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Syrie: Ahrar al Cham vs Fateh al Cham, les factions islamistes s’entretuent

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov rencontrera des représentants de l’opposition syrienne vendredi à Moscou, mais pas les représentants rebelles qui ont participé aux pourparlers de paix d’Astana, a annoncé mercredi Moscou.

Sur le terrains, es rebelles syriens du groupe islamiste Ahrar al Cham ont annoncé jeudi avoir fusionné avec six autres factions rebelles pour repousser une offensive lancée cette semaine dans le nord-ouest de la Syrie par les islamistes du Front Fateh al Cham, ex-Front al Nosra, contre des factions de l’Armée syrienne libre (ASL).
Selon Fateh al Cham, anciennement affilié à Al Qaïda jusqu’à la rupture formalisée l’été dernier, des factions de l’ASL auraient conspiré contre lui lors des discussions de paix qui se sont tenues lundi et mardi à Astana, la capitale de Kazakhstan, sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie, et chercheraient à l’”isoler”.
Ces “conférences et négociations”, a ajouté l’ex-Front al Nosra, ont pour objectif de “tenter de détourner le cours de la révolution pour l’orienter vers une réconciliation avec le régime criminel” de Bachar al Assad.
A l’issue de violents combats qui se sont traduits par l’élimination du groupe Djaïch al Moudjahidine (affilié à l’ASL), les djihadistes de Fateh al Cham ont repris une zone située à l’ouest d’Alep, ont rapporté mercredi deux chefs de l’ASL.
“Al Nosra veut en finir avec l’ASL”, a dit un de ces responsables de l’Armée syrienne libre. S’il y parvient, a-t-il ajouté, “les factions qui étaient présentes à Astana seront anéanties”.
Ahrar al Cham, qui n’était pas présent à Astana, s’est allié à ces factions de l’ASL, accusant le Front Fateh al Cham d’avoir rejeté des initiatives de médiation pour stopper ces affrontements internes à la rébellion anti-Assad.
“Si les combats continuent et si une partie continue de commettre des injustices contre une autre, nous ne permettrons pas que cela se produise, quel qu’en soit le coût, même si nous devons en être victimes”, prévenait le chef d’Ahrar al Cham, Abou Ammar al Omar dans un message mis en ligne mercredi sur YouTube.
Le communiqué d’Ahrar al Cham annonçant jeudi matin ce regroupement souligne que toute attaque contre un des membres de cette nouvelle alliance sera considérée comme une “déclaration de guerre” contre l’ensemble des factions la composant.
Reuters n’a pu obtenir confirmation de ce regroupement auprès des factions concernées.
Ahrar al Cham se présente comme un groupe islamiste sunnite. Acteur majeur de la rébellion syrienne, il est considéré comme une organisation terroriste par Moscou.
Absent d’Astana, il a toutefois exprimé son soutien aux mouvements qui y ont participé, espérant qu’ils y obtiendraient un résultat favorable à l’opposition syrienne.

