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Quelle rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 

Par Dr. SOSSEE ALAOUI Med

Nous sommes en décembre 2016 et je trouve légitime de s’interroger avec Jacques Demarthon de l’AFP sur l’existence d’une rentrée littéraire en Afrique et au Maroc, événement prestigieux annuel mondial que connaissent les écrivains et les lettres des autres continents. Celui-ci relève avec étonnement, d’un article du Monde intitulée “Rentrée littéraire: une saison africaine” : « Je reviens à l’article du Monde qui lui dresse simplement une liste [de la rentrée littéraire en Afrique 2016] de tous les ouvrages écrits par des auteurs africains ou d’origine africaine: on y trouve des auteurs aussi différents que le jeune Gaël Faye, un auteur de langue arabe Abdelaziz Baraka Sakin, mais aussi un Martiniquais Patrick Chamoiseau. Outre le fait que cette liste n’a aucune cohérence géographique, est-ce que cette liste a une cohérence littéraire » - « Peut-on parler de littérature africaine [v. de rentrée littéraire en Afrique]  », www.franceculture.fr, p.1. C’est à quoi nous allons tenter de répondre, constater, à travers un bref panorama d’œuvres d’écrivains, parus à l’occasion de la rentrée littéraire 2016, ayant leurs racines en Afrique, ci-dessous : 

I. Bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016 : l'émergence d'auteurs néophytes et des aguerris :

Pour entamer cette réponse et ce panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016, il est à noter avec Marie Royer de prime abord l'émergence d'auteurs néophytes africains par la profusion et la qualité de leurs  productions. Cette dernière indique notamment : « La rentrée littéraire, c'est tout d'abord l'émergence d'auteurs néophytes, et à bien des égards, cette « saison africaine » [v. rentrée littéraire en Afrique 2016] se révèle être prometteuse. On compte Gaël Faye [du Rwanda], rappeur franco-rwandais qui vient de recevoir le prix du roman Fnac pour Petit pays, largement inspiré de son enfance au Burundi dans les années 1990. Ali Zamir [des Comores], dont les difficultés pour l'obtention de son visa avaient suscité un tollé au mois d'août, publie Anguille sous roche au Tripode, un premier roman qui retrace la vie d'une femme sur le point de se noyer. Enfin, la très attendue Imbolo Mbue [du Cameroun] conte l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York dans Voici venir les rêveurs, un premier roman placé sous le signe de l'exil, du rêve américain et du choc des cultures. » - «Rentrée littéraire : et si l'Afrique raflait la mise», www.afrique. lepoint. fr, p.1.
Quant aux auteurs africains confirmés et aguerris, elle relate : « Des auteurs confirmés viennent également remplir les rangs de cette rentrée littéraire. Yasmina Khadra [alias Mohammed Moulessehoul, d’Algérie] nous emmène dans un Cuba en pleine mutation sociétale avec Dieu n'habite pas La Havane. Chez Gallimard, Leïla Slimani [du Maroc], lauréate du prix Goncourt 2016, pour son roman,  Chanson douce, évoque l'intimité d'un couple et de la nounou  de leurs jeunes enfants, et Nathacha Appanah [de Mayotte], qui, dans Tropique de la violence, nous plonge dans la violence du quotidien de cinq jeunes livrés à eux-mêmes, à Mayotte. MBareck Ould Beyrouk [de Mauritanie], pour son roman, Le tambour des larmes, Ed. Elyzad, 2015, prix Amadou Kourouma 2016, à Genève, retrace le destin de la jeune Rayhana, séduite et abandonnée par un jeune citadin avec un bébé sur le bras. Dans Crépuscule du tourment, Leonora Miano [du Cameroun],  couche sur le papier les pensées de quatre femmes qui s'adressent à un même homme, dans un pays d'Afrique subsaharienne dont le nom n'est jamais donné. Alain Mabanckou [du Congo], enfin, dresse dans Le monde est mon langage le portrait d'hommes et de femmes qu'il admire et dont le seul point commun est l'usage de la langue française. » - Op.cit., Ibid.

II. Bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016 : l'émergence d'auteurs traduits de l’arabe, du portugais, de l’anglais :

Par ailleurs, ce panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016, compte en outre des œuvres non francophones, traduites des littératures étrangères de l’arabe, de l’anglais et du lusophone (du portugais). Marie Royer en signale plus loin : «En littérature étrangère, Abdelaziz Baraka Sakin [du Soudan], dont la réputation n'est plus à faire dans le monde littéraire arabe, est traduit en français pour la première fois chez Zulma avec Le Messie du Darfour, une histoire d'amitié, de vengeance et d'aventure avec la guerre civile qui déchire le Soudan du Sud comme toile de fond. La Zimbabwéenne Petina Gappah [du Zimbabwe], elle, signe avec Le livre de Memory l'histoire d'une femme qui, emprisonnée dans le couloir de la mort, se remémore son passé. Les éditions Chandeigne, qui sont spécialisées sur la littérature lusophone, publient Histoires révérées, un recueil de nouvelles de Mia Couto [du Mozambique], qui rassemble quelques-uns de ses premiers écrits, faisant usage du rêve pour résister en temps de guerre. » - Op.cit., pp.1-2.
Du même coup, Séverine Kodjo-Grandvaux rapporte une autre traduction en français du roman fantastique, Les Transparents, d’Ondjaki [de l’Angola], en ces termes : « C ‘est une belle surprise que nous ont réservée, une fois de plus, les éditions Métailié en publiant la traduction française du quatrième roman de l’écrivain, récompensé par le prix Saramago 2013. Récit surprenant, Les Transparents évoquent le quotidien des habitants d’un «immeuble mystérieux, décati, pauvre, à travers lequel la vie promenait sa célébration » et où une eau régénératrice « qui donnait au corps et à l’âme une énergie singulière et vivifiante» s’échappe des canalisations du premier étage. » - « Les Transparents de l'Angolais Ondjaki passent en français 2016 », www.jeuneafrique. com, p.1.  

III. Bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique 2016 : l'émergence d'une littérature novatrice:

En fait, ce bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016, est selon l’opinion critique de Marie Royer, l’occasion d’une émergence d’une littérature africaine novatrice, en soulignant plus précisément : « Si la proportion d'auteurs africains (une quinzaine seulement) ne représente somme toute pas grand-chose sur les 560 romans de cette rentrée littéraire force est d'admettre qu'ils ont rarement été aussi nombreux à être publiés simultanément en France. Si la littérature africaine a longtemps été l'apanage de certains éditeurs spécialisés (L'Harmattan, Présence africaine) et du Seuil, seul grand éditeur généraliste à s'y être toujours intéressé et dont trois auteurs ont reçu le prix Renaudot (l’Ivoirien, Ahmadou Kourouma, 2000, le franco-congolais, Alain Mabanckou, 2006 et le guinéen, Tierno Monénembo, 2008), on sent depuis une dizaine d'années une volonté de donner plus de visibilité aux écrivains du continent. […] Actuellement, on observe un nouveau type de littérature africaine avec ce qu'on pourrait appeler "l'ère de la post-colonie" : on a des auteurs qui ne se sentent pas forcément représentatifs du continent et qui parlent de tout autre chose que de l'Afrique [loin des clichés usuels d’antan]. »  - « Rentrée littéraire : et si l'Afrique raflait la mise», Op.cit., pp.2-3.
A cet égard, Tirthankar Chanda, exalte cette vitalité de la rentrée littéraire en Afrique 2016, en claironnant : « La rentrée littéraire africaine est exceptionnelle cette année. Elle témoigne de la vitalité et de la diversité d'une production qui raconte la pauvreté, la corruption et les guerres tribales séculaires, mais aussi le rêve, la beauté et la « rumeur du monde ». Voici les incontournables de la rentrée africaine 2016. Premier volet. »  - « Rentrée littéraire 2016: les lettres africaines ont le vent en poupe », www.rfi.fr, p.1.

