Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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 Elimination du Maroc de la CAN 2019
Rachid Talbi Alami au ras du gazon
Du haut de ses 61 ans, le ministre de la Jeunesse et des Sports est sur la sellette après une tentative maladroite d'expliquer la CAN ratée des Lions de l'Atlas et de Hakim Ziyach qui, d'ailleurs, n'a pas mâché ses mots.

Amine DERKAOUI

Lorsqu'il se rend à la Chambre des Représentants pour répondre aux questions orales de la session du lundi 8 juillet, Talbi Alami est loin de se douter que ses propos vont provoquer la risée de la Toile et qu'ils lui vaudront un recadrage majestueux de la pépite du Onze marocain.
La question sur la prestation des Lions en Egypte ne figurait pourtant pas dans le planning de l'hémicycle ce jour là. Au grand dam du ministre RNIste, les présidents des groupes parlementaires avaient, dans leur réunion avec le président de la première Chambre vers 10h du matin, décidé d'introduire ce sujet dans leurs questions orales. Plus tard dans la journée, Talbi Alami, qui ne s'était préparé qu'à des questions sur les infrastructures sportives, s'est contenté de rappeler aux députés que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) va établir son rapport technique sur cette participation. Peu convaincant, Alami s'est trouvé obligé de sortir son talent d'analyste sportif et d'expliquer la décevante sortie du Maroc de la compétition africaine. Désinvolte, il a alors fustigé "les bourdonnements de quelques uns" autour de l'équipe nationale, avant de blâmer "les erreurs d'arbitrage et le manque de chance".
Mais le grand tort de l'ex-président de la Chambre des Représentants aura surtout été de s'attaquer à la coqueluche des Marocains, le footballeur Ziyach, bien que peu performant lors de la CAN. "Il n’a pas répondu à 23 appels téléphoniques et pense, dans ces conditions, à mettre un terme à sa carrière internationale", a-t-il lancé, avant de sombrer dans le surnaturel: "Quelqu'un a dû lui porter un mauvais oeil [...]. Le penalty raté (contre le Bénin, ndlr), c'est par la force du destin!". Ni une ni deux, la star de l'Ajax Amsterdam a riposté par deux « story » sur Instagram avec un message glaçant: "Quand ils n'ont pas d'histoire, ils en inventent. La prochaine fois, quand vous voulez parler, apportez quelque chose de vraie, et non pas des mensonges".
Sans doute pour contenir l’orage que les propos de Talbi Alami ont provoqué, le site du parti de la colombe a tenté de sauver la mise par un article qui met en avant les déclarations du ministre, sans la moindre mention de ses explications intempestives.
Ni enquête ni audit interne de la FRMF, donc, ni même un discours rassurant en temps de frustration générale, mais des bévues verbales qu'on croyait révolues depuis l'époque du trublion Abdelilah Benkirane. Mais ce n’est plus drôle du tout. A l'heure du principe constitutionnel de la reddition des comptes, les gaffes, les approximations, les échecs, l’incompétence dissimulée sous un vernis de complotisme ou du "bourdonnement" des médias ne passent plus.

10/7/2019
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 Evènements d'Al Hoceima
Ce que le "rapport Benyoub" ne dit pas
Bien qu'il ait eu l'audace d'éplucher un dossier aussi délicat que celui du Rif, le Délégué interministériel aux droits de l’Homme (DIDH) a manqué la substantifique moelle des évènements qui ont secoué le Maroc en 2017. Florilège.

Amine DERKAOUI

Nommé par Sa Majesté le Roi, en décembre 2018, comme Délégué interministériel aux droits de l’Homme, Ahmed Chaouki Benyoub fait déjà parler de lui en publiant un rapport sur "Les événements d'Al Hoceima et la protection des Droits de l'Homme". Dans un document de 66 pages, cet ancien pilier de l'Instance Equité et Réconciliation revient, en six chapitres, sur ces événements qui ont marqué l'histoire du Maroc moderne: les faits significatifs, le procès de Casablanca, les garanties d’un procès équitable, les actions et les efforts des autorités et des institutions constitutionnelles, les rencontres de communication et les initiatives des acteurs civils, ainsi que les analyses sur le contexte, les manifestations, la mémoire et l’espace et, enfin, les recommandations.
Exhaustif et riche en propositions, ce récit des faits, qui se veut "un point sur les facteurs, les circonstances et conditions dans lesquelles se sont déroulées" ces évènements, omet pourtant de parler de l'essentiel: la gestion très discutable par le gouvernement de ce dossier épineux, les rapports du Conseil national des Droits de l'Homme sur les conditions de détention des activistes, d'autant plus qu'il occulte les arguments de la défense des détenus.

