Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
  Nationale     Sport     Economie     Culture     Cinéma     Environnement     Dossier     International  
  Divers   |   Femme   |   Régions   |   T.Continent   |   Informations utiles   |   Tarif publicitaire   |
 
 
 
        Nationale
 
Abdelkhalek Torrès, une école de valeurs et un patrimoine national commun
Le Parti de l'Istiqlal a organisé, samedi dernier, un meeting national pour commémorer le 49ème anniversaire de la disparition du leader de l'Unité, feu Abdelkhalek Torrès, l'une des figures emblématique du mouvement national, sous le signe "la pensée unioniste du leader Abdelkhalek Torrès, introduction essentielle pour le développement durable".

Samir ZERRADI

Intervenant lors de ce rassemblement, tenu dans la ville de Tétouan, auquel ont pris part les membres du Comité Exécutif et le Comité Central aux côtés des membres de la famille Torrès, ainsi que de militants et militantes venus des quatre coins du pays, le secrétaire générale du Parti de l'Istiqlal, M. Nizar Baraka, a estimé que cette festivité s'inscrit dans la volonté partisane de mettre en valeur l’attachement aux principes de l'unité caractérisant la personnalité du feu Torrès et reflétant le soubassement de sa pensée. Il a, par ailleurs, rappelé que feu Torrès a fait de la ville de Tetouan un rempart de la résistance et de la lutte contre la colonisation espagnole, ajoutant qu'il était imbu de valeurs unionistes, qui traduisaient son choix stratégique dans son action politique au sein de la koutla comme alliance nationaliste, ensuite dans son parti la Réforme Nationale, et puis au sein du Parti de l'Istiqlal. Ses activités à l'étranger le distinguaient aussi comme l'un des illustres pionniers de l'unité nationale.
Le qualifiant d'homme perspicace et visionnaire, qui s'efforçait de former une génération consciente des différents enjeux politiques, M. Nizar Baraka a souligné que le leader Abdelkhalek Torrès était une école de l'action nationale, un pont de communication entre les nationalistes marocains et arabes. "Il était profondément convaincu que l'union est un fondement incontestablement nécessaire à l'édification de la nation marocaine " a-t-il affirmé. Et de poursuivre: " les idéaux qu'il prônait mettait au devant la justice spatiale, cherchant à donner la priorité aux régions rurales, montagneuses et frontalières, les zones oasiennes et sahariennes, dans le but de résorber les disparités entre les régions".
Pour sa part, M. Chiba Mae El Aynayne, président du Conseil national du parti de l'Istiqlal a expliqué que le nom du défunt Torrès constitue un symbole pour les générations marocaines et un phare du patriotisme au niveau national, arabe et mondial, mettant en exergue son dévouement pour éveiller au sein du peuple l'esprit de la liberté et la préservation de l'intégrité territoriale. C’était un "fervent défenseur de l'intérêt de la patrie. Il insistait grandement afin d’oeuvrer pour l'unité et conjuguer les efforts du militantisme est le devoir de tout un chacun" a-t-il noté.
Il convient de souligner que d'autres interventions, à l'occasion de cette commémoration, ont projeté la lumière sur les vertus de feu Abdelkhalek Torrès, appelant à retracer ses pensées par le biais d'une université estivale pour encadrer la jeunesse marocaine, célébrer l'élite politique qui a milité pour l'indépendance, enraciner la fidélité aux martyrs de la patrie et faire en sorte d'ancrer la moralisation de l'action politique au Maroc.
Cette rencontre a été, d'autre part, une réelle occasion pour dresser une analyse relevant de la situation politique et économique. Dans ce contexte, M. Barraka a affirmé que le parti de l'Istiqlal a choisi de se positionner au côté du peuple marocain pour défendre les multiples revendications émanant des différentes classes sociales, tout en présentant des alternatives concrètes et viables, engageant le gouvernement a disposer des politiques publiques efficientes, susceptibles d'être en phase avec les doléances de la société marocaine. Il a également appelé à multiplier les efforts afin d'améliorer le cadre de vie des citoyens, de dissiper les raisons engendrant les sentiments de déception, de désespoir et de manque de confiance dans l'avenir et d’instaurer les mécanismes de bonne gouvernance et rompre avec l'économie de la rente, évoquant, à cet égard, les différents points et suggestions en rapport avec la vision du Parti de l'Istiqlal pour repenser le modèle économique.
"Les indicateurs de la paupérisation, des nombreux déficits enregistrés dans les régions reculées sont alarmants" a-t-il décrié. "S'ajoute à cela les opportunités économiques manquées, à cause de l'éparpillement des efforts des départements gouvernementaux, qui manquent de convergence et d’harmonisation dans leurs actions" a-t-il intensifié.
Le secrétaire général du  Parti de l'Istiqlal a enchaîné avec la nécessité de préserver la dignité du citoyen marocain, d'améliorer les différentes prestations dans le secteur de la santé et de l'enseignement, dans le but de conforter la cohésion sociale et de remédier aux disparités.
La capitalisation des ressources humaines, la garantie de l'emploi aux jeunes, notamment les diplômés, faisaient partis des appels lancés au gouvernement, en cette occasion, par M. Nizar Barraka pour accélérer la cadence et relancer d'autres chantiers capables de munir le Maroc de leviers économiques viables.
Samir ZERRADI

