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        Cinéma
 
Ciné Script : Le cinéma en cascades

Par Ahmed ARAIB

Il y a des métiers dont l’existence dépend de celui de l’acteur essentiellement.
Outre celui de l’agent et du directeur de casting, il y a celui de la doublure et son compère le cascadeur.
Le métier de cascadeur existait bien avant la naissance du cinéma. Bien des acrobates amusaient les foules dans les cirques et fêtes foraines en se livrant à des actions fort dangereuses ou du moins risquées. Qu’ils utilisent leurs bicyclette, leur moto ou leur cheval, des gens s’apprêtaient à des activités insolites pour épater le public. Ils offraient des spectacles hallucinants et pleins de suspense.
C’est ce que va exploiter le cinéma par la suite en s’accaparant des vedettes du cirque. La production de quelques scènes qui frisent le danger est devenue une opération courante au cinéma exigée le plus souvent par le producteur. Le public a besoin d’une dose de frayeur et de suspense, et il ne faut pas manquer de lui en offrir.
L’emploi des cascadeurs au cinéma obéissait à un double objectif: Instaurer des scènes à risque pour amplifier le spectacle puis éviter tout risque encouru à l’acteur-vedette.
De nombreux films doivent leur succès public à l’emploi justement des cascades jugées dangereuses.
On en fait d’ailleurs une grosse publicité autour. Imaginez des films tels que les sagas de “James Bond” ou “Mission impossible” sans cascades Et rappelez-vous la publicité faite à “Mission impossible 5” visant justement les cascades utilisées et le risque pris par l’acteur- producteur Tom Cruise dont la plupart sont dues aux effets spéciaux.
Et à propos des effets spéciaux, ils ont généreusement soulagé le cinéma sachant qu’on utilise de moins en moins de cascades véridiques et que ces effets offrent de meilleurs exploits.
Révolu le temps où des acteurs de renom percevaient l’utilisation d’un cascadeur à leur place comme un affront préférant eux-mêmes affronter les risques du métier.
La grandeur de Charles Chaplin comme de Buster Keaton ou même plus tard de Jean-Paul Belmondo provenait partiellement de là.

23/4/2017
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Ciné Scope: Actuellement en salles “ Sous le même toit “
Les fins observateurs remarqueront que “Sous le même toit” fait écho au premier long-métrage de l’ancien Nul Dominique Farrugia “Delphine 1 - Yvan 0”. Outre le nom des héros - sûrement pas choisis au hasard - le thème est de nouveau celui de la séparation d’un couple.

Les personnages principaux, campés à l’époque par Serge Hazanavicius et Julie Gayet, sont aujourd’hui mariés, parents de deux enfants... et en instance de divorce. Dominique Farrugia signe sa septième réalisation de long métrage avec “Sous le même toit”, après les comédies “Delphine 1 - Yvan 0” (1996), “Trafic d’influence” (1999), “La stratégie de l’échec” (2000), “L’amour c’est mieux à deux” (2010), “Le Marquis” (2011) et “Bis” (2015). Adèle Castillon et Kolia Abiteboul campent respectivement les enfants Violette et Lucas .S’il s’agit de leurs premiers rôles sur grand écran, ils ne sont toutefois pas tout à fait inconnus. La première a près de 400 000 abonnés sur sa chaîne Youtube de vidéos humoristiques. Quant au second, il tenait le rôle principal du bouleversant clip “The Light” de Cécile “HollySiz” Cassel. Il y a quelques années, Dominique Farrugia avait lu dans “Libération” un article expliquant que 60% des couples divorcés parisiens étaient obligés de vivre sous le même toit à cause du manque d’argent. Le cinéaste y a vu une idée de scénario qu’il a tout d’abord mise de côté pour se consacrer à “Bis”. Il a ensuite commencé à développer ce projet, sans metteur en scène en tête. Si Dominique Farrugia avait écrit le personnage d’Yvan avec Gilles Lellouche en tête, Louise Bourgoin est arrivée une fois le scénario terminé. Le réalisateur pensait qu’elle ne voudrait pas jouer dans une comédie, or l’actrice a tout de suite accepté de se glisser dans la peau de Delphine. Avec “Sous le même toit”, Dominique Farrugia retrouve le directeur de la photographie de “Bis”, Rémy Chevrin. Les deux hommes ont cherché à faire en sorte que l’atmosphère visuelle de ce nouveau film soit très ensoleillée. Le fait de société sur lequel “Sous le même toit” s’appuie avait été traité de manière dramatique dans le récent film de Joachim Lafosse “L’économie du couple” porté par Bérénice Bejo et Cédric Kahn. Dominique Farrugia avait parlé à Louise Bourgoin du film “Coup de tête” de Jean- Jacques Annaud pour la scène de règlements de compte quand Delphine découvre qu’Yvan fête un anniversaire avec leurs amis communs d’avant la séparation (alors qu’aucun d’entre eux n’avait pris la peine de la rappeler depuis).