La responsabilité du gouvernement
A aucun moment, dans son rapport, Benyoub ne mentionne les bavures d'El Othmani & Co. dans le traitement du mouvement des jeunes révoltés d'Al Hoceima. En plus de les avoir négligés pendant plusieurs mois, tandis que la colère grondait dans le Rif, la majorité gouvernementale avait brandi la carte des accusations malsaines, en traitant les manifestants "d'indépendantistes" et de "serviteurs d'agendas étrangers", lors de ce qui est devenu "la maudite réunion du 14 mai 2017". Pour rappel, jusqu'à cette date, les autorités n'avaient enregistré aucune violence lors des marches de contestations, qui avaient duré plus de six mois après le tragique décès du poissonnier Mohcin Fikri, écrasé par une benne à ordure, le 29 octobre 2016. Les émeutes, la fameuse interruption de la prière du vendredi par Nacer Zefzafi, tous ces évènements ont eu lieu vers la fin du mois de mai, en riposte aux accusations humiliantes de l'Exécutif.
S'il a manqué de les citer dans son rapport, le DIDH, invité de l'émission Confidences de Presse du dimanche dernier à 2M, a littéralement reconnu que les accusations du gouvernement étaient "une erreur". Cette reconnaissance demeure, toutefois, insignifiante puisque, de l'aveu même de Benyoub, c'est le rapport qui servira de référence au sujet du Rif devant les instances internationales chargées des Droits de l'Homme.
En recomposant les faits qui ont mené à l'emprisonnement de plus de 50 jeunes Rifains, le nouveau monsieur Droits de l'Homme du Maroc est revenu sur la visite d'une délégation gouvernementale à Al Hoceima, le 22 mai 2017. Cette visite qui, selon le rapport, a été l’occasion de la tenue de plusieurs réunions entre des ministres et des élus locaux, ainsi que des représentants de la société civile locale, n'a compris, en effet, aucun échange avec les leaders du mouvement de contestation. Bien au contraire, simultanément à la présence des six ministres en ville, Zefzafi avait appelé à une "large manifestation" en contestation contre "la négligence que le gouvernement a eu à leur égard".

Dysharmonie avec le CNDH
Au sujet du rôle déterminant du Conseil national des Droits de l'Homme depuis l'éclatement des évènements du Rif en 2016, le rapport du DIDH se limite à l'action menée envers les détenus et leurs familles. En deux pages, le texte revient sur les visites des délégations du CNDH aux prisons où sont détenus les activistes du Hirak du Rif et leur présence au cours des audiences du procès à la Cour d'Appel de Casablanca, mais ne cite nulle part les documents remis, justement, au tribunal par cet organe constitutionnel.
Du temps de son ex-président, Driss Yazami, remplacé par Amina Bouayach en décembre 2018, le CNDH avait commandé des rapports de médecine légale sur les détenus ayant prétendu avoir été victimes de "torture ou de maltraitance" lors de leur interpellation ou détention. Ce texte, dont une partie avait fuité dans les médias en juillet 2017, avait noté les récits des détenus sur ce qui leur est arrivé, y compris les mauvais traitements qu’ils disaient avoir subis, et évalué leur état psychologique de "façon détaillée". Parmi eux, 16 concordaient à divers degrés avec les violences policières qu’ils ont déclaré avoir subi. Les deux médecins légistes mandatés par le CNDH avaient également décrit le "stress aigu" et la "détresse psychologique" ressentis par certains et affirmé que "quelques allégations de violence physique et psychologique en détention étaient crédibles et corroborées par de nombreux témoignages concordants". Ils étaient 34 prisonniers à avoir été auscultés au final, conclut le rapport de 35 pages du CNDH, qui a jugé "raisonnables" certaines prétentions, mais que Benyoub a « brillamment » ignorées.
Certes, le travail du DIDH marque une première dans l'exercice d'évaluation officielle du traitement par l'Etat d’une situation de crise. Il l'est d'autant qu'il laisse entendre une volonté au sein de l'Etat d'admettre qu'il y avait eu des erreurs dans la gestion de ce dossier. Mais les lacunes du texte qui, en outre, délaisse les arguments du comité de défense des détenus et passe sous silence la vidéo de Nacer Zefzafi exhibant son corps devant la caméra, provoquent un sentiment d'inachevé chez son lecteur.
Amine DERKAOUI

