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CinéScript : La suprématie du montage

Par Ahmed  ARAIB

“Le montage est la seule opération que peut maîtriser un créateur”. Cette déclaration célèbre est d’un homme aussi célèbre qu’Orson Welles qui, déçu de la position des producteurs du film “Othello” refusant de le soutenir dans son aventure marocaine en 1949, quand il débarqua à leur insu à Mogador pour achever son film, après plusieurs mois de tournage en Italie, va se retrouver seul en face d’une matière filmée, riche mais éparse, qu’il doit rassembler et lui donner vie et présenter une histoire crédible au public. Ce ne fut pas aussi simple pour l’auteur de “Citizen Kane” frustré des éléments les plus élémentaires pour raconter une histoire shakespearienne tels que les décors, les costumes et les accessoires. Il n’avait pas d’autre solution pour sauver la face et relever le défi aux studios, que de fournir des efforts extraordinaires au niveau du montage en vue de dissiper toutes les contraintes du tournage. Le résultat de deux années de montage est un chef d’oeuvre intitulé “Othello”, couronné du grand prix de Cannes en 1952, et qui reste depuis cette date une fierté historique et cinématographique marocaine. Cela ne fait que confirmer la théorie du montage évoquée beaucoup plus tôt par les cinéastes soviétiques des années 20 et à leur tète S.M. Eisenstein, précurseur du montage-dialectique, du montage-attraction, et d’autres notions techniques prouvant très tôt la suprématie du montage. Car cette opération est déterminante dans l’efficacité de la narration. Le montage ne se limite pas à un travail de coupure et de collage. C’est aussi et surtout une création et un langage. Il impose le style et révèle une vision originale du monde. Il préside à l’organisation du réel pour satisfaire l’intelligence et la sensibilité. Il provoque l’émotion artistique et la sensibilité dramatique. Il jongle avec le temps et avec l’espace.
Il compose avec les décors et les personnages. Il est le fondement du film. La création de l’idée est le rôle le plus important du montage. Le montage remplit un but expressif et pas seulement descriptif. Il consiste à rapprocher des éléments divers pris dans la masse en vue de leur donner une vie. Il est l’essence même du langage cinématographique. Bref, le montage est la condition nécessaire et suffisante de l’instauration esthétique du cinéma. 

28/12/2016
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CinéScope: Actuellement en salles Inferno “ de Ron Howard
Si “Inferno” est la troisième aventure de Robert Langdon sur grand écran, le film est adapté de sa quatrième aventure littéraire, les producteurs ayant privilégié celle-ci avant de s’attaquer à la précédente, “The Lost Symbol”. 

Avant “Inferno”, Omar Sy et Irrfan Khan se sont déjà croisés au casting de “Jurassic World”. Omar Sy n’est pas le premier acteur français à rejoindre la saga, puisqu’Audrey Tautou, Jean Reno et Jean-Pierre Marrielle tenaient également des rôles-clés dans “Da Vinci Code”, où l’on croisait également Denis Podalydès. Le nom de code d’Inferno pendant les premières phases de tournage était “Headache” (littéralement “mal de crâne”), probablement en référence au traumatisme crânien dont souffre Robert Langdon au début de l’histoire. Jusqu’ici, la franchise composée du “Da Vinci Code” et de “Anges et démons” a rapporté 1,2 milliard de dollars. Le roman “Inferno” s’est quant à lui hissé en tête des ventes à sa sortie en 2013... Justifiant son adaptation au cinéma.
“Inferno”, l’enfer en italien, est la première des trois parties du chef-d’oeuvre de Dante, la “Divine Comédie”, premier grand texte de la littérature italienne datant du XIVe siècle.
Les deux autres parties en sont le “Purgatoire” et le “Paradis”. Le poète occupe ainsi une place centrale dans ces nouvelles aventures de Robert Langdon. Une partie du film “Inferno” a été tournée dans la somptueuse Basilique Saint Marc de Venise et plus particulièrement sur le toit de l’édifice religieux.Pour Ron Howard, rien ne vaut les décors réels en lieu et place des effets visuels : “C’est toujours mieux de tourner un film, quel qu’il soit, en décors réels”, déclare-t-il. “Les décors en studio et les images de synthèse, c’est formidable, mais rien n’égale le fait de se trouver dans un environnement réel et la manière dont cela influence le travail de toute l’équipe, tant devant que derrière la caméra”. Tourner dans plusieurs endroits de la planète présente un avantage : la possibilité de réunir un casting international, devant comme derrière la caméra. Un élément du film qu’a particulièrement apprécié Omar Sy : “L’équipe est composée d’Anglais, d’Américains, d’Italiens, de Hongrois, de Français, d’Indiens, de Danois et de Suisses. Ces gens venus des quatre coins du monde ont travaillé main dans la main vers le même objectif et ont mis toute leur énergie au service de ce film, c’était assez incroyable. Je suis fier d’avoir pu prendre part à ce projet”, confie l’acteur.

