politique débouchant sur l'exacerbation des fractures sociales et territoriales, ou nuisant au pouvoir d'achat de la classe moyenne". Le nouveau modèle défendu par l'Istiqlal doit "cibler les familles les plus atteintes par les inégalités sociales, et réduire les disparités entre les provinces littorales et les zones montagneuses et frontalières", préconise Baraka en mettant l'accent sur la nécessité de "renforcer les capacités humaines et passer d'un modèle d'investissement sur les infrastructures, à un autre qui renforce le capital humain".
En somme, l'humanisme vrai tel que préconisé par Allal El Fassi. Tout en étant convaincu du rôle de l'élite intellectuelle et militante, "Sidi Allal" plaidait la proximité de celle-ci du citoyen simple, une caractéristique que nos dirigeants ont tendance à oublier.

Amine DERKAOUI

17/6/2019
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 Mouvement des étudiants grévistes en médecine et en pharmacie
L’ESCALADE !
Après les menaces de redoublement collectif et d’expulsions définitives proférées à l’encontre des étudiants grévistes; après la suspension des professeurs qui ont manifesté leur soutien à leur mouvement; après la tentative de diabolisation de ce mouvement en l’assimilant dans son intégralité aux manigances politiciennes d’Al Adl Wal Ihssane, on croyait avoir tout vu. Il n’en était rien, puisque voici venu le temps
de l’intimidation et des représailles à l’encontre des familles et des parents des étudiants. Retour sur les origines d’un mouvement en pleine escalade.

Bouteina BENNANI

Les hostilités ont commencé mercredi 12 juin, soit deux jours après l’opération de boycott réussie des examens des Facultés de médecine et de pharmacie et qui avait été marquée par un taux record d’adhésion de 100%. Selon des témoignages publiés dans la presse nationale et corroborés par les sources de « L’Opinion » au sein de la Coordination des étudiants grévistes, plusieurs familles auraient reçu la visite d’agents d’autorité, des Moqaddems en l’occurrence, les incitant à faire pression sur leurs enfants pour qu’ils cessent leur boycott des examens. Des convocations dans les Wilays de plusieurs villes, dont celle de Fès, ont également été adressées aux étudiants et à leurs parents. Et enfin, plusieurs témoignages (voir encadré) font même état de représailles sous la forme de radiation ou d’intimidation de parents d’étudiants grévistes exerçant dans le secteur médical. Tout ceci a un nom : Escalade. Retour sur les origines du mal.

En 2015 déjà !
Abstraction faite des points litigieux sujets à débat et du gouffre politique où se sont enfoncés les ministres de la Santé et de l’Education nationale, fallait-il s’engager, une fois encore, dans ce genre de cercles vicieux  A-t-on oublié la marée humaine constituée par les étudiants en médecine, lors de la marche menée en 2015, qui avait exposé le Maroc à la moquerie  Toute la presse avait, alors, parlé des 110 Dhs par mois octroyés aux étudiants de médecine pour les stages dans les Centres Hospitaliers Universitaires.

Il fallait se remémorer ces évènements et comprendre que ces jeunes étudiants ne s’emballent pas pour n’importe quelle cause, mais agissent en tout état de cause. C’est le cumul de revendications datant de plusieurs années, auxquelles se sont ajoutées d’autres problématiques créées par l’actuel gouvernement. Il s’agit du concours de résidanat pour les docteurs en médecine ou médecins généralistes, autrement dit le passage obligé pour l’accès à la spécialité. Une étape décisive dans leur parcours préprofessionnel. Les différents arguments des uns et des autres n’ont pu résoudre la problématique, ni désamorcer la tension entre les différents intervenants. D’ailleurs, ce sont presque les mêmes tiraillements observés qu’en 2015. Toujours est-il que les secteurs Education et Santé, imbriqués, ne semblent, ces dernières années, évoluer vers aucune issue.

La polémique du résidanat
La polémique actuellement soulevée, celle du résidanat, n’est pas des moindres. Le concours en lui-même est difficile et les postes attribués aux jeunes médecins sont peu nombreux. En 2018, selon des données chiffrées du ministère de la Santé auxquelles « L’Opinion » a eu accès, 910 postes ont été attribués aux résidents à travers tout le Maroc. Cette année, ce chiffre a reculé à 730 postes, alors même que deux nouvelles Facultés de médecine ont été ouvertes à Agadir et Tanger. En 2018, les 500 candidats, au niveau de Rabat, se sont affrontés, académiquement parlant, pour 155 postes. C’étaient 88 postes pour les spécialités médicales, dont 40 avec contrat et 48 sans contrat, 54 postes pour les spécialités chirurgicales, dont 23 avec contrat et 31 sans contrat, et 13 postes pour les spécialités biologiques, dont 7 avec contrat et 6 sans contrat. Donc, en gros, ce sont juste 101 postes budgétaires qui ont été proposés, avec engagement d’embauche, soit le 1/5 de l’ensemble des candidats. Au niveau de Casablanca, les postes attribués étaient au nombre de 202, en 2018. En 2017, les postes disponibles étaient 112, dont 40 avec contrat et 52 sans contrat.
En somme, les chiffres sont parlants et ils attestent d’un déficit patent de postes que justement les étudiants grévistes ne veulent surtout pas voir s’aggraver avec l’afflux massif d’étudiants du privé pour lesquels rien ne semble avoir été prévu, ni anticipé. D’où la résignation des étudiants grévistes à continuer leur mouvement qui s’apparente aujourd’hui à un réflexe de survie. «Nous craignons que nos chances pour le résidanat ne soient réduites par toute cette masse d’étudiants du privé qui vont diminuer nos possibilités de faire une spécialité», nous explique une étudiante gréviste de Rabat.

