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Cinéma marocain : “ Petits bonheurs “ de Mohamed Chrif Tribek
“Petits bonheurs” (Afrah Saghira) est le deuxième long métrage de Mohamed Chrif Tribek après “Le temps des camarades”, Tribek qui  a investi le milieu grâce à un court métrage nostalgique intitulé “Balcon Atlantico”, coréalisé avec Hicham Falah. Le sujet de ce dernier long métrage est tout à fait différent du film précédent. Après les années de plomb et le militantisme estudiantin des années 70, place maintenant au cinéma intimiste et le cercle familial.

Car il s’agit bien d’un film sans aucune prétention thématique que de regarder autour de soi, en évoquant des souvenirs enfouis, propres au réalisateur, propres même à toute une génération qui n’agit que par nostalgie au temps perdu. Dans ce film, la présence de la musique est prépondérante grâce aux prestations d’une diva tétouanaise à la voix pénétrante, agissant comme un refrain en vue de pimenter une multitude d’histoires romantiques s’articulant autour d’une intrigue principale.
Intrigue C’en est pas vraiment une, plutôt d’une situation amoureuse ambiguë liant deux jeunes femmes dissimulant au plus haut degré leurs véritables sentiments. A part cela, que reste-il Presque rien. Une grande famille, un lieu, des conflits de même nature. “A la recherche du mari de ma femme” tout comme “Ruses de femmes”, réalisés respectivement par Mohamed Abderrahman Tazi et Farida Belyazid, ont déjà évoqué des situations similaires agencées avec plus ou moins d’humour, plus ou moins d’efficacité. D’autre part, quand on estime l’abondance des problèmes économiques et sociaux qui rongent la société marocaine, qu’ignorent délibérément les cinéastes, on se rend compte combien “Petits bonheurs” est-il un film bien inutile car ne participant à aucune évolution sociétale en vue d’éclairer, dénoncer. Tout se résume à la présence de silhouettes féminines sans épaisseur cantonnées dans des répliques enfantines, voire même débiles dénonçant avec certitude une naïveté prouvée des auteurs. Le manque d’originalité, l’absence d’actrices professionnelles connues et convaincantes, en plus de la légèreté du sujet font de “Petits bonheurs” une oeuvre mince vite passée à l’oubliette.  

Résumé du film :
  Après la mort de son père, Noufissa, 17 ans, est obligée de s’installer avec sa mère, chez Lalla Amina , femme d’un grand dignitaire, de la médina de Tétouan. Une amitié très forte va naître instantanément entre Noufissa et Fetouma, la petite fille de Lalla Amina.Les deux jeunes filles se promettent de ne plus jamais se quitter jusqu’au jour où Fetouma découvre que Noufissa lui cache ses fiançailles. 

9/1/2017
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Ciné Script : Le cinéma à la télévision

Par Ahmed  ARAIB

Heureuse initiative est celle qu’avaient pris il y a tout juste un an le Centre Cinématographique Marocain (C.C.M.) d’une part, et la Société Nationale de Radiodiffusion et Télévision (S.N.R.T.)  et la chaîne 2M d’autre part, d’œuvrer ensemble pour que les films marocains soient vus par le public. La convention signée par ces différents partenaires du cinéma et de  l’audiovisuel spécifiait l’acquisition et la coproduction de longs métrages marocains par les chaines de télévision de la S.N.R.T. et de 2M. Depuis, cette convention a donné ses fruits. Régulièrement, des films marocains de cinéma sont enfin diffusés par les chaines de télévision nationales. Récemment, le public a eu droit aux longs métrages tels que “L’orchestre des aveugles”, “La lune rouge”, “L’écharpe rouge”, “Un jour et une nuit” diffusés par la chaîne téméraire “Al Aoula”, et verra d’autres œuvres à l’avenir tel que annoncé dans la grille des programmes. Et si la chaîne 2M tarde à rendre effective cette fructueuse convention, ce n’est certes que question de temps, car cette chaîne publique, de vocation cinématographique remarquée, ne peut déroger à un si officiel engagement. Elle permettra à ses “chers” téléspectateurs de dépasser la déception du Ramadan précédent, quand ces derniers n’ont eu droit qu’à des produits de télévision de très modeste qualité, glorifiés à tort par “Cinéstars”, en l’absence totale de films de cinéma. Cette convention prévoit entre autres points, la coproduction et l’acquisition des droits de diffusion de 12 films de longs métrages par an et par chaque société de télévision (S.N.R.T. et Soread 2m) et choisis, entre autres, parmi les films ayant obtenu le soutien du C.C.M. à travers l’avance sur recettes; la promotion du film et de la culture cinématographique à travers les chaines de radio et de télévision de la S.N.R.T. et de 2M; le rapprochement du secteur de l’audiovisuel et du cinéma en vue de la convergence des supports de production et de diffusion. Toute cette dynamique, portée à l’actif de l’actuelle direction du C.C.M., et qui vient combler l’incompétence de la précédente direction en la matière, vise à promouvoir le cinéma national en lui assurant une large diffusion, suite à la faillite du public des salles de cinéma, ramené depuis fin 2015 à moins d’un million de spectateurs par an. Ainsi, le public potentiel du cinéma au Maroc est devenu depuis une décennie déjà celui de la télévision avec toutes ses ramifications annexes (DVD, Satellites, Numérique, Internet...). C’est une amère mais objective réalité que les pouvoirs publics doivent affronter sans trop de nostalgie en vue de s’accommoder aux mentalités actuelles. En plus, cela permet d’apporter un jugement crédible vis-à-vis du produit national par une large frange de consommateurs, exigeant, tôt ou tard, la qualité du produit cinématographique national.  