9/7/2019
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 Nouvelle saisie record de stupéfiants
27,3 tonnes de chira découverts dans trois camions au Port Tanger-Med

Les services du district de sûreté du port Tanger-Med ont procédé, dimanche soir en coordination avec les services de douane, à la mise en échec d'une tentative de trafic d'une cargaison record de 27,3 tonnes de chira saisie à bord de trois camions de transport international de marchandises immatriculés au Maroc.
L'opération de contrôle des trois véhicules, qui s'apprêtaient à quitter le Maroc par voie maritime vers l'Europe et qui étaient supposés transporter une cargaison d'équipements industriels, a permis la saisie de la quantité de drogue répartie sur 16 conteneurs dans les remorques des trois camions, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), précisant que l'opération a permis l'interpellation de trois chauffeurs et trois assistants, tous de nationalité marocaine et âgés entre 31 et 50 ans.
Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l'enquête menée par le service préfectoral de la police judiciaire sous la supervision du parquet compétent, pour identifier les ramifications éventuelles de cette activité criminelle aux niveaux national et international, ajoute la même source.
Cette affaire s'inscrit dans le cadre des opérations sécuritaires intenses et continues menées par les services de sûreté pour lutter contre le trafic international de drogue et de psychotropes, conclut le communiqué.

9/7/2019
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La jeune fille déclarée disparue par sa famille retrouvée à Larache 

La jeune fille de 18 ans, signalée disparue par sa famille dans des conditions ambigües le 05 juillet courant, a été retrouvée dimanche soir à Larache, a-t-on appris auprès du District provincial de sûreté de cette ville.
Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) indique que les recherches et les investigations intensives menées sur le terrain au sujet de la déclaration faisant la disparition de cette fille, ont permis de la localiser cet-après près d'un supermarché.
Les enquêtes font ressortir que les données présentées par la présumée victime à sa famille sur son enlèvement par une bande criminelle sont infondées, précise la même source, ajoutant que la jeune fille se trouvait de son gré à la zone côtière de Moulay Bousselham en compagnie d’un individu avec lequel il entretient une relation.
La jeune fille a été soumise à l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent pour délits d’outrage à la police judiciaire et dénonciation d'un crime fictif.

9/7/2019
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 "Summer Schools"
Effet de mode ou un business florissant
La saison estivale est bel et bien installée avec son lot de tendances et "Fashion". Pour tout un chacun, l'été est synonyme de repos surtout pour les élèves après une année studieuse et de dur labeur.

