Érigé entre 1516 et 1523 par les Portugais pour réguler le trafic portuaire à l’embouchure de l’oued Chaâba, cette forteresse incarne cinq siècles d’héritage. Néanmoins, son état se délite inexorablement depuis deux décennies, en dépit de vaines tentatives de conservation. « C’est un jour funeste pour Safi, les Marocains et notre mémoire collective. L’édifice s’effiloche fragment par fragment », s’afflige El Mekki Gaouane, vice-président de l’association Safi Patrimoine et ancien ambassadeur, dénonçant une « inertie préoccupante » malgré les moyens à disposition.
En mars 2023, le ministre de la Culture Mehdi Bensaid avait annoncé une enveloppe de *388 millions de dirhams* destinée à la réhabilitation des monuments safiotes, dont Ksar El Bahr. En mars 2025, le conseil communal a alloué une première tranche de *248 millions de dirhams* pour des projets de restauration. Toutefois, ces engagements peinent à apaiser les défenseurs du patrimoine, exigeant une action immédiate face à l’inexorable progression de l’érosion.
La mobilisation du tissu associatif local gagne en vigueur, plaidant pour une synergie d’efforts afin de préserver ce fleuron du tourisme historique régional. « Les subsides existent ; il importe désormais de les déployer avec célérité », martèle El Mekki Gaouane. Tandis que les flots acharnés rongent la bâtisse, la lutte contre le temps est désormais engagée pour conjurer son anéantissement définitif.
En mars 2023, le ministre de la Culture Mehdi Bensaid avait annoncé une enveloppe de *388 millions de dirhams* destinée à la réhabilitation des monuments safiotes, dont Ksar El Bahr. En mars 2025, le conseil communal a alloué une première tranche de *248 millions de dirhams* pour des projets de restauration. Toutefois, ces engagements peinent à apaiser les défenseurs du patrimoine, exigeant une action immédiate face à l’inexorable progression de l’érosion.
La mobilisation du tissu associatif local gagne en vigueur, plaidant pour une synergie d’efforts afin de préserver ce fleuron du tourisme historique régional. « Les subsides existent ; il importe désormais de les déployer avec célérité », martèle El Mekki Gaouane. Tandis que les flots acharnés rongent la bâtisse, la lutte contre le temps est désormais engagée pour conjurer son anéantissement définitif.
Mohamed LOKHNATI