Directeur : Jamal HAJJAM           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Economie
 
Le dirham perd du terrain face à l’euro

Les réserves internationales nettes ont enregistré, au 29 décembre 2017, une hausse de 0,7% pour s’établir à 240,9 milliards de dirhams. C’est ce qu’affirme Bank Al-Maghrib dans une note d’information, ajoutant qu’en glissement annuel, leur baisse s’est atténuée à 3,3%.
Sur le marché de change, BAM souligne que le dirham s’est déprécié, durant la semaine allant du 28 décembre au 3 janvier 2018, de 0,13% par rapport à l’euro et s’est apprécié de 0,21% vis-à-vis du dollar.
Autre fait marquant de la semaine : Bank Al-Maghrib (BAM) a injecté sur le marché monétaire
un montant de 39milliards de dirhams sous forme d’avances à 7 jours sur appel d’offres. Tenant compte d’un montant de 3,2milliards de dirhams accordé dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME (Très Petites et Moyennes Entreprises), le montant total des interventions ressort à 42,2 milliards de dirhams.
Durant cette période, le taux interbancaire s’est situé ainsi à 2,30% et le volume des échanges est revenu de 6,5 milliards de dirhams à 5,8 milliards.
Dans ce registre, BAM fait rappeler, que les taux de rémunération des dépôts n’ont pas connu, en octobre 2017, de variation significative s’établissant à2,74% pour les dépôts à 6 mois et à 3,11% pour ceux à 1 an.
Pour ce qui est du taux minimum de la rémunération des comptes sur carnet, il a été fixé pour le deuxième semestre de l’année 2017 à 1,86%, en augmentation de 5points de base par rapport au semestre précédent.
S’agissant des taux débiteurs, le taux moyen pondéré global a augmenté de 34 points de base au troisième trimestre 2017 pour s’établir à 5,60%, reflétant des hausses de 46 points du taux des facilités de trésorerie à 5,69%et de 25 points de celui des prêts à l’équipement à 5,14%.
En revanche, les taux ont diminué de 16 points de base à 5,09% pour les crédits immobiliers et de 7 points à 6,60% pour les crédits à la consommation.
Les données de la banque centrale font ressortir, en outre, que le Trésor, lors de l’adjudication du 2 janvier 2018, a retenu 1,9 milliard de dirhams sur un montant proposé de 3,2 milliards.
Les souscriptions ont porté sur des bons à 52 semaines au taux de 2,40% et à 2 ans au taux de 2,57%. En l’absence de remboursements, durant la période allant du 4 au 10 janvier 2018, l’encours des bons du Trésor devrait s’élever à 524,4 milliards au 10 janvier 2018 en hausse de 0,46% par rapport à fin 2017.
Autre fait marquant de la période en question : appréciation de l’indice boursier MASI de 1,6%. Sa performance annuelle s’est établie ainsi à 1%. Selon Bank Al-Maghrib, l’évolution hebdomadaire de l’indice de référence reflète essentiellement les appréciations des indices sectoriels des « télécommunications » de 1,5%, des « bâtiments et matériaux de construction » de 2,6% et de l’« immobilier » de 8,2%.
Pour ce qui est du volume des échanges, il s’est établi à 2 milliards de dirhams contre 5,8 milliards une semaine auparavant. Sur le marché central, le montant quotidien moyen des échanges s’est établi à 311,4 millions après 382,5 millions la semaine dernière et les opérations de blocs ont totalisé 775,1 millions contre un montant de 3,7milliards de dirhams.
A.CHANNAJE

9/1/2018
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 Le Bitcoin
L’eldorado numérique ou la grande illusion