L’opposition syrienne invitée à Moscou,
pas les rebelles

Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov rencontrera des représentants de l’opposition syrienne vendredi à Moscou, mais pas les représentants rebelles qui ont participé aux pourparlers de paix d’Astana, a annoncé mercredi Moscou.
“Nous avons invité pour vendredi tous les opposants qui souhaitent venir, l’opposition politique.
Nous les informerons de ce qui s’est passé à Astana et de notre vision du développement positif du processus d’Astana à l’avenir”, a déclaré Sergueï Lavrov devant les députés russes, dans des propos retransmis à la télévision.
Le but de la rencontre sera de “partager nos impressions sur les discussions d’Astana”, avait indiqué auparavant une source au sein du ministère des Affaires étrangères, qualifiant de “grand succès, d’immense pas en avant (...) qu’il faut confirmer” les pourparlers de paix de lundi et mardi dans la capitale kazakhe.
“Nous avons reçu une invitation pour le 27 mais l’opposition n’a pas encore décidé d’y assister. Elle veut avant des clarifications concernant la nature de la rencontre”, a déclaré à l’AFP Ahmad Ramadan, membre de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale formation de l’opposition en exil.
Plusieurs représentants des rebelles combattant et contrôlant des territoires en Syrie, interrogés par l’AFP, ont pour leur part déclaré ne pas avoir reçu d’invitation pour des discussions à Moscou mais être prêts à s’y rendre le cas échéant.
“Le problème n’est pas l’invitation, c’est le sujet de la discussion. Si c’est sérieux, nous pouvons aller au bout du monde”, a déclaré Fares Bayouche, négociateur d’un groupe rebelle présent à Astana.
Des opposants syriens ont déjà plusieurs fois été reçus à Moscou mais cela n’a jamais été le cas pour des rebelles contrôlant des territoires en Syrie.
Les négociations d’Astana, qui regroupaient pour la première fois depuis le début du conflit syrien des représentants du régime et des combattants rebelles, se sont achevées mardi sans progrès tangible pour une résolution politique du conflit.
Le président russe, Vladimir Poutine, a toutefois salué la tenue de ces pourparlers, y voyant une “bonne base” pour les prochains pourparlers de paix qui doivent se dérouler à Genève le 8 février sous l’égide de l’ONU.
“Grâce à nos efforts communs, le processus (de paix) se poursuit sur la base d’une très importante décision: le cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les combattants de l’opposition” signé le 30 décembre dernier, a-t-il déclaré en amont d’une rencontre à Moscou avec le roi de Jordanie Abdallah II.
La Russie, la Turquie et l’Iran, parrains de ces discussions, ont annoncé avoir trouvé un accord destiné à consolider le cessez-le-feu, mais les rebelles et les représentants du régime ont refusé de négocier directement et n’ont pas signé la déclaration finale du sommet.
La guerre en Syrie a tué 310.000 personnes et provoqué l’exil de millions de Syriens depuis la fin 2011.

27/1/2017
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Etats-Unis: Trump veut geler l’entrée des Musulmans et des réfugiés

Donald Trump devrait poursuivre cette semaine son offensive contre l’immigration en suspendant l’entrée aux Etats-Unis de ressortissants de certains pays musulmans et l’admission de réfugiés, le nouveau président américain invoquant le “terrorisme” dans un monde devenu un “foutoir complet”.
Après avoir signé mercredi un décret sur son projet phare de construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, Donald Trump pourrait en signer un autre, peut-être dès jeudi, qui bloquerait pendant un mois l’arrivée en Amérique de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.
Ce projet de décret présidentiel, que le quotidien Washington Post a publié mercredi soir, est intitulé “Protéger la nation d’attaques terroristes par des étrangers” et il prévoit également l’arrêt complet pendant quatre mois du programme américain d’admission de réfugiés de pays en guerre.
Les Syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, et dont seulement 10.000 ont été acceptés aux Etats-Unis en 2016, seraient, eux, définitivement interdits d’entrer.
Le nouveau président américain, élu sur des slogans de campagne isolationnistes et de lutte contre le “terrorisme islamique radical”, veut diviser par deux le nombre de réfugiés accueillis en 2017, selon ce projet de décret. L’administration de Barack Obama s’était donnée l’objectif de plus de 100.000 réfugiés acceptés cette année. L’administration Trump en viserait dorénavant seulement 50.000, toutes nationalités confondues.
Le nouvel occupant de la Maison Blanche a défendu ces mesures, affirmant mercredi soir sur la chaîne de télévision ABC qu’il fallait agir dans “un monde en colère” devenu “un foutoir complet”.
“Ce n’est pas une interdiction contre les musulmans mais cela concerne des pays qui ont beaucoup de terrorisme”, a affirmé le milliardaire populiste.
Avant même que le décret ne soit officiellement signé, il a été dénoncé par des groupes de défense des droits de l’homme. “Tourner le dos à des réfugiés vulnérables ne va pas protéger les Etats-Unis”, a condamné l’ancien patron du centre national du contre-terrorisme, Michael Olsen, aujourd’hui membre de l’association Human Rights First. Au contraire, “cela va nourrir le récit mensonger de (l’organisation jihadiste) Etat islamique pour qui nous sommes en guerre contre les musulmans et non contre les groupes terroristes”, a-t-il tonné.
Aux yeux aussi de l’ancien ambassadeur américain en Irak et en Syrie, Ryan Crocker, “interdire l’admission de réfugiés syriens va à l’encontre des valeurs de l’Amérique et sape son leadership”.
Mais le président Obama ne s’était pas montré particulièrement généreux avec ceux qui fuient la guerre en Syrie, Washington n’ayant accueilli que 18.000 Syriens depuis 2011.
Mercredi, son successeur Donald Trump, au pouvoir depuis moins d’une semaine, a donné corps à sa promesse de campagne la plus emblématique: il a signé un décret fixant pour objectif la construction “immédiate” d’un mur à la frontière avec le Mexique pour endiguer l’immigration illégale.
Le président républicain a affirmé qu’”une nation sans frontières n’était pas une nation” et il a répété que le Mexique paierait in fine pour ce projet évalué à des dizaines de milliards de dollars et qu’il avait évoqué dès son annonce de candidature à la présidentielle en juin 2015.
Mais son homologue mexicain Enrique Pena Nieto a dit mercredi soir “regretter” et “condamner” ce projet de mur et il s’est engagé à défendre les migrants de son pays.
Plus de 11 millions d’immigrés en situation irrégulière vivent aux Etats-Unis, certains depuis de très nombreuses années. Près de la moitié sont originaires du Mexique.
Donald Trump a par ailleurs signé un autre décret mercredi pour appliquer plus sévèrement la législation sur l’immigration. Il prévoit de réduire les financements fédéraux de Washington pour les quelque 200 “villes sanctuaires” aux Etats-Unis qui accueillent depuis des décennies des immigrés clandestins.
Le président s’est attiré les foudres des maires démocrates de Los Angeles, New York ou Chicago. Ce dernier, Rahm Emanuel, ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Barack Obama, a lancé: “Que vous soyez de Pologne, du Pakistan, de l’Inde, d’Irlande, d’Israël, du Mexique ou de Moldavie, vous êtes les bienvenus à Chicago”.
A Manhattan, plus d’un millier de personnes ont manifesté mercredi soir pour dénoncer les mesures anti-immigration en scandant: “Pas d’interdiction! Pas de mur! New York est à tout le monde”.
Déjouant une nouvelle fois les pronostics qui tablaient sur un repli du marché après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, le Dow Jones a franchi mercredi pour la première fois de son histoire le cap des 20.000 points.
Cette performance de la Bourse de New York, qui a terminé à 20.068 points, a été saluée sur Twitter par le nouveau président américain d’un “Superbe!”.

