Directeur : El Atouabi Majdouline           Redacteur en Chef : Ahmed NAJI
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        Economie
 Etat d’avancement de la campagne agricole dans un contexte de manque de précipitations
Le bour défavorable compromet la production céréalière

N.BATIJE

Il fut un temps où en pareille période, les papiers fusent de toutes parts pour rendre compte de l’état d’avancement de la campagne agricole et son impact sur la formation du PIB.
Aujourd’hui, la tendance est autre, et l’on a l’impression, pour ne pas dire la conviction, que la plupart de nos confrères délaissent le monde rural ou, dans le meilleur des cas,  « se barricadent » derrière les chiffres du premier pilier du Plan Maroc Vert pour rendre compte d’une réalité qui, sur le terrain, au fin fond du terroir,  est toute autre.
Une réalité qui interpelle davantage de solidarité vis-à-vis d’un  monde rural livré aux aléas climatiques dans les zones reculées, dans le bour défavorable surtout.
Aujourd’hui, dans de nombreuses régions, les petits fellahs, faute de pluviométrie et au vu de l’état végétatif des parcours, se trouvent acculés de se  tourner vers les souks pour brader leur bétail. C’est le cas de la Chaouia ; c’est le cas aussi de Tit Mellil, nous confie un fin connaisseur du marché de la viande rouge.
Les temps étant ce qu’ils sont, c’est le seul moyen pour ces fellahs de se procurer un peu de trésorerie. Les yeux rivés vers le ciel qu’ils espèrent  clément, craignent que la  situation   ne s’aggrave davantage dans les jours à venir.
On l’a dit, on le redit une fois de plus : le bon déroulement de l’actuelle campagne agricole, tel qu’enclenché lors de la période de démarrage, est en train d’être  sérieusement compromis. L’enthousiasme porté  par les pluies de novembre  s’estompe et cède la place  au doute. Un doute qui devient de plus en plus certain.
Beaucoup de gens, que ce soit dans les souks, les cafés ou les banlieues, s’accordent à dire, qu’à défaut de  précipitations dans les jours à venir, c’est toute la production céréalière qui  risque d’être compromise.  Et que, encore tributaire des conditions climatiques, le monde rural risque d’en pâtir que ce soit en termes de spéculations ou en termes d’activité de l’élevage. Sans oublier, bien entendu, le manque d’opportunité de travail pour la main d’ouvre agricole rurale.
Ce qui à son tour se reflétera au niveau des villes en termes de cherté de certaines denrées alimentaires ou en termes de quête d’opportunité de travail.
Déjà, les données climatiques arrêtées au 10 mars  ne poussent guère à l’optimisme et font ressortir une nette baisse du cumul pluviométrique de l’ordre de 15,1% par rapport à la campagne précédente.
Le même constat est à relever au niveau des barrages dont la situation des réserves en eaux retenues  fait état d’un taux en deçà de celui observé une année auparavant.
 Parallèlement, et par région, les données jusqu’ici disponibles évoquent  un cumul pluviométrique inférieur à celui de la dernière campagne pour l’ensemble des régions.
Idem pour l’état de la végétation.
Les données jusqu’ici disponibles indiquent une situation du couvert végétal  en repli de 12,2% par rapport à la campagne précédente et de 10,4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Bien plus, au niveau régional, quatorze régions sur 18 ont affiché un indice de végétation inférieur à celui de la dernière campagne. Ceci étant, il va sans dire que l’hypothèse afférente à la production céréalière au titre de la campagne agricole 2018-2019 retenue au titre de l’actuelle loi de finances sera révisée à  la baisse.
Chose qui vient d’être faite par la Banque Centrale qui ne retient plus qu’une production céréalière de l’ordre de 60 millions de quintaux.
Ce qui à son tour, toute chose égale par ailleurs,  ramènerait le taux de croissance prévisionnel, au titre de cette année, en deçà des 3 %.
Partant de ce genre de considérations, L’OPINION a pris contact avec M. Abdelmoumen Guennouni en sa qualité d’ingénieur agronome pour recueillir son avis sur l’état d’avancement de l’actuelle campagne agricole.
Pour cet habitué du Salon international de l’agriculture au Maroc,  il n’y a plus l’ombre du moindre doute : dans certaines régions du Royaume, la campagne céréalière est complètement compromise  notamment au niveau de la Chaouia, Settat et Abda. Et ce, contrairement au Nord qui a été, jusqu’ici, relativement bien arrosé et dont la situation au niveau de la plaine de Saiss, Kénitra et Larache est relativement bien meilleure.
Idem pour le Gharb où les fellahs font appel à l’eau d’irrigation pour sauver leurs spéculations.
Grosso modo, pour M. Guennouni, au niveau du Nord, du Saiss et du Gharb, la situation est plutôt bonne alors que dans le Nord de la Chaouia, la situation est globalement moyenne et, finalement, le devenir de l’actuelle campagne agricole dans ces régions  dépendra dans les jours à venir du niveau des précipitations, si précipitations il y a  et aussi des travaux menés par les agriculteurs pour le traitement de leurs champs, que ce soit en termes de désherbage ou en termes d’apport d’engrais de couverture.
Sachant bien évidemment que ceux qui ont procédé à des semis précoces vont  mieux profiter, en termes de germination, des précipitations de janvier que ceux qui n’ont travaillé le sol que bien après.
En somme, conclut M Guennouni, toute chose égale par ailleurs, il va sans dire que nous allons tendre vers une campagne céréalière   qui n’excède guère dans le meilleur des cas à 40, voire 50 millions de qx.
La même tendance est à observer au niveau de certaines légumineuses dont le sort  est fonction du niveau et de la qualité des précipitations des mois d’avril et de mai.
N.BATIJE