Le Bitcoin, la crypto monnaie, le Blockchain, des mots en vogue qui reviennent souvent face à l’ascension fulgurante des monnaies virtuelles. Méconnus du grand public il y a trois ans, les rouages du Bitcoin défraient aujourd’hui la chronique et ne cessent de susciter l'intérêt d'internautes, d'entreprises du monde entier, tout comme les inquiétudes de nombreuses autorités financières. 
Pour les adeptes des monnaies virtuelles, cet "or numérique" que représente le Bitcoin fait des émules et annonce un monde de demain, tandis que pour les plus sceptiques, ses bons erratiques font craindre une bulle spéculative au sein des milieux financiers. 
Créé en 2009 par plusieurs informaticiens dissimulés derrière le pseudonyme de Satashi Nakamoto, le Bitcoin se présente comme une monnaie numérique, privée et décentralisée. Il est le fruit d’une innovation qui implique deux domaines modernes d’activités, la finance et les nouvelles technologies de l’information et de la communication. 
Cette crypto monnaie circule dans des réseaux informatiques de pair à pair qui fonctionnent en réseau "Blockchain", un registre de données décentralisé partagé entre des milliers de machines dans le monde, a expliqué Mohammed Akaaboune, professeur d'économie monétaire à l’université Mohammed V de Rabat. 
"Il s’agit donc d’un système autonome, qui ne passe pas par le système bancaire pour traiter les transactions et qui n’a pas besoin d’une banque centrale pour son émission", a-t-il fait savoir. 
Pour cet universitaire, l’absence d’une instance responsable de l’émission des Bitcoins et d’un cadre officiel et légal fait que l’indispensable degré de confiance que requiert toute monnaie soit faible voire fragile pour la monnaie cryptographique.
Sur ce point, l’expert rejoint parfaitement la position de Bank Al Maghrib qui a mis en garde contre les risques inhérents au Bitcoin et à la forte volatilité de son cours de change. En effet, en une année, le cours de cette monnaie digitale a été multiplié par 20 passant de 1.000 dollars début 2017 à 20.000 dollars à la mi-décembre, avant de subir une forte érosion. 
Risque
Le risque engendré par le Bitcoin émane aussi des interventions d’acteurs non régulés ainsi que de son éventuelle utilisation dans des activités illicites, explique la Banque centrale, qui fait observer que l’absence de sécurité des "coffres-forts" permettant le stockage de la monnaie digitale présente aussi un risque opérationnel pour ses utilisateurs.
Si les transactions en Bitcoins, protégées par la cryptographie, ne peuvent pas être falsifiées, les portefeuilles numériques où ils sont stockés peuvent en revanche être dérobés, mettent en garde les experts.
Les Bitcoins présentent également un risque d’illiquidité, renchérit M. Akaaboune, notant que contrairement aux comptes en banques, en cas de cessation de paiements, l’absence de supervision de la part des autorités financières et de fonds de garantie expose les détenteurs de cette monnaie virtuelle au risque de perte sèche.
Cependant, les partisans du Bitcoin ne partagent pas cet avis et voient en la crypto-monnaie une parade contre la rapacité des banques dans la mesure où ce système permet d'effectuer des transactions dans le monde entier, sans aucun intermédiaire et avec moins de frais.
M. Akaaboune a aussi pointé du doigt le caractère spéculatif du Bitcoin, notant que ses créateurs ont fixé dès le départ sa masse globale à 21 millions chose qui confère à cette monnaie une certaine rareté et partant de la valeur.
Il a en outre fait remarquer que dans un cadre économique où les mouvements de capitaux sont contrôlés, le Bitcoin semble présenter une solution informelle de paiement et une opportunité pour les spéculateurs à la recherche de profit rapide.
Une révolution monétaire qui bouleverse le monde de la finance
Nonobstant, certains États ont décidé de fortement limiter, voire de totalement interdire l’utilisation du Bitcoin. À titre d’illustration, la France, la Chine, la Corée du Sud ainsi que le Maroc mettent en garde contre les risques qu’engendre cette monnaie virtuelle.
En revanche, certains pays comme l’Allemagne et les Etats-Unis ont prôné l’encadrement et la régulation de l’utilisation des monnaies virtuelles. Car si l'émission d'une monnaie virtuelle ne peut pas être régulée, son contrôle peut par contre être renforcé.
Le Venezuela est allé même jusqu’à lancer de façon officielle, légale et réglementée le "Petro", une monnaie virtuelle basée sur les réserves de pétrole du pays, a fait observer M. Akaaboune qui pense que les monnaies cryptographiques portent, notamment pour les pays en voie de développement, l’espoir d’une nouvelle voie pour échapper à la domination des principales devises sur l’économie mondiale. 
Tout compte fait, le développement du Bitcoin n'est pas exempt de risques. Comme toute idée novatrice, elle soulève des interrogations et fait parfois l’objet de critiques virulentes. Pour autant, le Bitcoin demeure incontestablement le précurseur d’une révolution monétaire qui a bouleversé le monde de la finance.
Par Sara Ouzian(MAP)

9/1/2018
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 Dépenses de consommation des Marocains
Progression de 4,5%