8/7/2019
Lu 5407 fois
| |
 12ème Sommet extraordinaire de l’UA à Niamey
N. Bourita représente SM le Roi

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Nasser Bourita représente SM le Roi Mohammed VI aux travaux du 12ème Sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA), ouverts dimanche dans la capitale nigérienne Niamey.
Ce Sommet est exclusivement consacré au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCA), projet phare de l’agenda 2063 de l'UA.
Entrée en vigueur le 30 mai dernier après sa ratification par plus d'une vingtaine de pays, la ZLECA vise à créer un marché unique pour les marchandises et les services, adossé au principe de libre circulation des personnes.

8/7/2019
Lu 6548 fois
| |
 
Bourita remet un message de SM le Roi Mohammed VI au président rwandais

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita, a été reçu en audience vendredi à Kigali par le président de la République du Rwanda, M. Paul Kagame, à qui il a remis un message écrit de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Le message royal porte notamment sur le renforcement du partenariat bilatéral, les questions africaines et celles relatives à l’Union africaine.
Cette audience s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume au Rwanda, M. Youssef Imani et du ministre d'Etat rwandais chargé des Affaires est-africaines, M. Olivier Nduhungirehe.
Jeudi, M. Bourita a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la cérémonie de commémoration du 25e anniversaire du Jour de la libération du Rwanda.

8/7/2019
Lu 6693 fois
| |
 Acteurs centraux de la co-propriété : Ils sont oubliés par la législation
Vers la régulation de la profession de concierge  

Amine DERKAOUI

Oubliés de la législation,
les concierges des immeubles pourront bientôt voir leur situation régulée, grâce à une proposition de loi du Parti
de l'Istiqlal. 


Ils sont là pour surveiller nos appartements, distribuer le courrier, nettoyer et entretenir nos résidences, mais sont souvent embauchés contre un salaire précaire, si ce n'est une résidence faisant office de contrepartie de leurs tâches éprouvantes. C'est dans le but de "régulariser" la situation d'environ 4.000 concierges au Maroc que le groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme à la Chambre des Représentants a déposé une proposition de loi, qui reconnaît leur statut et fixe les conditions de l'exercice de leur travail. 
En effet, le seul texte juridique qui fait référence à cette catégorie, à l'influence considérable dans la vie quotidienne des Marocains, est le Dahir de 1977 sur l’entretien des immeubles et l’installation de conciergeries, qui ne prévoit ni rémunération, ni protection sociale aux concierges. Ainsi, la nouvelle proposition de loi de l'Istiqlal oblige les propriétaires des immeubles à y aménager un "logement décent" pour les concierges, de conclure avec eux un contrat de travail "obéissant aux dispositions du Code du travail et au régime de protection sociale", avec une rémunération qui "ne peut être inférieure au salaire minimum", soit 14,13 dirhams pour une heure de travail.
Selon la nouvelle formule du Dahir, telle que proposée par le parti de la balance, les concierges des immeubles peuvent aussi recourir aux inspecteurs de travail pour faire valoir leurs droits et, inversement, les inspecteurs, dans le cadre de patrouilles, constatent les violations de la loi et soumettent des PV aux tribunaux compétents. 
Auteur du texte, le député Istiqlalien Lahcen Haddad a confirmé, dans une déclaration à "L'Opinion", qu'une question à ce sujet sera adressée au ministre de l'emploi dans la session orale de la première chambre, ce lundi 8 juillet, et que le groupe "défendra cette proposition jusqu'à son adoption finale par le Parlement". 
Amine DERKAOUI