 IV. Bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016 : une émergence entre prix
et méprise :

De plus, il est à retracer à propos de ce bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016, le point de vue critique dont témoigne Marie Royer quant à la place conventionnelle réservée à cette diversité de la littérature africaine en France et en diaspora, par les éditeurs, les prix littéraires et l’accueil du large public à son égard. Celle-ci note judicieusement en ce sens : « Tous les éditeurs s'accordent à dire que les auteurs africains défendent mieux leurs textes aujourd'hui qu'il y a dix ans. Avec les nouveaux moyens de communication, les manuscrits arrivent plus facilement sur les bureaux des éditeurs. Pour Françoise Triffaux, directrice de Belfond qui publie pour cette rentrée la traduction du premier roman de l'auteure camerounaise Imbolo Mbue, le succès de Chimamanda Ngozi Adichie [du Nigérian] a éveillé l'intérêt des agents littéraires américains pour la littérature africaine. Mais l'essor de cette littérature est-elle seulement le fruit du hasard  Laure Leroy, directrice des éditions Zulma, affirme que l'offre littéraire est à l'image de la société française : variée et multiple. «C'est une très bonne nouvelle que ce métissage se reflète également dans la proposition éditoriale et que la rentrée littéraire prenne en compte des auteurs de langue française qui ne sont pas forcément français. » L'éditrice publie ce mois-ci Le Messie du Darfour d'Abdelaziz Baraka Sakin [du Soudan], traduit en français pour la première fois. « Abdelaziz Baraka Sakin est un auteur très lu dans le monde arabe. Les auteurs comme lui n'écrivent pas tournés vers l'Occident. Ce sont des voix différentes qui nous parlent du monde avec un regard non européen. La notoriété ne vient pas seulement en étant publié en Europe ! » - « Rentrée littéraire : et si l'Afrique raflait la mise», Op.cit., p.2.
Entre prix et méprise, la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016, le même auteur pourfend : « Les préjugés subsistent néanmoins et il faudra  certainement du temps pour les voir disparaître totalement. Françoise Triffaux explique son intérêt pour ces auteurs « à la fraîcheur et au style novateur, qui portent un regard différent du fait qu'ils viennent d'une autre culture » : « Le fait d'être issu de contextes où les conditions de vie sont plus difficiles, d'être familier avec la tragédie, la violence, le danger, même lorsque ce n'est pas vécu par l'auteur lui-même, la langue devient un moyen d'exprimer des choses avec plus de sincérité, le fond prime sur la forme »… Mais les choses changent petit à petit : Alain Mabanckou [franco-congolais] a été le premier romancier à entrer au Collège de France, les universités commencent à s'intéresser aux littératures africaines et sur les 16 romans en lice pour le prix Goncourt, le plus prestigieux prix littéraire du monde francophone, trois sont d'auteurs d'origine africaine : Natacha Appanah [de l'île Maurice], Gaël Faye [du Rwanda] et Leila Slimani [du Maroc], la favorite du prix Goncourt pour son roman, pour Chanson douce, 2016. La réelle avancée cependant serait qu'à terme on ne se réjouisse plus de voir des auteurs du continent ou de la diaspora dans la rentrée littéraire tant ce serait devenu banal. Qu'on puisse considérer ces auteurs dans leur individualité et leur spécificité plutôt qu'en représentants de la littérature de tout un continent que l'on voudrait homogène… » - Op.cit., p.3.
Pour conclure ce bref panorama de la rentrée littéraire en Afrique et au Maroc 2016, il y a lieu de dire avec la perspicace Marie Royer : « La réelle avancée [d’une future et réelle rentrée littéraire en Afrique et dans l’Hexagone] cependant serait qu'à terme on ne se réjouisse plus de voir des auteurs du continent ou de la diaspora dans la rentrée littéraire tant ce serait devenu banal. Qu'on puisse considérer ces auteurs dans leur individualité et leur spécificité plutôt qu'en représentants de la littérature de tout un continent que l'on voudrait homogène… » - Op.cit. Ibid.