Une année blanche à 1 milliard
de dirhams
Les étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie sont menacés d’année blanche. Il est plus que temps de faire des études sur le coût estimé d’une année blanche universitaire et des pertes subies par l’Etat, pour ce qui est du budget alloué à chaque étudiant. A défaut d’études récentes à ce sujet, l’étude du Conseil Supérieur de l’Enseignement, datant de 2009, peut donner une idée sur le coût, pour l’Etat, d’une année blanche, et ce, à travers le coût unitaire annuel de formation d’un étudiant. L’étude, intitulée « Financement et coût en éducation au Maroc », a été réalisée par M. Brahim Chedati, sous la supervision de l’Instance Nationale d’Evaluation du Système d’Education et de Formation, émanation du Conseil Supérieur de l’Enseignement, dans le cadre des travaux de préparation du premier rapport du Conseil sur l’état et les perspectives du système national d’éducation-formation pour l’année 2008.
Entre autres champs disciplinaires, cette étude nous apprend qu’en ce qui concerne la médecine, la pharmacie, et la médecine dentaire, le coût unitaire de formation des étudiants, en 2006, était de 45.395 Dhs. Autrement dit, c’est ce que coûte chaque étudiant de ces disciplines pour l’Etat. Si l’on ne se réfère qu’à ce chiffre, sans prise en compte de l’inflation et des surcoûts accumulés en l’espace de 13 années, le montant total de la perte occasionnée par une année blanche pour l’ensemble des 22.000 étudiants grévistes se monterait donc à 998.690.000 dirhams, soit un peu mois d’un milliard de dirhams de perte sèche pour les caisses de l’Etat.

Les autres raisons de la colère
La crise des étudiants grévistes intervient dans un contexte des plus troubles au sein des secteurs de la Santé et de l’Education au Maroc. Conditions de travail déplorables au sein des hôpitaux, manque de matériel dans les Facultés, rémunération dérisoire des gardes, nombre de postes de résidanat et d’internat très bas par rapport au nombre de lauréats, non aboutissement du système LMD (Licence-Master-Doctorat) indispensable pour un long cursus de ce genre, démissions de praticiens de l’Ordre des médecins, fuite des médecins en Allemagne et autres, ce sont là autant de dossiers à traiter dans l’immédiat. La problématique duale public-privé est, bien sûr, à mettre sur la table, mais pas au détriment des franges sociétales qui se battent pour relever leur niveau de vie et pour un avenir meilleur. Il est donc plus que temps pour que les décisions gouvernementales soient prises sous un angle égalitaire, juste et prévoyant sur le long terme, avec des études sérieuses à l’appui, et non pas fruit de tâtonnements, d’entêtement et de calculs politiciens.
Bouteina BENNANI

17/6/2019
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 3ème édition du Trophée International Mohammed VI de Polo
SAR le Prince Moulay Rachid préside la finale à Rabat

SAR le Prince Moulay Rachid a présidé, samedi au Polo Club Souissi à Rabat, la finale de la 3è édition du Trophée International Mohammed VI de Polo, organisée par la Garde Royale du 9 au 15 juin, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI. A son arrivée au Polo Club Souissi, SAR le Prince Moulay Rachid a passé en revue un détachement des lanciers de la Garde Royale qui rendait les honneurs, avant d'être salué par le ministre de la Jeunesse et des sports, M. Rachid Talbi Alami et le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l'Administration de la Défense Nationale, M. Abdeltif Loudyi, ainsi que d'autres personnalités civiles et militaires. Les chefs de délégations des équipes participantes ont été présentés à Son Altesse Royale qui a donné le coup d'envoi de la troisième manche de la finale.
SAR le Prince Moulay Rachid a ensuite rejoint la tribune officielle pour assister aux deux dernières manches de la finale de la 3è édition du Trophée International Mohammed VI de Polo.
Au terme de cette compétition, Son Altesse Royale a assisté à un défilé des équipes participantes avant de procéder à la remise du trophée de cette 3è édition au capitaine de la sélection nationale (A), Mohamed Lamhamdi, et du deuxième prix au capitaine de l'équipe du Portugal qui a participé à la finale, avant de poser pour une photo souvenir avec l'équipe championne, l'équipe finaliste et l'ensemble des équipes participantes à cette grande manifestations sportives. 

17/6/2019
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 Réunion du Comité Exécutif de l’Istiqlal du mardi 11 juin
Al-Hoceima, Jérada, loi sur la langue Amazigh et grève des étudiants en médecine au menu des débats
Organisée le mardi 11 juin, la dernière réunion du Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal s’est soldée par la publication d’un communiqué concis, mais riche en éléments d’actualité. Revue des principales questions abordées.

Samir ZERRADI

C’est en présence du Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, M. Nizar Baraka, que les membres du Comité exécutif se sont réunis mardi 11 juin à Rabat. Comme à l’accoutumée, les débats de cette réunion ont été marqués par le traitement sans concession des questions les plus brûlantes de l’actualité nationale et internationale.
Appel à un règlement définitif du dossier du Rif
Assumant son rôle d’opposition nationale, aussi active que constructive, le parti a en effet abordé en début de séance la grâce royale accordée à une centaine de détenus des événements d’Al Hoceima et de Jerada à l’occasion d’Aïd Al Fitr. Dans ce registre, les membres du Comité exécutif, tout en saluant l’initiative royale, appellent à un règlement définitif de ce dossier, incluant la prise en compte et le règlement des problématiques sociales et structurelles ayant généré les troubles sociaux dans ces deux villes. Ceci à travers le lancement de chantiers en vue d’amorcer une dynamique de développement à Jérada et région, ainsi que par le complément des projets engagés dans le cadre du projet « Al Hoceima, ville phare de la Méditerranée». Ce qui ne manquera pas d’assurer les conditions d’une vie digne pour les habitants de la région, principalement les jeunes.
Le rôle des députés et conseillers istiqlaliens salué