27/1/2017
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Soudan: L’opposant Sadeq al-Mahdi de retour après 30 mois d’exil Politique

L’ancien Premier ministre soudanais Sadeq al-Mahdi, dont le gouvernement avait été renversé en 1989 par l’actuel président Omar el-Béchir, était attendu jeudi à Khartoum après 30 mois d’exil, a annoncé à l’AFP un responsable de son parti d’opposition Oumma.
“Le dirigeant du parti (Oumma) Sadeq al-Mahdi sera de retour aujourd’hui après une absence du pays de 30 mois”, a déclaré à l’AFP le chef adjoint du parti, Fadlallah Bourmanasser.
M. Mahdi avait quitté le Soudan en août 2014, quelques semaines après avoir été emprisonné pour avoir accusé une unité paramilitaire d’exactions contre des civils.
Le parti Oumma a indiqué avoir pris toutes les mesures pour accueillir en début d’après-midi M. Mahdi à l’aéroport de Khartoum, puis dans la localité voisine d’ Oum Darmane où il doit prononcer un discours devant ses partisans et des sympathisants de l’opposition.
Au cours de son séjour à l’étranger, essentiellement au Caire, M. Mahdi a signé un accord baptisé l’”Appel du Soudan”, une alliance de groupes rebelles, de partis d’opposition hostiles au régime d’Omar el-Béchir.
Parmi ces groupes figurent des rebelles des provinces du Nil Bleu et Kordofan-Sud, en conflit avec les forces de M. Béchir depuis 2011, ainsi que du Darfour, une région occidentale du pays où un conflit a éclaté en 2003 et fait 300.000 morts selon l’ONU.
M. Mahdi avait été arrêté en mai 2014 par le puissant Service national de renseignement et de sécurité (NISS) après avoir, selon ce service, accusé une unité paramilitaire d’exactions au Darfour. Sous le coup d’une enquête pour des accusations de trahison, il risquait la peine de mort en cas de condamnation.
Son arrestation avait entraîné d’importantes manifestations appelant à la chute du gouvernement. Elles avaient été violemment dispersées par les forces de l’ordre, suscitant l’inquiétude de plusieurs pays. M. Mahdi avait été libéré un mois plus tard sur instruction du président Béchir.

27/1/2017
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Dossier réalisé par Y. Nasser
 
   
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