11/1/2017
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Deuxième édition du Festival Jazz sous l’arganier à Essaouira: L’Afrique et les racines artistiques

Brahim Zahir

*Sur notre photo, Majid Bekkas
*Sur notre photo, Majid Bekkas

Mogador enregistre avec succès un autre festival, par la confirmation de la réussite de sa deuxième édition (organisée à Dar Souiri, du 27 au 29 décembre 2016), ainsi que par le professionnalisme de son équipe Souirie, qui aspire à lui faire installer une grande scène au grand public pour la 3ème édition en fin de 2017.

Sous la présidence d’André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté, ainsi que du Gouverneur de la Province d’Essaouira, au milieux de tant d’autres passionnés -Marocains et originaires d’autres pays-, la soirée de la clôture a permis bel et bien de confirmer cette réussite, en matière de jazz authentique, dont la sensible musique n’a pas retenu le public de danser.
Pour sa deuxième édition, le Festival Jazz sous l’Arganier, organisé par l’Association Essaouira Mogador, laisse s’enregistrer l’intérêt des passionnés qui se déplacent et voyagent pour l’art d’une musique de sensibilité singulière et de messages humains signés par le souvenir de racines communes: l’Afrique, qui rappelle notre histoire passée et qui dessine déjà notre avenir, en harmonieuse communion avec l’esprit moderne des peuple des autres continents. «A Mogador - la cité des autres authentiques festivals -, notre Association a choisi, consciemment, d’accueillir le jazz aussi, par connaissance de nos sources identitaires et artistiques africaines», affirme Tarik Ottmani, Directeur du festival.
Se réjouissant de cette reprise, en transcendant les difficultés et limites budgétaire, les organisateurs affirment dans un communiqué qu’ «après une première édition 2015 réussie, le festival Jazz sous l’arganier revient du 27 au 29 décembre à Essaouira pour une édition qui puise sa force dans la forme tout en s’ouvrant au monde. Du Maroc, de Burkina Faso, du Mali, du Bénin, de la côte d’ivoire, de Cuba, de France, de Belgique ; les jazzmen viennent des trois continents..». Cela dit, la singularité de la musique de jazz, ne les a pas détourné du rappel identitaire et de l’héritage civilisationnel, en ouvrant cette édition par le magique trio de l’art du «oud» et de la percussion, invité d’honneur de cette édition, dirigé par le Maitre Driss Elmaloumi, qui parcourt par la magie de diverses gammes tout une histoire humaine, orientale, amazighe ou andalouse et africaine.
C’est par la suite que les passionnés de ce festival se détachent à peine de cette magie de notes artistiques ensorcelantes, pour s’emporter avec les artistes cubains dans une authentique touche de jazz intercontinental. Et c’est au lendemain, à Dar Souiri durant la soirée de mercredi, que ces mêmes passionnés savourent encore à travers la touche marocaine, avec le groupe El Maalem Jazz Band, la subtilité humaine de ce qui est partagé par le jazz. Cela tout en tout en savourant l’autre singulier moment de cet art partagé, dirant la soirée de jeudi, où le festival confirme l’identité de ses choix de revisite d’art-jazz, dirigé par le prodigieux artiste Majid Bekkas, Directeur artistique du festival.
Ces choix sont justifiés par «ce qui tient au cœur des fondateurs et organisateurs», comme l’affirme Kaoutar Chakir, chargée de coordination générale, et telle qu’ils le soulignent dans leur communiqué en insistant sur le fait que « pour ses deux ans, le festival accueille l’Afrique dans toute sa splendeur en 3 jours et 6 concerts. Si le Jazz sous l’arganier a toujours voulu mettre en avant les jazzmen et women du monde, l’événement a mis un point d’honneur à célébrer les artistes marocains et les jeunes talents, et ce dès la première édition..». Encore une fois par ce festival jazz qui s’implante aussi artistiquement à Mogador -après d’autres célèbres festivals-, ceci nous retient à l’aise sur la formule assurant que « la musique aime Essaouira et Essaouira aime toutes les musiques».


