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Ciné Script : Retour en force d'Ahmed Bouanani

Par Ahmed  ARAIB

  Il s'est largement distingué par rapport à ses camarades de l'I.D.H.E.C. (Institut Des Hautes Etudes Cinématographiques) tout en intégrant docilement le système de fonctionnement du C.C.M.
Il s'érigea en conteur d'un autre temps, en écrivain original, en scénariste méticuleux, en poète solitaire, en monteur adroit, en commentateur professionnel, en réalisateur créatif. Le cinéma marocain, à part le pluridisciplinaire Ahmed Belhachmi, mort dans l'anonymat en Suisse, n'a pas compté plus que deux cas de la facture d'Ahmed Bouanani.
Cette distinction nationale vient de prendre une aura internationale au cœur même du cinéma. L'occasion n'est autre que le festival de Berlin, un lieu cinématographique de prestige, connu pour sa défense d'un cinéma de qualité, qui a tenu à rendre hommage au cinéaste marocain. C'est tout à l'honneur du cinéma marocain qu'un cinéaste national soit plébiscité à titre posthume même si cette reconnaissance concerne une personnalité plutôt qu'un film, sachant que les films marocains font régulièrement défaut au palmarès. Ce n'est qu'une question de temps, rétorquent les plus optimistes. A l'époque de Bouanani, du temps de "Wechma" et "Assarab", le taux de production était misérablement situé aux alentours de 1,5 film par an. Ce chiffre donne aujourd'hui de quoi rire sachant qu'il a été considérablement multiplié.
Mais, ce que nous avons gagné en quantité, nous l'avons perdu en qualité. C'est une simple règle de transformation hélas, si chère à Lavoisier et ses compères et qui s'applique à notre production nationale.
Néanmoins, les sacrifices déployés par l'ancienne génération, celle de Bouanani, de garder l'espoir sur l'avenir, prometteur certes d'un cinéma distingué, sincère et efficace, n'ont été que peu fructueux. Lui-même n'a constitué qu'un faux modèle pour certains cinéastes qui se revendiquent de la lignée de Bouanani.
Et pourtant leur style s'écarte bien distinctement de celui du cinéaste-poète. Car on peut peut-être s'improviser cinéaste mais pas un cinéaste-poète.  

13/2/2017
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Hicham El Ouali : Sur les traces du frère

La journée du 26 janvier était une journée particulière à l'Ecole Professionnelle de l'Audiovisuel et du Graphisme (E.P.A.G.) à Rabat. Les préparatifs allaient bon train pour accueillir un invité de marque. Ce n'est autre que le comédien devenu réalisateur: Hicham El Ouali, le frère cadet de l'autre comédien. 
Comme à l'accoutumée, les rencontres mensuelles entre artistes et étudiants de l'E.P.A.G. sont l'occasion pour les uns et les autres de se découvrir. Les étudiants en audiovisuel ne cachent pas leurs ambitions, préparant un métier d'avenir porteur en ces années 2000, début d'un millénaire qui voit exploser les techniques de l'image et du son. La formation est un facteur déterminant pour voir s'épanouir leur savoir-faire et mieux s'adapter aux nouvelles technologies. C'est le conseil promulgué par Hicham El Ouali, d'abord acteur et converti depuis peu au métier de réalisateur.
Il est sur les traces certaines de son frère Rachid, un visage familier de tous, cité sur toutes les lèvres, celui qui inonde régulièrement les productions aussi bien cinématographiques que télévisuelles. Et Hicham n'a rien à envier à son frère Rachid, lui qui souhaitait mener une carrière indépendante en abandonnant même le nom de famille au début de sa carrière.
Dans le générique du film "Les ailes brisées(2005), figure le nom de Hicham Hicham qui incarna un personnage quasi principal et que l'acteur montant préféra dissimuler plutôt que d'évoluer dans l'ombre de son frère, déjà fort d'une décennie de carrière.
Et portant la vie des deux frères est commune. Fils d'un infirmier-militaire qui nourrit très modestement sa nombreuse famille, ils vont passer leur jeunesse au quartier "El Akkari" de Rabat, un quartier qui résiste tenacement au temps. On ne trouve presque pas de familles bourgeoises dans ce quartier déshérité donnant sur la mer et où les deux frères passent le plus clair de leur temps.
Quand Rachid fit le premier pas pour assouvir sa passion du jeu, en intégrant le centre d'art dramatique sous la tutelle du théâtre Mohammed V, l'enfant cadet est dans la gêne. Comment avouer à son père qu'il partage la même passion que son frère aîné,  celle-là même qu'on a difficilement admise et qui ne fait nullement l'unanimité au sein de la modeste famille. Et pourtant, ce sera le même chemin emprunté par Hicham décidé à prendre son avenir entre ses mains et assumer tôt ses responsabilités.
Au fil des années, il va confirmer son talent, multiplier les expériences, diversifier ses compétences. En plus d’être acteur secondaire puis principal dans de nombreuses productions télévisuelles, à l'occasion de quelques Ramadan et autres, Hicham va frayer sa place au sein du public en même temps imposer sa propre personnalité.  On va le retrouver sur plusieurs plateaux et scènes: tantôt comédien, tantôt assistant, tantôt directeur de casting.
Aussi, de nature intelligente et cordiale, on ne trouvera pas mieux pour animer quelques soirées à caractère artistique.
Le savoir-faire, doublé d'un humour naturel, que nous avons côtoyé ensemble à Laayoune, à l'occasion d'un voyage initiatique, permettait bien de vérifier ses prestances.
Autre qualité indéniable que l'on doit à l'acteur situé aujourd'hui entre deux âges (42 ans- né le 27 août 1974): il mit bénévolement ses compétences au service des étudiants d'une école de formation audiovisuelle, apprenant à ses disciples les spécificités de la direction d'acteur, sous forme d'ateliers assidûment suivis. Les lauréats cette école, hélas devenue caduque, gardent fièrement le souvenir d'un comédien toujours prêt à dévoiler les secrets du métier.     


13/2/2017
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