Le Comité exécutif s’est par la suite félicité du vote à l’unanimité au niveau de la Chambre des Représentants des lois organiques sur la langue Amazighe et l’institut des langues et culture marocaines. A ce propos, le Parti de l’Istiqlal s’enorgueillit du rôle de ses députés et conseillers dans l’effort d’homogénéisation et de perfectionnement du texte de loi via les amendements proposés. Mais également et surtout en raison de leur mobilisation pour contrer les tentatives de parasitage et de blocage ayant entaché le processus d’adoption de la loi organique sur la langue Amazighe. Dans ce sens, force est de rappeler que cet épilogue heureux, obtenu au bout de plusieurs années de blocage, est le fruit de la position militante et ferme du Parti de l’Istiqlal soutenu par d’autres forces démocratiques et nationales à l’intérieur et en dehors du Parlement, en vue d’accélérer au vote de ces lois et surtout pour éviter que leur contenu ne soit saucissonné et galvaudé dans le cadre d’autres lois de moindre importance.
Le pari de l’officialisation de la langue Amazighe, loin d’être gagné

Pour rappel, une tentative de détournement de l’opinion publique et de fractionnement du texte de loi organique sur la langue Amazigh était survenue au cours de son processus d’adoption, à travers la proposition d’un amendement au texte de loi portant statut de Bank Al Maghrib. Cette manœuvre avait suscité une levée de bouclier de la part des députés et des conseillers du Parti de l’Istiqlal qui s’étaient déjà illustrés à travers leur retrait de la commission chargée de recueillir les propositions d’amendements à cette loi, justement pour dénoncer les atermoiements et les retards cumulés depuis 2016 par les partis de la majorité dans ce dossier. Il n’empêche, à propos de la loi sur la langue Amazighe, les membres du Comité exécutif de l’Istiqlal se gardent bien de crier victoire et rappellent au gouvernement que le pari de l’officialisation de la langue Amazighe est loin d’être gagné avec la simple promulgation d’un texte de loi aussi organique et importante soit-elle. Cette officialisation et sa concrétisation restent en effet tributaires de la mise en œuvre d’actions et de politiques efficientes en vue de faciliter la généralisation et l’usage de cette langue dans la vie publique.

Déplorable rendement de la majorité gouvernementale

Et justement en ce qui concerne le rendement de la majorité gouvernementale et son approche en matière de gestion des affaires publiques, le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal en sa qualité de parti d’opposition nationaliste et istiqlalienne, déplore l’inefficacité de l’approche gouvernementale. Celle-ci et notamment durant les dernières semaines, a en effet été souvent marquée par l’entêtement et la précipitation lorsqu’il s’agit de gérer les problèmes sociaux en constante aggravation des Marocains.
Gestion catastrophique de la crise des étudiants
Dernière illustration de cette attitude dépourvue de tempérance, d’anticipation et d’implication des Marocains, la gestion catastrophique de la crise des étudiants en médecine et en pharmacie qui s’est soldée par le boycott à 100% des examens de fin d’année. Un échec que le Comité exécutif de l’Istiqlal regrette tout en rappelant qu’il est principalement dû au manque d’écoute et d’anticipation de la part des autorités de tutelle. Ce qui nécessite l’ouverture d’un dialogue sérieux, responsable et transparent, nécessitant l’implication de toutes les parties dans les efforts en cours en vue de parvenir à une issue favorable à cette crise.
Position immuable à l’égard des droits du peuple palestinien
Le Comité exécutif s’est enfin penché sur les développements en cours en ce qui concerne le conflit au Proche-Orient et les tentatives d’imposer ce qui est communément appelé «le deal du siècle». Dans ce registre, le CS a exprimé le rejet total du Parti de l’Istiqlal de toute transaction ou compromis « hasardeux » calqués sur le modèle des accords de triste mémoire de «Sykes Picot», visant à priver le peuple palestinien de son droit inaliénable de fonder son propre Etat unifié et indépendant avec comme capitale Al Qods Acharif.
Samir ZERRADI

13/6/2019
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Les deux lois organiques sur l'amazighe et le Conseil des langues franchissent le premier pas
Les deux projets de lois organiques relatifs à l'officialisation de la langue amazighe et la création du Conseil des langues et de la culture marocaines ont franchi le premier pas de la procédure d'adoption, avant d'être soumis à l'examen par la Chambre des Conseillers.

Samir Zerradi

Al'issue d'une session qui a duré jusqu'à une heure tardive du lundi 10 juin, la Chambre des Représentants a adopté, à l'unanimité, le projet de loi organique relatif à la langue amazighe. Avant de s'attaquer au projet de loi portant statut de Bank Al Maghrib, examiné en deuxième lecture, après un amendement du groupe du PAM, à la deuxième Chambre, au sujet de l'inscription du Tifinagh dans les pièces et billets de banque. Cette typographie aura finalement eu le mérite d'être reconnue dans la loi organique sur la langue amazighe qui, en plus, dispose de son inscription dans la monnaie du pays, dans son article 22.
Largement couvert par les médias au vu du retard qu'a pris l'adoption de ces lois aux traits identitaires, cette session n'a pas manqué de chamailleries entre groupes politiques, tantôt en accusant le gouvernement de "rétraction" et tantôt de "manque de cohésion au sein de la majorité".
Dans son allocution, Omar Abbassi, vice-président du groupe istiqlalien à la Chambre des Représentants, a exprimé sa "fierté de l'intérêt du Roi à préserver l'identité nationale et impulser le chantier de réconciliation, notamment dans le discours de 2001 à Ajdir". Cette loi, poursuit le Secrétaire général de la Chabiba istiqlalienne, permettra de "promouvoir les droits culturels et linguistiques" des Marocains et ouvrira la voie à la consécration du caractère officiel de la langue amazighe, comme énoncé par l'article 5 de la Constitution. En revanche, Abbassi a pointé du doigt l'atonie qui a marqué le travail du gouvernement pour mettre en oeuvre, et dans les délais, les dispositifs de réforme voulus par la Constitution.
"La polémique qui a marqué l'examen de ces deux lois organiques relève du délitement de la coalition gouvernementale. Ses dissensions ne lui ont pas permis de déboucher sur un consensus », a-t-il martelé, en pointant du doigt le retard sur l'adoption de la loi-cadre sur l'enseignement, enterrée depuis deux mois dans les tiroirs de l'hémicycle.
Rappelons que le groupe du parti de la balance s'était retiré de la sous-commission en charge de l'examen de ce texte par "manque de cohérence dans les positions des composantes de la majorité".
Quant au projet de loi sur le statut de BAM, il a été adopté à la majorité des voix, tandis que l'amendement de l'article 22 défendu par le groupe du PAM a été rejeté.
Samir Zerradi

