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CINESCRIPT / La fiction : éléments d’intrigue

Par Ahmed  ARAIB

Lors de la conception de tout scénario, l’agencement de l’intrigue est l’incontournable élément de fiction, susceptible de la rendre efficace et portante. Il s’agit d’une proposition dramatique constituée par un ensemble de scènes se succédant dans un ordre et une sélection prédéterminée. C’est un ensemble d’actions, d’événements et de dialogues qui se développent au-delà du personnage, du conflit et du sujet. Après l’exposition, qui indique le plus brièvement possible au spectateur ce qu’il doit savoir et au moment et au lieu où il doit l’apprendre, l’intrigue entame la crise. Elle intervient après une phase d’information où l’on communique au public de moult informations sur les personnages et les lieux. Il s’agit de dévoiler non seulement les caractéristiques d’un personnage, mais aussi de donner régulièrement des informations aux spectateurs qui forment la base du récit dramatique et qui en instruisent la progression. Au début, il est normal que le spectateur apprenne un certain nombre de faits déjà existant dans la vie du personnage qui, lors de leur révélation, constituent l’exposition.
Imagination, invention, subtilité sont les bienvenues pour intensifier le contenu. Il existe, hélas, un grand nombre d’œuvres faillibles caractérisées par un début pauvre en scènes dramatiques et riches en informations inutiles. Quant à la crise, c’est l’événement décisif crée par le conflit. Elle pousse l’action d’une façon organique, logique et irréfutable vers le climax qui le point culminant de l’action, puis vers la résolution du ou des conflits.
La crise est le moment de l’intrigue ou le protagoniste prend ou ne prend pas de décision de résoudre le conflit. Cette décision ou ce manque de décision est essentiel pour la suit de l’histoire. L’intrigue peut inclure plusieurs crises appelées communément des nœuds dramatiques appelées à connaitre un dénouement durant lequel tous les conflits ou presque sont résolus.
Le scénariste a souvent tendance à accélérer son rythme de travail dès qu’il sent que la résolution du conflit pointe à l’horizon. Au-delà du mot “Fin”, le dénouement doit apporter aux spectateurs ainsi qu’aux personnages un minimum de rigueur et de cohérence.  

2/1/2017
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CINESCOPE/ Actuellement en salles  /   “ Passengers “ de Morten Tyldum
Ecrit par Jon Spaihts (Prometheus), “Passengers” figurait sur la fameuse “Black List” des meilleurs scripts de Hollywood. Comme son nom l’indique, cette liste recense les meilleurs scripts qui circulent dans le milieu du cinéma et qui n’ont encore jamais été adaptés. Souvent écrits par des quasi-inconnus, les scénarios qui y figurent offrent une grande visibilité à leurs auteurs.

Pour concevoir l’Avalon, Morten Tyldum et le chef décorateur Guy Hendrix se sont inspirés de paquebots de croisière de luxe. Ils ont également opté pour un vaisseau rotatif capable de générer une gravité artificielle. Pour son intérieur, le second explique : “Dans la première pale de l’hélice se trouve la salle d’hibernation où 5 000 passagers sont endormis ; la seconde est consacrée aux divertissements, c’est là que se situe notamment le Grand Hall. Et enfin, la troisième consiste en un immense hangar où sont stockées les provisions dont les voyageurs auront besoin à leur arrivée sur cette lointaine planète.”Le long métrage avait été annoncé dès 2013 avec Brian Kirk aux commandes et Keanu Reeves devant la caméra. Deux ans plus tard, Jennifer Lawrence rejoignait le projet tandis que Chris Pratt et Morten Tyldum remplaçaient le comédien et le metteur en scène. Les comédiennes Reese Witherspoon, Rachel McAdams et Emily Blunt ont chacune été plus ou moins envisagées pour camper le rôle féminin principal qui est finalement revenu à Jennifer Lawrence. Chris Pratt et Jennifer Lawrence possèdent un point commun, celui d’avoir joué un personnage dans un film “Marvel”. Le premier s’était glissé dans la peau de Peter Quill/Star-Lord dans “Les Gardiens de la Galaxie” (et sa suite “Les Gardiens de la Galaxie 2”) tandis que la seconde avait joué le personnage de Raven Darkhölme / Mystique dans “X-Men: Le Commencement”, “X-Men: Days of Future Past” et “X-Men: Apocalypse”. Morten Tyldum est un metteur en scène norvégien qui a récemment réalisé “Imitation Game” porté par Benedict Cumberbatch dans la peau du mathématicien Alan Turing. On lui doit également le prenant thriller “Headhunters” (2011) dans lequel Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister dans “Game of Thrones”) campe un redoutable mercenaire cherchant à assassiner le héros Aksel Hennie. Les décors du film ont occupé jusqu’à sept plateaux dans les studios Pinewood d’Atlanta et un plateau de plus de 3 700 mètres carrés aux studios EUE Screen Gems situés dans cette même ville. Parmi les principaux décors figurent la salle d’hibernation, le pont d’observation, l’infirmerie, la suite viennoise, la cafétéria, la cabine d’Aurora, celle de Jim, l’atelier de Jim, la piscine, les couloirs, le pont, le Grand Hall et le bar du Grand Hall. Jennifer Lawrence avait confié lors d’interviews que le tournage d’une scène de sexe avec Chris Pratt l’avait particulièrement rendue anxieuse. La raison Il s’agissait de sa première scène sexuelle avec un acteur qui est réellement marié dans la vraie vie (Pratt a épousé Anna Faris le 9 juillet 2009). Pour se donner du courage, Lawrence a bu de l’alcool juste avant de tourner cette scène. Selon un article publié dans “The Hollywood Reporter”, le salaire de Jennifer Lawrence pour ce film est de 20 millions de dollars (+ 30% des recettes) et celui de Chris Pratt de 12 millions. Le budget de “Passengers” est estimé à 120 millions de dollars, ce qui en fait le film le plus cher réalisé par Morten Tyldum puisque “Imitation Game” n’avait coûté “que” 14 millions de dollars. On ne connaît pas les budgets des autres longs métrages du metteur en scène (qui sont des films norvégiens) mais il y a fort à parier qu’il ont été conçus pour un coût nettement inférieur à “Passengers”. Imagine Dragons a signé un titre inédit pour la bande-originale de “Passengers” du nom de “Levitate”. Ce n’est pas la première fois que ce groupe originaire de Las Vegas participe à la BO d’un film puisqu’il avait par le passé œuvré sur des dizaines de longs métrages comme “Transformers : l’âge de l’extinction”, “Suicide Squad”, “Frankenweenie” ou encore “Hunger Games 2” (porté par Jennifer Lawrence). Pour générer les effets de lumière qui se reflètent sur le visage de Chris Pratt lors de sa chute, l’acteur a été placé dans sa combinaison spatiale à l’intérieur d’un caisson à trois côtés lumineux recouverts de minuscules LED à la luminosité intense. Le casque de Pratt était équipé d’un système de microphone et de haut-parleur qui lui permettait d’échanger avec le réalisateur Morten Tyldum et personne n’entendait ce qu’ils se disaient. Le comédien se rappelle : “Ça n’était en effet pas très confortable. Je ne suis pas un poids plume et la combinaison pèse plus de 30 kilos…”