2/4/2019
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 3ème édition du Salon National des Métiers du Bâtiment et de l'Equipement et de l'Artisanat
La qualité des métiers entre approche écologique et efficacité énergétique 

N. Batije

C’est sous l’intitulé :‘’La qualité des métiers authentiques et modernes du bâtiment et de l’équipement, entre le levier de l’approche écologique et le défi de l’efficacité énergétique’’ que « l’Association Professionnelle des Métiers du Bâtiment et de l’équipement » et « l’Établissement Marocain d’Art et Concept » EMA Concept, organisent,  entre le 23 et le 28 avril 2019 sur la place El Amal à  Agadir, la troisième édition du " Salon National des Métiers du Bâtiment et de l'Equipement et de  l'Artisanat " .
Aussi convient il de préciser que  cette troisième  édition  adopte une approche organisationnelles qualitative globale, qui fait d’elle un rassemblement national avec des horizons internationaux, recevant les différant acteurs des services administratifs et productifs ainsi que des professionnels, des experts et des académiques, marocains et étrangers.
A cet effet un communiqué de presse évoque la programmation de deux espaces dédiés à savoir : L’espace des séminaires, des ateliers professionnels, des ateliers de formation et des tables rondes académiques et professionnelles et  l’espace des expositions et des stands commerciales spécialisés dans un certain nombre de domaines dont : le domaine des services du bâtiment et de l’équipement; le domaine des énergies renouvelables; le domaine de la création et du soutien des PME; le domaine de la formation et de la qualification des ressources humaines et des expertises professionnelles et écologiques, pour le secteur du bâtiment et de l’équipement.
Sans oublier, précise-t-on de même source, que  dans le cadre de la journée d’ouverture du salon, cette troisième session aura le privilège d’organiser « le premier forum national pour le renforcement de la stratégie énergétique marocaine» intitulé « l’efficacité énergétique et l’approche écologique des métiers du bâtiment et de l’équipement, entre le fait actuel et les horizons.»
Et c’est d’ailleurs la raison pou laquelle l’Association et ses partenaires invitent tous les spécialistes, experts, universitaires, professionnels et artisans ainsi que les institutions et entreprises impliquées dans les secteurs de la construction, de la transformation et de l’énergie de prendre part à cet événement .
Un événement dont la philosophie s’inspire de l’obligation d’engagement des différents acteurs du secteur du bâtiment et de l’équipement vis-à-vis des valeurs du partenariat national, et ce à partir de deux niveaux :
Le niveau de l’implication positive et effective dans la mise en place et le renforcement des grandes stratégies nationales, surtout la stratégie des énergies renouvelables et celle du développement humain; visant à réaliser le développement durable souhaité. Et le niveau de la veille sur la convergence des efforts et à la combinaison des compétences professionnelles, universitaires, institutionnelles et celles des acteurs de la société civile, dans le bût de d’améliorer la qualité des efforts fournis par le secteur, afin de trouver des solutions qualitatives aux problèmes structurels et institutionnels; de travailler sur la création de présentations et d’idées capables d’évoquer la dimension de la santé, de la culture et de l’identité, de satisfaire le goût esthétique et d’élever le niveau de vie du citoyen marocain; d’avoir une approche réaliste, trouvant sa force dans la rationalisation des énergies et des dépenses, dans le bon emploi des ressources matérielles et de connaissances, ainsi que dans la promotion de l’intégration et de la complémentarité entre les expériences professionnelles modernes et celles artisanales authentiques; de renforcer la mise en place des résultats et des innovations découvertes par les études académiques et la recherche scientifique et technique, dans les différents domaines liés au secteur du bâtiment et de l’équipement.
N. Batije

1/4/2019
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 Recettes fiscales
La TIC sur les tabacs cartonne