12/6/2019
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 Service militaire
133.820 personnes ont rempli le formulaire de recensement

Au terme de l’opération de recensement relatif au service militaire qui s’est déroulée entre le 9 avril et le 7 juin 2019, le ministre de l’Intérieur annonce qu'un total de 133.820 personnes ont rempli le formulaire de recensement dont 13.614 jeunes femmes (10,17 pc) qui l’ont fait d’une manière volontaire pour effectuer ce service.
Les commissions provinciales tiendront des réunions, à partir du lundi 17 juin 2019, dans chaque préfecture, province et préfecture d’arrondissement, pour arrêter la liste des personnes recensées durant la période précitée et qui sont susceptibles d’être convoquées pour accomplir le service militaire, ajoute le ministre dans un communiqué.
Par ailleurs, et face à la forte adhésion des jeunes à l’opération de recensement, la Commission centrale tiendra une réunion avant la fin du mois de juin, pour fixer des critères précis, en total respect du principe d'équité entre les citoyens et de l’équilibre entre les régions, en vue de composer le groupe des appelés au service militaire au titre de l'année 2019, souligne-t-on de même source.

12/6/2019
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A peine 10% des déchets en plastique recyclés au Maroc

A. CHANNAJE

Les déchets en plastiques sont omniprésents en Méditerranée.Le constat est, celui de WWF (Fonds mondial pour la nature), première organisation mondiale de protection de l’environnement, dressé dans son nouveau rapport « Stoppons le torrent de plastique : comment les pays méditerranéens peuvent sauver leur mer ». Un document qui passe au crible la gestion des déchets plastiques des vingt-deux pays du pourtour méditerranéen, dont le Maroc.
« 600.000 tonnes de déchets en plastiques sont jetés dans les eaux méditerranéennes. Cela équivaut à jeter 33.800 bouteilles de plastique jetées dans la mer chaque minute. Sans action, ce nombre se quadrupler d'ici 2050 » souligne le WWF.
La région méditerranéenne produit 10% de tous les produits en plastiques. Elle est la quatrième productrice mondiale de produits en plastiques. Ses habitants et visiteurs génèrent 24 millions de tonnes de déchets plastiques chaque année, affirme la même source.
L’Organisation spécialisée de l’ONU indique, par ailleurs, que plus de 5% des déchets sont livrés par le Maroc en Méditerranée. Et d’ajouter que le Royaume ne recycle que 10% des déchets, ajourant que le Royaume importe également des déchets plastiques.
Le rapport du WWF, publié à l'occasion de la journée mondiale de l’Océan, célébrée le 8 juin, note, par ailleurs, que le Maroc contribue à hauteur de 1,9% du total de la production de plastique dans la région (27,81 millions de tonnes), et 2,3% de déchets de plastique (environ 24 millions de tonnes).
En outre, les déchets en plastiques contrôlés en provenance du Maroc représentent 1,2% des 17,45 millions de tonnes produites, ce qui indique que jusqu’à 60% des débris en plastique sont mal gérés.
WWF note aussi le développement de ramasseurs de déchets clandestins qui collecteraient jusqu’à 5% de la production de déchets plastiques, et dont 10% seraient des enfants.
L’Organisation pointe également du doigt le fait que le Maroc ne dispose pas de taxe sur les déchets, contrairement à ses voisins méditerranéens tels que l’Italie, la France et la Grèce.
Malgré toutes ces critiques, l’organisation a salué l’adoption par le Maroc de la loi n ° 77-15 interdisant la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation de sacs en plastique, adoptée par le Parlement en novembre 2015 et entrée en vigueur le 1er juillet 2016.
Le rapport estime, enfin, à 23 millions d’euros la perte économique due aux effets de la pollution plastique pour le Maroc.
La France est le pays du pourtour méditerranéen qui produit le plus de déchets plastiques, dont plus de 10.000 tonnes atterrissent dans cette mer semi-fermée, souligne le WWF.
A. CHANNAJE

12/6/2019
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 7.000 médicaments commercialisés sur le marché national
Moins de 5% présentent un risque de rupture