11/1/2017
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L’artiste peintre Abdelhak Salim : Peintre de la lumière

Dr. Abdellah Cheikh (Critique d’art)

Abdelhak Salim  (né en 1984, la région de Had Soualem) a participé récemment aux actes de  la troisième édition  de l’ exposition collective   interculturelle «  les mains qui voient   »  initiée par l’Association «  Création et Communication » à l’’Espace de la Coupole à Casablanca, et ce en hommage  au pionnier de l’art moderne au Maroc Ahmed Cherkaoui.  

Cet artiste novateur ( vit et travaille à Casablanca) figure parmi les peintres néo-figuratifs les plus talentueux et porteurs d’avenir au Maroc. Dans ses œuvres connotatives, il essaie d’immortaliser les moments pittoresques, en mettant en relief la lumière fugace à travers des compositions picturales dynamique et un traitement chromatique bien recherché, ce qui donne à ses œuvres une dimension visuelle surprenante. Avec certitude et professionnalisme, il met en toile les atmosphères  impressionnistes des espaces féeriques, tout en assurant un parallélisme bien étudié  entre la couleur délicate et les scènes peintes. Son acte de voir et de percevoir se veut un répertoire visuel ponctué par un choix bien étudié et éclectique des ambiances chromatiques d’une grande valeur artistique, ainsi que par la vie des scènes les plus éloquentes à plus d’un titre.
Libre dans sa démarche plastique, Abdelhak Salim  use pleinement du droit de l’artiste de peindre comme un oiseau qui chante comme disait Claude Monet.
Acte magique de valoriser la beauté naturelle, sa peinture est un monde passionnant voire accrochant  animé par la volonté arrêté de mettre en avant l’état d’être   dans ses aspects  apparents et latents. Il s’agit d’une recherche approfondie sur la couleur et la lumière qui nous fait rêver et qui nous invite à contempler la quintessence de la peinture connotative au sens plein du terme.
 L’approche picturale de Abdelhak Salim  se présente comme une interprétation subjective de la réalité objective : le tableau n’est pas le sujet, mais la manière de voir le sujet .C’est un prétexte pour concevoir un  langage plastique relevant de la nouvelle figuration qui oscille entre la figuration allusive et l’expressionnisme réaliste. Ses œuvres récentes méritent d’être contemplées vu leur singularité thématique  et leur originalité   stylistique : un nouveau acte de percevoir la magie marocaine selon une sensibilité profonde et à travers un langage iconographique développé et personnalisé avec maîtrise et certitude loin de toute imitation stéréotypée.

11/1/2017
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Mona El Amri : La palette enchantée

Sidi Ahmed BAKKALI

L’artiste peintre Mona El Amri qui ne cesse de brûler les étapes et de donner à voir le meilleur des quintessences de ses créations plastiques expose à la Galerie Kaïs, Rabat – Agdal du 5 au 25 janvier 2017, ses œuvres récentes les mieux faites et les plus élaborées. Cette exposition de peintures magnifiques et admirables pour marquer son parcours, en ce début de l’année 2017, ne passera pas inaperçue. Mona El Amri ne cherche pas « le m’as-tu vu » ou l’exhibition gratuite pour attirer l’attention des amateurs d’art ou des collectionneurs occasionnels en vue de tirer un profit matériel de la vente de ses peintures. On connaît Mona El Amri pour sa passion et son Amour de l’art avec un grand A. Mona El Amri est diplômée de l’école de danse classique et de beaux arts de Kiev. Avant de se consacrer à la peinture corps et âme elle a été professeur de danse classique et ballerine de renom, une artiste accomplie et intègre. Elle ne peint pas pour épater ou charmer quiconque. Elle peint comme elle respire d’abord pour son propre plaisir et le nôtre.
Comme elle aime partager sa joie de vivre et son enthousiasme avec son entourage artistique, elle ne compte pas le nombre de ses expositions pour mieux nous permettre de suivre toutes ses gestations et mieux comprendre la profondeur de ses expressions plastiques et apprécier son style à nul autre pareil. Mona El Amri est désormais devenue incontournable et on ne doit pas sous-estimer son apport artistique-fleuve. Elle mérite une consécration et surtout il faut l’encourager moralement et matériellement.