8/7/2019
Lu 6316 fois
| |
 Terrorisme
Un Palestinien arrêté pour crypto monnaie

Le Bureau Central d’Investigation Judiciaire (BCIJ) relevant de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), ont procédé à l’arrestation d’un ressortissant palestinien, résidant dans la ville de Mohammedia, présumée impliqué dans une gravissime affaire de crypto monnaie au profit de plusieurs organisations terroristes internationales. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect était parvenu à créer tout un réseau de clients ayant des ramifications dans différents pays.
Dans un communiqué émanant de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, Il est précisé que le mis en cause avait acquis une grande expérience, à travers ses activités internationales, dans le domaine des transactions en crypto monnaie.
Il est vrai que le phénomène de la crypto monnaie reste incompris pour le grand public, les gouvernements et de nombreuses entreprises, telles les banques, sont, par contre, parfaitement conscients de son importance.
Cette opération a été réalisée dans le cadre de la lutte anti-terroriste, un combat que mènent les autorités marocaines sur le plan national et international, mais, elle s’inscrit surtout dans le cadre des investigations sur les sources de financement des cellules terroristes.
A. L.




8/7/2019
Lu 6220 fois
| |
 Financement de la santé au Maroc
Quel modèle pour la couverture sanitaire universelle   
Au Maroc, il est communément admis que la question du financement de la santé est, depuis longtemps, un vrai casse-tête.

A. CHANNAJE

L'insuffisance des ressources publiques, résultat des restrictions budgétaires, la hausse en cascade des coûts des soins, l’amélioration de l'espérance de vie des Marocains (74,8 ans) et le vieillissement de la population sont, entre autres, des facteurs qui pèsent sérieusement sur le financement du système de santé au Maroc. Un secteur qui est censé cependant garantir et faciliter l’accès des populations aux soins médicaux. Or, ce n'est malheureusement pas le cas au Maroc. Le citoyen doit, avant tout, payer par n'importe quel moyen s'il veut se soigner. Le gouvernement est appelé alors, dans le but d'améliorer l’offre de soins, de chercher des ressources financières supplémentaires pour investir, de manière rationnelle, dans le domaine de la santé.
Or, les dépenses de santé ne représentent que 7,7% du budget de l’Etat, alors que l’OMS recommande, notamment pour les pays similaires au Royaume un chiffre de 15%.
C’est dans ce contexte qu’une conférence nationale sur le financement de la santé s’est tenue les 18 et 19 à Salé sous le thème : « Quel modèle de financement pour la couverture sanitaire universelle   ».
Organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi, en partenariat avec l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Banque mondiale, l’Union européenne et la BAD (Banque Africaine de Développement), cette conférence avait pour principe objectif d’identifier les grandes orientations de la nouvelle stratégie de financement de la santé, en lien avec les objectifs du Plan Santé 2025 en termes de couverture sanitaire universelle. « Le Maroc consacre aujourd'hui6% du PIB (Produit Intérieur Brut) au secteur de la santé. La contribution de l'État, à travers les recettes fiscales, représentent le quart des dépenses sanitaires. Les ménages contribuent pour 50%. Quant à l'assurance maladie, elle finance 22% de ces dépenses, a souligné Anass Doukkali, ministre de la Santé.
Le ministre de tutelle a ajouté que la forte contribution des ménages à la prise en charge des soins de ces dépenses constitue, notamment pour la population vulnérable.
M. Doukkali a tenu, cependant, à souligner que la transition du système de santé marocain doit faire face désormais au double phénomène de vieillissement de la population et de l'exacerbation des maladies chroniques. En effet, l'espérance de vie à 75 ans et la prévalence élevée des maladies chroniques, dont le diabète et l'hypertension.
De même, la généralisation du RAMED (Régime d'Assistance Médicale) a contribué à améliorer le taux de couverture médicale pour atteindre 62% de la population.
Cependant, l’extension de l'assurance maladie aux travailleurs indépendants, qui représentent 33% de la population, constitue un pas décisif vers l’atteinte de la couverture sanitaire universelle.
Tous ces éléments, selon M. Doukkali, plaident pour la mise en place d'une stratégie de financement cohérente, soutenable et pérenne.