Vacances oblige ! L'heure est venue pour se requinquer et recharger les batteries en attendant la nouvelle année scolaire. Entre-temps, les parents, actifs ou non, cherchent à occuper leurs enfants durant les longues journées ensoleillés. Ces dernières années, un effet de mode souffle en cette période estivale, celle des "Summer Schools" ou camps d'été.
Ces écoles ou espaces ouverts durant les mois de juin, juillet et août, proposent des activités ludiques aux enfants afin de les occuper tout en les divertissant. Puisque "oisiveté est mère de tous les vices", les parents se retrouvent des fois face à une nécessité de "placer" leurs bouts de chou en attendant le congé.
Ces écoles d'été concoctent des programmes, aussi riches que variés, étalés sur une, 2, 3 ou 4 semaines voire même deux mois. Un large choix est proposé : apprentissage d'une nouvelle langue, arts plastiques, natation, chants, danses, ateliers de dessins ou encore robotique, astronomie, sciences. Ces activités sont proposées aux enfants de 3 à 12 ans et il y a même des programmes pour les bébés!
Reste le prix et les horaires. Depuis quelques années, ce "business" est devenu lucratif donnant lieu à une inflation des prix. Pour beaucoup de bourses, ce genre d'écoles demeure hors de portée puisque le prix varie entre 400 à 1.800 DH par semaine. Une autre paire de manche, celle des horaires. Les horaires proposés souvent n'arrangent pas souvent les parents.
C'est le cas de Siham, maman de deux fillettes (8 et 10 ans) qui préfère laisser seule ses enfants dans la maison plutôt que de les réveiller tôt pour les accompagner dans une "école d'été". "Je ne conçois pas que les enfants passent 11 mois à avoir la même routine tous les jours”, a-t-elle confié, ajoutant que "les vacances ont été créées pour se reposer et changer de routine".
A vrai dire, souligne-t-elle, "je préfère laisser mes enfants à la maison plutôt que de les confier à ces écoles".
Ce n'est pas le cas pour d'autres enfants qui sont obligés de passer une partie ou la totalité de leurs vacances dans des "summer schools" puisque les parents ne peuvent pas prétendre à un congé pendant la période estivale.
C'est l'exemple de Laila qui préfère que son fils passe par la case "Summer School" que de rester entre quatre murs. Selon elle, l'enfant apprend énormément lors de ces journées bien remplies. Elle décline le programme qu'a suivi son fils, l'année dernière: sport, cours d'anglais, ateliers de peinture ou encore de théâtre. "Chaque jour, il apprend de nouvelles choses dans une ambiance décontractée”, a-t-elle tenu à préciser, relevant qu'elle renouvellera l'expérience cette année avec un autre établissement.
A travers ces "camps d'été", cette jeune maman active souhaite que son enfant soit plus autonome et s'imprègne de l'esprit du groupe. "Les prix sont élevés et les horaires ne me conviennent pas, mais il faut faire des sacrifices", a-t-elle toutefois déploré.
"Quand mon fils reste à la maison, il ne fait que regarder la télévision ou jouer avec sa tablette”, a-t-elle constaté, relevant qu'elle n'a pas énormément le choix puisque personne ne peut garder ses enfants à part l'école.
Même son de cloche chez Houria qui a déjà inscrit son enfant dans une école d'été. C'est pour la 3ème année qu'elle renouvelle l'expérience avec le même établissement qui propose de multiples activités mais surtout des gardes. Elle a choisi cet établissement pour sa proximité et espère que son fils sera "satisfait".
Pour Hanane, maman de deux garçons (8 et 3 ans), la question ne se pose même pas. Son aîné est parti chez sa grand-mère et le cadet sera installé dans une école d'été.
"Je ne trouve aucune autre solution pour mes enfants lors des vacances d'été", a-t-elle noté, ajoutant que sa mère, une personne âgée, ne peut pas garder deux enfants surtout en bas âge.
Pour Nadia, qui tente pour la première fois l'expérience, elle est très optimiste quant aux avantages de cette solution.
"J'ai inscris mon fils dans un camps d'été pour l'occuper au cours des vacances surtout pendant la période où je ne serai pas en congé”, a-t-elle dit, formulant le souhait que les activités proposées dans cette école estivale permettront à ce garçon de s'épanouir, de s'amuser et de développer ses capacités d'intégration “vu que cela sera une nouvelle expérience pour lui dans un nouvel endroit et avec de nouvelles personnes". Selon elle, le prix et les horaires proposés par cette école sont "convenables".
La responsable d'une école d'été a confié que chaque année, "il y a de plus en plus de programmes de divertissement qui sont proposés au profit des enfants".
"Ce ne sont pas des cours accélérés, des cours de soutien ou de rattrapage", a-t-elle assuré, ajoutant qu'"il faut que le Summer School soit un amusement, une relaxation totale pour l'enfant et non une garderie".
"Un centre aéré ou camp d'été permet de s'amuser, de faire du sport et de faire autre chose que l'enfant n'a pas fait pendant l'année, a-t-elle précisé, encourageant les parents à opter pour ce nouveau concept de vacances pour enfants.
Qu'ils restent à la maison ou qu'ils passent les vacances dans une école d'été, l'essentiel pour les enfants est de grandir tout en s'épanouissant !

9/7/2019
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Abdelkhalek Torrès, une école de valeurs et un patrimoine national commun
Le Parti de l'Istiqlal a organisé, samedi dernier, un meeting national pour commémorer le 49ème anniversaire de la disparition du leader de l'Unité, feu Abdelkhalek Torrès, l'une des figures emblématique du mouvement national, sous le signe "la pensée unioniste du leader Abdelkhalek Torrès, introduction essentielle pour le développement durable".