11/1/2017
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Son exposition se poursuit jusqu’au 31 janvier au «SO Art Gallery» : Quand Mehdi Qotbi rend hommage à l’Afrique

Abdeslam Khatib

Dans la foulée des actions royales tendant à renforcer chaque jour les relations politiques , économiques et sociales avec le continent africain , une politique qui vient d’être confortée dernièrement par les visites royales dans plusieurs pays d’Afrique de l’est comme le Rwanda,la Tanzanie et l’Ethiopie , puis dans l’océan indien avec la visite hautement symbolique du souverain à Madagascar , l’île où avait été exilé il y a plus de 60 ans le libérateur de la Nation Feu SM le Roi Mohammed V, sans compter la toute récente visite Royale à Abjuja ,consacrée par une alliance stratégique avec le plus grand pays d’Afrique en l’occurrence le Nigéria .
C’est donc dans l’esprit de cette politique africaine du Maroc initiée par le souverain, que Mehdi Qotbi a choisi un moment propice pour consacrer cette tendance à travers un hommage sans précèdent aux arts africains.
C’est en effet dans cette esprit qu’est né cette exposition qui a pris pour thème «Rythmiques» et qui a débuté depuis est le 6 décembre 2016 et qui se poursuivra jusqu’au au 31 janvier 2017 à la Galerie casablancaise «SO Art Gallery».
Pour Mehdi Qotbi , « il s’agit du fruit de quatre années de travail » . Un travail entièrement consacré au continent africain et à travers lequel Mehdi Qotbi a tenté par ses œuvres,  de représenter les souffrances, les malheurs et aussi, les lueurs d›espoir d›un continent qui ne cesse pourtant de  se montrer fécond et prometteur.
D›ailleurs, les intitulés des œuvres en disent long sur les soucis et les préoccupations de l›artiste face à la  situation dramatique que connaît le continent. «Ondes d›Afrique», «Radiances», «Afrique enchaînée», «Enchainement», sont, entre autres, des noms qui font de Mehdi Qotbi», le temps d›une exposition, un historien habité par les heurs et malheurs de l›Afrique, considérée comme étant le berceau de l›humanité.
La totalité des œuvres est travaillé à l›acrylique et laisse entrevoir les penchants de l›artiste pour la calligraphie qui transparaît en filigrane. Cette calligraphie qui n›a jamais quitté les œuvres de Mehdi Qotbi. C›est aussi une manière de garder ce cordon ombilicale, ce lien  indéfectible avec ses racines 
A l›occasion de cette exposition, «SO Art Gallery» a publié un catalogue de grande qualité où les photos sont accompagnées de textes signés par de grands écrivains, tels Gabriel de Broglie, Yves Bonnefoy, Edouard Glissant, Mohammed Khaireddine ou encore Tahar Benjelloun. Sous la houlette de la directrice de la galerie, Madame Ghizlaine Guessous Boutaleb, la conception du catalogue sort des sentiers battus et brille par une mise en page très originale.
Cette nouvelle exposition de Mehdi Qotbi, donne assurément une idée sur le rôle que se doit de jouer l›artiste qui est, avant tout, un témoin de son époque . Rien d’étonnant car Mehdi Qotbi est fort très connu pour son attachement aux racines et pour son engagement pour les actions associatives. A plusieurs reprises , il a été décoré par des distinctions prestigieuses. Et cette fois, Mehdi Qotbi marque vraiment son époque. Son talent a fait le tour du monde, ce qui explique l›intérêt porté par de grands musées à ses travaux. Sa nomination à la tête des musées du Maroc avait été saluée en son temps par tous ceux qui voient toujours en lui, non seulement un grand artiste mais aussi un très grand défenseur du patrimoine culturel national. 

11/1/2017
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La ville de Fès a rayonné par sa science et sa spiritualité en Afrique et en Europe

La ville de Fès, fondée le 4 janvier 808 par les Idrissides, a rayonné par sa science et sa spiritualité sur l'Afrique et l’Europe, ont indiqué les participants à une rencontre sous le thème " pour une ville durable".