Pénurie de cadres médicaux
et paramédicaux
De son côté, le chef de gouvernement, Saâdeddine El Othmani, a indiqué que l'amélioration de l'offre de santé au Maroc passe par un financement efficient et optimal du secteur.
Il a relevé la hausse de l’effectif médical et l’élargissement de la couverture médicale à plusieurs catégories professionnelles et semi-professionnelles combinés à l'exploration de nouvelles pistes pour le financement de la santé.
« Nous sommes à cette étape décisive dans l'optique d’intégrer un plus grand nombre de bénéficiaires de la couverture sanitaire globale », a fait savoir M. El Otmani, indiquant que l’utilisation optimale des ressources financières constitue, à elle seule, le prélude à ce chantier majeur.
Dans ce sens, il a rappelé que la couverture médicale englobera des indépendants, un chantier en cours de finalisation pour sa mise en œuvre et qui dénote de la volonté du Maroc à aller de l’avant pour réussir ce projet réformateur. 
« Nous recherchons à ce que notre approche du financement de la santé soit sociale, économique et intégrée », a-t-il dit, citant dans ce cadre l'élaboration d'un projet de loi portant sur le développement de partenariat public-privé dédié au financement du secteur. 
Il a déclaré, en outre, que le secteur de la santé au Maroc souffrait d'un manque de ressources humaines en raison de la fuite des cerveaux à l'étranger et de la faible formation en nombre des différents cadres médicaux. « C'est une pénurie de cadres médicaux, paramédicaux et techniques spécialisés », a-t- souligné.

Trois ateliers étaient au programme de cette conférence :
Mobilisation des fonds pour le système de santé entre limites de la capacité contributive et besoins de financement des soins,
Mise en commun des ressources pour la santé et gestion du risque financier,
Achat de services dans le domaine de la santé et optimisation des dépenses : quel impact sur l'équité de la prise en charge 
Ont pris part à cette conférence, initiée par le ministère de la Santé, plus de 200 participants à savoir des acteurs politiques, des experts nationaux et internationaux de renoms, des partenaires institutionnels, des représentants professionnels et syndicaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile. 
A. CHANNAJE

19/6/2019
Lu 1563 fois
| |
 Assemblée générale de l’ASMEX
Hassan Sentissi El Idrissi, président jusqu’en 2021
L’ASMEX a présenté mardi dernier sa nouvelle feuille de route à l’horizon 2025. Au programme : adoption de nouveaux statuts et prorogation du mandat du président Hassan Sentissi El Idrissi.

Lionel Atokré 

« Pour une prospérité durable par l’export ». C’est la nouvelle vision adoptée par l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) pour la feuille de route 2025. Lors des Assemblées Générales Ordinaire et Extraordinaire tenues mardi dernier à Casablanca, plusieurs points émanant de cette feuille de route ont été abordés. Parmi eux, celui de l’adoption des nouveaux statuts, présentés au président Hassan Sentissi El Idrissi, en vue d’assurer l’éligibilité de l’ASMEX au statut d’utilité publique. S’agissant des nouveaux statuts, les membres de l’association ont acté la prorogation pour deux années supplémentaires du mandat du Président en exercice, M. Hassan Sentissi El Idrissi.
«Le vote qui a été fait à main levée était unanime», nous informe Mohammed Essaâdi, vice-président général de l’ASMEX. Les nouveaux statuts adoptés par l’ensemble des membres prévoient, pour le président, un mandat de cinq ans au lieu d’un mandat de trois ans renouvelable une fois. « Nous estimons que cinq ans, c’est suffisant pour atteindre des objectifs en tant que président de l’ASMEX », ajoute Mohammed Essaâdi. Le mandat passe ainsi de trois à cinq ans, prolongeant la présidence de Hassan Sentissi El Idrissi jusqu’en 2021. Présidence qu’il assure depuis 2013.
L’Assemblée générale ordinaire a aussi porté sur l’approbation des rapports moral et financier de l’exercice 2018, tout en évoquant les principaux défis à relever. A ce propos, la nouvelle vision de l’ASMEX porte sur des axes stratégiques prioritaires dont l’accélération de la croissance des exportations, la diversification de l’offre exportable et des marchés à l’export, le développement des exportations des régions, la consolidation des partenariats internationaux et le renforcement du positionnement de l’ASMEX en tant qu’interlocuteur privilégié des toutes les parties prenantes de l’export.