Samir ZERRADI

Intervenant lors de ce rassemblement, tenu dans la ville de Tétouan, auquel ont pris part les membres du Comité Exécutif et le Comité Central aux côtés des membres de la famille Torrès, ainsi que de militants et militantes venus des quatre coins du pays, le secrétaire générale du Parti de l'Istiqlal, M. Nizar Baraka, a estimé que cette festivité s'inscrit dans la volonté partisane de mettre en valeur l’attachement aux principes de l'unité caractérisant la personnalité du feu Torrès et reflétant le soubassement de sa pensée. Il a, par ailleurs, rappelé que feu Torrès a fait de la ville de Tetouan un rempart de la résistance et de la lutte contre la colonisation espagnole, ajoutant qu'il était imbu de valeurs unionistes, qui traduisaient son choix stratégique dans son action politique au sein de la koutla comme alliance nationaliste, ensuite dans son parti la Réforme Nationale, et puis au sein du Parti de l'Istiqlal. Ses activités à l'étranger le distinguaient aussi comme l'un des illustres pionniers de l'unité nationale.
Le qualifiant d'homme perspicace et visionnaire, qui s'efforçait de former une génération consciente des différents enjeux politiques, M. Nizar Baraka a souligné que le leader Abdelkhalek Torrès était une école de l'action nationale, un pont de communication entre les nationalistes marocains et arabes. "Il était profondément convaincu que l'union est un fondement incontestablement nécessaire à l'édification de la nation marocaine " a-t-il affirmé. Et de poursuivre: " les idéaux qu'il prônait mettait au devant la justice spatiale, cherchant à donner la priorité aux régions rurales, montagneuses et frontalières, les zones oasiennes et sahariennes, dans le but de résorber les disparités entre les régions".
Pour sa part, M. Chiba Mae El Aynayne, président du Conseil national du parti de l'Istiqlal a expliqué que le nom du défunt Torrès constitue un symbole pour les générations marocaines et un phare du patriotisme au niveau national, arabe et mondial, mettant en exergue son dévouement pour éveiller au sein du peuple l'esprit de la liberté et la préservation de l'intégrité territoriale. C’était un "fervent défenseur de l'intérêt de la patrie. Il insistait grandement afin d’oeuvrer pour l'unité et conjuguer les efforts du militantisme est le devoir de tout un chacun" a-t-il noté.
Il convient de souligner que d'autres interventions, à l'occasion de cette commémoration, ont projeté la lumière sur les vertus de feu Abdelkhalek Torrès, appelant à retracer ses pensées par le biais d'une université estivale pour encadrer la jeunesse marocaine, célébrer l'élite politique qui a milité pour l'indépendance, enraciner la fidélité aux martyrs de la patrie et faire en sorte d'ancrer la moralisation de l'action politique au Maroc.
Cette rencontre a été, d'autre part, une réelle occasion pour dresser une analyse relevant de la situation politique et économique. Dans ce contexte, M. Barraka a affirmé que le parti de l'Istiqlal a choisi de se positionner au côté du peuple marocain pour défendre les multiples revendications émanant des différentes classes sociales, tout en présentant des alternatives concrètes et viables, engageant le gouvernement a disposer des politiques publiques efficientes, susceptibles d'être en phase avec les doléances de la société marocaine. Il a également appelé à multiplier les efforts afin d'améliorer le cadre de vie des citoyens, de dissiper les raisons engendrant les sentiments de déception, de désespoir et de manque de confiance dans l'avenir et d’instaurer les mécanismes de bonne gouvernance et rompre avec l'économie de la rente, évoquant, à cet égard, les différents points et suggestions en rapport avec la vision du Parti de l'Istiqlal pour repenser le modèle économique.
"Les indicateurs de la paupérisation, des nombreux déficits enregistrés dans les régions reculées sont alarmants" a-t-il décrié. "S'ajoute à cela les opportunités économiques manquées, à cause de l'éparpillement des efforts des départements gouvernementaux, qui manquent de convergence et d’harmonisation dans leurs actions" a-t-il intensifié.
Le secrétaire général du  Parti de l'Istiqlal a enchaîné avec la nécessité de préserver la dignité du citoyen marocain, d'améliorer les différentes prestations dans le secteur de la santé et de l'enseignement, dans le but de conforter la cohésion sociale et de remédier aux disparités.
La capitalisation des ressources humaines, la garantie de l'emploi aux jeunes, notamment les diplômés, faisaient partis des appels lancés au gouvernement, en cette occasion, par M. Nizar Barraka pour accélérer la cadence et relancer d'autres chantiers capables de munir le Maroc de leviers économiques viables.
Samir ZERRADI

8/7/2019
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 12ème Sommet extraordinaire de l’UA à Niamey
N. Bourita représente SM le Roi

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Nasser Bourita représente SM le Roi Mohammed VI aux travaux du 12ème Sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA), ouverts dimanche dans la capitale nigérienne Niamey.
Ce Sommet est exclusivement consacré au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCA), projet phare de l’agenda 2063 de l'UA.
Entrée en vigueur le 30 mai dernier après sa ratification par plus d'une vingtaine de pays, la ZLECA vise à créer un marché unique pour les marchandises et les services, adossé au principe de libre circulation des personnes.