Résumé du film:
  Dans “Inferno”, le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

28/12/2016
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CinéZoom: Le cinéma face à l’immigration
Avec les années quatre-vingt-dix et deux mille, si la question de l’immigration continue d’agiter l’opinion, un nombre croissant de films mettent en scène des personnages “immigrés” avec davantage d’épaisseur psychologique.

C’est notamment le cas de “L’autre côté de la mer” (1996) de Dominique Cabrera : un Pied-noir (Claude Brasseur), quitte Oran et arrive pour la première fois en France afin d’y subir une opération. La relation ambiguë qu’il noue avec son chirurgien Tarek Timzert (Roschdy Zem), enfant d’Algériens, rappelle les tourments de la décolonisation. “Drôle de Félix” (1999), d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau offre l’occasion à Sami Bouajila de jouer le rôle d’un fils de migrants, homosexuel, séropositif, et chômeur qui vit a Dieppe. Les personnages féminins ne sont pas en reste : “Samia” (1999), réalisé par Philippe Faucon présente une adolescente d’origine maghrébine (Lynda Benahouda) qui vit à Marseille. Décidée à vivre sa vie, elle résiste au verrou familial que représentent ses parents immigrés et son grand frère pour trouver sa place dans la société. Grand succès populaire avec plus de 6 millions d’entrées, Taxi (1998) et ses suites, réalisé par Gérard Pirès et produit par Luc Besson met en scène à Marseille un Français du nom de Daniel Moralès interprété par Samy Naceri, acteur d’origine algérienne, qui par ses talents de pilote, aide la police à déjouer des complots. Ces films présentent une vision plus profonde des français issus de l’immigration. La question n’est plus tellement de savoir si elles sont intégrées ou pas, mais plutôt de s’interroger sur la capacité de la société de leur donner les conditions pour vivre sans être perpétuellement assignées à leur origine. Les scénarios proposés oscillent entre des réalités qui n’ont rien de différent de celle des Français “de souche” et des situations spécifiques liées à leurs origines ethniques. Certains réalisateurs issus de l’immigration connaissent une grande notoriété. Ainsi, Rachid Bouchareb créée l’événement avec le succès et les polémiques autour de “Indigènes’ en 2006 puis “Hors-la-loi” en 2010 qui évoquent le passé colonial de la France. Dans un autre style, Abdellatif Kechiche avec “L’esquive” (2004) évoque des lycéens de la banlieue parisienne répétant une pièce de Marivaux pour la classe de français. Bien que tourné avec des acteurs débutants et un budget réduit le film remporte quatre Césars en 2005. Abdellatif Kéchiche est à nouveau salué par la critique en 2006 lorsque dans “La graine et le mulet”, il narre le parcours d’un ouvrier d’origine maghrébine désirant se reconvertir dans le métier de restaurateur sur le port de Sète. En quatre ou cinq décennies, la figure cinématographique initiale du migrant sous prolétaire, “bouc émissaire” a beaucoup évolué : l’imaginaire collectif autour de l’immigré s’est largement diversifié et enrichi. Réalisateurs français, étrangers ou issus de l’immigration ont progressivement façonné un personnage ou plutôt des personnages incontournables dont les traits sont de moins en moins figés dans le paysage du septième art en France. Le grand succès de certains acteurs comme Jamel Debbouzze dans “Astérix et Obelix aux Jeux Olympiques” (2008) et dans “Sur la piste du Marsupilami” (2012), atteste d’une définitive mutation : les acteurs d’origine immigrée peuvent désormais jouer tous les rôles.

28/12/2016
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La chronique du jour d’après: Israël, le testament d’Obama
Hafid FASSI FIHRI

Accord agricole Maroc-UE : Camouflet pour les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume : La Cour de justice de l’UE rejette comme irrecevable le recours du polisario

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