Export, un potentiel inexploité
de 15 milliards de Dhs
En marge de cette rencontre, les membres de l’ASMEX ont passé en revue les constats issus des premiers résultats de l’étude sur l’offre exportable nationale. En premier lieu, vient la faible représentativité des exportations marocaines dans les échanges mondiaux avec une balance déficitaire avec les pays signataires d’un accord de libre-échange avec le Maroc.
« Nous avons très peu de sociétés exportatrices au Maroc. 50 % des sociétés qui font de l’export, ont une durée de vie très limitée », déplore Mohamed Essaâdi. Les membres de l’ASMEX  ont, toutefois, relevé que l’offre exportable nationale est en croissance continue malgré une forte concentration des exportateurs sur l’axe Casa-Rabat et un centrage sur les partenaires classiques tels que la France et l’Espagne. Le potentiel inexploité a été estimé à 15 milliards de dirhams.
L’ASMEX a par ailleurs présenté sa feuille de route à l’horizon 2025 qui émane de sa nouvelle vision intitulée « Pour une prospérité durable par l’export ». Plusieurs actions ont été prévues pour l’accélération de la mise en œuvre de cette feuille de route, dont notamment le déploiement des recommandations de l’étude sur l’offre exportable, l’intégration des fédérations sectorielles dans les structures de l’association et la mise en marche du Comité de Pilotage des Exportations (COPEX) et de la compétitivité dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé. S’ajoute à cela l’accélération du chantier de la dématérialisation des procédures de l’export en partenariat avec les organismes concernés dont principalement et entre autres la Douane, l’Agence nationale des ports, le ministère de l'Industrie, de l'investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, l'ONSSA et le guichet unique national des procédures du commerce extérieur « Portnet ».
Sur le volet de la présence régionale, l’association compte déployer davantage d’efforts pour une représentation plus élargie au niveau des 12 régions du Royaume à travers la création de nouvelles antennes. « La création de ces nouvelles antennes va nous permettre d’élargir notre réseau », estime Mohammed Essaâdi. De nouveaux services seront développés au profit des membres pour un accompagnement en phase avec leurs besoins et exigences sur le plan technologique et informationnel. Dans ce sens, une solution de veille et d’intelligence économique baptisée « ASMEX Gateway » a été lancée.

Lionel Atokré 

19/6/2019
Lu 10470 fois
| |
 Analyse
Le nouveau modèle de développement au crible de la pensée d’Allal El Fassi
Les sons de fanfare s'élèvent ce samedi 15 juin à l'entrée du Centre culturel Ahmed Boukmakh à Tanger, qui accueille la commémoration de la 45ème année du décès de Allal El Fassi. L'ambiance est festive mais chez les plus vieux, la disparition du "Za'im" est toujours aussi amère qu'elle le fut en 1974. "Je pleure encore comme un enfant quand je pense à Si Allal", soupire ce septuagénaire, le vague à l'âme.

Amine DERKAOUI

Pour ce premier rassemblement national du parti à Tanger depuis l'accession de Nizar Baraka au Secrétariat général, l'abondance est spectaculaire.

"On est impressionné par cet afflux de toutes parts de plus de 2000 personnes. On ne s'y attendait pas", reconnaît un membre du comité d'organisation. La salle de conférences qui va accueillir l'évènement est déjà pleine qu'autocars et bus transportant les militants venus des quatre coins du Maroc débarquent au parking. Mais quand la délégation du Bureau provincial de Rabat arrive, tout le monde s'attend à la surprise, et les Rbatis ne déçoivent pas. Guidés par l'infatigable "Filali", qui revendique 50 ans de militantisme au sein de l'Istiqlal, femmes et jeunes de Rabat brandissent drapeaux et photos de Allal El Fassi, et scandent, au point de mettre les fanfares en mode sourdine, chants nationaux et hymne du parti. Il faut dire que la logistique n'était pas contraignante. Une grande partie des participants ont fait le déplacement par Al Boraq, qui donne désormais aux déplacements vers Tanger des allures de promenade de santé.

Ce n'est pourtant pas un hasard si Tanger a été choisie pour abriter cette rencontre. Comme l'a rappelé, dans son allocution d'ouverture, Abdeljabbar Rachdi, membre du Comité exécutif du parti, la capitale du Boughaz fut le deuxième lieu de résidence du "leader de la libération", après Fès. En effet, après sa mise en exil par les autorités coloniales au Gabon, puis au Congo, Allal El Fassi s'était installé en 1949 à Tanger, qui jouissait du statut de Zone internationale jusqu'en 1956.