Quelques 7.000 médicaments sont commercialisés sur le marché national, dont moins de 5 % présentent un risque de rupture, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre de la Santé, Anas Doukkali.
Répondant à une question orale sur "La rupture continue de certains médicaments", présentée par le groupe Justice et Développement à la Chambre des représentants, M. Doukkali a noté que la production nationale répond à 65% des besoins en médicaments.
La rupture de certains médicaments est due à plusieurs raisons, notamment les procédures légales relatives au contrôle du stock provisoire des médicaments, conformément au décret promulgué en 2002, a-t-il expliqué, notant que son département est en phase d’actualiser le texte juridique en la matière, avec le ministère des Affaires générales et de la Gouvernance.
Et de souligner que les facteurs externes de rupture peuvent concerner la société mère et les matières premières concentrées dans trois principaux pays, à savoir les États-Unis, la Chine et l’Inde, ainsi que l’attractivité du marché, faisant savoir que cette situation peut être surmontée par l’octroi des licences temporaires ou le recours aux marchés publiques. En réponse à une autre question orale sur "L'élargissement de la couverture médicale", M. Doukkali a mis l’accent sur le financement du système médical, tout en mettant en exergue l’approche solidaire et collective sur laquelle se base la couverture médicale.
Après avoir souligné que la couverture médicale est estimée à 60%, le responsable gouvernemental a mis en avant l’action entreprise dans la perspective d’élargir ce taux, englobant ainsi la catégorie des indépendants.
Il a, également, évoqué le projet de loi dédié à la couverture médicale des parents, précisant qu'environ 200.000 personnes seront prises en charge dans ce contexte, à condition de réviser le taux de souscription de tous les adhérents.

12/6/2019
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 Accord de pêche Maroc-Union Européenne
Quand l’APS piétine le droit et la déontologie

Jusqu'à maintenant, le Maroc s’est interdit tout commentaire ou réaction sur ce qui se passe en Algérie voisine, respectant d’abord le sacro-saint principe de non-ingérence, ensuite les valeurs de bon voisinage et de fraternité qui lient les deux peuples, mais l’aile armée de la presse voisine, à sa tête l’agence officielle, semble vouloir enfoncer le couteau dans la plaie en continuant de plastronner, bluffer et conspirer contre le Maroc et ses institutions.
Dans une dépêche truffée de contrevérités, de mensonges et d’incohérences, l’APS s’est autorisée, sans vergogne, une lecture biaisée et une manipulation du compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin qui a adopté, parmi d’autres textes, l’accord de pêche entre le Royaume et l’Union européenne, son Protocole de mise en œuvre et l’échange de lettres l’accompagnant, lequel accord couvre la zone de pêche qui s'étend de Cap Spartel au nord à Cap Blanc, au sud de la ville de Dakhla.
Dans une vaine tentative de détourner l’opinion publique internationale sur la situation interne du pays, qui bascule dangereusement, au mépris des revendications du peuple algérien frère, l’APS hallucine que le Conseil des ministres marocain "a reconnu solennellement la non souveraineté" du Royaume sur son Sahara en adoptant l’accord de pêche avec l’Union européenne.

Mais qu’en est-il vraiment
Le texte de l’accord de pêche en question est une nouvelle mouture qui vient renouveler la précédente, arrivée à expiration en juillet 2018.
Si l’accord expiré, qui avait fait l’objet d’une procédure au niveau de la Cour de justice de l’Union européenne, n’avait pas prévu expressément les eaux territoriales marocaines des provinces du sud, le nouvel accord rattrape cette précision et l’inclut dans le texte.
Le souci des négociateurs marocains et européens, qui ont longuement travaillé sur les nouvelles dispositions de l’accord, était de prendre en considération les remarques de la justice européenne, qui, outre la nécessité d’inclure expressément les eaux territoriales marocaines des provinces du sud, ont insisté sur l’impératif de démontrer le bénéfice des populations marocaines sahraouies dudit accord. Ce qui a été fait de manière éloquente, chiffres, preuves et témoignages à l’appui.
Les exigences de la justice européenne étant satisfaites, l’accord de pêche avait donc été adopté par le Parlement européen, en février dernier, à une écrasante majorité en séance plénière à Strasbourg (415 voix pour, 189 contre et 49 abstentions sur 653 députés ayant pris part à la plénière), puis par le Conseil de l’Union européenne le 4 mars, dernière étape de validation au niveau de l’UE avant son adoption au niveau national (Conseil de gouvernement, conseil des ministres et Parlement).
Les volets juridique et législatif de l’accord étant ficelés, sur le plan politique, le texte précise que l’accord a été conclu "sans préjudice des positions respectives" de l'Union européenne et du Maroc qui considère que "la région du Sahara est une partie intégrante du territoire national sur laquelle il exerce la plénitude de ses attributs de souveraineté comme sur le reste du territoire national".
Les textes de l’UE continuent d’argumenter en affirmant qu’un tel accord ne pouvait en aucun cas être conclu avec une autre entité ne pouvant garantir le caractère durable de l'exploitation des ressources ainsi que la gestion et le suivi des fonds de l'appui sectoriel devant bénéficier aux populations.
Ils viennent ainsi confirmer les décisions de la justice européenne, qui, dans ses différents arrêts et ordonnances n’a reconnu aucun droit au polisario sur ces ressources, ni aucune capacité juridique ou encore une quelconque qualité de représentation qu’il prétendait avoir.
D’ailleurs, dans les différentes étapes de négociation et lors des consultations relatives au renouvellement de cet accord, la Commission européenne avait comme principaux interlocuteurs, les élus et les acteurs professionnels et de la société civile des provinces du sud qui constituent les véritables représentants des populations sahraouies.
Les dispositions juridiques de l’accord et les textes qui l’accompagnent précisent également qu’il a été conclu "dans le plein respect du droit international et du droit de l'Union (européenne)".
Il importe aussi de rappeler que le Maroc, fort de la légitimité historique et de la solidité des arguments juridiques qui constituent les fondamentaux de la marocanité du Sahara, mais également de l’unanimité nationale autour de sa cause sacrée, a négocié avec brio toutes les étapes précédant l’adoption de cet accord, ainsi que celui ayant étendu les préférences tarifaires européennes aux provinces du sud.
Ses accords étant aujourd’hui sécurisés juridiquement, le Maroc ne baissera pas de vigilance pour enterrer à jamais les manigances des ennemis de l’intégrité territoriale et faire échec aux manœuvres de ceux qui, en Algérie, continuent de comploter contre le Royaume au lieu de s’occuper de la situation désastreuse de leur pays.
Adil Zaari Jabiri (MAP)