Lors de cette rencontre, initiée à l’occasion de la commémoration de la journée annuelle de Fès , les participants ont souligné que la ville de Fès se démarque par rapport aux cités du monde par le fait qu’elle abrite la plus ancienne université à savoir celle d'Al Quaraouyine qui a réuni des érudits et des savants de divers horizons.
De son coté, le président du "Forum marocain des initiatives environnementales", Abdelhai Rais, a affirmé que la journée annuelle de Fès vise à célébrer l’histoire glorieuse de cette cité et examiner les moyens et les mécanismes à même de renfoncer son développement socio-économique et urbanistique, ajoutant qu’il s’agit d’une occasion pour réhabiliter cette ville impériale dont la construction remonte à 12 siècles.
La célébration de la journée annuelle de Fès vise aussi à préserver sa civilisation et à valoriser ses monuments historiques, son cachet urbanistique singulier et ses us et coutumes spécifiques, a-t-il poursuivi.
Les autres intervenants ont noté que cette commémoration est devenue un rendez-vous annuel pour mettre en valeur les caractéristiques de la ville et se pencher sur les attentes de la population.
Ils ont aussi appelé à cette occasion à la conjugaison des efforts pour préserver le rayonnement civilisationnel et historique de la ville et consolider son développement socio-économique et culturel.
Le programme de la journée annuelle de Fès, classée depuis 1981 patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, comprend, entre autres, un documentaire sur la ville, une conférence thématique intitulée " le rôle de l’université dans le développement durable " et des expositions artistiques.

11/1/2017
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Nouvel album de l’artiste Abdellah Imhah : « Mémoire » en hommage à la terre natale

Mouncef Abdelhak

« Créateur polyvalent », «  fervent partisan de la chanson arabe » et «  médiateur culturel », comme le surnomment ses fans et ses admirateurs , le chanteur et parolier Abdellah Imhah ( né à Chichaoua en 1974) a impressionné de nouveau son large public par ses superbes ballades authentiques qui ont marqué son second album «  mémoire » dédié à sa terre natale. Une œuvre créative complète qui se présente come un voyage impressionnant dans le patrimoine de l’art du Malhoun ( Zeguit fik) et le répertoire de la musique andalouse ( jamaloukoum), et ce aux cotés de ses chansons poétiques inédites qui ont enchanté une assistance envoûtée : Nour, Dakira, et Taha Alamjad.
Cette nouvelle production a connu un franc succès. En témoignent le plus grand nombre de mélomanes qui ont exprimé leur estime et leur admiration. En dépit de son immense popularité (poéte parolier, animateur de plusieurs événement artistiques et missions Radio/ TV, Formateur et pédagogue…) , Abdellah Imhah a montré à la lumière de ce nouvel album qu’il conserve un certain classicisme qui finit d’établir cet artiste comme l’héritier d’une noble tradition. Il a élaboré cette création polyphonique avec la participation d’un parterre distingué d’artistes talentueux : Khalil Issoulane ( musique et composition), Younes Samik ( arrangement), Youssef Ennekkach ( Arrangement Malhoun), Tarik Elouarti( mixage), Mohamed Ibnchykh, Hind Benrehhou, Sofia Sifoued ( Chorale).
Une référence exemplaire qui va occuper une place cardinale dans les annales de la musique arabe : «  Après mon premier album «  Siraj Annour » qui a rencontré un grand succès , ce second travail artistique se veut un creuset de créativité mais également de métissage entre plusieurs styles et genres musicaux . Ainsi, le retour à mes sources cultive l’originalité de cette production artistique qui réenchantent nos âmes collectives. C’est une contribution à la promotion de la chanson marocaine aux sons d’une musique ouverte aux quatre coins du monde. Le public a droit à d’agréables moments gratifiés par des chansons expressives et authentiques où les voix et les dictes tels des couleurs et des formes  s’harmonisent et se répondent. », nous a confié Abdellah Imhah . Et d’ajouter : « C’est un choix stylistique. Mes chansons sont composées sur les poésies envoûtantes. Je tiens avec mon orchestre d’enflammer l’auditoire en rendant hommage à notre mémoire textuelle collective dont les textes constituent le noyau de mon canevas intégralement dédié à notre patrimoine commun. Je cherche le beau métissage des plus harmonieux. Je suis convaincu que seuls les textes poétiques font valoir mes compétences et ma virtuosité. Ace titre, j’essaie d’être égal à moi-même tout au long de mon parcours. Je garde assurément de mes soirées artistiques l’image d’un public fortement attaché à la culture arabe, ses valeurs et ses références dans le monde arabe et ailleurs. Le Maroc regorge des   capacités vocales extraordinaires.  Il y a des potentialités artistiques qui vont confirmer leurs statuts à l’instar de grandes vedettes arabes de dimension internationale. L’art musical a un grand rôle à jouer dans la promotion des jeunes talents. J’invite tous les acteurs concernés à mettre en valeur les jeunes chanteurs qui sont pétris de qualités. Mon souci majeur est de présenter de nouveaux shows hauts en couleur. Les belles notes ne laissent pas indifférent l’auditoire, transformant l’espace en une vaste piste de jouissance et de méditation. J’essaie à ma guise de rentrer en communion avec mon public qui se met dans la peau d’une chorale reprenant toutes les œuvres vantant la paix et l’amour. ».