Fiche technique :
  Titre en arabe   : Afrah Saghira
   Origine            : Maroc
   Année             :  2015
   Durée             :  1h 25
   Réalisation      :  Mohamed Chrif Tribek
   Scénario         :  Mohamed Chrif Tribek
   Image            :  Cringuta Pinzaru
   Montage         :  Aurélien Manya
   Son                :  Frédéric Loth
   Production      :  Clipper Films
   Fiche artistique :
   Anissa  Lanaya
    Farah   El Fassa
    Maha   Daoud
    Fama   Ferrah
    Fatna   Lakhamari
    Sanae  Regragui

9/1/2017
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Ciné Zoom : Projets de films admis à l’avance sur recettes

La Commission d’Aide à la Production des Œuvres Cinématographiques a tenu sa 3ème session au titre de l’année 2016 au siège du Centre Cinématographique Marocain, sous la présidence du M. M’barek Rabi, avec la présence des membres suivants : Mesdames Majida Benkirane, Meriem Khatouri, et Messieurs Bachir Edkhil, Naji Alamjad, Allal Sahbi, Mohamed Laroussi, Mohammed El Kadmiri, Thami Hejaj, Jamal Eddine Dkhissi, Ahmed El Ftouh et Tariq Khalami.
La Commission a examiné quinze (15) projets de films de long métrage et quatre (04) projets de films de court métrage candidats à l’Avance sur Recettes avant production et un projet de film de long métrage candidat à l’aide à l’écriture du scénario.
Elle a aussi examiné Dix (10) projets de films de long métrage documentaire sur la Culture, l’Histoire et l’Espace Sahraouis Hassanis, candidats à l’Avance sur Recettes Avant Production.
La Commission a également visionné un (01) film documentaire de long métrage sur la Culture, l’Histoire et l’Espace Sahraoui Hassani, candidat à l’Avance sur Recettes Après Production.
Au terme de ses délibérations, la Commission a décidé d’accorder les avances sur recettes ci-après :
I- Projets de films de fiction avant production

Projets de films de long et de court métrage :

- Un montant de quatre millions deux cent mille dirhams (4.200.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage “Les 3 M” présenté par la société «3 Dis film» qui sera réalisé par Saâd Chraibi d’après son propre scénario co-écrit avec Fatéma Loukili et René Philipossian.
- Un montant de quatre millions cent mille dirhams (4.100.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage « L’hymne des amoureux” présenté par la société «Les films 7» qui sera réalisé par Mohammed Ahed Bensouda d’après le scénario de Mohammed Moncef Elkadiri. 
- Un montant de quatre millions de dirhams (4.000.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage « L’automne des pommiers” présenté par la société «Chamafilm» qui sera réalisé par Mohamed Mouftakir d’après son propre scénario. 
- Un montant de trois millions cinq cent mille dirhams (3.500.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage “Le passage” présenté par la société «Azir productions» qui sera réalisé par Mohamed Amine Benamraoui d’après son propre scénario. 
- Un montant de trois millions deux cent mille dirhams (3.200.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage “The punch” présenté par la société « NS CINE» qui sera réalisé par Mohammed Amine Mouna d’après le scénario de RABII GLIM.
- Un montant de trois millions de dirhams (3.000.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage “Les femmes du pavillon J” présenté par la société «Awaman productions» qui sera réalisé par Mohamed Nadif d’après son propre scénario co-écrit avec Asmae El Hadraoui.
- Un montant de cent quatre vingt mille dirhams (180.000,00 dhs) est accordé au projet du film de court métrage “Vie en carton” présenté par la société «Ciné Service» qui sera réalisé par Hinda Oulmouddane d’après son propre scénario.
- Un montant de cent soixante cinq mille dirhams (165.000,00 dhs) est accordé au projet du film de court métrage “Bleu” présenté par la société «Dream Catcher» qui sera réalisé par Lina Arious d’après son propre scénario co-écrit avec Marouane Sahab. 
- Un montant de cent quarante cinq mille dirhams (145.000,00 dhs) est accordé au projet du film de court métrage “Ferraille” présenté par la société «Ellipsis» qui sera réalisé par Karima Guennouni d’après le scénario de David Villemin.