A. CHANNAJE

La croissance économique nationale s’est amélioré au troisième trimestre 2017, pour se situer à 3,8% au lieu de 1,3% durant la même période de l’année 2016, soutenue particulièrement par l’important rebondissement de l’activité agricole, la consommation finale des ménages et la demande extérieure, et ce, dans un contexte de baisse du niveau général des prix et du besoin de financement de l’économie nationale. Explication.
Après une forte baisse de 12,2% durant le troisième trimestre de l’année 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume a augmenté de 13,7% durant la même période en 2017. Cette évolution s’explique par la hausse la valeur ajoutée de l’activité de l’agriculture de 14,5% au lieu d’une baisse de 13,6% une année auparavant et de la hausse de celle de la pêche de 6% au lieu de 4,1%, explique le HCP.
La valeur ajoutée du secteur secondaire, de son côté, a affiché une croissance de 2,7% au lieu de 0,8% le même trimestre de l’année 2016, marquée par une amélioration des industries d’extraction de 17,8%; et des industries de transformation de 1,6%.
A l’inverse, elle a été marquée par le ralentissement de la croissance des activités de l’électricité et eau à 1%; et du bâtiment et travaux publics à 0,9%.

Le rythme de croissance
du tertiaire en baisse
La valeur ajoutée du secteur tertiaire, en revanche, a connu un ralentissement de son rythme de croissance à 2,6% au lieu de 3,1% le même trimestre de l’année précédente. A l’exception des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale affichant une diminution de 1,8% au lieu d’une hausse de 2,4% et des activités des postes et télécommunications qui ont connu un ralentissement à 2,1% au lieu de 4,8%, les autres composantes du secteur ayant connu des hausses de leurs valeurs ajoutées notamment les hôtels et restaurants avec 8,1%; les transports avec 5,7%.
Au total, la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu, ainsi, une hausse de 2,7%, au lieu de 2,3% au troisième trimestre de l’année 2016.
Dans ces conditions, poursuit le HCP, le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume s’est accru de 3,8% durant le troisième trimestre 2017 au lieu de 1,3% une année auparavant. Et ce, malgré le net ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions à 1,6% au lieu de 9,9%.
Aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 3,3% durant le troisième trimestre 2017. De ce fait, la hausse du niveau général des prix a affiché une baisse de 0,5% au lieu d’une hausse de 2,1% une année auparavant.

La demande intérieure s’accroit de 0,9%
Sur ce registre, le HCP indique que la demande intérieure s’est accrue de 0,9% au troisième trimestre 2017 au lieu de 7,2% la même période de l’année 2016, contribuant ainsi pour 1 point à la croissance économique nationale au lieu de 7,8 points.
Les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 4,5% au lieu de 3,5%, contribuant pour 2,6 points à la croissance au lieu de 2 points. De son côté, la consommation finale des administrations publiques a affiché une augmentation de 0,7% au lieu de 0,9%, avec une contribution à la croissance de 0,1 point au lieu de 0,2 point.
En revanche, l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation de stocks) a enregistré une baisse de 5,3% au lieu d’une hausse de 18,1%, avec une contribution négative à la croissance de (-1,8) points au lieu de 5,5 points, durant le même trimestre de l’année précédente.
Pour leur part, les exportations de biens et services ont affiché une hausse de 10,5% durant le troisième trimestre 2017 au lieu de 2,2% une année auparavant, alors que les importations ont connu un net ralentissement à 1,5% au lieu de 17,1%. Les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé, ainsi, une contribution positive à la croissance, se situant à 2,9 points au lieu d’une contribution négative de (-6,4) points le même trimestre de l’année précédente.

L’épargne nationale située à 27,8% du PIB
Autre élément soulevé par le HCP concerne le besoin de financement de l’économie. « Avec une diminution des revenus nets reçus du reste de monde de 3,9% au lieu d’une hausse de 23,2%, le revenu national brut disponible a connu un ralentissement de son rythme de croissance à 2,9% au lieu de 4,4% au troisième trimestre de l’année précédente », explique l’institution dirigée par Ahmed Alami Lahlimi.
Compte tenu de la croissance de la consommation finale nationale en valeur de 3,6% au lieu de 3,3% enregistrée une année auparavant, l’épargne nationale s’est située à 27,8% du PIB au lieu de 28,5%.
L’investissement brut a représenté 31,2% du PIB au lieu de 33,3% durant le même trimestre de l’année précédente. Le besoin de financement de l’économie nationale a connu ainsi une baisse, passant à 3,4% du PIB après avoir été de 4,8%, affirme le HCP.
A. CHANNAJE

1/1/2018
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Naissance et permanence de la « culture de l’échec »

  
 
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Naissance et permanence de la « culture de l’échec »

Par Brahim Makni
 
   
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