
S’il existe un indicateur fiable de la performance des politiques publiques, c’est bien le dynamisme du marché de l’emploi. Au Maroc, où les programmes d’incubation et de financement poussent comme des champignons ces dernières années, le taux de chômage atteint pourtant les 13,5% au niveau national, passant de 15% à 17% dans les villes et de 5,2% à 7% dans les campagnes.
Ces chiffres, consultables dans le dernier rapport sur la politique monétaire de Bank Al-Maghrib (BAM), traduisent les lacunes persistantes en matière d’insertion socioprofessionnelle, malgré les réformes engagées par le gouvernement. Une situation qui s’explique en vrai par les dysfonctionnements du système éducatif, principalement tourné vers l’enseignement général, avec peu de stratégies de remédiation en cas de décrochage, mais aussi par la fragilité de nos mécanismes d’octroi des financements, qui peinent à cibler les bons bénéficiaires, mais lorsqu’ils y parviennent, l’accompagnement nécessaire fait souvent défaut. À cela s’ajoute la frilosité du secteur bancaire, exacerbée depuis la crise du Covid-19, avec des ratios de solvabilité extrêmement prudents qui limitent l’accès au crédit.
Le nouveau programme de soutien au financement des TPE et des PME annoncé cette semaine par Abdellatif Jouahri, Wali de la Banque Centrale, vient répondre à cette carence, à même de donner un nouveau souffle à ces entreprises qui représentent 88% du tissu économique national et dont la majorité sont menacées de mettre les clés sous le paillasson. Mais l’annonce la plus saillante, c’est la très attendue révision du programme « Intelaka », qui, malgré des résultats honorables, a suscité de nombreuses controverses, notamment sur les réseaux sociaux, en raison de son exécution parfois chaotique. Avant toute refonte, un bilan approfondi s’impose donc afin d’identifier les écueils et éviter de reproduire les mêmes erreurs, qui érodent la confiance d’une population au bord du gouffre. L’idée serait aussi d’analyser les taux de sinistralité enregistrés par chaque banque impliquée dans le programme, à même d’écarter celles affichant les plus mauvais résultats. Car il ne faut pas se voiler la face ! Nombreux sont ceux qui ont contracté un crédit Intelaka non pas pour créer un projet, mais pour financer des besoins personnels.
La baisse aujourd’hui du taux directeur émet un signal fort sur la non-durabilité de l’inflation et lui donne l’image d’une phase transitoire. Le secteur bancaire, qui est très bien capitalisé et qui dispose de larges liquidités, devrait donc profiter de cette aubaine et jouer pleinement son rôle dans le renforcement du tissu économique national.
Ces chiffres, consultables dans le dernier rapport sur la politique monétaire de Bank Al-Maghrib (BAM), traduisent les lacunes persistantes en matière d’insertion socioprofessionnelle, malgré les réformes engagées par le gouvernement. Une situation qui s’explique en vrai par les dysfonctionnements du système éducatif, principalement tourné vers l’enseignement général, avec peu de stratégies de remédiation en cas de décrochage, mais aussi par la fragilité de nos mécanismes d’octroi des financements, qui peinent à cibler les bons bénéficiaires, mais lorsqu’ils y parviennent, l’accompagnement nécessaire fait souvent défaut. À cela s’ajoute la frilosité du secteur bancaire, exacerbée depuis la crise du Covid-19, avec des ratios de solvabilité extrêmement prudents qui limitent l’accès au crédit.
Le nouveau programme de soutien au financement des TPE et des PME annoncé cette semaine par Abdellatif Jouahri, Wali de la Banque Centrale, vient répondre à cette carence, à même de donner un nouveau souffle à ces entreprises qui représentent 88% du tissu économique national et dont la majorité sont menacées de mettre les clés sous le paillasson. Mais l’annonce la plus saillante, c’est la très attendue révision du programme « Intelaka », qui, malgré des résultats honorables, a suscité de nombreuses controverses, notamment sur les réseaux sociaux, en raison de son exécution parfois chaotique. Avant toute refonte, un bilan approfondi s’impose donc afin d’identifier les écueils et éviter de reproduire les mêmes erreurs, qui érodent la confiance d’une population au bord du gouffre. L’idée serait aussi d’analyser les taux de sinistralité enregistrés par chaque banque impliquée dans le programme, à même d’écarter celles affichant les plus mauvais résultats. Car il ne faut pas se voiler la face ! Nombreux sont ceux qui ont contracté un crédit Intelaka non pas pour créer un projet, mais pour financer des besoins personnels.
La baisse aujourd’hui du taux directeur émet un signal fort sur la non-durabilité de l’inflation et lui donne l’image d’une phase transitoire. Le secteur bancaire, qui est très bien capitalisé et qui dispose de larges liquidités, devrait donc profiter de cette aubaine et jouer pleinement son rôle dans le renforcement du tissu économique national.