12/6/2019
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Election du Maroc au Comité des Travailleurs Migrants de l'ONU 

Le Maroc a été élu, en la personne de M. Mohamed Charef, membre du Comité des Travailleurs Migrants au cours de la 9ème Réunion des Etats parties à la Convention Internationale sur la protection des Droits de tous les travailleurs migrants et des Membres de leur famille, tenue lundi à New York.
En compétition avec neuf autres candidats pour les sept sièges vacants au sein de ce Comité, M. Charef a été choisi au premier tour du vote avec 46 voix sur les 53 pays votants, le score le plus élevé, souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI).
L'élection de l’expert marocain traduit une reconnaissance internationale des efforts consentis par le Maroc pour la protection et la préservation des droits des migrants, sur la base de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, orientée vers une stratégie migratoire fondée sur des valeurs humanistes, de solidarité, d’accueil et d’intégration des migrants, indique le ministère. 
Il s’agit également d’une preuve de confiance envers l’expertise et le savoir-faire marocains dans la gouvernance des différentes questions liées à la migration, ainsi qu’envers le leadership du Royaume illustré par le rôle pionnier joué par le Maroc dans l’élaboration et l’adoption historique du Pacte Mondial de la Migration à Marrakech.
Selon le communiqué, l’aboutissement de cette candidature est le fruit d’une campagne diplomatique d’envergure engagée dans le cadre de la politique du Royaume visant la promotion de l’expertise marocaine et la consolidation de la présence de notre pays au sein des différentes structures multilatérales.
Président de la Commission régionale des Droits de l’Homme d’Agadir, M. Charef est un expert de renommée internationale en gestion de flux migratoires et de mobilité. Il est également consultant auprès de différentes organisations internationales sur les politiques liées à l’emploi, au développement économiques et à l’insertion socioprofessionnelle des migrants. 
Siégeant à Genève, le Comité des Travailleurs Migrants, qui est l'un des neuf organes fondamentaux des Nations Unies consacrés aux droits de l'Homme, est composé de 14 experts indépendants. Il surveille l'application de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et des Membres de leur famille, examine les rapports périodiques des Etats parties à la Convention et adopte des recommandations et conclusions en vue de leur mise en œuvre au plan national.

12/6/2019
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 Sommet annuel sur l'investissement "SelectUSA" à Washington
Forte participation marocaine
Une forte délégation marocaine composée d'une quinzaine de dirigeants d'entreprises et d'organisations professionnelles issues de divers secteurs économiques, participe, cette semaine à Washington, au sommet annuel sur l'investissement "SelectUSA", l’une des plus importantes manifestations dédiées à la promotion des investissements directs étrangers aux Etats-Unis.

Ce sommet de deux jours qui s'ouvre mardi, est l'occasion pour la délégation marocaine d'explorer l’énorme potentiel qu'offre le marché américain et de promouvoir les produits et le savoir-faire marocains dans plusieurs domaines au niveau de la première économie mondiale. Le vice-président de l'Association marocaine des exportateurs (ASMEX), Amine Laghidi, a souligné l'importance de la participation des hommes d'affaires et des entrepreneurs du Royaume à cette manifestation internationale y voyant "une reconnaissance de la place du Maroc comme locomotive du développement sur le continent africain". M. Laghidi a expliqué que cette participation, la première du genre et l'une des rares au niveau du contient, est une occasion idoine pour mettre l'accent sur les points forts qu'offre aujourd'hui le Maroc en tant que hub stratégique des échanges pour le commerce et l'investissement. Évoquant les domaines prioritaires ciblés, il a cité le "secteur stratégique des chaînes logistiques", étant donné qu'il "ne peut y avoir d'export entre le Maroc et le plus grand marché de consommation au monde sans une solution logistique efficace".
Les secteurs chimique, de l'industrie cosmétique et pharmaceutiques ainsi que l'agroalimentaire sont également représentés en force lors de cet évènement, a-t-il confié, faisant savoir qu'il s'agit de promouvoir les industries marocaines "à haute valeur ajouté", notamment auprès des PME et des différents Etats américains. Abondant dans le même sens, la directrice générale de la Chambre de commerce américaine au Maroc (AmCham Maroc), Rabia El Alama, a indiqué, dans une déclaration similaire, que la participation des 15 entreprises permet d'explorer les opportunités d'investissement au niveau des Etats-Unis. "Les Etats-Unis offrent un vaste marché. Nous entendons faire connaitre davantage ce marché, ses réglementations et ses avantages, pour justement voir où sont les opportunités", a-t-elle dit. En parallèle à ce sommet, a ajouté Mme El Alama, l'Amcham tiendra jeudi une journée portes ouvertes, avec au programme des rencontres avec des responsables des départements d'Etat et du Commerce, ainsi que des sénateurs américains. L'objectif est de "discuter des obstacles et des doléances des entreprises marocaines ou américaines dans l'idée de promouvoir le commerce et l’investissement entre les deux pays".
Même son de cloche chez Khnata El Moutea, représentante du groupe marocain City Bus Transport qui a déclaré que le déplacement de la délégation marocaine a pour but de "développer les relations institutionnelles avec des responsables américains et avec certains Etats qui pourraient être intéressés par notre service".
Le sommet "SelectUSA", qui se tient du 10 au 12 juin, met en relation des entreprises étrangères avec des organisations de développement économique américaines afin de faciliter les investissements des entreprises et la création d’emplois, indiquent les organisateurs de ce programme gouvernemental dirigé par le département américain du Commerce.
Chaque sommet sur l’investissement se concentre sur l’environnement d’investissement américain, les tendances du secteur et les nouvelles opportunités. L’évènement réunit aussi des hauts fonctionnaires, des dirigeants d'entreprises et d'autres leaders d’opinion de différents pays du monde.
D’après ses initiateurs, SelectUSA joue un rôle vital pour attirer et faciliter les investissements internationaux aux États-Unis en sensibilisant au large éventail d'opportunités et au climat commercial positif et en facilitant les relations directes essentielles entre les investisseurs et les opérateurs économiques.