8/7/2019
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Bourita remet un message de SM le Roi Mohammed VI au président rwandais

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita, a été reçu en audience vendredi à Kigali par le président de la République du Rwanda, M. Paul Kagame, à qui il a remis un message écrit de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Le message royal porte notamment sur le renforcement du partenariat bilatéral, les questions africaines et celles relatives à l’Union africaine.
Cette audience s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume au Rwanda, M. Youssef Imani et du ministre d'Etat rwandais chargé des Affaires est-africaines, M. Olivier Nduhungirehe.
Jeudi, M. Bourita a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la cérémonie de commémoration du 25e anniversaire du Jour de la libération du Rwanda.

8/7/2019
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 Acteurs centraux de la co-propriété : Ils sont oubliés par la législation
Vers la régulation de la profession de concierge  

Amine DERKAOUI

Oubliés de la législation,
les concierges des immeubles pourront bientôt voir leur situation régulée, grâce à une proposition de loi du Parti
de l'Istiqlal. 


Ils sont là pour surveiller nos appartements, distribuer le courrier, nettoyer et entretenir nos résidences, mais sont souvent embauchés contre un salaire précaire, si ce n'est une résidence faisant office de contrepartie de leurs tâches éprouvantes. C'est dans le but de "régulariser" la situation d'environ 4.000 concierges au Maroc que le groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme à la Chambre des Représentants a déposé une proposition de loi, qui reconnaît leur statut et fixe les conditions de l'exercice de leur travail. 
En effet, le seul texte juridique qui fait référence à cette catégorie, à l'influence considérable dans la vie quotidienne des Marocains, est le Dahir de 1977 sur l’entretien des immeubles et l’installation de conciergeries, qui ne prévoit ni rémunération, ni protection sociale aux concierges. Ainsi, la nouvelle proposition de loi de l'Istiqlal oblige les propriétaires des immeubles à y aménager un "logement décent" pour les concierges, de conclure avec eux un contrat de travail "obéissant aux dispositions du Code du travail et au régime de protection sociale", avec une rémunération qui "ne peut être inférieure au salaire minimum", soit 14,13 dirhams pour une heure de travail.
Selon la nouvelle formule du Dahir, telle que proposée par le parti de la balance, les concierges des immeubles peuvent aussi recourir aux inspecteurs de travail pour faire valoir leurs droits et, inversement, les inspecteurs, dans le cadre de patrouilles, constatent les violations de la loi et soumettent des PV aux tribunaux compétents. 
Auteur du texte, le député Istiqlalien Lahcen Haddad a confirmé, dans une déclaration à "L'Opinion", qu'une question à ce sujet sera adressée au ministre de l'emploi dans la session orale de la première chambre, ce lundi 8 juillet, et que le groupe "défendra cette proposition jusqu'à son adoption finale par le Parlement". 
Amine DERKAOUI

8/7/2019
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 Terrorisme
Un Palestinien arrêté pour crypto monnaie

Le Bureau Central d’Investigation Judiciaire (BCIJ) relevant de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), ont procédé à l’arrestation d’un ressortissant palestinien, résidant dans la ville de Mohammedia, présumée impliqué dans une gravissime affaire de crypto monnaie au profit de plusieurs organisations terroristes internationales. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect était parvenu à créer tout un réseau de clients ayant des ramifications dans différents pays.
Dans un communiqué émanant de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, Il est précisé que le mis en cause avait acquis une grande expérience, à travers ses activités internationales, dans le domaine des transactions en crypto monnaie.
Il est vrai que le phénomène de la crypto monnaie reste incompris pour le grand public, les gouvernements et de nombreuses entreprises, telles les banques, sont, par contre, parfaitement conscients de son importance.
Cette opération a été réalisée dans le cadre de la lutte anti-terroriste, un combat que mènent les autorités marocaines sur le plan national et international, mais, elle s’inscrit surtout dans le cadre des investigations sur les sources de financement des cellules terroristes.
A. L.




8/7/2019
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  Editorial
 
Inquiétudes et pertinences
Le recours du gouvernement à la cession, dans l’urgence, de participations publiques stratégiques do
Jamal HAJJAM
 
  Dossier
 
Dashcam, le nouveau compagnon de route des automobilistes

Lionel ATOKRé 
 
   
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Jamal HAJJAM
 
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