A la veille de la participation des élèves marocains aux tests de Pisa, la tutelle mobilise tous ses moyens en vue de réussir ce défi. au moment où ce programme international est devenu le reflet de la crise de l'apprentissage au Maroc. Dans une circulaire adressée aux directeurs régionaux, le ministre de l'Education nationale du Préscolaire et des Sports, Mohamed Berrada, a appelé à une mobilisation sur tous les niveaux depuis les académies régionales aux établissements scolaires et même jusqu’aux parents d’élèves pour faire réussir ce programme.
Le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves (PISA), rappelons-le, vise à évaluer les performances des élèves âgés de 15 ans. Le programme représente un indicateur clé permettant de faire le bilan du rendement du système éducatif.
Le programme a mené sa première enquête en 2000. Le Maroc y participe depuis 2018. L’édition de 2021 fut reportée pour l’année d’après en raison de la crise sanitaire mondiale.
L’édition de 2022 a confirmé la crise de l'apprentissage au Maroc qui dure depuis des décennies. Les résultats étaient très alarmants. Sur 81 pays, le Royaume fut classé 71ème en culture mathématique, 79ème en compréhension, et 76ème en culture scientifique, soit un recul de 9 rangs sur les deux derniers champs.
20% seulement des élèves marocains avaient pu atteindre le niveau minimum requis alors que le taux s'élève à 70% chez les pays de l'OCDE. Un autre constat alarmant a été mis en avant : un élève marocain de 15 ans a trois ans de retard par rapport à un élève truc.