12/6/2019
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Le Maroc, deuxième pays à délivrer le plus de visas français après la Chine

Le Maroc est devenu le deuxième pays pour la délivrance de visas français, après la Chine. C’est ce qu’a indiqué samedi dernier, le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en visite officielle au Maroc. Il a rappelé que jamais dans l’histoire la France n’a délivré autant de visas aux Marocains que l’année dernière.

Une progression de 10 %
Plus de 400 000 visas ont été délivrés aux Marocains par les différents consulats français établis dans le Royaume, a souligné M. Le Drian dans un point de presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Nasser Bourita.

La progression de ce chiffre « très significatif » de 10% par an montre l’« attractivité » des relations entre le Maroc et la France, a-t-il noté, faisant remarquer que compte tenu de l'afflux des demandes qu'il faut gérer, il y a des délais d’instructions.
« C’est plutôt une bonne nouvelle pour notre relation, mais il faut la gérer le mieux possible », a-t-il insisté, indiquant que les agents opérant dans les consulats de France au Maroc le font avec "beaucoup de détermination" de sorte que les candidats aux visas puissent être honorés dans les plus brefs délais. Par ailleurs, le chef de la diplomatie française a affirmé que le coût du visa n’a pas augmenté, précisant que son pays est soumis à des réglementations européennes à ce sujet.
S'agissant des relations économiques bilatérales, M. Le Drian s'est félicité d'"une relation économique considérable", rappelant que plus de 900 entreprises françaises sont directement ou indirectement présentes sur le territoire marocain en créant des milliers d’emplois. "Nous avons une volonté de continuer ensemble dans un vrai partenariat, qui a été singulièrement illustré lors de l’inauguration de la LGV mais qui se renforce aussi par la décision de mettre en œuvre une centrale solaire Noor" a-t-il poursuivi, estimant que tout cela montre le succès des relations économiques bilatérales, et qui participent au développement d’un pays et de toute une région.
Appelant à mettre davantage en avant les partenariats industriels entre les deux pays, M. Le Drian a relevé que "la rencontre de haut niveau que nous aurons bientôt doit nous permettre d’appuyer sur cette orientation majeure". En matière d'éducation et de formation, le responsable français a souligné la nécessité de mettre en avant l’action en faveur de la jeunesse, assurant que le réseau scolaire au Maroc ainsi que les établissements dits supérieurs français implantés dans le Royaume sont prêts à engager un travail conjoint avec les autorités marocaines pour offrir aux jeunes marocains une éducation et des débouchés professionnels.
Exprimant le souhait de voir se renforcer le thème de l’éducation et de la formation professionnelle, le ministre a fait savoir que tout cela s’inscrira dans le sillage de la rencontre de haut niveau et des visites d’Etat du président français, expliquant que ces engagements contribuent à la solidité des relations franco-marocaines.« Cette réunion s’inscrit dans ce que nous pouvons appeler un partenariat d’exception, que ce soit au niveau dans la densité des sujets abordés, ou en termes d'amitié », a-t-il conclu.
Dans ce sens, M. Bourita a indiqué que cette visite s'inscrit dans le cadre de la concertation permanente entre les deux pays dans le cadre d'une relation basée sur un dialogue fécond et régulier et d'un partenariat solide et multidimensionnel. Ce partenariat est porté, selon M. Bourita, par une volonté affirmée au plus haut niveau entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président Emmanuel Macron, qui ont toujours souligné, dans leurs différents entretiens et rencontres, l'importance de consolider les acquis de ce partenariat et de renforcer ses différentes dimensions.
« Nous avons passé en revue l'agenda bilatéral qui sera marqué dans les mois à venir par des échéances très importantes, notamment la 14è session de la réunion de Haut niveau, prévue en fin d'année en France », a-t-il fait savoir, ajoutant que les résultats des différentes structures du partenariat bilatéral ont été examinés, notamment dans les domaines économique, religieux, culturel, de l'éducation, de la mobilité, de la migration et de sécurité. Les différents instruments de ce partenariat fonctionnent de manière « dense » et « très positive », s'est-il félicité, notant que les éléments de ces différentes structures seront versés dans les travaux de la 14è réunion du haut niveau, qui sera un élément clé pour préparer la visite d'Etat du président français au Maroc.
Les deux responsables se sont félicité que ces actions se focalisent sur la thématique de la jeunesse et de la formation, a mis en avant M. Bourita, estimant qu'il s'agit d'un élément clé et d'un axe structurant le partenariat maroco-français, que ce soit en termes d'emplois, d'opportunités économiques, de formation, d'éducation ou de culture. Les discussions ont également porté sur les moyens d'optimiser ce partenariat pour agir à un niveau multilatéral et régional, a indiqué M. Bourita, faisant savoir que les deux parties ont convenu de tenir au Maroc une réunion sur les opérations de maintien de la paix dans l'espace francophone, qui sera co-présidée par le Maroc avec une participation large des pays mais également d'organisations régionales et internationales, en l'occurrence les Nations Unies.
L. A.

10/6/2019
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Pour l’Espagne, la relation avec le Maroc est une politique d’Etat 

"L’Espagne est le premier partenaire commercial du Maroc et les deux pays sont liés par des relations de coopération exemplaires dans plusieurs domaines comme la gestion des flux migratoires et la coopération antiterroriste", ajoute le communiqué publié à l’occasion de la visite effectuée, lundi au Maroc, par le chef de la diplomatie espagnole, Josep Borrell.
Le document souligne, en outre, que l’Espagne souhaite que le Royaume et l’Union européenne (UE) soient liés par "les relations les plus étroites possibles au bénéfice mutuel" des deux parties.