Référence inexorable
"La conscience est le fondement de la civilisation véritable. (...) Une conscience lucide est l'unique instrument pour parvenir à rebâtir notre société". Ces deux phrases, extraites de l'œuvre de référence de feu Allal El Fassi, "L'Autocritique", expriment sommairement la pensée du chef de file du mouvement national. En présence des deux fils du Za’im, Hani et Abdelouahed El Fassi, l'actuel Secrétaire général du parti, Nizar Baraka, a démontré comment les idées fondatrices de Si Allal inspirent la vision actuelle du parti du nouveau modèle de développement, telle que présenté au Cabinet royal en novembre 2018. Selon Baraka, la pensée conceptuelle de Allal El Fassi et son référentiel égalitaire sont une clé d'entrée pour remédier aux "dysfonctionnements du modèle actuel". "Ces orientations se basent sur la préservation de la sécurité spirituelle et l'intégrité territoriale, le renforcement de la solidarité et de la cohabitation entre les citoyens, avec un focus sur les valeurs fédératrices de l'identité nationale, où la religion musulmane occupe une place centrale", explique le Secrétaire général. En faisant référence aux principes de "préservation de la richesse et sa répartition équitable », étayés dans les innombrables écrits de Allal El Fassi, Baraka a appelé à "l'encouragement de l'entrepreneuriat et à la lutte contre les tendances monopolistiques" de certaines structures économiques, insistant que le parti de la balance "ne peut que faire face à toute politique débouchant sur l'exacerbation des fractures sociales et territoriales, ou nuisant au pouvoir d'achat de la classe moyenne". Le nouveau modèle défendu par l'Istiqlal doit "cibler les familles les plus atteintes par les inégalités sociales, et réduire les disparités entre les provinces littorales et les zones montagneuses et frontalières", préconise Baraka en mettant l'accent sur la nécessité de "renforcer les capacités humaines et passer d'un modèle d'investissement sur les infrastructures, à un autre qui renforce le capital humain".
En somme, l'humanisme vrai tel que préconisé par Allal El Fassi. Tout en étant convaincu du rôle de l'élite intellectuelle et militante, "Sidi Allal" plaidait la proximité de celle-ci du citoyen simple, une caractéristique que nos dirigeants ont tendance à oublier.

Amine DERKAOUI

17/6/2019
Lu 11509 fois
| |
 Mouvement des étudiants grévistes en médecine et en pharmacie
L’ESCALADE !
Après les menaces de redoublement collectif et d’expulsions définitives proférées à l’encontre des étudiants grévistes; après la suspension des professeurs qui ont manifesté leur soutien à leur mouvement; après la tentative de diabolisation de ce mouvement en l’assimilant dans son intégralité aux manigances politiciennes d’Al Adl Wal Ihssane, on croyait avoir tout vu. Il n’en était rien, puisque voici venu le temps
de l’intimidation et des représailles à l’encontre des familles et des parents des étudiants. Retour sur les origines d’un mouvement en pleine escalade.

Bouteina BENNANI

Les hostilités ont commencé mercredi 12 juin, soit deux jours après l’opération de boycott réussie des examens des Facultés de médecine et de pharmacie et qui avait été marquée par un taux record d’adhésion de 100%. Selon des témoignages publiés dans la presse nationale et corroborés par les sources de « L’Opinion » au sein de la Coordination des étudiants grévistes, plusieurs familles auraient reçu la visite d’agents d’autorité, des Moqaddems en l’occurrence, les incitant à faire pression sur leurs enfants pour qu’ils cessent leur boycott des examens. Des convocations dans les Wilays de plusieurs villes, dont celle de Fès, ont également été adressées aux étudiants et à leurs parents. Et enfin, plusieurs témoignages (voir encadré) font même état de représailles sous la forme de radiation ou d’intimidation de parents d’étudiants grévistes exerçant dans le secteur médical. Tout ceci a un nom : Escalade. Retour sur les origines du mal.