11/1/2017
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Darem Bouchentouf et les tableaux-photos

Abderrahim OUARDIGHI

L’artiste – créateur Darem Bouchentouf expose cette semaine aux Jardins des Roses de l’hôtel Sofitel de Rabat, des tableaux en photos  couleurs superbes. Ils surprennent le public par les talents avérés de l’auteur. . Ils concernent typiquement les Arts Equestres Traditionnels , rares actuellement au Maroc .L’inspiration vient à l’auteur des arts italiens dont il s’inspire et qui impressionnent par son séjour prolongé en Italie. C’est dans ce pays où il a séduit son épouse italienne …
L’artiste Darem Bouchentouf compte à l’avenir après son pays natal , égrener les Arts Traditionnels Equestres Marocains à travers l’Italie Continentale, notamment à Florence et à Venise , villes historiques des Arts italiens.
L’artiste DAREM s’adonne avec passion à cet art équestre , concernant de pseudo-guerriers qui se livrent au jeu de la guerre et de la poudre…
Par groupe de trente ou quarante ,les cavaliers ou khyalas au Maroc se rassemblent lors des fêtes ou Moussems traditionnels.Ce sont des cavaliers de tribus marocaines aux longs visages pleins de fierté et de ruse paysanne …Quelques cavaliers portent sur leurs têtes rasées des voiles enroulés tenus par de simples cordes de chanvre .D’autres portent des chemises transparentes jetées sur des caftans de couleur éclatante sur les étriers de fer, une sacoche de cuir rouge ou jaune est pendue à leur épaule par une cordelette de soie…Ils courent avec des chevaux blancs ou noirs chargés de hautes selles et de multiples tapis…
De trdition , ces cavaliers s’alignent après que des amis bourrent leurs fusils, tassent la poudre dans leurs tubes argentés .
Tout cela est reproduit par Darem dans de nombreux tableaux-photos en miniature : le galop des chevaux , leurs belles têtes reproduites en unités. Dans d’autres , les cavaliers abandonnent leurs brides ,portent leurs mains à leurs têtes pour montrer qu’ils ne tiennent plus les bêtes et se mettent sous la protection de Dieu.. ! Dans un autre tableau qui m’a énormément plu , on voit les cavaliers qui mettent en joue un ennemi imaginaire dans une poussière blanchâtre ;ils déchargent leurs armes tous ensemble , les lancent en l’air, les rattrapent ,tournent au galop et s’arrêtent .En tout et pour tout ,la « tbourida «  ou la fantasia marocaine dure sept minutes et les cavaliers regagnent leur point de départ pour recommencer…
Tout cela est vivifié par l’auteur dans ses multiples tableaux .

11/1/2017
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