La même source a relevé que l’Espagne est l’un des principaux promoteurs du renforcement de ces relations dans les domaines politique, institutionnel, politique et de sécurité.
M. Borrell a eu, lors de cette visite, des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita. Il a pris part également à une rencontre de réflexion sur l’avenir des relations entre le Maroc et l’UE. 

10/6/2019
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 SM le Roi préside un Conseil des ministres
L’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’examen
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, mardi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, au cours duquel il a été procédé à l’approbation de plusieurs textes juridiques et nombre d’accords internationaux, indique un communiqué du porte-parole du Palais Royal, M. Abdelhak El Mrini, dont voici la traduction :

"Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé ce mardi 29 ramadan 1440 correspondant au 4 juin 2019 au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, au cours duquel il a été procédé à l’approbation de plusieurs textes juridiques et nombre d’accords internationaux.
Au début des travaux du Conseil, Monsieur le ministre de la Justice a présenté un exposé sur la mise en conformité de certaines dispositions de la loi organique fixant les conditions et modalités de l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi, avec la décision de la cour constitutionnelle n° 70/18. 
Dans sa décision, la Cour Constitutionnelle a déclaré que les dispositions de la loi organique précitée sont conformes à la Constitution, à l’exception de certaines de ses dispositions.
Dans ce cadre, la version réaménagée du projet de loi organique précité comporte les dispositions qui ont été mises en conformité avec la décision de la Cour constitutionnelle qu’elle avait déclarée non conformes à la Constitution. Ces dispositions concernent en particulier la procédure de filtrage et d’appréciation du caractère sérieux des requêtes par la Cour constitutionnelle, tout en lui accordant la prérogative de fixer les cas à examiner à huis clos, l’octroi au ministère public la qualité de partie au procès sujet de la requête, l’inscription de la disposition législative et des droits et liberté parmi les conditions qui doivent être examinées par le magistrat statuant sur la requête et la procédure de la mise en conformité de la décision de la cour. 
Par la suite, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la nomination aux hautes fonctions.
Les principaux amendements contenus dans ce projet portent notamment sur :
- Le reclassement de l’Institut supérieur de la magistrature» et de la «Caisse marocaine de l'assurance maladie», qui se substitue à la «Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale» (CNOPS), parmi les établissements publics stratégiques dont la nomination des responsables est délibérée en Conseil des ministres.
- L’ajout de «la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales du personnel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale» et de la «Fondation des Œuvres Sociales des Travaux Publics» à la liste des établissements publics dont les responsables sont nommés en Conseil de gouvernement.
Lors des travaux de ce Conseil des ministres, il a été également procédé à l’approbation du Projet de décret modifiant le décret portant réorganisation de l'École de la protection civile.
Ce projet de décret a pour objectifs de conférer aux élèves officiers, sous-officiers et agents de secours, tout au long de leur formation, le statut de fonctionnaires avec rémunération, ce qui permettra à la Direction Générale de la Protection Civile de les intégrer dans ses rangs à l’instar des Forces Auxiliaires.
Dans le cadre de la Haute sollicitude dont Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, que Dieu L'assiste, ne cesse d'entourer les membres de ses Forces et améliorer leurs situations, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret modifiant et complétant le Dahir fixant le traitement des personnels militaires à solde mensuelle des Forces Armées Royales et le projet de décret modifiant et complétant le décret fixant le régime de solde, alimentation et frais de déplacement des militaires à solde spéciale progressive des Forces Armées Royales ainsi que les règles d’administration et de comptabilité, y afférentes.
En outre, il a été procédé à l'adoption du projet de décret modifiant et complétant le décret fixant les conditions d'attribution des prestations familiales aux fonctionnaires, personnels militaires et agents de l'État, des municipalités et des établissements publics.
Ce projet de décret, qui s'inscrit dans le cadre des mesures prises à l’issue du dialogue social, a pour objectif d’augmenter les allocations familiales pour l’ensemble des fonctionnaires civils et militaires.
Dans le même cadre, il a été procédé à l’adoption du projet de décret modifiant le décret fixant les modalités d’application du statut particulier des Forces auxiliaires. Ce projet de décret a pour objectif de permettre aux membres des Forces auxiliaires de bénéficier de l’augmentation générale des salaires décidée pour l’ensemble des fonctionnaires dans le cadre du dialogue social.
Par ailleurs, et dans le cadre du renforcement des relations du Maroc avec plusieurs pays frères et amis et avec les groupements économiques régionaux et continentaux, le Conseil a approuvé dix-sept (17) accords internationaux, dont seize (16) supportés par des projets de loi. 
Il s’agit particulièrement de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne, son Protocole de mise en œuvre et l’échange de lettres accompagnant ledit accord et l’accord sous forme d’Échange de lettres entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne sur la modification des Protocoles n° 1 et n° 4 de l’Accord Euro-Méditerranéen établissant une association entre les Communautés Européennes et leurs Etats membres d’une part, et le Royaume du Maroc d’autre part, ainsi que l’accord portant création de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF).
Les accords bilatéraux visent le renforcement de la coopération dans le domaine judiciaire notamment en matière pénale et de la lutte contre la criminalité, le domaine économique et commercial ainsi que les domaines de la défense, le tourisme, la navigation commerciale et le transport international routier.
Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution et sur proposition du Chef du gouvernement et à l’initiative du ministre de l’Économie et des Finances, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a bien voulu nommé. :
- Monsieur Lotfi Sekkat, président directeur général du Crédit Immobilier et Hotellier ;
- Monsieur Abderrahim Chafii, directeur du Fonds de solidarité contre les événements catastrophiques.

10/6/2019
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