En 2015 déjà !
Abstraction faite des points litigieux sujets à débat et du gouffre politique où se sont enfoncés les ministres de la Santé et de l’Education nationale, fallait-il s’engager, une fois encore, dans ce genre de cercles vicieux  A-t-on oublié la marée humaine constituée par les étudiants en médecine, lors de la marche menée en 2015, qui avait exposé le Maroc à la moquerie  Toute la presse avait, alors, parlé des 110 Dhs par mois octroyés aux étudiants de médecine pour les stages dans les Centres Hospitaliers Universitaires.

Il fallait se remémorer ces évènements et comprendre que ces jeunes étudiants ne s’emballent pas pour n’importe quelle cause, mais agissent en tout état de cause. C’est le cumul de revendications datant de plusieurs années, auxquelles se sont ajoutées d’autres problématiques créées par l’actuel gouvernement. Il s’agit du concours de résidanat pour les docteurs en médecine ou médecins généralistes, autrement dit le passage obligé pour l’accès à la spécialité. Une étape décisive dans leur parcours préprofessionnel. Les différents arguments des uns et des autres n’ont pu résoudre la problématique, ni désamorcer la tension entre les différents intervenants. D’ailleurs, ce sont presque les mêmes tiraillements observés qu’en 2015. Toujours est-il que les secteurs Education et Santé, imbriqués, ne semblent, ces dernières années, évoluer vers aucune issue.

La polémique du résidanat
La polémique actuellement soulevée, celle du résidanat, n’est pas des moindres. Le concours en lui-même est difficile et les postes attribués aux jeunes médecins sont peu nombreux. En 2018, selon des données chiffrées du ministère de la Santé auxquelles « L’Opinion » a eu accès, 910 postes ont été attribués aux résidents à travers tout le Maroc. Cette année, ce chiffre a reculé à 730 postes, alors même que deux nouvelles Facultés de médecine ont été ouvertes à Agadir et Tanger. En 2018, les 500 candidats, au niveau de Rabat, se sont affrontés, académiquement parlant, pour 155 postes. C’étaient 88 postes pour les spécialités médicales, dont 40 avec contrat et 48 sans contrat, 54 postes pour les spécialités chirurgicales, dont 23 avec contrat et 31 sans contrat, et 13 postes pour les spécialités biologiques, dont 7 avec contrat et 6 sans contrat. Donc, en gros, ce sont juste 101 postes budgétaires qui ont été proposés, avec engagement d’embauche, soit le 1/5 de l’ensemble des candidats. Au niveau de Casablanca, les postes attribués étaient au nombre de 202, en 2018. En 2017, les postes disponibles étaient 112, dont 40 avec contrat et 52 sans contrat.
En somme, les chiffres sont parlants et ils attestent d’un déficit patent de postes que justement les étudiants grévistes ne veulent surtout pas voir s’aggraver avec l’afflux massif d’étudiants du privé pour lesquels rien ne semble avoir été prévu, ni anticipé. D’où la résignation des étudiants grévistes à continuer leur mouvement qui s’apparente aujourd’hui à un réflexe de survie. «Nous craignons que nos chances pour le résidanat ne soient réduites par toute cette masse d’étudiants du privé qui vont diminuer nos possibilités de faire une spécialité», nous explique une étudiante gréviste de Rabat.

Une année blanche à 1 milliard
de dirhams
Les étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie sont menacés d’année blanche. Il est plus que temps de faire des études sur le coût estimé d’une année blanche universitaire et des pertes subies par l’Etat, pour ce qui est du budget alloué à chaque étudiant. A défaut d’études récentes à ce sujet, l’étude du Conseil Supérieur de l’Enseignement, datant de 2009, peut donner une idée sur le coût, pour l’Etat, d’une année blanche, et ce, à travers le coût unitaire annuel de formation d’un étudiant. L’étude, intitulée « Financement et coût en éducation au Maroc », a été réalisée par M. Brahim Chedati, sous la supervision de l’Instance Nationale d’Evaluation du Système d’Education et de Formation, émanation du Conseil Supérieur de l’Enseignement, dans le cadre des travaux de préparation du premier rapport du Conseil sur l’état et les perspectives du système national d’éducation-formation pour l’année 2008.
Entre autres champs disciplinaires, cette étude nous apprend qu’en ce qui concerne la médecine, la pharmacie, et la médecine dentaire, le coût unitaire de formation des étudiants, en 2006, était de 45.395 Dhs. Autrement dit, c’est ce que coûte chaque étudiant de ces disciplines pour l’Etat. Si l’on ne se réfère qu’à ce chiffre, sans prise en compte de l’inflation et des surcoûts accumulés en l’espace de 13 années, le montant total de la perte occasionnée par une année blanche pour l’ensemble des 22.000 étudiants grévistes se monterait donc à 998.690.000 dirhams, soit un peu mois d’un milliard de dirhams de perte sèche pour les caisses de l’Etat.