  Résumé du film :

 Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

2/1/2017
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CinéZoom: Le cinéma face à l’immigration
Avec les années quatre-vingt-dix et deux mille, si la question de l’immigration continue d’agiter l’opinion, un nombre croissant de films mettent en scène des personnages “immigrés” avec davantage d’épaisseur psychologique.

C’est notamment le cas de “L’autre côté de la mer” (1996) de Dominique Cabrera : un Pied-noir (Claude Brasseur), quitte Oran et arrive pour la première fois en France afin d’y subir une opération. La relation ambiguë qu’il noue avec son chirurgien Tarek Timzert (Roschdy Zem), enfant d’Algériens, rappelle les tourments de la décolonisation. “Drôle de Félix” (1999), d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau offre l’occasion à Sami Bouajila de jouer le rôle d’un fils de migrants, homosexuel, séropositif, et chômeur qui vit a Dieppe. Les personnages féminins ne sont pas en reste : “Samia” (1999), réalisé par Philippe Faucon présente une adolescente d’origine maghrébine (Lynda Benahouda) qui vit à Marseille. Décidée à vivre sa vie, elle résiste au verrou familial que représentent ses parents immigrés et son grand frère pour trouver sa place dans la société. Grand succès populaire avec plus de 6 millions d’entrées, Taxi (1998) et ses suites, réalisé par Gérard Pirès et produit par Luc Besson met en scène à Marseille un Français du nom de Daniel Moralès interprété par Samy Naceri, acteur d’origine algérienne, qui par ses talents de pilote, aide la police à déjouer des complots. Ces films présentent une vision plus profonde des français issus de l’immigration. La question n’est plus tellement de savoir si elles sont intégrées ou pas, mais plutôt de s’interroger sur la capacité de la société de leur donner les conditions pour vivre sans être perpétuellement assignées à leur origine. Les scénarios proposés oscillent entre des réalités qui n’ont rien de différent de celle des Français “de souche” et des situations spécifiques liées à leurs origines ethniques. Certains réalisateurs issus de l’immigration connaissent une grande notoriété. Ainsi, Rachid Bouchareb créée l’événement avec le succès et les polémiques autour de “Indigènes’ en 2006 puis “Hors-la-loi” en 2010 qui évoquent le passé colonial de la France. Dans un autre style, Abdellatif Kechiche avec “L’esquive” (2004) évoque des lycéens de la banlieue parisienne répétant une pièce de Marivaux pour la classe de français. Bien que tourné avec des acteurs débutants et un budget réduit le film remporte quatre Césars en 2005. Abdellatif Kéchiche est à nouveau salué par la critique en 2006 lorsque dans “La graine et le mulet”, il narre le parcours d’un ouvrier d’origine maghrébine désirant se reconvertir dans le métier de restaurateur sur le port de Sète. En quatre ou cinq décennies, la figure cinématographique initiale du migrant sous prolétaire, “bouc émissaire” a beaucoup évolué : l’imaginaire collectif autour de l’immigré s’est largement diversifié et enrichi. Réalisateurs français, étrangers ou issus de l’immigration ont progressivement façonné un personnage ou plutôt des personnages incontournables dont les traits sont de moins en moins figés dans le paysage du septième art en France. Le grand succès de certains acteurs comme Jamel Debbouzze dans “Astérix et Obelix aux Jeux Olympiques” (2008) et dans “Sur la piste du Marsupilami” (2012), atteste d’une définitive mutation : les acteurs d’origine immigrée peuvent désormais jouer tous les rôles.

28/12/2016
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