Les recettes ordinaires se sont augmentées, à fin février 2019, de 11,3%. Selon la TGR (Trésorerie Générale du Royaume), cette évolution provient de la hausse de 3,7% des recettes douanières: TVA à l’importation (+3,6%) et taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques (+9,3%). Elle provient aussi de l’accroissement de la TIC sur les tabacs manufacturés de 51,5% et des autres TIC de 15,7%; et de l’augmentation de la fiscalité domestique de 5,1%. A ce niveau, il est à signaler que les recettes de l’IR à fin février 2019 ont enregistré une hausse de 8,8% par rapport à leur niveau à fin février 2018(8.132 MDH contre 7.476 MDH), soit +656 MDH.
Les recettes de l’IR sur profits immobiliers ont connu une diminution de 6,7% ou -39 MDH par rapport à leur niveau de2018 (540 MDH contre 579 MDH), souligne la TGR dans son bulletin mensuel.
Les recettes de l’IR prélevé par la Direction des Dépenses de Personnel (DDP) relevant de la TGR, ont enregistré, quant à elles, une hausse de 2%.
Qui dit fiscalité domestique dit aussi l’impôt sur les sociétés (IS). Ces dernières ont vu leurs recettes augmentées de 2.256 MDH à fin février 2019 contre 2.132 MDH un an auparavant, en hausse de 5,8% ou +124 MDH, étant précisé qu’à fin décembre 2017, les demandes de restitution de l’IS ont été de 3,9 MMDH.
Toujours au niveau de la fiscalité domestique, le bulletin de la TGR fait ressortir une hausse de 6,8% ou +347 MDH des recettes générées par la TVA à l’intérieur, pour s’établir à 5,5 MMDH contre 5,1 MMDH un an auparavant. La TGR tient à préciser, à cet égard, que les demandes de remboursement de la TVA ont été de 33,2 MMDH à fin décembre 2017.
Par ailleurs, le montant global des remboursements de TVA à l’intérieur a été de 1.542 MDH à fin février 2019 contre 1.040MDH à fin février 2018, soit +502 MDH. Les remboursements de TVA (1.542 MDH) sont imputés à raison de 70%au budget général, soit 1.079 MDH, et de 30% au compte d’affectation spéciale « Part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA », soit 463 MDH.
Concernant les droits d’enregistrement et du timbre, les recettes ont été de 4.599 MDH à fin février 2019 contre4.733 MDH un an auparavant, soit une diminution de 2,8% ou -134 MDH.
La hausse des recettes ordinaires provient également des recettes non fiscales (+119,8%) en raison notamment de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor (CST) au profit du budget général (925 MDH contre 300 MDH), des recettes de monopoles (246 MDH contre 81 MDH) et des recettes en atténuation de dépenses de la dette (522 MDH contre 147 MDH).
Au niveau des dépenses, les dépenses ordinaires émises ont connu une baisse de 0,1% à fin février 2019, en raison de la diminution de 1% des dépenses de biens et services, due à la hausse de 2% des dépenses de personnel et au recul de 4,9% des autres dépenses de biens et services, de la baisse de 0,6% des charges en intérêts de la dette, conjuguée à la hausse de 41,1% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.
Le montant global des remboursements de TVA à l’intérieur et à l’importation (part supportée par les collectivités territoriales comprise) est de 1.544 MDH contre 1.040 MDH à fin février 2018.
Côté dépenses de personnel, les salaires servis par la TGR à fin février 2019 se sont établis à 19 MMDH contre 18,6 MMDH, en augmentation de 2% par rapport à leur niveau de fin février 2018 ou +369 MDH.
Pour leur part, les dépenses d’investissement émises sont rebondies de 25,6%, passant de 13,1 MMDH à fin février2018 à 16,5 MMDH à fin février 2019, en raison de la hausse de 33,4% des dépenses des ministères et de 22,9% des charges communes.
Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 10,5 MMDH à fin février 2019, contre un déficit budgétaire de 11,1 MMDH un an auparavant.
Le montant des ordres de paiement en cours de visa et de règlement a été de 3,5 MMDH à fin février 2019 contre6,8 MMDH à fin décembre 2018, soit une diminution de 3,3 MMDH.
Compte tenu d’un besoin de financement de 13,7 MMDH contre un besoin de financement de 15,6 MMDH à fin février 2018 et d’un flux net négatif de 1,5 MMDH du financement extérieur contre un flux net négatif de 1,7MMDH un an auparavant, le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 15,2 MMDH contre 17,2 MMDH à fin février 2018.
Le financement extérieur a été, de son côté, négatif de 1,5 MMDH. Les remboursements du principal de la dette extérieure ont atteint 1,7 MMDH et les tirages ont été de 194 MDH, fait savoir la TGR.
A. C.

1/4/2019
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