Les autres raisons de la colère
La crise des étudiants grévistes intervient dans un contexte des plus troubles au sein des secteurs de la Santé et de l’Education au Maroc. Conditions de travail déplorables au sein des hôpitaux, manque de matériel dans les Facultés, rémunération dérisoire des gardes, nombre de postes de résidanat et d’internat très bas par rapport au nombre de lauréats, non aboutissement du système LMD (Licence-Master-Doctorat) indispensable pour un long cursus de ce genre, démissions de praticiens de l’Ordre des médecins, fuite des médecins en Allemagne et autres, ce sont là autant de dossiers à traiter dans l’immédiat. La problématique duale public-privé est, bien sûr, à mettre sur la table, mais pas au détriment des franges sociétales qui se battent pour relever leur niveau de vie et pour un avenir meilleur. Il est donc plus que temps pour que les décisions gouvernementales soient prises sous un angle égalitaire, juste et prévoyant sur le long terme, avec des études sérieuses à l’appui, et non pas fruit de tâtonnements, d’entêtement et de calculs politiciens.
Bouteina BENNANI

17/6/2019
Lu 5228 fois
| |
 3ème édition du Trophée International Mohammed VI de Polo
SAR le Prince Moulay Rachid préside la finale à Rabat

SAR le Prince Moulay Rachid a présidé, samedi au Polo Club Souissi à Rabat, la finale de la 3è édition du Trophée International Mohammed VI de Polo, organisée par la Garde Royale du 9 au 15 juin, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI. A son arrivée au Polo Club Souissi, SAR le Prince Moulay Rachid a passé en revue un détachement des lanciers de la Garde Royale qui rendait les honneurs, avant d'être salué par le ministre de la Jeunesse et des sports, M. Rachid Talbi Alami et le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l'Administration de la Défense Nationale, M. Abdeltif Loudyi, ainsi que d'autres personnalités civiles et militaires. Les chefs de délégations des équipes participantes ont été présentés à Son Altesse Royale qui a donné le coup d'envoi de la troisième manche de la finale.
SAR le Prince Moulay Rachid a ensuite rejoint la tribune officielle pour assister aux deux dernières manches de la finale de la 3è édition du Trophée International Mohammed VI de Polo.
Au terme de cette compétition, Son Altesse Royale a assisté à un défilé des équipes participantes avant de procéder à la remise du trophée de cette 3è édition au capitaine de la sélection nationale (A), Mohamed Lamhamdi, et du deuxième prix au capitaine de l'équipe du Portugal qui a participé à la finale, avant de poser pour une photo souvenir avec l'équipe championne, l'équipe finaliste et l'ensemble des équipes participantes à cette grande manifestations sportives. 

17/6/2019
Lu 4219 fois
| |
 
 
 
   Autre
   
  La une en PDF
 
  Editorial
 
Inquiétudes et pertinences
Le recours du gouvernement à la cession, dans l’urgence, de participations publiques stratégiques do
Jamal HAJJAM
 
  Dossier
 
Ces insaisissables pages Facebook qui pourrissent les examens

Amine DERKAOUI
 
   
  Chronique
 
L’«émanation» du peuple, contre le peuple 
Jamal HAJJAM
 
  T�l�gramme
 
 
   
   Articles les plus lus
 

 L’«émanation» du peuple, contre le peuple ?
 Inquiétudes et pertinences
 Bourita remet un message de SM le Roi Mohammed VI au président rwandais
 N. Bourita représente SM le Roi
 Vers la régulation de la profession de concierge? 
 Un Palestinien arrêté pour crypto monnaie
 Abdelkhalek Torrès, une école de valeurs et un patrimoine national commun


© Copyright 2009 L'opinion
Avenue Hassan II Lotissement Vita - Rabat Tél : 05 37 29 30 02/03/04/06 Fax : 05 37 29 39 97 E-mail : lopinion@lopinion.ma
Réalisé par Widesoft Systems