Contribution à la réécriture de scénario :

- Un montant de cinquante mille dirhams (50.000,00 dhs) est accordé au projet du film de long métrage “Hay Ibn Yaqdhane” présenté par la société «Imago Film International» écrit par Moumen Smihi.
II- Documentaires sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani avant production 
1- Projets de films de documentaires :
- Un montant de sept cent mille dirhams (700.000,00 dhs) est accordé au projet de documentaire de long métrage “ÍíÇÉ ãÌÇæÑÉ ááãæÊ”, présenté par la société «Rihab Prod» qui sera réalisé par Lahcen Majid d’après le scénario de Abdelouahed El Mouhtani.
- Un montant de cinq cent mille dirhams (500.000,00 dhs) est accordé au projet de documentaire de long métrage “Khaymat rague mariage au sud traditions et coutumes”, présenté par la société «ATLAL VISION» qui sera réalisé par ALI OUALDAH d’après le scénario de Ali Salem Yara.

9/1/2017
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CinéZoom: Le cinéma face à l’immigration
Avec les années quatre-vingt-dix et deux mille, si la question de l’immigration continue d’agiter l’opinion, un nombre croissant de films mettent en scène des personnages “immigrés” avec davantage d’épaisseur psychologique.

C’est notamment le cas de “L’autre côté de la mer” (1996) de Dominique Cabrera : un Pied-noir (Claude Brasseur), quitte Oran et arrive pour la première fois en France afin d’y subir une opération. La relation ambiguë qu’il noue avec son chirurgien Tarek Timzert (Roschdy Zem), enfant d’Algériens, rappelle les tourments de la décolonisation. “Drôle de Félix” (1999), d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau offre l’occasion à Sami Bouajila de jouer le rôle d’un fils de migrants, homosexuel, séropositif, et chômeur qui vit a Dieppe. Les personnages féminins ne sont pas en reste : “Samia” (1999), réalisé par Philippe Faucon présente une adolescente d’origine maghrébine (Lynda Benahouda) qui vit à Marseille. Décidée à vivre sa vie, elle résiste au verrou familial que représentent ses parents immigrés et son grand frère pour trouver sa place dans la société. Grand succès populaire avec plus de 6 millions d’entrées, Taxi (1998) et ses suites, réalisé par Gérard Pirès et produit par Luc Besson met en scène à Marseille un Français du nom de Daniel Moralès interprété par Samy Naceri, acteur d’origine algérienne, qui par ses talents de pilote, aide la police à déjouer des complots. Ces films présentent une vision plus profonde des français issus de l’immigration. La question n’est plus tellement de savoir si elles sont intégrées ou pas, mais plutôt de s’interroger sur la capacité de la société de leur donner les conditions pour vivre sans être perpétuellement assignées à leur origine. Les scénarios proposés oscillent entre des réalités qui n’ont rien de différent de celle des Français “de souche” et des situations spécifiques liées à leurs origines ethniques. Certains réalisateurs issus de l’immigration connaissent une grande notoriété. Ainsi, Rachid Bouchareb créée l’événement avec le succès et les polémiques autour de “Indigènes’ en 2006 puis “Hors-la-loi” en 2010 qui évoquent le passé colonial de la France. Dans un autre style, Abdellatif Kechiche avec “L’esquive” (2004) évoque des lycéens de la banlieue parisienne répétant une pièce de Marivaux pour la classe de français. Bien que tourné avec des acteurs débutants et un budget réduit le film remporte quatre Césars en 2005. Abdellatif Kéchiche est à nouveau salué par la critique en 2006 lorsque dans “La graine et le mulet”, il narre le parcours d’un ouvrier d’origine maghrébine désirant se reconvertir dans le métier de restaurateur sur le port de Sète. En quatre ou cinq décennies, la figure cinématographique initiale du migrant sous prolétaire, “bouc émissaire” a beaucoup évolué : l’imaginaire collectif autour de l’immigré s’est largement diversifié et enrichi. Réalisateurs français, étrangers ou issus de l’immigration ont progressivement façonné un personnage ou plutôt des personnages incontournables dont les traits sont de moins en moins figés dans le paysage du septième art en France. Le grand succès de certains acteurs comme Jamel Debbouzze dans “Astérix et Obelix aux Jeux Olympiques” (2008) et dans “Sur la piste du Marsupilami” (2012), atteste d’une définitive mutation : les acteurs d’origine immigrée peuvent désormais jouer tous les rôles.

28/12/2016
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