Résumé du film:
Delphine et Yvan divorcent.
Alors que sa situation
financière ne lui permet pas
de retrouver un domicile,
Yvan se rappelle qu’il détient
20% de la maison de son exfemme.
Il revient alors vivre chez
Delphine, dans ses 20%. Les
deux ex vont découvrir les
joies de la colocation forcée...

23/4/2017
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Ciné Zoom: Petite histoire du cinéma africain
Les cinémas africains sont relativement jeunes puisque les films que désignent généralement l’expression « cinémas africains » ont commencé à être produits à partir de la décolonisation et des indépendances (années 1950 et surtout 1960), même si une industrie du cinéma existe depuis le début du xxe siècle en Afrique du Sud et que des expériences locales ont été tentées en Tunisie dès les années 1920.


En ce qui concerne l’Afrique noire francophone, le pionnier en est le Sénégalais (Béninois de naissance) Paulin Soumanou Vieyra, également premier historien des cinémas africains. D’abord écrivain, son compatriote Ousmane Sembène, donne l’exemple d’une production africaine engagée et n’hésite pas à utiliser les langues vernaculaires. Djibril Diop Mambety sera le second grand nom du cinéma sénégalais. Les autres pays actifs sont le Niger (avec Oumarou Ganda), le Mali, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, et surtout la Haute-Volta (futur Burkina Faso) qui crée dès 1969 le FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou). La production des pays anglophones est quantitativement la plus importante, essentiellement à travers l’Afrique du Sud et le Nigéria, même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous et que les « industries » en place ne sont pas dans la logique « cinéma d’auteur » des pays africains francophones, lesquels ont bénéficié de plus de reconnaissance au sein des réseaux du cinéma indépendant à travers le monde. Après la chute de l’apartheid en Afrique du Sud et l’explosion du film vidéo au Nigéria, c’est également la réception des cinémas africains à travers le monde qui est en train de changer.
Des cinémas sont également apparus et se sont développés en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau un cinéma lusophone, assez proche des cinémas d’Amérique latine et notamment de Cuba, mais l’histoire mouvementée de ces pays n’a pas facilité l’essor d’une industrie cinématographique. Dans la grande majorité des cas, les cinémas africains les plus intéressants (notamment ceux qui sont représentés dans les festivals) restent dépendants des aides extérieures puisque les conditions économiques sont rarement réunies pour qu’une vraie industrie puisse exister – à l’exception de l’Afrique du Nord et de l’Afrique du Sud. Beaucoup de réalisateurs africains ont conduit ou conduisent leur carrière depuis l’étranger, résidant en France, en Belgique ou ailleurs. Ces dernières années, avec l’émergence de la vidéo, et en particulier de la vidéo numérique (qui permet des tournages plus légers et économiques), on assiste dans un certain nombre de pays à l’émergence de cinéastes vivant et travaillant dans leur pays d’origine.
C’est notamment le cas au Nigéria. Le cinéma nigérian est considéré comme le troisième
mondial selon la quantité de films produits selon The Sunday Telegraph. Les films produits par l’industrie cinématographique nationale (connue sous le nom de Nollywood) sont tournés en quinze jours et coûtent en moyenne 11 000 euros. En l’absence d’un réseau de salle de cinéma, les films sont ensuite distribués directement en vidéo (3 euros le DVD).
Parallèlement à cette production ciblant les spectateurs de leurs pays, certains réalisateurs africains sont plus connus (et reconnus) à l’international. On citera notamment le Mauritanien Abderrahmane Sissako, les Maliens Souleymane Cissé et Cheick Oumar Sissoko, le Burkinabè Idrissa Ouedraogo et le Sénégalais Ousmane Sembène. Le FESPACO témoigne de la montée d’une nouvelle génération de cinéastes, à laquelle se rattachent notamment les trois lauréats du festival, le Nigerian Newton Aduaka pour “Ezra”, le Camerounais Jean-Pierre Bekolo avec “Les saignantes” et le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, réalisateur de “Daratt”. Les protagonistes des films récents sont souvent des adolescents ou de jeunes adultes, ce qui correspond à la moyenne d’âge du continent africain. La guerre, la violence et leurs conséquences font partie des thèmes fréquemment abordés, de même que l’immigration et la diaspora. Lors du Festival de Cannes 2010, l’Afrique est fortement représentée par ses comédiens et ses cinéastes, notamment avec “Le secret de Chanda” d’Oliver Schmitz et “Hors-la-loi” de Rachid Bouchareb. Le réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun reçoit le prix du jury avec “Un homme qui crie”. En 2013, Mahamat Saleh Haroun est le seul cinéaste africain en compétition avec “Grigris”. Le film remporte un succès d’estime auprès des critiques mais n’est pas présent au palmarès. Encore une fois, l’Afrique reste dans les coulisses du Festival de Cannes.

23/4/2017
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